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Publié le 19 Novembre 2019

On s’en va (d’après ‘Sur les valises’ d’Hanokh Levin)
Texte d’Hanokh Levin, traduit en polonais par Jacek Poniedziałek
Représentations du 13 et 16 novembre 2019

Théâtre National de Chaillot

Shabtaï Shouster Andrzej Chyra, Bianca, sa femme Małgorzata Hajewska-Krzysztofik
Nina, leur fille Jaśmina Polak, Bella, leur fille Magdalena Popławska
Henia Gelernter Ewa Dałkowska, Dani, son fils Jacek Poniedziałek,
Tzvi, feu son mari Bartosz Gelner
Mounia Globchik Wojciech Kalarus, Lola, sa femme Dorota Kolak,
Zigui, leur fils Piotr Polak, Bobeh, la mère de Mounia Jadwiga Jankowska-Cieślak
Tsilla Hoffsteter Monika Niemczyk, Amatzia, son fils Bartosz Gelner
Motke Shori Marek Kalita, Tzipora Shori, sa femme Maja Ostaszewska,
Avi Shori, son frère bossu Zygmunt Malanowicz
Alberto Pinkus Maciej Stuhr, Eli Houker, Alphonse Houzli Bartosz Bielenia
Angela Hopkins, une touriste américaine Magdalena Cielecka
La putain Agata Buzek, Le croque-mort, Le barman Maciej Gąsiu Gośniowskis

 

Adaptation Krzysztof Warlikowski, Piotr Gruszczynski              Maja Ostaszewska
Mise en scène Krzysztof Warlikowski, Scénographie et costumes Małgorzata Szczesniak
Musique Paweł Mykietyn, Lumières Felice Ross, Mouvements Claude Bardouil
Animations, vidéo Kamil Polak
Création à Varsovie le 14 juin 2018

Production Nowy Teatr, Varsovie. Coproduction La Comédie de Clermont-Ferrand, Théâtre de Liège, Hellenic Festival, Athènes, Bonlieu SN Annecy, Culturescapes Suisse, Bâle

Douze ans après ‘Krum, l’Ectoplasme’, Krzysztof Warlikowski est de retour à Paris pour représenter une autre pièce d’un des dramaturges auxquels il est le plus attaché, Hanokh Levin, auteur né à Tel-Aviv qui portait un regard critique et ironique sur la société israélienne totalement galvanisée à la suite de la victoire de la guerre des six jours (1967).

Agata Buzek (La putain) et Maciej Gąsiu Gośniowskis (Le Croque-Mort et Barman)

Agata Buzek (La putain) et Maciej Gąsiu Gośniowskis (Le Croque-Mort et Barman)

‘Sur les Valises’ recrée ainsi la petite vie de plusieurs familles qui vivent dans le même quartier de la capitale Israélienne et qui rêvent de s’évader de la banalité de leur quotidien. Il y a la Famille Shouster, dont les deux filles finiront pas quitter le foyer, l’une en se mariant à un riche et sexy médecin, l’autre, complexée, en rejoignant Londres, puis la famille Gelernter, dont la mère et le fils voient en Amatzia le souvenir de Tzvi, le père, et ensuite la famille Globchik, dont le père cherche à éloigner sa propre mère en maison de retraite au grand désarroi du petit-fils, Zigui, largué par l’une des filles Shouster, et qui trouvera son bonheur en se découvrant homosexuel. Une autre femme seule, Tsilla Hoffsteter, perdra son fils malade. Quant à Tzipora Shori, elle vit dans l’obsession de protéger son nouveau né dès douleurs de la vie et de préserver son corps des effets de l’âge. Dans ce dernier tableau, Maja Ostaszewska est magnifique de naturel.

 Zygmunt Malanowicz (Le bossu) et Magdalena Popławska (la fille des Schouster)

Zygmunt Malanowicz (Le bossu) et Magdalena Popławska (la fille des Schouster)

Sur scène, tous évoluent dans un grand espace qui sert aussi bien d’extérieur, d’intérieur, de salle de sport ou de boite de nuit, et, en arrière-plan, une large baie vitrée resserre contre le mur un espace étroit où, un à un, les cercueils de ceux qui ne survivent pas s’encastrent l’un après l’autre au gré d’une cérémonie tragi-comique.

Tous ces personnages sont mis en scène de manière vivante, drôle ou pathétique, en développant et en exploitant pour certains leurs capacités à se mouvoir de façon étonnante. Ainsi, le jeune et svelte Bartosz Gelner se relève-t-il du sol après un malaise avec une souplesse de geste comme s’il était en apesanteur, Jacek Poniedziałek danse à grands gestes entièrement ridicules, Maciej Stuhr se déchaîne en soirée de façon encore plus démonstrative, suivi par Piotr Polak qui le reprend de façon mimétique et amusante au moment où son personnage cherche avant tout à évacuer sa frustration et sa colère.

Monika Niemczyk (Tsilla Hoffsteter)

Monika Niemczyk (Tsilla Hoffsteter)

Certains protagonistes, comme Henia Gelernter et son fils, sont habillés en simple sous-vêtements, et le naturel de leurs corps sans la moindre esthétisation est exposé dans toute sa trivialité. Il va sans dire que la multiplicité de ces caractères augmente les chances que leurs traits, leurs états et leurs comportements, aient un effet miroir dérangeant sur les spectateurs, d’autant plus qu’il est souvent question des défaillances engendrées par le temps qui passe sur les corps et sur les âmes de chacun.

D’emblée, ‘On s’en va’ est donc une mise en situation sur l’extinction progressive d’une petite communauté humaine piégée, et sur les ravages du temps. Il y a bien des petits moments de poésie, mais tous cherchent à échapper à l’ennui, à se créer des petites joies et des rêves d’ailleurs, et la sexualité prosaïque en est le vecteur.

Magdalena Cielecka (Angela Hopkins)

Magdalena Cielecka (Angela Hopkins)

La prostituée, jouée par la fascinante et longiligne Agata Buzek, devient alors un personnage central par sa façon désinvolte et calculée de tirer profit de la vacuité des hommes afin de se donner les moyens de s’en sortir. Elle est le pendant du croque-mort, barman en journée, qui surveille et attend d’accompagner chacun vers la mort.

Pour ce rôle en apparence sinistre, Krzysztof Warlikowski a fait appel à Maciej Gąsiu Gośniowskis, un danseur-acteur qui joue sur la scène Queer en Pologne et en Bulgarie. Son parcours personnel qui, très jeune, l’a confronté à l’intolérance oppressive, lui a donné la force de la révolte et des expressions libres, et ce spectacle lui offre la possibilité d’extérioriser, en compagnie d’Agata Buzek, l’art Queer à travers un numéro de danse et de chant érotique où il joue de sa blonde chevelure féminine, laisse rayonner sa musculature qui pourrait être un modèle pour Michel-Ange, et expose précautionneusement au yeux de tous l’effet artistique de son fin tatouage idéalement dessiné.

Tous deux se complètent et exaltent la puissance du sexe et de la mort dans une chorégraphie qui rappelle beaucoup ce qu’imagina Krzysztof Warlikowski dans Salomé à l’opéra de Munich l’été dernier, quand il faisait danser la jeune princesse avec un homme au visage de mort avant la scène de résolution finale.

Magdalena Cielecka (Angela Hopkins) et Monika Niemczyk (Tsilla Hoffsteter)

Magdalena Cielecka (Angela Hopkins) et Monika Niemczyk (Tsilla Hoffsteter)

Mais au-delà de cette scène qui exalte la puissance de la vie, pleins de petits détails soulignent subtilement l’adaptation du texte au contexte de vie du metteur en scène d’aujourd’hui. Ainsi, dès l’ouverture, le sentiment de fierté nationale est tourné en dérision à travers l’audition en direct d’une soirée d’eurovision où Israël sortirait vainqueur, mais également, certaines répliques sont parfois isolées par un acteur pour accentuer la prise de parole personnelle du metteur en scène.

Ainsi, ce n’est pas Zigui, l’homosexuel mal dans sa peau, qui clame son refus d’entrer dans un moule, mais Alberto Pinkus, détaché sur le côté, comme si Krzysztof Warlikowski parlait à ce moment précis de lui même et refusait à Zigui ce trait de caractère, puisque ce dernier trouve le bonheur en adoptant un comportement cliché et jet-set de l’homosexuel libéré.

Puis la pièce se développe et s’élargit par rapport à ‘Sur les valises’ pour donner une place prépondérante à Angela, une touriste américaine hilarante désireuse de découvrir la vie au Moyen-Orient, vue par le prisme de la superficialité et des valeurs faussement optimistes de la société Outre-Atlantique.

Bartosz Gelner (Tzvi), Jacek Poniedziałek (fils d'Henia) et Ewa Dałkowska (Henia Gelernter)

Bartosz Gelner (Tzvi), Jacek Poniedziałek (fils d'Henia) et Ewa Dałkowska (Henia Gelernter)

Ce personnage prend une dimension dominante de par le talent formidablement extraverti de Magdalena Cielecka, Alceste extraordinaire d'(A)pollonia, pour ceux qui s’en souviennent, prenant de haut ces femmes israéliennes sans maris, et soucieuse du regard de ses followers sur internet.

Au delà de la tournure en dérision que constitue la surexposition de soi via les réseaux sociaux numériques, ce portrait hyper caricatural, mais si drôle et faussement glamour - Magdalena Cielecka est absolument géniale dans sa composition outrée de la blonde décervelée -, permet en apparence de relâcher l’emprise sur le sort du petit groupe humain, pour mieux interpeler le public sur la situation des juifs en Europe, et en Pologne en particulier, ainsi que sur les ravages de l'antisémitisme toujours prégnant aujourd’hui.

Magdalena Popławska (la fille des Schouster) et Piotr Polak (Zigui)

Magdalena Popławska (la fille des Schouster) et Piotr Polak (Zigui)

Monika Niemczyk, qui répond aux idioties de la jeune américaine, est absolument éloquente, et lorsque l’on retrouve en seconde partie Angela, on finit par découvrir sa motivation réelle, le retour à ses origines qu’elle avait parfaitement dissimulé sous son verni glacé, et qui pourrait faire écho au roman ‘L’ami retrouvé’ de Fred Ulhman, où un juif, Hans Schwarz, rescapé du nazisme, revenait en Allemagne pour retrouver les traces de son ami d’enfance.

Et le spectacle bascule alors dans le présent lorsque l'on voit défiler, après les huit enterrements programmés dans la pièce, les noms des acteurs réels suivis de leurs dates de naissance et de mort, sous leur regard attentif, dos au public, alors qu’un film noir et blanc montre Magdalena Cielecka, l’actrice cette fois, sans fard, le regard grave, parcourir le ghetto de Varsovie noyé au milieu d’immeubles modernes.

Bartosz Gelner, Ewa Dałkowska, Krzysztof Warlikowski, Maja Ostaszewska et Magdalena Popławska

Bartosz Gelner, Ewa Dałkowska, Krzysztof Warlikowski, Maja Ostaszewska et Magdalena Popławska

Le voyage du spectateur l’aura donc mené d’une ancienne communauté israélienne à la réalité d’une communauté artistique d’aujourd’hui, à travers une mise en scène qui évite le théâtre de boulevard, enchante par la sensualité de la langue polonaise et des corps des artistes, la musique d'ambiance feutrée, ponctuellement pop et parsemée de petits cris en coulisses, et la crudité des expressions, non sans au préalable proposer un grand éclat de rire avec le retour de la putain devenue nouvellement touriste européenne, dont Agata Buzek surjoue  la vacuité et l’inculture avec une légèreté délirante, au milieu de l’assistance même.

Pour méditer sur les dangers et la bêtise de notre monde.

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Publié le 23 Octobre 2019

Jungle Book (Robert Wilson)
Représentation du 15 octobre 2019
Théâtre de la ville-Le 13e Art

Hathi, la Narratrice Aurore Deon
Tabaqui, Messua, Kaa  Naïs El-Fassi
Mowgli  Yuming Hey
Shere Khan  Roberto Jean
Le Singe, le Chasseur  Jo Moss
Bagheera  Olga Mouak
Mère Louve Nancy Nkusi
Baloo  François Pain-Douzenel
Père Loup  Gaël Sall

Musiciens Takuya Nakamura, Asya Sorshneva, Tez, Douglas Wieselman
Mise en scène Robert Wilson
Direction musicale Douglas Wieselman
Musique et paroles CocoRosie

Coproduction Les Théâtres de la Ville de Luxembourg, Les Nuits de Fourvière – Festival international de la Métropole de Lyon, Düsseldorfer Schauspielhaus, Manchester International Festival, Teatro della Toscana (Florence), deSingel campus international des arts (Anvers), Festspielhaus St. Pölten
Coréalisation Théâtre de la Ville-Paris ; Festival d’Automne à Paris

Prochainement, Robert Wilson célébrera les 50 ans de sa première mise en scène en France, depuis Le regard du sourd (Deafman Glance) qui fut joué au festival de Nancy en 1971.

Il serait bien difficile pour un enfant d’aujourd’hui d’imaginer à travers cette nouvelle version du Livre de la jungle, représentée dans la grande salle de 900 places du « 13e Art », que le réalisateur américain a derrière lui une telle carrière, tant son nouveau spectacle, d’un format relativement court, est empreint de jeunesse, d’effets spontanés parfaitement millimétrés et de simplicité narrative.

Et ce d’autant plus qu’au lieu de s’associer à la troupe du Berliner Ensemble qui lui est si familière, Robert Wilson a recruté de très jeunes artistes, auditionnés parmi 2000 candidatures, pour les former à son univers aux mimiques colorées à la Andy Warhol, où qualités vocales et gestuelles du corps se confondent en une poésie de la joie mélancolique.

Jo Moss (Le Singe) et Naïs El-Fassi (Tabaqui, le chacal)

Jo Moss (Le Singe) et Naïs El-Fassi (Tabaqui, le chacal)

La pièce débute par la présentation des principaux personnages, devant le rideau de scène, exaltée par la flamme humoristique d’Aurore Deon, avant que ne se lève un fond bleu luminescent où l’horizon est toujours plus clair que le zénith, comme sous un ciel d’éclipse solaire, une des marques esthétiques et intemporelles du metteur en scène.

Chaque artiste est minutieusement maquillé afin d’évoquer un animal particulier, le noir glamour de la panthère Bagheera  porté par le magnifique chant jazzy d’Olga Mouak, les coups de griffes exagérément effilées de Shere Khan  (Roberto Jean), les talents d’acrobate de Jo Moss en singe jouant de contorsions fascinantes autour d’un cerceau aérien, et la fragilité expressive et déjantée de Yuming Hey, simplement vêtu de rouge, comédien qui tomba fou de Robert Wilson quand il découvrit Les Nègres et Faust.

Yuming Hey (Mowgli)

Yuming Hey (Mowgli)

Tous ces acteurs jouent et s’engagent physiquement par la danse et ses réminiscences répétitives à outrance, mais chantent également, ce qui en fait des artistes complets et une grande source d’admiration. L’histoire reste cependant simple, Mowgli, un humain, a été élevé par les animaux de la jungle où le danger, sous le regard de Shere Khan, est toujours prégnant, si bien qu’il décide de rejoindre le monde des hommes.

Mais déçu par sa banalité, le jeune enfant revient finalement à son monde d’origine bien qu’imparfait pour lui. Le lien à l’enfance devient une façon de supporter une réalité où l’on ne se sent bien nulle part, et s’insèrent ainsi dans le spectacle quelques images et petites histoires (la chasse aux phoques) qui rappellent le malaise qui lie l’homme et la nature dans sa difficulté à cohabiter.

Olga Mouak (Bagheera)

Olga Mouak (Bagheera)

La musique de CocoRosie, interprétée par le petit orchestre situé à proximité de la scène côté jardin, s’écoute agréablement avec un charme un peu daté, et participe à la totalité d’un excellent divertissement qui, en peu de mots, tente de recréer un attachement à une nature en voie de disparition. 

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Publié le 9 Septembre 2019

Letter to a friend in Gaza (Amos Gitaï)
Représentation du 07 septembre 2019 – durée 1h25
Théâtre de la Ville – Espace Cardin

Mise en scène & Scénographie Amos Gitaï 
Texte Makram KhouryAmos Gitaï
Avec Yael Abecassis, Clara Khoury 

Musique Alex Claude, Costumes Moïra Douguet
Les Musiciens Madeleine Pougatch chant 
                        Kioomars Musayyebi Santour
                        Bruno Maurice Accordéon
                        Louis Sclavis Clarinette

                                                          Clara Khoury

Sur scène, au centre face au public, Makram Khoury, né en 1945 dans une famille palestinienne chrétienne et plus jeune artiste arabe et premier Arabe à gagner le prix Israël, à sa droite, sa fille Clara Khoury, actrice arabe israélienne chrétienne, à sa gauche Yael Abecassis, actrice et modèle israélienne qui jouait le rôle de Rivka dans Kadosh (1999), puis, en seconde partie, dos au public, Amos Gitaï qui rejoint ces trois artistes chers.

Letter to a friend in Gaza (Amos Gitaï) - Théâtre de la Ville

Et autour de la table de bois étirée sur toute la largeur de la scène qui les réunit, trois musiciens recréent aussi bien l’ambiance musicale scintillante orientale du Santour, que des sonorités angoissantes de clarinette ou nostalgiques d’accordéon.

Enfin, en arrière-plan, des extraits du film d’Amos Gitaï Letter to a friend in Gaza ponctuent les lectures de lettres écrites entre Palestiniens et Israéliens, écrits inspirés de Lettre à un ami allemand d’Albert Camus (1945), mais également d'autres textes de poètes palestiniens ou israéliens (Mahmoud Darwich, Yizhar Smilansky, Emile Habibi, Amira Hass).

Makram Khoury  - Photo : Laura Stevens

Makram Khoury  - Photo : Laura Stevens

Les images parlent de la prise de Jérusalem par les Romains et de l’expulsion des Juifs de Palestine, des destructions de Gaza, de la violence de la colonisation et du mur de séparation, de la fierté et de la pudeur des mères palestiniennes d'aujourd’hui, même dans la douleur, du combat inégal entre les lanceurs de pierres palestiniens et les fantassins israéliens équipés d’électronique militaire, l’illustration absurde du combat de David contre Goliath en inversé.

Yael Abecassis - Photo : Laura Stevens

Yael Abecassis - Photo : Laura Stevens

Les textes, lus en langue originale, interrogent la conscience de chacun, focalisent les spectateurs sur les liens forts qui unissent des individualités des deux bords, afin de les sortir des schémas politiciens que relaye l’actualité; et chacun des acteurs est beau à voir.

La polyphonie complexe du Lux Aeterna de Ligeti pour 16 voix parle d’un rêve d’éternité et d'un désir d'harmonie.

L'ensemble des artistes - Photo : Catherine Schwab

L'ensemble des artistes - Photo : Catherine Schwab

Et tout le long de la pièce, la grâce sophistiquée et grave de Clara Khoury, le visage patriarcal, marqué par l’histoire et le combat, de Makram Khoury, le naturel introspectif d’Yael Abecassis et le mystère distancié d’Amos Gitaï imprègnent l’auditeur d’une humanité forte et ancrée dans le drame qui se joue au Moyen-Orient.

Puis, les mots laissent entendre que la vie finit par être plus forte que les tyrans, ce qui se révéla effectivement vrai pour la France face à l’Allemagne de la Seconde Guerre mondiale.

Diffusé le 04 septembre 2019, le film Letter to a friend in Gaza peut être revu sur Arte jusqu’au 01 novembre 2019.

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