Mardi 3 mars 2009 2 03 /03 /2009 12:49

Lundi 02 mars 2009 sur TF1 à 02h15

Eugène Onéguine

Mise en scène Willy Decker avec Olga Guryakova. Enregistré à l'Opéra Bastille.

Lundi 02 mars 2009 sur Arte à 22h30

Arturo Toscanini
Docu-fiction de Larry Weinstein

Mardi 03 mars 2009 sur France 2 à 00h25
Les Joyaux (ballet chorégraphié par George Balanchine)
Avec Aurélie Dupont, Marie-Agnès Gillot, Agnès Letestu. Enregistré à l'Opéra Garnier

Samedi 7 mars 2009 sur France3 à 00h05

Concert à la salle Gaveau : le Grand Gala 1


Dimanche 8 mars 2009 sur Arte à 19h00
A l´est avec Sonia Wieder-Atherton, violoncelle (1) 

Mardi 10 mars 2009 sur France2 à 00h15
Hercules (Haendel)

Enregistré à l'Opéra Garnier en 2004. Mise en scène Luc Bondy, direction William Christie, avec Joyce DiDonato et William Shimell.

   

Jeudi  12 mars 2009 sur Arte à 03h00
Arturo Toscanini (Rediffusion)
Docu-fiction de Larry Weinstein

Dimanche 15 mars 2009 sur Arte à 19h00

Archive: Yehudi Menuhin (1961, 1962)

Lundi 16 mars 2009 sur Arte à 22h55

Archive : Yehudi Menuhin à New-York. Film-concert (1947)


 

Mardi 17 mars 2009 sur France2 à 00h25
Lamenti

Direction Emmanuelle Haim, avec Natalie Dessay, Rolando Villazon

 

Dimanche 22 mars 2009 sur Arte à 19h00
A l´est avec Sonia Wieder-Atherton, violoncelle (2)

 

Mardi 24 mars 2009 sur France2 à 00h15
Requiem de Faure et Symphonie de Franck

Enregistré à la Bibliothèque nationale de France (2008), Chambre Philharmonique dirigée par Emmanuel Krivine.
 
Samedi 28 mars 2009 sur France 3 à 00h10
L'heure de l'Opéra (Alain Duault) Documentaire sur la Scala de Milan

 

 

Dimanche 29 mars 2009 sur Arte à 19h00

Ivry Giltis, violon, joue le Concerto de Tchaïkovski (1962, 1965, 1968)

Lundi 30 mars 2009 sur Arte à 22h30

Ivry Giltis, le violon sans frontières. Portrait (2008)
 

Mardi 31 mars 2009 sur France 2 à 00h25
Zoroastre (Rameau)

Enregistré au festival de Drottningholm-Slottstheater (2006)

Avec Anders Dahlin, Sine Bundgaard, Anna Maria Panzarella, Ditte Andersen, Evgueniy Alexiev, Gérard Théruel, Lars Arvidson, Markus Schwartz. Direction Rousset, Les Talens Lyriques.


Par David - Publié dans : TV Lyrique
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Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /2009 23:47
Le Trouvère (Giuseppe Verdi)
Représentation du 28 février 2009
New York Metropolitan Opera


Direction musicale Gianandrea Noseda
Mise en scène David McVicar

Ferrando Kwangchul Youn
Inez Maria Zifchak
Leonora Sondra Radvanovsky
Count di Luna Dmitri Hvorostovsky
Manrico Marcelo Alvarez
Azucena Dolora Zajick


En déplaçant l’action du début du XVième siècle (guerre de succession au trône d’Aragon entre les Urgels et les Luna) au début du XIXième siècle, au moment de l’occupation française, David McVicar y a vu un moyen d’exploiter les peintures et les couleurs de Goya dans sa description de cette époque.

Il en résulte visuellement un climat oppressant et lugubre qui accentue la mortelle mélancolie de l’ouvrage.
La continuité dans l’enchaînement des tableaux repose sur un plateau tournant, à l’image du dispositif utilisé par Jérôme Savary pour Rigoletto à l’Opéra Bastille.
Ensuite tout dépend des qualités vocales et scéniques des chanteurs.

         Dolora Zajick (Azucena)

Pourtant annoncée souffrante, Dolora Zajick investit le personnage d’Azucena avec une justesse qui ne peut être due qu’à son affection pour le rôle.
Tout s’y lit, la rage, l’amour maternel, la douleur, et la voix bascule d’un médium aux harmoniques fulgurants, à la puissante résonance de sa tessiture grave.

Très viril, Marcelo Alvarez dépasse très vite quelques attaques un peu ternes pour déployer un timbre charmeur, charnu et lumineux. Les sentiments du héros restent cependant moins crédibles à cause d’une gestuelle un peu inutile, et des effets larmoyants trop systématiques.

Sans doute un de ses meilleurs rôles, Dmitri Hvorostovsky brosse un Comte parfois très émouvant, dramatiquement riche, laisse filer sa voix caressante, ce qui atténue légèrement la noirceur du caractère.

Sondra Radvanovsky joue également à fond le mélodrame, la jeunesse impulsive et maladroite, mais sa voix, mélange de rondeurs et de reflets métalliques, humanisée par une étrange vibration, est l’un des points forts de cette représentation.

Kwangchul Youn et Maria Zifchak, tous deux chanteurs raffinés, complètent un ensemble de haut niveau porté par la direction intime et parcourue de noirceurs de Noseda.
 
Marcelo Alvarez (Manrico) et
Sondra Radvanovsky (Leonora)
 
Par David - Publié dans : Saison 2008/2009
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Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /2009 21:49
Séance de travail d’Idomeneo (Mozart)
Répétition du 23 février 2009 (Garnier)

Mise en scène Luc Bondy
Direction musicale Thomas Hengelbrock
Chef des Choeurs Winfried Maczewski

Idomeneo Paul Groves
Idamante Joyce DiDonato
Ilia Camilla Tilling
Elettra Mireille Delunsch
Arbace Johan Weigel
Il gran Sacerdote Xavier Mas


Il n’est pas d’usage de commenter une séance de travail. Néanmoins, lorsque l’on a le sentiment d’avoir assisté à quelque chose d’essentiel, d’y avoir vu une vérité ou bien une vision idéale, la passer sous silence serait ne lui accorder que peu d’importance.
Nous retrouvons le même chef et la même distribution féminine que pour les représentations d'Idomeneo en 2006.

Premier point, malgré les apparences ce n’est pas une mise en scène de Christoph Marthaler. Bien qu’à quatre jours de la première représentation, cette séance se déroule de manière « casual », ce qui crée une inhabituelle proximité entre les chanteurs et les contemplateurs .

Durant trois heures, le travail de reprise se concentre sur la deuxième partie de l’opéra, à partir du moment où Elektra se réjouit de retourner à Argos avec Idamante (Idomeneo en a décidé ainsi pour éviter de sacrifier son fils selon la volonté du dieu Neptune).


Que Mireille Delunsch soit une chanteuse qui s’abandonne totalement à son rôle, comme si elle passait dans une autre dimension, n’étonne plus guère, et les signes de complicités se croisent avec les membres du chœur, tout comme ses poses aspirant à la mélancolie.


                                              Mireille Delunsch



Plus terre à terre, Joyce DiDonato joue avec les éléments (à voir son estocade avec l’épée d’Idamante), admire depuis la salle ses partenaires, alors que Paul Groves laisse entrevoir un trop fier Roi de Crête.


Mais le plus intéressant est d’assister à cette recherche générale d’harmonie orchestrée par Thomas Hengelbrock.

U
ne importante partie du travail consiste à régler le chœur, le synchroniser avec les musiciens pour n’être ni en avance, ni en retard, être véloce quand il le faut, et nuancer quand ses murmures doivent se faire frémissants.


A dire vrai,Winfried Maczewski ne semble qu’avoir préparé et amené sa troupe sur scène pour les livrer au grand coordinateur, architecte qui va se charger de donner corps à tout cela.


    Camilla Tilling



Les artistes s’incrustent dans l’ensemble (l’avantage dans ce genre de situation est que chacun a son rôle bien défini, sa partition bien à lui, mais ne peut en sortir) et entretiennent entre eux des rapports humains vrais, hors de toute construction artificielle (ils ont déjà un rôle à défendre).
Il ne faut pas se méprendre, toute la spontanéité ambiante, les détentes soudaines, affirment un grand professionnalisme.

C’est à se demander si chacun n’en profite pas un peu pour exprimer une part de soi tout en jouant son personnage. Qu’Elektra paraisse trop humaine, Mireille Delunsch y est sans doute pour quelque chose.

Oeuvrant comme Rodin devait sculpter la matière, Thomas Hengelbrock achève cette soirée éprouvante en félicitant tout le monde pour son enthousiasme, lui exprime son sentiment que de grandes représentations d’ « Idomeneo » s’annoncent, et envoie à l’orchestre comme dernière consigne, de laisser filer le diminuendo final trois secondes de plus.


