Représentations lyriques Vidéos intégrales d'opéras
TV : Lyrique & Musique
Dmitri Hvorostovsky
Récital du 21 mai 2012
Théâtre du Châtelet
Piano Ivari Ilja
Serge Rachmaninov
Près des portes du saint monastère. Elle est belle comme le jour. Le
Lilas. La Résurrection de Lazare
Serge Taneïev
Tout dort.
Menuet. Non, ce n'est pas le vent. La route en hiver.
Stalactites. Le coeur bat en repos.
Franz Liszt
Oh! Quand je dors. Je ne trouve point la
paix. Il m'a été donné de voir sur terre un ange
Piotr Ilitch Tchäikovski
Nous étions assis tous les deux. Nuit. Par cette nuit de
lune. Le soleil s'est couché. Dans les jours sombres. A nouveau seul, comme avant
Bis
Duparc Extase. Verdi Credo de
Iago Dmitri
Hvorostovsky
Régulièrement invité à l'Opéra de Paris entre 2003 et 2008 pour incarner de grands personnages issus de la noblesse - le Comte
Almaviva, le Comte di Luna, Simon Boccanegra et le Marquis de Posa -, le baryton sibérien à la blanche chevelure léonine se distingue sur scène par sa (trop?) fière allure, et par un art du chant
au charme froid et au timbre voilé.
Il en résulte ainsi d'instables variations entre expressions dissoutes et intonations cinglantes.
Dans l'exercice du récital, Dmitri Hvorostovsky devient inévitablement plus présent, et les mélodies
principalement russes de ce soir prennent, sous les couleurs sombres et amères de sa voix, l'expression d'un cœur noir et dur sans affectation.
L'écriture étonnamment âpre des quatre romances de Rachmaninov l'amène à des inflexions justes et
significatives, et l'on retrouve dans la seconde partie, plus latine même chez Tchaïkovski, son sens du legato doux mais incolore, frappé d'une émission qui peut être très
puissante.
Dmitri Hvorostovsky
Toute la soirée est vouée à la poésie qui exprime autant l'indicible du sentiment amoureux que son souffle violent, sans que
cela n'empêche cependant l'artiste de sortir de son intériorité pour saluer le public entre chaque air d'un sourire franc.
Le geste est sympathique, mais invite aussi à la distance.
Et si le premier bis, l'Extase (Henri Duparc), prolonge l'atmosphère méditative du récital, le second,
le Credo de Iago (Giuseppe Verdi), sacrifie un air d'opéra au goût d'une partie du public pour les numéros démonstratifs, le distrayant sans doute de son ennui, même si
l'incarnation est au final bien fade.
Au piano, Ivari Ilja aura joué un rôle essentiel dans le dessin d’un relief musical tendu et poignant.
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