Vendredi 01 février 2008 sur
France 2 à 01H25
Musique au Cœur (rediffusion)
Eve Ruggieri reçoit Roberto Alagna, Cecilia Bartoli, Natalie Dessay, Patricia Petibon
Samedi 02 février 2008 sur France 3 à 23H15
L’Heure de l’Opéra : Tosca de Puccini
A l'occasion des 150 ans de la naissance du compositeur italien d'opéras.
Puis à 00H15 Giacomo Puccini,
Tosca (1900)
Production du Teatro Real de Madrid, 2004. Avec Daniela Dessi (Tosca), Fabio Armiliato (Mario), Ruggero Raimondi (Scarpia)... Maurizio Benini,
direction
Dimanche 03 février 2008 sur Arte à 19H00
En direct de la Folle Journée à Nantes
Depuis la Cité des Congrès de Nantes, Folle Journée 2008: "Franz Schubert dans tous ses états"
Lundi 04 février 2008 sur TF1 à 02H35
La Belle
Musique de Tchaïkovski, Par
les ballets de Monte Carlo
Mardi 05 février 2008 sur France 2 à 01H20
La Waldbühne
Oeuvres de Tchaïkovski par le Philharmonique de Berlin.
Direction Sir Simon Rattle
Dimanche 10 février 2008 sur Arte à 19H00
Transcription (s)
Fondé par Laurence Equilbey en 1991, le choeur Accentus réunit 32 solistes dont le répertoire concerne les oeuvres a capella.
Au programme: Agnus Dei de Samuel Barber, oeuvres de Ravel, Wagner, Mahler et Schubert
Lundi 11 février 2008 sur TF1 à 03H20
Mireille (Gounod)
Par le ballet de l'Europe.
Mercredi 13 février 2008 sur France 3 à 20H30
Victoires de la musique
Soirée en direct, depuis la Halle aux grains de Toulouse. Présentée par Frédéric Lodéon
Samedi 16 février 2008 sur Arte à 19H30
Journée spéciale Tous à l´Opéra
Christoph Willibald Gluck, Orphée et Eurydice
Opéra en direct du Palais Garnier à Paris. Réalisation: Vincent Bataillon (2007, 2h10 mn).
Dimanche 17 février 2008 sur Arte à 19H00
Transcription (s)
Fondé par Laurence Equilbey en 1991, le choeur Accentus réunit 32 solistes dont le répertoire concerne les oeuvres a capella.
Au programme: L'hiver des Quatre Saisons de Vivaldi, oeuvres de Debussy, Ravel, Prokofiev, Malher, Chopin, retranscrites pour choeur par plusieurs compositeurs contemporains.
Mardi 19 février 2008 sur France 2 à 00H40
L'Elixir d'Amour (Donizetti)
Enregistré à Bastille avec Paul Groves, Heidi Grant-Murphy, Laurent Naouri.
Direction Edward Gardner
Samedi 23 février 2008 sur France 3 à 00H20
Le Voyage à Reims (Rossini)
Enregistré au Châtelet.
Valery Gergiev dirige le choeur et l'orchestre du Théâtre Mariinski de Saint Petersbourg
Lundi 25 février 2008 sur France 3 à 22H35
Eldorado/Preljocaj
Documentaire
Mardi 26 février 2008 sur France 2 à 1H10
Gianni Schicchi (Puccini)
Avec Patricia Ciofi, Alessandro Corbelli, Elena Zilio
Direction Seiji Osawa
Enregistré à l'Opéra Garnier en 2004
Mardi 26 février 2008 sur Arte à 19H05
Arte en Corée du Nord
L'Orchestre philharmonique de New York à Pyongyang
Direction Lorin Maazel
par David
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TV Lyrique
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Cardillac (Paul Hindemith)
Répétition générale du 26 janvier 2008 à l’Opéra Bastille
Cardillac Franz Grundeber
Die Tochter Angela Denoke
Der Officier Christopher Ventris
Die Dame Hannah Esther Minutillo
Der Kavalier Charles Workman
Der Goldhändler Roland Bracht
Der Anführer der Prévoté David Bizic
Direction musicale
Kazushi Ono
Mise en scène André Engel
Chef des chœurs Winfried Maczewski
Repris pour 5 représentations seulement du 29 janvier au 16 février, Cardillac n’est évidemment pas une
œuvre facile musicalement. Elle possède néanmoins des points d’accroches, le charme nocturne de la chambre de la dame, le touchant échange de Cardillac et sa fille emprunt de reproches ou bien le
quatuor du IIIième acte.
