Publié le 20 Mars 2017

Trompe-La-Mort (Luca Francesconi – d’après Balzac)
Représentations des 16 et 18 mars 2017
Palais Garnier


Trompe-La-Mort Laurent Naouri
Esther Julie Fuchs
Lucien de Rubempré Cyrille Dubois
Le Baron de Nucingen Marc Labonnette
Asie Ildiko Komlosi
Eugène de Rastignac Philippe Talbot
La Comtesse de Sérisy Béatrice Uria-Monzon
Clotilde de Granlieu Chiara Skerath
Le Marquis de Granville Christian Helmer
Contenson Laurent Alvaro
Peyrade François Piolino
Corentin Rodolphe Briand

Direction musicale Susanna Mälkki
Mise en scène Guy Cassiers                                          
Cyrille Dubois (Lucien)
Création mondiale – Commande de l’Opéra National de Paris 

Inspiré des dernières pages des Illusions perdues et du roman Splendeurs et misères des courtisanes qui suivit, Trompe-La-Mort est la première des trois œuvres lyriques commandées par l’Opéra National de Paris afin de transposer sur scène trois ouvrages majeurs de la littérature française.

A l’avenir, ce cycle se poursuivra au cours de la saison 2018/2019 avec Bérénice, d’après Jean Racine, et Le Soulier de satin, d’après Paul Claudel, pour les saisons suivantes.

Laurent Naouri (Trompe-La-Mort) et Cyrille Dubois (Lucien)

Laurent Naouri (Trompe-La-Mort) et Cyrille Dubois (Lucien)

En confiant à Luca Francesconi l’œuvre d’Honoré de Balzac qui concentre les caractères les plus signifiants de La Comédie Humaine, Stéphane Lissner ne fait que s’en remettre à un artiste qu’il connait bien, puisque le compositeur milanais est le créateur de Quartett, un opéra né sur les planches de la Scala de Milan en 2011, sous la direction de la musicienne finlandaise Susanna Mälkki.

Riche d’une orchestration qui regroupe plus d’une quarantaine de cordes, une quinzaine de bois et une dizaine de cuivres flanqués d’un ensemble de percussions et de timbales partiellement dissimulés dans les baignoires latérales, l’univers sonore qui emplit la boite à bijoux du Palais Garnier dégage une atmosphère mystérieuse et frémissante parcourue de subtils motifs sinistres et sinueux.

Susanna Mälkki et Luca Francesconi lors de la rencontre publique du 18 mars au Palais Garnier

Susanna Mälkki et Luca Francesconi lors de la rencontre publique du 18 mars au Palais Garnier

La musique peut même prendre une dimension intemporelle et sertir d’un halo brillant le premier air d’Esther.

La structure lyrique révèle également des mouvements aussi évocateurs que l’obsédante et surnaturelle ambiance liée au monolithe de 2001 l’Odyssée de l’Espace, la rythmique machinale et primitive du Sacre du printemps, ou bien le volcanisme spectaculaire fait d’un enchevêtrement de percussions lourdes et de cuivres stridents, comme dans les bandes originales de films de science-fiction actuels.

Mais nombre d’attaques à coup de cuivres et de percussions concluent les scènes avec une soudaineté qui vire au systématisme dans la dernière partie, ce qui nuit à l’imprégnation musicale.

Trompe-La-Mort : scène de bal

Trompe-La-Mort : scène de bal

On peut ainsi légitimement se demander si cette ampleur orchestrale et l’absence de mélodie, une caractéristique de la musique contemporaine, est entièrement pertinente pour décrire l’univers des salons mondains du début du XIXe siècle.

La construction dramaturgique qui se tisse sur cette musique expressive fonctionne naturellement pendant les deux-tiers de l’ouvrage, au fur et à mesure que les liens entre les caractères se nouent et trouvent leur sens.

Et la relation de fascination équivoque entre Trompe-la-mort et Lucien, son vecteur social, est ainsi signifiée en douceur.  Mais l’ultime section où la narration l’emporte sur l’action ne tient plus qu’à la présence de Laurent Naouri.

Cyrille Dubois (Lucien)

Cyrille Dubois (Lucien)

La matière des voix, elle, est largement mise en valeur par une écriture incisive, brute et quelque peu répétitive, qui recherche le déploiement des timbres de chacun.

Laurent Naouri, en Vautrin assuré et dominateur, en est le premier bénéficiaire, et sa caractérisation mordante et prégnante, mâtinée de tendresse, est ici incontournable.

Cyrille Dubois, élégamment avantagé par sa coupe de cheveu néoclassique, décrit d'un ton agréable et légèrement bucolique un Lucien intéressé mais sensiblement charmant, dont on comprend la parfaite correspondance avec l’Esther classieuse de Julie Fuchs, digne prédécesseure de Marie Duplessis.

