Publié le 29 Janvier 2011

Mardi 01 février 2011 sur France 2 à 00H15
Natalie Dessay : Répétitions de la Fille du Régiment au Covent Garden de Londres 

 

Jeudi 03 février 2011 sur France 5 à 21H45

Sur les pas d'Offenbach

Documentaire écrit par Christine Lamotte et Alain Duault 

 

Samedi 05 février 2011 sur France 3 à 00H10

Une journée à l'Opéra de Lyon

Documentaire sur le travail de mise en scène de Werther par Rolando Villazon 

 

Samedi 05 février 2011 sur France 3 à 00H45

Trois Stars à Vienne

Anna Netrebko, Rolando Villazon, Placido Domingo en concert au Palais de Schönbrunn 

 

Dimanche 06 février 2011 sur Arte à 09H45
La Folle Journée de Nantes
Brahms : Quintette pour piano et cordes opus 34,
                Lieder pour piano, alto et mezzo-soprano, opus 91
                Un Requiem Allemand, opus 45
                Musique de chambre
Strauss  : Musique de chambre

Dimanche 06 février 2011 sur Arte à 14H00
La Folle Journée de Nantes
Raphaël Pichon : la leçon de musique
Wagner : Prélude et Liebestod (Tristan et Isolde)
Berg      : Concerto pour violon et orchestre « A la mémoire d’un ange »
Wagner : Siegfried-Idyll
J.Strauss : Schatzwalzer opus 418
Webern : Transcription
Berg      : Sonate pour piano opus 1
Mahler/Schoenberg/Hindemith  : Transcriptions pour orchestre à cordes (Beethoven)

Dimanche 06 février 2011 sur Arte à 19H00
La Folle Journée de Nantes
Brahms : Danses hongroises n°4
               Double concerto pour violon et violoncelle
Mahler  : Symphonie n°5
Strauss  : Vier letzte Lieder

Lundi 07 février 2011 sur Arte à 22H15
Portrait Diana Damrau

Dimanche 13 février 2011 sur Arte à 19H15
Erik Satie, Surprises 

 

Lundi 14 février 2011 sur France 3 à 20H35
Les Victoires de la Musique Classique 2011

En direct de la Cité des Congrès de Nantes

 

Mardi 15 février 2011 sur Arte à 00H10
Arte Lounge. Invités : Casals, Garanca, Pape, Capuçon. 

 

Mardi 15 février 2011 sur France 2 à 00H15
Arzys et le Requiem Allemand de Johannes Brahms

Direction Pierre Cao. 

 

Mercredi 16 février 2011 sur France 5 à 00H45
Roberto Alagna

De la banlieue à l'Opéra. 

 

Jeudi 17 février 2011 sur TF1 à 02H50

 Schubert in love (Ballet)

Chorégraphie de Charles Gil. 

 

Samedi 19 février 2011 sur France 3 à 00H15

La symphonie n°9 du Nouveau Monde (Dvorak)

Direction Sergiu Celibidache 

 

Dimanche 20 février 2011 sur Arte à 09H40
Emmanuel Krivine dirige le Requiem de Fauré

Dimanche 20 février 2011 sur Arte à 10H25
Leon Fleisher, à fleur de touches

Dimanche 20 février 2011 sur Arte à 11H05
Une leçon particulière de musique avec Hermann Baumann

Dimanche 20 février 2011 sur Arte à 19H15
Max Raabe & Palast Orchester : Ce soir ou jamais (2/2)

Lundi 21 février 2011 sur Arte à 22H35
Chenier01.jpgUne chef d’orchestre entre Paris et Alger : Zahia Ziouani

Mardi 22 février 2011 sur France 2 à 00H30
André Chénier (Giordano)
Enregistré à l’Opéra National de Paris en 2009
Avec Marcelo Alvarez, Micaela Carosi, Sergei Murzaev

 

Samedi 26 février 2011 sur France 3 à 00H10

L'heure de Franck Ferrari

 

Dimanche 27 février 2011 sur Arte à 09H45
Olivier Messiaen : Turangalîla Symphonie

Dimanche 27 février 2011 sur Arte à 11H05
Une leçon particulière de musique avec Yvonne Loriod

