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Publié le 7 Février 2015

Présentation de la saison Lyrique 2015 / 2016 de l’Opéra National de Paris
Hotel Intercontinental Paris Le Grand - Mercredi 04 février 2015


Depuis le mercredi 04 février, la première saison de Stéphane Lissner à la direction de l’Opéra National de Paris est enfin dévoilée. Elle comprend 4 nouvelles productions et 5 coproductions - dont une, le Vol retour, sera jouée à l’Amphithéâtre Bastille.
Avec 19 titres au total, cette saison renoue ainsi avec un volontarisme que le nouveau directeur affiche fermement, comme un contrepied au climat actuel de repli sur soi face à la crise.

Lors de cette présentation, qui s’est déroulée
sous les reflets des statues érotiques suspendues parmi les glaces de la salle Opéra de l’Hotel Intercontinental, il n’a pas souhaité commenter les œuvres programmées, mais plutôt rappeler quelques personnalités qui l’ont marqué- le chef d’orchestre Pierre Boulez, et les metteurs en scène de théâtre Peter Brook et Patrice Chéreau -, et définir une logique avec un esprit, et un vocabulaire, de chef d’entreprise et de producteur de spectacles.

Aucun complexe à parler d’argent, à fidéliser un mécénat privé qui sera décisif dans la réussite de ses projets artistiques inscrits dans la durée, et la vision lucide d’une concurrence internationale des scènes lyriques pour capter les fonds nécessaires.

De grandes lignes sont évoquées, un cycle Berlioz sur 6 ans, la forte présence de la musique et de la littérature françaises tout au long de son mandat, et une ouverture sans précédent à la jeunesse par le biais de 13 avant-premières qui lui seront entièrement réservées.

Stéphane Lissner

Stéphane Lissner

Un ouvrage biblique en ouverture de mandat

Moses und Aron (Arnold Schönberg)
Du 17 octobre au 09 novembre (8 représentations à l'opéra Bastille)

Direction musicale Philippe Jordan, Mise en scène Romeo Castellucci
Thomas Johannes Mayer, John Graham-Hall, Julie Davies, Catherine Wyn-Rogers, Nicky Spence, Michael Pflumm, Chae Wook Lim, Christopher Purves, Ralf Lukas
Coproduction avec le Teatro Real de Madrid

L’œuvre n’a été jouée que onze fois à l’Opéra National de Paris, entre septembre 1973 et avril 1975.
Patrice Chéreau devait le mettre en scène pour cette ouverture, mais, suite à sa disparition, c’est Roméo Castellucci, prévu initialement pour un autre opéra biblique, Salomé, qui reprend la direction scénique du quatrième opéra de Schönberg.
Évocation de l’Exode, des limites du débat théologique face à l’urgence de la situation et des grandes réflexions liées aux religions, elle est un écho brulant aux courants spirituels et médiatiques d’aujourd’hui.

Ludovic Tézier et Philippe Jordan

Ludovic Tézier et Philippe Jordan

La Damnation de Faust (Hector Berlioz)
Du 05 décembre au 29 décembre (10 représentations à l'opéra Bastille)

Direction musicale Philippe Jordan, Mise en scène Alvis Hermanis
Sophie Koch, Jonas Kaufmann, Bryan Hymel, Bryn Terfel, Edwin Crossley-Mercer, Sophie Claisse
Nouvelle production

Absent de la scène de l’Opéra National de Paris depuis 10 ans – cela ne lui était jamais arrivé depuis son entrée au répertoire -, La Damnation de Faust initie un cycle Berlioz qui s’achèvera avec les Troyens, en passant, sûrement, par Benvenuto Cellini.

Die Meistersinger von Nurnberg (Richard Wagner)
Du 01 mars au 28 mars (7 représentations à l'opéra Bastille)

Direction musicale Philippe Jordan, Mise en scène Stefan Herheim
Gerald Finley, Günther Groissböck, Dietmar Kerschbaum, Ralf Lukas, Bo Skovhus, Michael Kraus, Martin Homrich, Stefan Heibach, Robert Wörle, Miljenko Turk, Panajotis Iconomou, Roman Astakhov, Brandon Jovanovich, Paul Schweinester, Julia Kleiter, Wiebke Lehmkuhl, Andreas Bauer
Coproduction avec le Festival de Salzbourg, la Scala de Milan et le Metropolitan Opera de New York

Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg n’ont jamais été représentés en version scénique sur le plateau de l’Opéra Bastille.
Cette production, en provenance de Salzbourg, initie ainsi un cycle de nouvelles productions des oeuvres de Richard Wagner – une par an – que Philippe Jordan n’a, pour certaines, jamais dirigé à Paris.
Viendront, dans les années suivantes, le Lohengrin conçu par Claus Guth à la Scala de Milan, une nouvelle production de Parsifal, et l'Anneau des Nibelungen.

Stéphane Lissner - Saison lyrique 2015/2016 de l’Opéra de Paris

Trilogie populaire de Verdi

Bien que l’année Verdi soit dernière nous, la trilogie populaire de Giuseppe Verdi est pour la première fois montée intégralement au cours de la même saison sur la scène de l’Opéra Bastille.
En plus de la reprise de la Traviata, deux nouvelles productions du Trouvère et de Rigoletto sont donc programmées, afin de constituer une ligne d’œuvres facilement accessibles.


Il Trovatore (Giuseppe Verdi)
Du 28 janvier au 15 mars (13 représentations à l'opéra Bastille)

Direction musicale Daniele Callegari, Mise en scène Alex Ollé
Ludovic Tézier, Vitaliy Bilyy, Anna Netrebko, Hui He, Ekaterina Semenchuk, Ekaterina Gubanova, Marcelo Alvarez, Fabio Sartori, Roberto Tagliavini, Liang Li, Marion Lebègue
Coproduction avec De Nationale Opera, Amsterdam

Rigoletto (Giuseppe Verdi)
Du 09 avril au 30 mai (18 représentations à l'opéra Bastille)

Direction musicale Nicola Luisotti, Pier Giorgio Morandi, Mise en scène Claus Guth
Michael Fabiano, Francesco Demuro, Quinn Kelsey, Franco Vassallo, Olga Peretyatko, Irina Lungu, Rafal Siwek, Andrea Mastroni, Vesselina Kasarova, Isabelle Druet, Mikhail Kolelishvili, Michal Partyka, Christophe Berry, Tiago Matos, Andreea Soare
Nouvelle production


Autres nouvelles productions

Lear (Aribert Reimann)
Du 23 mai au 12 juin (7 représentations à l'opéra Garnier)

Direction musicale Fabio Luisi, Mise en scène Calixto Bieito
Bo Skovhus, Gidon Saks, Andreas Scheibner, Michael Colvin, Kor-Jan Dusseljee, Lauri Vasar, Andrew Watts, Andreas Conrad, Ricarda Merbeth, Erika Sunnegardh, Annette Dasch, Edda Moser, Nicolas Marie
Nouvelle production

L’opéra d’Aribert Reimann – en version française - n’a été représenté que huit fois, en novembre 1982, sur la scène de l’opéra Garnier.
Cette nouvelle production, montée en langue originale pour l'anniversaire des 80 ans du compositeur berlinois, signe également l’arrivée sur la scène parisienne du metteur en scène catalan Calixto Bieito.

Le Château de Barbe-Bleue (Bela Bartok) / La voix humaine (Francis Poulenc)
Du 20 novembre au 12 décembre (10 représentations à l'opéra Garnier)

Direction musicale Esa-Pekka Salonen, Mise en scène Krzysztof Warlikowski
Johannes Martin Kränzle, Ekaterina Gubanova
Barbara Hannigan
Coproduction avec le Teatro Real de Madrid

Alors que Gerard Mortier lui avait confié quatre nouvelles mises en scène, et Nicolas Joel aucune, Krzysztof Warlikowski fait son retour à l’Opéra de Paris avec une de ses chanteuses fétiches, Barbara Hannigan.
C’est aussi le grand retour d’ Esa-Pekka Salonen, absent depuis la création d’Adriana Mater en 2006.

Krzysztof Warlikowski

Krzysztof Warlikowski

Iolanta / Casse-Noisette (Piotr Ilyitch Tchaikovski)
Du 07 mars au 01 avril (13 représentations à l'opéra Garnier)

Direction musicale Alain Altinoglu, Mise en scène Dmitri Tcherniakov
Alexander Tsymbalyuk, Sonya Yoncheva, Arnold Rutkowski, Andrei Zhilikhovsky, Vito Priante, Roman Shulakov, Gennady Bezzubenkov, Elena Zaremba, Anna Patalong, Paola Gardina
Direction musicale Alain Altinoglu, Décors Dmitri Tcherniakov,
Chorégraphie Sidi Larbi Cherkaoui, Édouard Lock, Benjamin Millepied, Arthur Pita, Liam Scarlett
Nouvelle production

De même, Gerard Mortier lui avait confié deux nouvelles mises en scène, et Nicolas Joel aucune, Dmitri Tcherniakov fait son retour à l’Opéra de Paris pour défendre son répertoire national.

Iolanta est représentée telle qu'elle fut créée au Théâtre Mariinsky de Saint-Peterbourg le 18 décembre 1892, c'est à dire suivie du ballet Casse-Noisette.

Cette version de Casse-Noisette ne remplace cependant pas la version de Rudolf Noureev inscrite au répertoire de l'Opéra National de Paris depuis 30 ans.

Vol retour – The Way Back Home (Joanna Lee)
Du 04 décembre au 19 décembre (9 représentations à l'amphithéâtre Bastille)

Direction musicale Stephen Higgins, Mise en scène Katie Mitchell
Solistes de l'Académie / Atelier Lyrique et Solistes de l'Orchestre de l'Opéra national de Paris
Coproduction avec l'English national Opera
Spectacle pour enfants à partir de 4 ans

Créé en décembre dernier à l’English National Opéra, The Way Back Home est un conte d’hiver qui raconte le voyage d’un petit garçon à travers les étoiles qui, après un atterrissage forcé sur la Lune, rencontre un martien, lui aussi échoué. Katie Mitchell, célèbre metteur en scène de théâtre britannique, débutera à l'Opéra de Paris.


Les reprises

Pour toutes les reprises, les metteurs en scène ont été convaincus de revenir afin de retravailler les œuvres, et un soin est particulièrement accordé aux petits rôles.


Madame Butterfly (Giacomo Puccini)
Du 5 septembre au 13 octobre (13 représentations à l'opéra Bastille)

Direction musicale Daniele Rustioni, Mise en scène Robert Wilson
Oksana Dyka, Ermonela Jaho, Annalisa Stroppa, Piero Pretti, Gabriele Viviani, Carlo Bosi, Tomasz Kumięga

Svetla Vassileva (Madame Butterfly mars 2014)

Svetla Vassileva (Madame Butterfly mars 2014)

Platée (Jean-Philippe Rameau)
Du 7 septembre au 08 octobre (12 représentations à l'opéra Garnier)

Direction musicale Marc Minkowski, Mise en scène Laurent Pelly
Frédéric Antoun, Alexandre Duhamel, Florian Sempey, Julie Fuchs, Armelle Khourdoïan, Colin Lee, Franck Ferrari, Julien Behr, Aurélia Legay

Don Giovanni (Wolfgang Amadé Mozart)
Du 12 septembre au 18 octobre (12 représentations à l'opéra Bastille)

Direction musicale Patrick Lange, Marius Stieghorst, Mise en scène Michael Haneke
Artur Ruciñski, Alexander Tsymbalyuk, Maria Bengtsson, Matthew Polenzani, Karine Deshayes, Alessio Arduini, Fernando Radó, Nadine Sierra, Gaëlle Arquez

L'Elisir d'Amour (Gaetano Donizetti)
Du 02 novembre au 25 novembre (8 représentations à l'opéra Bastille)

Direction musicale Donato Renzetti, Mise en scène Laurent Pelly
Aleksandra Kurzak, Roberto Alagna, Mario Cassi, Ambrogio Maestri, Mélissa Petit

Capriccio (Richard Strauss)
Du 19 janvier au 14 février (9 représentations à l'opéra Garnier)

Direction musicale Ingo Metzmacher, Mise en scène Robert Carsen
Adrianne Pieczonka, Wolfgang Koch, Benjamin Bernheim, Lauri Vasar, Lars Woldt, Daniela Sindram, Chiara Skerath, Juan José De León, Graham Clark, Jérôme Varnier

Werther (Jules Massenet)
Du 20 janvier au 04 février (6 représentations à l'opéra Bastille)

Direction musicale Alain Lombard, Mise en scène Benoît Jacquot
Piotr Beczala, Stéphane Degout, Paul Gay, Rodolphe Briand, Lionel Lhote, ElĪna Garanča, Elena Tsallagova, Arto Sarkissian, Gemma Nì Bhriain

Il Barbiere di Siviglia (Gioacchino Rossini)
Du 02 février au 04 mars (10 représentations à l'opéra Bastille)

Direction musicale Giacomo Sagripanti, Mise en scène Damiano Michieletto
Lawrence Brownlee, Nicola Alaimo, Pretty Yende, Alessio Arduini, Ildar Abdrazakov, Pietro Di Bianco, Anaïs Constans, Laurent Laberdesque

Der Rosenkavalier (Richard Strauss)
Du 09 mai au 31 mai (8 représentations à l'opéra Bastille)

Direction musicale Philippe Jordan, Mise en scène Herbert Wernicke
Anja Harteros, Michaela Kaune, Peter Rose, Daniela Sindram, Martin Gantner, Erin Morley, Irmgard Vilsmaier, Dietmar Kerschbaum, Anna Lapkovskaja, Fabio Sartori, Jan Štáva, Charles Reid, Peter Galliard

La Traviata (Giuseppe Verdi)
Du 20 mai au 29 juin (13 représentations à l'opéra Bastille)

Direction musicale Michele Mariotti, Mise en scène Benoît Jacquot
Sonya Yoncheva, Maria Agresta, Antoinette Dennefeld, Elisabeth Moussous, Bryan Hymel, Abdellah Lasri, Željko Lučić, Simone Piazzola, Plácido Domingo, Julien Dran, Fabio Previati, Boris Grappe, Luc Bertin-Hugault

Diana Damrau (La Traviata - juin 2014)

Diana Damrau (La Traviata - juin 2014)

Aïda (Giuseppe Verdi)
Du 13 juin au 16 juillet (14 représentations à l'opéra Bastille)

Direction musicale Daniel Oren, Mise en scène Olivier Py
Orlin Anastassov, Anita Rachvelishvili, Daniela Barcellona, Sondra Radvanovsky, Liudmyla Monastyrska, Aleksandrs Antonenko, Fabio Sartori, Kwangchul Youn, George Gagnidze, Vitaliy Bilyy, Yu Shao, Ileana Montalbetti


Première impression sur cette saison 2015/2016

Chacun a pu entendre, ou du moins sentir, la clameur qui s’est élevée à l’annonce de la première saison Lissner.
Et chacun a pu noter, en premier lieu, le retour et l’arrivée de metteurs en scène internationaux négligés par le précédent directeur Nicolas Joel, qui avait privilégié des directeurs français dont les créations artistiques – hormis celles d’Olivier Py – ont été un enchaînement de catastrophes scéniques qui se poursuit actuellement avec la production de Zabou Breitman pour l’Enlèvement au Sérail au Palais Garnier.

De nouveaux grands chefs arrivent
, Ingo Metzmacher, Patrick Lange, et certains grands chanteurs font leur retour après plus de cinq ans d’absence - Anna Netrebko, Jonas Kaufmann, Placido Domingo, Elina Garanca, Sondra Radvanovsky…
Anja Harteros, Bryan Hymel, Olga Peretyatko et Barbara Hannigan feront également leurs débuts à l’Opéra National de Paris.

Barbara Hannigan (Donna Anna à la Monnaie de Bruxelles - décembre 2014)

Barbara Hannigan (Donna Anna à la Monnaie de Bruxelles - décembre 2014)

Et mis à part la présence de quatre Verdi au cours de la même saison (une première !), la diversité des compositeurs ne néglige ni le répertoire germanique, ni le répertoire du XXème siècle.

C’est plutôt la prédominance du répertoire XIXème siècle, la moindre importance du répertoire slave, et l’absence de création mondiale, qui distinguent cette première saison de l’esprit de Gerard Mortier.

Mais on sait que les créations commenceront la saison suivante, et que la ligne artistique se construit sur 6 ans.

Nous verrons également si il y aura une bonne alchimie, pour chaque spectacle, entre les chanteurs, les metteurs en scène, le chef d'orchestre et les musiciens.

Élément économique non négligeable, les tarifs augmentent très peu, et ne concernent que des changements de catégories dans les places à plus de 100 euros, avec même des déclassements au parterre de Garnier. Et les moins de 28 ans auront donc accès à 13 avant-premières, dont toutes les créations, pour 10 euros.

On sent aussi la volonté de séduire un très large public, ouvert, et une exigence tendue vers l’avenir, ce qui est, pour nombre d’amateurs d’opéra, une source d’exaltation et d'inspiration qui va durer, et on le souhaite tous, sur de longues années.

Stéphane Lissner

Stéphane Lissner

Vive Stéphane Lissner, son enthousiasme, sa détermination, son intelligence et sa générosité !

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Publié le 13 Octobre 2014

OperaTbilisi.jpgOn the 9th October, georgian soprano Tamar Iveri has presented to the national library of georgian parliament the charity foundation « Saved Society ».
This foundation – she will be its president – will aim to protect all types of victims of violence.
It is born from offending words written by her husband against gay rights, after a LGBT march was attacked in Tbilisi by orthodox and christian fondamentalists.

These violences were condemned by the president Guiorgui Margvelachvili and the prime minister Bidzina Ivanishvili, whose policy is to align Georgia on Western Human Rights values, although the Orthodox Church influence is prevailing in this country that suffers intimidation of Russia.

                                                                                                           Opera House Tbilisi

 

After meeting and apologizing to Identoba, the Lesbian-Gay-Bi-Trans organization based in Tbilisi, Tamar Iveri had planned a benefit concert on the 11th October, the National Coming-out Day.


Concert-Hall.jpg   Tbilisi Concert Hall and the Muse (11th, October)

 

But, as she has just become the mother of twins, a daughter and a son, she has finally decided to postpone the concert on the 10th December, day of the Universal Declaration of Human Rights. And this concert will mark the beginning of her foundation’s activities.

Irakli Vacharidze, the Identoba Leader, has expressed his happiness for Tamar Iveri with all his heart.

 

Presentation of the Foundation with subtitles in english

 

Other short presentation of the Foundation (in georgian)

 

http://dfwatch.net/georgian-opera-singe ... cert-23318

 

Voir également Tamar Iveri delays a benefit concert to the Day of Human Rights

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Publié le 12 Septembre 2014

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Depuis la fin de l’année 2013, Gerard Mortier sentait que ses heures étaient comptées, si bien qu’il se mit à préparer son départ, en multipliant les articles et les interviews destinés à transmettre ses convictions sur son métier de directeur d’opéra et sa vision de la société.

Quelques jours avant sa mort, il fit parvenir une lettre aux élèves du Collège Sainte-Barbe de Gand, dans laquelle il exprimait le sens de son éducation, et sa fascination comme sa méfiance vis-à-vis des possibilités offertes par le monde d’aujourd’hui.

Cette lettre fut lue le 07 septembre dernier à l’Eglise Saint Nicolas de Gand, devant les élèves du collège qui l’avaient connu, à l’occasion de la journée dédiée par la ville pour commémorer son parcours extraordinaire.

J’ai obtenu l’autorisation de traduire cette lettre – sous la supervision d’une personnalité flamande - et de la diffuser ci-dessous, à condition que la version française soit associée à la version originale rédigée en flamand.

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   Eglise Saint Nicolas de Gand : Lecture de la lettre de Gerard Mortier par un des professeurs du collège.

 

Choisissez votre futur - Gerard Mortier

Dans « La Flûte enchantée » de Mozart, nous pouvons apprendre à distinguer le « Savoir » et la « Sagesse ».
Une vertu, qui ne peut être uniquement réalisée que par l’expérience et par un engagement dévoué, afin d’en faire profiter la société.

Peu d'écoles, comme le Collège Sainte-Barbe de Gand, peuvent vous apporter autant de savoir et aborder, de plus, les éventuelles manières de le mettre en pratique.

Et nous avons besoin, de toute évidence, de visions à long terme qui s’opposent aux décisions politiques quotidiennes prises dans l’urgence.
Nous vivons une révolution difficile mais fascinante.
Ce que nous trouvons évident est remis en cause. Les valeurs d’hier ne sont plus nécessairement celles d’aujourd’hui.

Je crois beaucoup en votre génération parce qu’elle dispose de beaucoup, sinon trop, de possibilités pour répondre aux problèmes existants, et pour trouver des solutions nouvelles et durables.
Par conséquent, vous devez commencer par choisir vos ressources qui vous renforceront, et vous débarrasseront de plein de choix qui vous ont été offerts.

Facebook semble être indispensable, mais c’est en réalité une peste puisque, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, les informations individuelles sont transformées en produit marchand, que les principaux éléments qui fondent le contact humain, tels que le regard et le visage, se vendent sur le marché, et que l’on se présente comme une putain.

La diversité de la Tour de Babel était un progrès, car elle a rompu avec la monopolisation et a permis une pluralité.
Les messages Twitter bouleversent la communication pluraliste, brouillent définitivement la vérité, faisant un évènement de ce qui n’en n’est pas un.
Nous sommes submergés par un flot d’informations que nous ne pouvons pas gérer avec créativité par manque de sélection et d’appréciation.

Et, ce que vous avez été heureux d’apprendre au collège ces dernières années, vous aidera à vous diriger vers la vraie recherche, la création réelle et le but visionnaire.
Au seuil de votre vie étudiante, qui vous mènera vers votre futur monde professionnel, il faut se souvenir d’Alexandre Le Grand prenant comme décision de couper pour la première fois le nœud Gordien de notre prétendue société de communication.


Mais vos études au collège Sainte-Barbe ne sont pas uniquement une préparation à l’enseignement supérieur. Selon vos centres d’intérêt, vos talents et votre niveau d’engagement, vous pourrez être compositeur, créateur de mode, écrivain ou ébéniste.

Ne choisissez pas une profession pour l’argent qu’il vous rapportera, vous devrez d’abord rechercher le bonheur dans les petites choses de la vie, comme les épicuriens nous l’enseignent.
Vous n’avez pas besoin d’être riche pour profiter d’un beau coucher de soleil sur la mer du Nord, c’est uniquement notre société de consommation qui prétend que nous avons absolument besoin de boire un verre de champagne pour en profiter.

Et pour aller dans le sens des stoïciens, je voudrais également recommander de conserver une distance contemplative envers l’Amour et la Souffrance. Prenez du temps pour vos choix, discutez-en avec vos amis et votre famille et, une fois votre décision prise, allez-y avec enthousiasme, force et courage.

 

Gerard Mortier

 

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In Mozart’s "Toverfluit" kan men het onderscheid tussen « weten » en « wijsheid » leren.
Een deugd, die men enkel bereikt door ervaring en geëngageerde inzet waarmee men zijn weten kan omzetten in voor de maatschappij dienstvolle creaties.

Weinig scholen brengen u zoals het St.-Barbara college zoveel weten bij met bij met bijzondere gave ook reeds op haar mogelijke praktische omzetting te wijzen.

Wat we vandaag nodig hebben zijn visies op lange termijn in tegenstelling met de dagdagelijkse urgentiebeslissingen op politiek vlak.
We leven in een moeilijke maar fascinerende omwenteling.
Veel van wat we vanzelfsprekend vonden wordt in vraag gesteld. De waarden van gisteren zijn niet noodzakelijk meer die van vandaag.

Ik geloof enorm in uw generatie omdat zij vele, wellicht teveel mogelijkheden ter hare beschikking heft om voor vele bestaande vraagstukken langdurige en nieuwe oplossingen te vinden.
Daarom moeten jullie beginnen bij het kiezen van jullie middelen, en veel schrappen wat u daarbij wordt aangeboden.

Facebook schijnt een must en is een pest omdat het voor de eerste keer in de humanitaire geschiedenis het individu ertoe aanzet zichzelf als een product op de markt aan te bieden, waarbij de belangrijkste elementen van het contact, zoals de blik van aangezicht tot aangezicht verloren gaat, en waardoor men zichzelf als hoer declareert.

De diversiteit van de toren van Babel was een vooruitgang omdat het brak met de monopolisatie en kans gaf aan pluraliteit.
Het gekwakkel van Twitter verstoort die pluralistische communicatie, verdraait permanent de waarheid en creëert een event daar waar er geen is.
We worden overspoeld door een stortvloed van informatie die we door gebrek aan selectie en appreciatie niet meer creatief kunnen verwerken.

Dit laatste hebben jullie gelukkig kunnen leren in het college en zal jullie zeker helpen terug te keren naar het werkelijke onderzoek, de echte creatie en het visionaire beeld.
Op de drempel van jullie latere studies en daarop volgend beroepsleven moeten jullie dus zoals Alexander de Grote de Gordiaanse van onze zogenaamde communicatiemaatschappij vooreerst doorhakken.
Uw studies in het St-Barbara college zijn niet enkel een voorbereiding geweest op het hoger onderwijs. Al naargelang uw talenten interesses en engagement moet u niet aarzelen eventueel componist, mode ontwerper, schrijver of ebenist te worden.

Kies uw beroep niet in functie van rijk- maar gelukkig worden, welwetend dat u het geluk vooreerst moet zoeken in de kleine dagelijkse dingen van het leven zoals de epicuriërs dat ons vertellen.
U moet niet rijk zijn om fantastisch te genieten van een mooie zonsondergang aan de Noordzee, en het is enkel onze consumptiemaatschappij die u wijsmaakt dat u daar absoluut een glas champagne moet bij drinken.

In de zin van de stoïcijnen zou ik u daarbij bovendien aanbevelen een beschouwende afstand te houden tot lief en leed.
Neem tijd voor uw keuzes, bespreek ze met vrienden en familie en eens de beslissing genomen, ga ervoor met enthousiasme, moed en kracht.

 

Gerard Mortier

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Lire également Gerard Mortier : Choisissez votre futur -Gand 7 septembre

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Publié le 8 Septembre 2014

Hommage à Gerard Mortier
Gand, 7 septembre 2014
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    L'Eglise Saint Nicolas, vue depuis la halle de l'Hôtel de ville de Gand

 

Après l’hommage rendu à Gerard Mortier par le Théâtre de La Monnaie de Bruxelles le 27 mai dernier, ce fut au tour de la ville de Gand – qui est aussi la ville de naissance de Charles Quint - de consacrer une journée entière à l’un de ses fils devenu l’un des plus grands directeurs d’opéra de notre temps.
 

Aucune communication concernant cet évènement n’avait dépassé les journaux d’information de la ville, afin de conserver son caractère privilégié et intime à ses habitants.

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     Répétition de C(H)oeur

 

Par chance, une fois sorti des brumes matinales, le soleil irradia entièrement les monuments témoins d’une ambiance festive, au cours d’une journée qui, au fur et à mesure, souleva une profondeur de sentiment mettant à l’épreuve la sensibilité de chacun.
 

Cet hommage débuta vers midi, sous la petite halle construite devant l’Hôtel de ville, par les répétitions des extraits de C(h)oeur, le ballet d'Alain Platel créé en 2012, et qui a parcouru toute l’Europe jusqu’à l’Opéra de Perm, en Russie.

AGM03.jpg     Répétition de C(H)oeur

 

47 hommes et femmes de toutes générations, gantois bénévoles, s’amusèrent à régler la synchronisation de leurs pas avec une joie de bouger communicative, et ils ne trouvèrent de solution qu'en choisissant de séparer le groupe en deux, de manière à danser en face à face.

Pour les guider, cinq artistes de la troupe des ballets C de la B se livrèrent avec eux à ces exercices entrainants, gamins et adultes au cœur d’enfants sautillants en tous sens, le sourire hilare.

Ces répétitions se déroulèrent au son des carillons de la Mairie devant les badauds heureusement surpris.

AGM04.jpg    A l'Eglise Saint-Nicolas

 

Arrivés vers à 13h30, une trentaine d'anciens élèves du collège Sainte-Barbe de Gand - institution d'enseignement secondaire catholique fondée par les Jésuites- où Gerard Mortier fut formé se réunirent à l'église Saint-Nicolas, édifice gothique situé à quelques mètres de la halle.
Nombreux discours en son souvenir, entrecoupés de passages musicaux joués à la harpe (Debussy, Bach..) ou à l'orgue magnifique, une lettre écrite - quelques jours avant sa mort - à l’intention des nouveaux élèves du collège fut lue. Sa traduction sera déposée sur ce blog ultérieurement.

AGM05.jpg    L'Eglise Saint-Nicolas

 

Puis, à 14h30, les deux pièces de C(h)oeur, le 'Va pensiero' de Giuseppe Verdi et 'Yaka-scène' de Steven Prengels furent jouées devant des centaines de personnes. C'était, sans doute, moins spontané que pendant la répétition.

AGM06.jpg    Musique de deuil maçonnique, Sylvain Cambreling, deFilharmonie (Cathédrale Saint-Bavon)

 

A 15h00, tout le monde entra dans la cathédrale Saint-Bavon où, devant un millier de personnes, Sylvain Cambreling dirigea l’impressionnante Musique de deuil maçonnique et la Gran Partita de Mozart. Les Funeral Sentences de Purcell clôturèrent ce programme interprété par le Collegium Vocale Gente en deFilharmonie, au milieu des rayons transverses de lumière naturelle qui mettaient en valeur les reliefs du Chœur et des chapelles.
Les gens n’étaient pas seulement assis sur les bancs, ils avaient aussi investi la totalité du monument en s’appuyant, debout, sur les colonnes et les parois latérales.

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    Gerard Mortier

 

 Puis vint le moment de se diriger vers l’Opéra, et quelques centaines de personnes en prirent le chemin à travers les rues de la ville dominées par le son des cloches de la cathédrale, qui nous accompagnèrent pendant tout ce temps.

AGM08.jpg    Gerard Mortier

 

 Il était 16h15 passé quand Gerard de Smet, ancien ami de collège, rappela en photographies toute la vie de Mortier, depuis l’icône de sa mère jusqu’à ses derniers jours au Teatro Real de Madrid. Nombre de ces témoignages se retrouvent dans son livre « L’Opéra réinventé », mais il y eut également des inédits, comme cette photographie prise en contrebas alors qu’il tenait un immense parapluie rouge.

AGM09.jpg    Johan Simons et, en arrière plan, Gerard De Smet

 

 La célèbre vidéo de l'ascension de Tristan (Bill Viola 2005) fut ensuite projetée, mais sans l’éclat qu’il était possible d’admirer au Grand Palais cette saison. Cela ne gâcha en rien l’effet émotionnel de cette montée majestueuse.

AGM10.jpg    Maquette d'un projet de grande salle

 

Et Johan Simons - metteur en scène et nouvel intendant de la Ruhrtriennale qui débuta sa carrière au Théâtre National de Gand – évoqua avec un sérieux impressionnant, mais aussi avec cœur, les moments conflictuels qui l’opposèrent à Mortier lors de la mise en scène de Simon Boccanegra à L’Opéra Bastille.

AGM11.jpg   Maquette d'un projet de grande salle

 

Grand moment hallucinant, le projet que Mortier rêvait de bâtir, une grande salle de musique configurable, fut présenté sous forme de maquettes par Daan Bauwens, le directeur du centre musical de Bijloke à Gand.
Mais le manque de moyens n’a finalement pas permis de faire aboutir cet ambitieux édifice.

AGM12.jpg   Rückert-Lieder (Adriaan Jacobs - Piano et Charles De Keyser - Basse)

 

Enfin, après un extrait des Rückert-Lieder (Mahler) chanté par Charles De Keyser (basse) et accompagné au piano par Adriaan Jacobs, le maire de la ville, Daniël Termont, vint conclure cette journée en remettant à Rita Mortier, la sœur du directeur, deux énormes livres de deuil. Instant de recueillement très émouvant.

AGM13.jpg   Rita Mortier

 

Elle s’adressa alors au public pour lui témoigner sa gratitude et lui dire que, dorénavant, Gerard Mortier restera en ceux qui ont bien voulu être présents ce soir, et c'est le plus important.

 

Lire également Hommage Gerard Mortier - Gent, 7 september 2014

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Publié le 17 Juillet 2014

Tamar Iveri – Un concert pour le National Coming Out Day le 11 octobre 2014 à Tbilissi

Victime d’un mari chrétien orthodoxe profondément religieux - La Georgie est un territoire qui fait de l'orthodoxie une condition d'adhésion à l'état - dont les mots dépassèrent la pensée lorsqu’il manifesta, sur le profil Facebook de sa femme, son désaccord au passage du défilé LGBT prévu à Tbilissi le 17 mai 2013 devant, notamment, le cimetière où étaient au même moment enterrés des soldats tués en Afghanistan, Tamar Iveri a subi le mois dernier une vague de dénigrements impressionnante sur internet.

Triptyque07.jpgCette affaire, un moment éclipsée, est en effet réapparue au grand jour, stigmatisant une incroyable violence verbale envers cette chanteuse, qui apparaissait comme l’auteur de ces propos.

Malgré ses explications, les médias internationaux, musicaux où généralistes, relayèrent, selon un comportement moutonnier quasi unanime, des accusations d’homophobie sans chercher à comprendre quoi que ce soit à cette situation invraisemblable.
Car, pour ma part, je ne crois pas cette artiste capable de cela, et n’ai aucun doute sur son cœur.

 


                                                                                         Tamar Iveri (Suor Angelica - Opéra Bastille 2010)


Deux contrats furent très vite annulés, à Sydney et Bruxelles, le contrat australien ayant été résilié à sa demande pour éviter les provocations.

 

Tamar Iveri s’est alors rendue le 15 juin 2014 au siège de l’ONG Identoba, organisation dédiée à la défense des droits LGBT en Georgie, pour s’excuser à nouveau de cette lettre diffusée sur sa page Facebook.

Elle a alors décidé de réunir nombres de personnalités géorgiennes, de chanteurs lyriques et d’autres artistes à un concert qui sera joué le jour du National Coming Out Day, le 11 octobre prochain à Tbilissi.

Tous les fonds seront ainsi restitués à des associations refuges pour les victimes de violences quelles qu’elles soient. Cette condition est importante, car la Georgie est un état où les minorités religieuses subissent la même violence que les homosexuels de la part de groupes fondamentalistes, et ce, malgré la législation qui tente d'enrayer ces exactions.

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   Tamar Iveri (Desdémone- Opéra Bastille 2011)

 

Lors de la conférence de presse du 17 juillet à Tbilissi, Identoba a ainsi souligné à quel point cette initiative est un précédent important et positif et un grand exemple de soutien qui bénéficiera à tout le monde.

Ci-dessous, le communiqué d’Identoba :

As LGBT individuals, we have to deal with hate on an everyday basis. Not only does the hostile environment force some of us into the closet, but we are violently prohibited from speaking up about discrimination experienced. In these circumstances it is exceptionally valuable that well-established and respected public personae denounce violence and show support for equality. This is exactly why homophobic letter, published on Tamar Iveri’s page and dedicated to 2013 May 17th, turned out to be so offensive for the great majority of Georgian and international public.

On June 15th, 2014, Tamar Iveri paid a visit to Identoba. We had detailed and friendly discussion on the harmfulness of the hate speech in an already hostile environment that Georgia is. Hate speech only incites hatred between diverse social groups and worsens the already difficult situation for marginalized individuals. Tamar Iveri agreed that violence against human right defenders is undoubtedly harmful and that hate speech is unacceptable in public life. She expressed her deep concern for the pain that her Facebook statement caused to the LGBT individuals in Georgia and worldwide.

Coming Out Day is celebrated on October 11, dedicated to the LGBT individuals who speak about their experiences of being forced to live closeted lives and in secrecy, because of their sexual orientation and gender identity. Tamar Iveri expressed her desire to bring together notable Georgian and foreign opera singers and other artists for the day, and to express her support through a charity concert. Raised funds will be donated to various domestic violence victim shelters. It is commendable that artists will call Georgian public to establish environment for mutual acceptance and solidarity building.

We believe, it is the duty of every person to recognize the principle of universality of human rights. Without this peaceful coexistence is unimaginable. As socially marginalized groups are systematically deprived freedom of expression and have limited or no possibility to talk with the public about the discrimination they face, every step taken towards changing the culture of violence is very important. In spite of this, we also recognize that it is impossible to compensate the harm homophobic statements caused to LGBT individuals.

Acknowledgement how detrimental homophobia is, publicly expressing solidarity towards oppressed groups by each of us, and especially by notable personae, is itself an important and a positive precedence and a great example of the support that benefits everyone.


http://identoba.com/2014/07/17/iverieng/

 

Lire également Tamar Iveri – Un concert pour le National Coming Out Day le 11 octobre 2014 à Tbilissi

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Publié le 29 Mai 2014

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Soirée Hommage à Gerard Mortier

 

Peu médiatisée car dédiée aux artistes et collaborateurs qui travaillèrent avec lui, la soirée organisée par Peter De Caluwe en hommage à Gerard Mortier fut l’occasion de réunir une grande partie de sa famille artistique et personnelle.

 

                                                                                         Sylvain Cambreling

 

On pouvait déjà croiser au Dominican - hôtel situé face à l’entrée des artistes - Krzysztof Warlikowski, Malgorzata Szczesniak, Christine Schäfer, Christoph Marthaler, Bernard Foccroulle, Jan Vandenhouwe, puis, dans la salle, Karl-Ernst et Ursel Herrmann, Dmitri Tcherniakov, Vesselina Kasarova, Teodor Currentzis, Philippe Boesmans, Viktor Schoner, Joan Matabosch, José van Dam, Peter Sellars, Christoph von Dohnanyi et Sylvain Cambreling.


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   Vesselina Kasarova

 

Alors qu’à l’entrée du Théâtre, Peter De Caluwe expliquait à la télévision belge le sens de cette soirée - sa finalité étant de rappeler la philosophie du directeur flamand pour qu’elle puisse se perpétuer -, les ouvreurs distribuaient une magnifique enveloppe.

Sur celle çi, était représenté un homme marchant seul sur l’eau au milieu des vagues, et l'on pouvait y lire un extrait de Cosi fan Tutte ‘Soave sia il vento, tranquilla sia l’onda..’.
A la mémoire d'un spectacle mis en scène par Karl-Ernst et Ursel Herrmann, afin d'y recueillir les souvenirs de Gerard Mortier.


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   Jan Vandenhouwe, Alexander Neef, Viktor Schoner

 

La soirée se déroula sans interruption, en alternant discours, passages musicaux et vidéographies.

Parmi les fragments des propos retenus, on peut citer la vision d’un monde où la cupidité semble l’emporter, la pensée d’un théâtre comme lieu où nous sommes obligés de vivre ensemble, la paix que l’Art peut amener, la nécessité pour les hommes politiques de s’intéresser à l’Art.
 

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   Elzbieta Szmytka

 

Et il y en eut des témoignages, en français, en anglais, en allemand et en flamand, Dmitri Tcherniakov rappelant ainsi à quel point Mortier était ‘Full of Romanticism', ou bien Peter Sellars rapportant comment Mortier était revenu d'Allemagne à Madrid très amaigri  pour accueillir Violeta Urmana, à l’occasion des répétitions de Tristan & Isolde, avec un très beau bouquet de fleurs. Ensuite, il rentra simplement chez lui.
On comprend surtout à quel point il était le protecteur de nombres d’artistes, et à quel point sa disparition laisse non seulement de la peine, mais également beaucoup d’inquiétude. Et pas uniquement dans le coeur des artistes.

Monnaie04.jpg   Teodor Currentzis

 

Musicalement, la soirée débuta avec ‘Du bist die Ruh’, interprété par José van Dam, et se poursuivit avec une pièce de Kaija Saarahiao, jouée depuis une loge de côté, puis ‘Quatuor pour la fin des temps’ d’Olivier Messian, ‘Nun will die Sonn' so hell aufgehn’ de Gustav Mahler - chanté par Vesselina Kasarova-, un air de ‘L’enlèvement au Sérail’ par la soprano polonaise Elzbieta Szmytka, jusqu’au final du Requiem de Verdi dirigé par Teodor Currentzis, suivi, pour conclure, du trio de Cosi fan Tutte mené par Sylvain Cambreling.

Monnaie05.jpg   Peter Sellars

 

Les vidéos montrèrent tout de Gerard Mortier, des situations banales et humoristiques – lorsqu’il fait le plein dans une station-service – jusqu'à de grandes interviews données dans le cadre du Palais Garnier, en passant sur ses réflexions de jeunesse, son goût pour les personnes non pas intellectuelles mais intelligentes, son art de l’improvisation, son côté Homme de la Renaissance.

Monnaie06.jpg   Dmitri Tcherniakov

 

Après plus de trois heures d’un hommage qui a su si bien conserver la joie du souvenir, il fut finalement offert, à la sortie, deux petits livrets, l’un sur Mortier et son engagement envers l’Art et l’Europe, l’autre, intitulé 'Lof van Sisyphus’, qui est un hommage de Gerard Mortier à Hugo Clauslezing, poète flamand dont il se sentait très proche.Monnaie07.jpg

   Vernika Dzhioeva et Teodor Currentzis (Requiem de Verdi)

 

Lire également Hommage à Gerard Mortier - Monnaie de Bruxelles 27 mai 2014

 

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Publié le 18 Avril 2014

Retrouver la spiritualité : (ré) apprendre à communiquer
La fondation Juan March rend hommage à Gerard Mortier avec ce court métrage extrait de son intervention « Conversations à la fondation » du 24 février 2012.
Mortier, accompagné par Antonio San José, explique combien il est important de retrouver de la spiritualité, réapprendre à regarder, écouter et sentir les autres, pour communiquer avec vérité. Pour conclure, Mortier évoque Goethe pour mettre en valeur que l’action doit aller dans le prolongement de la réflexion.

 

In Memoriam Gerard Mortier (1943-2014)

Les belles choses sont difficiles (Platon-La République)
Vidéo souvenir de Gerard Mortier réalisée en son honneur au Teatro Real de Madrid le 02 avril 2014.
Réflexions sur la dramaturgie et extraits de spectacles :
Life an Death of Marina Abramovic, C(H)oeurs, Grandeur et Décadence de la ville de Mahagonny, Wozzeck, La conquista de Mexico, Brokeback Mountain, La Clémence de Titus, Cosi fan Tutte, Poppea et Nerone, Iolanta / Perséphone, Tristan et Isolde, Saint François d’Assise.


Hommage à Gerard Mortier
Un documentaire audio de Camille De Rijck réalisé par Thierry Lequeux
Lien : Hommage à Gerard Mortier
http://www.forumopera.com/uploads/images/Photos%20VII/Mortier229.jpgAvec des interviews originales de

 

Philippe Boesmans, compositeur
Peter de Caluwe, directeur de La Monnaie
Christoph von Dohnányi, chef d'orchestre
Serge Dorny, directeur de l'Opéra de Lyon
Bernard Foccroulle, directeur du Festival d'Aix-en-Provence
Christian Longchamp, dramaturge
Felicity Lott, soprano
Mehdi Mahdavi, journaliste
Marc Minkowski, chef d'orchestre
Alex Ollé (La Fura dels Baus), metteur en scène
Christine Schäfer, soprano
Dmitri Tcherniakov, metteur en scène
Krzysztof Warlikowski, metteur en scène

 

Une Saison d’Opéra
Une saison à l’Opéra National de Paris où Gerard Mortier monta, en 2008, Wozzeck, Parsifal et Les Noces de Figaro.


Gerard Mortier présente Brokeback Mountain


Gerard Mortier au Parlement Flamand (2013) (En néerlandais)


Gerard Mortier, crise, culture et le Teatro Real
Conférence donnée après l’annonce de la baisse de 33% de la subvention au Teatro Real.

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Publié le 11 Mars 2014

Mardi 11 mars 2014

Depuis plusieurs jours, de mauvais pressentiments sur l’état de santé de Gerard Mortier pouvaient se lire à travers ses interviews dans le journal De Standaard, et la précipitation de nombre d’hommages, dont la création du  Mortier Award est le signe le plus fort, témoignait d’une volonté profonde du milieu lyrique de lui apporter des marques d’estime et de réconfort qui le touchent et lui donnent de la force.

Pour ma part, le dernier échange que j’ai pu avoir avec lui remonte à octobre dernier, lors d’une représentation de la Clémence de Titus, son opéra fétiche, à la Monnaie de Bruxelles.  Fatigué, mais d’une douceur inoubliable, il était encore imprégné des dernières répétitions de la Conquête du Mexique, et je lui assurais, très timidement, que j’irai tout voir à Madrid.

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   Gerard Mortier

 

Début janvier, il avait courageusement tenu à présenter, lors d’une conférence réunissant tous les artistes de la production, la création mondiale de  Brokeback Mountain, l’histoire d’amour de deux cowboys inspirée de la nouvelle d’Annie Proulx et soutenue par la musique de Charles Wuorinen.

On peut ainsi revoir des extraits de ses présentations de l’ouvrage, en anglais et en espagnol, sur la plateforme youtube.

Il se préparait également, cette semaine, le 13 mars précisément, à tenir une conférence sur le thème de l’Identité européenne et du refus des nationalismes pour la tribune des Grandes Conférences Catholiques à Bruxelles, avant de recevoir, la semaine suivante, le titre de Docteur honoris causa de l’Université de Gand.

Mais, déjà, la semaine dernière, une personnalité très engagée dans l’Association pour le Rayonnement de l’Opéra de Paris m’annonçait qu’elle avait rencontré à la Cité de la Musique Jan Vandenhouwe, le dramaturge musical avec lequel travaillait Mortier, et il lui avait dit que celui-ci allait très mal.

Un présage pesant dont ne se doutait pas un lecteur de ce blog qui se reconnaîtra, lors de la répétition de la Flûte Enchantée à Bastille le samedi soir, c’est en arrivant au Palais Garnier dimanche matin, pour la présentation de la nouvelle saison de l’Opéra National de Paris, qu’un jeune abonné m’informa des bruits sur la disparition du directeur. Un coup d’œil vite fait sur le téléphone mobile, La Libre Belgique annonçait effectivement le décès.

A l’intérieur de l’Opéra, en revanche, Brigitte Lefèvre commençait à présenter avec beaucoup d’émotion la saison qu’elle venait d’achever de préparer avant de quitter la direction de la Danse, et elle invoqua chaleureusement le souvenir de sa collaboration avec Mortier en témoignant un enthousiasme qui révélait qu’elle n’était pas encore au courant de la nouvelle. Et pour cause, pendant la projection de la vidéo des spectacles de danses, le directeur du développement de l’Opéra de Paris, Jean Yves Kaced, vint lui glisser un mot, à elle et Christophe Ghristy, le dramaturge de Nicolas Joel.

Elle, se figea, lui, arbora une moue traduisant la mesure de l’onde de choc qui allait se propager pendant toute la journée. Une fois le film achevé, Brigitte Lefèvre reprit sa présentation, avant d’annoncer de manière laconique, fort émue et avec retenue, la disparition du directeur.

Mortier02.jpg   Gerard Mortier et Angela Denoke lors du récital d'adieu parisien du 28 juin 2009

 

Durant toute cette journée de tristesse irréelle, malgré la luminosité inhabituelle de ce dimanche, les hommages et les articles ne cessèrent de pleuvoir.

Je ne citerais que trois de ces hommages, celui de Robert Wilson " Gerard Mortier was a giant ! uncompromising and unequaled in his vision for Plastic Art, Music, Poetry, Drama, Literature and Opera. He commissioned new work with a deep knowledge of the past. His intelligence, good humor, and loyality will be greatly missed, he was simply the best. Robert Wilson march 9th 2014. ", celui de Krzysztof Warlikowski "Du reste, je pense que son dernier casting pour Alceste fut celui d’un “crépuscule des dieux”, avec en perspective  une évocation de la fin pour chacun de nous... Et surtout, cela devint évident lorsqu’on apprit durant les répétitions la maladie de Gerard, avec  la terrible certitude de sa fin prochaine. La descente aux enfers d’Alceste a pris tout à coup un tour métaphorique, comme un décalque du réel. On savait dès le début que l’Inferno de l’acte III se devait d’être quelque chose qu’on lui dédierait, qui parlerait de la situation qu’on était en train de vivre, transcendée par l’ultime désir de le voir continuer d’exister." et celui de Stéphane Lissner  "J’apprends avec une grande tristesse la mort de Gerard Mortier, que nous redoutions depuis plusieurs semaines. Tout au long de sa carrière, (...) il aura été le dramaturge de sa passion, pour reprendre une expression qui lui était chère. Défenseur d’un art lyrique résolument inscrit dans le XXe puis dans le XXIe siècle, toujours désireux d’ancrer sa démarche artistique dans la vie de la cité, Gerard Mortier a combattu les conservatismes, les routines et les traditions dans ce qu’elles ont de plus rétrograde ".

Après une telle déclaration, j’attends beaucoup de Stéphane Lissner, qui prévoit plusieurs coproductions avec la Monnaie de Bruxelles, afin qu’il rétablisse la ligne artistique grandement effacée par Nicolas Joel, d’autant plus que la disparition du plus grand directeur d’opéra de notre époque et la libération des sentiments qui s’en suit doivent être le fondement d’une volonté encore plus forte de faire vivre l’art lyrique dans la vie d’aujourd’hui.

Au-delà de son professionnalisme et de son engagement musical, Gerard Mortier est celui qui a comblé des âmes. Il a ouvert un espace théâtral de manière à ce qu’il ne soit plus le carcan que le public le plus conservateur voudrait qu‘il soit, et privilégié les œuvres musicales les plus complexes. Il a même fait cela en allant aux limites des potentialités économiques, en considérant toujours les enjeux financiers comme un moyen de liberté et, en aucun cas, comme une finalité. Seul comptait son art, seul comptait d’aller au bout de ses visions.

Mortier03.jpg    Angela Denoke et Gerard Mortier lors du récital d'adieu parisien du 28 juin 2009

 

Voici ce qu’il déclarait, il y a quelques semaines, au journal La Libre de Belgique sur le rôle de l’Art : " L'obscurité est la conséquence d’une crise dont nous refusons de voir les raisons en nous obstinant à n’y voir qu’une question d'économie. Non, c'est toute une mutation de la société qui est en jeu, et y inclus, la situation économique. Les grands thèmes -vieillissement, globalisation, fédéralisme européen, digitalisation, Education dans ce monde, réchauffement climatique, énergie nucléaire, détresse de nos démocraties parlementaires- ne sont pas abordés. Quant aux arts, ce n'est même pas un thème car c'est un jouet qu'on n'achète plus quand il n'y a plus d'argent. "

Il avait expliqué : " Qualifier les artistes d’élitistes, c’est un sophisme. La tâche des hommes politiques devrait être de rapprocher le peuple des artistes, mais les populistes ne veulent pas le faire car ils préfèrent garder le peuple sous leur seule emprise. Ils ont d’autres projets que le bonheur du peuple (…). Mon rôle est d’essayer de semer le doute dans les esprits "

Un tel personnage révèle à quel point la société dans laquelle nous vivons manque de référents valables.

La peine qu’il laisse est, paradoxalement, une nouvelle énergie pour l’avenir.

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Publié le 5 Mars 2014

Présentation de la saison Lyrique 2014 / 2015 de l’Opéra National de Paris
Depuis le mardi 04 mars la nouvelle saison de l’Opéra National de Paris est officiellement dévoilée. Elle comprend 3 nouvelles productions et 3 coproductions ou reprises de productions provenant d’autres théâtres nationaux ou internationaux.
Avec 16 titres au lieu de 20 habituellement, aucune création et peu d’œuvres rares, cette saison ne se veut ni innovante, ni thématique.

La Traviata (Giuseppe Verdi)
Du 8 septembre au 12 octobre (12 représentations à Bastille)
Ermonela Jaho / Venera Gimadieva, Anna Pennisi, Cornelia Oncioiu, Francesco Meli / Ismael Jordi, Dmitri Hvorostovsky / Fabio Capitanucci
Mise en scène Benoît Jacquot / Direction Dan Ettinger

Le Barbier de Séville (Gioachino Rossini)
Du 19 septembre au 03 novembre (14 représentations à Bastille)
René Barbera / Edgardo Rocha, Carlo Lepore/ Paolo Bordogna, Karine Deshayes / Marina Comparato, Dalibor Jenis / Florian Sempey
Mise en scène Damiano Michieletto / Direction Carlo Montanaro
Production originale du Grand Théâtre de Genève

Tosca (Giacomo Puccini)
Du 10 octobre au 15 novembre (20 représentations à Bastille)
Martina Serafin / Oksana Dyka / Béatrice Uria-Monzon, Marcelo Alvarez / Marco Berti / Massimo Giordano, Ludovic Tézier / George Gagnidze / Sebastian Catana / Sergey Murzaev
Mise en scène Pierre Audi / Direction Daniel Oren / Evelino Pidò
Nouvelle production

L’Enlèvement au Sérail (Wolfgang Amadé Mozart)
Du 16 octobre au 08 novembre & du 21 janvier au 15 février (19 représentations à Garnier)
Jürgen Maurer, Erin Morley / Albina Shagimuratova, Anna Prohaska / Sofia Fomina, Bernard Richter / Frédéric Antoun
Mise en scène Zabou Breitman / Direction Philippe Jordan / Marius Stieghorst
Nouvelle production

Hansel et Gretel (Engelbert Humperdinck)
Du 20 novembre au 18 décembre (10 représentations à Garnier)
Jochen Schmeckenbecher, Irmgard Vilsmaier, Andrea Hill, Bernarda Bobro, Doris Lamprecht
Mise en scène Marianne Clément / Direction Yves Abel
       
La Bohème (Giacomo Puccini)
Du 30 novembre au 30 décembre (14 représentations à Bastille)
Ana Maria Martinez / Nicole Cabell, Mariangela Sicilia, Khachatur Badalyan / Dimitri Pittas, Tassis Christoyannis, Simone Del Savio
Mise en scène Jonathan Miller / Direction Mark Elder       

Don Giovanni (Wolfgang Amadé Mozart)
Du 15 janvier au 14 février (10 représentations à Bastille)
Erwin Schrott, Lian Li, Tatiana Lisnic, Stefan Pop, Marie-Adeline Henry, Adrian Sâmpetrean, Alexandre Duhamel, Serena Malfi
Mise en scène Michael Haneke / Direction Alain Altinoglu       
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    Peter Mattei (Don Giovanni)
Ariane à Naxos (Richard Strauss)
Du 22 janvier au 17 février (7 représentations à Bastille)
Franz Grungheber, Martin Gantner, Sophie Koch, Klaus Florian Vogt, Kevin Amiel, Dietmar Kerschbaum, Daniela Fally, Karina Mattila, Olga Seliverstova, Edwin Crossley-Mercer
Mise en scène Laurent Pelly / Direction Michael Schønwandt

Pelléas et Mélisande (Claude Debussy)
Du 02 au 28 mars (8 représentations à Bastille)
Stéphane Degout, Paul Gay, Franz Josef Selig, Nicolas Cavallier, Elena Tsallagova, Doris Soffel, Jérôme Varnier, Julie Mathevet
Mise en scène Robert Wilson / Direction Philippe Jordan

Faust (Charles Gounod)
Du 02 au 28 mars (9 représentations à Bastille)
Piotr Beczala / Michael Fabiano, Rémy Corazza, Ildar Abdrazakov, Jean-François Lapointe, Michał Partyka, Krassimira Stoyanova
Mise en scène Jean-Louis Martinoty / Direction Michel Plasson

Le Cid (Jules Massenet)
Du 27 mars au 21 avril (9 représentations à Garnier)
Anna Caterina Antonacci, Annick Massis, Roberto Alagna, Paul Gay, Nicolas Cavallier, Franck Ferrari
Mise en scène Charles Roubaud / Direction Michel Plasson
Production de l'Opéra de Marseille

Rusalka (Anton Dvorak)
Du 03 au 26 avril (8 représentations à Bastille)
Khachatur Badalyan, Alisa Kolosova, Olga Guryakova, Dimitri Ivashenko, Larissa Diadkova, Igor Gnidii, Diana Axentii
Mise en scène Robert Carsen / Direction Jakub Hrůša

La Flûte Enchantée (Wolfgang Amadé Mozart)
Du 17 avril au 28 juin (20 représentations à Bastille)
Edwin Crossley-Mercer / Bjorn Bürger, Elisabeth Schwartz / Norma Nahoun, Ante Jerkunica / Dimitri Ivashenko, Rodolphe Briand / Michael Laurenz, Jacquelyn Wagner / Camilla Tilling, Jane Archibald / Olga Pudova
Mise en scène Robert Carsen / Direction Constantin Trinks / Patrick Lange

Le Roi Arthus (Ernest Chausson)
Du 16 mai au 14 juin (10 représentations à Bastille)
Sophie Koch, Thomas Hampson, Roberto Alagna, Alexandre Duhamel, Bernard Richter, François Lis, Peter Sidhom
Mise en scène Graham Vick / Direction Philippe Jordan / Sébastien Rouland
Nouvelle production

Alceste (Christoph Willibald Gluck)
Du 16 juin au 15 juillet (12 représentations à Garnier)
Stanislas de Barbeyrac, Véronique Gens, Stéphane Degout, Tomislav Lavoie, Franck Ferrari
Mise en scène Olivier Py / Direction Marc Minkowski
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    Sophie Koch (Alceste)
Adriana Lecouvreur (Francesco Cilea)
Du 23 juin au 15 juillet (8 représentations à Bastille)
Marcelo Alvarez, Wojtek Smilek, Raúl Giménez, Alessandro Corbelli, Alexandre Duhamel, Carlo Bosi, Angela Gheorghiu / Svetla Vassileva, Luciana D’intino
Mise en scène David McVicar / Direction Daniel Oren
Coproduction avec le Royal Opera House Covent Garden Londres, Le Théâtre du Liceu Barcelone, le Wiener Staatsoper et le San Francisco Opera


Première impression sur cette saison 2014/2015

Du point de vue du spectateur ne fréquentant qu’occasionnellement l’Opéra National de Paris, la lecture du programme de la dernière saison de Nicolas Joel apporte quelques raretés (Le Roi Arthus, Le Cid), et du grand répertoire (Mozart, Puccini, Verdi, Rossini) dans des mises en scène soignées - si l’on passe sur la bien connue production de Faust par Jean-Louis Martinoty. Pour les grands habitués, il y a disproportion entre les moyens disponibles et l'ambition artistique. On peut par exemple comparer la saison parisienne aux choix du Teatro Real de Madrid avec 9 productions, dont 2 créations mondiales, et un budget presque 5 fois plus faible.

Le chauvinisme y est flatté avec pas moins de 6 mises en scène confiées à des directeurs français alors que la France ne dispose pas d’un tel savoir-faire théâtral, surtout dans le milieu lyrique où seuls Olivier Py, André Engel, Patrice Chéreau, Jean François Sivadier, Stéphane Braunschweig et Vincent Boussard (ces trois derniers n’ont d’ailleurs jamais été invités à l’Opéra de Paris) ont su réaliser un travail intelligent et sensible.

Le Roi Arthus est la véritable perle de cette dernière saison, et il est un peu dommage qu’il n’ait pas été associé, sur la même période, à un ouvrage tel que Tristan et Isolde, ou, à défaut, rapproché de Pelléas et Mélisande.

Adriana Lecouvreur, souvent décrié pour ses facilités, est aussi un opéra qui devrait être un incontournable de l’Opéra National de Paris car il s’agit tout de même du portrait d’une tragédienne de la Comédie Française. Mais cet ouvrage souffre d’une image d’œuvre emblématique des Maisons de Répertoire (New-York, Vienne, Londres, Barcelone) fréquentées par un public très conservateur.
Reste à savoir si Angela Gheorghiu et Svetla Vassileva sauront rendre, notamment dans le monologue de Phèdre, le caractère enflammé, meurtri et théâtral de ce personnage, et il est possible que ce soit la seconde qui crée la surprise.

Cette saison comprend également une nouvelle mise en scène de Tosca, confiée à Pierre Audi, dont on attend qu’elle fasse oublier celle de Werner Schroeter.
Mais était-il nécessaire de remplacer la production du Barbier de Séville de Coline Serreau par celle de Damiano Michieletto, moderne, sans doute, mais pas indispensable?

C’est en fait tout le problème de cette programmation qui prend très peu de risques et propose plus de 80 représentations de Puccini et Mozart en 5 titres, tout en cherchant à préserver un résultat excédentaire de plusieurs millions d’euros (5 millions en 2011, 8 millions en 2012, malgré la baisse de subvention).
Alors qu’une direction artistique digne de ce nom devrait chercher une pluralité, un sens dans le choix des œuvres, une ouverture sur le monde avec comme seul objectif financier de garantir l’équilibre des comptes, la direction est lancée dans une logique d’optimisation financière pesante.

Comment expliquer aujourd’hui que le rôle du Mécénat soutenant l’Opéra National de Paris (près de 10 millions d’euros) soit détourné afin de garantir ses résultats excédentaires, et que la direction actuelle aille jusqu’à augmenter les prix des certaines places de stalles (qui passent de 10 à 25 euros) au prétexte que tout bénéfice, aussi petit qu’il soit, est toujours bon à prendre ?

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Publié le 27 Février 2014

Le portail culturel allemand Kultiversum rapporte la création d'un nouveau prix, le "Mortier Award" destiné à récompenser les figures novatrices du Théâtre musical.

 Mortier Award – ein neuer Preis für Musiktheater

 

Le magazine " Opernwelt " et le " Ring Award " (Compétition internationale pour la mise en scène et scénographie à Graz/Styria) ont conjointement décidé de créer un nouveau Prix - le Mortier-Award – destiné à récompenser les professionnels de l’Opéra pour leur goût du risque dans leur recherche d’innovation artistique.

Le nom de ce prix est dédié à Gerard Mortier, le directeur d’Opéras et de Festivals européen.
Ce dernier sera également le premier gagnant de ce prix au cours de la septième finale « Ring Award » prévue à Graz le 31 mai 2014.

Avec le "Mortier Award", les idées et les propositions des pionniers et maîtres d’œuvres du Théâtre musical pourront être reconnues comme un univers précieux et une forme d’art essentielle traitant des questions fondamentales de l’existence humaine.

La foi en la modernité de l'Opéra, qui inspire toujours, à 70 ans, les pensées et actions du directeur, fertilise en permanence le paysage de l’Art Lyrique.

http://www.kultiversum.de/zFiles.aspx?w=486&h=273&art=399256&id=399258&uu=Mortier+Award+%e2%80%93+ein+neuer+Preis+f%c3%bcr+Musiktheater&ff=.jpg

  Gerard Mortier, lors de la présentation de Brokeback Mountain au Teatro Real de Madrid (janvier 2014)

 

Les mises en scènes intelligentes, les combinaisons inhabituelles, les interprétations novatrices du répertoire, la création d’équipes de production originales et le développement de nouvelles plateformes de représentation sont le résultat d’une ligne de vie qui pointe vers l’avenir.

Ce nouveau prix rendra ainsi hommage à des personnalités qui se seront distinguées pour leur engagement exemplaire envers le Théâtre musical, dont les quatre cents ans d’histoire restent une source d’expériences existentielles qui nous interrogent encore aujourd’hui.
Un Théâtre musical tourné vers l’avenir. Un Théâtre musical qui se veut « politique » et forum de la société et des communautés.

Il ne s’agit pas de promouvoir une certaine esthétique, une certaine pratique artistique ou bien un groupe de professionnels, mais d’encourager une attitude qui rend possible l’impossible. Parmi les points de vue intellectuels, ‘ou ?’, ‘quand ?’, l’Opéra est une forme d’art qui doit poser la question du ‘pourquoi ?’.
En ce sens, ce prix est aussi un plaidoyer pour le renouvellement permanent des modes de fonctionnement et des institutions. L’Opéra doit pousser à ouvrir les yeux et les oreilles sur la contemporanéité, état d’esprit qui s’est largement perdu au XXème siècle. Un rappel que l’innovation artistique signifie risque et effort.

Le "Mortier-Award"  sera remis tous les deux ans, et ne devrait pas comprendre de dotation financière. Les personnes récemment récompensées auront ainsi la possibilité de proposer les prochains gagnants et candidats en étroite collaboration avec les initiateurs de ce prix.

Le Théâtre musical, qui exige beaucoup de temps, est, par définition, dynamique et accès sur les processus. Par conséquent, le profil intellectuel du prix doit être redéfini conjointement à chaque nouvelle cérémonie.

Gerard Mortier est le directeur d’Opéras et de Festivals le plus influent d’Europe. Après ses débuts en Belgique et des années d’apprentissage en Allemagne, ce diplômé en droit a dirigé, dans les années 80, l’Opéra de la Monnaie de Bruxelles. Dans les années 90, il s’est chargé de moderniser le Festival d’été de Salzbourg, est devenu le directeur de la Ruhr Triennale (2002-2004), puis, a pris la direction de l’Opéra National de Paris.
Gerard Mortier est le dernier directeur du Teatro Real de Madrid (2010-2013).

 

Le 31 mai prochain, sera célébrée la cérémonie de remise du prix à Gerard Mortier , et le discours préparé en son honneur sera prononcé par le cinéaste autrichien Michael Haneke, le gagnant de l' "Oscar du meilleur film étranger".

Le Magazine " Opernwelt " est une revue qui, depuis les années 1960, rend compte de la vie lyrique internationale. Le " Ring Award " a lieu à Graz depuis 1997.

Plus d'informations sur www.ringaward.com

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