Dimanche 29 juillet 2007
Genèse de l’œuvre
 
Après l’échec de « Un Giorno di Regno », Verdi a pris la décision d’abandonner définitivement la scène lyrique et s’est retiré à Busseto.
 
Il est de retour à Milan au cours de l’hiver 1840-1841. Fort abattu, c’est à ce moment là que Verdi se voit soumettre un livret de Solera avec une certaine insistance.
Les motivations qui le conduisirent à reprendre le chemin de la scène restent floues, mais c’est bien au printemps qu’il s’atèle à la transposition musicale de ce sujet biblique avec le soutien du librettiste.
 
La partition est achevée à l’automne. Cependant Verdi doit menacer Merelli de retirer son opéra s’il n’est pas joué avant l’automne suivant (la saison ayant déjà commencée). Ce dernier lui recommande alors de présenter l’œuvre à la Strepponi. Celle-ci et Ranconi, enthousiastes, arrivent à convaincre Merelli de monter l’œuvre au printemps.
 
La première de « Nabucco », le 9 mars 1842, est un succès ainsi que les représentations suivantes. 
La force de la musique, la nature spectaculaire et épique emporte le cœur des
Milanais. Par contre, il est bien trop tôt pour que se soit opéré une identification avec la cause nationale car en 1842 l’idée d’un soulèvement contre l’occupant est marginale.
 
En fait, quelques années seront encore nécessaires pour que ce premier opéra patriotique déclenche l’hystérie du public. D’ailleurs le maestro dédie la partition à la fille de l’archiduc Rainier vice-roi du royaume lombard-vénitien et « protecteur de la Scala ».
 
Maintenant Merelli a compris. Il accorde un cachet faramineux (seul Bellini l’avait obtenu pour Norma) à Verdi pour composer l’opéra inaugural de la saison suivante.
 
Nabucco
 
La bible fait largement écho des turbulences qui au VIIième siècle Av JC bouleversent le moyen orient. Déjà sous la pression des Scythes et des révoltes intérieures, l’empire Assyrien est défait par Babylone et les Mèdes. Ninive est prise et totalement détruite en 612 av JC.
 
Nabuchodonosor II fait alors de Babylone le centre de l’empire Néo-babylonien et s’empare de Jérusalem en 597. Il emmène en captivité le roi Joachim, une bonne part de la noblesse juive et nomme Zédécias, l’oncle de Joachim, gouverneur de la ville. Ce dernier, poussé par les Egyptiens adopte une politique ouvertement anti-babylonienne.
 
En 587, Nabuchodonosor s’empare une nouvelle fois de la ville et déporte une nouvelle fois la population.
 
L’action se situe au moment de la prise de la ville. Verdi décompose « Nabucco » en quatre parties sous titrées d’une citation du livre de Jérémie.
 
Bien que sa fille soit prisonnière des juifs, Nabucco entre dans la ville et ordonne la destruction du temple de Salomon. Fénéna est épargnée par Ismael (neveu de Zédécias) et la population est amenée à Babylone.
 
Là, Fénéna, devenue régente de la ville en l’absence du roi, commence à libérer les juifs.
Nabucco de retour du champ de bataille se proclame Dieu. La réplique ne tarde pas et il est de suite frappé par la foudre. Abigaille, une esclave qui se crue longtemps être sa fille, prend alors le pouvoir et fait enfermer Fénéna et son père pour préparer l’exécution des juifs.
 
Il faudra le repentir de Nabucco pour que lui vienne une aide qui lui permettra de reprendre sa couronne et libérer la population de Jérusalem.
 