Dimanche 27 février 2011 sur Arte à 19H15
Vadim Repin joue la Symphonie Espagnole de Lalo

Lundi 28 février 2011 sur Arte à 22H35
Vadim Repin, un magicien de l’archer

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Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique

Publié le 23 Janvier 2011

BarbierSeville02.jpgLe Barbier de Séville (Gioacchino Rossini)
Représentation du 22 janvier 2011
Théâtre du Châtelet

Il Conte d’Almaviva Bogdan Mihai
Figaro Bruno Taddia
Rosina Anna Stéphany
Bartolo Tiziano Bracci
Don Basilio Nicolas Courjal
Berta Giovanna Donadini
Fiorello Christian Helmer

Mise en scène Emilio Sagi

Direction Musicale Jean-Christophe Spinosi
Ensemble Matheus

Production du Teatro Real de Madrid (2005)

                                                                                          Bogdan Mihai (Le Comte Almaviva)

Après une reprise très réussie du Barbier de Séville à l’Opéra de Paris lors de la saison précédente, Jean-Luc Choplin invite au Théâtre du Châtelet, pour cinq soirées, la production conçue pour le Teatro Real de Madrid par Emilio Sagi, artiste sensible à la gaité des couleurs.

Dans un décor des vieilles rues de Séville en noir et blanc, ornées de moulures décoratives, les chanteurs et les danseurs sont entrainés dans une recherche de mouvements qui coulent le long des principales formes d’onde de la musique.

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   Bruno Taddia (Figaro)

L’élégance dansante fait des artistes des éléments musicaux en eux mêmes, ces derniers deviennent la matérialisation humaine de la vitalité raffinée contenue dans l’harmonie rossinienne.

Pour soutenir cette gestuelle fluide, la souplesse des mains charmeuses du Comte, la légèreté des pas de Figaro, la délicatesse d’une action aussi simple que le fait de s’asseoir lorsque Rosine s’installe pour écouter sa leçon de chant, Jean-Christophe Spinosi amène l’Ensemble Matheus à atteindre un style fin et rebondi qui joue sur des effets d’atténuations des cordes et de sonorités luisantes, parfois métalliques et brillantes.

A cela s’ajoute une agréable homogénéité des voix, la douceur et le moelleux de Bogdan Mihai, fin et juvénile Comte d’Almaviva d’une fraîcheur qui ne sera fortement éprouvée que par le dernier air Cessa di più resistere, la clarté sympathique de Bruno Taddia, d’une égale finesse, la mezza voce noire et ronde d’Anna Stéphany qui se transforme en radieuses et discrètes coloratures.

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   Anna Stéphany (Rosine)

On retrouve cette douceur dans les ambiances lumineuses, naïvement poétiques lorsque le Comte se présente à Rosine.

Il en résulte une mise à l’unisson du visuel, de l’oreille et du cœur, donnant ainsi une sensation de plénitude enjouée, car l’esprit atteint son état de détente enfin retrouvé.

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Publié le 17 Janvier 2011

JulesCesar02.jpgJules César (Georg Friedrich Haendel)
Répétition générale du 15 janvier 2011
Opéra Garnier

Giulio Cesare Lawrence Zazzo
Tolomeo Christophe Dumaux
Cornelia Varduhi Abrahamyan
Sesto Isabel Leonard
Cleopatra Natalie Dessay
Achilla Nathan Berg
Nireno Dominique Visse
Curio Aimery Lefèvre

Direction Musicale Emmanuelle Haïm
Mise en scène Laurent Pelly
Orchestre du concert d’Astrée

 

La saison théâtrale 2010/2011, au sens large, accorde une place importante aux mises en scène de Laurent Pelly, telles Mahagonny, Funérailles d’hiver, l’Opéra de quat’sous, Ariane à Naxos  ou bien Giulio Cesare dans le cas présent.

Pour apprécier la transposition dans la section antique d’un musée d’histoire de l’homme - l’amoncellement des sculptures de marbre ou de granite, au milieu duquel s’affaire un personnel nord-africain, nous situerait probablement au musée du Caire - il faut imaginer la joie et l'émotion qu’ont du éprouver les techniciens de l’Opéra de Paris à reproduire avec une très grande précision les bustes de personnages illustres grecs, la statue de César, ou bien le gigantesque Ramsès de Memphis sur lequel Cléopâtre et Ptolémée se laissent aller à leurs rêves de pouvoir.

Car le spectateur, situé à une distance bien plus grande, ne peut que souhaiter se faufiler derrière la scène, à la fin du spectacle, pour pourvoir s'émerveiller des lignes parfaites de toutes ces copies, à moins qu'il n'attende une retransmission télévisuelle qui lui permettra de profiter des gros plans.

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En jouant sur la confusion entre le réel, la vie dans le musée, et l'imaginaire, les protagonistes issus des œuvres, la confusion entre les époques, contemporaine et antique, la confusion entre le personnel égyptien du musée et l'armée égyptienne de Cléopâtre, le traitement des caractères principaux reste finalement superficiel et agité, et une distanciation s'opère avec ce qu'il y a de plus vital en chacun d'eux.

Natalie Dessay n'a donc plus qu'à y superposer son personnage, toujours sympathique, calé sur deux uniques dimensions, un temps One women show, un autre temps femme sensible, et Laurent Pelly peut faire courir ses personnages en diagonale, de gauche à droite et de droite à gauche.

Manifestement, la démarche vivante et populaire de l'affiche Pelly-Dessay l'emporte.

Pourtant, après un premier acte quelque peu ennuyeux, des images deviennent moins innocentes, et cherchent à toucher l’inconscient du spectateur. Il y est question d’oppression lorsque l’empereur romain s’en prend à des tribus nord-africaines, et d’anticolonialisme et de libération, lorsque les égyptiens se lèvent pour rejeter violemment César.
Les histoires qui lient cultures latines, hellénistiques et nord-africaines ressurgissent.

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    Varduhi Abrahamyam (Cornelia)

Mais si Laurent Pelly avait fait de Sesto un Romain qui rallie la cause du peuple égyptien pour assassiner Ptolémée, le tyran, et lui donner ainsi une dimension politique, il aurait presque pu passer pour un visionnaire.

Si le procédé engendre une certaine déconcentration musicale, écouter Giulio Cesare reste l’occasion d’entendre l’opéra de Haendel le plus prolifique en airs, avec Alcina, airs qui sont comme les porte-paroles les plus purs des âmes chahutées.

Emmanuelle Haïm, entourée des musiciens du Concert d’Astrée, ceux avec lesquels elle peut travailler avec une naturelle complicité, ne cherche finalement pas à faire rougeoyer les sentiments, mais plutôt à garantir la rigueur et le raffinement d’une musique, le classicisme d’une époque de l’humanité.

Constante dans son rôle de pleureuse, Varduhi Abrahamyam offre un portrait à la fois digne et émouvant de Cornelia, timbre vibrant de sombres fragilités alors que celui d’Isabel Leonard, plus neutre et léger, se distingue le mieux lorsque Sesto retrouve son espérance.

Capable de percutants coups d’éclat, Tolomeo est d’un caractère dur et agressif lorsque Christophe Dumaux s’empare du personnage, à l’opposé du Nireno de Dominique Visse, tellement décontracté que sa voix en fait des vagues, et de l‘Achilla brouillon de Nathan Berg.

JulesCesar01.jpg     Natalie Dessay (Cléopâtre) et Lawrence Zazzo (César)

A croire qu’il y a un pouvoir des sentiments en musique, l’instant où Cléopâtre prend conscience de son amour pour César, vers la fin du second acte, est également le moment où Natalie Dessay se détache de son personnage bien trop connu pour s’abandonner à la gravité de ses états d‘âmes. Ce qu’elle fait est simplement magnifique. Et c’est ce que l'on retient, plutôt que les autres scènes plus légères à tout point de vue...

L’impression est identique avec Lawrence Zazzo, humain et interrogatif, d’une profondeur terne, marquant les graves avec fermeté, et avec tout de même une certaine sensualité à défaut de volupté. Son personnage se densifie pour trouver une cohérence forte, et son plus bel air, au dernier acte.

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