2009 Année Mondiale de l’Astronomie et Symbole Européen

Publié le 1 Janvier 2009

2009 est désignée Année Mondiale de l’Astronomie par les Nations Unies, 400 ans après les premières observations du ciel par l’Italien Galilée avec des lunettes rudimentaires.
Les manifestations des astronomes amateurs vont être nombreuses à cette occasion mais il est intéressant de revenir sur l’un des symboles de l’année 1609.

Lorsque les découvertes de Galileo Galilei, dit Galilée, paraissent en 1610 dans Sidereus nuncius « Le Messager Céleste», et sont complétées quelques mois après par d’autres observations, les hypothèses de Copernic sur l’Héliocentrisme sont renforcées (l‘apparence des phases de Vénus fournissent une preuve indiscutable).

Cependant, le premier savant moderne va se retrouver dans l’impossibilité de publier les résultats de ses recherches suite aux persécutions de l’Eglise Catholique et de sa Sainte Inquisition.
Sa condamnation en 1633 l’oblige à abjurer.

C’est donc aux Pays-Bas, Terre Protestante, que les travaux seront publiés et exploités.

Si la religion avait été la même sur tout le continent, les travaux auraient été totalement interrompus comme le rappelle l‘historien Tzvetan Todorov dans son dernier essai « La peur des barbares ».

La force de l’Europe, malgré ses antagonismes, réside donc dans sa pluralité garante d’une certaine liberté de pensée.

D’ailleurs, la première lunette construite par Galilée en 1609 fût une copie de celle proposée par un marchand hollandais d’origine allemande, Hans Lippershey.

1609 est ainsi bien un emblème des bénéfices de la pluralité et de l’ouverture aux influences extérieures.

 

Il est également fascinant de relever à quel point l’astronomie et la musique sont liées.

Dans « La République » , Platon, convaincu de la concordance entre l’âme humaine et l’âme de l’univers, affirme « Il semble, répondis-je, que comme les yeux ont été formés pour l'astronomie, les oreilles l'ont été pour le mouvement harmonique, et que ces sciences sont sœurs, comme l'affirment les Pythagoriciens, et comme nous, Glaucon, nous l'admettons, n'est-ce pas ? ».

Et plus étrangement, Vincenzo Galilei, publia à Florence en 1581 « Dialogo della musica antica e della moderne ».
Il y attaque notamment les théories sur la tonalité élaborées par son maître Gioseffo Zarlino.
Il fût membre de la « Camerata Florentina », groupe d’étude qui sera à l’origine de la création de l‘Opéra Italien.

Ses études sur l’harmonie de la musique révisent les théories musicales connues depuis l’antiquité (relations entre la tension d’une corde et ses fréquences de vibrations), et seront suivies d’expérimentations en 1588 auxquelles aurait pu assister son fils Galilée âgé de 22 ans.

Formé aux mathématiques, le futur savant aura donc hérité de son père musicien le goût pour la confrontation des théories à la réalité, esprit qui sera décisif quand à partir de 45 ans il tournera sa première longue vue vers le ciel.

 

Très curieusement, les théories musicales de Vincenzo et les théories astronomiques de Galileo vont se construire par rapport à celles d’un Philosophe grec, Aristote, mais de manière très différentes.

Ce sont les affirmations d’Aristote sur le chant comme principal vecteur d’imitation dans la Tragédie (La Poétique : « J'entends par "langage rendu agréable" celui qui réunit le rythme, l'harmonie et le chant »« En cinquième lieu vient la mélopée, partie la plus importante au point de vue du plaisir à produire ») qui orientèrent les musiciens de la Camerata Florentina vers la conception d’un art chanté.

En revanche, Galilée détruisit les théories d’Aristote sur les révolutions célestes (De Caelo et Mundo) qui impliquaient que tous les objets célestes gravitaient autour de la Terre, le centre du Monde.

L’Astronomie moderne et l’Opéra Italien se sont donc bien développés au même moment par une reprise des théories de l’Antiquité grecque notamment par la famille Galilei.
Une véritable démonstration de ce qu’est l’ouverture d’esprit : une remise en question des croyances à la lumière des preuves.

Rédigé par David

Publié dans #Astres

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Joël Col 02/12/2010 21:43


Une précision.

LANGUES ANCIENNES.
Le verbe grec ANATELLOO.

Mais pourquoi a-t-on donc fait « SE LEVER » le soleil avec le verbe ANATELLOO ? L’étymologie de ce verbe grec autorise-t-elle une telle traduction ?

Dans mon ouvrage Entre Galilée et l’Église : la Bible, j’ai étudié ANATELLOO à partir de 4 sources :
. Version de la Septante,
. Textes d’auteurs grecs anciens,
. Dictionnaires grecs-français,
. Textes originaux grecs du Nouveau Testament.

Dans cette étude, j’analyse également d’autres verbes - hébreux et grecs - qui, sous l’influence géocentrique, ont été faussement traduits.
Et ce sont ces erreurs de traduction qui ont ainsi impliqué la Bible dans la condamnation de Galilée par l’Église.

ANATELLOO se rencontre encore en relation avec d’autres sujets grammaticaux :
. les cheveux, la barbe,
. les dents,
. une plante,
. la fumée, la flamme,
. les épines.

L’étude que je publie m’a conduit à conclure qu’ANATELLOO ne déplace pas plus le soleil que les autres sujets sus cités.
Ainsi, si les traductions de la Bible avaient été fidèles aux Textes originaux hébreux et grecs, Galilée, pour avoir rejeté le principe de la rotation du soleil autour de la terre, n’aurait pas été
condamné pour « avoir tenu et cru une doctrine fausse et contraire aux saintes Écritures ».

Je suis à la disposition de chacun pour répondre à toute question relative à cette étude.

Joël Col

Écrire à :
autoedition.meguila@wanadoo.fr


Joël Col 26/01/2009 16:20

Astronomie 2009.
Galilée honoré, mais toujours pas réhabilité.
Un homme qui voyait loin...

Je publie un ouvrage que j'ai intitulé "Entre Galilée et l'Église : la Bible" et dans lequel je reviens sur les événements historiques de l’époque et sur les diverses déclarations de Galilée et de l’Église. Cette étude se poursuit par une étude sémantique des versets utilisés par l’Église, versets qui se trouvaient en désaccord avec la nouvelle thèse du savant.
Or, dans cette étude je démontre, verset après verset, que si les traductions de la Bible avaient été fidèles aux Textes originaux hébreux et grecs, Galilée n’aurait pas été condamné pour “avoir tenu et cru une doctrine fausse et contraire aux saintes Écritures”.
Je présente cette étude depuis un an et demi. Et, tout récemment, les 8 et 9 décembre, j’ai tenu deux conférences à l’Université du Temps Disponible des villes d’Aix-en-Provence et de Marseille. En mai dernier, j’ai également présenté cet ouvrage en anglais, à Marseille.
L’année 2009 va être principalement consacrée à l’étude des astres. Cependant, je souhaite qu’au cours des diverses manifestations une place soit réservée à l’astronome dans le but de faire avancer sa réhabilitation qui tarde toujours. Mais on ne pourra mettre un terme à ce conflit - si l’on veut véritablement réhabiliter le savant - qu’en revenant sur le motif erroné de sa condamnation et en en tirant la conclusion qui convient. C’est aussi ce à quoi je m’applique.
Ne serait-ce pas également - vis-à-vis de toutes les Nations qui participeront à cet événement 2009 - une bonne occasion de manifester la reconnaissance que l'on doit à ce grand savant ?
Je me tiens à la disposition des Organisations, Associations et Médias pour répondre à toutes les questions que suscite cet article.
Bien cordialement,

Joël Col

Geneviève 02/01/2009 10:38

Alors c'est une bonne année 2009 pour toi ! tous mes voeux.