A cette époque les déportations se pratiquent régulièrement. Toutefois, il s’agit de priver la petite partie de la population très cultivée du territoire conquis pour l’utiliser dans l’administration de Babylone. L’opéra donne donc ici une dimension dramatique excessive. 
Enfin, il est troublant d’entendre parler d’Assyriens à propos des Babyloniens ! 
 
par David publié dans : Verdi
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Vendredi 27 juillet 2007
Genèse de l’œuvre
 
Après la disparition de ses deux enfants (Virginia en août 1838 et Icilio en octobre 1839) chacun âgé de 1 an ½ , comment trouver l’état d’esprit pour composer un opéra bouffe ?
 
Pourtant Verdi étudie plusieurs livrets et retient « Il finto Stanislao » de Felice Romani, déjà sujet de l’opéra de Adalbert Gyrowetz joué dés 1818 mais rapidement disparu du répertoire.
« Giorno di regno » nouvellement nommé est tiré d’une pièce de Pineu-Duval, « Le faux Stanislas ».
 
En pleine composition de la musique, sa femme Margherita gravement malade s’éteint au début de l’été 1840. Le cœur n’y est plus mais la saison est trop avancée pour que Merelli renonce à jouer l’œuvre. Verdi finalise alors son opéra en quelques semaines, et se joint aux répétitions en plein mois d’août.
 
La première a lieu le 5 septembre 1840 et est un terrible échec : « Ah ! si les spectateurs avaient alors, je ne dis pas applaudi, mais accueilli l’opéra en silence, je n’aurais pas eu de mots pour les remercier».
C’est la seule représentation et « Oberto » reprend l’affiche pour 17 soirs.
 
Giorno di Regno
 
Au XVIIIième siècle, l’Autriche des Habsbourg, et la Russie tentent d’étendre leur hégémonie sur le continent. La France ainsi que les états issus de la désunion de l’Allemagne comme la Prusse et la Saxe cherchent également à en tirer parti.
Stanilas Leszcynski, élu roi de Pologne en 1702 est battu par la Saxe en 1709 (Poltava) et doit fuir en France. Sa fille, Marie, devient alors l’épouse de Louis XV.
En 1733, Auguste le Fort, électeur de Saxe meurt. Les français soutiennent le retour du roi.
Cependant, les troupes russes et saxonnes le substituront très rapidement par Auguste III.
 
L’action de « Giorno di Regno » se passe en août 1733 au moment où Leszcynski est sur le point de réussir son retour sur le trône de Pologne. Le Chevalier Belfiore se fait passer pour le roi et loge au château du baron de Kelbar dans les environs de Brest.
Il profite de son statut du jour pour empêcher deux mariages : l’un forcé entre le Trésorier et Giuletta, elle même éprise d’Edoardo, l’autre entre la Marquise Del Poggio qu’il aime (mais qui pense qu’il la trompe) et le Comte Ivrea.
 
Les rebondissements de l’intrigue et la nécessité d’improviser en permanence amènent le faux roi dans une situation inextricable dont seule l’annonce de l’arrivée de Leszcynski sur le trône polonais peut le libérer.
 
L’échec de l’œuvre fut d’abord du au manque de conviction des chanteurs. Beaucoup de points restent obscurs dans le livret (pourquoi la marquise se méfie t’elle du chevalier ?) qui sont totalement éclaircis dans celui de Gyrowetz.
Ensuite la musique, joyeuse et entraînante parue trop empruntée à Rossini ou Donizetti.
 
par David publié dans : Verdi
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Lundi 23 juillet 2007
par David
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Lundi 23 juillet 2007
L’âge d’or de l’Inde classique. L’Empire Gupta.
Exposition du Grand Palais      04 avril au 08 juillet 2007 (Paris)
 
Sous le règne de Chandragupta II (380-414), le royaume Gupta atteint son Apogée au cours d’une période considérée comme un modèle de la littérature Indienne. Les progrès de l’Art, l’Astronomie et les Mathématiques sont suffisamment significatifs pour que plus tard les Arabes, puis les Européens reprennent leur système numérique.
 