Joyce DiDonato et Paul Grooves
 
 
Par David - Publié dans : Saison 2008/2009
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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /2009 12:06
Sen nocy letniej - Le songe d’une nuit d’été (Shakespeare)
Narodowy Stary Teatr Cracovie
Représentation du 07 février 2009 au Théâtre MC93 de Bobigny

Mise en scène Maja Kleczewska
Avec Bogdan Brzyski, Piotr Franasowicz, Roman Ganacarczyk, Piotr Glowacki, Malgorzata Hajewska-Krzysztofik, Zygmunt Jozefcak, Urszula Kiebzak, Sandra Korzeniak, Joanna Kulig, Blazej Peszek, Piotrek Polak, Jacek Romanowski, Zbigniew Rucinski, Krzysztof Zarzecki.

C’est bien évidemment parce que Maja Kleczewska représente la prolongation d’un courant théâtral polonais, que Krzysztof Warlikowski a conduit jusque sur les scènes d’opéras européens, qu’il ne fallait pas rater ce « Songe d’une nuit d’été ».

On y retrouve des thèmes musicaux pathétiques (mélodies jazzy, adagio de la 5ième de Malher) ou bien violents (guitare électrique), une mise à nue sans fard de l’individu dans une atmosphère glauque, les reflets des dispositifs à effets miroirs, et surtout une façon de déclamer le texte comme support d’un cri intérieur et d’une âme profondément ancrée qui donne toute sa force à la langue polonaise.

La forêt devient une boite de nuit d’aujourd’hui où des êtres paumés se cherchent par le biais d’expériences érotiques, les corps des acteurs dialoguent sans pudeur, le travestissement atteint son paroxysme avec une irrésistible imitation des danses disco de Madonna ponctuée des pas de quelques spectateurs sans doute poussés un peu trop à bout.
Bien plus comique que le non sens du propos des acteurs lors des intermèdes théâtraux de l‘oeuvre.

Quelle que soit la forme choisie, l’élément dérangeant de la pièce de Shakespeare est Puck, cet esprit qui introduit la confusion dans les âmes et qui fait se poser la question du sens de nos aspirations et du piège qu’elles peuvent dissimuler.

Il y a chez Maja Kleczewska une vraie capacité à sortir le langage théâtral du carcan dans lequel le classicisme voudrait l’enfermer, une volonté de faire sauter les barrières, mais l’on ne trouve pas encore la subtilité qui fait d’une pièce comme Krum mis en scène par Warlikowski, un bloc de vie qui prend prise solidement.
Cette représentation du vide et de l’absurde d’un univers hédoniste n’en est pas moins implacable.
 
Par David - Publié dans : Théâtre/Cinéma
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Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /2009 09:24
Madame Butterfly (Giacomo Puccini)
Représentation du 04 février 2009 (Opéra Bastille)


Direction musicale Vello Pähn
Mise en scène Robert Wilson

Cio-Cio San Adina Nitescu
Suzuki Helene Schneiderman
F.B Pinkerton Carl Tanner
Sharpless Franck Ferrari
Goro Andreas Jäggi



                                                  Adina Nitescu (Cio-Cio San)

On aura beau dire, Madame Butterfly reste un pilier de l’Opéra et l’aboutissement musical de Puccini qui trouve dans la réalisation de Bob Wilson une expression à la fois délicate et dure, comme si les êtres ne pouvaient exprimer extérieurement ce qu’ils ressentent intérieurement.
Toute l’attente et la douleur de Cio-Cio San se subliment alors dans la grâce de l’enfant.

Vello Pähn puise dans l’orchestre de l’Opéra de Paris un tissu de raffinement, doux et diffus qui nourrit une mélancolie résistant à tout élan mélodramatique.
La voix de Franck Ferrari s’y fond plus qu’elle ne s’en détache alors qu’à l’inverse, Andreas Jäggi donne une présence inédite à Goro.

     Hélène Schneiderman (Suzuki), Adina Nitescu (Madame Butterfly) et l'enfant (Alexandre Boccara)

Liping Zhang
(sublime interprète des représentations de 2006) ayant annulé, Adina Nitescu reprend ce rôle plus difficile que l’on ne croit.
Si elle nous laisse perplexe à la fin du premier acte, le grain de la voix et les rapides essoufflements dans l’aigu dépareillant avec l’innocence et la jeunesse de l’héroïne, c’est à un basculement total que nous assistons par la suite, comme si maintenant devenue mère, sa foi en Pinkerton lui donnait une confiance inattendue.
Elle surmonte également très bien la complexité de la gestuelle du metteur en scène.
Le personnage de Suzuki brossé par Hélène Schneiderman est d’une tenue irréprochable.

Carl Tanner ne fait pas de l’américain un homme particulièrement brillant, ce qui est suffisant pour un des rôles les plus antipathiques de l’histoire de l’Opéra.

                                     Adina Nitescu, Franck Ferrari, Carl Tanner
 
Par David - Publié dans : Saison 2008/2009
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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /2009 07:24

Genèse de l’œuvre


A partir de septembre 1857, Verdi travaille à l’argument du nouvel opéra destiné à Naples.

Il est en train de réduire un drame français que Scribe avait écrit pour l’Opéra il y a plus de vingt ans : Gustave III.


Il charge Somma de lui faire le livret, mais Torelli, l’avertit qu’il ne sera pas possible de maintenir les noms et le lieu de l’action.

Somma est particulièrement en verve, et les échanges avec le compositeur se déroulent vivement et rapidement.

Renommé « La Vendetta in domino », le livret est cependant refusé par la censure.


D’autant plus que le 8 janvier 1858, Napoléon III vient d échapper à un attentat devant l’Opéra de la rue Lepelletier. Orsini, l’un des exécutants, est maintenant en rupture avec Mazzini et souhaite venger l’intervention française de juillet 1849 en Italie (voir les évènements après la création de « La Battaglia di Legnano »).


Impressionné, Napoléon III accepte de rencontrer secrètement Cavour (premier ministre du royaume Piémont Sardaigne) le 21 juillet 1858 dans les Vosges.

Le rapprochement entre états depuis la Guerre de Crimée (voir les évènements qui précèdent la création des Vêpres Siciliennes) se transforme en alliance (accords de Plombières) pour réaliser l’Unification de L’Italie, la France souhaitant récupérer le Comté de Nice et la Savoie.


Pendant ce temps, Verdi propose son livret à Rome qui refuse également de mettre en scène le meurtre d’un souverain.

Jacovacci, son impresario, insiste, fait des démarches et finalement informe le compositeur le 8 juin que Rome accepte l’argument à la condition qu’il soit déplacé hors d’Europe, en Amérique par exemple.

Le travail de révision reprend et Verdi encourage comme il peut son poète.


Le Roi Gustave III est remplacé par Riccardo di Norwich, Gouverneur de Boston.

Le titre de l’œuvre est changé en « Un Ballo in maschera » et l’autorisation est finalement accordée en octobre 1858.


Arrive cependant une mauvaise nouvelle de Milan où « Simon Boccanegra » a tourné au fiasco.

Verdi se déclare aucunement surpris de l’inconvenance du public « toujours heureux d’arriver à provoquer un scandale … le public achète le droit de nous siffler ou de nous applaudir. Notre destin est de s’y résigner, voilà tout ! »


Heureusement, la première du Bal Masqué, le 17 février 1859, est une soirée d’enthousiasme délirant comme Rome l’a rarement connu.

Du parterre, des balcons, des loges on crie « Viva Verdi ! » comme lors de la première de La Battaglia di Legnano, et les aspirations du peuple ne semblent plus être loin de devenir réalité : Viva Vittorio Emanuele Re DItalia.


Un mois avant, le 9 janvier, Victor-Emmanuel II avait prononcé devant le parlement du Piémont ces paroles solennelles : « Respectueux des traités, nous ne sommes cependant pas insensibles au cri de douleur qui monte vers nous de tant de parties de l’Italie ».

Et lorsque l’Autriche déclare la guerre à la Sardaigne le 23 avril 1859, la France décide d’honorer son traité d’alliance défensive.


Voyant la tempête s’amonceler, Verdi et la Strepponi quittent Rome et retournent à Sant’Agata, près de Busseto.

Le 26 avril, les troupes autrichiennes entrent au Piémont, et le 29, Victor-Emmanuel II appelle à la lutte pour l’indépendance de la patrie.

Le comte de Cavour lance dans l’air le chant enflammé du Trovatore : « Di quella Pira… ».

 

Un Ballo in Maschera


En 1721, la Suède perd la Grande Guerre du Nord face à la Russie, la Pologne et le Danemark.

Ne lui reste que la Finlande comme province.


Lors de la Guerre de Sept ans (1756-1763), la Suède ne joue plus qu’un rôle mineur en s’alliant avec la Russie face à la Prusse (voir Luisa Miller pour les évènements du second front Allemand).

Les tensions ne font cependant qu’empirer au Riksdag (Parlement) entre les « Bonnets », partisans de la paix avec la Russie, et les « Chapeaux » plus proches de la France.


Si bien qu’en 1772, la guerre civile menaçant, Gustave III effectue un coup d’état avec le soutien de l‘armée.

Il commence à agir comme un despote éclairé (abolition de la torture, liberté de la presse, liberté du culte) puis se lance dans la guerre contre la Russie (occupée par les Turcs) en 1788.


L’offensive échoue, et pour éviter une révolte des nobles, Gustave III obtient l’appui des autres états au parlement.

Il obtient les pleins pouvoirs et abolit les privilèges de la noblesse.


Le 16 mars 1792, lors d’un bal masqué au Palais Royal de Stockholm et malgré une lettre de menace reçue le soir même, Gustave III est tué par Jacob Johan Anckarström, officier issu de la noblesse. Ses conspirateurs portent des masques noirs.

 

Dans « Un Ballo in Maschera », Gustave III devient Riccardo, le Gouverneur de Boston, et Anckarström devient Renato.

L’un des conspirateurs, le Comte Ribbing (qui sera le père d’Adolphe Leuven, co-directeur de l’Opéra Comique à Paris et ami d’Alexandre Dumas) devient Samuel.


Au parlement, Renato s’inquiète de la menace que représente les conjurés sur la vie du gouverneur.

Ce dernier invite ses courtisans chez la sorcière Ulrica où sans le savoir, la femme de Renato ,Amelia, est venue demander conseil pour se débarrasser de son amour pour Riccardo.

La voyante prédit à ce dernier qu’il sera tué par le premier homme qui lui serrera la main, ce que fait Renato peu de temps après.

Renato surprend alors Amelia dans un cimetière et comprend qu’elle aime le Comte.

Furieux, il décide d’obtenir vengeance en combinant un plan avec plusieurs conspirateurs. Amelia tente bien de prévenir Riccardo, mais lors du Bal Masqué, Renato approche son ami maladroitement désigné par le page Oscar, et le tue.


Par David - Publié dans : Verdi
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Jeudi 29 janvier 2009 4 29 /01 /2009 12:44

Dimanche 01 février 2009 sur Arte à 19h00

Journée spéciale: La Folle Journée de Nantes 2009

Quatrième Folle Journée "baroque"

Compositeurs germaniques baroques: Bach, Buxtehude, Schütz

 

Lundi 02 février 2009 sur Arte à 22h30

Découvrir un opéra : La petite renarde rusée (Leos Janacek)

Enregistrée en 2000 au Deutsche Oper de Berlin dans la mise en scène de la réalisatrice et actrice allemande Katharina Talbach.

 

Mardi 03 février 2009 sur France 2 à 00h55

Hommage à Jérôme Robbins

Au programme: «En sol»: une chorégraphie de Jerome Robbins, sur le «Concerto pour piano et orchestre» en sol majeur de Maurice Ravel. - «Triade»: une chorégraphie de Benjamin Millepied sur une musique de Nico Muhly, en création mondiale. - «In the Night», une chorégraphie de Jerome Robbins sur «Trois Nocturnes» de Frédéric Chopin. - «The Concert», sur une musique de Frédéric Chopin.

 

Lundi 09 février 2009 sur Arte à 22h30

Découvrir un opéra : Billy Budd (Benjamin Britten)

Filmé lors des représentations données à l'Opéra de Francfort en novembre 2007, le documentaire dévoile le travail du metteur en scène Richard Jones qui reprend la version en deux actes de 1964.

 

Mardi 10 février 2009 sur France 2 à 00H25

La Pietra del Paragone (Rossini)

Enregistré au Théâtre du Châtelet en janvier 2007

avec Sonia Prina, Jennifer Holloway, direction Jean-Christophe Spinosi


Lundi 16 février 2009 sur Arte à 22h30

Découvrir un opéra : L'Etoile (Emmanuel Chabrier)

Filmé à l'Opéra Comique à Paris en décembre 2007, le documentaire de François Roussilon analyse l'ouvrage au moment de sa production sous le regard des metteurs Mascha Makeïeff et Jérôme Deschamps.

 

Lundi 23 février 2009 sur Arte à 22h30

Découvrir un opéra : Lohengrin (Richard Wagner)

En juin 2006, le festspielhaus de Baden Baden présente une nouvelle production wagnérienne mise en scène par Nokolaus Lehnhoff, grand spécialiste de la scénographie du maître de Bayreuth.

Lundi 23 février 2009 sur France 2 à 23h55

Philippe Jaroussky et L'Arpeggiata 
Enregistré au Festival d'Ambronay 2008, direction Christina Pluhar
  

Par David - Publié dans : TV Lyrique
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Dimanche 25 janvier 2009 7 25 /01 /2009 10:59
Yvonne, princesse de Bourgogne (Philippe Boesmans)
Création Mondiale
Représentation du 24 janvier 2009 (Opéra Garnier)
D’après la pièce homonyme de Witold Gombrowicz


Direction musicale Sylvain Cambreling
Orchestre Kl
angforum Wien
Mise en scène Luc Bondy

Yvonne Dörte Lyssewski
Le Roi Ignace Paul Gay
La Reine Marguerite Mireille Delunsch
Le Prince Philippe Yann Beuron
Le Chambellan Victor von Halem
Isabelle Hannah Esther Minutillo
Innocent Guillaume Antoine
Valentin Marc Cossu-Leonian

L’on imagine tout à fait une musique vive et entraînante en lisant la pièce de Witold Gombrowicz, le foisonnement comique et les incessantes interventions des personnages s’y succédant sans relâche.

Il faut avouer que la partition de Philippe Boesmans (né en 1936) nous prend à contre-pied, car dans la première partie la tonalité d’ensemble se maintient dans une certaine unité où des motifs se croisent, se désynchronisent, les cordes étirent des aigus filés, les cuivres gonflent l’apparence grotesque d’Yvonne, et tout ceci crée un climat de malaise car la jeune femme semble être le problème et être responsable de la consternation de son entourage.

C’est uniquement à l’arrivée d’Innocent, que les accords se rejoignent dans une harmonie poétique (magnifique intervention de Guillaume Antoine au timbre moelleux) quand un peu de profondeur d’âme se manifeste.

Mais dans la deuxième partie, le point de vue s’inverse, lorsque un par un, le Roi, la Reine, le Prince … se trouvent eux mêmes être le problème, chacun projetant en Yvonne ses propres travers (voir le comportement hystérique du Prince quand Yvonne récupère un cheveu d’Isabelle par exemple) jusqu’à ne même plus supporter son regard.


Hannah Esther Minutillo (Isabelle)


De la musique émerge une multitude d’influences du baroque au folklore slave, jusqu’à un petit bijou vocal dédié à la Reine, « Je suis solitaire », qui décrit à travers un aria aérien et plein de grâce l’abîme de ses fantasmes, auxquels le Roi va répondre de manière assez crue.
C’est en tout cas le grand air de la partition fait  pour une Mireille Delunsch d’une intelligence scénique évidente, et dont la lumière de ses passages en voix de tête focalise l’attention générale.
A d’autres moments on remarque souvent un balancement sans transition entre cette tessiture élevée et les résonances graves.

    Mireille Delusnch (La Reine), Dörte Lyssewski (Yvonne), Paul Gay (Le Roi)

Paul Gay, au costume impossible, s’en donne à cœur joie avec la vulgarité juste nécessaire, Yann Beuron est vocalement un choix de luxe cependant pas du tout mis en valeur par l’écriture vocale, et comme toujours émane d’Hannah Esther Minutillo un véritable plaisir à jouer, fait de sourires mais aussi de couleurs métalliques bien à leur place dans cette écriture musicale.
C’est peut être voulu, mais si l’intention est de transformer le Chambellan en croque-mort, le lugubre Victor von Halem est l’homme idéal.

Enfin pour Dörte Lyssewski, Yvonne est une sacrée performance d’une part parce que c’est une femme d’une belle plastique totalement effacée par le rôle, et d’autre part parce qu’elle transmet un malaise dérangeant.

Luc Bondy met donc en scène un univers aristocrate bariolé de couleurs feutrées comme pour couvrir sa véritable noirceur et donne un rôle très provocateur à Yvonne.
Nos propres réflexions sur le regard de l’autre y trouvent un support fort, et plus encore, le regard des autres sur nous même.

Sylvain Cambreling défend cette partition avec beaucoup d’humilité, et d’ailleurs pendant les deux ans et demi de travail de composition de Philippe Boesmans, il a lui même participé à la relecture et à de petites modifications quand l’intention du musicien ne lui paraissait pas toujours bien traduite.

L'évidente osmose avec le Klangforum Wien et les petits gestes ou signes d'attention témoignent d'une très grande estime réciproque et font plaisir à voir.

                                                                                                      Mireille Delunsch (La Reine)

La conclusion musicale réfère avec beaucoup de force à l'exploitation du religieux au service de la bonne conscience.

Le succès de la première, il est quand même rare de voir une salle comble du début à la fin pour une création contemporaine et un aussi long rappel des artistes, devrait faire de cette pièce plus qu’une création éphémère.
 
Par David - Publié dans : Saison 2008/2009
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Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /2009 21:10
Death in Venice (Benjamin Britten)
Représentation du 18 janvier 2009
Théâtre de la Monnaie (Bruxelles)

Mise en scène Deborah Warner
Lumières Jean Kalman
Direction musicale Paul Daniel

Aschenbach John Graham-Hall
Traveller Andrew Shore
Tadzio Leon Cooke
Polish Mother Anne-Claire
Governess Joyce Henderson

Avec la musique de Malher, Visconti nous entraînait dans le Pathos sentimental d’une « Mort à Venise » qui voyait la défaite finale d’un musicien devant la beauté triomphante du jeune Tadzio.

L’ultime opéra de Benjamin Britten (1973) se réaligne pleinement sur la nouvelle de Thomas Mann, seulement la musique produit un climat de tension qui va croissant avec la montée du danger.
Paul Daniel ne néglige d’ailleurs aucunement le tremblement des timbales et la noirceur du timbre des contrebasses tout en tirant de l’ensemble orchestral un tissu dense et illuminé de sonorités cristallines.

Sur une base aussi solide, l’incarnation de John Graham-Hall peut s’y déployer avec une vérité indiscutable. Le geste, nullement exagéré, suggère l’ébranlement lent de l’assurance de l’écrivain mais avec cette volonté indéfectible de ne pas céder à l’affection et de garder un regard lucide sur ce qu’il se passe. Le timbre vocal coïncide également avec la peinture d’une âme sensible.

             John Graham-Hall (Gustav von Aschenbach)

Il est alors intéressant de voir comment l’humanité et la délicatesse d’une femme, Deborah Warner, vont traiter un tel sujet.
Le rôle de Gustav von Aschenbach est visiblement intellectualisé (ce qui est déjà le cas dans la conception même du monologue) au point qu’il ne semble pas y avoir le moindre contact entre lui et le jeune homme (même en songe).
Les tableaux paraissent alors avoir une valeur illustrative assez conforme aux images du film de Visconti mais sans les plans d’une Venise reconstituée (mis à part la vision au loin de la lagune troublée comme est l’esprit de l’artiste).

Aucune suggestion un tant soit peu érotique, Tadzio et ses amis, jouent, dansent, chahutent sous une forme de grâce mesurée, et d’ailleurs aucun effet n’est recherché pour porter le jeune polonais sur un piédestal.

Et puis il y a ce « Does your innocence keep you aloof, or do you look to me for guidance? »
John Graham-Hall pose la question en la retournant vers la salle comme si la résolution se joue à cet instant précis.


Elle se révèle d’une manière pas si évidente que cela à la dernière scène quand la face sombre d’un monolithe déjà apparu précédemment se plante sur la plage du Lido.

Aschenbach
assiste à la chute de Tadzio face à son camarade plus fort, mais il ne se relève pas tout de suite.
C’est alors qu’en même temps que l’écrivain succombe lentement à l’agonie,  le jeune homme se redresse dans un même mouvement prolongé, tandis que la pierre se meut pour laisser émerger un soleil éblouissant qui embrasse la silhouette magnifiée dans une vision extraordinaire due aux éclairages crépusculaires de Jean Kalman.


Quelque chose de l'âme du vieil homme est passé vers son objet d’amour sublimant sa beauté.

Le monolithe conçu pour « 2001 l’Odyssée de l’Espace » par Kubrick est décidément devenu un symbole de la transmission et de la renaissance très à la mode à l‘Opéra.

Par David - Publié dans : Saison 2008/2009
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Dimanche 18 janvier 2009 7 18 /01 /2009 08:34
Lady Macbeth de Mzensk (Dimitri Chostakovitch)
Représentation du 17 janvier 2009 (Bastille)


Mise en scène Martin Kušej
Direction musicale Hartmut Haenchen

Boris Vladimir Vaneev
Zinovy Borisovitch Ismailov Ludovit Ludha
Katerina Lvovna Ismailova Eva-Maria Westbroek
Serguei Michael König
Aksinya Carole Wilson
Le Balourd miteux Alexander Kravets
Le pope Alexander Vassiliev
Le chef de la police Nikita Storojev



Déjà l’œuvre de Chostakovitch n’était pas une ode au genre humain, mais la vision de Martin Kušej enfonce le clou et une bonne partie de l’humanité avec.
Au centre d’un espace clos par une immense palissade, Katerina Ismailova vit dans sa maison de verre, exposée à tous comme les femmes du Red Light District, et reposant sur un sol boueux sur lequel se complait la population de la ville.

Mariée à un homme minable, elle ne sait plus comment vivre avec ce corps et cette peau sous tension, électrisés, désespérant de trouver chaleur humaine et amour.
Ce besoin viscéral l’amène alors le soir à ouvrir en grand sa chambre, laisser l’air libre l’effleurer, et même s’il le faut, apaiser ce feu vital à la fraîcheur de l’eau, alors qu’une échelle reste dressée vers la pièce comme dernier espoir.
Cette scène est d’ailleurs fort semblable à celle que James Ivory restitue magnifiquement dans « Maurice » (Lion d’argent au festival de Venise 1987), quand n’en pouvant plus, le jeune aristocrate s’étire à sa fenêtre pour s’immerger sous la pluie et appeler plus ou moins consciemment celui qui pourra le sortir de sa condition.

Cet amour, elle le trouve en Serguei, même si c’est sous une forme vulgaire, mais cette manière qu’il a de prétendre à une sensibilité profonde et à sa connaissance de l’amour un peu trop insistante, ne la fait pas douter une seconde.



Eva Maria Westbroek (Katerina Ismailova
)

Alors évidemment, Katerina est poussée à tuer son beau père et son mari pour gagner sa liberté et vivre, mais le metteur en scène choisit de dénoncer avec plus de virulence le comportement d’un peuple médiocre, complice de toutes les exactions à l’encontre d’un être porteur d’un peu d’amour, que ce soit l’assistance au viol de Aksinya, l’appui à la police corrompue pour arrêter le couple d’amants, ou bien la réjouissance de voir Serguei la tromper pour une autre prisonnière.
C’est ce peuple, avili et sans âme, qui finit par pendre Katerina, et qui sombre définitivement sous la scène.

Les images sont fortes, mais l’éclatement de la rage de Katerina, ce moment où poussée à bout elle bascule, est projeté au spectateur avec une violence inouïe.

La soprano Eva-Maria Westbroek se jette dans ce personnage avec toute son âme et c’est aussi cette confiance manifestée qui contribue à émanciper Katerina Ismailova d’une vision qui aurait pu être bien plus manichéenne.

Mine de rien, sous ses airs placides, Michael König porte également bien son rôle d’homme brutal et faussement sensible, mais l’auditeur est pris dans une atmosphère telle que l’émotion bride les forces d’analyses des caractéristiques vocales de l‘ensemble.

  Michael König (Serguei) et Eva Maria Westbroek (Katerina Ismailova)

Seul Vladimir Vaneev aurait pu donner un peu plus d’ampleur écrasante au beau-père avec une projection vocale plus conséquente.

Harmut Haenchen et l’orchestre de l’Opéra National de Paris réalisent une performance incroyable, à un moment une masse s’élève de la fosse, à d’autres les nappes sonores se diluent dans une ambiance d’angoisse latente, d’un seul coup une valse surgit, et l’ironie entraînante se superpose aux scènes les plus glauques.

Winfried Maczewski et les chœurs de l’Opera de Paris se surpassent aussi bien en nuances que dans l’osmose réussie avec le drame.
 
Par David - Publié dans : Saison 2008/2009
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Vendredi 16 janvier 2009 5 16 /01 /2009 18:27
L’Infedeltà Delusa (Joseph Haydn)
Représentation du 14 janvier 2009
Théâtre Les Gémeaux - Sceaux


Direction musicale Jérémie Rhorer
Mise en scène Richard Brunel

Vespina Claire Debono
Sandrina Ina Kringelborn
Filippo Yves Saelens
Nencio Julian Prégardien
Nanni Thomas Tatzi

Orchestre Le Cercle de l’Harmonie

L’Opera Buffa fût au XVIIIième siècle une réaction salutaire au genre Seria.
L’Infidélité déjouée (1773) s’inscrit dans ce mouvement vif et spontané qui prend ses origines à Naples dans les années 1730.

L’élément frappant de cette Burletta est le rôle de Vespina dont semble descendre directement la Despina du Cosi fan Tutte de Mozart (17 ans plus tard).

                                                                                Julian Prégardien (Nencio)

Il n’y a alors que des louanges à faire à Claire Debono, qui sans difficulté apparente se présente sous trois déguisements différents et sous trois types de voix bien distincts.
Son émission claire, presque scintillante, se révèle accrocheuse dès son air d’entrée lorsque se décharge toute la violence du sentiment amoureux en même temps que l’orchestration se tend.
Ce passage porte quelque chose de très vrai, même pas exagéré.

Julian Prégardien est le second point focal de la distribution, ténor au grain doux et séducteur comme est son personnage de jeune bourgeois pimpant.

A l’opposé, Sandrina, Filippo et Nanni incarnent un milieu rural plus rustre, univoques dans leur attitude d’esprit, ce qui les rend peu intéressants malgré l’implication des interprètes.

Claire Debono (Vespina)


C’est donc la proximité et l’intimité du contact entre le public et la scène qui font la saveur de cette pièce, Jérémie Rhorer y animant son orchestre de manière simple et enjouée.

 
Par David - Publié dans : Saison 2008/2009
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Vendredi 2 janvier 2009 5 02 /01 /2009 09:46
Si l’accès à l’harmonie des œuvres lyriques et musicales est facile pour l’amateur résidant en région parisienne, il n’en va pas de même pour l’astronomie, la pollution lumineuse faisant radicalement barrage.

Il est vrai que la Lune et les planètes font exception.
Leur forte luminosité s’en accommode très bien et de plus, la pollution atmosphérique d’une grande ville comme Paris réduit les écarts de températures entre jour et nuit, ce qui a pour effet de réduire la turbulence atmosphérique.

Il suffit donc de s’équiper d’une bonne lunette astronomique (1) avec un rapport F/D supérieur à 8 et un diamètre minimum de 80mm (2)  pour profiter des objets les plus brillants de notre système solaire avec les plus forts grossissements (3) même en pleine ville.

(1) nettement préférable au télescope de par l‘absence d‘obturation centrale.
(2) bien garder à l’esprit que l’achromatisme de la lunette est de bonne qualité quand F/D > D en cm
(3) jusqu’à 1.5*D


Egalement, un télescope type Maksutov est idéalement dédié à l'observation planétaire car conçu avec des rapports F/D > 12 pour un prix comparable à une lunette de même diamètre.

En revanche pour les objets du ciel profond (amas, nébuleuses, galaxies, comètes), s’éloigner de la capitale s’avère nécessaire et le choix d’un autre type d’instrument également.
Les caractéristiques de la lunette astronomique conseillée ci avant pour l’observation planétaire n’offrent pas la meilleure luminosité possible pour les objets faiblement lumineux car un rapport F/D inférieur à 6.5 est indispensable (4).

(4) Pour atteindre le grossissement minimum G=D/6 le plus lumineux d’un instrument, il faut pouvoir avoir G=F/f = D/6 soit F/D = f /6 où f est la focale de l’oculaire et 6 l‘ouverture de la pupille de l‘œil en mm.
Comme les oculaires du marché ont des focales d’au plus 40 mm, le rapport F/D doit être inférieur à 6.5.



Le diamètre doit être le plus grand possible dans la limite de la transportabilité en voiture.
Alors si tout comme moi l’on attache d’abord de l’importance au plaisir de chercher par soi même les objets en étudiant précisément le ciel, et que l’on préfère la contemplation directe à la recherche de performances en astrophotographie, le télescope Dobson démontable est l’outil idéal avec un rapport surface / prix imbattable (5).

(5) 1,3 euro/cm2 pour un dobson de grand diamètre contre 2,5 euros /cm2 pour un télescope Newton standard et 5 euros /cm2 pour une lunette ou un télescope Maksutov.


Je me suis équipé d’un Dobson de diamètre 305mm et de focale 1524mm (D=F/5).
Il n’y a donc pas de monture équatoriale à régler, pas de système de pointage automatique, pas de motorisation : tout est manuel.
Seul un viseur laser point rouge d’intensité variable est fourni pour aider au pointage.



                                                           Dobson pointant vers Vénus

L’unique inconvénient est la nécessité de vérifier la collimation (alignement des miroirs primaire et secondaire) avant chaque utilisation.
Mais si l’on se limite aux objets diffus du ciel noir, seul le plus faible grossissement est utile (50 X avec un 305mm) et par conséquent la qualité d’image ne nécessite pas un réglage de haute précision.

Reste à déterminer le lieu d’observation.
Les cartes de pollutions lumineuses montrent que le Perche est une des régions les plus proches de Paris avec d’excellentes conditions de vues.

    Pollution lumineuse en région parisienne (bleu : ciel très bon, blanc/rose : ciel exécrable) et identification (en bas à gauche) d'une zone disposant d'un ciel de bonne qualité.

En route donc pour l’Orne, direction Longny-au-Perche. Après 150 km et 1h45mm de route depuis Paris, une petite route de forêt aboutit au Lieu dit « Le vieux village » près de La Lande-sur-Eure.
L’horizon est dégagé dans toutes les directions et il aisé d‘installer le matériel à proximité de cet axe peu fréquenté (environ 5 véhicules/heure).

  Localisation du site d'observation près de La Lande sur Eure

Samedi 27 décembre à 16H00 TU (17H00) le soleil se couche, Vénus resplendit dans une atmosphère sèche et froide (-2°C), puis la nuit noire tombe vers 18H00 TU (19H00) (6).

(6) si l'on définit la nuit noire comme la période où le soleil est à plus de 16° en dessous de l'horizon et que l'on évalue sa durée selon les saisons, cela donne :
Le 20 décembre : début 1h50mm après le coucher du soleil pour une durée de 12h20
Le 20 mars et 20 septembre : début 1h40 après le coucher du soleil pour une durée de 8h40
Le 20 juin : début 3h00 après le coucher du soleil pour une durée de 2h00


La voie lactée est bien visible, les Pléiades flashent, et au foyer du télescope l‘ensemble est comme une parure brillante et glacée dont l‘intensité n’est pas restituable en photographie.
C’est l’occasion de tester d’autres objets aisément reconnaissables à l‘œil nu comme la galaxie d’Andromède M31 ou l’amas ouvert NGC 7686.

Il n’est pas possible d’aller plus loin car j’ai sous estimé l’équipement nécessaire pour résister au froid notamment au niveau des pieds, mais la mission qui consistait à repérer un site facile d’accès pour les amateurs d’astronomie de la région parisienne est remplie.
 
Par David - Publié dans : Astres
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Jeudi 1 janvier 2009 4 01 /01 /2009 16:39

2009 est désignée Année Mondiale de l’Astronomie par les Nations Unies, 400 ans après les premières observations du ciel par l’Italien Galilée avec des lunettes rudimentaires.
Les manifestations des astronomes amateurs vont être nombreuses à cette occasion mais il est intéressant de revenir sur l’un des symboles de l’année 1609.


Lorsque les découvertes de Galileo Galilei, dit Galilée, paraissent en 1610 dans Sidereus nuncius « Le Messager Céleste», et sont complétées quelques mois après par d’autres observations, les hypothèses de Copernic sur l’Héliocentrisme sont renforcées (l‘apparence des phases de Vénus fournissent une preuve indiscutable).

Cependant, le premier savant moderne va se retrouver dans l’impossibilité de publier les résultats de ses recherches suite aux persécutions de l’Eglise Catholique et de sa Sainte Inquisition.
Sa condamnation en 1633 l’oblige à abjurer.

C’est donc aux Pays-Bas, Terre Protestante, que les travaux seront publiés et exploités.

Si la religion avait été la même sur tout le continent, les travaux auraient été totalement interrompus comme le rappelle l‘historien Tzvetan Todorov dans son dernier essai « La peur des barbares ».

La force de l’Europe, malgré ses antagonismes, réside donc dans sa pluralité garante d’une certaine liberté de pensée.

D’ailleurs, la première lunette construite par Galilée en 1609 fût une copie de celle proposée par un marchand hollandais d’origine allemande, Hans Lippershey.

1609 est ainsi bien un emblème des bénéfices de la pluralité et de l’ouverture aux influences extérieures.


Il est également fascinant de relever à quel point l’astronomie et la musique sont liées.

Dans « La République » , Platon, convaincu de la concordance entre l’âme humaine et l’âme de l’univers, affirme « Il semble, répondis-je, que comme les yeux ont été formés pour l'astronomie, les oreilles l'ont été pour le mouvement harmonique, et que ces sciences sont sœurs, comme l'affirment les Pythagoriciens, et comme nous, Glaucon, nous l'admettons, n'est-ce pas ? ».

Et plus étrangement, Vincenzo Galilei, publia à Florence en 1581 « Dialogo della musica antica e della moderne ».
Il y attaque notamment les théories sur la tonalité élaborées par son maître Gioseffo Zarlino.
Il fût membre de la « Camerata Florentina », groupe d’étude qui sera à l’origine de la création de l‘Opéra Italien.

Ses études sur l’harmonie de la musique révisent les théories musicales connues depuis l’antiquité (relations entre la tension d’une corde et ses fréquences de vibrations), et seront suivies d’expérimentations en 1588 auxquelles aurait pu assister son fils Galilée âgé de 22 ans.

Formé aux mathématiques, le futur savant aura donc hérité de son père musicien le goût pour la confrontation des théories à la réalité, esprit qui sera décisif quand à partir de 45 ans il tournera sa première longue vue vers le ciel.


Très curieusement, les théories musicales de Vincenzo et les théories astronomiques de Galileo vont se construire par rapport à celles d’un Philosophe grec, Aristote, mais de manière très différentes.

Ce sont les affirmations d’Aristote sur le chant comme principal vecteur d’imitation dans la Tragédie (La Poétique : « J'entends par "langage rendu agréable" celui qui réunit le rythme, l'harmonie et le chant »« En cinquième lieu vient la mélopée, partie la plus importante au point de vue du plaisir à produire ») qui orientèrent les musiciens de la Camerata Florentina vers la conception d’un art chanté.

En revanche, Galilée détruisit les théories d’Aristote sur les révolutions célestes (De Caelo et Mundo) qui impliquaient que tous les objets célestes gravitaient autour de la Terre, le centre du Monde.

L’Astronomie moderne et l’Opéra Italien se sont donc bien développés au même moment par une reprise des théories de l’Antiquité grecque notamment par la famille Galilei.
Une véritable démonstration de ce qu’est l’ouverture d’esprit : une remise en question des croyances à la lumière des preuves.
 
Par David - Publié dans : Astres
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Dimanche 28 décembre 2008 7 28 /12 /2008 18:32
Jeudi 01 janvier 2009 sur France 2 à 01H20
Aida (Verdi) Monumental Opera on Fire

Orchestre Philharmonique de Lvov, dirigé par Walter Haupt
Avec Iordanka Derilova

Jeudi 01 janvier 2009 sur TF1 à 02H30
Charles Aznavour et ses amis

Enregistré à l’Opéra Garnier le 17 février 2007
Par l’Orchestre Philharmonique d’Erevan

Jeudi 01 janvier 2009 sur France 2 à 11H15
Concert du Nouvel An à Vienne

En direct du Musikverein.
Philharmonique de Vienne dirigé par Daniel Barenboim

Jeudi 01 janvier 2009 sur Arte à 19H00
Concert du Nouvel An à Venise

Orchestre de la Fenice dirigé par Georges Prêtre

Lundi 05 janvier 2009 sur TF1 à 01H35
Le songe d’une nuit d’été (Britten)

Barcelone 2005. Mise en scène Robert Carsen.
Avec David Daniel, Ofélia Sala

Lundi 05 janvier 2009 sur Arte à 22H45
Clari (Halevy)

Avec Cecilia Bartoli (Zurich 2008)

Samedi 10 janvier 2009 sur Arte à 19H00
La Rondine (Puccini)

En direct du Metropolitan Opera
Avec Angela Gheorghiu, Roberto Alagna, Samuel Ramey
Direction Marco Armiliato

Lundi 12 janvier 2009 sur Arte à 22H30
Eugène Onéguine (Tchaikovski)

Enregistré à l’Opéra Garnier le 10 septembre 2008
Mise en scène Dmitri Tcherniakov
Solistes, Orchestre et chœurs du Théâtre du Bolchoï. Direction Alexander Vedernikov.
 
Dimanche 18 janvier 2009 sur Arte à 19H00
Les envolées de l´orgue avec Iveta Apkalna

Lundi 19 janvier 2009 sur Arte à 22H30
Musica : Paris, Berlin, Vienne
L'Europe de l'Opérette (1)

Mardi 20 janvier 2009 sur France2 à 00H55
Rolando Villazon chante Monteverdi
Festival de Saint Denis

Dimanche 25 janvier 2009 sur Arte à 19H00
Andreas Schiff joue Mozart au Teatro Olimpico (Vicence, Italie. 2008)

Lundi 26 janvier 2009 sur Arte à 22H30
Musica : Paris, Berlin, Vienne
L'Europe de l'Opérette (2)

Par David - Publié dans : TV Lyrique
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Jeudi 25 décembre 2008 4 25 /12 /2008 08:56
La Camerata Florentina

1569     Stimulés par l’état déplorable de la musique de leur temps, des poètes, musiciens et intellectuels créent l’Accademia delgli Alterati à Florence.

1576    Un groupe de l’Accademia (nommée la Camerata Florentina) se réunit pour étudier si les grandes tragédies grecques étaient écrites pour être chantées.

1591    Vincenzo Galilei, membre de la Camerata Florentine, décède après avoir formulé le premier un nouveau style musical : sur une simple ligne, le chanteur déclame son texte.
Son fils, Galileo, deviendra un des grands astronomes du XVIIième siècle. 
A partir de 1609, ce dernier va rendre compte des premières observations du ciel grâce à la lunette astronomique.

1598    Dafne, le premier opéra écrit sur un livret de Ottavio Rinuccini, est donné dans la demeure de Corsi (marchand et musicien qui accueillait la Camerata).

1600    Marie de Médicis épouse Henri IV. A cette occasion, Ottavio Rinuccini écrit « Euridice » pour lequel Peri et Caccini composent la musique.
Le Duc de Mantoue, Vincenzo Gonzaga, y assiste probablement accompagné par l’un de ses musiciens de cour : Claudio Monteverdi.

1600    Venise est excommuniée par l’Église romaine pour avoir banni les Jésuites.

1607    En février, Claudio Monteverdi crée « L’Orfeo » à Mantoue avec 38 instruments, chœurs, corps de ballet et 11 chanteurs.

1608    Monteverdi crée « Arianna » pour les noces du fils du duc. Le succès est plus grand mais seul le « Lamento d’Ariane » a survécu.

1613    Monteverdi est nommé maître de Chapelle à Saint Marc de Venise.


Le Drama per Musica se répand en Italie

1623    Rome : Urbain VIII (famille Barberini) monte sur le trône pontifical.

1624    Monteverdi compose « Le combat de Tancrède et de Clorinde », unique madrigal du musicien dont la partition a été conservée jusqu’à nos jours.

1625    Florence : Pour la visite du Roi de Pologne, la cité monte un Opéra Ballet « La liberazione di Ruggiero dall’ Isola d’Alcina » par Francesca Caccini.

1632    Rome : Inauguration de la Grande Salle du palais Barberini avec « Il Sant’ Alessi » de Landi, introduisant des personnages comiques pour détendre l’atmosphère.
Le librettiste, Giulio Rospigliosi, deviendra le Pape Clément IX en 1667.

1637    Venise : Avec le succès croissant du carnaval et un solide esprit mercantile, des familles investissent dans l’Opéra.
La famille Tron afferme le Théâtre San Cassino à deux musiciens, Ferrari et Manelli, qui y organisent une saison d’Opéras.
Le succès est éclatant.
Entre 1640 et 1680, 385 opéras seront donnés dans 16 à 17 théâtres paroissiaux.

1641    Bologne : « Le Retour d’Ulysse dans sa patrie » de Monteverdi est donné en même temps qu’à Venise.

1641    Venise : « La finta Pazza » de Sacreti devient l’un des opéras les plus populaires de Venise et est précurseur de l’Opéra Buffa de Naples.

1642    Rome : Création de « Il Palazzo incantation » sur une musique de Luigi Rossi et un livret de Rospigliosi.
Dans la capitale pontificale, l’opéra est une affaire d’homme, les rôles féminins étaient donc chantés par des castrats.

1643    En novembre, Claudio Monterverdi meurt après avoir créé pour le carnaval de Venise  « Le couronnement de Poppée », le dernier de sa série de trois opéras composés depuis 1640 ( le livret des « Noces d’Enée et de Lavinie » est malheureusement perdu).

1650    Naples : « Didone » de Pier Francesco Cavalli est représenté.

1668    Rome : Cavalli devient maître de Chapelle à l’église du doge.

1669    Mort de Pietro Antonio Cesti qui fût l’un des premiers ambassadeurs de l’Opéra par sa nomination comme maître de chapelle de l’Archiduc Ferdinand d’Autriche.


Les Opéras Vénitiens et Seria se propagent hors d’Italie

Au fur et à mesure, les chanteurs prennent une importance croissante et le rôle des récitatifs diminue.
Le scénographe le plus célèbre, Giacomo Torelli, imagine des dispositifs sophistiqués, grandioses et frappants.
L’Opéra Vénitien devient donc une forme d’art et s’implante à travers l’Europe, notamment en Allemagne, en Autriche et surtout en France.

Les artistes cherchèrent à faire de l’Opéra une expérience du merveilleux, tout le contraire des inventeurs qui étaient partis d’une forme d’art austère et classique.

Les grands castrats vont devenir les chanteurs les plus accomplis de tous les temps.

1713    Fin de la Guerre de Succession d'Espagne due à l'alliance dynastique de la France et de l'Espagne. La branche autrichienne des Habsbourg s'installe en Lombardie et en Toscane. L'Autriche remplace l'Espagne comme puissance hégémonique en Italie.

1722    Rome : Farinelli cloue sur place la salle lors d’un duel musical avec un des trompettistes.

L’ Empereur d’Allemagne Charles VI lui recommande de privilégier l’émotion, conseil qui vaut à l’artiste l’attachement de Philippe V d’Espagne.

1725    Scarlatti meurt à Madrid en ayant laissé 115 opéras remplis d’allusions pastorales évocatrices du rapprochement de l’homme et de la nature.
Il raffina à Naples les principaux éléments musicaux de l’Opéra Seria.
L’Aria « Da Capo », bien que de formule rigide, laissa toute liberté aux chanteurs pour y ajouter leurs ornementations.

1729    Metastase, ami d’enfance de Farinelli, devient le poète de la cour impériale de Charles VI.
Il fait sa carrière presque totalement à Vienne.
Hasse, Mozart, Gluck, Haendel, et même Meyerbeer avant de s’installer à Paris, utiliseront ses vers toujours très élégants.


L’Opera Buffa agite Naples

En réaction à l’Opéra Seria surchargé de sentiments artificiels et conformistes, l’Opera Buffa se développe à Naples.
Les personnages deviennent des protagonistes inspirés de la réalité.

1733    Pergolèse écrit le plus populaire de ses opéras : La Serva Padrona.
Il meurt à l’âge de 26 ans en laissant des œuvres aussi bien comiques que religieuses (le Stabat Mater).

Porpora, qui avait enseigné le chant à Farinelli, fonde une compagnie à Londres dans les années 30 pour concurrencer Haendel et dans les années 50 s’installe à Vienne où il compte Haydn parmi ses élèves.

Jommelli, Piccinni, Paisiello, Spontini seront les successeurs de cette école napolitaine.
Il y a une raison politique au succès de Naples : position stratégique en Méditerranée, elle fût choyée par ses occupants.

1734    La Guerre de Succession de Pologne fait rage. Après la défaite de Bitonto, les Autrichiens cèdent le Royaume de Naples aux Bourbon d'Espagne.

1737    Naples : Les Bourbons dépensent des sommes folles et construisent le Teatro San Carlo.

1741    Mort à Vienne de Vivaldi, qui laissera 45 opéras dont seul « l’Orlando Furioso » (1727) est joué régulièrement aujourd’hui.

1750    Venise : Il Mondo della Luna (Goldoni et Galuppi) marque une innovation majeure : le « Finale » dans lequel plusieurs intrigues se mêlent. Mozart et Rossini s’en inspireront.

1759    Farinelli se retire en Italie, immensément riche.
 
Par David - Publié dans : Histoire de l'Opéra
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Vendredi 19 décembre 2008 5 19 /12 /2008 20:12
Genèse de l’œuvre

Le jour de la création de Simon Boccanegra, Verdi reçoit les envoyés du maire de Rimini pour signer l’engagement de monter au mois d’août 1857 la version remaniée de Stiffelio.

Malgré les vers modifiés par Piave, le troisième acte divisé en deux, l’action transposée au XIIIième siècle, la musique d’Aroldo reste pour une bonne partie celle de Stiffelio.

Par contre, le prêtre est devenu un guerrier, d’une façon toute byronienne, créant quelques invraisemblances comme la citation des paroles de l’évangile.
 
Le soir du 16 août 1857, l’opéra laisse l’auditoire de Rimini froid.
Cela n’empêche pas les habitants de la ville d’organiser un grand dîner en l’honneur de Verdi que ce dernier va réussir pourtant à éviter.

Mais l’amour propre des habitants est satisfait : la gloire la plus étincelante de l’art musical italien a dignement inauguré  le théâtre de Rimini.

Aroldo

En 1187, la prise de Jérusalem par Saladin fournit le prétexte à Grégoire VIII pour déclencher la troisième croisade.

Le roi d’Angleterre, Richard Cœur de Lion, se distingue en battant les musulmans à Arsouf mais ne peut prendre Jérusalem.
Après la signature d’un traité avec Saladin, Richard rentre en terre anglo-saxonne dès octobre 1192

La trame de l’ouvrage de Verdi se situe en Angleterre en 1200 au château du Comte Egberto.
Sa fille, Mina, est mariée à Aroldo, seigneur du château de Kent, de retour de croisade avec Briano l’ermite qui lui a sauvé la vie.
Certains faits rapportés au guerrier, mis en rapport avec la disparition de la bague de sa femme, l’amène à soupçonner qu’elle le trompe.
Seul Egberto a compris que c’est avec Godvino.  Il signifie à Mina de ne rien dire à Aroldo de peur que cela ne le tue.

Il est même décidé à se débarrasser lui-même de l’amant tandis que celui-ci souhaite partir avec celle qu’il aime.
Aroldo apprend la vérité lors du duel entre Egberto et Godvino qu’il arrive à interrompre.
Malgré tout il propose à Mina de divorcer, ce qu’elle refuse jusqu’à ce que son père apparaisse souillé par le sang de Godvino.

Quelques temps plus tard dans une vallée écossaise, Aroldo rejoint Briano dans son ermitage. Mina et Egberto y arrivent eux aussi.
Le récit de leurs souffrances après l’exil d’Angleterre convainc enfin Aroldo d’accorder son pardon.
 
Par David - Publié dans : Verdi
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Samedi 13 décembre 2008 6 13 /12 /2008 12:04
Vladimir Jurowski et le London Philharmonic Orchestra
Concert du 12 décembre 2008 au Théâtre des Champs Elysées

Brahms : Concerto pour piano et orchestre n° 2 en si bémol majeur op. 83
Tchaïkovski : Symphonie n° 6 en si mineur op. 74 « Pathétique »

Vladimir Jurowski, direction
Nicholas Angelich, piano

Il arrive qu’un concert déconcerte et finalement déçoive, la « Romantique » de Bruckner menée triomphalement par Mariss Jansons, comme s’il dirigeait une machine de guerre, en est un récent exemple.

Et parfois la rencontre avec un moment d’unité se produit, sans trop saisir si cela provient autant de l’état d’esprit que du style interprétatif.
Cela se caractérise ici par les images mentales qui se forment sur les élans sensuels de l’orchestre dès le premier mouvement du concerto, le piano ferme de Nicholas Angelich créant une opposition presque terre à terre.
Passé les exacerbations de l’allegro, le toucher du clavier s’allie aux effleurements du violoncelle et à l’ampleur des ondoyances des cordes pour sublimer ce moment contemplatif en sensations lascives.

Dans la même veine, mais cette fois avec les reflets métalliques des cuivres qui s‘immiscent sans saturer la formation, on imagine dans l’ultime symphonie de Tchaïkovski un cœur noir qui éclate, une fureur qui s’extériorise à outrance.
A l’opposé, l’allegro vivace revient à un maniérisme presque maniaque et joueur, le regard ne décrochant pas des mains de Vladimir Jurowski.

De quoi sortir du théâtre pensif et complétement sonné.
 
Par David - Publié dans : Saison 2008/2009
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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /2008 21:29
Joyce DiDonato et les Talens Lyriques (Christophe Rousset)
Concert du 09 décembre 2008 (Salle Pleyel)


Georg Friedrich Haendel (1685-1759)
Teseo - "Dolce riposo" - "Ira, sdegni, e furore" – "O stringero nel sen" – "Moriro, ma vendicata"
Imeneo – "Ouverture" – "Sorge nell'alma mia'
Il Pastor Fido – "Chaconne"
Serse – "Crude furie"
Ariodante – "Scherza infida"
Rodrigo – "Vincer se stesso e la maggior vittoria"
Hercules – "Ouverture" – "Cease, ruler of the day" – "Where shall i fly?"

Direction Christophe Rousset

Il faut avouer que l’investissement scénique de Joyce DiDonato éclipse parfois l’attention qu’il faudrait apporter à sa technique et aux qualités propres à sa voix.

Ce récital est donc l’occasion d’y remédier.
Tout d’abord, la jeune femme est splendidement féminine. La remarque peut faire sourire mais nous sommes habitués à l’entendre dans des rôles masculins (Idamante, Roméo).

Passé l’effet de surprise, de ce récital purement Haendel vont se dégager trois temps :
il y a ces grands moments effervescents où les trilles se succèdent certes avec facilité, mais sur des reflets peu colorés notamment dus à une tessiture grave un peu trop légère.

Dans les passages de fureurs, le timbre se ponctue de stridences, s‘enlaidit, ce qui accentue le contraste avec la beauté physique de la chanteuse tout en lui donnant une dimension encore plus étrange.


                                                                                               Joyce DiDonato

Alors qu’au contraire dans les airs où le temps s’arrête, c’est un déploiement vocal d’une projection superbe dans cette salle aussi froide, des aigus aériens d’une souplesse facile qui rendent par exemple l’air d’Ariodante sans doute moins subtilement fouillé et rageur que ne le faisait Anne Sophie von Otter à Garnier, mais augmenté d’une candeur qui lui sied bien plus.

Très à l’aise sur scène et généreuse lorsqu’il s’agit d’offrir son énergie, Joyce DiDonato surprend aussi par ce petit côté inclassable entre mezzo et soprano et par l’originalité qui consiste à posséder à la fois un vrai don théâtral et des atouts pour le bel canto.

En bis « Ombra mai fu" (Serse) et "Dopo notte" (Ariodante) concluent une soirée « intense », comme elle le dira elle même, mais quand on y repense Christophe Rousset et les Talens Lyriques auront paru bien sages.
 
Par David - Publié dans : Saison 2008/2009
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Dimanche 30 novembre 2008 7 30 /11 /2008 09:51
Lundi 01 décembre 2008 sur TF1 à 02H50
Le Trouvère (Verdi)

Festival de Bregenz 2006. Avec Zeljko Lucic, Iano Tamar, Marianne Cornetti, Carl Tanner, Giovanni Batista Parodi, Orchestre Symphonique de Vienne, Thomas Rösner (direction), Robert Carsen (mise en scène), Paul Steinberg (décor)

Mardi 02 décembre 2008 sur France 2 à 01H25
Orlando Furioso

Jean-Christophe Spinosi joue les opéras de Vivaldi

Dimanche 07 décembre 2008 sur France 3 à 01H35
Elektra (Strauss)

Enregistré à l’Opéra Bastille en 2005 avec Deborah Polaski, Felicity Palmer, Eva-Maria Westbroek direction Christoph von Dohnanyi

Dimanche 07 décembre 2008 sur Arte à 19H00
Don Carlo (Verdi)

En direct de la Scala de Milan avec Furlanetto, Filianoti, Jenis, Kotscherga, Cedolins, Zajick, direction Daniele Gatti.

Lundi 08 décembre 2008 sur TF1 à 02H40
Le songe d'une nuit d'été (Britten)

Grand Théâtre du Liceu à Barcelone 2005 avec David Daniels, Ofélia Sala direction H. Bicket

Dimanche 14 décembre 2008 sur Arte à 19H00
Centenaire Olivier Messiaen

Turangâlila-Symphonie, direction Myung-Whun Chung
Concert enregistré le 3 octobre 2008 Salle Pleyel

Lundi 15 décembre 2008 sur TF1 à 02H40
Manon (Massenet)
Avec Anna Netrebko, Rolando Villazon, Christof Fischesser, Alfredo Daza, Rémy Corraza, Arttu Kataja. Direction Daniel Barenboim
Enregistré au Staatsoper Unter den Linden en 2007
 
Lundi 15 décembre 2008 sur Arte à 22H45
La liturgie de Cristal, portrait d'Olivier Messiaen

Réalisation : Olivier Mille

Vendredi 19 décembre 2008 sur France 3 à 23H25
L´heure de... Rudolf Noureev

15ème anniversaire de la mort du danseur et maître de danse à l'Opéra de Paris,

Dimanche 21 décembre 2008 sur Arte à 19H00
Récital de Juan Diego Florez:

Bel Canto Spectacular (Baden Baden, novembre 2008)

Lundi 22 décembre 2008 sur Arte à 22H45
Cecilia Bartoli évoque Malibran

Documentaire

Mardi 23 décembre 2008 sur France 2 à 01H25
L'Etoile (Chabrier)

Sir JE Gardiner / J. Deschamps et M. Makeïeff, production de l'Opéra-Comique 2007

Mercredi 24 décembre 2008 sur Arte à 19H00
Soirée de Noël Christmas in Vienna 2008

Concert de gala traditionnel avec Elina Garanca, Genia Kühmeier,Juan Diego Florez, Paul Armin Edelman, José Cura, Eteri Lamoris.
    
Jeudi 25 décembre 2008 sur France 3 à 15H00 (durée 1h15)
Raymonda

Ballet de l'Opéra National de Paris

Jeudi 25 décembre 2008 sur Arte à 19H00
Cecilia Bartoli

Récital de Barcelone

Jeudi 25 décembre 2008 sur France 2 à 22H35
Musique au coeur cinq étoiles (Eve Ruggieri)

Avec Natalie Dessay, Philippe Jarrousky, Véronique Gens, Jean Christophe Spinosi
 
Vendredi 26 décembre 2008 sur Arte à 00H35
Messe en si mineur (Bach)

Avec Joyce DiDonato, Ruth Ziesak

Samedi 27 décembre 2008 sur Arte à 19H00
Noël à Amsterdam 2008

Concert de l'Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam. Direction Mariss Jansons avec Elina Garanca, mezzo soprano. Enregistré le 25 décembre 2008

Dimanche 28 décembre 2008 sur Arte à 19H00
Rossini: La petite messe solennelle, 1866.

Avec Alexandrini Pendatchanska, Carmen Oprisanu, Sefano Secco, Mirco Palazzi.
Riccardo Chailly, direction. Concert enregistré à Leipzig les 6 et 7 novembre 2008.
 
Mardi 30 décembre 2008 sur France 2 à 00H55 (AC)
La Traviata (Verdi)

S. Cambreling / C. Marthaler, production de l'Opéra National de Paris

Mercredi 31 décembre 2008 sur Arte à 19H00
Reveillon en direct de l'Opéra Bastille
Un programme de fête mêlant danse et musique avec L’oiseau de feu de Stravinsky et Le boléro de Ravel chorégraphiés par Béjart, La danse slave de Dvorak...
 
Mercredi 31 décembre 2008 sur Arte à 21H00
Tosca (Puccini)

Direction Z. Mehta, film tourné en décors naturels à Rome, 1992

Mercredi 31 décembre 2008 sur Arte à 22H50
Concert de la Saint Sylvestre en direct de Säo Paulo

Direction musicale : John Neschling
Avec : Coro da Osesp, Banda Mantiqueira, Mônica Salmaso (2008, 1h30mn). Présenté par Gustav Hofer
Un programme de fête sur des musiques brésiliennes et latino-américaines d’Heitor Villa-Lobos, João Bosco, Astor Piazzolla, etc. 
 
Par David - Publié dans : TV Lyrique
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Samedi 29 novembre 2008 6 29 /11 /2008 16:06

Fidelio (Ludwig van Beethoven)
Représentation du 28 novembre 2008 (Garnier)

Direction musicale Sylvain Cambreling
Mise en scène Johan Simons
Dialogues de Martin Mosebach

Don Fernando Paul Gay
Don Pizarro Alan Held
Florestan Jonas Kaufmann
Leonore Angela Denoke
Rocco Franz-Josef Selig
Marzelline Julia Kleiter
Jaquino Ales Briscein



L’article sur la Présentation de Fidelio est une introduction à ce spectacle.

On ne pouvait pas trouver opéra plus proche de notre actualité que celui là, que ce soit à propos du problème de surpopulation carcérale en France et des conditions de détentions amenant certains prisonniers au suicide, ou bien encore plus inquiétant, la manière dont la grande démocratie américaine autorise la torture (bien entendu hors de son territoire) à Guantanamo ou Abu Ghraid, en totale contradiction avec les principes fondamentaux de la déclaration universelle des droits de l’homme.

Nous savons également que beaucoup de citoyens préfèrent fermer les yeux sur ces sujets, et élire des hommes politiques d’abord sur leur capacité à améliorer leur petit confort quotidien, même si ce dernier est déjà largement supérieur à celui des 9 dixièmes de la population mondiale.

Pour ce Fidelio, Sylvain Cambreling a donc rétabli la structure de Leonore (air, duo, trio, quatuor), ce qui laisse plus de temps et de cohérence à la construction des liens entre Jaquino, Marzelline, Rocco et Fidelio.


Le texte de Martin Mosebach marque une première idée sous-jacente : « la prison est pour nous atelier, bureau et machine ». La prison est dans la quotidienneté et le spectateur est ici pris à parti.


 Angela Denoke (Fidelio)


Les chanteurs évoluent dans un espace restreint (le poste de surveillance ressemble à une cage) sans lumière naturelle, et scéniquement Johan Simons insiste sur leur mal-être, leurs gestes conditionnés, commandés ou bien limités par leur univers.
 

Bien que Julia Kleiter et Ales Briscein tiennent des personnage simples, leur interprétation est sans reproche.

L’arrivée de Don Pizarro est portée par un Alan Held féroce, avec une voix « coup de poing » qui concoure à faire du gouverneur un homme en rapport violent avec l’autre comme preuve de sa liberté conquise.
La convergence scénique, vocale et orchestrale dans son air implacable est une réussite indiscutable.

             Jonas Kaufmann (Florestan)

  

Petit à petit, la scène se retrouve rayée de toute part par les ombres des barreaux de la prison, jusqu’à l’ouverture sur la cour des prisonniers, illuminée par une lumière naturelle devenue leur seul espoir.

Dans tout ce premier acte, Sylvain Cambreling donne une épaisseur à la musique et une expressivité théâtrale sans relâche assez inattendue car l’on imagine mal en 1H30 qu’il n’y ait quelques passages qui traînent (critique qui avait été faite à Beethoven).
Ce n’est pas le cas ici et il faut en être reconnaissant au chef.

Angela Denoke est d’ailleurs une Leonore émouvante rien que par son regard (et l‘on fait grâce à Simons d‘avoir aussi bien magnifié son humanité), et dans son timbre se mélangent froideur et profondeur psychologique.
Elle ne cède qu’à quelques aigus qui pourraient être plus puissants et lancés plus sèchement.

Alors naturellement, l’ouverture du IIème acte saisit la salle entière, car Cambreling accroit la tension à partir d'une atmosphère déja bien préparée au Ier acte.
Il est impossible de ne pas penser que la capacité de la peinture musicale à décrire le milieu dans lequel est détenu Florestan, ainsi que sa détérioration intérieure, donne à Beethoven un demi siècle d’avance (Verdi et Wagner n’étaient âgés que d'un an en 1814!).
 
Sous une lampe éblouissante, le prisonnier politique est ici livré à des spasmes où l’on pressent que le passage à l’état animal est proche.
Jonas Kaufmann souffle un « Gott! », non pas hurlé, mais piano pour ensuite l’enfler progressivement et le projeter dans un temps hors du commun.
Désolé pour les fans de son physique, il est ici aveugle, les yeux bandés, et il faudra attendre la fin pour voir son visage.


                                                                                      Jonas Kaufmann (Florestan)


Sa voix puissante, au médium riche, et sa passion visible du théâtre dessinent un homme déchiré qu’il faut absolument avoir vu. Le jeu, fouillé et subtile, évite toute dérive vers l’exposition de bête de foire.


Franz-Josef Selig est un Rocco très intéressant par les ambiguïtés de l’humanité que suggère son timbre, passant du grave large à la douceur de la voix de tête. Parfois celle ci perd ses couleurs mais cela ne gêne pas outre mesure. Il représente ici l’homme désireux d’améliorer son quotidien quitte à devenir l’instrument de l’oppresseur.

 

Le texte de Mosebach devient dans cette partie une dénonciation de la logique du pouvoir, pour lequel compte d'abord le fonctionnement de son système au mépris de la vie humaine.

Simons n'épargne aucun détail pour succiter l'effroi jusqu'aux craquements du plancher, seule musique sur laquelle Pizarro élabore son plan d'extermination.


Alors quand arrive le Ministre, Paul Gay paraît un peu terne, ce qui quelque part convient car son rôle de gouverneur n’en sort pas grandi quand il se tient droit face à la salle, consterné par la responsabilité qu’il a eu dans ce drame.
 
La scène finale est une exaltation de l’espérance, la montée du chœur s’accompagnant de manière plutôt attendue d’une lumière qui offre une vision magnifique sur tout le public de Garnier, mais une ombre reste sur les solistes, le gouverneur désemparé, et le couple uni dans la douleur.


 Angela Denoke (Fidelio) et

Jonas Kaufmann (Florestan)


La direction de Sylvain Cambreling, violente et à charge débridée, est sur ces dernières minutes excessive.

Il est rare de voir l'ensemble de l'orchestre applaudir autant les artistes d'autant plus que l'angoissant second acte incite à la retenue.

 

Par David - Publié dans : Saison 2008/2009
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