Toujours immergée dans une tension sociale orageuse, la Capitale abrite
heureusement des petits îlots de sérénité parfois là où nous ne l’attendons pas.

Toujours immergée dans une tension sociale orageuse, la Capitale abrite
heureusement des petits îlots de sérénité parfois là où nous ne l’attendons pas.
Catherine Naglestad (Floria Tosca)
Passée l’ouverture épique,
Yves Abel nous plonge dans les reflets d’une musique dont l’étendue vaporeuse efface les dimensions modestes du théâtre.
Dernière scène (C.Castronovo, I.Mula, S.Kock,
P.Gay)
Le très bel escalier en marbre bleu qui se sépare des deux côtés de l’espace scénique fixe une force architecturale marquante et magnifique sous les cascades d’eau finales.
Le livret s'attarde sur les accusations de wagnérisme portées à l'époque contre l'oeuvre. Il faut replacer ce jugement dans le contexte politique d'une époque dominée par un fort sentiment
anti-allemand et ne pas lui donner de valeur artistique. Je n'ai par ailleurs aucunement pensé à Wagner de tout l'après-midi.
Les scènes s'enchaînent sans
trêve (hors entracte) durant deux petites heures si bien qu'avec une distribution aussi homogène et impliquée il y a surtout de quoi laisser l’imaginaire prendre.
La Traviata

Roméo et Juliette (Hector Berlioz)



Mise en scène Laurent
Pelly
Avec cette 4ième série de
représentations réparties sur trois saisons la lassitude risque fort d'être la fidèle compagne du soir même si de petites loufoqueries viennent s'improviser.

Yvonne
Naef se livre régulièrement à de petites désynchronisations dans l'expression du texte, c'est donc plutôt de l'étendue de la voix et de ses couleurs claires qu'il faut profiter.
Acoustiquement bien mises en valeur, la fulgurance et les nuances du chœur font à elles seules l'âme de cette première soirée vécue pour ma part avec une certaine distance.
Yvonne Naef (Marguerite)
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