Le Grand Palais présente des sculptures de l’époque. L'étonnement et la séduction trouvent leur origine dans ces lignes pures, élégantes hyperboles à flanc de silhouette qui ensuite s’inversent pour épouser les formes des jambes et s’ouvrent enfin au niveau des épaules sur les traits elliptiques du visage.
 
Admirer la perfection de ces contours, digne des trajectoires des astres, suffit à abstraire l’esprit de ce qui l’alourdit et se demander quelle est la part de calcul dans cet Art.
par David publié dans : Art
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Vendredi 20 juillet 2007
La rubrique qui suit est entièrement dédiée à Verdi.
Très engagé politiquement, le compositeur utilise souvent comme toile de fond les situations historiques passées que lui inspire la conjoncture italienne.
Je trouve ainsi passionnant de reprendre chaque livret des 28 opéras du Maître de la cabalette et de les éclairer selon deux angles : les circonstances qui entourent la création de l'œuvre d'une part, le contexte historique du sujet même de la pièce d'autre part.
C'est un petit travail de recherche qui m'entraîne aussi bien dans la vie de Verdi que des périodes de l'Histoire de l'Humanité. 
 
Cette page s'enrichit au rythme qui me convient et répertorie chaque Opéra selon l'année et le lieu de création, le titre, le thème et la période historique du livret. 

Les liens qui suivent redirigent vers chaque article.
 
Bonne lecture. 
 
1839 Milan          Oberto                    La chute du Saint Empire Germanique (1228)
1840 Milan          Giorno di Regno       La guerre de succession en Pologne    (1733)
1842 Milan          Nabucco                 La renaissance de l’Empire Babylonien (-597)
1843 Milan          I Lombardi              La première croisade                           (1096)
1844 Venise         Ernani                    Charles Quint couronné Empereur       (1519)
1844 Rome          I due Foscari           Venise pendant les guerres d’Italie      (1457)
1845 Milan          Giovanna d’Arco       La guerre de cent ans                        (1429)
1845 Naples        Alzira                      La chute de l’Empire Inca                   (1535)
1846 Venise        Attila                      L'invasion de l'Empire Romain               (451)
1847 Florence     Macbeth                 Les guerres de succession en Ecosse     (1040)
1847 Londres      I Masnadieri            La tyrannie des Etats Allemands          (1730)

1847 Paris           Jérusalem               La première croisade                              (1096)

1848 Trieste        Le Corsaire           Le déclin de l’Empire Ottoman en Europe (1810)

1849 Naples       Luisa Miller            La Tyrannie des états Allemands           (1776)
1850 Trieste       Stiffelio                   Le renforcement du protestantisme en Allemagne (1814)
1851 Venise       Rigoletto                 Victor Hugo face à la censure               (1832)
 
par David
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Vendredi 20 juillet 2007
Genèse de l’œuvre
 
Tout aussi agréable que soit la vie à Busseto, le jeune compositeur Verdi n’a pas moins envie (et aussi besoin) que sa renommée dépasse les horizons de son patelin parmesan.
En 1836, il commence alors à composer un opéra pour le Teatro Filodrammatico de Milan.
Il a toute la confiance du directeur Massini. Seulement ce dernier quitte le poste la même année.
 
Sans aucun soutien, Verdi doit donc rester à Busseto en tant que directeur musical où pendant 2 ans il pourra se consacrer à loisir au remaniement du livret et de la partition.
Vient enfin le jour où Massini obtient une audition auprès de Merelli, directeur de la Scala de Milan. « Oberto, Conte di San Bonifacio » pourra être joué à l’occasion d’un gala de charité.
 
Or, lors des répétitions, Merelli est témoin d’un échange très favorable à l’oeuvre entre la soprano Strepponi et le baryton Giorgio Ronconi. Il propose alors à Verdi de représenter l’oeuvre la saison suivante moyennant quelques reprises du livret avec l’aide de Solera.
 
La première a lieu le 17 novembre 1839 et le succès est appréciable : 14 représentations sont données cette année. Pas mal pour un compositeur de 26 ans !
Très rapidement, Merelli fait une nouvelle proposition : il passe commande de 3 opéras à  Verdi à raison de un tout les huit mois !
 
Oberto
 
L’action se situe en 1228 à Bassano (Vénétie) au château du Gibelin Ezzelino « Le petit Attila ». Ce despote sans pitié rallié à l’empereur Frédéric II domine une large partie de l’Italie du Nord.
C’est la reprise de la querelle entre le saint empire germanique et la papauté (Grégoire IX) de 1227-1250 dont l’enjeu est la légitimité politique en Italie. Le conflit se soldera par le rejet des allemands hors de la péninsule.
 
La toile de fond historique semble alors répondre à la situation d’occupation autrichienne que connaît l’Italie depuis 1815.
De plus Verdi ne peut être insensible à la fondation du mouvement « jeune Italie » qui depuis 1831 exalte le sentiment anti-autrichiens.
 
Pourtant « Oberto » est seulement une histoire sentimentale qui dépasse l’appartenance politique des personnages.
Oberto, rallié aux Guelfes, a perdu une bataille décisive face à Ezzelino et s’est réfugié à Mantoue. Sa fille, Leonora, restée à Vérone, est demandée en mariage par Ricardo, partisan d’Ezzelino. Mais le jeune homme va s’éprendre de Cuzina, sœur du maître de Bassano, et également s’engager envers elle.
Oberto revient alors pour rétablir son honneur alors que Cuzina, révoltée par le comportement de Ricardo va le pousser à tenir sa promesse vis-à-vis de Léonore. Le duel entre le père et le prétendant sera malgré tout inévitable.
 
L’orchestration de l’œuvre n’est évidemment pas d’une grande sophistication : elle peut rappeler Bellini mais comporte déjà ces coups de théâtre qui fixent l’attention.
Les airs sont des expressions nobles et empreintes de mélancolie et il est étonnant à l’écoute de deux airs successifs de les trouver fort semblables. Sans compréhension de l’italien il n’est pas possible de distinguer que l’un exprime la peine et l’autre la joie.
C’est avec beaucoup d’amusement que l’on se prend à reconnaître des expressions musicales que l’on retrouvera plus dramatisées dans des œuvres ultérieures (rage d’Abigaille, tension lors de la préparation du meurtre de Macbeth, quatuor du Trouvère …)
 
Le comportement de Cuzina est remarquable : seule compte pour elle de renvoyer son amant à son engagement vis-à-vis de Léonore (son ennemie politique !).
par David publié dans : Verdi
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Vendredi 20 juillet 2007

Samedi 1er septembre 2007 sur ARTE (Musica) à 22H35 (durée 55mn)
Voci Verdiane, jeunes voix pour Verdi
Documentaire. Dagmar Brendecke et Walter Brun

Dimanche 2 septembre 2007 sur ARTE à 19H00 (durée 45 mn) 
Susan Graham. Sexy Lady. 
Documentaire 2005 

Lundi 3 septembre 2007 sur TF1 à 02H45 (durée 150 mn) 
Noé 
Opéra de Halevy complété par Bizet 
Enregistré au Théâtre Impérial de Compiègne en 2004 
Orchestre français Albéric Magnard et l’ensemble Cori Spezzati. 
Avec Anne-Sophie Schmidt, Jean-Philippe Courtis 

Mardi 4 septembre 2007 sur France 2 à 01H20
Les Pêcheurs de Perles (Georges Bizet)
Enregistré à Bombay en septembre 2006 avec des musiciens de Bollywood.
Direction : Marco Balderi

Vendredi 7 septembre 2007 sur France 3 à 20H50
Hommage à Luciano Pavarotti
Concert original des 3 ténors enregistré aux Thermes de Caracalla
le 7 juillet 1990 sous la baguette de Zubin Metha

Samedi 8 septembre 2007 sur France 3 à 23H45
"Maria Callas, toujours vivante" suivi de
"Maria Callas, un destin d'exception" (documentaire BBC)

Dimanche 9 septembre 2007 sur ARTE à 19H00
Concert de Luciano Pavarotti enregistré le 26 juillet 1986 à l'Olympia
Stadium de Munich à l'occasion de ses 25 ans de scène.

Mardi 11 septembre 2007 sur France 2 à 01H30
Musique au coeur ( Eve Ruggieri )
Trois stars à Berlin (enregistré à la Waldbühne de Berlin en juillet 2006)
Domingo / Netrebko / Villazon
Direction Marco Armiliato

Samedi 15 septembre 2007 sur France 3 à 02H35
"Maria Callas, un destin d'exception" (documentaire BBC)
Rediffusion

Samedi 15 septembre 2007 sur France 3 à 22H35
La Danse,l'art de la rencontre
Documentaire. Dominique Hervieu et José Montalvo (2006)

Dimanche 16 septembre 2007 sur France 3 à 04H30
"Maria Callas, un destin d'exception" (documentaire BBC)
Rediffusion

Dimanche 16 septembre 2007 sur Arte à 19H00
Maria Callas à Paris.
Documentaire (2007)

Lundi 17 septembre 2007 sur France 2 à 01H45
Maria Callas, l'art et la vie.
Documentaire Alan Lewens et Alastaire Mitchell (1987)

Mardi 18 septembre 2007 sur France 2 à 01H00
Musique au coeur : Maria Callas

Mercredi 19 septembre 2007 sur ARTE à 20H40 (durée 98 mn)
"Maria Callas Assoluta", portrait-roman de Philippe Kohly

Samedi 22 septembre 2007 à 22:30 sur Arte
Enregistré au Théatre des Champs Elysées à Paris, en juin 2007. Réalisation: Chloé Perlmuter
Pelléas et Mélisande (Claude Debussy)
Direction musicale : Bernard Haitink . Mise en scène : Jean-Louis Martinoty. Décors : Hans Schavernoch. Costumes : Yan Tax. Lumières : André Diot. Avec : Magdalena Kozena (Mélisande) ; Jean-François Lapointe (Pelléas) ; Marie-Nicole Lemieux (Geneviève) ; Laurent Naouri (Golaud) ; Gregory Reinhart (Arkel) ; Amel Brahim Djelloul (Yniold)
 

Dimanche 23 septembre 2007 sur France 3 à 01h10 (durée 185 mn)
Guillaume Tell (Rossini)
Opéra Bastille. Mise en scène de Francesca Zambello.
Direction Bruno Campanella.
Seulement 27 jours après la diffusion sur TF1 et pendant la diffusion de Pelléas sur ARTE.
Bravo le service public !

Lundi 24 septembre 2007 sur TF1 à 02H05 (durée 2h10)
Paquita
Musique de Minkus et Deldevez.
Chorégraphie de Pierre Lacotte.
Par le ballet de l’Opéra de Paris. Enregistré au Palais Garnier. 
 
Mardi 25 septembre 2007 sur France 2 à 01h25 (durée 1h50)

Proust ou les intermittences du coeur
Ballet de Roland Petit de 1974 inspiré de "A la recherche du temps perdu" de Marcel Proust
sur des musiques de Ludwig Van Beethoven, Claude Debussy, Gabriel Fauré, César Frank, Reynaldo Hahn, Camille Saint Saens et Richard Wagner.
Direction Koen Kessels
Enregistré au Palais Garnier en mars 2007
 
par David publié dans : TV Lyrique
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Lundi 16 juillet 2007

Le 1 août 2007 à 00h30 sur France 2
La bohème (Orange 2005)
avec Roberto Alagna et Angela Gheorghiu.

Le 6 août 2007
Zoroastre de Rameau
Production du Théâtre de Drottningholm, 2005
Mise en scène: Pierre Audi

Le 18 août 2007 à 02H30 sur TF1 (durée 165 min)
Manon de Massenet
Opéra Bastille 2001
Renée Fleming, Marcelo Alvarez
Mise en scène : Gilbert Deflo

Le 19 août sur ARTE à 19H00 (durée 110mn)
Claudio Abbado dirige la 3ième de Malher
En direct du Festival de Lucerne

Le 20 août 2007 à 02H25 sur TF1 (durée 190 min)
Les Indes Galantes (Rameau)
Opéra Garnier
Direction W.Christie

Le 21 août 2007 à 01H35 sur France 2 (durée 180 mn)
Cosi fan tutte de Mozart
Production du festival de Salzbourg 2006

Le 27 août 2007 à 02H00 sur TF1 (durée 185 mn)
Guillaume Tell de Rossini
Opéra Bastille, mise en scène Francesca Zambello
Direction B.Campanella

Le 28 août 2007 sur France 2 (Nuit d’été) à 01H15 (durée 75 mn)
Claudio Abbado dirige la 5ième de Malher
Enregistrée au Festival de Lucerne en 2004 

Le 31 août 2007 sur TF1 à 02H25 (durée 150 mn)
La Flûte Enchantée (Mozart)
Jeune orchestre lyrique français
Direction Dominique Trottein
Réduction pour orchestre, airs en allemand et récitatifs en français.
Festival de St Céré 2000
 

 

par David publié dans : TV Lyrique
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Dimanche 15 juillet 2007
La Belle Epoque
 
L’Aristocratie, très sûre d’elle-même, continue à jouer les Mécènes (citons Madame de Guermantes)
 
1902     Répétition Générale de Pelléas et Mélisande à l’Opéra Comique.
Albert Carré (Directeur de l’Opéra) et André Messager (Chef d’orchestre) croient en Debussy.
La pièce est de Maeterlinck avec lequel le compositeur s’est brouillé ce qui lui vaut une cabale.
Mais cette fois l’intelligentsia (Romain Roland, Gide) réussit rapidement à imposer Debussy ce que Verlaine, Mallarmé avaient manqué avec Wagner.
 
1904     L’imprésario Gabriel Astruc (basé au Châtelet) convainc le directeur de l’Opéra de s’intéresser à Salomé. Les embûches sont nombreuses : problèmes de droits, de scandale et de traduction.
L’œuvre est créée au Châtelet avec une troupe allemande 3 ans avant Garnier.
Aristide Briand propose au président de nommer Strauss Chevalier de la Légion d’Honneur.
Paris redevient une métropole de l’art lyrique international.
 
Albert Carré monte à l’Opéra Comique les Puccini en français (Bohème 1898, Tosca 1903, Butterfly 1906). L’accueil est délirant, la critique hostile.
 
1910     Tout le Metropolitan, dont Toscanini, est là pour interpréter les Puccini. Astruc, le Moderniste, monte des œuvres véristes à Paris.
 
1911     Paris finit par accepter Wagner de manière durable et la première Tétralogie est produite.
 
1913     Astruc, dédie Le Théâtre des Champs Elysées aux créations les plus modernes.
Le 29 mai, les huées accueillent La Sacre du Printemps. Le 12 octobre le Théâtre ferme. Astruc est ruiné.
 
La période Rouché
 
1913     Jacques Rouché engagé à fond en faveur de la modernité est un polytechnicien qui a la faveur des salons. Il devient directeur de l’Opéra sachant que depuis Louis XIV, l’administrateur partage les pertes avec l’état. Il le restera jusqu’en 1945.
Sa générosité naturelle en fait un directeur mécène ce qui est très rare en France
 
Si « Le Rossignol » de Stravinsky est froidement accueilli, « La Légende de Joseph » (argument Hofmannsthal, musique de Strauss) est très bien reçue.
 
1916     L’Opéra retrouve une dimension politique
Rouché produit « Jeanne d’Arc », « Les Girondins » et « Chants de Guerre ».
Le pays se retourne vers ses arts et ses traditions. Jamais le répertoire national n’a autant été cultivé que dans les années 20-40.
Garnier est suivi par l’Opéra Comique avec Padmavati, Le Festin de l’Araignée, Nausicaa, Le Marchand de Venise).
 
1918    Satie se voit commander "Socrate" dont la froideur choque le public.
Le groupe des 6 (Durey, Milhaud, Honegger, Tailleferre, Auric et Poulenc) se constitue dans la ligne de Satie pour écrire de la bonne musique française dans un esprit d'avant-garde. Leurs oeuvres ne seront appréciées qu'à partir des années 50 (Honegger : Jeanne au bûcher en 1950 et Le Roi David 1960).
 
1923     La princesse de Polignac commande « le Tréteau de Maître Pierre » à Falla. Enthousiasmé par ses aspects burlesques, Ravel crée « L’Enfant et les sortilèges » en 1926.
 
Avec « Œdipe Rex », Stravinsky amène à son apogée un style d’Opéra Parisien bien à soi qui se distingue du post Wagnérien et des Véristes Italiens.
 
Le Temps de Rouché est comparable à celui de Mahler à Vienne. Il réussit à faire cohabiter répertoire et Avant-garde. L’école de chant française est défendue par Georges Thill, Lily Pons, André Pernet, Marcel Journet.
 
1939     Le 14 novembre, les théâtres lyriques nationaux sont réunis. Le personnel ne se sent plus au service exclusif d’une maison. Les corporatismes et revendications redoublent.
A la fin de la guerre, Rouché est accusé à tort d’être un collaborateur et doit partir.
 
L’après guerre
 
C’est une période faible marquée par quelques coups d’essais :
 
1952     Les Indes galantes
1953     The Rake’s Progress
1956     Dialogues des Carmélites
 
L’Ere Liebermann
 
Avec Rolf Liebermann, l’Opéra sera l’évènement de Paris.
 
1973     En mars, les Noces de Figaro (Strehler) signent au Théâtre royal du Château de Versailles, et sous la direction de Solti, la renaissance de la vie lyrique parisienne.
Liebermann inculque l’idée que l’Opéra reste un genre actuel et engagé.
Ce n’est pas une partie de chant mais du vrai, du grand Théâtre.
 
Avec la Scala, l’Opéra de Paris produit Simon Boccanegra (Strehler, Abbado) mais le Ring sera limité à L’Or du Rhin et La Walkyrie.
 
1979     Avec Lulu, il réussit à monter les 3 actes malgré l’opposition de la fondation Berg (Mise en scène Chéreau, Lulu incarnée par Stratas).
par David publié dans : Histoire de l'Opéra
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Dimanche 15 juillet 2007
L’apogée
 
1830     Révolution du Juillet : C’est le triomphe de la bourgeoisie qui ne veut que s’amuser.
Le dernier directeur de l’époque Louis Philipparde, Louis Désiré Véron va séduire le public avec seulement trois noms : Rossini, Auber, Meyerbeer. « Quand on ne parle ni à l’esprit ni au cœur, il faut parler aux sens et surtout aux yeux ».
L’Académie de Musique est installée rue LePeletier depuis l’assassinat du Duc de Berry.
 
Les œuvres issues du romantisme musical sont montées avec 10 à 20 ans de retard (Lucia en 46, Don Giovanni en 34).
On retrouve les auteurs éprouvés comme Halévy (La Juive en 35) ou Meyerbeer qui recherche la vraisemblance mais non dénuée de superficialité (Robert le Diable en 31, Huguenots en 36, Le Prophète en 49).
 
