Responsable de la transition et amateur de fastes scéniques auxquels il laisse libre couravec le ballet ‘Sardanapale’. Inauguration du nouvel
opéra le 25 mai 1969 avec ‘Don Giovanni’ Il obtient la création des Maîtres Chanteurs le 27
février 1870.
1870-1875 Johann Von Herbreck
Son engagement le plus important est celui du chef Hans Richter. Il n’arrive pas à surmonter les difficultés administratives dans le conflit entre l’Intendantgénéral et Wagner sur les œuvres à jouer. Le Ring n’est pas monté. Faust est tout de même son plus grand succès mais le Krack boursier de mai 1873 précipite lafin
de sa direction.
1875-1880 Franz Von Jauner
Ce spécialiste du théâtre à sensation est chargé de remplir les caisses et de calmer les amateursd’opéras. Il réussit à présenter le Ring et Wagner vient même diriger Lohengrin. Ainsi voit on également Verdi diriger Aïda, Brahms le Requiem Allemand, Bizet disparaîtmalheureusement avant de diriger Carmen. Les Huguenots
est l’opéra le plus joué. Les recettes atteignent un seuil critique alors que décors et costumes
sont de plus en plussomptueux. Un
Intendant Général est nommé (Jauner avait obtenu sa suppression au début de son mandat)ce qui pousse le directeur à la démission.
1881-1897 Wilhem Jahn
Sociable, aimable, spécialiste de la découverte de nouveaux chanteurs, il est apprécié de tous. Marie Renard, Rosia Papier, Hermann Winchelmann, Theodor Reichmann ou Josef Ritter seproduisent à Vienne tout comme à Bayreuth. Il obtient la
création de ‘Werther’ (en allemand) le 16 février 1892 et l’année suivante débuteun cycle Wagner. Le virage artistique de fin siècle (La Sécession) rend nécessaire le remplacement de cedirecteur symbole d’un style fastueux et superficiel.
1897-1907 Gustav Malher
La cantatrice Rosia Papier et son mari ont suffisamment d’influence pour imposerGustav Malher. Il reconnaît que les belles voix ne
suffisent pas et renouvelle la troupe avec de jeuneschanteurs capables d’interpréter des rôles. Le décorateur Alfred Roller signe ici et jusqu’en 1930 des réalisations crédibles. Des chanteurs comme Selma Kurtz, Erik Schmedes ou Anna Von Mildenburg font sensation. Les chefs A.Von Zemlisky, Bruno Walter, Franz Schalk maintiennent un excellent niveau. Malher n’arrive pourtant pas à imposer Salomé à la censure et sa démission est refusée. Néanmoins il fait entrer La Bohème et les opéras de Tchaikovsky au répertoire et réussit unesensationnelle mise en scène de Don Giovanni. Sa forte
personnalité engendre des hostilités au moment où le déficit de la caisse augmente. Cette fois
on le laisse partir.
1908-1911 Felix Von Weingartner
Il s’empresse de détruire l’héritage Malher mais ne peut cependant supprimer l’ouverture deLéonore que ce dernier a rétabli dans Fidélio. Roller démissionne bien évidemment. La troupe de chanteurs est maintenue. Le baryton basse
Victor Madin la rejoint et reste jusqu’en 1968, exemple même du chanteurconsciencieux qui ne joue pas la vedette. Weingartner est à l’origine de la mention du nom du chef et du metteur en scène sur lesprogrammes de l’opéra. Il est de retour pour une transition en 35-36.
1911-1918 Hans Gregor
Beaucoup de nouveautés de la part de ce saxon dont le franc-parler ne plait pas aux Viennois. Création de Ariane à Naxos (version remaniée), première de Parsifal et enfin Salomé en 1918. Alfred Roller revient. Gregor introduit des mises en scènes qui ont leur vie propre ce que les amateurs de purmusique
critiquent. Maria Jeritza et Lotte Lehmann sont les grandes vedettes. A la fin de la guerre la République est proclamée. Pour le nouvel Intendant le créateur est tout. Il nomme alors Richard Strauss et Franz Schalk comme nouveaux directeurs.
1919-1924 Franz Schalk / Richard Strauss
L’hostilité à la nomination de Strauss est unanime. A l’époque il passe pour avant-gardiste etcela fait peur. Par contre il reste très apprécié comme chef et les Viennois le réclament dans lafosse. La collaboration ne fonctionne pas car aucun
n’accepte d’être le second de l’autre. Malgré la tension, le Ring est monté et Strauss offre la
création de ‘La femme sans ombre’ en1919. Beaucoup d’oeuvres contemporaines rentrent au repertoire (Triptyque, Manon, Die tote stadt).
1924-1929 Franz Schalk
Richard Strauss reste chef d’orchestre. Le 3 mai 1927 : première de Cardillac (créé à Dresde l’année précédente). Lothar Wallerstein est engagé comme metteur en scène. Il inaugure le théâtre de metteurs enscène
et le public va suivre demandant des interprétations plausibles. La nomination d’un Intendant
général, Franz Scheinderhan, dans un contexte de criseéconomique pousse Schalk à la démission.
1929-1934 Clémens Kraus
Comme sous le temps de Malher, l’opéra de Vienne se trouve sous le joug d’une volontéartistique inflexible. Il impose le principe de troupe
avec de nouveaux chanteurs : Viorica Ursuleac (qu’ilépouse), Jarmila Novotna, Franz Volker … Son Ring est une grande interprétation. Il s’intéresse à l’opéra moderne (Wozzeck) et tente une création ‘Karl V’ de Ernst Krenek quine
sera jouée qu’en 1987 sous la direction musicale de Leinsdorf. Après l’assassinat de Dollfuss,
le mandat de Kraus n’est pas prolongé. Le directeur acceptealors l’invitation de Berlin. Il n’est pas adhérent du parti National
Socialiste bien que laplupart des artistes qui le suivent le seront.
1935-1936 Felix Von Weingartner
De retour pour assurer la transition. L’opéra lui doit la première de ‘L’heure espagnole’ et un ballet très réussi ‘Der LiebeAugustin’
d’Alexander Steinbrecher.
1936-1940 Erwin Kerber
Bruno Walter devient son directeur artistique. Tristan dirigé par Walter ou Fidélio avec Lotte Lehmann sont de grands moments. Mais les agressions du parti Nazi contre certains artistes entraînent une hémorragie. Friedrich Schorr qui a quitté l’Allemagne pour Vienne a droit à des boules puantes dans lasalle.
Walter, Lehmann, Krips et bien d’autres partent.
1940-1941 Heinrich Karl Strohm
Atteint de graves troubles mentaux il doit être rapidement remplacé.
1941-1942 Lothar Müthel
Il engage Rudof Moralt comme chef d’orchestre très apprécié. Hans Hotter, Max Lorenz, Erich Kunz, Peter Klein deviennent des habitués. Müthel insufle un nouveau souffle mozartien qui sera très admiré après la guerre. Il fait venir le metteur en scène O.F Schuh et le décorateur C. Neher.
1943-1945 Karl Böhm
Il s’intéresse aux opéras de Mozart, Strauss et Wagner et embauche Sena Jurinac, ElisabethHïgen et Josef Herrmann. En automne 44, la guerre totale
annonce la fermeture de l’opéra. Le 12 mars 1945, le bâtiment est la proie des flammes.
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