Publié le 23 Janvier 2012

Représentation du 21 janvier 2012 au Teatro Real de Madrid
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Iolanta (Tchaïkovski)

Le Roi René Dmitry Ulianov
Robert Alexej Markov
Vaudémont Pavel Cernoch
Ibn-Hakia Willard White
Alméric Vasily Efimov
Bertrand Pavel Kudinov
Iolanta Ekaterina Scherbachenko
Marta Ekaterina Semenchuk
Brigitta Irina Churilova
Laura Letitia Singleton

Perséphone (Stravinski)

Eumolpe Paul Groves
Perséphone Dominique Blanc
Amrita Performing Arts, Cambodge
Perséphone Sam Sathya
Déméter Chumvan Sodhachivy
Pluton Khon Chansithyka
Mercure/Démophoon/Triptolème Nam Narim
Les petits chanteurs de la JORCAM

Direction musicale Teodor Currentzis
Mise en scène    Peter Sellars
Chœur et orchestre du Théâtre Royal de Madrid                 Sam Sathya (Perséphone)
Coproduction avec le Théâtre Bolshoi de Moscou

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 Le Teatro Real de Madrid (en haut, à gauche, l'éclat de Vénus veille sur le théâtre, et son  directeur...)

 

 Pour qui est en quête de raretés représentées sous des formes subtiles et recherchées, le Teatro Real de Madrid est devenu une des destinations européennes privilégiées.
 Gerard Mortier et Peter Sellars ont ainsi eu l’idée de rapprocher sur scène deux œuvres, Iolanta de Tchaïkovski créée en 1892 au Théâtre Mariinsky de St Petersbourg et Perséphone de Stravinski créée en 1934 à l’Opéra de Paris, chacune abordant à sa manière le passage, à double sens, entre lumière et obscurité.

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   Ekaterina Scherbachenko (Iolanta)

 

 Le metteur en scène américain a imaginé un dispositif scénique unique, ouvert sur les coulisses latérales, constitué de quatre cadres de portes ornés de roches en improbable équilibre, derrière lesquels de grands panneaux de couleurs coulissent et alternent les ambiances lumineuses.
Et la communalité entre les deux pièces est renforcée par la robe bleue - signe de spiritualité et de virginité - identique des deux héroïnes, la présence du quatuor sur scène, ou bien le bâton d’aveugle.

Iolanta01.jpgIolanta est l'histoire simple d'une jeune femme aimante qui ignore sa cécité sur laquelle son entourage porte le silence. Son amour réciproque pour Vaudémont, qui lui révèle la vérité, lui donne le désir de voir la lumière.
Les chanteurs sont tous fortement impliqués dans un jeu théâtral submergé par l'ombre, leurs visages en sortent pour révéler les expressions tristes et douloureuses, angoisses qui les attirent jusqu' à en être à terre.
Ekaterina Scherbachenko, la chevelure tressée de boucles dorées comme dans une peinture florentine, avait incarné une si bouleversante Tatiana dans  Eugène Onéguine à Garnier - la soprano du Bolshoi reprendra par ailleurs le rôle à Munich en mars prochain dans une mise en scène de Krzysztof Warlikowski -, que se mêlent des réminiscences émotionnelles à son chant toujours aussi clairement coloré et instinctif.
                                                                                                              Pavel Cernoch (Vaudémont)

Elle est accompagnée d’ Ekaterina Semenchuk, Irina Churilova et Letitia Singleton, toutes trois des compagnes et pleureuses formant un émouvant ensemble autour de l’héroïne .

La distribution révèle également pas moins de quatre très bons chanteurs russes, Vasily Efimov, Pavel Kudinov, Dmitry Ulianov, impressionnant dans le grand air implorateur ’Gaspot’ moj’ et Alexej Markov, héroïque Robert, rageur dans l’âme.

Iolanta03.jpgMais le personnage dans lequel Peter Sellars investit le plus de lui-même est Vaudémont interprété par le jeune ténor tchèque Pavel Cernoch. Son allure en cuir moulant et les cheveux gominés qui évoquent un personnage androgyne, et donc écarté de la norme sociale comme Iolanta,  en rapproche leur condition humaine.

Et Willard White, idéal Ibn-Hakia, est l’image de la sagesse inquiétante, mais bienveillante.

Il fallait, toutefois, rendre le plus saisissant possible cet accès à la lumière. Gerard Mortier et Teodor Currentzis, le génial chef d’orchestre capable de tirer de ses musiciens des rutilances glacées, ont donc eu l’idée de rajouter au final une autre pièce de Tchaïkovski, L’hymne des chérubins, extraite de la Liturgie de Saint Jean Chrysostome Op 41.