Cyrille Dubois (Lucien) et Laurent Naouri (Trompe-La-Mort)

Cyrille Dubois (Lucien) et Laurent Naouri (Trompe-La-Mort)

Béatrice Uria-Monzon, impayable actrice, tire pleinement parti des passages de la partition les plus atypiques. L'impulsivité de l'écriture lui permet de varier les couleurs, frapper les sons avec une netteté franche, et jouer avec une fantaisie débridée les manières surfaites de La Comtesse de Sérisy.

Par contraste, Ildiko Komlosi développe rondeur et séduction positive, lucide Asie maîtresse du jeu social.

Parmi les multiples rôles secondaires, chacun peut découvrir un personnage qui l’accroche plus que d’autres. A ce titre, François Piolino, l’un des trois espions, démontre une aisance d’autant plus percutante que ses apparitions sont succinctes.

Béatrice Uria-Monzon (La Comtesse de Sérisy)

Béatrice Uria-Monzon (La Comtesse de Sérisy)

Il y a la qualité des interprètes, la force de l’univers balzacien et de ce Paris régi par l’argent et les relations intéressées, mais il y a aussi la scénographie épurée et les multiples plans de la mise en scène de Guy Cassiers.

Différents symboles du Palais Garnier, telles les colonnes torsadées du salon de la danse, lieu de rencontres particulièrement prisé, l’évocatrice salle des machines située en coulisses, ou bien le lustre grandiose, sont diffractés sur des plans verticaux mobiles qui construisent et déconstruisent en fil continu des architectures imaginaires où se glissent les interprètes.

Une scène en hauteur permet également d'isoler les scènes narratives.

Julie Fuchs (Esther)

Julie Fuchs (Esther)

Et même si le Palais Garnier n’excitait pas à l’heure de ces événements, son utilisation à outrance rapproche ainsi les personnages balzaciens des personnages proustiens d’A la recherche du temps perdu. On pense aussi aux personnages décadents du dernier roman d’Olivier Py, Les Parisiens.

On comprend également que le Palais Garnier, lieu de représentations et lieu de La représentation, est la plus belle métaphore du microcosme parisien.

C’est donc cet ensemble fortement interpénétré et soutenu par une Susanna Mälkki impressionnante de concentration, en osmose totale avec l’architecture musicale et la présence des chanteurs sur le plateau, qui donne de la puissance à un spectacle qui nous ramène aux valeurs universelles de la culture française.

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Publié le 14 Mars 2017

Simon Boccanegra (Giuseppe Verdi)
Version de concert du 12 mars 2017
Théâtre des Champs-Elysées

Ludovic Tézier Simon Boccanegra
Amelia Grimaldi Sondra Radvanovsky
Jacopo FiescoVitalji Kowaljow
Gabriele Adorno Ramón Vargas
Paolo Albiani André Heyboer
Pietro Fabio Bonavita 

Direction musicale Pinchas Steinberg
Orchestre Philharmonique et Chœur de l’Opéra de Monte-Carlo

                                   André Heyboer (Paolo Albiani)

1339, Simon Boccanegra, corsaire au service de Gênes, eut une fille illégitime avec Maria, fille de son ennemi Fiesco.
Mais l’enfant fut enlevée, et Maria retrouvée morte. Simon fut cependant élu Doge par le peuple avec le soutien du conspirateur Paolo Albiani.
Vingt-cinq ans plus tard, Simon Boccanegra se trouve pris dans une intrique complexe : Amelia Grimaldi (qui s’avèrera être la fille du Doge) et Gabriel Adorno s’aiment. Une conspiration redoutable est menée par Paolo Albiani pour pousser les Fieschi et Adorno à se révolter contre Simon, Paolo ne supportant pas que le Doge ne lui ait pas accordé la main d’Amélia.

Ludovic Tézier (Simon Boccanegra) et Vitalji Kowaljow (Jacopo Fiesco)

Ludovic Tézier (Simon Boccanegra) et Vitalji Kowaljow (Jacopo Fiesco)

En ce dimanche soir, il était possible de rester chez soi pour réécouter, par exemple, un de ces grands enregistrements historiques que chérissent les passionnés d’opéras, mais c’était sans compter le Théâtre des Champs-Elysées qui réussit à réunir une équipe artistique exceptionnelle pour interpréter l’un des opéras les plus sombres de Verdi, dans un style qui nous ramènerait presque aux temps des grands mythes de l’Art lyrique.

Sondra Radvanovsky (Amélia Grimaldi)

Sondra Radvanovsky (Amélia Grimaldi)

Pour sa première appropriation du rôle du Doge, Ludovic Tézier se révèle d’une stature inflexible, très concentré sur le dessin vocal d’une netteté qui allie maturité, ampleur et contrastes avec des accents verdiens saillants et tranchants. ‘Trop parfait’, aurait-on envie de dire, une telle tenue lui donne une allure tellement patricienne, qu’elle jure entièrement avec la nature de ce corsaire aux origines plébéiennes.

