
Catherine Naglestad (Floria Tosca)
Passée l’ouverture épique,
Yves Abel nous plonge dans les reflets d’une musique dont l’étendue vaporeuse efface les dimensions modestes du théâtre.
Dernière scène (C.Castronovo, I.Mula, S.Kock,
P.Gay)
Le très bel escalier en marbre bleu qui se sépare des deux côtés de l’espace scénique fixe une force architecturale marquante et magnifique sous les cascades d’eau finales.
Le livret s'attarde sur les accusations de wagnérisme portées à l'époque contre l'oeuvre. Il faut replacer ce jugement dans le contexte politique d'une époque dominée par un fort sentiment
anti-allemand et ne pas lui donner de valeur artistique. Je n'ai par ailleurs aucunement pensé à Wagner de tout l'après-midi.
Les scènes s'enchaînent sans
trêve (hors entracte) durant deux petites heures si bien qu'avec une distribution aussi homogène et impliquée il y a surtout de quoi laisser l’imaginaire prendre.
La Traviata

Sasha Waltz
préfère rester dans une certaine intériorité car l’explication de texte est dans la fosse. Brigitte Lefèvre la perçoit plus comme une artiste baroque d’aujourd’hui privilégiant l’émotion
abstraite.
Rencontre avec Cécilia
Bartoli
Le 06 octobre 2007
Théâtre des Champs Elysées.
Le mois dernier Eve Ruggieri nous apprenait que c’est à l’occasion du 10ième anniversaire de la disparition de Maria Callas que furent découvertes à l’Opéra Garnier une jeune soprano colorature, Sumi Jo, et une jeune mezzo-soprano di agilita, Cécilia Bartoli.
Toutes deux avaient remporté le prix de la fondation Maria Callas.
Alors qu' Herbert von Karajan demanda à rencontrer la première, Daniel Barenboïm prit contact avec l’interprète virtuose de la Cenerentola pour l’engager.
20 ans plus tard exactement, Cécilia Bartoli est la première invitée d’une série de rencontres organisée par Dominique Meyer.
Durant une heure, le rappel de son parcours est le prétexte à une évocation de l’Italie, Rome, ses places, ses ruelles, son soleil d’une manière radieuse et dans un français impeccable.
Il va falloir retrouver le titre de l’air de Mendelssohn que l’on a eu le plaisir d’écouter, modèle d’évolution du style baroque vers le bel canto.
Roméo et Juliette (Hector Berlioz)
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