Richard Strauss (Violeta Urmana -Bamberger Symphoniker) Pleyel

Publié le 6 Juin 2014

VUrmana01.jpgDon Juan et autres poèmes (Richard Strauss)
Concert du 03 juin 2014
Salle Pleyel

Don Juan, poème symphonique op.20
Verführung op.33 n°1
An die Nacht op.68 n°1
Frühlingsfeier op.56 n°5
Ruhe, meine Seele op.27 n°1
Heimliche Aufforderung op.27 n°3
Morgen op.27 n°4
Cäcilie op.27 n°2

Bis Zueignung op.10 n°1

Violeta Urmana
Direction musicale Jonathan Nott
Bamberger Symphoniker                                           Violeta Urmana

Au début de l’année dernière, à la salle Pleyel, Violeta Urmana fit découvrir au public parisien une  Mort d’Isolde si irréelle, qu’elle laissa dans les cœurs une immense attente. Elle interprèterait le rôle intégral à Madrid et à Paris un an plus tard, et cette attente fut comblée particulièrement lors des représentations parisiennes.

La retrouver ainsi, seule, avec le Bamberger Symphoniker, a donc la saveur des regrets d’un intime et ultime ‘au revoir’.

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   Le Bamberger Symphoniker

 

Mais avant son éblouissante entrée dans la salle, Jonathan Nott entraîne les musiciens dans un romantisme insouciant où Don Juan semble survoler de grands paysages, poursuivre les illusions d’une romance merveilleuse, pour disparaître d’autant plus tristement que les parfums élancés de cet orchestre raffiné et lumineux nous ont entièrement conquis.

Quelle émotion, ensuite, à l’arrivée de Violeta Urmana, souriante et impressionnante dans sa robe de Princesse d’un autre univers. Sa voix se révèle être dans sa plus belle plénitude, et l’acoustique de la salle la favorise en satinant légèrement ses aigus.
Les sept lieder de Strauss extraits de quatre opus différents sont interprétés avec le même ressenti, une intense détermination sous laquelle couve une souffrance très wagnérienne.

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  Jonathan Nott et Violeta Urmana

 

Et l’on retrouve cet immense orgueil qui se libère totalement dans Frühlingsfeier, le lied qui la caractérise le mieux, vraisemblablement. Alors que, dans Ruhe, meine Seele et Morgen, les fléchissements de son timbre dans les profondeurs de sa tessiture sont d’un charme subtil et pathétique.

Il n’y eut qu’un bis, le rayonnant Zueignung, mais la soirée ne lui était que partiellement dédiée.

 

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Rédigé par David

Publié dans #Saison 2013-2014, #Concert, #Pleyel, #Strauss, #Urmana, #Nott

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