Il faudra attendre de le voir dans la version scénique prévue à l’opéra Bastille, d’ici 2 ou 3 ans, pour apprécier les dimensions théâtrales de son Simon Boccanegra.

Choeur de l'Opéra de Monte-Carlo

Choeur de l'Opéra de Monte-Carlo

A ses côtés, diva mélodramatique au grand cœur, Sondra Radvanovsky dépeint une Amélia d’une grande sensibilité mais également d’une puissance phénoménale. Elle est toujours parfaitement identifiable aux vibrations très particulières, mais régulières, de son timbre, et à cette noirceur pathétique et malheureuse qu’elle peut subitement transformer en de spectaculaires exclamations aiguës et enflammées qu’elle affine, par la suite, en splendides filets de voix ornementaux et délirants.

André Heyboer n’est pas une découverte puisqu’il a régulièrement pris des rôles secondaires à l’Opéra National de Paris depuis une dizaine d’années. Mais ce soir, la transfiguration de Paolo Albiani qu'il réalise, déterminé, le regard noir, les troubles perceptibles dans la voix, est un grand moment d’accaparation totale d’une âme en perdition.

Vitalji Kowaljow (Jacopo Fiesco)

Vitalji Kowaljow (Jacopo Fiesco)

Et la grande surprise survient sans aucun doute de l’incarnation glaçante de Jacopo Fiesco par la basse ukrainienne Vitalji Kowaljow, qui a toutes les dimensions impériales d’un Philippe II. L’urgence, le poids de la situation qui étrangle les émotions, la figure de l’autorité figée et conservatrice, tout s’entend dans une voix aux portes de l'outre-tombe qui sent la peur du pouvoir vacillant.

Quant à Ramón Vargas, toujours aussi latin d'expressions généreuses qui traduisent l’âme en peine de Gabriele Adorno, il arrive systématiquement, malgré la dissolution du spectre aigu, à faire entendre sa vibration traverser le souffle d’un chœur surpuissant.

Son rôle est moins important que ses principaux partenaires, néanmoins, Fabio Bonavita détaille les lignes apeurées qui permettent à Pietro d’exister, ce qui n’est habituellement pas flagrant.

Ramon Vargas (Gabriele Adorno)

Ramon Vargas (Gabriele Adorno)

Et ce cast formidablement investi, au point de nous interroger sur ce qui, dans notre perception, nous fait sentir, même de loin, que tous les chanteurs dépassent la simple réalisation d’un travail professionnel, est emporté par un orchestre survolté, éclatant de cuivres, énergique sans sacrifier à la rondeur du son, et Pinchas Steinberg, du haut de ses 72 ans, affiche encore et toujours la vivacité d’un adolescent éternel. 

On peut, certes, regretter la moindre étendue des langueurs évanescentes wagnériennes que recèle cette musique remaniée avant que Verdi ne reprenne l’architecture de Don Carlos, mais le punch de cette direction sort Simon Boccanegra de l’austérité qu’on lui attache traditionnellement, pour éclairer la violence des ambitions humaines.

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Publié le 12 Mars 2017

Carmen (Georges Bizet)
Représentation du 10 mars 2017
Opéra Bastille

Carmen Clémentine Margaine
Don José Roberto Alagna
Micaela Aleksandra Kurzak
Escamillo Roberto Tagliavini
Frasquita Vannina Santoni
Mercédès Antoinette Dennefeld
Le Dancaïre Boris Grappe
Le Remendado François Rougier
Zuniga François Lis

Direction musicale Bertrand de Billy
Mise en scène Calixto Bieito

Production du Festival Castell de Peralada (1999)

                                                                                                 Aleksandra Kurzak (Micaela)

Peu de spectateurs s’en rendent compte, probablement, mais représenter Carmen à l’Opéra Bastille symbolise, par essence, un acte de popularisation de l’Art lyrique venu que sur le tard à l’Opéra National de Paris.

En effet, alors que l’Opéra de New-York affichait le chef-d’œuvre de Bizet dès les années 1880, Paris ne l’accueillit sur la scène du Palais Garnier qu’à partir de 1959, dans un grand élan d’ouverture au répertoire populaire qui était jusque-là préservé par la salle Favart de l’Opéra-Comique.

L’année d’après, Tosca fit également son apparition sur la scène de l’Opéra.

Depuis, l’Opéra de Paris est ouvert à l’ensemble du répertoire lyrique et étend son emprise sur celui-ci à un rythme qui, pour l’instant, est plus soutenu que les principales maisons internationales.

Clémentine Margaine (Carmen)

Clémentine Margaine (Carmen)

Après 15 ans de mise en scène par Alfredo Arias, et un essai de mise en scène par Yves Beaunesne, en 2012, qui ne fut pas un succès, ne serait-ce que par le tort qu’il créa à la soprano Anna Caterina Antonacci, la production de Calixto Bieito imaginée pour le Festival Castell de Peralada, un petit village catalan situé au sud de Perpignan, fait son entrée sur la scène Bastille après 18 ans de voyage à travers le monde.

En le dépouillant du folklore hispanique habituellement associé à l’imagerie de Carmen, Calixto Bieito transpose l’univers de Mérimée dans une Espagne décadente des années 1970, pour en tirer une satire sociale et montrer sans tabou la violence interne et la puissance sexuelle inhérente qui sont les moteurs essentiels de la vie.

Détailler l’ensemble des facettes et les contradictions de l’héroïne l’intéresse moins que de reconstituer une époque dans son ensemble, cohérente, où les militaires dominent la vie politique et sociale – nous pouvons les voir distribuer de la nourriture au chœur d’enfants -, ce qui correspond à ce que fût l’Espagne franquiste.

Choeur d'enfants

Choeur d'enfants

Le décor repose sur un sol recouvert d'une spirale couleur sable andalou, au centre duquel un mât dresse un drapeau espagnol en berne. L’arrivée d’une Mercédès vient apporter un peu de distraction et de relief scénique au tableau de la taverne de Lillas Pastia, la silhouette du taureau Osborne, symbole commercial espagnol, figure les montagnes des contrebandiers – mais c’est un jeune militaire nu qui s’exhibe à ses pieds au cours d’une danse tauromachique plus poétique qu’érotique -, et, sous des éclairages vifs et lunaires, se conclue l’ultime confrontation entre Carmen et Don José.

La puissance de la lumière renvoie ainsi à l’éblouissante impression du sable du désert, sur lequel se détachent en contre-jour les ombres pathétiques des amants. ‘Duel au soleil’, pourrait-on penser…

Clémentine Margaine (Carmen) et Roberto Alagna (Don José)

Clémentine Margaine (Carmen) et Roberto Alagna (Don José)

La vulgarité du comportement brillamment désinhibé des hommes et des femmes présents sur scène sature cependant très vite le spectateur, mais nombre de petites saynètes font sourire, par exemple les selfies de Don José et Micaela qui traduisent le besoin de justification de leur couple, la solitude des personnages secondaires qui se rêvent toreros, ou bien les mimiques de corrida des manutentionnaires qui démontent l’effigie du taureau publicitaire au cours de l’entracte du quatrième acte.

Avec son tempérament sauvage et tonique, ses aigus soudains et saillants, un médium généreux et des inflexions parfois chaotiques, Clémentine Margaine, mezzo-soprano originaire d’une ville à forte personnalité catalane, Narbonne, offre un portrait ample et magnétique de cette femme qui vit librement dans un monde marginal régi par toutes sortes de trafics. 

Clémentine Margaine (Carmen) et Roberto Alagna (Don José)

Clémentine Margaine (Carmen) et Roberto Alagna (Don José)

Par un effet galvanisant, l'excès de ce spectacle se prolonge dans l’agressivité noire de sa voix qui la rapproche du volontarisme masculin d'une Lady Macbeth, d’autant plus que ses sentiments sont moins nuancés que dans d’autres lectures.

Pour Roberto Alagna, la première parisienne de cette production ressemble à un rejeu de la première qu’il interpréta à Peralada avec son ex-épouse, Angela Gheorghiu, qui incarnait Micaela, puisque c’est sa nouvelle partenaire dans la vie, Aleksandra Kurzak, qui le rejoint pour cette reprise.

Souffrant, il renvoie une image exemplaire de professionnalisme, malgré la gêne que son timbre altéré occasionne. D’abord prudent, mais avec la même virilité solaire, certes vacillante, qui le rend unique, le chanteur français, conscient de ses limites dans les aigus, dépeint un Don José un peu gauche et neutre, avant de réaliser un superbe dernier acte.

Aleksandra Kurzak (Micaela) et Roberto Alagna (Don José)

Aleksandra Kurzak (Micaela) et Roberto Alagna (Don José)

Il fait alors des faiblesses de ce soir une force interprétative poignante où se mélangent troubles et sentiments passionnels, et réussit en conséquence à achever la représentation sur un effet admiratif splendide.

Ses duos avec Aleksandra Kurzak sont par ailleurs d’une très grande intensité, notamment parce que la soprano polonaise nourrit une sensibilité mature qui va au-delà de ce que le rôle de Micaela, souvent réservé, évoque. On sent une envie de donner une force à leur couple qui égale celle de Rodolfo et Mimi dans La Bohème.

Quant à Roberto Tagliavini, son Escamillo bien chanté ne recherche pas l’abattage scénique, mais les contraintes de Bieito pèsent vraisemblablement sur le rayonnement du personnage.

Dans les petits rôles, Vannina Santoni (Frasquita) et Antoinette Dennefeld (Mercédès) démontrent une complicité réjouissante jusqu’au salut final.

Clémentine Margaine (Carmen) et Roberto Alagna (Don José)

Clémentine Margaine (Carmen) et Roberto Alagna (Don José)

Enfin, la ligne orchestrale conduite par Bertrand de Billy privilégie une noirceur austère, sans débordements ou effets ornementaux appuyés de la part des cuivres ou des cordes, et une rythmique vive qui cadence le drame tout en n’évitant pas les décalages dus, notamment, à la forte implication du chœur dans la dramaturgie scénique. Les plus beaux moments surviennent quand le son concentre harmoniques et couleurs des instruments pour donner de la profondeur aux duos. 

Le chœur, lui, est employé dans sa force un peu brute, mais ce sont les enfants qui emportent totalement l’adhésion, pour l’énergie et la vitalité qu’ils dissipent à tout-va, et pour la géniale envolée dans le défilé final interprété tout en rebondissant face à la salle.

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Publié le 5 Mars 2017

Eclipse annulaire du 26 février 2017, deux minutes avant la formation de l'anneau

Eclipse annulaire du 26 février 2017, deux minutes avant la formation de l'anneau

Circonstances de l’éclipse annulaire de soleil

L’éclipse annulaire de soleil qui vient de traverser le centre de la Patagonie est la première d’une série de trois éclipses qui va toucher l’Argentine entre 2017 et 2020, ce qui est rare pour un même pays en si peu de temps (celles du 02 juillet 2019, près de San Juan, Cordoba et Buenos Aires, et du 14 décembre 2020, près de Viedma et Las Grutas, seront par ailleurs totales, et donc plus spectaculaires).

Elle a parcouru une région très peu habitée de l’Amérique du Sud où, probablement, de l’ordre de 70.000 habitants vivent sur la bande de terre d’où l’’anneau de feu’ était visible, mais l’Afrique a elle aussi pu l’observer au soleil couchant en Angola, Zambie et République démocratique du Congo.

Trajectoires des 3 éclipses de soleil prévues en Argentine entre 2017 et 2020 - (c) Xavier Jubier

Trajectoires des 3 éclipses de soleil prévues en Argentine entre 2017 et 2020 - (c) Xavier Jubier

Présentation de la Patagonie

Les steppes, déserts et pâturages de la Patagonie couvrent un tiers de l’Argentine, mais la partie occidentale de la Cordillère des Andes qu’elle abrite appartient, elle, au Chili.
Son nom proviendrait du terme ‘Patagon’ (‘grande patte’) employé dans leurs écrits par Fernand de Magellan et Antonio Pigafetta, un des membres de son expédition, lorsqu’ils découvrirent, en 1520, le peuple amérindien Tehuelche sur ces terres.

Ce peuple, dont le nom fut donné par un autre peuple originaire des Andes chiliennes, les Mapuche, avait une culture nomade et chassait les guanacos et les nandous.
Avec l’introduction du cheval au XVIIIe siècle par les Espagnols, ses itinéraires de transhumances se modifièrent, et, quand il rencontra les colons gallois qui fuyaient l’oppression religieuse et culturelle en Grande-Bretagne, il établit avec eux des liens très forts, et leur apprit les techniques de chasse et de confection d’habits traditionnels.

Ces colons, arrivés le 28 juillet 1865, fondèrent leur première ville dans leur port naturel de débarquement, situé à l’entrée de la péninsule de Valdès, et le nommèrent Puerto Madryn.

Puerto Madryn face au Golfo Nuevo

Puerto Madryn face au Golfo Nuevo

Mais en 1879, le général Julio Argentino Roca lança une conquête génocidaire du désert afin d’ouvrir de larges territoires à la colonisation espagnole. Les indigènes furent décimés, et ne subsistent dorénavant que quelques vestiges de la culture Tehuelche.

Une des conséquences de cette appropriation des terres du sud fut d’ouvrir la voie aux paléontologues qui découvrirent cette zone peu humide où la géologie est parfaitement visible. 

Au cours des années 1890, Carlos Ameghino, paléontologue argentin, entreprit avec son frère, Florentino, d’importants voyages en Patagonie, et ramena au total plus de 2000 pièces de mammifères du tertiaire appartenant à 120 espèces différentes.

Aujourd’hui, la Patagonie est aussi devenue la zone qui recèle le plus de fossiles datant du Jurassique au monde, comme le prouve la découverte d’un immense gisement dans la province de Santa Cruz en 2012, ou bien celle des restes d’un Titanosaure, le plus grand herbivore jamais mis à jour, dans la région du Chubut.

Squelette de Tyrannotitan - musée paléontologique de Trelew

Squelette de Tyrannotitan - musée paléontologique de Trelew

Route vers le point d’observation

Le point de départ de ce voyage fut Puerto Madryn, base tranquille dévouée à l'écotourisme et emplacement idéal pour aller observer les baleines franches, les orques, les dauphins de Commerson, les lions et les éléphants de mer.

Route vers le point d'observation au nord de Sarmiento

Route vers le point d'observation au nord de Sarmiento

Deux endroits paraissaient d’emblée privilégiés pour observer l’éclipse annulaire dans de bonnes conditions, la Baie de Camarones et sa réserve naturelle de Cabo Dos Bahias, ou bien la rive nord-est du lac Musters situé tout près de Sarmiento, au creux du Corridor Central de Patagonie.

C’est ce dernier lieu qui fut retenu, aussi bien pour son relief et la nature préhistorique de sa géologie que pour son importante distance à l’Océan Atlantique, dont les brumes et les formations nuageuses auraient pu perturber le spectacle.

De Puerto Madryn, il fut aisé de rejoindre, à 55km au sud, Trelew, ville qui dispose d’un important musée paléontologique où règnent nombre de squelettes de fossiles, dont celui d’un impressionnant Tyrannotitan.

Pingouins de Magellan - Cabo dos Bahias (Camarones)

Pingouins de Magellan - Cabo dos Bahias (Camarones)

A 250km plus au sud, au pied de la ‘Meseta de Montemayor’, le village de Camarones se présenta comme un point d’étape obligé, tant la faune qui vit dans ses alentours jouit d’un environnement qui la protège à l’écart des foules touristiques. Les guanacos – une espèce de lama non domestiqué -, les nandous de Darwin, les colonies de pingouins de Magellan, les troupeaux de moutons, les lions de mers et toutes sortes d’oiseaux de mers cohabitent sur les bordures rocheuses couvertes de bosquets, auxquelles on ne peut accéder que par de fastidieuses routes de pierres.

Lever de soleil dans l'horizon de Comodoro Rivadavia - dimanche 26 février 2017 à 06h45

Lever de soleil dans l'horizon de Comodoro Rivadavia - dimanche 26 février 2017 à 06h45

En poursuivant sur 200km la voie principale qui longe le flanc oriental de la Patagonie jusqu'au détroit de Magellan, la ville de Comodoro Rivadavia fut la dernière étape avant de quitter la côte pour se diriger vers l’intérieur des terres. Elle se situe en plein centre d’une importante zone pétrolifère où champs de puits de pétrole et champs d’éoliennes se côtoient non sans un certain sens de l’incompatible écologique.

Arrivée sur la rive du Lac Musters - le 26 février 2017 à 08h30

Arrivée sur la rive du Lac Musters - le 26 février 2017 à 08h30

Ne resta plus qu’à rejoindre Sarmiento dans les lueurs du soleil levant. Après 150km de route bitumée, puis 45 km de route de pierres, sur laquelle on conduit comme sur de la neige, la rive du Lac Musters est enfin apparue à 8h30, alors que les premiers groupes d’observateurs étaient déjà installés.

Un camp principal était même déployé sur l’estancia El Musters où l’association scientifique argentine ‘Grupo Astronomico Osiris’ avait réuni des dizaines de jeunes amateurs, et qu’un champ d’instruments d'observation jonchait le sol.

Camp d'observation - Estancia El Musters - Sarmiento

Camp d'observation - Estancia El Musters - Sarmiento

Observation de l’éclipse

A 9h24, dans un ciel parfaitement bleu sous une température ambiante très agréable, la lune commença à se dessiner sur la surface solaire dans une clameur générale, à 23° au-dessus de l’horizon. Au centre, une tâche solaire bien visible pouvait s'apercevoir.

Le sol, lui, offrait à ceux qui en avaient la curiosité nombre de témoignages des passages des tribus Tehuelche, pointes de flèches taillées en pierre, outils de découpe et bois fossilisés n’attendaient qu’à être ramassés …

Détail de l'activité solaire - 9h45mn

Détail de l'activité solaire - 9h45mn

Vers 10h15, la variation de luminosité devint perceptible, le bleu du ciel plus profond, les contrastes plus marqués sur les profils des sommets, et la sensation de fin de jour vint.

Au cours des dix dernières minutes avant l’éclipse annulaire, le vent et la fraicheur se levèrent, inévitables signes que le paroxysme approchait et qui resserra l’emprise sensible du phénomène sur notre psyché. On sent la nature comme aspirée par la conjonction astrale.

Photo montage de l'éclipse annulaire du 26 février 2017 entre 09h45mn et 10h40mn

Photo montage de l'éclipse annulaire du 26 février 2017 entre 09h45mn et 10h40mn

Enfin, à 10h39mn et 26 secondes, l’anneau de soleil apparut dans les instruments pour une petite minute, à 35° au-dessus de l’horizon, dans une clameur encore plus forte qu’au début de l’évènement.

Le maintien de cette impression lunaire sur la zone s’est alors prolongé pour une dizaine de minutes, avant que, petit à petit, le cycle du jour ne reprenne. A 12h01, plus aucune trace du passage de la lune devant le disque de notre astre n’était visible.

Plateau du Lac Musters sous les lumières de l'éclipse

Plateau du Lac Musters sous les lumières de l'éclipse

Après l’éclipse

L’heure qui suivit fut consacrée aux flâneries le long de la rive du lac Musters, immensité bleu-vert totalement isolée au milieu d'un plateau sec et désertique pauvre en végétation.

Le lac Musters

Le lac Musters

Puis, la fin de journée fut dédiée à la découverte du parc des Bosquets pétrifiés, situé 30km au sud de Sarmiento. Dans un paysage extra planétaire baptisé la ‘Vallée Lunaire’, des restes de troncs d’arbres datant de dizaines de millions d’années gisent toujours sur les flancs des falaises érodées par le temps. 

Bois pétrifiés (à gauche) et strates géologiques de la 'Vallée Lunaire' (Sarmiento)

Bois pétrifiés (à gauche) et strates géologiques de la 'Vallée Lunaire' (Sarmiento)

Arrachés par des vents violents et silicifiés par les sels des mers qui se sont depuis retirées, ils témoignent éternellement de la végétation qui recouvrait jadis cette région à l’aspect abandonné, et de la richesse en vie animale qu’elle protégeait.

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Rédigé par David

Publié dans #Astres, #Eclipse

Publié le 5 Mars 2017

TV-Web Mars 2017 - Lyrique et Musique

Chaînes publiques

Dimanche 05 mars 2017 sur France 3 à 00h40
Benjamin, dernière nuit (Tabachnik) - Opéra de Lyon - ms Fuljames - dm Kontarsky

Briend, Lolov, Kutstekova, Selinger, Rice

Dimanche 05 mars 2017 sur France 3 à 02h10
Cav&Pav (Mascagni & Leoncavallo) - Chorégies d'Orange - ms Auvray - dm Prêtre

Alagna, Uria Monzon, Gillet, Mula, Degout, Laconi

Dimanche 05 mars 2017 sur Arte à 18h10
Concert d'ouverture de la salle Pierre Boulez à Berlin

Lundi 06 mars 2017 sur France 3 à 02h15
La Damnation de Faust (Berlioz) - Opéra de Paris - ms Hermanis - dm Jordan

Koch, Kaufmann, Terfel

Vendredi 10 mars 2017 sur France 2 à 00h30
Fidelio (Beethoven) - Opéra Royal de Wallonie - ms Martone - dm Arrivabeni

Wilson, Todorovich, Hawlata, Gorodetski

Dimanche 12 mars 2017 sur France 3 à 00h30
Dialogues des Carmélites (Poulenc) - ms Delunsch - dm Lacombe

Caton, Barbeyrac, Gillet, Lamprecht

Dimanche 12 mars 2017 sur Arte à 12h30
The high road to Kilkenny - les Musiciens de Saint-Julien

Documentaire de Benjamin Bleton

Dimanche 12 mars 2017 sur Arte à 23h55
Norma (Belini) - Liceu de Barcelone - ms Livermore - dm Abbado

Agresta, Kunde, Deshayes, Pertusi, Miro

Dimanche 19 mars 2017 sur France 3 à 00h30
Mozart, Bach - Orchestre de chambre de Paris - violon Nemtaru

Dimanche 19 mars 2017 sur Arte à 12h30
Stabat Mater (Pergolèse)

Dimanche 26 mars 2017 sur France 3 à 00h30
Le Roi Carotte (Offenbach) - Opéra de Lyon - ms Pelly - dm Aviat

Boulianne, Beuron, Mortagne, Grappe, Bou

Vendredi 31 mars 2017 sur France 2 à 00h05
Les pigeons d'argile (Hurel) - Capitole de Toulouse - ms Clément - dm Ceccherini

Arquez, Lefèvre, Le Texier, Santoni, Brunet-Grupposo


Mezzo et Mezzo HD

Mercredi 01 mars 2017 sur Mezzo à 20h30
Einstein on the beach de Philip Glass et Robert Wilson au Théâtre du Châtelet

Vendredi 03 mars 2017 sur Mezzo HD à 20h30
Valery Gergiev dirige Samson et Dalila de Saint-Saëns

Samedi 04 mars 2017 sur Mezzo à 20h30
Dardanus de Rameau au Grand-Théâtre de Bordeaux

Dimanche 05 mars sur Mezzo HD à 20h30
Don Giovanni de Mozart au Théâtre des Champs-Elysées

Mercredi 08 mars 2017 sur Mezzo à 20h30
Les Indes Galantes de Rameau par Christophe Rousset

Vendredi 10 mars 2017 sur Mezzo HD à 20h30
Platée de Rameau à 'Opéra Comique

Samedi 11 mars 2017 sur Mezzo à 20h30
La Traviata de Verdi au Festival de Glyndebourne

Dimanche 12 mars sur Mezzo HD à 20h30
Macbeth de Giuseppe Verdi au Gran Teatre del Liceu de Barcelone

Mercredi 15 mars 2017 sur Mezzo à 20h30
Manon Lescaut de Puccini à la Monnaie de Bruxelles

Vendredi 17 mars 2017 sur Mezzo HD à 20h30
Castor et Pollux de Rameau au Théâtre des Champs-Elysées

Samedi 18 mars 2017 sur Mezzo à 20h30
Alcina de Haendel à la Monnaie de Bruxelles

Dimanche 19 mars sur Mezzo HD à 20h30
Così fan tutte de Mozart à l'Opéra National de Paris

Mercredi 22 mars 2017 sur Mezzo à 20h30
Lulu d'Alban Berg à la Monnaie de Bruxelles

Jeudi 23 mars sur Mezzo HD à 20h30
Macbeth de Giuseppe Verdi au Gran Teatre del Liceu de Barcelone

Dimanche 26 mars sur Mezzo à 20h30
La Femme sans ombre de Richard Strauss au Bayerische Staatsoper

Dimanche 26 mars sur Mezzo HD à 20h30
Platée de Rameau à 'Opéra Comique

Mercredi 29 mars 2017 sur Mezzo à 20h30
Don Giovanni de Mozart à la Monnaie de Bruxelles

Vendredi 31 mars 2017 sur Mezzo HD à 20h30
Cadmus et Hermione de Lully à l'Opéra Comique

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Concert Arte

Macbeth (Théâtre de la Monnaie de Bruxelles)

"Kalila Wa Dimna" de Moneim Adwan au Festival d'Aix-en-Provence

La Flûte Enchantée (Académie du Teatro alla Scala)

L'Orfeo (Opéra de Lausanne) - ms Robert Carsen

Samson et Dalila (Opéra National de Paris)

Norma (Teatro Real de Madrid) - ms Davide Livermore

Manon (Grand Théâtre de Genève) - ms Olivier Py

Les Trois Ténors - les inédits

Il Giasone (Grand Théâtre de Genève) - ms Sinigaglia

La Belle Hélène (Théâtre du Châtelet) - ms  Corsetti, Sorin

 

Sur Operaplatform, Culturebox etc...

Lady Macbeth de Mzensk (Opéra d'Amsterdam) jusqu'au 16 mars 2017

Otello (Teatro Real de Madrid) jusqu'au 23 mars 2017

Le Prince Igor (Bolshoi) jusqu'au 24 mars 2017

Les Noces de Figaro (Opera d'Amsterdam) jusqu'au 26 mars 2017

 

La descente aux Enfers d'Orphée (OPERA2DAY) jusqu'au 02 avril 2017

Les Stigmatisés (Opéra de Lyon) jusqu'au 06 avril 2017

Sancta Susanna (Opéra de Lyon) jusqu'au 06 avril 2017

Von Heute auf Morgen (Opéra de Lyon) jusqu'au 06 avril 2017

Madame Butterfly (Théâtre de la Monnaie) jusqu'au 07 avril 2017

Eliogabalo (Opéra National de Paris) jusqu'au 08 avril 2017

Manon Lescaut (Aubert) - Opéra Royal de Wallonie jusqu'au 17 avril 2017

La Bohème - Teatro Regio jusqu'au 20 avril 2017

 

Goplana - Polish National Opera jusqu'au 02 mai 2017

The Nose - Covent Garden jusqu'au 08 mai 2017

Les Contes d'Hoffmann (Opéra National de Paris) jusqu'au 22 mai 2017

Les perles de Cléopâtre (Komische Oper Berlin) jusqu'au 02 juin 2017

L'Amico Fritz - Teatro de la Fenice jusqu'au 03 juin 2017

Le Coq d'Or (La Monnaie de Bruxelles) jusqu'au 22 juin 2017

La Bohème - Opera de Liège jusqu'au 24 juin 2017

Nowark - Space Opera (Opéra de Poznan) jusqu'au 02 août 2017

Werther (Opéra de Metz) jusqu'au 08 août 2017

King Arthur (Staastoper Berlin) jusqu'au 18 août 2017

Fantasio (Opéra Comique - Théâtre du Châtelet) jusqu'au 23 août 2017

Tannhäuser (Opéra de Monte-Carlo) jusqu'au 01 septembre 2017

La Cenerentola (Opéra de Lille) jusqu'au 20 octobre 2017

Nabucco (Opera Royal de Wallonie) jusqu'au 27 octobre 2017

Aquagranda de Filippo Perocco (Teatro La Fenice) jusqu'au 14 novembre 2017

Le Requiem de Mozart (Philharmonie de Paris) - dm rené Jacobs - jusqu'au 26 novembre 2017

Don Giovanni (Opéra de Liège) jusqu'au 23 novembre 2017

Le Vaisseau Fantôme (Teatro Real de Madrid) jusqu'au 27 décembre 2017

La Bohème (Festival d'Opéra en plein air) jusqu'au 29 décembre 2017

La Damnation de Faust (ms Ruggero Raimondi) jusqu'au 01 février 2018

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Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique