Le Barbier de Séville (dir J.C.Spinosi - msc E.Sagi) Châtelet

Publié le 23 Janvier 2011

BarbierSeville02.jpgLe Barbier de Séville (Gioacchino Rossini)
Représentation du 22 janvier 2011
Théâtre du Châtelet

Il Conte d’Almaviva Bogdan Mihai
Figaro Bruno Taddia
Rosina Anna Stéphany
Bartolo Tiziano Bracci
Don Basilio Nicolas Courjal
Berta Giovanna Donadini
Fiorello Christian Helmer

Mise en scène Emilio Sagi

Direction Musicale Jean-Christophe Spinosi
Ensemble Matheus

Production du Teatro Real de Madrid (2005)

                                                                                          Bogdan Mihai (Le Comte Almaviva)

Après une reprise très réussie du Barbier de Séville à l’Opéra de Paris lors de la saison précédente, Jean-Luc Choplin invite au Théâtre du Châtelet, pour cinq soirées, la production conçue pour le Teatro Real de Madrid par Emilio Sagi, artiste sensible à la gaité des couleurs.

Dans un décor des vieilles rues de Séville en noir et blanc, ornées de moulures décoratives, les chanteurs et les danseurs sont entrainés dans une recherche de mouvements qui coulent le long des principales formes d’onde de la musique.

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   Bruno Taddia (Figaro)

L’élégance dansante fait des artistes des éléments musicaux en eux mêmes, ces derniers deviennent la matérialisation humaine de la vitalité raffinée contenue dans l’harmonie rossinienne.

Pour soutenir cette gestuelle fluide, la souplesse des mains charmeuses du Comte, la légèreté des pas de Figaro, la délicatesse d’une action aussi simple que le fait de s’asseoir lorsque Rosine s’installe pour écouter sa leçon de chant, Jean-Christophe Spinosi amène l’Ensemble Matheus à atteindre un style fin et rebondi qui joue sur des effets d’atténuations des cordes et de sonorités luisantes, parfois métalliques et brillantes.

A cela s’ajoute une agréable homogénéité des voix, la douceur et le moelleux de Bogdan Mihai, fin et juvénile Comte d’Almaviva d’une fraîcheur qui ne sera fortement éprouvée que par le dernier air Cessa di più resistere, la clarté sympathique de Bruno Taddia, d’une égale finesse, la mezza voce noire et ronde d’Anna Stéphany qui se transforme en radieuses et discrètes coloratures.

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   Anna Stéphany (Rosine)

On retrouve cette douceur dans les ambiances lumineuses, naïvement poétiques lorsque le Comte se présente à Rosine.

Il en résulte une mise à l’unisson du visuel, de l’oreille et du cœur, donnant ainsi une sensation de plénitude enjouée, car l’esprit atteint son état de détente enfin retrouvé.

Rédigé par David

Publié dans #Saison 2010-2011, #Opéra, #Châtelet, #Rossini, #Spinosi, #Sagi, #Mihai

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CHESNEAU 31/01/2011 11:21


Un pur moment de bonheur! Un grand moment de musique! Une mise en scène, des décors et un jeu splendides!