Documentaire de Carmen Castillo
Durée 2H45
Après le coup d’état du 11 septembre 1973, Pinochet engage une répression sanglante contre les opposants politiques. Le M.I.R (mouvement d’extrême gauche chilien) est la cible privilégiée.
Le 5 octobre 1974, l’un des dirigeants de la résistance, Miguel Enriquez, est abattu rue Santa Fé.
Son épouse, Carmen Castillo, survit et s’enfuit en France.
Ce film retrace ses souffrances dans l’exil et ses retrouvailles avec Santiago. Ses amies évoquent la torture et comment elle pousse aux limites de la vie.
Aujourd’hui, aucun militaire, aucun civil ayant agi pour le compte du gouvernement n’a été jugé et arrêté.
Cependant l’engagement des opposants à la dictature est ici analysé, décortiqué sans aucune complaisance.
La disparition de leurs proches ne les a pas abattu, leur force s’en est même accrue.
Nous constatons même que la dualité entre leur lutte pour un idéal d’une part et leur amour des autres d’autre part a conduit à des fractures inouïes. La famille politique se substitue à la famille traditionnelle et des militants seront exclus lorsqu’ils réclameront leur part d’humanité.
C’est tout un questionnement sur ce besoin d’un projet qui nous dépasse qui est posé avec ses conséquences dangereuses. Il y a un moment où le dogme l’emporte sur la vie des autres et même notre propre vie.
Explication d’un des responsables : le M.I.R n’avait que 8 ans lorsqu’il s’est trouvé confronté à la dictature.
Maintenant un courant « social » est relié à cet engagement « politique » nous dit-il.
Mais présenté ainsi, le mot « politique » semble encore trop synonyme de « prise de pouvoir » pour cet homme alors qu’il devrait représenter une «œuvre pour le bonheur de la population » qui doit s'exprimer d'abord dans sa relation avec l'entourage.
Après tant de folie, le film de Carmen Castillo renoue avec un retour à la vie dont le spectateur sort tout de même assez éprouvé.

Comment Robert Carsen résout-il alors la rédemption du troisième acte ? Alors que Tannhäuser s’apprête à rejoindre Vénus, Elisabeth (allégorie de l'Amour
Christique) survient pour se fondre avec Vénus au point de devenir toutes deux indissociables. Cette scène ne nous laisse cependant pas très longtemps dans l’interrogation lorsque le mur
d’exposition découvre un ensemble de nus féminins de maîtres comme Courbet, Rousseau, Manet …. que rejoint l'oeuvre de Tannhäuser.
Tannhäuser (Richard
Wagner)
Debout, l’orchestre accueille
Seiji Osawa avec un enthousiasme que se réapproprie le public, puis se lance dans une ouverture illuminée.
Une telle caractérisation pousse au questionnement et à l’envie
d’être revue.
Il est rare de voir une œuvre à l’affiche
pour sa troisième saison en huit ans assurer toujours une si belle interprétation musicale.
Psychologiquement, Ruggiero n’a rien a
voir avec l’enchanteresse. Solide et sûr de lui, Vesselina Kasarova accentue cette dimension. Noble dans son attitude, la chanteuse développe de plus en plus généreusement un
timbre tantôt évoquant une contralto, tantôt un contre ténor , subtil « Moi bel tesoro » mais « Sta nell’Ircana » avec une retenue quelque fois excessive.

Passée l’ouverture épique,
Yves Abel nous plonge dans les reflets d’une musique dont l’étendue vaporeuse efface les dimensions modestes du théâtre.


Sasha Waltz
préfère rester dans une certaine intériorité car l’explication de texte est dans la fosse. Brigitte Lefèvre la perçoit plus comme une artiste baroque d’aujourd’hui privilégiant l’émotion
abstraite.
Rencontre avec Cécilia
Bartoli