La diffusion audiovisuelle en prime time des productions de l'Opéra de Paris par le service public

Publié le 3 Janvier 2018

Quand Rolf Liebermann arriva à la direction du Palais Garnier, il prit à cœur de faire aimer l’opéra au plus grand nombre. Pour y arriver, il ouvrit les répétitions générales au public et signa des accords de diffusion des spectacles de l’Opéra de Paris sur les chaînes de télévisions publiques.

Ainsi, le 24 septembre 1975 et le 30 mars 1976, Don Giovanni et Faust, diffusés en direct du Palais Garnier, réunirent respectivement 20% et 12% de l’audience sur Antenne 2.

Suivirent La Cenerentola et Otello, au cours des étés 77 et 78, puis, le dimanche 15 avril 1979, week-end de Pâques, une des représentations de Lulu d’Alban Berg dans sa version en 3 actes fut diffusée en direct sur Antenne 2. Un entretien avec le journaliste Jean Michel Damian et le metteur en scène Patrice Chéreau encadrait par ailleurs cette captation réalisée par Bernard Sorel.

Au cours de la décennie qui suivit, le service public adopta une politique culturelle ambitieuse (Saint-François d'Assise le 12 décembre 1983 sur Antenne 2), pouvant compter sur la volonté de directeurs de programmes et d’hommes de cultures tels Yves Jaigu. Ce dernier, en effet, n’hésita pas à retransmettre sur FR3, de midi à 23h heures, au cours du lundi de Pâques 1989, Le Soulier de satin mis en scène par Antoine Vitez et créé au Festival d’Avignon en juillet 1987.

Yves Jaigu collaborera par la suite à la création de la chaîne franco-allemande La sept qui deviendra, en 1992, Arte.

Depuis, la compétition pour l’audimat a pris le dessus sur les obligations de qualité, et le mouvement de dérégulation de l'audiovisuel, initié en 1986, a engendré la disparition de la diffusion en prime des spectacles de l'Opéra de Paris pendant 20 ans, jusqu'au Simon Boccanegra programmé en direct par Gerard Mortier le 23 mai 2006 sur Arte.

Dorénavant, la diffusion des œuvres lyriques en première partie de soirée est le plus souvent délaissée par France Télévisions au profit d’Arte et de Mezzo.

Ce glissement vers Arte, Mezzo et internet, salutaire pour les passionnés d’opéra, n’est cependant pas sans conséquence sur l’impact de ces retransmissions envers le grand public.

En s’appuyant sur les audiences relevées au cours des 15 dernières années, cet article cherche à identifier les tendances et les enjeux de la diffusion d’œuvres lyriques sur les chaînes de télévision.

Teresa Stratas (Lulu) - 1979 - Opéra National de Paris

Teresa Stratas (Lulu) - 1979 - Opéra National de Paris

Les ouvrages lyriques diffusés sur France Télévisions captent 5 % de part d’audience

Quand on sait qu’une chaîne de télévision peut espérer capter en prime-time 15 à 25% d’audience, soit 3 à 5 millions d’auditeurs, on comprend bien pourquoi une chaîne privée telle TF1 ne s’aventure plus à diffuser un opéra à 20h55 comme elle le fit pour Moise et Pharaon en 1984.

En effet, les audiences des spectacles de l’opéra de Paris ou des Chorégies d’Orange programmés sur France Télévisions font en moyenne 5 % d’audience quel que soit l’horaire de diffusion.

Ainsi, en septembre 2009, Mireille en direct du Palais Garnier réunit 1,1 million de téléspectateurs (5,2% d’audience) en prime, puis, en août 2012, La Bohème, en direct des Chorégies d’Orange, attira, après 22h00, 882.000 de téléspectateurs (6% d’audience).

Et il peut aussi bien arriver des contre-performances (Faust en direct de Bastille en 2011 avec Roberto Alagna avait réuni en prime 730.000 téléspectateurs, soit 3.3% d’audience), que des exploits (La Traviata en direct d’Orange en 2016 avait rassemblé 1,4 million de téléspectateurs après 22h00, soit 9,5% d’audience).