Angela Denoke (La fille)
Vient s’y ajouter un chœur superbement dirigé par Winfried Maczewski où la difficulté consiste à faire suivre par les voix les mouvements de la
foule sans repère mélodique particulier. L’effet est très impressionnant.
Nous retrouvons donc Charles Workman avec un superbe
timbre de rêveur passionné, H.E Minutillo en Dame totalement accomplie, Christopher
Ventris qui laisse présager un Parsifal fascinant de vaillance juvénile et Angela Denoke surprenante dans un rôle de jeune femme qui cherche à se libérer d’elle-même.
Franz Grundeber fait de Cardillac un homme moins inquiétant qu’il ne pourrait l’être accentuant
ainsi l’étrange fascination de l’Officier pour l’artiste que la fille de l’orfèvre a bien du mal à contrer.
La Dame (Hannah Esther Minutillo) dans sa chambre
La mise en scène d’André Engel, par son souci du détail et son esthétique cinématographique est un élément de séduction qui compte. Kazushi
Ono devrait par ailleurs proposer une lecture plus poétique qu’agressive.
Voir également la présentation du spectacle.
par David
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Saison 2007/2008
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Die Frau ohne Schatten (Richard Strauss)
Représentation du 24 janvier 2008 à l’Opéra Bastille
Der Kaiser Jon Villars
Die Kaiserin Eva-Maria Westbroek
Die Amme Jane Henschel
Barak Franz Hawlata
Sein Weib Christine Brauer
Direction musicale Gustav Kuhn
Mise en scène Robert Wilson
Avec « La Femme sans Ombre », Richard Strauss et Hugo von Hofmannsthal amènent l’homme à
se confronter à sa propre humanité.
Autant dire qu’avec Bob Wilson à la mise en scène, l’intrigue prend une dimension interrogative supplémentaire.
La symbolique se manifeste parfois de manière évidente comme la magnifique chevelure soigneusement peignée de l’impératrice impressionnante de
féminité.
Jane Henschel (la Nourrice)
Mais que dire de l’omniprésence de la sphère ? Elle apparaît la première fois lorsque la Nourrice s’en empare avant de quitter Le Messager pour répandre ainsi le « Désir de
vie ».
Ce désir est donc éternel, d’origine divine mais contient aussi une part maudite.
Et chacun se retrouve ainsi esclave d’aspirations différentes, l’Impératrice
pour l’Ombre (c'est-à-dire la Maternité), l’Empereur pour le faucon rouge (la Puissance passée ?), Barak pour sa femme et la nourriture et enfin la Teinturière pour cet homme qu’elle a en
tête.
A ce propos, comment considérer le souvenir d’un être aimé réveillé par la Nourrice dans la tête de la Teinturière ? Serait-ce un obstacle que la vie lève face à chacun, l'empêchant ainsi
d'aimer l'autre ?
Avec beaucoup de force, les trois veilleurs exhortent les hommes à s’aimer les uns les autres plus que leur propre vie.
Le chemin pour y arriver est clair : l’escalier de la connaissance relie le Ciel à la Terre.
Il peut être blanc ou noir selon que l’issue sera le bonheur ou la chute vers les ténèbres.
Un des plus beaux moments que nous réserve Wilson est la prise de conscience par l’Impératrice de l’inhumanité de son attente vis-à-vis de La Femme.
Les lumières de sa conscience surgissent de sa chambre noire devenue tombe. Elle refuse finalement de prendre l’Ombre.
Elle accepte alors de traverser la Porte – deux barres verticales – passage qui l’invite à faire face à son choix avec toute l’angoisse que cela induit.
Si les quatre personnages gagnent au tableau final leur humanité, Bob Wilson fait aussi revenir la Nourrice au milieu des enfants. Comme si la
Tentation manipulatrice restait présente.
Après ces quelques éléments de décryptage allégorique qui méritent d’être bien plus enrichis, pas question de passer sous silence l’interprétation musicale.
L'Impératrice
Tout le monde s’accorde sur l’Impératrice d’Eva-Maria
Westbroek, émouvante, puissante et donc à la fois humaine et surnaturelle.
Un peu trop timide, Christine Brauer est
cependant une Teinturière très digne et domine un Barak auquel Franz Hawlata colore le timbre d’un grain séduisant et très identifiable. Le
chanteur paraît cependant manquer de punch, le souffle s’écourte un peu trop souvent bien que la bonté du Teinturier n’en souffre nullement.
Jane Henschel, irréprochable de présence et de force est possédée par un rôle qu’elle maîtrise admirablement même dans la vision de Wilson dont la
gestuelle fixe est si difficile à acquérir.
Il est vrai que l’Empereur est pathétique, alors à ce titre nous pouvons dire que Jon Villars serait vocalement d’une vérité dramatique indéniable
s’il ne donnait l’impression d’une certaine extériorité au rôle (ou à la mise en scène).
De plus, le grand air du second acte ne mérite pas un chant aussi murmuré ni un si faible relief musical
car la violence du discours aurait du inciter Gustav Kuhn à sortir de son interprétation plutôt intimiste et déchaîner des sentiments trop
faiblement perçus.
L'Empereur (Jon Villars)
C’est un peu dommage car sinon la direction du chef est défendable en ce sens qu’elle participe à l’atmosphère méditative et mystérieuse du spectacle.
Il privilégie la fluidité et la lenteur en accord avec les très belles impressions lumineuses plutôt que le relief et le détail.
Et c’est sans doute ce que certains lui reprocheront.

L'Impératrice (Eva-Maria Westbroek)
par David
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Saison 2007/2008
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Véronique (André Messager)
Représentation du 21 janvier 2008 au Théâtre du Châtelet
Hélène de Solanges (Véronique) Amel
Brahim-Djelloul
Florestan de Valaincourt Dietrich Henschel
Agathe Coquenard Ingrid Perruche
Gaston Coquenard Laurent Alvaro
Ermerance de Champ d'Azur Doris Lamprecht
Séraphin Sébastien Guèze
Loustot Gilles Ragon
Tante Benoît Catherine Hosmalin
Direction musicale Jean-Christophe Spinosi
Mise en scène Fanny Ardant
A première vue, l’histoire de Véronique n’est que banale. Une jeune fille découvre que son futur époux aime la femme d’un fleuriste. Seulement, endetté jusqu’au cou, Florestan se résigne au
mariage de raison.
Tout le premier acte chez le fleuriste Coquenard met en place l’intrigue, sorte de défilé de personnages surexcités, comédiens dans la comédie, finalement à l’image
d’un Ingrid Perruche (Agathe)
milieu mondain léger et en perpétuelle représentation.
D’emblée Fanny Ardant ne se pose aucune limite, les personnages les plus excentriques se pavanent avec une débauche de costumes et de couleurs, le spectateur en a plein la vue et
se demande tout de même combien de temps cela va durer !
Heureusement,
les deux parties suivantes réservent de très beaux moments de vérité que ce soit le duo entre Florestan et Véronique ou bien la complainte d’Ermerance considérant sa réelle solitude. Et tout cela
sans que le sérieux ne prenne le dessus.
Visuellement, le deuxième acte à Romainville est le plus réussi si l’on considère la fusion impeccable entre la vidéo illustrant les
paysages de campagne, et les décors et lumières de la scène.
La mise en valeur de la vie dans tous les tableaux de cette œuvre ( plein de choses se passent dans les vidéos) est également une constante qui ne surprend guère chez une femme aussi passionnée
que Fanny Ardant.
Bien que la dynamique musicale ne soit particulièrement accentuée au premier acte, la direction de Jean-Christophe Spinosi se
fond très bien dans l’ensemble.
Amel Brahim-Djelloul (Véronique) et Dietrich Henschel (Florestan)
Tous les artistes sont excellents acteurs. Laurent Alvaro est nettement le plus sonore, Dietrich Henschel exprime les plus beaux sentiments,
Doris Lamprecht nous réjouit de sa drôlerie, Ingrid Perruche s’amuse sans complexes et Amel Brahim-Djelloul évoque tant l’espièglerie d’Audrey Hepburn qu’elle achève de faire de cet Opéra Comique une transposition vivante et très élégante des comédies américaines des
années 50-60.
Sans doute n'est-ce qu'un hasard si Fanny Ardant ressitue l'histoire en 1953 qui est aussi l'année où l'actrice d'Hollywood reçoit son premier Oscar.
Scène finale à l'Opéra
par David
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Saison 2007/2008
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Genèse de l’œuvre
A présent la vie de Verdi prend un nouveau chemin. Après s’être procuré l’indépendance morale et matérielle qui lui permet de vivre sans obligations envers personne, il se consacre tout entier à
son amie La Strepponi.
Pour lui faire plaisir il loue une petite maison à Passy.
En février 1848, le peuple de Paris se soulève. Immédiatement Vienne et Berlin, puis Palerme, Milan, Messine, Bologne, Brescia, Rome, Venise
suivent.
Dans la précipitation, Verdi achève en mars 1848 « I Corsaro », dernier opéra qu’il doit au bien peu scrupuleux éditeur Lucca.
Comme pour I
Due Foscari , le livret s’inspire d’une pièce de Byron
« Le Corsaire », héros fait plus pour l’action que la méditation mais se sentant isolé vis-à-vis de ses
semblables.
Francesco Maria Piave reste fidèle au romantisme du poète ce que n’avait su faire Ferreti pour l’Opéra « Le
Corsaire» de Pacini très vite oublié.
Verdi abandonne alors l’œuvre à son destin.
Lucca décide que l’œuvre sera montée au Teatro Grande de Trieste le 25 octobre 1848.
Verdi ne prend même pas la peine de se déplacer ce qui vaut à l’ouvrage un accueil glacial et des réactions outragées. Il apprend ainsi par la presse qu’ayant rempli ses poches de guinées
anglaises et de francs français, il pourrait peut-être se payer le luxe d’étudier un peu les classiques.
I Corsaro
Au début du XIXième siècle, l’empire Ottoman s’étend toujours de l’Afrique du Nord à l’Europe Sud Orientale bien que les offensives des Européens aient déjà enclenché sa
désagrégation.
En 1822, l’insurrection grecque initiée en Epire se propage et l’indépendance est proclamée.
Le sultan Muhammad Ali réagit en envoyant une flotte de 63 navires de guerre et 100 bâtiments de transports à laquelle ne peuvent résister les révoltés.
Cela attire la sympathie de l’opinion européenne qui envoie aux insurgés de l’argent, des armes et des volontaires. Parmi eux, Lord Byron, romantique
rongé par le mal de vivre et en quête d’une cause enthousiasmante, se rallie à eux et meurt probablement de fièvre lors du siège de Missolonghi.
La flotte turco-egyptienne est défaite plus tard à Navarin par l’escadre anglo-franco-russe et la Grèce devient indépendante en 1830.
La trame d’I Corsaro ne fait référence à aucun évènement marquant de l’histoire mais devrait se situer vers 1810.
Sur une île de la Mer Egée le chef des corsaires, Corrado, informé par un espion grec prépare ses troupes à mener une expédition contre la flotte musulmane basée dans le port de Corone (sud du
Péloponnèse). Ce projet inquiète Médora mais elle ne peut le retenir.
Pendant ce temps, à Corone, le Pacha Seid est également sur le point de lancer un raid contre les corsaires. Il se fait cependant surprendre, ses navires sont incendiés mais il réussit à réunir
ses troupes alors que Corrado cherche à sauver les femmes des flammes. Le héros est arrêté.
Gulnara, la favorite du harem, s’éprend de lui et l’aide à s’échapper après avoir poignardé le sultan.
Malheureusement, à son retour dans les îles, sa fiancée le croyant mort se suicide et lui-même met fin à ses jours.
par David
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Verdi
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Genèse de l’œuvre
Après deux représentations d’ « I Masnadieri», Verdi se fait remplacer à la direction musicale et rentre à Paris.
Malgré son dédain pour la superficialité parisienne, il accepte de répondre aux sollicitations des directeurs de l’Opéra.
« I Lombardi » n’a pas encore été représenté en France, c’est donc l’occasion d’en faire une adaptation.
La tâche de nettoyer cet Opéra incombe aux librettistes Alphonse Royer et Gustave Vaëz.
Les 11 scènes des Lombards sont réduites à 7, les croisés Lombards deviennent français, Milan se change en Toulouse.
Il n’en peut plus de Paris. Pourtant ce désespoir s’éclipse lorsque qu’il retrouve La Strepponi (voir Oberto et
Nabucco) installée depuis un an dans la capitale. Désormais ils ne se sépareront plus.
Les répétitions de « Jérusalem » durent deux mois et Verdi se félicite de ne plus reconnaître Les Lombards.
Seulement, l’accueil le 26 novembre 1847 est plutôt froid.
Les évènements politiques en sont sans doute la cause.
La population ne supporte plus la monarchie autoritaire de Louis Philippe et les députés corrompus du ministère de François Guizot.
D’autant plus que la crise économique commencée en 1846 aggrave la situation.
En février 1848, une manifestation effraie la garde qui tire : bilan 16 morts.
Paris s’enflamme, le roi fuit, la monarchie s’effondre. Un gouvernement provisoire s’installe.
Les violences se poursuivent jusqu’en été puis une nouvelle République jaillie.
Louis Napoléon Bonaparte en devient le prince-président le 10 décembre 1848.
Jérusalem
Si le contexte historique de « Jérusalem » est le même que celui d’ « I Lombardi » le livret est totalement modifié. L’action débute à Toulouse d’où partit la seconde armée de
croisés sous la direction du Comte Raymond de Saint-Gilles et du légat du Pape.
La trame principale de l’Opéra est l’histoire de Gaston, amant d’Hélène, la fille du Comte Raymond.
Celui-ci a été grièvement blessé par erreur lors d’un attentat commandité par son frère Roger.
Horrifié d’avoir atteint son propre frère, il réussit tout de même à faire accuser Gaston, condamné à l’exil.
Roger part en Terre Sainte et entame une vie d’ermite.
Fait prisonnier à Ramla par l’Emir de la ville, Gaston y retrouve sa fiancée Hélène, partie à sa recherche et arrêtée elle aussi par les troupes arabes.
Le Comte Raymond réussit à prendre la cité, et retrouve Gaston qu’il condamne à mort.
Roger fournit alors à son frère les armes nécessaires à la prise de Jérusalem où l’intrigue se conclut.
« Jérusalem » sera encore remanié dans la traduction italienne de Calisto Bassi intitulé « Gerusalemme ».
Mais l’accueil sera franchement froid, les Italiens préférant de loin « I Lombardi ».
par David
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Verdi
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Genèse de l’œuvre
Dans les derniers jours de mai 1847, Maffei a presque terminé « I Masnadieri ».
Avec sa première pièce, le poète Schiller (1759-1805) exprime sa révolte contre la tyrannie du Duc de Wurtemberg.
Ici il ne fonde pas l’idéal de Liberté sur la destruction du passé mais sur le renouvellement spirituel de l’individu.
Le 13 janvier 1782, Mannheim accueille « Les Brigands » dans un délire incroyable.
De cette violente critique de la société, Andrea Maffei ne retient pourtant rien et concentre l’opéra uniquement sur la rivalité entre deux frères.
Pendant ce temps, à Londres, Lumley attend anxieusement le compositeur. C’est en effet le premier opéra qui soit exprès écrit pour Londres par un compositeur italien moderne.
Une grande musicienne attend également Verdi au Théâtre de la Reine : La Lind.
Même si ce dernier trouve sa virtuosité un peu datée, il a un point commun avec elle : elle déteste le milieu du théâtre.
Dans le même temps le Covent Garden, dirigé par Costa, peine et jalouse la relation privilégiée du théâtre concurrent avec Verdi et la Lind.
A force de limiter les représentations du maestro italien et de mal accompagner la Lind, il finit par faire faillite.
Les répétitions d’ « I Masnadieri » commencent alors mi-juillet.
La Reine Victoria a même donné vacance au parlement pour assister à la première représentation.
Celle-ci a lieu le 22 juillet 1847 et est accueillie très favorablement.
Pour Verdi c’est aussi l’heure du mûrissement, le moment de se détacher de ces années qu’il a passé à travailler dur pour oublier les chagrins qui l’ont attristé.
I Masnadieri
En 1648, les traités de Westphalie signent la fin de la guerre de 30 ans.
Les Habsbourg d’Espagne et d’Autriche ont perdu leur guerre d’hégémonie contre la France et les Provinces-Unies.
L’Empire allemand s’effondre et se retrouve émietté en quelques trois cent cinquante principautés, évêchés et villes franches ayant chacun son souverain défendant jalousement son
pouvoir.
La cruauté et le mépris de la vie humaine de ces princes allemands suscitent l’indignation.
Le duc de Wurtemberg interdit même à Schiller d’écrire des comédies après la représentation « Des Brigands ». Le poète doit fuir Stuttgart et se réfugie en Saxe à
Dresde.
L’histoire d’ « I Masnadieri » se situe vers 1730 en Bohême et Franconie, à l’est du duché dont Schiller s’est enfui, mais ne fait aucune allusion à une situation tyrannique.
Francesco, jaloux de son frère Carlo a rejoint des brigands. Déçu par cette vie, il décide de brouiller son frère et son père, Massimiliano Comte de Moor. Il le jette au cachot.
Ses manipulations conduisent à la mort de son père puis de Amalia par la main même de son fiancé Carlo qui se donne la mort après coup.
« I Masnadieri » ne marque aucun progrès dans l’art de Verdi. Le manque d’envolées puissantes conduit à une tragédie plate.
Les corrections conseillées par le compositeur à Maffei n’ont pas suffit à améliorer le livret.
par David
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Verdi
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