Ekaterina Scherbachenko (Iolanta) et Willard White (Ibn-Hakia)

Le chœur, d’une précision qui laisse bouche bée, est disposé tout autour des entrailles de la scène, les hommes face aux femmes, et leur chant est d’une telle élévation, d’une telle grâce spirituelle que l’on ne peut s’empêcher de regarder la salle entière stupéfaite et charmée, et qui vit une expérience sensorielle exceptionnelle.


Mais avant d’arriver à cet ensemble lumineux, Teodor Currentzis aura révélé des profondeurs dans l’ultime opéra intimiste de Tchaïkovski, des mouvements aux sombres résonnances de Don Carlo et de Tristan, confiés à un effectif étendu de basses et de violoncelles sublimes.

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   Teodor Currentzis

 

A l’inverse de Iolanta, Perséphone évoque la destinée de la fille de Déméter et Zeus, attirée par les plaintes des enfers, et son obscurité. Partagée entre Hadès et sa mère, la vie de la nymphe se transforme en un cycle au cours duquel elle s’engouffre vers le monde des morts pour, ensuite, se régénérer sur Terre.
 

Iolanta05.jpgLa musique de Stravinski, fine et délicate mais pas aussi lyrique que celle de Tchaïkovski, laisse en revanche une place plus importante au chœur, car seul le rôle de Eulmope est chanté.
Paul Groves n’est peut être pas le ténor élégiaque adéquat, mais son engagement l’amène à exprimer de fragiles phrases poétiques quand il est seul en avant scène.
Autre artiste de confiance, Dominique Blanc est à la fois une récitante naturelle, un peu rêveuse, un peu sensuelle, mais surtout entière.
Dans cette seconde pièce qui renvoie à la structure classique du théâtre chanté grec, Peter Sellars a confié la chorégraphie à quatre artistes d’un centre d’art cambodgien, Sam Sathya (Perséphone), Chumvan Sodhachivy (Déméter) , Khon Chansithyka (Pluton) et Nam Narim (Mercure/Démophoon/Triptolème ), en tenues respectives bleue, jaune, rouge et grise.
                                                                                           Sam Sathya (Perséphone)

Cette chorégraphie introspective est un jeu harmonieux de positionnement des corps et de langage des mains mystérieux et raffinés. Même si le sens est politiquement marqué en associant Hadès au mal communiste que connut le Cambodge, l’ensemble reste suffisamment symbolique pour que le spectateur conserve sa propre lecture des gestes et des relations entre les personnages.

Iolanta08-copie-2.jpg   Dominique Blanc (Perséphone)

 

Et, à nouveau, l'ouvrage musical s’achève sur un ensemble choral merveilleux, les petits chanteurs de la JORCAM se joignent au chœur du Teatro Real pour incarner le renouvèlement de la vie, avec une fraîcheur magnifique, et offrir l’image d’espérance que Gerard Mortier souhaite nous laisser en cette période sur laquelle plane l’étrange sentiment d’une fin de monde.

 

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  Les petits chanteurs de la JORCAM

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Publié le 20 Janvier 2012

DamePique01.jpgLa Dame de Pique (Tchaikovski)
Représentation du 19 janvier 2012
Opéra Bastille

Hermann Vladimir Galouzine
Comte Tomski Eugeny Nikitin
Prince Eletski Ludovic Tézier
Tchekalinski Martin Mühle
Sourine Balint Szabo
Tchaplitski Fernando Velasquez
Naroumov Yves Cochois
La Comtesse Larissa Diadkova
Lisa Olga Guryakova
Paulina Varduhi Abrahamyan
Macha Nona Javakhidze
Le maître de cérémonie Robert Catania

Direction musicale Dmitri Jurowski
Mise en scène    Lev Dodin (1999)

                                                                                                              Ludovic Tézier (Eletski)

Lorsque les décors de David Borovsky et la mise en scène de Lev Dodin arrivèrent sur les planches de l’Opéra Bastille, plus de douze ans depuis aujourd‘hui, l’univers glacial de l’asile de fous parut se heurter à une musique qui en est le contraire, inspirée par l'humanisme mozartien et parcourue des noirs pressentiments du destin.

DamePique04.jpgLe temps a permis d'en révéler toute l'intelligence de vue et de mieux mesurer l'intérêt dramaturgique des modifications consenties.
La plus importante se situe au milieu du troisième tableau à partir de l'intermède "la bergère sincère" qui n'est qu'un simple divertissement chanté par un duo.

S'il arrive que Daphnis et Chloé soient chantés par les interprètes respectives de Pauline et Lisa, ce sont Hermann et Lisa qui jouent leur propre rôle au cours d'une partie de colin-maillard, les yeux recouverts d'un foulard blanc.

Cette image du bonheur qui se cherche est ensuite assombrie par l'apparition de la Comtesse, les yeux bandés d'un ruban noir, entrainant une confusion qui la fera élire par Hermann, avec la complicité des aristocrates présents pendant la scène.   

                                                                                   Eugeny Nikitin (Tomski)

La pastorale met alors en scène le basculement du drame en soulignant la manipulation par l'entourage du héros. 

Si pendant toute la première partie tout se passe à l'hôpital où a atterri Hermann devenu fou, en toute fidélité à la nouvelle de Pouchkine, dans l'univers clos de murs peints en blanc et vert tristes, l'arrière scène s'ouvre ensuite sur le monde de la comtesse et les jardins d'été de St Petersbourg embellis par la beauté plastique des statues italiennes.

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   Olga Guryakova (Lisa)

 

Pour que ce travail théâtral ait un impact fort, il faut un chanteur capable d'incarner de bout en bout la folie du personnage central, car jamais il ne sort à un seul instant du champ de vue.
Présent dès la création à Bastille, puis lors de la dernière reprise, Vladimir Galouzine est la plus grand incarnation d'Hermann qui soit à notre époque, et chacun peut se réjouir d'assister au génie de cet artiste fabuleux et inoubliable.
Les obsessions des tourments de l'âme, les réactions irrationnelles internes et les effrois soudains se lisent sur le front et le visage, à travers les pas hésitants et les mains en panique, et cette folie est si juste et crédible qu'elle renvoie à la crainte de notre propre folie.
Les couleurs de sa voix sont magnifiquement sombres et humaines, elles expriment une beauté en souffrance, et la puissance et la portée de son souffle ont la force d'un appel au secours que l'auditeur ne peut pas éviter.

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   Vladimir Galouzine (Hermann)

 

A l'écoute d'Eugeny Nikitin, on ne peut s'empêcher de penser au Iago de Verdi. Il y a quelque chose de dominateur, parfois maléfique, dans cette voix qui peut prendre des accents légèrement caressants, afin de faussement rassurer Hermann.

Et Ludovic Tézier - le seul qui reste constamment en surplomb de la chambre, alors que les autres personnages descendent de leur jugement de haut pour entrer en contact et perturber négativement Hermann - nous offre une image d’une noblesse assurée, un soin du chant précis, comme si la langue russe était sa langue maternelle, avec ce subtil détachement qui le protège de tout débordement émotionnel et lui donne ainsi cette allure si maîtrisée.


DamePique02.jpg   Larissa Diadkova (La Comtesse) 

 

Olga Guryakova a encore montré récemment, lors de la dernière reprise d’Eugène Onéguine, qu’elle est une magnifique Tatiana. Toutefois, la tessiture de Lisa l’oblige à de fortes tensions dans les aigus ce qui décolore son timbre et la pousse à bout de souffle.
Elle est cependant violemment théâtrale, et le charme et l’énergie de son être s’imposent avec évidence, alors que Varduhi Abrahamyan, au rôle bien plus court, reste sur une posture très conventionnelle, chante sa romance au piano avec un style profond et touchant, mais qui pourrait être plus chaud et noir.

 

Très souvent, le rôle de la comtesse est confié à des chanteuses en fin de carrière. Larissa Diadkova n’en est pas là, elle est à la fois autoritaire et percutante. L’air de Richard Cœur de Lion est d’une noirceur à donner le frisson - l’accroche du texte français pourrait cependant être un peu plus mordante -,  et elle se révèle également une actrice souple et mystérieuse.

DamePique07.jpg   Vladimir Galouzine (Hermann)

 

Et si le timbre charnu de Nona Javakhidze, en Macha, est très agréable à entendre, la réussite de la soirée repose aussi sur la haute qualité artistique de la direction et de l’exécution musicale par Dmitri Jurowski et l’orchestre de l’Opéra de Paris. 

Les cordes sont absolument sublimes de nuances et de finesses, les couleurs des cuivres s’y allient pour créer une atmosphère prenante qui agit en bas-fonds comme pour mieux atteindre le subconscient, et même les timbales sonnent juste avec une tension théâtrale qui n’est jamais bruyante, comme s’il s’agissait de ne pas briser le travail en profondeur du discours musical.
Il faut souhaiter que cet état de grâce, que l’on ne vit pas toujours à l’opéra, se prolonge sur toutes les représentations.

DamePique08.jpg    Vladimir Galouzine (Hermann) et Larissa Diadkova (La Comtesse)

 

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Publié le 19 Janvier 2012

Katia01.jpgKatia Kabanova (Leoš Janáček)
Représentation du 17 janvier 2012
Théâtre des Bouffes du Nord

Katia Kelly Hodson
Saviol Dikoy Michel Hermon
Kabanicha Elena Gabouri
Tichon Kabanov José Canales
Boris Grigorievitch Paul Gaugler
Kudriach Jérôme Billy
Varvara Céline Laly
Kouliguine Douglas Henderson
Glacha Mathilde Cardon

Mise en scène André Engel
Piano Nicolas Chesneau
                                                                                    Kelly Hodson (Katia)

La transposition pour piano de Katia Kabanova permet de rendre accessible à un public de théâtre l’opéra le plus célèbre de Janácek. S’il ne reste plus grand-chose de la merveilleuse évocation musicale du cours de la Volga, André Engel s’appuye sur la conception de la salle pour renforcer la relation intime entre le spectateur et les chanteurs, et pour profiter également de l’adéquation parfaite de la structure délabrée du lieu avec le décor triste et en ruine que suggèrent les indications du livret.

Les artistes évoluent soit au sol à un mètre du public le plus proche, en entrant et sortant par les deux portes latérales ou une des entrées principales, soit sur la scène de couleur rouille, à l’identique des murs du théâtre, et derrière laquelle un vide laisse imaginer le passage du fleuve.

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Le jeu serré entre les protagonistes devient ainsi déterminant, et l'on est aussi bien ému par le duo affectif entre Katia et Varvara, chanté les genoux à terre, le corps replié, que par la séparation entre Boris et Katia, simple et formelle, qui laisse pressentir la douleur que celle ci intériorise.

Et les couleurs pittoresques de la langue tchèque prennent une dureté qui accentue le réalisme des personnages, là ou l'opéra, dans toutes ses dimensions musicales, transcende de son lyrisme l'âpreté de leur condition humaine.
Jérôme Billy, dans le rôle de Kudriach, le jeune amoureux, chante sans doute avec les accents les plus slaves de la distribution, et Kelly Hodson, habillée du même pardessus que celui d’Angela Denoke dans la production de l’Opéra Garnier, compose un personnage à la fois fragile et violent, et qui pose un regard humain sur tous ceux qui l’entourent, même si elle en souffre.

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Publié le 17 Janvier 2012

Salle d'attente (mise en scène Krystian Lupa)
Salle-attente03.jpgInspiré de Catégorie 3.1 de Lars Norén
Représentation du 14 janvier 2012
Théâtre National de la Colline

Avec Anthony Boullonnois, Audrey Cavelius, Claire Deutsch, Thibaut Evrard, Pierre-François Garel, Adeline Guillot, David Houri, Aurore Jecker, Charlotte Krenz, Lucas Partensky, Guillaume Ravoire, Lola Riccaboni, Mélodie Richard, Alexandre Ruby, Matthieu Sampeur                                                                                                                                                                                                                                      Matthieu Sampeur
 Avec Salle d’attente, Krystian Lupa cherche à attirer le spectateur dans une zone où il n’irait pas de lui-même, et lui faire ressentir une empathie avec des personnages paumés, tous tombés en marge d’une société dont le réflexe de peur et d’exclusion n’a fait que précipiter leur chute.

Tout se passe dans un sous-sol éclairé artificiellement, quelques colonnes soutiennent des murs tagués de toutes les couleurs, de tous les propos les plus crus, avec une surcharge telle qu’au fil du temps le premier degré s’efface devant l’effet d’un tableau qui contient sa propre esthétique fascinante.

Salle-attente02.jpgOn découvre au fur et à mesure les quinze hommes et femmes qui se retrouvent là, marqués par leurs expériences traumatiques, la culture de l’un ou l’optimisme de l’autre ne les aura pourtant pas sauvés. Deux écrans situés au dessus de la scène projettent, aux moments clés, des monologues de chacun dans un passé où ils appartenaient encore à la société.

Et chacun exprime avec son corps, à sa manière, le choc du mal être, le regard qui refuse de voir le malheur, les contorsions d’un corps difficile à soutenir, la perte de dignité qui atteint son paroxysme à travers le tournage d’un film pornographique vécu comme une ultime solution pour trouver un peu de bonheur, mais en vain.
L’exhibitionnisme des chairs, dans ce contexte misérabiliste, est d’un pathétique qui fait tomber les réflexes pudiques très rapidement.
            Charlotte Krenz

Les nombreuses scènes de prises de drogue, et les inévitables mutilations qu’elles engendrent, sont les plus dures à soutenir, surtout que ce sont des jeunes qui s’y livrent.

Dans cet univers, les relations entre les individus pulvérisent également toutes les conventions habituelles du monde social, sans détour.

Parfois, le public est lui aussi directement interpelé quand les acteurs s’adressent à lui depuis le devant de la scène, avec une certaine sincérité humoristique lorsque Thibaut Evrad fait un clin d’œil à sa nature (supposée) intellectuelle, et même avec l’inévitable provocation du corps nu exposé très naturellement par Alexandre Ruby, ce qui ne fait qu’enclencher certains rires nerveux.
Le temps s’écoule, les propos et les gestes se répètent, il n’y a aucune action continue, seulement une atmosphère de vie sans espoir dans laquelle chacun se laisse immerger.

Salle-attente01-copie-1.jpg   Mélodie Richard

 

Et Mélodie Richard, le regard hors du temps et plein d’une immuable candeur humaine, aura laissé le souvenir des moments simples les plus poétiques de cette soirée théâtrale hors du commun.
Malgré la dureté du sujet la salle était pleine, et cela compte de voir qu’il y a un public pour un théâtre si éloigné des convenances bourgeoises.

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Publié le 16 Janvier 2012

Festival Présences au Théâtre du Châtelet
Le-Bal-03.jpgConcert du 13 janvier 2012
Peter Grimes (Benjamin Britten)
Quatre Interludes Marins
1.Dawn (Aube)

2.Sunday Morning (Dimanche matin)
3. Moonlight (Clair de Lune) 4. Storm (Tempête)
Passacaille

Le Bal (Oscar Strasnoy) Création française
d’après le livret d’Irène Némirovsky
Opéra en un acte créé à Hambourg en 2010
Rosine Miriam Gordon-Stewart Alfred Fabrice Dalis
Antoinette Trine Wilsberg Lund Miss Betty Ann-Beth Solvang
Mlle Isabelle Chantal Perraud Georges Hugo Oliveira

Illustrations projetées Hermenegildo Sabat

Orchestre National de France                                         Anu Tali

Direction Anu Tali
Violon solo Luc Héry

 

L'univers lyrique s'intéresse de plus en plus aux poétesses et romancières russes de l'époque stalinienne.
Ainsi, l'Opéra de Paris rendit hommage à Anna Akhmatova la saison dernière en lui dédiant la création d'un opéra consacré à sa vie, et maintenant, Irène Némirovsky devient l'inspiratrice du nouvel opéra d'Oscar Strasnoy, Le bal.

Bien que la mise en espace fige les protagonistes dans leur espace propre, et que des images dessinées en couleurs riantes illustrent les principales scènes, les artistes s'exclament, se trémoussent et ondulent, pour certaines, leurs fines robes, jouent du regard et donne vie à un ensemble dont on a cependant un peu de peine à suivre la narration.

Cette énergie positive vient en première impression sur une musique hypnotique, légèrement teintée d'accords étirés et ironiques, et constellée de motifs ponctuels entre les paroles des chanteurs.

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   Ann-Beth Solvang et Anu Tali

 

Et en regard d'un orchestre déployé sur toute la scène jusque dans les moindres recoins les moins bien éclairés, la ravissante Anu Tali conduit les musiciens d'une gestique souple et géométrique, et sa blonde chevelure en ondoyante queue de cheval et la rondeur de ses joues lui donnent des allures de mannequin mécanique dont émane pourtant une intériorité assurée.

Dès les Interludes marins, il en résulte une musique d'où émerge une lumière boréale aux lignes parfaites et propices aux rêves évasifs.
Après avoir soutenue une telle phalange, la jeune chef estonienne en salue généreusement l'ensemble, puis jette ses sourires ravis vers les hauteurs de la salle tout en gardant une posture légèrement en retrait, une image de modestie toujours très belle à voir.

 

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Publié le 10 Janvier 2012

Manon02.jpgManon (Massenet)
Répétition générale du 07 janvier 2012
Opéra Bastille

Manon Natalie Dessay
Des Grieux Giuseppe Filianoti
Lescaut Franck Ferrari
Le Comte Des Grieux Paul Gay
Guillot Luca Lombardo
De Brétigny André Heyboer
Poussette Olivia Doray
Jarvotte Carol Garcia
Rosette Alisa Kolosova

Direction musicale Evelino Pido
Mise en scène Coline Serreau

 

 

Natalie Dessay (Manon) et Franck Ferrari (Lescaut)

 

La nouvelle production de Manon arrive à l’Opéra National de Paris après une succession de créations navrantes, et elle apparaît comme un pied de nez de plus à la face de théâtres nationaux et européens qui se débattent avec de bien moindres moyens financiers pour monter des œuvres, parfois rares, de façon intelligente.

Bien que le féminisme de Coline Serreau se soit exprimé avec pertinence et humour dans  Le Barbier de Séville, transposé dans un monde oriental quelque part vers l’Afghanistan, elle prend prétexte de Manon pour railler la vision conformiste de la femme dans l’imaginaire de DesGrieux (le rêve américain), transformer ce dernier en un prêtre séducteur à Saint Sulpice, faire du monde de Lescaut un univers Punk pour lequel la femme est un moyen arriviste, et de De Brétigny un amateur de techniques de domination sadomasochiste dérivées de traditions japonaises.

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   Natalie Dessay (Manon) et Giuseppe Filianoti (DesGrieux)

 

Le problème est que cette approche évite de dresser un portrait psychologique de l‘héroïne, d‘en montrer l‘idéal caché derrière une apparente légèreté.
On peut d’ailleurs remarquer qu’Andrei Serban, metteur en scène roumain, avait abordé le sujet de l’oppression et de la domination masculine dans  Lucia di Lammermoor, mais, dans ce cas là, le livret le permettait, Lucia étant une pure victime, ce que Manon n‘est absolument pas.

Manon01.jpgUne fois passé un premier acte très bien mené, quand les personnages se présentent par les nombreuses entrées, par et sous le grand escalier, on en arrive à un spectacle surchargé et lourd, à sourire de certaines idées comme de ces femmes en patins à roulettes qui déambulent entre les imposants piliers de l’église, avant que ne nous envahisse une grande impression de n’importe quoi.
Et ce sont les spectatrices, le regard perdu ne sachant plus comment réagir, qui trouvent cela, elles mêmes, complètement ridicule.
Il paraîtrait qu’il s’agisse d’offrir des images qui suivent le sens et les couleurs de la musique, qu‘il s‘agisse de nous la rendre plus sensible. Pourtant, que de rires pendant le rêve de DesGrieux.

     Natalie Dessay (Manon)

Sur le plan musical, avec les réserves que l’on doit envers l’exécution d’une dernière répétition, Evelino Pido arrive à sublimer les passages les plus fins de l’ouvrage, mais pas à créer la tension que la violence des élans romantiques requière.

Dans ce rôle où elle n’est plus que bousculée par les évènements, Natalie Dessay reste toute fine et fragile jusqu’au bout, ni Manon sensuelle et voluptueuse, ni Manon émue et épleurée, mais libre de livrer ses effets coloratures étourdissants.

Manon04-copie-1.jpgEt Giuseppe Filianoti, le cœur qui clame par la voix une triste et vaillante espérance, rend attachant DesGrieux lorsque qu’il n’est pas trop sollicité dans les forte aigus pour que la sensualité de son timbre médium-grave exprime, de manière touchante, la profondeur de ses souffrances.
Excellent acteur, Franck Ferrari compose surtout un personnage à forte valeur théâtrale, et Paul Gay se contente de tenir sa stature autoritaire, un peu déconcertée, face à un fils déboussolé.

Et l’on en vient à regretter la sobre lecture de Gilbert Deflo, écartée et pourtant plus récente que les productions de Salomé, Cosi fan tutte, Tosca, Rigoletto toujours reprises, et à se demander qui comptabilise ces dépenses inutiles.

                                                                                                         Natalie Dessay (Manon)

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Publié le 4 Janvier 2012

Amadis de Gaule (Jean-Chrétien Bach)
Représentation du 02 janvier 2012
Opéra Comique

Amadis Philippe Do
Oriane Hélène Guilmette
Arcabonne Allyson McHardy
Arcalaüs Franco Pomponi
Urgande, 1ère Coryphée Julie Fuchs
La Discorde Alix Le Saux
La Haine Peter Martincic

Direction musicale Jérémie Rhorer
Le Cercle de l’Harmonie
Mise en scène Marcel Bozonnet
 

                                                                                                                          Hélène Guilmette (Oriane)

En 1770, une nouvelle salle suffisamment large pour accueillir 2000 places est construite au Palais Royal afin d’accueillir l’Académie royale de Musique. Quatre ans plus tard, Christoph Willibald Gluck arrive à Paris, et, sous la protection de Marie Antoinette, l’enthousiasme pour Iphigénie en Aulide se transforme en délire total pour Orphée et Eurydice.
En 1779, alors que le succès de d’Iphigénie en Tauride ôte d’avance toute chance à celle de Piccinni pour s’imposer, Johann Christian Bach crée Amadis de Gaule le 14 décembre. Ce sera un échec.

Sans doute le contexte favorable à Gluck ne pouvait que desservir le dernier fils de Jean-Sébastien Bach, mais on peut aussi y voir d’autres causes comme la faiblesse du livret, un étalement de souffrances masochistes à la longue pesant -« Cette mortelle offense ne sort point de mon cœur », « Par pitié percez-moi le cœur », « Viens déchirer mon triste cœur » etc.-, qui engendre colère et haine chez les protagonistes. Très vite, on se détourne de la vacuité du propos.

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   Allyson McHardy (Arcabonne) et Philippe Do (Amadis)

 

La musique, elle, est un bouillonnement énergique prenant, un continuum de phrases musicales qui soulignent le pouvoir émotionnel et dramatique du chant - mais l’art de Gluck est certainement bien plus coloré et pathétique -, les cuivres dessinent des contrastes sombres et brillants en clair-obscur, et des danses clôturent chaque acte, signe de l’emprise encore forte des conventions sur le compositeur.

Heureusement, Marcel Bozonnet réussit à rendre ces danses pas trop barbantes dans les deux derniers actes, grâce à l’intervention humoristique de deux talentueux danseurs.

Sans surprise, Jérémie Rhorer et Le Cercle de l’Harmonie s’emparent à bras le corps de cette musique où l’entrain côtoie des moments contemplatifs. Le son paraît un peu brut, dans certains passages, puis, les cordes et les bois fuient selon des lignes plus fines et nuancées.

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Et la distribution donne un relief marquant aux personnages, à commencer par Philippe Do.
Ce chanteur possède des qualités vocales consistantes et un classicisme poétique,  une belle clarté de timbre, et surtout une diction impeccable qui se détache très nettement. Ses sentiments s’expriment aussi avec beaucoup de naturel.
En Oriane, Hélène Guilmette offre une interprétation théâtrale et très humaine, pleine de fragiles frémissements, qui rappelle l’expressivité de Mireille Delunsch, alors qu’Allyson McHardy ne trouve pas toute la crédibilité nécessaire à une Arcabonne unilatéralement brûlée par ses fureurs, bien qu’elle caractérise par de noires et amples vibrations saisissantes ses excès de rage.

Solide et franc Arcalaüs, Franco Pomponi défend au mieux un rôle bien trop caricatural, et Julie Fuchs permet d’entendre un moment de virtuosité impressionnant, mais gratuit, qui distrait un instant de cette intrique malheureuse.

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   Philippe Do, Jérémie Rhorer et Hélène Guilmette

 

En fait, cet ensemble musical permet de vivre, sur le moment, la plénitude d’un envahissement sonore qui, visuellement, repose également sur des décors éclairés avec subtilité, des éléments d’architecture classique qui se fondent dans la structure baroque de la salle, et qui font oublier la bizarrerie et le mauvais goût de certains costumes.

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Publié le 1 Janvier 2012

Dimanche 01 janvier 2012 sur Arte à 12H25
Concert du Nouvel An à la Fenice
Le traditionnel concert du Nouvel An au Théâtre de la Fenice, à Venise, sous la direction de Diego Matheuz.

Dimanche 01 janvier 2012 sur Arte à 13H30
Jordi Savall et les voix de la viole
Concert de viole de gambe avec Jordi Savall et sa formation. Un voyage musical qui nous transporte du XVIe au XXe siècle.

Dimanche 01 janvier 2012 sur Arte à 18H40
Concert du Nouvel An à la Fenice
Le traditionnel concert du Nouvel An au Théâtre de la Fenice, à Venise, sous la direction de Diego Matheuz. 

 

Lundi 2 janvier 2012 sur TF1 à 02H10
Sant'Alessio (Stefano Landi)
Avec Philippe Jaroussky, Max Emanuel Cencic, Alain Buet, Xavier Sabata, Damien Guillon
Mise en scène Benjamin Lazar, direction William Christie, Les Arts Florissants
Enregistré au Théâtre des Champs Elysées en 2007
 

 

Samedi 7 janvier 2012 sur Arte à 20H45
Dimanche 8 janvier 2012 sur Arte à 14H05
Frédéric II - Roi de Prusse
Il fut à la fois un ami des arts, un grand stratège et un despote éclairé. Une évocation de la vie de Frédéric II, dont on fête en janvier le 300e anniversaire de la naissance

Samedi 7 janvier 2012 sur France 3 à 23H40
Luisa Miller (Verdi)
Enregistré à l'Opéra Bastille en 2008
Avec Ana Maria Martinez, Ramon Vargas
Direction Massimo Zanetti, mise en scène Gilbert Deflo

Dimanche 8 janvier 2012 sur Arte à 15H35
Frédéric le Grand
Le roi de Prusse et la musique

Dimanche 8 janvier 2012 sur Arte à 19H00
David Garrett interprète Fritz Kreisler
Un concert exceptionnel de la superstar allemande du violon.

Lundi 09 janvier 2012 sur Arte à 00H30
Folle journée 2009
Michel Corboz dirige la messe en si de Jean-Sébastien Bach

Jeudi 12 janvier 2012 sur Arte à 01H00
Liza Minelli at Avo Session
Liza Minelli interprète des titres de son dernier album, Confessions, et quelques tubes incontournables. 