Mais même en pleine nuit, à 03h30 du matin, TF1 a réussi à capter 42.000 téléspectateurs en juillet 2016 pour regarder le Giulio Cesare enregistré à Garnier en 2011, soit 5,3% du public à cette heure-là.

Natalie Dessay (Cléopatre) - 2011 - Opéra National de Paris

Natalie Dessay (Cléopatre) - 2011 - Opéra National de Paris

Les ouvrages lyriques diffusés sur Arte réunissent 4 fois moins de téléspectateurs que sur France Télévisions, soit environ 250.000 téléspectateurs en prime

Perçue comme élitiste de par la haute valeur culturelle de ses contenus, la chaine franco-allemande Arte réalise un peu plus de 2% d’audience sur une année soit 5 à 8 fois moins que les grandes chaines populaires télévisées.

Par conséquent, un opéra diffusé sur cette chaîne obtient en moyenne une audience de 1,2 % soit 250.000 téléspectateurs environ s’il est diffusé en prime, alors qu’il pourrait toucher 4 fois plus de spectateurs s’il était programmé sur France Télévisions.

Ainsi, Simon Boccanegra avait réuni 280.000 téléspectateurs en 2006, Werther, 321.000 téléspectateurs en 2010, Don Carlos 190.000 téléspectateurs en 2017 (accompagné par une large diffusion au cinéma), œuvres toutes retransmisses en direct de l’opéra Bastille.

Il en va de même pour le Festival d’Aix en Provence qui réunit 331.000 téléspectateurs pour Rigoletto en 2013 et 302.000 téléspectateurs pour Carmen en 2017, ce qui constitue une véritable performance.

Quant au Don Carlo de Salzbourg, seuls 112.000 téléspectateurs le suivirent en 2013, alors que le Fidelio de La Scala de Milan réunit 215.000 téléspectateurs en 2014, et Tosca, en direct de Baden Baden, attira 273.000 téléspectateurs en 2017.

Fait nouveau en 2017, l'Opéra de Paris a obtenu la rediffusion en première partie de soirée des Contes d'Hoffmann sur France 5 - chaîne qui atteint une audience un peu plus importante qu'Arte -, ce qui a attiré 304.000 téléspectateurs.

Jonas Kaufmann (Don Carlos) - 2017 - Opéra National de Paris

Jonas Kaufmann (Don Carlos) - 2017 - Opéra National de Paris

Depuis 2011, plus aucune œuvre lyrique de l’Opéra National de Paris n’est diffusée à heure de grande écoute sur France Télévisions

Sous la direction de Nicolas Joel, l’Opéra de Paris a obtenu le droit de diffuser trois ans d’affilée, de 2009 à 2011, un opéra en prime time sur France Télévisions. Mireille, Les Noces de Figaro et Faust eurent cette chance, mais ces œuvres, toutes mises en scène par des régisseurs des années 70/80, étaient loin de donner une image actuelle et rénovée de l’Art Lyrique.

Elles réunirent chacune entre 750.000 et 1 million de téléspectateurs soit 2 à 3 fois plus de spectateurs que n’accueille l’institution au cours d’une saison complète de 190 soirées lyriques.

Depuis, l’Opéra de Paris n’obtient des diffusions d’œuvres lyriques en prime uniquement sur Mezzo, chaîne payante qui ne représente que 0,4% d’audience, et très rarement sur Arte (Don Carlos en 2017), le ballet lui étant éventuellement préféré (Don Quichotte le 04 janvier 2013).

Snegourotchka - 2017 - Opéra National de Paris

Snegourotchka - 2017 - Opéra National de Paris

Le rythme de diffusion d’œuvres lyriques de l’Opéra National de Paris sur Arte, en seconde partie de soirée, ou en pleine nuit sur France Télévisions et TF1 se maintient (un tous les 2 mois en moyenne).

En 2017, Snegourotchka, Le Barbier de Séville, Rigoletto, La Damnation de Faust, Carmen, Tosca, La Traviata, et, en 2016, Les Puritains, La Fanciulla del West, La Traviata, La Gioconda, Falstaff, Giulio Cesare, Hansel und Gretel, furent diffusées la nuit sur les chaines télévisées gratuites.

En effet, l’Opéra de Paris conclut chaque saison des accords avec France Télévisions, Arte et, parfois, TF1, pour retransmettre la nuit des captations tout au long de l’année.

La Damnation de Faust - 2015 - Opéra National de Paris

La Damnation de Faust - 2015 - Opéra National de Paris

Plus de 60 spectacles lyriques du monde en entier sont accessibles gratuitement sur les plates-formes en ligne dont 4 de l’Opéra de Paris

Au 1er janvier 2018, plus de 60 spectacles lyriques du monde entier sont accessibles gratuitement sur les sites internet de Culturebox (France Télévisons), Concert Arte (Arte), Medici.TV, Operavision, dont certains jusqu’à la fin de l’année. Il n’y en avait que 20 au début de l'année 2014.

Et parmi ceux-ci, Snegourotchka, Carmen, Don Carlos et La Bohème, 4 œuvres de l’Opéra de Paris de l’année 2017 peuvent être revus à tout moment depuis le premier soir de leur diffusion en prime-time sur internet.

Nicole Car (Mimi), Benjamin Bernheim (Rodolfo) et Guérassim Dichliev (Le maître de cérémonie) - 2017 - Opéra National de Paris

Nicole Car (Mimi), Benjamin Bernheim (Rodolfo) et Guérassim Dichliev (Le maître de cérémonie) - 2017 - Opéra National de Paris

Pour conclure

Pour les passionnés d’Opéra, la seconde décennie du XXIème siècle est d’une richesse médiatique inégalée avec le renforcement d'Arte par les plateformes en ligne. Mais elle ne bénéficie qu’à environ 300.000 à 400.000 lyricophiles de l’hexagone qui est un public déjà conquis.

Quant aux diffusions payantes sur Mezzo ou au cinéma, elles ne concernent pas plus de 100.000 spectateurs de l'hexagone par an

Ce panorama de la diffusion des spectacles de l’Opéra de Paris montre que le média le plus puissant reste les chaines de France Télévisions (France 2 et France 3) malgré la compétition des nombreuses petites chaînes spécialisées.

Car même avec 5% de part d’audience, c’est entre 700.000 et 1.000.000 de téléspectateurs qui peuvent être touchés en première partie de soirée, dont les ¾ n’auraient pas regardé un opéra si la diffusion était portée par internet ou Arte. C'est donc bien sur cette chaîne que l'on peut conquérir un nouveau public. Mais cela doit se faire avec des spectacles innovants.

D’ailleurs, on constate que les émissions de musique classique de France Télévisions, telles Le Concert des Etoiles, Musique en fête, Fauteuil d’Orchestre (Anne Sinclair) ou bien La Folie Offenbach, dépassent toutes le million d’auditeurs, ce qui reste très encourageant.

Ainsi, le mouvement qui consiste depuis 6 ans à diffuser les contenus lyriques sur les plateformes numériques et au cinéma ne remplace pas la force d'attraction d’une diffusion sur une grande chaîne généraliste, qui, nous l’espérons, reprendra à l’orée de l’anniversaire des 350 ans de l’Académie Royale de Musique.

Olga Guyakova (Amelia) - 2007 - Opéra National de Paris

Olga Guyakova (Amelia) - 2007 - Opéra National de Paris

Quelques mesures d'audiences de programmes musicaux depuis 2005

La Bohème - Chorégies d'Orange - 02 août 2005, 21h30 - France 2 : 670.000 téléspectateurs
Simon Boccanegra - Opéra de Paris - 23 mai 2006, 19h30 - Arte : 280.000 téléspectateurs
Il Trovatore - Chorégies d'Orange - 31 juillet 2007, 22h00 - France 2 : 1.500.000 téléspectateurs
Mireille - Opéra de Paris - 07 septembre 2009, 19h30 - France 3 : 1.100.000 téléspectateurs
Werther - Opéra de Paris - 26 janvier 2010, 20h35 - Arte : 321.000 téléspectateurs
Les Noces de Figaro - Opéra de Paris - 03 novembre 2010, 19h30 - France 3 : 731.000 téléspectateurs
Faust - Opéra de Paris - 10 octobre 2011, 19h30 - France 3 : 730.000 téléspectateurs
Don Quichotte (ballet) - Opéra de Paris - 04 janvier 2013, 20h50 - Arte : 508.000 téléspectateurs
Rigoletto - Festival d'Aix-en-Provence - 12 juillet 2013, 21h30 - Arte : 331.000 téléspectateurs
Don Carlo - Festival de Salzbourg - 16 août 2013, 17h30 - Arte : 112.000 téléspectateurs
La Flûte enchantée - Festival d'Aix-en-Provence - 10 juillet 2014, 20h50 - Arte : 385.000 téléspectateurs
Otello - Chorégies d'Orange - 05 août 2014, 21h50 - France 2 : 436.000 téléspectateurs

Il Trovatore - Festival de Salzbourg - 15 août 2014, 20h50 - Arte : 200.000 téléspectateurs
Fidelio - Scala de Milan - 07 décembre 2014, 20h45 - Arte : 215.000 téléspectateurs
Giulio Cesare - Opéra de Paris - 22 juillet 2016, 03h30 - TF1 : 42.000 téléspectateurs
Le concert des étoiles - Hommage à Pavarotti - 09 septembre 2016, 20h55 - France 3 : 1.190.000 téléspectateurs
Tosca - Baden-Baden - 17 avril 2017, 20h50 - Arte : 273.000 téléspectateurs

Les Contes d'Hoffmann - Opéra de Paris - 01 juin 2017, 20h50 - France 5 : 304.000 téléspectateurs
Carmen - Festival d'Aix-en-Provence - 06 juillet 2017, 20h55 - Arte : 302.000 téléspectateurs
Le concert de Paris - 14 juillet 2017, 20h55 - France 2 : 3.088.000 téléspectateurs
Don Carlos - Opéra de Paris - 19 octobre 2017, 20h55 - Arte : 190.000 téléspectateurs

Fauteuils d'orchestre - Émission d'Anne Sinclair - 18 décembre 2017, 20h50 - France 3 : 1.122.000 téléspectateurs
Concert du nouvel - Musikverein de Vienne - 01 janvier 2018, 12h15 - France 2 : 3.095.000 téléspectateurs
La Folie Offenbach - 01 janvier 2018, 21h00 - France 3 : 1.314.000 téléspectateurs

Principales dates de diffusion d’œuvres lyriques de l'Opéra de Paris en prime-time au cours des années de 1975 à 1986

Création de la RTF le 04 février 1949.

Callas à Paris - La grande nuit de l'Opéra - 19 décembre 1958, 21h20 - RTF 1er chaine
Carmen - 10 novembre 1959, 20h20 - RTF 1er chaine

Création de l'ORTF le 27 juin 1964.

Le Bolshoi à l'Opéra - Extraits de Boris Godounov - 09 mars 1970, 20h30 - ORTF 1er chaine
Le Bolshoi à l'Opéra - Extraits de Eugène Onéguine - 13 avril 1970, 20h30 - ORTF 1er chaine
Falstaff - 29 juin 1971, 20h35 - ORTF 2e chaine

Démantèlement de l'ORTF et création de TF1, Antenne 2 et FR3 le 01 janvier 1975.

Don Giovanni - 24 septembre 1975, 20h30 - Antenne 2

Faust - 30 mars 1976, 20h30 - Antenne 2

L'enlèvement au Sérail - 12 mai 1977, 20h30 - Antenne 2
Der Rosenkavalier - 25 juin 1977, 20h30 - Antenne 2

Platée - 09 juillet 1977, 20h30 - Antenne 2
La Cenerentola - 01 octobre 1977, 20h30 - Antenne 2

Les Contes d'Hoffmann - 04 mars 1978, 20h30 - Antenne 2
Otello - 13 juillet 1978, 20h30 - Antenne 2

Werther - 20 juillet 1978, 20h30 - Antenne 2
Simon Boccanegra - 03 décembre 1978, 20h30 - Antenne 2
Samson et Dalila - 21 décembre 1978, 20h30 - Antenne 2
Véronique - 30 décembre 1978, 21h35 - Antenne 2

Lulu - 15 avril 1979, 20h30 - Antenne 2
L'enfant et les sortilèges / Oedipe Rex - 27 mai 1979, 20h30 - Antenne 2
Le Marchand de Venise - 12 juillet 1979, 20h40 - Antenne 2

Tom Jones - 10 septembre 1979 - TF1
Viva Offenbach - 20 décembre 1979, 20h35 - Antenne 2

La Fille du Régiment - 01 janvier 1980, 15h50 - Antenne 2
Nabucco - 06 janvier 1980, 20h30 - Antenne 2
Carmen - 15 mai 1980, 20h30 - Antenne 2
Les Noces de Figaro - 14 juillet 1980, 20h30 - Antenne 2

Boris Godounov - 24 août 1980, 20h30 - Antenne 2
Die Frau ohne Schatten - 21 novembre 1980, 20h30 - TF1

La Bohème - 17 décembre 1980, 20h35 - Antenne 2 (représentation du 11 juillet 1980)

Peter Grimes - extraits - 01 février 1981, Antenne 2
Jenufa - 06 mars 1981, 20h30 - TF1
Le Vaisseau fantôme - 17 avril 1981, 20h30 - TF1
Un bal Masqué - 22 mai 1981, 20h30 - TF1
La Force du Destin - 10 juillet 1981, 20h30 - TF1
Turandot - 03 août 1981, 20h30 - Antenne 2
Dardanus- 07 août 1981, 20h30 - TF1

Le Barbier de Séville - 01 janvier 1982, 20h30 - FR3
Tosca - 29 mars 1982 - FR3
L'Opéra de Paris - 23 mai 1982, 23h00 - TF1

Fin du monopole d’État sur l'audiovisuel public le 29 juillet 1982 - Création de la Haute Autorité chargée de la régulation.

Roméo et Juliette 14 février 1983, 20h30 - Antenne 2
Eugène Onéguine 30 mai 1983, 20h35 - Antenne 2
Falstaff - 04 juillet 1983, 20h35 - Antenne 2
Saint-François d'Assise - 12 décembre 1983, 20h35 - Antenne 2

La Belle Hélène - 31 décembre 1983, 20h30 - TF1

La Chauve Souris - 06 février 1984, 20h30 - Antenne 2
Jérusalem - 14 mai 1984, 20h30 - Antenne 2
Moïse et Pharaon - 28 août 1984, 20h30 - TF1
Werther - 20 novembre 1984, 20h30 - Antenne 2
L’Étoile - 31 décembre 1984, 20h30 - Antenne 2

Macbeth - 04 mars 1985, 20h30 - Antenne 2

La Fille du Régiment - 09 juillet 1986, 21h35 - TF1
Tristan und Isolde - 06 août 1987, 22h35 - Antenne 2
Atys - 31 décembre 1987, 20h30 - FR3

Création de La Cinq, première chaine privée nationale gratuite, le 20 février 1986.
Création de La Sept, chaine française d'éducation à vocation européenne, le 27 février 1986.
Remplacement de la Haute Autorité par la Commission nationale de la communication et des libertés, le 30 septembre 1986.
Privatisation de TF1 le 06 avril 1987.

Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique, #ONP, #Actualité

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