Depuis 1825, le Théâtre Italien est installé à Favart.
1835     Succès prodigieux des Puritains. C’est du Théâtre Italien que va procéder l’évolution lyrique et non pas de l’Académie de Musique ou l’Opéra Comique. Il va notamment s’attacher Donizetti.
En 1838, le théâtre déménage rue Vendatour.
 
1839     Arrivée de Wagner à Paris. Il défend sans succès le particularisme de l’art germanique et repart en avril 1842
 
1840     L’Opéra Comique s’installe alors salle Favart après l’incendie de la rue Feydeau.
Le Postillon de Longjumeau, Le Pardon de Ploërmel ou La Fille du régiment réjouissent ceux qui cherchent un spectacle complet.
 
1846     Echec de la Damnation de Faust par l’absence du côté visuel et dramatique.
 
Wagner, Verdi et les affaires politiques
 
Verdi contribue à retarder le recul sur la scène internationale de Paris et ses oeuvres sont présentées bien des années après leur création en Italie.
Victor Hugo s’oppose à la création de Hernani (pour des questions de droits d’auteurs) mais ne peut rien faire contre Rigoletto.
 
1856     3 ans après le scandale de sa création, La Traviata est montée aux Italiens par curiosité et pour son parfum de Paris.
 
1859     Création de Faust (Gounod) et plus tard Roméo et Juliette (1867) au théâtre Lyrique.
 
1860     La salle rue LePeletier vient de Brûler.
Napoléon III souhaite parachever la rénovation du Louvre et des Tuileries par une large avenue débouchant sur un théâtre.
Charles Garnier gagne le concours de soumission face à plus de 170 concurrents.
Il devine que la bourgeoisie triomphante veut se montrer.
 
1860     Wagner est de retour à Paris depuis 1859. Il ne réussit à convaincre aucun directeur d’Opéra si bien qu’il trouve le soutien de la princesse de Metternich, femme de l’ambassadeur d’Autriche. Elle parle du compositeur à Napoléon III qui ordonne de représenter Tannhauser.
Avec « La lettre sur la Musique », Wagner se rallie bon nombre d’intellectuels. Mais l’avant-garde ne plait pas à tout le public. Des aristocrates n’acceptent pas d’être dérangés dans leurs habitudes et notamment le ballet situé en introduction de l’œuvre les obligent à être présents dés le début pour voir leurs danseuses. Munis de sifflets, ils transforment la seconde représentation en tapage.
 
1862     L’architecte Gabriel Davioud crée le Théâtre du Châtelet et le Théâtre Sarah Bernhardt. Carvalho devient le promoteur de l’Opéra Comique.
 
1866     Le succès de Mignon (Thomas) montre une évolution du goût français vers un style moins pompeux.
 
1867     Verdi est commandité par l’Académie de Musique à deux reprises : Les Vêpres siciliennes (1855) et Don Carlos qui sera cette année là le dernier grand succès international de Paris.
 
1870     La guerre éclate. Wagner se venge en écrivant « Une Capitulation » et se laisse aller à un pangermanisme grotesque. Le Wagnérisme devient une affaire politique pour accuser les artistes de dénationaliser l’art.
A l’inverse, si Verdi a souvent raillé la frivolité parisienne, il n’a pas oublié la part prise par la France de Napoléon III à l’unité italienne.
Il souhaite même que l’Italie vole au secours de la France.
 
A la fin du XIXième siècle, Verdi est quasiment le seul compositeur étranger officiellement adopté à l’Opéra de Paris.
 
1875     Inauguration par Mac Mahon du plus beau monument du second Empire. Cependant rien d’important ne sera créé à L’Opéra Garnier pendant 30 ans. Aïda (1880) et Rigoletto (1885) ne servent que pour combattre Wagner (politique oblige).
Il n’y a pas d’opéra français mais un genre français : Le Grand Opéra.
 
1887     Incendie de la Salle Favart après deux créations majeures : Carmen (1875) et Manon (1884).
 
par David publié dans : Histoire de l'Opéra
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