 

Jeudi 12 janvier 2012 sur France 3 à 02H30
Aurélie Dupont danse (Documentaire).

 

Jeudi 12 janvier 2012 sur Arte à 06H00
Classic archive : Ivry Gitlis
Le Concerto pour violon de Tchaïkovski (1965),
La capricieuse d'Elgar (1962),
La Capriccio-valse de Wieniawski (1968) 

 

Dimanche 15 janvier 2012 sur France 3 à 00H15

Une journée avec Laurent Naouri

 

Dimanche 15 janvier 2012 sur France 3 à 01H00
La Vie parisienne (Offenbach)
Choeurs et Orchestre de l'Opéra National de Lyon

 

Dimanche 15 janvier 2012 sur Arte à 16H00
La symphonie fantastique de Berlioz
Genèse de l'un des grands manifestes du romantisme, avec les extraits d'un concert dirigé par Gustavo Dudamel.

Dimanche 15 janvier 2012 sur Arte à 18H10
L'orchestre Philharmonique d'Israël : Concert du 75e anniversaire
La Symphonie n° 8 de Ludwig van Beethoven,
Poème pour violon et orchestre op. 25 d'Ernest Chausson (avec Vadim Repin au violon),
Introduction et Rondo Capriccioso op. 28 de Camille Saint-Saëns (avec Julian Rachlin au violon),
Le Concerto pour piano n° 1 de Frédéric Chopin (avec Evgueny Kissin au piano).

 

Lundi 16 janvier 2012 sur Arte à 00H50

Berlioz : Symphonie fantastique
Un concert enregistré à la Cité des congrès de Nantes. 

 

Mardi 17 janvier 2012 sur France 2 à 00H15
La Petite Renarde Rusée (Janacek)
Enregistré à l'Opéra National de Paris.
Avec E.Tsallagova, J.Raisilanen, M.Lagrange, dir. A.Davis, msc A.Engel.


Mercredi 18 janvier 2012 sur Arte à 06H00
Classic archive : Ivry Gitlis
Le Concerto pour violon de Tchaïkovski (1965),
La capricieuse d'Elgar (1962),
La Capriccio-valse de Wieniawski (1968)

Jeudi 19 janvier 2012 sur Arte à 01H00
Les Contes d'Hoffmann (Offenbach)
Avec Dean Power, Diana Damrau, Kevin Conners, Luther Christoph Stephinger, Rolando Villazón, Tim Kuypers, Ulrich Reß, Angela Brower (Nicklausse/La Muse), John Relyea (Lindorf/Coppélius/Dapertutto/ Docteur Miracle), Okka von der Damerau (mère)
Chef d'orchestre: Constantinos Carydis
Metteur en scène: Richard Jones
Enregistré à Munich (Rediffusion)

Dimanche 22 janvier 2012 sur Arte à 16H20
Découvrir une oeuvre : Carmina Burana de Carl Orff
La genèse et l'histoire d'une oeuvre qui remplit les stades du monde entier.

Dimanche 22 janvier 2012 sur Arte à 19H00
Emmanuel Pahud : Hommage à Frédéric le Grand
Un concert enregistré au Théâtre royal du Nouveau Palais de Sans-Souci.

Lundi 23 janvier 2012 sur Arte à 00H30
Le Trio Wanderer interprète Liszt et Chopin

Lundi 23 janvier 2012 sur Arte à 01H35
Hommage à Marius Petipa
Un gracieux hommage au chorégraphe enregistré dans le théâtre Mariinsky.

 

Mardi 24 janvier 2012 sur France 2 à 00H30

Giselle (Adolphe Adam)
Ballet enregistré à l'Opéra National de Paris

 

Dimanche 29 janvier 2012 sur France 3 à 00H15

Requiem de Faure
Orchestre de Paris, Direction P.Järvi

 

Dimanche 29 janvier 2012 sur Arte à 15H30

 Beethoven : La lettre à Elise 

 

Dimanche 29 janvier 2012 sur Arte à 19H00
Lang Lang joue Franz Liszt

 

Lundi 30 janvier 2012 sur Arte à 00H50

Michel Corboz dirige le Requiem de Mozart

 

Lundi 30 janvier 2012 sur Arte à 22H55
Le rossignol et autres fables (Stravinski)
Enregistré à Aix en Provence en 2012

Avec Olga Peretyatko, Elena Semenova, Marijan Mijanovic


Mardi 31 janvier 2012 sur France 2 à 00H35
Moussorgsky on the rock(s).

Muraro (piano), Démago et le Philharmonique de Radio France, direction Chung.

 

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Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique