Publié le 30 Janvier 2018

Présentation de la saison Lyrique 2018 / 2019 de l’Opéra National de Paris
Saison anniversaire des 350 ans de l’Académie Royale de Musique
Le 29 janvier 2018 - Palais Garnier

Pour célébrer les 350 ans de l'Académie Royale de Musique fondée par Louis XIV, Stéphane Lissner a présenté à la presse et aux Mécènes de l'Opéra, sur la scène du Palais Garnier, sa quatrième saison à travers une soirée dédiée aux artistes.

La saison 2018/2019 comprendra 7 Nouvelles Productions principales (dont 3 en coproduction) ainsi qu'une nouvelle production de La Chauve-Souris au MC 93 de Bobigny avec les artistes de l'Académie.

12 reprises seront par ailleurs montées ce qui permettra à l'institution d'afficher plus de 200 représentations lyriques.

Et les 30 ans de l'ouverture de l'Opéra Bastille seront célébrés par la nouvelle production des Troyens mise en scène par Dmitri Tcherniakov.

L'année 2019 sera également marquée par un nombre important de conférences au collège de France et au centre Pompidou (Paris) et d'expositions sur Le Grand Opéra (Palais Garnier), L'Académie royale de Musique (Palais Garnier), Opéra et arts visuels au XXe et XXIe siècle (Centre Pompidou-Metz), Edgar Degas à l'Opéra (Musée d'Orsay).

2017 s'est enfin achevée par de très bons résultats financiers avec des comptes à l'équilibre, des recettes de billetterie à leur plus haut niveau (73 millions d'euros HT), et un important soutien du mécénat (près de 16 millions d'euros).

Autour de Degas - Les élèves de l'Ecole de danse de l'Opéra National de Paris

Autour de Degas - Les élèves de l'Ecole de danse de l'Opéra National de Paris

Les Nouvelles Productions

Les Huguenots (Giacomo Meyerbeer – 1836) – Nouvelle Production
Du 28 septembre au 24 octobre 2018 (9 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Michele Mariotti / Lukasz Borowicz, mise en scène Andreas Kriegenburg
Diana Damrau, Bryan Hymel, Ermonela Jaho, Karine Deshayes, Nicolas Testé, Paul Gay, Julie Robart-Gendre, François Rougier, Florian Sempey, Cyrille Dubois, Michal Partyka, Patrick Bolleire, Tomislav Lavoie, Elodie Hache, Philippe Do

Œuvre jouée pour la dernière fois le 28 novembre 1936 au Palais Garnier

Depuis l'ouverture du Palais Garnier, en 1875, et jusqu'au milieu des années 30, Les Huguenots faisaient partie des cinq opéras les plus joués au sein de l'institution parisienne. Comme toutes les œuvres issues du genre du Grand opéra français abordant un épisode historique - il s'agit ici des évènements ayant conduit au massacre de la Saint-Barthélemy le 24 août 1572 -, ils disparurent du répertoire à la veille de la Seconde Guerre Mondiale. Après 82 ans d'absence, ils sont à nouveau représentés sur les planches de Bastille dans une mise en scène d'Andreas Kriegenburg, le régisseur du précédent Ring de Wagner à l'opéra de Munich, qui fait ainsi ses débuts à l'Opéra de Paris.

Karine Deshayes - Nobles Seigneurs, salut (air d'Urbain, Les Huguenots)

Karine Deshayes - Nobles Seigneurs, salut (air d'Urbain, Les Huguenots)

Bérénice (Michael Jarrell – 2018) – Nouvelle Production
Du 29 septembre au 17 octobre 2018 (7 représentations au Palais Garnier)

Direction musicale Philippe Jordan, mise en scène Claus Guth
Bo Skovhus, Barbara Hannigan, Florian Boesch, Alastair Miles, Julien Behr, Rina Schenfeld

Création mondiale

Basée sur la pièce Bérénice de Jean Racine représentée pour la première fois à l’hôtel de Bourgogne le 21 novembre 1670, la version lyrique qui sera portée sur la scène du Palais Garnier à l'automne 2018, sur la musique du compositeur suisse Michael Jarrell, constituera le second volet du cycle de créations musicales mettant en scène des ouvrages littéraires français, débuté la saison précédente avec Trompe-la-mort.

Bérénice, Reine de Palestine, est emmenée à Rome par Titus une fois le siège de Jérusalem remporté - c'est lors de cet évènement, en août 70 après J.C, que le second Temple fut détruit -, mais rencontre l'opposition du Sénat qui ne souhaite pas d'une étrangère comme impératrice.

Ce sujet est également celui qui inspira le dernier opéra méconnu d'Albéric Magnard, Bérénice, créé à l'Opéra Comique en 1911.

Simon Boccanegra (Giuseppe Verdi – 1881) – Coproduction Deutsche Oper, Berlin
Du 15 novembre au 13 décembre 2018 (10 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Fabio Luisi, mise en scène Calixto Bieito
Ludovic Tézier, Mika Kares, Maria Agresta / Anita Hartig, Francesco Demuro, Nicola Alaimo, Mikhail Timoshenko

Œuvre jouée pour la dernière fois le 10 mai 2007 à l’opéra Bastille

Après une prise de rôle qui galvanisa le public parisien un soir de dimanche au Théâtre des Champs-Élysées l'année dernière, Ludovic Tézier fera sa prise de rôle scénique de Simon Boccanegra sur le plateau Bastille, dans une mise en scène de Calixto Bieito. Violence et enjeux politiques aux résonances contemporaines seront probablement traduits par une lecture saillante du destin de ce corsaire élu Doge de Gênes par le peuple le 24 septembre 1339, et qui du faire face à une mortelle conspiration tournée contre lui.

Sondra Radvanovsky (Amélia - Simon Boccanegra)

Sondra Radvanovsky (Amélia - Simon Boccanegra)

Il Primo Omicidio (Alessandro Scarlatti – 1707) – Coproduction Staatsoper Unter den Linden, Berlin et Teatro Massimo, Palerme
Du 24 janvier au 23 février 2019 (12 représentations au Palais Garnier)

Direction musicale René Jacobs, B’Rock Orchestra, mise en scène Romeo Castellucci
Kristina Hammarstöm, Olivia Vermeulen, Birgitte Christensen, Thomas Walker, Benno Schachtner, Robert Gleadow

Entrée au répertoire de l’Opéra National de Paris

Compositeur fondamental du baroque italien, Alessandro Scarlatti est l'auteur d'une centaine d'opéras et une quarantaine d'oratorios créés entre Palerme, Naples, Florence, Rome et Venise.

Il Primo Omicidio appartient à sa période tardive de création, la plus talentueuse dans le répertoire sacré, et est rarement représenté sur scène - l'opéra de Mayence en a donné une version en 2012 dans une mise en scène de Tatjana Bürbaca.

Comme pour Moise et Aaron en 2015, Romeo Castellucci, fasciné par la beauté des sujets bibliques, sera le metteur en scène de cet oratorio qui évoque le premier meurtre de l'histoire.

Conversation avec Romeo Castellucci

Conversation avec Romeo Castellucci

Les Troyens (Hector Berlioz – 1863) – Nouvelle Production
Du 25 janvier au 12 février 2019 (7 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Philippe Jordan, mise en scène Dmitri Tcherniakov
Stéphanie d’Oustrac, Michèle Losier, Véronique Gens, Bryan Hymel, Stéphane Degout, Christian Helmer, Thomas Dear, Paata Burchuladze, Jean-Luc Ballestra, Jean-François Marras, Sophie Claisse, Elina Garanca, Aude Extremo, Cyrille Dubois, Bror Magnus Todenes, Christian Van Horn, Tomislav Lavoie, Bernard Arrieta

Œuvre jouée pour la dernière fois le 14 novembre 2006 à l’opéra Bastille

Composé pour le Théâtre Lyrique en 1863, où seule la seconde partie Les Troyens à Carthage sera représentée, Les Troyens ne sont entrés au répertoire de l'Opéra de Paris qu'en 1921, et ont eu l'honneur de faire l’ouverture de Bastille en 1989 dans une mise en scène de Pier-Luigi Pizzi.

En 2006, Gerard Mortier reprit la mise en scène forte et élégante d'Herbert Wernicke, qui supprimait toutefois les ballets originels, et c'est donc une version intégrale, comme pour le Don Carlos joué ici en 2017, qui sera interprétée sur scène sous la direction musicale de Philippe Jordan et la direction scénique de Dmitri Tcherniakov, qui, auparavant, a brillamment illustré dans La Légende de la ville invisible de Kitège, donnée à l'opéra d'Amsterdam en 2012, son approche du thème de la décadence des civilisations.

Lady Macbeth de Mzensk (Dmitri Chostakovitch – 1934) – Nouvelle Production
Du 6 avril au 25 avril 2019 (7 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Ingo Metzmacher, mise en scène Krzysztof Warlikowski
Dmitry Ulyanov, John Daszak, Ausrine Stundyte, Pavel Cernoch, Sofija Petrovic, Wolfgang Ablinger-Sperrhacke, Oksana Volkova, Andrei popov, Krzysztof Baczyk, Veta Pilipenko, Alexander Tsymbalyuk, Sava Vemic, Florent Mbia

Œuvre jouée pour la dernière fois le 30 janvier 2009 à l’opéra Bastille

Le cycle de nouvelles productions d'œuvres russes se poursuit cette saison avec Lady Macbeth de Mzensk, projet lyrique initié par Dmitri Chostakovitch en 1930 à partir de la nouvelle de Nikolaï leskov (1865).

Après Nancy (1989) et Toulouse (1991), ce chef-d’œuvre interdit par Staline a pour la première fois été joué à Paris sur la scène Bastille en 1992, dans une mise en scène d'André Engel, avant que Gerard Mortier ne fasse venir sur cette même scène, en 2009, la production de Martin Kusej qui lui vaudra le Grand prix du Syndicat de la critique.

En 2019, c'est Krzysztof Warlikowski qui défendra la personnalité et les actes de Katerina Ismailova.

Stéphane Lissner - Palais Garnier, 29 janvier 2018

Stéphane Lissner - Palais Garnier, 29 janvier 2018

Don Giovanni (Wolfgang Amadé Mozart – 1787) – Coproduction Metropolitan Opera, New-York
Du 11 juin au 13 juillet 2019 (12 représentations au Palais Garnier)

Direction musicale Philippe Jordan, mise en scène Ivo Van Hove
Etienne Dupuis, Ain Anger, Jacquelyn Wagner, Stanislas de Barbeyrac, Nicole Car, Philippe Sly, Mikhail Timoschenko, Elsa Dreisig

Œuvre jouée pour la dernière fois le 18 octobre 2015 à l’opéra Bastille

Le cycle Da Ponte initié à Garnier avec Cosi fan Tutte se poursuit avec une nouvelle production de Don Giovanni confiée à Ivo van Hove, metteur en scène néerlandais qui a déjà dirigé deux productions d'opéras de Mozart à La Monnaie de Bruxelles, Idomeneo, en 2010, et La Clemenza di Tito en 2013.

A Jacquelyn Wagner et Philippe Sly, partenaires dans Cosi fan tutte, se joindront Stanislas de Barbeyrac, Nicole Car et Etienne Dupuis, qui fera ses débuts dans le rôle titre.

Conversation avec Julie Fuchs, Philippe Jordan et Philippe Sly

Conversation avec Julie Fuchs, Philippe Jordan et Philippe Sly

L'Académie

Die Fledermaus (Johan Strauss – 1874) - Coproduction MC93 Bobigny
Du 13 mars au 23 mars 2019 (6 représentations au MC93 Bobigny)

Direction musicale Faycal Karoui, mise en scène Célie Pauthe
Avec les artistes en résidence à l'Académie de l'Opéra National de Paris

Œuvre jouée pour la dernière fois le 03 février 2004 à l’opéra Bastille

En 1944, La Chauve-Souris fut l'une des œuvres représentées dans le camp de Theresienstadt où nombre d'artistes vécurent et parfois moururent. Célie Pauthe, metteur en scène de théâtre français associée au Théâtre de la Colline puis à l'Odéon Théâtre de l'Europe, s'est inspirée de ce contexte concentrationnaire pour saisir l'élan d'une musique salvatrice avec les jeunes artistes de l'Académie de l'Opéra de Paris.

Présentation de la saison lyrique 2018 / 2019 de l'Opéra de Paris

Les Reprises

Tristan et Isolde (Richard Wagner – 1865) – En Collaboration avec la Los Angeles Philharmonic Association et le Lincoln Center for the Performing Art
Du 11 septembre au 09 octobre 2018 (9 représentations à l’opéra Bastille)
Direction musicale Philippe Jordan, mise en scène Peter Sellars, création vidéo Bill Viola
Andreas Schager, René Pape, Martina Serafin, Matthias Goerne, Ekaterina Gubanova, Nicky Spence, Neal Cooper, Tomasz Kumiega

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 04 mai 2014

La Traviata (Giuseppe Verdi – 1853)
Du 29 septembre au 26 octobre et du 11 au 29 décembre 2018 (17 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Giacomo Sagripanti / Karel Mark Chichon, mise en scène Benoît Jacquot
Aleksandra Kurzak / Ermonela Jaho, Virginie Verrez, Isabelle Druet / Cornelia Oncioiu, Jean-François Borras / Charles Castronovo / Roberto Alagna, George Gagnidze / Luca Salsi / Ludovic Tézier.

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 29 juin 2016

Ludovic Tézier (Simon Boccanegra)

Ludovic Tézier (Simon Boccanegra)

L’Elixir d’Amour (Gaetano Donizetti – 1832) – Coproduction Royal Opera House, Covent Garden, Londres
Du 25 octobre au 25 novembre 2018 (11 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Giacomo Sagripanti, mise en scène Laurent Pelly
Lisette Oropesa / Valentina Nafotnita, Vittorio Grigolo / Paolo Fanale, Etienne Dupuis, Gabriele Viviani, Adriana Gonzales

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 25 novembre 2015

La Cenerentola (Gioacchino Rossini – 1817)
Du 23 novembre au 26 décembre 2018 (12 représentations au Palais Garnier)

Direction musicale Evelino Pido, mise en scène Guillaume Gallienne
Lawrence Brownlee, Florian Sempey, Alessandro Corbelli, Chiara Skerath, Isabelle Druet, Marianne Crebassa, Adam Plachetka

Œuvre jouée pour la dernière fois au Palais Garnier le 13 juillet 2017

Conversation avec Florian Sempey et Robert Carsen

Conversation avec Florian Sempey et Robert Carsen

Rusalka (Antonin Dvorak – 1901)
Du 29 janvier au 13 février 2019 (6 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Susanna Mälkki, mise en scène Robert Carsen
Klaus Florian Vogt, Karita Mattila, Camilla Nylund, Thomas Johannes Mayer, Ekaterina Semenchuk, Danylo Matviienko, Jeanne Ireland, Andreea Soare, Emanuela Pascu, Elodie Méchain, Tomasz Kumiega

 Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 26 avril 2015

Otello (Giuseppe Verdi – 1887)
Du 7 mars au 4 avril 2019 (11 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Bertrand de Billy, mise en scène Andrei Serban
Roberto Alagna / Aleksandrs Antonenko, George Gagnidze, Frédéric Antoun, Alessandro Liberatore, Paul Gay, Thomas Dear, Aleksandra Kurzak / Hibla Gerzmava, Marie Gautrot

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 16 juillet 2011

Don Pasquale (Gaetano Donizetti - 1843) – Coproduction Royal Opera House, Covent Garden, Londres et Teatro Massimo, Palerme
Du 22 mars au 16 avril 2019 (9 représentations au Palais Garnier)
Direction musicale Michele Mariotti, mise en scène Damiano Michieletto
Michele Pertusi, Mariuz Kwiecien, Javier Camarena, Pretty Yende, Frédéric Guieu

Œuvre jouée pour la dernière fois au Palais Garnier le 12 juillet 2018

Carmen (Georges Bizet – 1875)
Du 11 avril au 23 mai 2019 (15 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Lorenzo Viotti, mise en scène Calixto Bieito
Roberto Alagna / Jean-François Borras, Roberto Tagliavini, Boris Grappe, François Rougier, François Lis, Jean-Luc Ballestra, Anita Rachvelishvili / Ksenia Dudnikova, Nicole Car / Anett Fritsch, Valentine Lemercier, Gabrielle Philiponet

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 16 juillet 2017

La Flûte enchantée (Wolfgang Amadé Mozart – 1791) – Coproduction Festspielhaus, Baden-Baden
Du 27 avril au 15 juin 2019 (14 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Henrik Nanasi, mise en scène Robert Carsen
Julien Behr, Chiara Skerath, Julie Robert-Gendre, Elodie Méchain, Florian Sempey, Chloé Briot, Nicolas Testé, Mathias Vidal, Vannina Santoni, Jodie Devos, Martin Gantner, Tomislav Lavoie, Vincent Delhourne, Martin Homrich

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 23 février 2017

Artistes de l'Académie de l'Opéra National de Paris et de l'Opéra Studio Bolchoï (Berceuse de Iolanta)

Artistes de l'Académie de l'Opéra National de Paris et de l'Opéra Studio Bolchoï (Berceuse de Iolanta)

Iolanta / Casse-Noisette (Piotr Ilyitch Tchaïkovski – 1892)
Du 9 mai au 24 mai 2019 (9 représentations au Palais Garnier)

Direction musicale Tomas Hanus, mise en scène Dmitri Tcherniakov
Ain Anger, Valentina Nafonita, Dmytro Popov, Artur Rucinski, Johannes Martin Kränzle, Vasily Efimov, Gennady Bezzubenkov, Sylvie Brunet, Adriana Gonzalez, Emanuela Pascu

Œuvre jouée pour la dernière fois au Palais Garnier le 01 avril 2016

Tosca (Giacomo Puccini – 1900)
Du 16 mai au 23 juin 2019 (12 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Dan Ettinger, mise en scène Pierre Audi
Anja Harteros / Martina Serafin / Sonya Yoncheva, Jonas Kaufmann / Marcelo Puente, Zeljko Lucic / Luca Salsi, Krzysztof Baczyk, Nicolas Cavallier, Rodolphe Briand, Igor Gnidii, Christian Rodrigue Moungoungou

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 18 octobre 2016

La Force du Destin (Giuseppe Verdi – 1862) – Coproduction Gran Teatre del Liceu, Barcelone
Du 6 juin au 9 juillet 2019 (10 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Nicola Luisotti, mise en scène Jean-Claude Auvray
Carlo Cigni, Anja Harteros / Elena Stikhina, Zeljko Lucic, Brian Jagde, Varduhi Abrahamyan, Rafal Siwek, Gabriele Viviani, Majdouline Zerari, Rodolphe Briand, Lucio Prete, Laurent Laberdesque

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 17 décembre 2011

Julie Fuchs (Papillon inconstant - Les Indes Galantes)

Julie Fuchs (Papillon inconstant - Les Indes Galantes)

Premières impressions sur la saison 2018/2019

L’opéra en langue française

Pour sa quatrième saison à la direction de l’Opéra National de Paris, Stéphane Lissner poursuit une ligne très claire de mise en valeur de la langue française en lui consacrant pas moins de trois nouvelles productions dans trois genres différents : le Grand Opéra français, représenté par Les Huguenots, qui reviennent après 82 ans d’absence sur la scène parisienne, la Tragédie lyrique antique, monumentalement portée par Les Troyens, et une création contemporaine inspirée de la Tragédie historique de Racine, Bérénice, ressuscitée sur la musique du compositeur suisse Michael Jarrell.

Philippe Jordan dirigera ces deux derniers ouvrages, ainsi que Don Giovanni et Tristan et Isolde, soit 35 soirées lyriques.

Un quatrième genre d’opéra français, l’Opéra-comique, sera défendu par Carmen dans la mise en scène de Calixto Bieito à Bastille.

L’opéra biblique

Une autre ligne se détache nettement, celle de l’opéra biblique qui, après Moise et Aaron, Samson et Dalila et Jephtha, se prolonge avec Il Primo Omicidio d’Alessandro Scarlatti, permettant ainsi à ce compositeur napolitain, né probablement à Palerme, d’entrer au répertoire de l’Académie Royale de Musique, trois siècles après son existence.

Jamais, dans l’histoire de l’institution, cette orientation sacrée n’est apparue aussi saillante.

Le répertoire slave

Les œuvres slaves ont également retrouvé leur place perdue sous le mandat de Nicolas Joel, et la nouvelle production de Lady Macbeth de Mzensk confiée à Krzysztof Warlikowski, avec Ausrine Stundyte dans un rôle qu’elle a formidablement interprété à l’Opéra des Flandres et l’Opéra de Lyon, sera un must de la saison, car l’adéquation entre l’œuvre et les personnalités des interprètes et du metteur en scène est fortement concomitante pour ne pas créer un choc lyrique mémorable.

Iolanta / Casse-Noisette et Rusalka seront également défendus par des distributions de haut-vol.

Mozart à Garnier

Quant à la ligne mozartienne, son progressif enracinement au Palais Garnier s’accentue avec la nouvelle production du second volet de la Trilogie Da Ponte, Don Giovanni, mis en scène par Ivo van Hove, qui fait suite à la vision chorégraphique de Cosi fan Tutte par Anne Terera de Keersmaeker en 2017.

La reprise de La Flûte Enchantée à Bastille permettra de ne pas laisser à Tristan et Isolde la seule chance d’entendre le chant allemand sur cette grande scène.

Giuseppe Verdi et le répertoire italien

On constate en effet que la prépondérance des œuvres de Giuseppe Verdi observée pour la saison en cours (un quart des soirées) est maintenue pour la saison 2018/2019 avec pas moins de 4 œuvres, dont la nouvelle production de Simon Boccanegra qui sera mise en scène par Calixto Bieito.

Cette prédominance du compositeur italien, qui surpasse celle observée au Metropolitan Opera de New-York, a cependant pour revers de restreindre l’espace laissé aux répertoires germaniques et britanniques.

Mais la saison 2018 / 2019 permettra à La Traviata de rejoindre pour la première fois les 10 œuvres les plus jouées à l’Opéra de Paris, mouvement qui se renforcera la saison d’après quand la nouvelle production de cet ouvrage sera confiée à Simon Stone au Palais Garnier.

Et deux opéras de Gaetano Donizetti présents au cours de la même saison, cela ne s’était plus produit depuis 2006. L’Elixir d’Amour fait dorénavant partie des 30 ouvrages les plus joués du répertoire.

La forte représentativité du répertoire du XIXe siècle sur 4 ans

Benjamin Britten, qui aurait dû faire son retour avec une nouvelle production de Mort à Venise, sous le mandat de Nicolas Joel, et dont une nouvelle production de Billy Budd par Deborah Warner est attendue ici même, est toujours absent des grandes salles depuis huit ans, et Richard Strauss est pour la troisième saison consécutive tenu à l’écart de la programmation.

Mais personne ne se plaindra de la reprise de Tristan et Isolde de Richard Wagner dans la mise en scène de Peter Sellars, sublimée par la vidéographie de Bill Viola, quand on sait que Gerard Mortier pensait que les droits sur cette production seraient définitivement perdus dès 2008.

La conséquence de la prévalence du répertoire italien (60%) et du XIXème siècle (70% des représentations !), la saison prochaine, est de créer un déséquilibre programmatique que l'on espère passager. Seules les deux prochaines saisons pourront confirmer, ou infirmer, cette orientation qui pourrait réduire la place de l’opéra du XXe siècle, pourtant passionnant à défendre.

Les artistes français

Parmi les artistes invités, une place de choix est laissée aux chanteurs francophones, Etienne Dupuis, Florian Sempey, Cyrille Dubois, Karine Deshayes, Stanislas de Barbeyrac, Stéphanie d’Oustrac, Julien Behr, Jean-François Borras, Jodie Devos, Ludovic Tézier, Stéphane Degout, Nicolas Testé, Roberto Alagna, Marianne Crebassa, aussi bien dans les œuvres françaises qu’italiennes.

Les stars, les chefs, les metteurs en scène

Distribués dans nombre de reprises, principalement italiennes, Ermonela Jaho, Jonas Kaufmann, Anja Harteros, Sonya Yoncheva, Aleksandrs Antonenko, Vittorio Grigolo, Klaus Florian Vogt, Karita Mattila, Mariuz Kwiecien, Javier Camarena et bien d’autres sont la promesse d’interprétations mémorables et vraisemblablement originales.

Et l’excellente adéquation des metteurs en scène, tous issus d’écoles de théâtres européens novateurs, aux œuvres dont ils auront la charge de proposer un nouveau regard, est la marque la plus prégnante de la volonté de Lissner de confirmer ses choix en termes de représentation théâtrale.

Un seul nouveau nom apparaît toutefois cette saison, celui d’Andreas Kriegenburg dans Les Huguenots, il faudra donc attendre la saison 2019/2020 pour découvrir Barrie Kosky, Simon Stone ou Clément Cogitore.

Robert Carsen sera également bien présent avec la reprise de deux de ses 12 spectacles conçus pour l'Opéra de Paris, Rusalka (2002) et La Flûte Enchantée (2014).

Quant aux chefs d’orchestre, beaucoup reviendront dans leur répertoire de prédilection (Dan Ettinger, Nicola Luisotti, Ingo Metzmacher, Evelino Pido, Giacomo Sagripanti, Michele Mariotti, Tomas Hanus), et René Jacobs fera son entrée dans l’histoire de la maison pour diriger Il Primo Omicidio.

Enfin, le retour de Susanna Mälkki, qui dirigera Rusalka, et l’arrivée de Lorenzo Viotti dans la fosse pour interpréter Carmen, sont deux évènements à souligner.

Sondra Radvanovsky et Ludovic Tézier (Simon Boccanegra)

Sondra Radvanovsky et Ludovic Tézier (Simon Boccanegra)

Les tarifs 2018/2019 – légère augmentation du prix moyen des places

La tarification fait réapparaitre la catégorie des places 5 à 195 euros qui avait disparu cette saison.

Elle regroupe principalement les nouvelles productions, alors que la catégorie plus élevée des places 5 à 210 euros est réservée au reprises avec stars du grand répertoire italien, de Carmen, et de la nouvelle production des Troyens (plus de 5 heures avec les entractes).

Quant aux spectacles tarifés dans la catégorie 5 à 180 euros, leur prix moyen baisse de 10% par rapport à cette année.

On observe ainsi une légère augmentation globale des prix à Bastille pour le lyrique (+4%) qui ne touche cependant pas les nouvelles productions dont les tarifs sont stabilisés, voir en baisse.

Ce sont en fait les reprises avec stars qui draineront l'apport financier le plus important.

Rusalka est néanmoins le seul spectacle à prix réduit (seules les deux premières catégories sont à plus de 100 euros), mais le fait de maintenir pour ce spectacle la 8ième catégorie à 35 euros, au lieu de 30 euros habituellement pour ce type de tarification, est un geste symbolique qui ne relève pas d'une nécessité absolue.

Ainsi, l'amplitude des prix reste élevée selon les soirs, de 152 euros en moyenne pour une reprise avec stars, jusqu'à 80 euros en moyenne le 29 janvier 2019 pour Rusalka.

Tous les détails de la saison 2018/2019 de l'Opéra national de Paris sont accessibles sur le site internet de l'institution :

https://www.operadeparis.fr/saison-18-19

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Publié le 29 Janvier 2018

Der Kreidekreis (Alexander von Zemlinsky)
Représentation du 28 janvier 2018
Opéra National de Lyon

Tschang-Ling Lauri Vasar
Mr Ma Martin Winkler
Yü-Pei Nicola Beller Carbone
Tschang-Haitang Ilse Eerens
Prince Pao Stephan Rügamer
Tschao Zachary Altman
Tong Paul Kaufmann
Mrs Tchang Doris Lamprecht
Sage-Femme Hedwig Fassbender
Une bouquetière Josefine Göhmann
Deux coolies Luke Sinclair, Alexandre Pradier
Soldat Matthew Buswell
Tschu-Tschu Stefan Kurt                                          
Stephan Rügamer (Prince Pao) 

Direction musicale Lothar Koenigs
Mise en scène Richard Brunel
Orchestre, Maîtrise et Studio de l’Opéra de Lyon

Dès l'arrivée au pouvoir des nazis, Alexander bon Zemlinsky du quitter ses fonctions au conservatoire de Berlin pour retourner à Vienne pour finalement fuir vers New-York et sauver ainsi sa vie.

Der Kreidekreis, Le cercle de craie, est son septième opéra dont il composa la partition de 1930 à 1931. Après la création zurichoise d'octobre 1933 et la première allemande de Szczecin en 1934, il faudra cependant attendre 1955 pour l'entendre à nouveau dans la ville de Dortmund.

Et, en ce mois de janvier 2018, l'opéra de Lyon lui accorde enfin sa première française.

Ilse Eerens (Tschang-Haitang) et l'enfant

Ilse Eerens (Tschang-Haitang) et l'enfant

Alexander von Zemlinsky a lui même élaboré le livret à partir de la pièce éponyme de Klabund (1925), un écrivain allemand originaire de Pologne dont Der Kreidekreis était devenu un immense succès berlinois, avant que Bertold Brecht n'en écrive une autre version en 1945, en s'inspirant à la fois de la pièce de théâtre chinoise de Li Qianfu et du Jugement de Salomon.

Cette pièce est avant tout une description grinçante d’une société corrompue à tous les niveaux, et le Cercle de Craie peut être vu comme le révélateur d’une vérité absolue, la force du sentiment maternel qui lui seul, dans cet univers asservi aux désirs sexuels, sadiques, possessifs et aux rôles sociaux, donne un sens infalsifiable au mot Amour.

En grand connaisseur des compositeurs du XXe siècle qu’il interprète régulièrement, Lothar Koenigs rend une lecture fine et unifiée de l’ouvrage, dont l’inventivité des ambiances sonores couvre aussi bien la rythmique joyeuse de la musique de cabaret des années 30 que les noirceurs orchestrales subconscientes et saisissantes des univers fantastiques de Richard Strauss.

Dénuée de toute agressivité, fluide, limpide et parcellée de détails ornementaux poétiques, la respiration orchestrale est suffisamment expansive et stimulante, sans être démonstrative, pour unir l’auditeur au flux narratif de la pièce. Et dans les reflets d’acier du tissu musical, le souffle et l’éclat des cuivres s’y mélangent pour former un magnifique son chargé de mystère subliminal. Du théâtre vivant, tout en douceur et subtilité.

 Nicola Beller Carbone (Yü-Pei)

Nicola Beller Carbone (Yü-Pei)

Richard Brunel, qui avait signé au Théâtre des Arts de Rouen une mise en scène de Lakmé très simple et dépouillée mais avec une réelle force de caractère, réalise un travail épuré et clinique qui réserve de très beaux moments de poésie. Sous des éclairages bleutés, blafards ou kitch, et un avant-scène encadré par un ou deux espaces clos, mobiles et transparents, il recrée les caractéristiques symboliques des lieux de vie (maison close, chambre de Haitang, salle d’isolement) qui aseptisent cependant la nature sordide des situations.

C’est en effet le fait de rester trop proche de la parodie qui peut lui être reproché, alors qu’à la lecture du livret on pourrait s’attendre à une noirceur presque insoutenable.
Ainsi, Yü-Pei fait beaucoup penser au personnage de Cruella d’Enfer et, dans la première partie, le consentement avec lequel Tschang-Haitang se laisse manipuler est trop facile pour y croire tout à fait.

Mais les interactions entre les différents personnages sont très convaincants et vivants, même si certains mouvements frénétiques outrent un peu le jeu, et tous les duos sensibles sont mis en valeur avec une virtuosité magique.

La scène du jugement, glaciale, où enfant et mère diamétralement opposés se regardent, est en revanche d’une signification implacable.

Martin Winkler (Mr Ma) et Paul Kaufmann (Tong)

Martin Winkler (Mr Ma) et Paul Kaufmann (Tong)

Et la distribution offre une diversité de caractères qui dépeint tout un monde expressif et théâtral, à commencer par le rôle central qu'incarne à bout de soi Ilse Eerens.

La clarté plaintive de sa voix évoque énormément la demoiselle des neiges, Snegourotchka, qu'avait interprété Aida Garifullina à l'opéra Bastille, on ressent des tressaillements émotionnels, des inflexions naïves, et surtout une accumulation de la douleur qui s'exprime de plus en plus par de longues et puissances expirations de désarroi,

C'est véritablement un rôle de femme déterminée, malgré l'impression de fragilité, qui comptera dans sa vie.

Stephan Rügamer, en jeune amoureux désinvolte, forme avec elle un couple attachant, et leur premier duo atteint même une atemporalité ravissante, mais c'est surtout son retour en Prince qui révèle la maturité du timbre et des inflexions charmeuses.

Ilse Eerens (Tschang-Haitang)

Ilse Eerens (Tschang-Haitang)

Et Martin Winkler, charismatique Mr Ma, imprègne la scène d'une présence décomplexée, clownesque, et bienveillante malgré la rusticité du notable qu'il représente.

Sauvage Mrs Tchang, Doris Lamprecht lui donne un tempérament vériste et déchainé formidable, quant à Nicola Beller Carbone, émission vocale aiguisée qui vire à la noirceur au moment de la lutte pour l'enfant au centre du cercle de craie, elle joue avec délectation l'allure hautaine et pincée de Yü-Pei, un naturel aristocratique qui lui convient très bien.

Enfin, Lauri Vasar tire le caractère du frère d'Tschang-Haitang vers des attitudes dépressives monocordes, et Paul Kaufmann joue un Tong burlesque mais finalement relativement sage.

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Publié le 20 Janvier 2018

Jephtha (Georg Friedrich Haendel)
Répétition générale du 11 janvier et représentation du 13 janvier 2018 - Palais Garnier

Jephtha Ian Bostridge
Storgé Marie-Nicole Lemieux
Iphis Katherine Watson
Hamor Tim Mead
Zebul Philippe Sly
Angel Valer Sabadus

Direction musicale William Christie
Chœur et Orchestre des Arts Florissants
Mise en scène Claus Guth (2016)

Coproduction De Nationale Opera, Amsterdam          
  Ian Bostridge (Jephtha) et Tim Mead (Hamor)

Après Moise et Aaron et Samson et Dalila, Jephtha est le troisième opéra biblique de la programmation de Stéphane Lissner – suivra Il Primo Omicidio la saison prochaine -, véritable rareté à Paris qui ne fut jouée que pour deux soirs, en octobre 1959, au Palais Garnier.

Auparavant, il y eut une version de Jephté composée par un musicien français, Michel Pignolet de Montéclair, qui fut créée à l’Académie Royale de Musique en 1732 et reprise pour 16 soirées en février et mars 1761. William Christie réussit à graver un splendide enregistrement de cet ouvrage pour Harmonia Mundi en 1992.

Ian Bostridge (Jephtha)

Ian Bostridge (Jephtha)

Dans la version de Haendel, le chœur est partie prenante de la première à la dernière scène de la tragédie. Chœur des Israélites, des vierges et des prêtres, c’est au moment où Jephté déplore qu’il ait condamné sa fille, que son peuple investit la scène avec une gestuelle soupirante et tout en torsion qui amplifie le sentiment d’errance et d’abandon de son air éperdu « How dark, O Lord, are The decrees ! ».

La remembrance du chœur « Patria oppressa ! »  écrit par Giuseppe Verdi pour Macbeth à ce moment précis n’est peut-être pas due au hasard, car l’œuvre et la dimension scénique de ce spectacle nous ramènent aussi bien aux thèmes issus du théâtre grec, Iphigénie en Tauride, Idomeneo, qu’au drame shakespearien. .

Philippe Sly (Zebul) et son enfant (Rôle muet)

Philippe Sly (Zebul) et son enfant (Rôle muet)

En effet, Claus Guth insère dès l’ouverture de brèves scénettes en flou obscur qui racontent la fin du père de Jephté et Zebul, l’arrivée au pouvoir de ce dernier, la mise à l’écart du second et la naissance de sa fille

Ce n’est donc pas le discours théologique qui intéresse Claus Guth dans cette œuvre, mais ce qu’il y a de fatal dans la volonté de pouvoir de l’homme, aussi bien en Zebul qu'en Jephté et Hamor, dont le goût pour la conquête et les honneurs les pousse dans une aventure guerrière qui va leur fait perdre l’être qui compte le plus pour eux, Iphis, celle qui était la source véritable de leur bonheur.

Ils ont voulu conquérir le monde, mais ils ont perdu leur âme.

Les ombres puissamment esthétiques d’un immense drapeau voguant dans le noir ne font que renforcer un peu plus cette vision politique de la destinée humaine.

Marie-Nicole Lemieux (Storgé)

Marie-Nicole Lemieux (Storgé)

Le symbolisme de sa mise en scène rappelle également la pureté des images que l’on peut retrouver dans le travail de Peter Sellars, une simple porte pour séparer deux mondes, un nuage pesant, la magnifique surface éclairée de la Lune jouant à cache-cache derrière les brumes, le fond d’arbustes qui évoque aussi bien une forêt que les piques d’une armée.

Et la qualité de la direction d’acteur prodigue nombre d’images signifiantes telle celle de Jephté marchant la main tendue en arrière vers Iphis tendant la sienne vers l’avant, comme s’il était Orphée tentant de ramener Eurydice du monde d'Hadès.

Salle du Palais Garnier, le soir de représentation de Jephtha, le 13 janvier 2018

Salle du Palais Garnier, le soir de représentation de Jephtha, le 13 janvier 2018

C’est donc un très beau spectacle visuel qui prend sa force au moment où la guerre contre le peuple d’Amon est déclarée, car l’enchaînement tragique qui s'en suit n’a de cesse de se dérouler dans une atmosphère musicale plaintive, grave et profondément attachante.

Sous les traits d’un vieux Roi mince et d’allure fragile, Ian Bostridge exprime de son visage émacié les désirs et les souffrances de Jephté d’une voix ferme, pas purement sensuelle mais d’une franchise qui campe l’assise charnelle de son personnage défait.

Tim Mead (Hamor)

Tim Mead (Hamor)

Et c’est en Tim Mead que l’on peut entendre un galbe de voix plus rond et aux résonances éthérées avec des couleurs ambrées qui traduisent la jeunesse de ce guerrier amoureux qu’est Hamor.

Formidable de détermination, il l’est lorsqu’il brandit en avant-scène son âpre ardeur qui l’a guidé au combat, comme sa nature abattue et désespérée l’est tout autant au dernier acte sacrificiel.

Philippe Sly est sans doute le plus terrestre de ces personnages, il donne en effet à Zebul une force théâtrale digne d’un Roi Lear, mais Marie-Nicole Lemieux avec de splendides graves bien timbrés et la volupté énergique de ses accents, qui rejoint la sensualité mimétique des deux contre-ténors, libère une présence dramatique juste, et rend attendrissant son rôle de mère touchée par la perte.

Katherine Watson (Iphis)

Katherine Watson (Iphis)

Quant à l’Iphis de Katherine Watson, gracile et introvertie, tout en elle exprime à la fois l’innocence et la résignation aux désirs de son entourage.

L’arrivée de Valer Sabadus, contre-ténor mélodieux dont le timbre fait entendre des nuances adolescentes encore plus désincarnées et pathétiques que Tim Mead, est une parfaite correspondance avec l’âme complètement hors du temps de la fille de Jephté.

Valer Sabadus, Marie-Nicole Lemieux, Katherine Watson, Ian Bostridge, Tim Mead

Valer Sabadus, Marie-Nicole Lemieux, Katherine Watson, Ian Bostridge, Tim Mead

Et c’est bien entendu la musicalité céleste et pleureuse du chœur des Arts Florissants qui concentre à chaque intervention l’intensité émotionnelle de l’œuvre. William Christie colore ainsi de son orchestre les aspirations et les langueurs de cette histoire, avec une exigence de tension et un esprit funèbre qui soutiennent une atmosphère sévère mais attentive à chaque artiste et chaque musicien.

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Publié le 16 Janvier 2018

L'Enlèvement au Sérail (Wolfgang Amadé Mozart)
Représentation du 12 janvier 2018
Bayerische Staatsoper – Munich

Konstanze Lisette Oropesa
Blonde Kathleen Kim
Belmonte Benjamin Bruns
Pedrillo Matthew Grills
Osmin Hans-Peter König
Bassa Selim Bernd Schmidt
Erzählerin Charlotte Schwab

Direction musicale Ivor Bolton
Mise en scène Martin Duncan (2003)

                                                                                               Charlotte Schwab (Erzählerin )

Assister à une représentation de l'Enlèvement au Sérail à Munich, c'est vivre à l'unisson d'un public à l'attention duquel cet opéra a été composé.

Car bien avant la trilogie da Ponte, Mozart créa à Vienne, en 1782, l'archétype de l'opéra populaire allemand dans une veine musicale étourdissante, et sur fond d’une irréversible décadence de l'Empire Ottoman.

Matthew Grills (Pedrillo) et Benjamin Bruns (Belmonte)

Matthew Grills (Pedrillo) et Benjamin Bruns (Belmonte)

La production montée par Martin Duncan au Bayerische Staatsoper n'est certes pas sophistiquée, elle repose principalement sur un défilement de canapés multicolores, suspendus par quelques câbles, et sur un jeu simple et humoristique, mais elle se joue d'une réalité contemporaine en évoquant sur un ton léger et dédramatisant l'assimilation de la religion musulmane par un pays, l'Allemagne, qui a gardé des liens forts avec la Turquie.

L'histoire de l'entreprise de libération de Konstanze et Blonde par Belmonte est donc racontée, à la place des récitatifs, par l’actrice Charlotte Schwab, revêtue d'un Hijab, comme si nous assistions au tournage d’un jeu télévisé sur une chaîne du Moyen-Orient.

Les plans intérieurs du Palais de Topkapi, et une ancienne carte de la cité maritime, sont projetés en arrière-scène et commentés avec un esprit d'analyse faussement sérieux et irrésistible.

Lisette Oropesa (Konstanze)

Lisette Oropesa (Konstanze)

Et la mise en scène des duos et des ensembles est, elle, clairement plus convenue, tout en dégageant un naturel sensible et émouvant. L'arrivée par la mer de Belmonte et Pedrillo accompagnés d'un souffleur de bulles, et la pantomime acrobatique des jeunes filles fuyant par deux cordes menant au pied des murailles de la forteresse, forment le tableau le plus décalé de cette histoire.

Face à cette façon de s’amuser avec des symboles qui peuvent encore déranger aujourd’hui, l’esprit de la musique de Mozart est magnifiquement revitalisé par la direction fuselée d’Ivor Bolton qui en révèle sa richesse imaginative. Et l’acoustique magique du Bayerische Staatsoper fait aussi bien scintiller les moindres sonorités orchestrales qu’ouvrir un espace intime en lien avec chaque chanteur, même quand on est situé dans les toutes dernières galeries du théâtre.

Hans-Peter König (Osmin)

Hans-Peter König (Osmin)

On se rend compte à quel point tout dans la musique de l’Enlèvement au Sérail annonce les grands ouvrages de la maturité de Mozart quand elle est aussi bien chantée. Lisette Oropesa dessine naturellement des lignes fluides et aériennes si fines et si précises que le personnage de Konstanze s’en trouve porté sur un piédestal orné de fragilité, alors que Benjamin Bruns engage une vaillance poignante qui préserve les qualités candides de l’écriture mozartienne.

Belmonte prend ainsi un caractère sérieux, bien ancré dans la réalité, mais toujours teinté de mélancolie poétique.

Le Pedrillo de Matthew Grills, plus léger, n’en est pas moins vif et bien campé avec une franchise d’émission qui le fait ressembler à un Papageno version ténor, et Kathleen Kim se faufile dans la personnalité malicieuse de Blonde avec un même sens du souffle soigné et raffiné.

Le Bayerische Staatsoper

Le Bayerische Staatsoper

Hans-Peter König est alors celui qui envahit le plus l’espace sonore de ses graves bien timbrés, avec un esprit bonhomme qui ridiculise bien plus qu’il ne noircit le portrait du gardien Osmin.

Une telle virtuosité d’ensemble, liée à une conception scénique qui n’alourdit rien inutilement, éveille spontanément une joie partagée sans réserve avec le public le plus généreux des scènes lyriques internationales.

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Publié le 3 Janvier 2018

Quand Rolf Liebermann arriva à la direction du Palais Garnier, il prit à cœur de faire aimer l’opéra au plus grand nombre. Pour y arriver, il ouvrit les répétitions générales au public et signa des accords de diffusion des spectacles de l’Opéra de Paris sur les chaînes de télévisions publiques.

Ainsi, le 24 septembre 1975 et le 30 mars 1976, Don Giovanni et Faust, diffusés en direct du Palais Garnier, réunirent respectivement 20% et 12% de l’audience sur Antenne 2.

Suivirent La Cenerentola et Otello, au cours des étés 77 et 78, puis, le dimanche 15 avril 1979, week-end de Pâques, une des représentations de Lulu d’Alban Berg dans sa version en 3 actes fut diffusée en direct sur Antenne 2. Un entretien avec le journaliste Jean Michel Damian et le metteur en scène Patrice Chéreau encadrait par ailleurs cette captation réalisée par Bernard Sorel.

Au cours de la décennie qui suivit, le service public adopta une politique culturelle ambitieuse (Saint-François d'Assise le 12 décembre 1983 sur Antenne 2), pouvant compter sur la volonté de directeurs de programmes et d’hommes de cultures tels Yves Jaigu. Ce dernier, en effet, n’hésita pas à retransmettre sur FR3, de midi à 23h heures, au cours du lundi de Pâques 1989, Le Soulier de satin mis en scène par Antoine Vitez et créé au Festival d’Avignon en juillet 1987.

Yves Jaigu collaborera par la suite à la création de la chaîne franco-allemande La sept qui deviendra, en 1992, Arte.

Depuis, la compétition pour l’audimat a pris le dessus sur les obligations de qualité, et le mouvement de dérégulation de l'audiovisuel, initié en 1986, a engendré la disparition de la diffusion en prime des spectacles de l'Opéra de Paris pendant 20 ans, jusqu'au Simon Boccanegra programmé en direct par Gerard Mortier le 23 mai 2006 sur Arte.

Dorénavant, la diffusion des œuvres lyriques en première partie de soirée est le plus souvent délaissée par France Télévisions au profit d’Arte et de Mezzo.

Ce glissement vers Arte, Mezzo et internet, salutaire pour les passionnés d’opéra, n’est cependant pas sans conséquence sur l’impact de ces retransmissions envers le grand public.

En s’appuyant sur les audiences relevées au cours des 15 dernières années, cet article cherche à identifier les tendances et les enjeux de la diffusion d’œuvres lyriques sur les chaînes de télévision.

Teresa Stratas (Lulu) - 1979 - Opéra National de Paris

Teresa Stratas (Lulu) - 1979 - Opéra National de Paris

Les ouvrages lyriques diffusés sur France Télévisions captent 5 % de part d’audience

Quand on sait qu’une chaîne de télévision peut espérer capter en prime-time 15 à 25% d’audience, soit 3 à 5 millions d’auditeurs, on comprend bien pourquoi une chaîne privée telle TF1 ne s’aventure plus à diffuser un opéra à 20h55 comme elle le fit pour Moise et Pharaon en 1984.

En effet, les audiences des spectacles de l’opéra de Paris ou des Chorégies d’Orange programmés sur France Télévisions font en moyenne 5 % d’audience quel que soit l’horaire de diffusion.

Ainsi, en septembre 2009, Mireille en direct du Palais Garnier réunit 1,1 million de téléspectateurs (5,2% d’audience) en prime, puis, en août 2012, La Bohème, en direct des Chorégies d’Orange, attira, après 22h00, 882.000 de téléspectateurs (6% d’audience).

Et il peut aussi bien arriver des contre-performances (Faust en direct de Bastille en 2011 avec Roberto Alagna avait réuni en prime 730.000 téléspectateurs, soit 3.3% d’audience), que des exploits (La Traviata en direct d’Orange en 2016 avait rassemblé 1,4 million de téléspectateurs après 22h00, soit 9,5% d’audience).

Mais même en pleine nuit, à 03h30 du matin, TF1 a réussi à capter 42.000 téléspectateurs en juillet 2016 pour regarder le Giulio Cesare enregistré à Garnier en 2011, soit 5,3% du public à cette heure-là.

Natalie Dessay (Cléopatre) - 2011 - Opéra National de Paris

Natalie Dessay (Cléopatre) - 2011 - Opéra National de Paris

Les ouvrages lyriques diffusés sur Arte réunissent 4 fois moins de téléspectateurs que sur France Télévisions, soit environ 250.000 téléspectateurs en prime

Perçue comme élitiste de par la haute valeur culturelle de ses contenus, la chaine franco-allemande Arte réalise un peu plus de 2% d’audience sur une année soit 5 à 8 fois moins que les grandes chaines populaires télévisées.

Par conséquent, un opéra diffusé sur cette chaîne obtient en moyenne une audience de 1,2 % soit 250.000 téléspectateurs environ s’il est diffusé en prime, alors qu’il pourrait toucher 4 fois plus de spectateurs s’il était programmé sur France Télévisions.

Ainsi, Simon Boccanegra avait réuni 280.000 téléspectateurs en 2006, Werther, 321.000 téléspectateurs en 2010, Don Carlos 190.000 téléspectateurs en 2017 (accompagné par une large diffusion au cinéma), œuvres toutes retransmisses en direct de l’opéra Bastille.

Il en va de même pour le Festival d’Aix en Provence qui réunit 331.000 téléspectateurs pour Rigoletto en 2013 et 302.000 téléspectateurs pour Carmen en 2017, ce qui constitue une véritable performance.

Quant au Don Carlo de Salzbourg, seuls 112.000 téléspectateurs le suivirent en 2013, alors que le Fidelio de La Scala de Milan réunit 215.000 téléspectateurs en 2014, et Tosca, en direct de Baden Baden, attira 273.000 téléspectateurs en 2017.

Fait nouveau en 2017, l'Opéra de Paris a obtenu la rediffusion en première partie de soirée des Contes d'Hoffmann sur France 5 - chaîne qui atteint une audience un peu plus importante qu'Arte -, ce qui a attiré 304.000 téléspectateurs.

Jonas Kaufmann (Don Carlos) - 2017 - Opéra National de Paris

Jonas Kaufmann (Don Carlos) - 2017 - Opéra National de Paris

Depuis 2011, plus aucune œuvre lyrique de l’Opéra National de Paris n’est diffusée à heure de grande écoute sur France Télévisions

Sous la direction de Nicolas Joel, l’Opéra de Paris a obtenu le droit de diffuser trois ans d’affilée, de 2009 à 2011, un opéra en prime time sur France Télévisions. Mireille, Les Noces de Figaro et Faust eurent cette chance, mais ces œuvres, toutes mises en scène par des régisseurs des années 70/80, étaient loin de donner une image actuelle et rénovée de l’Art Lyrique.

Elles réunirent chacune entre 750.000 et 1 million de téléspectateurs soit 2 à 3 fois plus de spectateurs que n’accueille l’institution au cours d’une saison complète de 190 soirées lyriques.

Depuis, l’Opéra de Paris n’obtient des diffusions d’œuvres lyriques en prime uniquement sur Mezzo, chaîne payante qui ne représente que 0,4% d’audience, et très rarement sur Arte (Don Carlos en 2017), le ballet lui étant éventuellement préféré (Don Quichotte le 04 janvier 2013).

Snegourotchka - 2017 - Opéra National de Paris

Snegourotchka - 2017 - Opéra National de Paris

Le rythme de diffusion d’œuvres lyriques de l’Opéra National de Paris sur Arte, en seconde partie de soirée, ou en pleine nuit sur France Télévisions et TF1 se maintient (un tous les 2 mois en moyenne).

En 2017, Snegourotchka, Le Barbier de Séville, Rigoletto, La Damnation de Faust, Carmen, Tosca, La Traviata, et, en 2016, Les Puritains, La Fanciulla del West, La Traviata, La Gioconda, Falstaff, Giulio Cesare, Hansel und Gretel, furent diffusées la nuit sur les chaines télévisées gratuites.

En effet, l’Opéra de Paris conclut chaque saison des accords avec France Télévisions, Arte et, parfois, TF1, pour retransmettre la nuit des captations tout au long de l’année.

La Damnation de Faust - 2015 - Opéra National de Paris

La Damnation de Faust - 2015 - Opéra National de Paris

Plus de 60 spectacles lyriques du monde en entier sont accessibles gratuitement sur les plates-formes en ligne dont 4 de l’Opéra de Paris

Au 1er janvier 2018, plus de 60 spectacles lyriques du monde entier sont accessibles gratuitement sur les sites internet de Culturebox (France Télévisons), Concert Arte (Arte), Medici.TV, Operavision, dont certains jusqu’à la fin de l’année. Il n’y en avait que 20 au début de l'année 2014.

Et parmi ceux-ci, Snegourotchka, Carmen, Don Carlos et La Bohème, 4 œuvres de l’Opéra de Paris de l’année 2017 peuvent être revus à tout moment depuis le premier soir de leur diffusion en prime-time sur internet.

Nicole Car (Mimi), Benjamin Bernheim (Rodolfo) et Guérassim Dichliev (Le maître de cérémonie) - 2017 - Opéra National de Paris

Nicole Car (Mimi), Benjamin Bernheim (Rodolfo) et Guérassim Dichliev (Le maître de cérémonie) - 2017 - Opéra National de Paris

Pour conclure

Pour les passionnés d’Opéra, la seconde décennie du XXIème siècle est d’une richesse médiatique inégalée avec le renforcement d'Arte par les plateformes en ligne. Mais elle ne bénéficie qu’à environ 300.000 à 400.000 lyricophiles de l’hexagone qui est un public déjà conquis.

Quant aux diffusions payantes sur Mezzo ou au cinéma, elles ne concernent pas plus de 100.000 spectateurs de l'hexagone par an

Ce panorama de la diffusion des spectacles de l’Opéra de Paris montre que le média le plus puissant reste les chaines de France Télévisions (France 2 et France 3) malgré la compétition des nombreuses petites chaînes spécialisées.

Car même avec 5% de part d’audience, c’est entre 700.000 et 1.000.000 de téléspectateurs qui peuvent être touchés en première partie de soirée, dont les ¾ n’auraient pas regardé un opéra si la diffusion était portée par internet ou Arte. C'est donc bien sur cette chaîne que l'on peut conquérir un nouveau public. Mais cela doit se faire avec des spectacles innovants.

D’ailleurs, on constate que les émissions de musique classique de France Télévisions, telles Le Concert des Etoiles, Musique en fête, Fauteuil d’Orchestre (Anne Sinclair) ou bien La Folie Offenbach, dépassent toutes le million d’auditeurs, ce qui reste très encourageant.

Ainsi, le mouvement qui consiste depuis 6 ans à diffuser les contenus lyriques sur les plateformes numériques et au cinéma ne remplace pas la force d'attraction d’une diffusion sur une grande chaîne généraliste, qui, nous l’espérons, reprendra à l’orée de l’anniversaire des 350 ans de l’Académie Royale de Musique.

Olga Guyakova (Amelia) - 2007 - Opéra National de Paris

Olga Guyakova (Amelia) - 2007 - Opéra National de Paris

Quelques mesures d'audiences de programmes musicaux depuis 2005

La Bohème - Chorégies d'Orange - 02 août 2005, 21h30 - France 2 : 670.000 téléspectateurs
Simon Boccanegra - Opéra de Paris - 23 mai 2006, 19h30 - Arte : 280.000 téléspectateurs
Il Trovatore - Chorégies d'Orange - 31 juillet 2007, 22h00 - France 2 : 1.500.000 téléspectateurs
Mireille - Opéra de Paris - 07 septembre 2009, 19h30 - France 3 : 1.100.000 téléspectateurs
Werther - Opéra de Paris - 26 janvier 2010, 20h35 - Arte : 321.000 téléspectateurs
Les Noces de Figaro - Opéra de Paris - 03 novembre 2010, 19h30 - France 3 : 731.000 téléspectateurs
Faust - Opéra de Paris - 10 octobre 2011, 19h30 - France 3 : 730.000 téléspectateurs
Don Quichotte (ballet) - Opéra de Paris - 04 janvier 2013, 20h50 - Arte : 508.000 téléspectateurs
Rigoletto - Festival d'Aix-en-Provence - 12 juillet 2013, 21h30 - Arte : 331.000 téléspectateurs
Don Carlo - Festival de Salzbourg - 16 août 2013, 17h30 - Arte : 112.000 téléspectateurs
La Flûte enchantée - Festival d'Aix-en-Provence - 10 juillet 2014, 20h50 - Arte : 385.000 téléspectateurs
Otello - Chorégies d'Orange - 05 août 2014, 21h50 - France 2 : 436.000 téléspectateurs

Il Trovatore - Festival de Salzbourg - 15 août 2014, 20h50 - Arte : 200.000 téléspectateurs
Fidelio - Scala de Milan - 07 décembre 2014, 20h45 - Arte : 215.000 téléspectateurs
Giulio Cesare - Opéra de Paris - 22 juillet 2016, 03h30 - TF1 : 42.000 téléspectateurs
Le concert des étoiles - Hommage à Pavarotti - 09 septembre 2016, 20h55 - France 3 : 1.190.000 téléspectateurs
Tosca - Baden-Baden - 17 avril 2017, 20h50 - Arte : 273.000 téléspectateurs

Les Contes d'Hoffmann - Opéra de Paris - 01 juin 2017, 20h50 - France 5 : 304.000 téléspectateurs
Carmen - Festival d'Aix-en-Provence - 06 juillet 2017, 20h55 - Arte : 302.000 téléspectateurs
Le concert de Paris - 14 juillet 2017, 20h55 - France 2 : 3.088.000 téléspectateurs
Don Carlos - Opéra de Paris - 19 octobre 2017, 20h55 - Arte : 190.000 téléspectateurs

Fauteuils d'orchestre - Émission d'Anne Sinclair - 18 décembre 2017, 20h50 - France 3 : 1.122.000 téléspectateurs
Concert du nouvel - Musikverein de Vienne - 01 janvier 2018, 12h15 - France 2 : 3.095.000 téléspectateurs
La Folie Offenbach - 01 janvier 2018, 21h00 - France 3 : 1.314.000 téléspectateurs

Principales dates de diffusion d’œuvres lyriques de l'Opéra de Paris en prime-time au cours des années de 1975 à 1986

Création de la RTF le 04 février 1949.

Callas à Paris - La grande nuit de l'Opéra - 19 décembre 1958, 21h20 - RTF 1er chaine
Carmen - 10 novembre 1959, 20h20 - RTF 1er chaine

Création de l'ORTF le 27 juin 1964.

Le Bolshoi à l'Opéra - Extraits de Boris Godounov - 09 mars 1970, 20h30 - ORTF 1er chaine
Le Bolshoi à l'Opéra - Extraits de Eugène Onéguine - 13 avril 1970, 20h30 - ORTF 1er chaine
Falstaff - 29 juin 1971, 20h35 - ORTF 2e chaine

Démantèlement de l'ORTF et création de TF1, Antenne 2 et FR3 le 01 janvier 1975.

Don Giovanni - 24 septembre 1975, 20h30 - Antenne 2

Faust - 30 mars 1976, 20h30 - Antenne 2

L'enlèvement au Sérail - 12 mai 1977, 20h30 - Antenne 2
Der Rosenkavalier - 25 juin 1977, 20h30 - Antenne 2

Platée - 09 juillet 1977, 20h30 - Antenne 2
La Cenerentola - 01 octobre 1977, 20h30 - Antenne 2

Les Contes d'Hoffmann - 04 mars 1978, 20h30 - Antenne 2
Otello - 13 juillet 1978, 20h30 - Antenne 2

Werther - 20 juillet 1978, 20h30 - Antenne 2
Simon Boccanegra - 03 décembre 1978, 20h30 - Antenne 2
Samson et Dalila - 21 décembre 1978, 20h30 - Antenne 2
Véronique - 30 décembre 1978, 21h35 - Antenne 2

Lulu - 15 avril 1979, 20h30 - Antenne 2
L'enfant et les sortilèges / Oedipe Rex - 27 mai 1979, 20h30 - Antenne 2
Le Marchand de Venise - 12 juillet 1979, 20h40 - Antenne 2

Tom Jones - 10 septembre 1979 - TF1
Viva Offenbach - 20 décembre 1979, 20h35 - Antenne 2

La Fille du Régiment - 01 janvier 1980, 15h50 - Antenne 2
Nabucco - 06 janvier 1980, 20h30 - Antenne 2
Carmen - 15 mai 1980, 20h30 - Antenne 2
Les Noces de Figaro - 14 juillet 1980, 20h30 - Antenne 2

Boris Godounov - 24 août 1980, 20h30 - Antenne 2
Die Frau ohne Schatten - 21 novembre 1980, 20h30 - TF1

La Bohème - 17 décembre 1980, 20h35 - Antenne 2 (représentation du 11 juillet 1980)

Peter Grimes - extraits - 01 février 1981, Antenne 2
Jenufa - 06 mars 1981, 20h30 - TF1
Le Vaisseau fantôme - 17 avril 1981, 20h30 - TF1
Un bal Masqué - 22 mai 1981, 20h30 - TF1
La Force du Destin - 10 juillet 1981, 20h30 - TF1
Turandot - 03 août 1981, 20h30 - Antenne 2
Dardanus- 07 août 1981, 20h30 - TF1

Le Barbier de Séville - 01 janvier 1982, 20h30 - FR3
Tosca - 29 mars 1982 - FR3
L'Opéra de Paris - 23 mai 1982, 23h00 - TF1

Fin du monopole d’État sur l'audiovisuel public le 29 juillet 1982 - Création de la Haute Autorité chargée de la régulation.

Roméo et Juliette 14 février 1983, 20h30 - Antenne 2
Eugène Onéguine 30 mai 1983, 20h35 - Antenne 2
Falstaff - 04 juillet 1983, 20h35 - Antenne 2
Saint-François d'Assise - 12 décembre 1983, 20h35 - Antenne 2

La Belle Hélène - 31 décembre 1983, 20h30 - TF1

La Chauve Souris - 06 février 1984, 20h30 - Antenne 2
Jérusalem - 14 mai 1984, 20h30 - Antenne 2
Moïse et Pharaon - 28 août 1984, 20h30 - TF1
Werther - 20 novembre 1984, 20h30 - Antenne 2
L’Étoile - 31 décembre 1984, 20h30 - Antenne 2

Macbeth - 04 mars 1985, 20h30 - Antenne 2

La Fille du Régiment - 09 juillet 1986, 21h35 - TF1
Tristan und Isolde - 06 août 1987, 22h35 - Antenne 2
Atys - 31 décembre 1987, 20h30 - FR3

Création de La Cinq, première chaine privée nationale gratuite, le 20 février 1986.
Création de La Sept, chaine française d'éducation à vocation européenne, le 27 février 1986.
Remplacement de la Haute Autorité par la Commission nationale de la communication et des libertés, le 30 septembre 1986.
Privatisation de TF1 le 06 avril 1987.

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Publié le 1 Janvier 2018

TV-Web Janvier 2018 - Lyrique et Musique

Chaînes publiques

Lundi 01 janvier 2018 sur France 2 à 11h15
Concert du Nouvel An de Vienne - dm Muti

Lundi 01 janvier 2018 sur Arte à 18h40
Concert du Nouvel An à la Fenice de Venise - dm Chung

Lundi 01 janvier 2018 sur France 3 à 21h00
La folie Offenbach - ms Duffaut - dm Didier Benetti

Orchestre de l'Opéra de Rouen - Ensemble Fiat Cantus

Mardi 02 janvier 2018 sur Arte à 05h00
Bal viennois avec l'orchestre de Paris

Mardi 02 janvier 2018 sur Arte à 13h35
West Side Story (film) - chorégraphie Jérome Robbins

Mercredi 03 janvier 2018 sur Arte à 05h00
L'orchestre de la Scala place du Dôme de Milan

Mercredi 03 janvier 2018 sur Arte à 22h45
Florence Fosgter Jenkins - La véritable histoire de la soprano qui chantait faux

Avec Joyce Di Donato

Vendredi 05 janvier 2018 sur France 3 à 00h40
La folie Offenbach - ms Duffaut - dm Didier Benetti

Orchestre de l'Opéra de Rouen - Ensemble Fiat Cantus

Vendredi 05 janvier 2018 sur France 2 à 02h00
Dardanus (Rameau) - ms Fau - dm Pichon

Arquez, Antoun, Sempey, Watson

Dimanche 07 janvier 2018 sur France 3 à 00h40
Don Giovanni (Mozart) - ms Poivre d'Arvor, Savary, dm Gravoin

Saint-Martin, Lécroart, Knecht, Revault d'Allones, Guliashvili

Dimanche 07 janvier 2018 sur Arte à 05h30
Pavarotti, hommage aux Arènes de Vérone

Dimanche 07 janvier 2018 sur Arte à 18h30
Max Raabe et la Palast Orchester

Dimanche 07 janvier 2018 sur Arte à 23h30
Le Pays du sourire (Lehar) - ms Homoki - dm Luisi

Kleiter, Beczala, Lang, Olvera, Davidson

Lundi 08 janvier 2018 sur Arte à 02h10
Mstislav Rostropovitch - L'archer indomptable

Lundi 08 janvier 2018 sur Arte à 03h30
La Philharmonie de Paris, un rêve musical

Mercredi 10 janvier 2018 sur Arte à 05h00
Oum Kalthoum, la voix du Caire

Jeudi 11 janvier 2018 sur Arte à 05h00
Max Raabe et la Palast Orchester

Dimanche 14 janvier 2018 sur France 3 à 02h45
La folie Offenbach - ms Duffaut - dm Didier Benetti

Orchestre de l'Opéra de Rouen - Ensemble Fiat Cantus

Dimanche 14 janvier 2018 sur Arte à 18h25
Œuvres de Mozart - Prohaska, Ottensamer, Frantz

Lundi 15 janvier 2018 sur France 3 à 02h15
Don Giovanni (Mozart) - ms Poivre d'Arvor, Savary, dm Gravoin

Saint-Martin, Lécroart, Knecht, Revault d'Allones, Guliashvili

Dimanche 21 janvier 2018 sur Arte à 18h20
Le Sacre du printemps - dm Nelsons - Gewandhaus de Leipzig

Dimanche 21 janvier 2018 sur Arte à 23h30
Mythos Carmen (documentaire) - Alagna, Garanca, Domingo

Lundi 22 janvier 2018 sur Arte à 00h20
Lucio Silla (Mozart) - ms Kratzer - dm Manacorda - La Monnaie

Ovenden, Ruiten, Bonitatibus, Saturova, Eerens, Allemano

Vendredi 26 janvier 2018 sur France 2 à 00h00
Tamerlano (Haendel) - ms Audi - dm Rousset

Dumaux, Ovenden, Karthauser, Galou, Berg, Hallenberg, D'Haese

Samedi 28 janvier 2018 sur Arte à 18h20
Nisi Dominus et Stabat Mater (Vivaldi) - Tim Mead

Dimanche 29 janvier 2018 sur Arte à 00h20
Airs de Lully, Charpentier, Delalande, Couperin, Desmaret, de Visée

William Christie


Mezzo et Mezzo HD

Mercredi 03 janvier 2018 sur Mezzo à 20h30
Macbeth de Verdi au Royal Opera House de Londres

Vendredi 05 janvier 2018 sur Mezzo HD à 20h30
I Capuleti e I Montecchi de Bellini à la Fenice de Venise

Samedi 06 janvier 2018 sur Mezzo à 20h30
La Bohème de Puccini au Liceu de Barcelone

Dimanche 07 janvier 2018 sur Mezzo HD à 20h30
L'Etoile de Chabrier à Amsterdam

Mercredi 10 janvier 2018 sur Mezzo à 20h30
I Capuleti e i Montecchi de Bellini au Liceu de Barcelone

Vendredi 12 janvier 2018 sur Mezzo HD à 20h30
Wozzeck d'Alban Berg au Nationale Opera d'Amsterdam

Samedi 13 janvier 2018 sur Mezzo à 20h30
Riccardo Muti dirige Otello de Verdi à Salzbourg

Dimanche 14 janvier 2018 sur Mezzo HD à 20h30
Don Giovanni de Mozart à La Fenice de Venise

Mercredi 17 janvier 2018 sur Mezzo à 20h30
Einstein on the beach de Philip Glass et Robert Wilson au Théâtre du Châtelet

Vendredi 19 janvier 2018 sur Mezzo HD à 20h30
Alceste de Gluck à La Fenice de Venise

Samedi 20 janvier 2018 sur Mezzo à 20h30
Agrippina de Haendel au Theater an der Wien

Dimanche 21 janvier 2018 sur Mezzo HD à 22h05
Wozzeck d'Alban Berg au Nationale Opera d'Amsterdam

Mercredi 24 janvier 2018 sur Mezzo à 20h30
Don Giovanni de Mozart à Fontainebleau

Vendredi 26 janvier 2018 sur Mezzo HD à 20h30
L'Etoile de Chabrier à Amsterdam

Samedi 27 janvier 2018 sur Mezzo à 20h30
William Christie dirige Hercules de Haendel à l'Opéra national de Paris

Dimanche 28 janvier 2018 sur Mezzo HD à 20h30
Don Giovanni de Mozart à La Fenice de Venise

Mercredi 31 janvier 2018 sur Mezzo HDà 20h00 (Direct)
Les Contes d'Hoffmann d'Offenbach à l'Opéra de Monte-Carlo

Mercredi 31 janvier 2018 sur Mezzo à 20h30
Magdalena Kožená chante Médée de Charpentier

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Concert Arte, Medici.Tv et Br Klassik

Die Meistersinger von Nüremberg (Bayreuth) - ms Barrie Kosky

 

Sur Operavision, Culturebox, ConcertArte etc...

Operetka (Armel Festival Opera) jusqu'au 01 janvier 2018

Le Barbier de Séville (Grand Théâtre de Genève) jusqu'au 02 janvier 2018

Les Noces de Figaro (Grand Théâtre de Genève) jusqu'au 02 janvier 2018

Figaro divorce (Grand Théâtre de Genève) jusqu'au 02 janvier 2018

Pinocchio (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu'au 08 janvier 2018

Don Giovanni (Festival d'Aix en Provence) jusqu'au 11 janvier 2018

Rigoletto (Chorégies d'Orange) jusqu'au 12 janvier 2018

Barbara Hannigan vue par Mathieu Amalric jusqu'au 12 janvier 2018

Le Concert de Paris (Champs-de-Mars) jusqu'au 15 janvier 2018

Snegourotchka (Opéra National de Paris) jusqu'au 16 janvier 2018

Carmen (Opéra National de Paris) jusqu'au 17 janvier 2018

L'écume des jours (Opéra de Stuttgart) jusqu'au 21 janvier 2018

La Damnation de Faust (ms Ruggero Raimondi) jusqu'au 01 février 2018

La clémence de Titus (Festival de Glyndebourne) jusqu'au 03 février 2018

Les amants magnifiques (Opéra de Rennes) jusqu'au 04 février 2018

Les pêcheurs de perles (Auditorium du nouveau siècle) jusqu'au 05 février 2018

L'ombre de Venceslao (Capitole de Toulouse) jusqu'au 06 février 2018

Aida (Chorégies d'Orange) jusqu'au 10 février 2018

Tosca (Opéra National de Norvège) jusqu'au 02 mars 2018

André Chénier (Teatro alla Scala) jusqu'au 07 mars 2018

Aida (La Monnaie de Bruxelles) jusqu'au 13 mars 2018

Le retour d'Ulysse dans sa patrie (Théâtre des Champs-Elysées) jusqu'au 13 mars 2018

Don Carlos (Opéra National de Paris) jusqu'au 18 mars 2018

Sonate d'automne (Finnish National Opera) jusqu'au 22 mars 2018

Jérusalem (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 24 mars 2018

Miranda (Opéra Comique) jusqu'au 29 mars 2018

Semele (Garsington Opera) jusqu'au 01 avril 2018

Pelléas et Mélisande (Komische Oper Berlin) jusqu'au 14 avril 2018

Kein Licht (Opéra Comique) jusqu'au 20 avril 2018

Guillaume Tell (Sarrebruck) jusqu'au 20 avril 2018

L'Or du Rhin (Opera North) jusqu'au 27 avril 2018

Les Noces de Figaro (Garsington Opera) jusqu'au 02 mai 2018

Lucio Silla (La Monnaie) jusqu'au 09 mai 2018

Le Barbier de Séville (Théâtre des Champs Élysées) jusqu'au 15 mai 2018

La Walkyrie (Opera North) jusqu'au 17 mai 2018

Faust (Opéra de Lettonie) jusqu'au 21 mai 2018

Tannhäuser (Staatsoper Berlin) juqu'au 24 mai 2018

La Chauve-Souris (Opéra de Marseille) jusqu'au 27 mai 2018

Siegfried (Opera North) jusqu'au 08 juin 2018

Le chant de la Terre (Festival de Saint-Denis) jusqu'au 09 juin 2018

Legenda Baltyku (Poznan Opera House) jusqu'au 09 juin 2018

Le songe d'une nuit d'été (Alexandre Ekman) jusqu'au 14 juin 2018

Dialogues des Carmélites (La Monnaie de Bruxelles) jusqu'au 14 juin 2018

La Bohème (Opéra National de Paris) jusqu'au 15 juin 2018

Le Barbier de Séville (Théâtre des Champs-Élysées) jusqu'au 15 juin 2018

Hänsel und Gretel (Hungarian State Opera) jusqu'au 21 juin 2018

Gtterdämmerung (Opera North) jusqu'au 21 juin 2018

Otello (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 27 juin 2018

Le Comte Ory (Opéra Comique) jusqu'au 30 juin 2018

Rigoletto (Chorégies d'Orange) jusqu'au 11 juillet 2018

Erismena (Festival d'Aix en Provence) jusqu'au 12 juillet 2018

Dans les coulisses du Festival d'Avignon jusqu'au 21 juillet 2018

Roméo et Juliette et Le Château de Barbe-Bleue (Helsinski) jusqu'au 13 septembre 2018

Manon Lescaut (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 29 septembre 2018

Lucia di Lammermoor (Opéra de Lausanne) jusqu'au 05 octobre 2018

Il Terremoto (Festival Misteria Paschalia) jusqu'au 18 octobre 2018

Fra Diavolo (Théâtre de l'Opéra de Rome) jusqu'au 20 octobre 2018

Don Giovanni (Teatro La Fenice) jusqu'au 21 octobre 2018

Norma (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 29 octobre 2018

Le Devin du village (Opéra de Versailles) jusqu'au 29 décembre 2018

The Rake'sProgress (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu'au 10 juillet 2020

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Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique