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Publié le 10 Juillet 2017

Mise à jour septembre 2017

Krzysztof Warlikowski : Commandeur des Arts et des Lettres
Discours à l’occasion de la remise des insignes de Commandeur des Arts et des Lettres


Lundi 18 mars 2013, lors d’une réception organisée en son honneur à la Résidence de France à Varsovie, le metteur en scène de théâtre et d'opéra Krzysztof Warlikowski a reçu de la part de l’Ambassadeur de France les insignes de Commandeurs des Arts et des Lettres.

Né à Szczecin, c’est en Pologne qu’a démarré le parcours artistique de Krzysztof Warlikowski, pour se poursuivre à travers toute l’Europe jusqu’en Israël. Il appartient à cette génération d’Europe de l’Est qui s’est ouverte au monde après la chute du mur de Berlin, afin d’irriguer la culture académique occidentale d’une nouvelle forme d’expression plus proche, viscéralement, du cœur de la vie.

En France, c’est par le biais du Festival d’Avignon qu’il s’est fait connaitre – avec Hamlet d’abord, puis avec ses autres pièces, Purifiés (Sarah Kane), Le Songe d’une nuit d’été (Shakespeare), le Dibbouk (Shalom Anski et Hanna Krall), Krum (Hanokh Levin) et Angels in America (Tony Kushner).

Krzysztof Warlikowski est non seulement un artiste qui porte un regard profond sur les textes, y compris ceux des livrets d’opéras, qu’il met en scène, mais aussi une personnalité entière et géniale qui réalise un travail de stylisation et d’expression lucide sur la condition humaine dont il tire une force extraordinaire à partir de ses propres tensions internes. Il est également quelqu'un qui, par la vitalité de son discours, nous permet de sortir des rapports humains artificiels que nous connaissons dans la vie, alors que, pourtant, nous sommes dans l'illusion du théâtre. C’est du moins la vision personnelle que j’ai de cet homme.

Et depuis le jeudi 14 avril 2016, sa troupe, le Nowy Teatr, dispose d'un nouveau lieu d'accueil dans un ancien bâtiment industriel, construit en 1927, d'un des rares quartiers de Varsovie à ne pas avoir été rasé par les bombardements pendant la guerre, le quartier de Mokotow.

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     Ewa Dalkowska et Krzysztof Warlikowski

 

Avant de reproduire, ci-dessous, le discours de l’Ambassadeur, un petit rappel de tous les ouvrages qu’il a traduit sur scène depuis 2006, lorsque Gerard Mortier, ancien directeur de l’Opéra National de Paris, le fit découvrir au public parisien, permet de prendre la mesure de ce qu’il a réalisé ces dix dernières années, même si son travail artistique s'exprime depuis plus de vingt ans. Sont ensuite évoqués les projets à venir.

Iphigénie en Tauride (Christoph Willibald Gluck) Palais Garnier (Paris) Juin 2006 & Juin 2008
L'Affaire Makropoulos (Leos Janacek) Opéra Bastille (Paris) Mai 2007 & Mai 2009
Krum (Hanokh Levin) Odéon Théâtre de L'Europe (Paris) Décembre 2007
Parsifal* (Richard Wagner) Opéra Bastille (Paris) Mars 2008
Angels in America (Tony Kushner) Théâtre du Rond Point (Paris) Mai 2008
Le Roi Roger (Karol Szymanowski) Opéra Bastille (Paris) Juin 2009
(A)pollonia (Hannah Krall-J.M Coetzee) Théâtre National de Chaillot (Paris) Novembre 2009
« Un Tramway » nommé désir (T.Williams) Odéon Théâtre de L'Europe (Paris) Février 2010
Macbeth (Giuseppe Verdi) Théâtre de la Monnaie (Bruxelles) Juin 2010
The Rake's progress (Igor Stravinsky) Staatsoper im Schiller Theater (Berlin) Décembre 2010
La Fin. Koniec (B-M. Koltès-F.Kafka,J.M Coetzee) Odéon Théâtre de L'Europe (Paris) Février 2011
Médée (Luigi Cherubini) Théâtre de la Monnaie (Bruxelles) Avril 2008 & Septembre 2011
Contes Africains (d’après Shakespeare) Théâtre National de Chaillot (Paris) Mars 2012
Eugène Onéguine (Piotr Ilitch Tchaïkovski) Bayerische Staatsoper (Munich) Juillet 2008 & Mars 2012
Poppea e Nerone (Claudio Monteverdi-Orch Boesmans) Teatro Real (Madrid) Juin 2012
Lulu (Alban Berg) Théâtre de la Monnaie (Bruxelles) Octobre 2012
Kabaret (John Fosse) Festival d’Avignon Juillet 2013 et Palais Chaillot (Paris) Février 2014
L'Affaire Makropoulos (Leos Janacek) Opéra Bastille (Paris) Reprise Septembre 2013
Die Frau Ohne Schatten (Richard Strauss) Bayerische Staatsoper (Munich) Novembre 2013
Alceste (Christoph Willibald Gluck) Teatro Real (Madrid) Mars 2014
Don Giovanni (Wolfgang Amadé Mozart) Théâtre de la Monnaie (Bruxelles) Décembre 2014

Die Franzosen (The French) (Marcel Proust) RuhrTriennale (Gladbec) Août 2015
Le Château de Barbe Bleue (Bartok) / La Voix Humaine (Poulenc) Opéra Garnier (Paris) Novembre 2015
Phèdre(s) (W.Mouawad - S.Kane) Odéon-Théâtre de l'Europe avec Isabelle Huppert mars/mai 2016
Il Trionfo del Tempo e del Disinganno (Haendel)  Festival d'Aix en Provence Juillet 2016
Die Franzosen (The French) (Marcel Proust) Théâtre Chaillot (Paris) Reprise Novembre 2016
Iphigénie en Tauride (Christoph Willibald Gluck) Palais Garnier (Paris) Reprise Décembre 2016
Wozzeck (Alban Berg)  Dutch National Opera (Amsterdam) Mars 2017
Die Gezeichneten - Les Stigmatisés (Franz Schreker)  Bayerische Staatsoper (Munich) Juillet 2017
Die Frau Ohne Schatten (Richard Strauss) Bayerische Staatsoper (Munich) Reprise Juillet 2017
Pelléas et Mélisande (Claude Debussy) RuhrTriennale (Bochum) Août 2017

* La production de Parsifal a été détruite sous la direction de Nicolas Joel, directeur de l'Opéra National de Paris de 2009 à 2014.


Parsifal_Acte2_02b.jpg     Waltraud Meier (Kundry) dans Parsifal en mars 2008

 

Alors que la saison 2017/2018 débute, ses futurs projets commencent à être bien connus :


Don Carlos (Giuseppe Verdi) Opéra Bastille (Paris) octobre 2017
Le Château de Barbe Bleue (Bartok) / La Voix Humaine (Poulenc) Opéra Garnier (Paris) Reprise mars 2018
De la Maison des Morts (From the House of the Dead) (Janacek) Royal Opera House Londres mars 2018
Die Bassariden (Hans Werner Henze) Festival de Salzburg 2018
Don Carlo (Giuseppe Verdi) Opéra Bastille (Paris) 2018/2019 (reprise en italien)
Les Contes d'Hoffmann (Jacques Offenbach) La Monnaie (Bruxelles) 2019

AMakropoulos05b.jpg  Angela Denoke (Emilia Marty) dans l'Affaire Makropoulos en mai 2009
 

 

 

 

Discours à l’occasion de la remise
des insignes de Commandeur des Arts et des Lettres
à M. Krzysztof Warlikowski
(lundi 18 mars 2013)



Monsieur le ministre,
Messieurs les députés,
Messieurs les sénateurs,
Mesdames et messieurs, chers amis,
Cher Krzysztof Warlikowski,

J’ai le grand plaisir de vous accueillir ce soir dans la résidence de France, face à cet auditoire nombreux d’amis et d’admirateurs, pour vous remettre les insignes de commandeur dans l’Ordre des Arts et des Lettres.

Cet ordre est l’un des quatre ordres ministériels de la République française et en conséquence l’une de ses principales distinctions honorifiques, par laquelle le Ministre de la Culture honore celles et ceux qui se sont illustrés, soit par leurs contributions au patrimoine mondial dans le domaine artistique ou littéraire, soit par la contribution qu’ils ont apportée au rayonnement de la culture française dans le monde.

Krzysztof Warlikowski, vous êtes l’un des plus grands metteurs en scène de théâtre, un metteur en scène dont la notoriété dépasse les frontières de la Pologne et de l’Europe. Vous êtes aussi, de par votre carrière internationale, un représentant de l’Europe de la culture d’aujourd’hui, plurilingue et pluriculturelle, authentiquement polonaise et authentiquement universelle.

Permettez-moi de revenir sur quelques traits marquants de votre vie et de votre carrière. Je ne m’aventurerai pas, en effet, à en faire un tableau exhaustif tant elle a été jusqu’à ce jour extraordinairement riche et diversifiée.

Vous avez fait des études d’histoire, de philosophie et de philologie romane à l’Université Jagellonne de Cracovie. Vous avez également étudié pendant une année l’histoire du théâtre à l’École Pratique des Hautes Études de la Sorbonne. Vous avez commencé l’étude de la mise en scène à l’Académie du Théâtre de Cracovie où vous avez signé vos premiers spectacles, Nuits blanches de Dostoïevski et L’Aveuglement d’Elias Canetti.

Votre curiosité et votre soif de nouvelles formes d’expression théâtrale vous ont amené ensuite à travailler avec les plus grands noms de la scène européenne. Vous avez été l’assistant de Peter Brook sur le spectacle Impressions de Pelleas, présenté aux Bouffes du Nord à Paris, et dans le cadre d’un atelier organisé par les Wiener Festwochen en Autriche. Vous avez aussi collaboré à la mise en scène par Krystian Lupa de l’œuvre de Rainer Maria Rilke, Malte, au Stary Teatr de Cracovie. Giorgio Strehler vous a également accompagné dans l’adaptation pour la scène d’À la recherche du temps perdu de Marcel Proust au théâtre Schauspiel de Bonn.

Votre passion pour William Shakespeare transparaît dans la liste des très nombreuses mises en scène que vous avez faites de ses œuvres majeures : Le Marchand de Venise, Le Conte d’hiver, Hamlet, La Mégère apprivoisée, La Nuit des rois, La Tempête... À côté des grands classiques tels Sophocle et Euripide, vous avez également mis en scène des textes d’auteurs contemporains : je ne citerai que deux d’entre eux, Bernard-Marie Koltès et Sarah Kane.

Votre carrière internationale vous a amené, vous et votre fidèle troupe d’actrices et d’acteurs dont le talent ne laisse de faire l’admiration des critiques et des publics, aux Bouffes du Nord, au Piccolo Teatro, au Kammerspiele de Hambourg et au Staatstheater de Stuttgart, à Zagreb en Croatie et jusqu’en Israël. Mais elle ne vous a jamais éloigné de la Pologne, où vous avez travaillé et continuez à travailler, parcourant le pays pour y monter vos spectacles. Les publics de Cracovie, Poznań, Toruń, Varsovie, Radom, Wrocław, pour ne citer que ces villes, vous accueillent toujours avec curiosité et passion.

J’ajouterai que vous avez été l’hôte de plusieurs éditions du Festival d’Avignon, lors desquelles vous avez proposé Hamlet, Kroum et bien sûr (A)pollonia, qu’une critique française décrivait en ces termes : « un long fleuve impétueux charriant des matériaux disparates et grondant de bruits et de fureur, flot fascinant qui brasse émotions et savoirs, matière en fusion comme sortie d’un volcan en violente éruption et qui crache les pensées comme les sentiments, les faits établis comme les analyses rigoureuses, les vérités de fantaisie comme les actes de l’histoire. »

Je voudrais encore citer votre adaptation très personnelle et remarquée de Tennessee Williams avec votre mise en scène à l’Odéon de Paris il y a trois ans d’Un Tramway, dont le rôle principal était joué par une actrice française que nous admirons tous – et qui vous admire, Isabelle Huppert.

Le théâtre ne suffisant pas à votre soif de création et de découvertes, vous vous aventurez, depuis plusieurs années, dans la mise en scène d’œuvres d’opéra, le Don Carlos de Verdi ou encore l’Ubu Roi de Penderecki

Vous êtres directeur artistique du Nowy Teatr de Varsovie depuis 2008. Ce ne sera un étonnement pour personne d’apprendre que vous vous êtes déjà attelé à un nouveau défi, la mise en scène d’un spectacle intitulé Kabaret, dont la première en Pologne est prévue en juin prochain et qui sera ensuite présenté au festival d’Avignon.

Mon très cher Krzysztof, toutes ces mises en scènes, dans lesquelles vous tentez d’explorer et de mettre au jour les méandres de l’âme humaine, sont le reflet d’une étonnante capacité de travail et de création qui, je dois l’avouer, ne laisse pas de susciter un profond sentiment d’admiration.

Pour votre apport insigne à la culture universelle, mais aussi en hommage à l’attachement indéfectible que vous vouez à la France, à notre culture et à notre langue, le gouvernement de la République française a décidé de vous nommer commandeur dans l’Ordre des Arts et des Lettres.

Krzysztof Warlikowski, au nom du ministre de la Culture, je vous fais commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres.
 
Le discours sur le site de l'Ambassade de France

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Publié le 31 Mars 2017

Présentation de la saison Lyrique 2017 / 2018 du Théâtre des Champs Elysées

Depuis le samedi 25 mars, la huitième saison de Michel Franck à la direction du Théâtre des Champs Elysées est officiellement dévoilée devant une partie du public venue en nombre au théâtre en fin de matinée.

Cette saison s’inscrit dans la continuité des saisons passées et comprend 4 productions d’opéras en version scénique données sur un total de 23 soirées - dont 8 soirées pour le Barbier de Séville joué avec deux distributions –, 21 opéras en versions concert dont 2 soirs pour Samson et Dalila, 40 concerts symphoniques, 17 récitals vocaux, 27 concerts de musique de chambre, 20 concerts du dimanche matin et 7 ballets dansés sur 39 soirées.

Par ailleurs, une version du Barbier de Séville, chantée en français et ramenée à une durée d’une heure et dix minutes sera créée pour le jeune public et donnée en huit représentations sur le temps scolaire.

Ce spectacle circulera à travers toute la France, notamment à l’Opéra de Rouen, Reims, Montpellier, Avignon, et Marseille.

Outre la possibilité de s'abonner en ligne dès le 25 mars, le théâtre propose dorénavant, comme pour l'Opéra de Paris, une bourse aux billets.

La conférence de présentation peut être revue sous le lien suivant :

Présentation de la saison 2017/2018 du Théâtre des Champs-Elysées

Théâtre des Champs-Elysées - Saison 2017 / 2018

Opéras en version scénique

Il Barbiere di Siviglia (Gioacchino Rossini)
Du 05 au 16 décembre (5 représentations distribution I et 3 représentations distribution II)

Direction musicale Jérémie Rhorer, Mise en scène Laurent Pelly
I : Michele Angelini, Florian Sempey, Kate Lindsey, Peter Kalman, Robert Gleadow, Annunziata Vestri, Guillaume Andrieux
II : Elgan Llyr Thomas, Guillaume Andrieux, Alix Le Saux, Pablo Ruiz, Guilhem Worms, Eléonore Pancrazi, Louis de Lavignère
Le Cercle de l’Harmonie

Dialogues des Carmélites (Francis Poulenc)
Du 07 au 16 février (5 représentations)

Direction musicale Jérémie Rhorer, Mise en scène Olivier Py
Patricia Petibon, Sophie Koch, Véronique Gens, Sabine Devieilhe, Anne Sofie von Otter, Stanislas de Barbeyrac, Nicolas Cavallier, François Piolino
Orchestre National de France – Chœur du Théâtre des Champs-Elysées
Coproduction Théâtre Royal de la Monnaie et Théâtre de Caen

Alcina (Georg Friedrich Haendel)
Du 14 au 20 mars (4 représentations)

Direction musicale Emmanuelle Haïm, Mise en scène Christof Loy
Cécilia Bartoli, Philippe Jaroussky, Julie Fuchs, Varduhi Abrahamyan, Fabio Trümpy
Orchestre et Chœur du Concert d’Astrée
Production Opernhaus Zürich

Orfeo ed Euridice (Christoph Willibald Gluck)
Version italienne de Vienne, 1762
Du 22 mai au 02 juin (6 représentations)

Direction musicale Diego Fasolis, mise en scène Robert Carsen
Philippe Jaroussky, Patricia Petibon, Emoke Barath 
I Barocchisti, Chœur de Radio France
Coproduction Château de Versailles et Lyric Opera of Chicago

Dialogues des Carmélites

Dialogues des Carmélites

Opéras et oratorio en version de concert

Lucia di Lammermoor (Gaetano Donizetti) le 12 septembre
Jessica Pratt, Paolo Fanale, Gabriele Viviani, Ugo Rabec, Airam Hernandez, Valentine Lemercier, Enguerrand de Hys
Roberto Abbado direction, Orchestre National d’Ile-de-France, Ensemble Lyrique Champagne-Ardenne

La Clemenza di Tito (Wolfgang Amadé Mozart) le 15 septembre
Maximilian Schmitt, Karina Gauvin, Anna Lucia Richter, Jeanine de Bique, Willard White
Teodor Currentzis direction, Musica Aeterna

Giulio Cesare (Georg Friedrich Haendel) le 16 octobre
Lawrence Zazzo, Emoke Barath, Julie Boulianne, Delphine Galou, Filippo Mineccia, Riccardo Novaro
Ottavio Dantone direction, Accademia Bizantina

Macbeth (Giuseppe Verdi) le 24 octobre
Dalidor Denis, Marko Mimica, Anna Pirozzi, Piero Pretti, Alexandra Zabala, Cullen Gandy, Nicolo Ceriani
Gianandrea Noseda direction, Orchestre et Chœur du Teatro Regio Torino

Madama Butterfly (Giacomo Puccini) le 07 novembre
Ermonela Jaho, Bryan Hymel, Marie-Nicole Lemieux, Marc Barrard, Wojtek Smilek, Valentine Lemercier, Christophe Gay, Pierre Doyen
Mikko Franck direction, Orchestre Philharmonique et Chœur de Radio France

Attila (Giuseppe Verdi) le 15 novembre
Dmitri Ulyanov, Alexey Markov, Tatiana Serjan, Riccardo Massi
Daniele Rustioni direction, Orchestre et Chœurs de l’Opéra National de Lyon

Magnificat (Jean-Sébastien Bach) le 17 décembre
Maïly de Villoutreys, Damien Guillon, Robert Getchell, Alain Buet
Jean-Claude Magloire direction, La Grande Ecurie et la Chambre du Roy
Les Petits Chanteurs sainte Croix de Neuilly

Oratorio de Noël (Jean-Sébastien Bach) le 17 décembre
Maria Keohane, Anke Vondung, Jeremy Ovenden, Stephan Loges
Vladimir Jurowski direction, London Philharmonic Orchestra, London Philharmonic Choir

Messe Solennelle (Hector Berlioz)
Le Christ au Mont des Oliviers (Ludwig van Beethoven) le 16 janvier
Vannina Santoni, Daniel Behle, Jean-Sébastien Bou
Jérémie Rhorer direction, Le Cercle de l’Harmonie et Vokalakademie Berlin

La Création (Joseph Haydn) le 22 janvier
Sandrine Piau, Antoine Bélanger, Alain Buet
Jean-Claude Magloire direction, La Grande Ecurie et la Chambre du Roy
Chœur de chambre de Namur

Requiem (Wolfgang Amadé Mozart) le 13 février
Sylvia Schwartz, Elodie Méchain, Zoltan Megyesi, Istvan Kovacs
Quentin Hindley direction, Orchestre Symphonique de Hongrie-Miskolc
Chœur Cantemus

Passion selon Saint Matthieu (Jean-Sébastien Bach) le 24 mars
Katherine Watson, Claudia Huckle, Mark Padmore, Rodelick Williams, Jessica cale, Eleanor Minney, Hugo Hymas, Matthew Brook
Mark Padmore direction, Orchestra of the Age of Enlightenment
Choir of the Age of Enlightenment

Stabat Mater (Pergolèse) le 27 mars
Julia Lezhneva, Franco Fagioli
Andres Gabetta direction, Bayerisches Staatsorchester et Capella Gabetta

Messe en si mineur (Jean-Sébastien Bach) le 11 avril
Johanna Winkel, Ingeborg Danz, Sebastian Kohlhepp, Tobias Berndt
Hans-Christoph Rademann direction, Orchestre et Chœur du Gaechinger Cantorey Stuttgart

Pelléas et Mélisande (Claude Debussy) le 02 mai
Guillaume Andrieux, Sabine Devieilhe, Jean-François Lapointe, Sylvie Brunet-Grupposo, Luc Bertin-Hugault, Jennifer Courcier, Virgile Ancely
Benjamin Levy direction, Orchestre de Chambre Pelléas et Jeune Chœur de Paris

Messe en Ut (Wolfgang Amadé Mozart) le 30 mai
Carolyn Sampson, Olivia Vermeulen, Zachary Wilder, Dominik Wörner
Massaki Suzuki direction, Bach Collegium Japan

Rinaldo (Georg Friedrich Haendel) le 05 juin
Jason Bridges, Sandrine Piau, Xavier Sabata, Christopher Lowrey, Tomislav Lavoie, Eve-Maud Hubeaux
Christophe Rousset direction, Kammerorchesterbasel

Samson et Dalila (Camille Saint-Saëns) les 12 et 15 juin
Roberto Alagna, Marie-Nicole Lemieux, Laurent Naouri, Kwangchul Youn, Renaud Delaigue, Loïc Félix, Jérémy Duffau, Yuri Kissin
Bertrand de Billy direction, Orchestre National de France
Chœur de Radio France

Faust (Charles Gounod) le 14 juin
Version inédite de 1859 avec dialogues parlés
Jean-François Borras, Véronique Gens, Juliette Mars, Marie Lenormand, Andrew Foster-Williams, Jean-Sébastien Bou, Guillaume Andrieux
Christophe Rousset direction, Les Talens Lyrique et Chœur de la Radio Flamande
Coproduction Palazzetto Bru Zane

La Cenerentola (Gioacchino Rossini) le 16 juin
Karine Deshayes, Peter Kalman, Cyrille Dubois, Vito Priante, Robert Gleadow, Hasmik Torosyan, Alix Le Saux
Enrique Mazzola direction, Orchestre National d’Ile-de-France et Ensemble Aedes

L’Italiana in Algeri (Gioacchino Rossini) le 22 juin
Marianna Pizzolato, Hasmik Torosyan, Simone Alberghini, Antonino Sigarusa, Roberto De Candia, Cecilia Molinari, Andrea Vincenzo Bonsignore
Michele Mariotti direction, Orchestre et Chœur du Teatro Comunale di Bologna

Roberto Alagna

Roberto Alagna

Les Récitals vocaux :

Magdalena Kozena – Antonio El Pipa -  Baroque espagnol et Flamenco le 29 septembre
Dietrich Henschel - Philippe Herreweghe – Wolf, Mahler, Brahms le 09 octobre
Renée Fleming – Harmut Höll – Brahms, Massenet, Cilea le 10 octobre
Laura Claycomb, Julie Fuchs, Philippe Sly … - Emmanuelle Haïm - Gala Mozart le 13 octobre
Philippe Jaroussky – Ensemble Artaserse – Haendel le 28 octobre
Juan Diego Florez – Gluck, Mozart, Haendel, Rossini le 12 novembre
Rolando Villazon, Ildar Abdrazakov – Gounod, Boito, Bizet, Donizetti le 9 décembre
Franco Fagioli – Haendel, Porpora, Pergolèse le 12 décembre
Andreas Scholl – Bach le 22 décembre
Max Emanuel Cencic – Armonia Atenea – Porpora, Haendel le 15 janvier
Natalie Dessay, Michel Legrand – Between yersteday and tomorrow – le 29 et 30 mars
Sabine Devieilhe, Marianne Crebassa – Emmanuelle Haïm – Haendel le 07 avril
Anna Prohaska – Mozart, Janacek, Brahms, Chostakovitch le 03 mai
Sonya Yoncheva, Marin Yonchev – Verdi le 01 juin
Anna Prohaska – Shakespeare et la musique le 04 juin
Pretty Yende – Haendel, Vivaldi le 13 juin
Maria-José Siri, Francesco Meli – Verdi, Rossini le 23 juin

Théâtre des Champs-Elysées - Saison 2017 / 2018

Concerts (sélection subjective)

Denis Matsuev (piano) – Beethoven, Schumann, Tchaïkovski, Prokofiev le 13 septembre
NDR Radiophilharmonie – Andrew Manze - Alexandre Tharaud (piano) le 16 septembre
Orchestre de chambre de Paris – Fabio Bondi – Vivica Genaux – Sonia Prina le 27 septembre
Wiener Philharmoniker – Zubin Mehta – Brahms, Haydn, Bartok le 05 octobre
Orchestre National de France – Emmanuel Krivine, Stéphane Degout – Mozart, Mahler, Brahms, Schubert le 12 octobre
Orchestre et Chœur du Concert Spirituel –Hervé Niquet – Un Opera Imaginaire le 14 octobre
Orchestre Philharmonique de Saint-Petersbourg – Yuri Termikarov, Julia Fischer – Brahms, Tchaïkovski le 08 et 09 novembre
Rotterdams Philharmonisch Orkest – Yannick Nézet-Séguin, Nicholas Angelish – Mozart, Bruckner le 18 décembre
Orchestre National de France – Robin Ticciati, Anna Larsson – Mahler Symphonie n°3 le 18 janvier
Orchestre de Chambre de Paris – Thomas Dausgaard – Bruchner Symphonie n°2 le 19 janvier
London Philharmonic Orchestra – Christoph Eschenbach, David Garret – Tchaikovsky Symphonie n°5 le 12 février
Orchestre Lamoureux – Michel Plasson, Annick Massis, Alexandre Duhamel – Centenaire Debussy le 25 mars
Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks – Mariss Jansons – Schumann, Bernstein – le 26 mars
Kit Amstrong (piano) – Bach, Liszt le 09 avril
Philharmonia Orchestra – Esa-Pekka Salonen – Beethoven, Mahler le 17 avril
Rotterdams Philharmonisch Orkest – Yannick Nézet-Séguin, Yuja Wang – Haydn, Rachmaninov, Tchaïkovski le 26 avril
Staatskapelle Dresden – Christian Thielemann, Denis Matsuev – Liszt, Strauss le 29 mai
Orchestre de Chambre de Paris – Christian Zacharias – Rameau, Haydn, Mozart le 20 juin

Première impression sur la saison 2017/2018

Avec un opéra en version scénique, la reprise de Dialogues des Carmélites, et quatre opéras et oratorios en version de concert (La Messe solennelle, Pelléas et Mélisande, Samson et Dalila, Faust), l’Opéra français continue à être relativement bien représenté dans une maison où le répertoire italien est toujours aussi largement prédominant.

Le répertoire du XVIIe siècle est en revanche absent, alors que Jean-Sébastien Bach est représenté par pas moins de quatre oeuvres en versions de concert.

La répartition équitable du répertoire entre XVIIIe et XIXe siècle est préservée, et les soirées d’Attila, avec Dmitri Ulyanov, Alexey Markov, Tatiana Serjan, Daniele Rustioni, de Madame Butterfly, avec Ermonela Jaho, Bryan Hymel, Marie-Nicole Lemieux, Marc Barrard, Mikko Franck, en novembre, de Rinaldo, avec Jason Bridges, Sandrine Piau, Christophe Rousset, et de Samson et Dalila, avec Roberto Alagna, Marie-Nicole Lemieux, Laurent Naouri et Bertrand de Billy, en juin, sont les grands événements lyriques attendus.
 

L'intégralité de la saison, c'est ici.

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Publié le 25 Janvier 2017

Présentation de la saison Lyrique 2017 / 2018 de l’Opéra National de Paris
Le 2
5 janvier 2017 - Palais Garnier

Dans la suite de la présentation à la presse, tenue dans la matinée, Aurélie Dupont et Stéphane Lissner ont exposé aux membres de l'Association pour le Rayonnement de l'Opéra de Paris, dans la grande salle du Palais Garnier, la prochaine saison 2017/2018.

Dans un contexte de réduction des financements publics, ils ont souligné l'importance des soutiens privés pour mener à bien leurs projets, relevé l'engouement positif enclenché depuis le début de saison, au risque de passer un peu vite sur ce qui fonde l'âme des oeuvres qu'ils défendent.

Aurélie Dupont et Stéphane Lissner

Aurélie Dupont et Stéphane Lissner

Si, pour la danse, Aurélie Dupont a confirmé que Marie Agnès-Gillot et Hervé Moreau feront respectivement leurs adieux à l'occasion des représentations d'Orphée et Eurydice et de Roméo et Juliette, Stéphane Lissner a, lui, confirmé la poursuite des grandes lignes qui façonnent la programmation de ses saisons, un cycle Berlioz, qui aboutira sur la représentation des Troyens en 2019, un cycle sur la littérature française, qui se poursuivra avec Bérénice et le Soulier de Satin lors des saisons 2018/2019 et 2019/2020, un opéra de Wagner chaque année, et un cycle d'opéras russes qui se poursuivra avec Katerina Ismailova, Prince Igor et Guerre et Paix.

L'importance des chefs d'orchestre, mythique, Boulez, actuels, Jordan, Salonen, et prometteur, Dudamel, transparaît dans toute la présentation, et la noirceur des oeuvres clés passe avant les ouvrages plus légers, ce qui est l'essentiel.

Les Nouvelles Productions

Don Carlos (Giuseppe Verdi – 1867) – Nouvelle Production
Du 10 octobre au 11 novembre 2017 (11 représentations à l’opéra Bastille)
Direction musicale Philippe Jordan, mise en scène Krzysztof Warlikowski
Jonas Kaufmann, Pavel Cernoch, Sonya Yoncheva, Hibla Gerzmava, Ludovic Tézier, Ildar Abdrazakov, Elina Garanca, Ekaterina Gubanova

Œuvre jouée pour la dernière fois au Palais Garnier le 30 octobre 1986

Il s'agit de la version 5 actes de 1866 intégrale, composée avant que Verdi n'opère des coupures afin d'y inclure les ballets prévus pour la création en mars 1867. Cette version est, d'un point de vue dramaturgique, la plus complète qui soit.                             Krzysztof Warlikowski

La Ronde (Philippe Boesmans – 1993) – Nouvelle Production
Du 02 novembre au 11 novembre 2017 (6 représentations à l’amphithéâtre Bastille)
Direction musicale Jean Deroyer, mise en scène Christiane Lutz
Artistes de l’Académie de l’Opéra National de Paris

Entrée au répertoire

L'oeuvre est basée sur la pièce de l'écrivain autrichien Arthur Schnitzler.

De la Maison des Morts (Leos Janacek - 1930) – Coproduction Scala de Milan, MET Opera, Festival d’Aix en Provence, Holland Festival
Du 18 novembre au 02 décembre 2017 (6 représentations à l’Opéra Bastille)
Direction musicale Esa-Pekka Salonen, mise en scène Patrice Chéreau
Andreas Conrad, Eric Stoklossa, Peter Mattei, Stefan Margita, Willard White, Peter Straka, Vladimir Chmelo, Jiri Sulzenko, Ladislav Elgr, Jan Galla, Vadim Artamonov, Olivier Dumait, Susannah Haberfeld, Ales Jenis, Marian Pavlovic, Peter Hoare

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 12 juin 2005

La Bohème (Giacomo Puccini - 1896) – Nouvelle Production
Du 01 décembre au 31 décembre 2017 (12 représentations à l’Opéra Bastille)
Direction musicale Gustavo Dudamel, Manuel Lopez-Gomez, mise en scène Claus Guth
Sonya Yontcheva, Nicole Car, Atalla Ayan, Benjamin Bernheim, Artur Rucinski, Aida Garifullina , Alessio Arduini, Andrei Jilihovschi, Roberto Tagliavini, Marc Labonnette, Antonel Boldan

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 30 décembre 2014

La mise en scène de Claus Guth tente de poser la question de ce qu'est un artiste en 2017, et ce qu'est la vie à Paris aujourd'hui.

Jephta (Georg Friedrich Haendel - 1770) – Coproduction De Nationale Opera, Amsterdam
Du 13 janvier au 30 janvier 2018 (8 représentations au Palais Garnier)
Direction musicale William Christie, mise en scène Claus Guth
Ian Bostridge, Marie-Nicole Lemieux, Philippe Sly, Katherine Watson, Tim Mead, Valer Sabadus

Entrée au répertoire

Only the sound remains (Kaija Saariaho - 2016) – Coproduction De Nationale Opera, Amsterdam, Teatro Real de Madrid, Finish National Opera, Opera de Toronto
Du 23 janvier au 07 février 2018 (6 représentations au Palais Garnier)
Direction musicale Ernest Martinez, mise en scène Peter Sellars
Philippe Jaroussky, Davone Tines, Nora Kimball-Mentzos

Entrée au répertoire – Co-commande de l’Opéra National de Paris

Présentation de la saison lyrique 2017 / 2018 de l'Opéra de Paris

Benvenuto Cellini (Hector Berlioz - 1838) – Coproduction De Nationale Opera, Amsterdam, English National Opera, Opéra de Rome
Du 20 mars au 14 avril 2018 (9 représentations à l’Opéra Bastille)
Direction musicale Philippe Jordan, mise en scène Terry Gilliam
John Osborn, Pretty Yende, Maurizio Muraro, Audun Iversen, Marco Spotti, Vincent Delhoume, Luc Bertin-Hugault, Rodolphe Briand, Michèle Losier, Se-jin Hwang

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’Opéra Bastille le 31 mars 1993

Parsifal (Richard Wagner - 1882) – Nouvelle Production
Du 27 avril au 23 mai 2018 (8 représentations à l’Opéra Bastille)
Direction musicale Philippe Jordan, mise en scène Richard Jones
Andreas Schager, Peter Mattei, Anja Kampe, Evgeny Nikitin, Günther Groissböck, Jan-Hendrik Rootering 

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’Opéra Bastille le 23 mars 2008

Boris Godounov (Modeste Petrovitch Moussorgsky - 1869) – Nouvelle Production
Du 07 juin au 12 juillet 2018 (12 représentations à l’Opéra Bastille)
Direction musicale Vladimir Jurowski, Damian Iorio, mise en scène Ivo van Hove
Ildar Abdrazakov, Ain Anger, Evgeny Nikitin, Evdokia Malevskaya, Ruzan Mantashyan, Alexandra Durseneva, Maxim Paster, Boris Pinkhasovich, Dmitri Golovin, Elena Manistina, Vasily Efimov, Mikhail Timoshenko, Maxim Mikhailov, Francisco Simonet

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’Opéra Bastille le 24 mai 2005

Don Pasquale (Gaetano Donizetti - 1843) – Coproduction Royal Opera House, Covent Garden
Du 09 juin au 12 juillet 2018 (12 représentations au Palais Garnier)
Direction musicale Evelino Pido, mise en scène Damiano Michieletto
Lawrence Brownlee, Nadine Sierra, Michele Pertusi, Florian Sempey, Frédéric Guieu

Entrée au répertoire

Présentation de la saison lyrique 2017 / 2018 de l'Opéra de Paris

Les reprises

La Veuve Joyeuse (Franz Lehar - 1905)
Du 09 septembre au 21 octobre 2017 (15 représentations à l’Opéra Bastille)

Direction musicale Jakub Hrusa, Marius Stieghorst, mise en scène Jorge Lavelli (1997)
José Van Dam, Valentina Nafornita, Thomas Hampson, Véronique Gens, Stephen Costello, Alexandre Duhamel, Karl-Michael Elbner, Peter Bording, Rebecca Jo Loeb, Michael Kranebitter, Edna Prochnik, Julien Arsenault, Yvonne Wiedstruk, Siegfried Jerusalem, Esthel Durand, Isabelle Escalier, Sylvie Delaunay, Virginia Leva-Poncet, Ghislaine Roux, Marie-Cécile Chevassus

Œuvre jouée pour la dernière fois au Palais Garnier le 02 avril 2012

Cosi fan Tutte (Wolfgang Amadé Mozart – 1790)
Du 09 septembre au 21 octobre 2017 (12 représentations au Palais Garnier)

Direction musicale Philippe Jordan, Marius Stieghorst, Mise en scène Anne Teresa De Keersmaeker (2017)
Jacquelyn Wagner, Ida Falk Winland, Michèle Losier, Stéphanie Lauricella, Cyrille Dubois, Philippe Sly, Edwin Crossley-Mercer, Paulo Szot, Simone Del Savio, Ginger Costa-Jackson, Maria Celeng

Œuvre jouée pour la dernière fois au Palais Garnier le 19 février 2017

Pelléas et Mélisande (Claude Debussy – 1902)
Du 19 septembre au 06 octobre 2017 (5 représentations à l’Opéra Bastille)

Direction musicale Philippe Jordan, Mise en scène Robert Wilson (1997)
Etienne Dupuis, Luca Pisaroni, Franz-Josef Selig, Thomas Dear, Elena Tsallagova, Anna Larsson, Jodie Devos

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’Opéra Bastille le 28 février 2015

Falstaff (Giuseppe Verdi – 1893)
Du 20 octobre au 16 novembre 2017 (7 représentations à l’Opéra Bastille)

Direction musicale Fabio Luisi, Mise en scène Dominique Pitoiset (1999)
Bryn terfel, Franco Vassallo, Francesco Demuro, Graham Clark, Riodolphe Briand, Thomas Dear, Aleksandra Kurzak, Julie Fuchs, Varduhi Abrahamyan, Julie Pasturaud

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’Opéra Bastille le 24 mars 2013

La Clémence de Titus (Wolfgang Amadé Mozart – 1791)
Du 15 novembre au 25 décembre 2017 (15 représentations au Palais Garnier)

Direction musicale Dan Ettinger, Mise en scène Willy Decker (1997)
Ramon Vargas, Michael Spyres, Amanda Majeski, Aleksandra Kurzak, Valentina Nafornita, Christina Gansch, Stéphanie d’Oustrac, Marianne Crebassa, Antoinette Dennefeld, Angela Brower, Marko Mimica

Œuvre jouée pour la dernière fois au Palais Garnier le 23 décembre 2013

Un ballo in Maschera (Giuseppe Verdi – 1859)
Du 16 janvier au 10 février 2018 (9 représentations à l’Opéra Bastille)

Direction musicale Bertrand de Billy, Mise en scène Gilbert Deflo (2007)
Marcelo Alvarez, Piero Pretti, Simone Piazzola, Anja Harteros, Sondra Radvanovsky, Luciana D’Intino, Nina Minasyan, Mikhail Timoshenko, Marko Mimica, Thomas Dear, Vincent Morell, Hyoung-Min Oh

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’Opéra Bastille le 23 mai 2009

Le Barbier de Séville (Gioacchino Rossini – 1816)
Du 24 janvier au 16 février 2018 (9 représentations à l’Opéra Bastille)

Direction musicale Riccardo Frizza, Mise en scène Damiano Michieletto (2014)
René Barbera, Levy Sekgapane, Simone Del Savio, Olga Kulchynska, Massimo Cavalletti, Florian Sempey, Nicolas Testé, Pietro Di Bianco, Julie Boulianne, Olivier Ayault

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’Opéra Bastille le 04 mars 2016

La Traviata (Giuseppe Verdi – 1853)
Du 02 février au 28 février 2018 (8 représentations à l’Opéra Bastille)

Direction musicale Dan Ettinger, Mise en scène Benoît Jacquot (2014)
Anna Netrebko, Marina Rebeka, Virginie Verrez, Isabelle Druet, Rame Lahaj, Charles Castronovo, Vitaliy Bilyy, Placido Domingo, Julien Dran, Philippe Rouillon, Tiago Matos, Tomislav Lavoie, John Bernard

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’Opéra Bastille le 29 juin 2016

Le Château de Barbe-Bleue / La Voix humaine (Bela Bartok / Francis Poulenc – 1918 / 1959)
Du 17 mars au 29 mars 2018 (7 représentations au Palais Garnier)

Direction musicale Ingo Metzmacher, Mise en scène Krzysztof Warlikowski (2015)
John Relyea, Ekaterina Gubanova, Barbara Hannigan

Œuvres jouées pour la dernière fois au Palais Garnier le 12 décembre 2015

Orphée et Eurydice (Christoph Willibald Gluck – 1774)
Du 24 mars au 06 avril 2018 (11 représentations au Palais Garnier)

Direction musicale Thomas Hengelbrock, Manlio Benzi, Mise en scène Pina Bausch (2005)
Maria Riccarda Wesseling, Agata Schmidt, Yun Jung Choi, Chiara Skerath 

Œuvre jouée pour la dernière fois au Palais Garnier le 21 mai 2014

L’Heure espagnole / Gianni Schicchi (Maurice Ravel / Giacomo Puccini – 1911 / 1918) – Coproduction Seji Ozawa Opera Project
Du 17 mai au 17 juin 2018 (10 représentations à l’Opéra Bastille)
Direction musicale Maxime Pascal, Mise en scène Laurent Pelly (2004)
Clémentine Margaine, Michèle Losier, Stanislas de Barbeyrac, Philippe talbot, Alessio Arduini, Thomas Dolié, Nicolas Courjal
Artur Rucinski, Elsa Dreisig, Rebecca De Pont davies, Vittorio Grigolo, Philippe Talbot, Emmanuelle de Negri, Nicolas Courjal, Maurizio Muraro, Jean-Luc Ballestra, Isabelle Druet, Pietro Di Bianco, Tomasz Kumiega, Mateuse Hoedt, Piotr Kumon

Œuvres jouées pour la dernière fois au Palais Garnier le 07 avril 2004

Il Trovatore (Giuseppe Verdi – 1853) - Coproduction De Nationale Opera, Amsterdam, Opéra de Rome
Du 20 juin au 14 juillet 2018 (14 représentations à l’Opéra Bastille)
Direction musicale Maurizio Benini, Mise en scène Alex Ollé (2016)
Zeljo Lucic, Gabriele Viviani, Sondra Radvanovsky, Elena Stikhina, Anita Rachvelishvili, Ekaterina Semenchuk, Marcelo Alvarez, Roberto Alagna, Yusif Eyvazov, Mika kares, Elodie Hache, Yu Shao, Lucio Prete, Luca Sannai

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’Opéra Bastille le 15 mars 2016

Présentation de la saison lyrique 2017 / 2018 de l'Opéra de Paris

Premières impressions sur la saison 2017 / 2018

Le rythme de production

Pour sa troisième saison à la direction de l'Opéra National de Paris, Stéphane Lissner se tient à une ligne de renouvellement intense avec 9 nouvelles productions (dont 5 en coproductions), plus une nouvelle production à l'amphithéâtre, Reigen (La Ronde) de Philippe Boesmans, mise en scène par Christiane Lutz.

Parmi les nouveautés, une rareté, Jephta de Haendel, un grand classique, Don Pasquale de Donizetti, et une création récente, Only The sound remains de Kaija Saariaho, entrent au répertoire.

Le grand répertoire français de l'Opéra de Paris

Et, à l'instar de Samson et Dalila, la saison passée, Don Carlos et Benvenuto Cellini, deux autres ouvrages en langue française créés à la salle Le Peletier, avant la construction du Palais Garnier, qui n'avaient plus été représentés depuis au moins 25 ans, font leur retour sur scène, avec le soutien, notamment, du Cercle Berlioz, un groupe de mécènes engagés à faire revivre les oeuvres du grand répertoire.

Cependant, la création du second volet sur la littérature française, Bérénice, d'après Racine, sur une musique de Michael Jarrell et dans la mise en scène de Claus Guth, est, elle, reportée à la saison 2018/2019.

En revanche, aucun des quatre compositeurs français du XIXe siècle habituellement les plus joués, Bizet, Massenet, Gounod, Offenbach ne revient cette saison, au bénéfice de Debussy, Ravel et Poulenc.

Giuseppe Verdi

Fait unique, Giuseppe Verdi bat tous ses records de représentations, dans l'histoire de l'Opéra de Paris, puisque cinq de ses opéras sont programmés pour un total de 49 soirées (le quart de la programmation 2017/2018!).

La Bohème

Après 20 ans de service, la production de La Bohème par Jonathan Miller disparaît au profit de la nouvelle mise en scène de Claus Guth. A cette occasion, La Bohème rejoint Les Noces de Figaro en tête des oeuvres les plus jouées (un peu plus de 200 soirées pour chacun de ces deux ouvrages) depuis le début de l'ère Liebermann (1973-1980).

L'équilibre du répertoire sur 3 ans

Ainsi, les trois premières années du mandat de Stéphane Lissner montrent une logique programmatique très proche de celle d'Hugues Gall, le directeur de la période 1995-2004, dont 5 productions sont reprises en 2017/2018 (La Veuve Joyeuse, Pelléas et Mélisande, Falstaff, La Clémence de Titus, L'Heure espagnole / Gianni Schicci).

Cette logique s'appuie sur la présence d'une forte proportion du répertoire du XIXe siècle, notamment parmi les nouvelles productions (seul Pierre Berger avait jusqu'à présent consacré 60% de ses nouveautés au siècle des révolutions industrielles), sans négliger pour autant le répertoire slave (Nicolas Joel n'avait programmé aucune nouvelle production dans cette langue en cinq ans).

Les metteurs en scène

Certes, Lissner ne prend pas autant de risques que Mortier pour défendre le répertoire du XXe siècle, dans un contexte budgétaire moins facile, il est vrai, mais il livre dans le même esprit ses productions aux mains de véritables metteurs en scène de théâtre, ce qui permet de relancer le renouvellement scénique de l'opéra qui avait été stoppé net par Nicolas Joel.

Confier ainsi la première nouvelle production de la saison, Don Carlos, en version originale française, à Krzysztof Warlikowski, et la faire suivre par De la Maison des Morts, dans la mise en scène de Patrice Chéreau, est un signe fort qui symbolise le mieux la philosophie de cette première partie de mandat. L'arrivée d' Ivo van Hove, pour la mise en scène de Boris Godounov, renforce par ailleurs cette logique.

Spécificité musicale

Se distingue également un regroupement inédit d'oeuvres d'une très grande valeur musicale, car, pour la première fois, Moussorgsky, Debussy et Berlioz (avec Benvenuto Cellini et Romeo et Juliette - sous forme de ballet -) sont joués au cours de la même saison.

Les artistes

De grands chefs (Jordan, Metzmacher, Salonen, Dudamel, Christie, Jurowski ...), des stars (Netrebko, Kaufmann, Yoncheva, Terfel, Alvarez, Harteros, Jaroussky ...), des jeunes qui montent (Spyres, Dupuis, Losier, Lemieux, Margaine ...), des vétérans (Jerusalem, Domingo, van Dam ...).

Au total, ce sont plus de 200 représentations d'opéras qui sont prévues - en incluant la reprise de l'Opéra-Ballet Orphée et Eurydice -, ce qui est le record de l'institution.

Les tarifs 2017/2018 - une baisse de 5%, en moyenne, du prix du billet

En moyenne, le prix du billet d'opéra, à Bastille, passe à 126 euros, en baisse de 5% par rapport à la saison précédente. Ceci est du à la simplification de la grille tarifaire qui s'accompagne de la disparition de la classe des prix 5 à 195 euros au profit de la classe 5 à 180 euros.

Ainsi, si les prix des catégories de billets inférieures à 100 euros (1/3 des places) sont stables, ceux des catégories de billets au delà de 100 euros baissent de 10% environ, d'autant plus que les majorations, pour certaines soirées, ne dépassent pas 10%, au lieu des 20% de la saison en cours.

La distribution des prix selon les oeuvres reste, comme cette saison, très importante, 90 euros en moyenne, certains soirs, pour De la Maison des Morts et Pelléas et Mélisande, et 150 euros en moyenne, certains soirs, pour Don Carlos, La Bohème, La Traviata, Parsifal, Boris Godounov, Benvenuto Cellini.

Pour la première fois, depuis l'ouverture de Bastille, les prix se tassent, les ressources de mécénat et des activités commerciales restant fondamentales pour garantir l'équilibre budgétaire d'une maison vouée au plus complexe, mais fragile, des arts vivants.

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Publié le 7 Avril 2016

Présentation de la saison Lyrique 2016 / 2017 du Théâtre des Champs Elysées

Depuis le lundi 04 avril, la septième saison de Michel Franck à la direction du Théâtre des Champs Elysées est officiellement dévoilée devant une partie du public venue en nombre au théâtre en fin d’après-midi.

Cette saison est traditionnelle puisqu’elle correspond aux canons des spectacles représentés les saisons précédentes sur la scène du Théâtre.

Elle comprend 5 productions d’opéras en versions scéniques - dont 2 nouvelles productions et 2 productions en provenance de Salzbourg et du Théâtre de la ville – joués sur un total de 26 soirées, 21 opéras en versions concert, avec 2 soirs pour Carmen, 35 concerts symphoniques, 17 récitals vocaux, 17 concerts de musique de chambre, 21 concerts du dimanche matin et 7 ballets dansés sur 35 soirées.

Par ailleurs, un film d’animation est créé autour de la production du Retour d’Ulysse dans sa Patrie, et 9 projections en seront diffusées sur le temps scolaire en mars 2017.

Raymond Soubie et Michel Franck

Raymond Soubie et Michel Franck

Raymond Soubie, président du théâtre, et Michel Franck ont ainsi introduit cette présentation en commençant par exprimer l’importance donnée à la mission pédagogique du Théâtre envers les jeunes.

Mais les jeunes, c'est aussi le renouvellement des chanteurs, dont certains, découverts au Théâtre il y a 10 ans, suivent maintenant de très belles trajectoires.

Si le Théâtre des Champs-Elysées ne dépend d’aucune subvention de la part des collectivités publiques, il dispose cependant d’un mécène principal, la Caisse des Dépots – qui est une institution financière publique –, sans qui toute cette programmation ne serait pas possible.

Celle-ci n’est pas épargnée par la conjoncture économique, et la baisse de subvention de 10% cette saison démontre le rôle primordial qu’ont les mécènes, même modestes, qui voudront bien participer avec joie et contentement à la vie du théâtre.

Théâtre des Champs Elysées – Saison 2016 / 2017

Opéras en version scénique

Norma (Vincenzo Bellini)
Du 12 au 18 octobre (4 représentations)

Direction musicale Diego Fasolis Mise en scène Patrice Caurier, Moshe Leiser
Cecilia Bartoli, Rebeca Olvera, Norman Reinhardt, Peter Kalman, Rosa Bove, Reinaldo Macias
I Barocchisti – Coro della Radiotelevione svizzera, Luganq
Production Festival de Salzbourg

L’Opéra de quat’sous (Kurt Weill / Bertolt Brecht)
Du 25 au 31 octobre (6 représentations)

Direction musicale Hans-Jörn Brandenburg, Stefan Rager, Mise en scène Robert Wilson
Jürgen Holtz, Traute Hoess, Johann Griebel, Christopher Nell, Axel Werner, Anna Graenzer, Angela Winkler…
Orchestre du Berliner Ensemble
Production Berliner Ensemble présentée par le Théâtre de la Ville

Don Giovanni (Wolfgang Amadé Mozart)
Du 05 au 15 décembre (6 représentations)

Direction musicale Jérémie Rhorer, Mise en scène Stéphane Braunschweig
Jean Sébastien Bou, Julie Boulianne, Julien Behr, Myrto Papatanasiu, Robert Gleadow, Anna Grevelius, Marc Scoffoni, Steven Humes
Le Cercle de l’Harmonie – Chœur de Radio France

Le Retour d’Ulysse dans sa patrie (Claudio Monteverdi)
Du 28 février au 13 mars (5 représentations)

Direction musicale Emmanuelle Haïm et mise en scène Marianne Clément
Rolando Villazon, Magdalena Kozena, Katherine Watson, Kresimir Spicer, Anne Catherine Gillet, Isabelle Druet, Marteen Engeltjes, Ugo Guagliardo, Lothar Odinius, Jean Teitgen, Mathias Vidal
Le Concert d’Astrée
Coproduction Opéra de Dijon, Stiftung Staatstheater Nürnberg

Pelléas et Mélisande (Claude Debussy)
Du 9 au 17 mai (5 représentations)

Direction musicale Louis Langrée, Mise en scène Eric Ruf
Patricia Petibon, Jean-Sébastien Bou, Kyle Ketelsen, Jean Teitgen, Sylvie Brunet-Grupposo, Jennifer Courcier, Arnaud Richard
Orchestre National de France et Chœur de Radio France
Coproduction Radio France

L'Opéra de quat'sous - ms Robert Wilson - Berliner Ensemble

L'Opéra de quat'sous - ms Robert Wilson - Berliner Ensemble

Opéras et oratorio en version de concert

Didon et Enée / Actéon (Henry Purcell / Marc-Antoine Charpentier) le 01 octobre
Cyril Auvity, Vivica Genaux, Daniela Skorka, Anat Edri, Valérie Gabail, Mathieu Montagne, Paul Cremazy, Jean-François Novelli, Yair Polishook, Etienne Bazola
Christophe Rousset direction, Les Talens Lyriques

Un Requiem Allemand (Johannes Brahms) le 17 octobre
Ilse Eerens, Krešimir Stražanac
Philippe Herreweghe direction, Orchestre des Champs-Elysées, Collegium Vocale Gent

Requiem (Giuseppe Verdi) le 20 octobre
Vannina Santoni, Alisa Kolosova, Jean-François Borras, Ildebrando d’Arcangelo
Jérémie Rhorer direction, Orchestre National de France, Chœur de Radio France

L’Enlèvement au sérail (Wolfgang Amadé Mozart) le 13 novembre
Olga Peretyatko, Pavol Breslik, Claire de Sévigné, Michael Laurenz, Nahuel di Pierro
Theodor Currentzis direction, Orchestra La Scintilla Zurich, Chœur supplémentaire de l’Opéra de Zurich

Hermione (Gioachino Rossini) le 15 novembre
Angela Meade, Eve-Maud Hubeaux, Michael Spyres, Dimitry Korchak, Enea Scala
Alberto Zedda direction, Orchestre et Chœurs de l’Opéra National de Lyon

Oratorio de Noël (Jean-Sébastien Bach) le 06 décembre
Anna Dennis, Robin Blaze, Jeremy Budd, Ashley Riches
Masaaki Suzuki direction, Orchestra and Choir of the Age of Enlightenment

Le Messie (Georg Friedrich Haendel) le 17 décembre
Sandrine Piau, Anthea Pichanick, Rupert Charlesworth, Robert Gleadow
Hervé Niquet direction, Orchestre et Chœur du Concert Spirituel

Stabat Mater (Giovanni Battista Pergolesi) le 18 janvier
Emőke Baráth, Tim Mead
Christina Pluhar théorbe et direction, L’Arpeggiata

Rodelinda (Georg Friedrich Haendel) le 23 janvier
Karina Gauvin, Marie-Nicole Lemieux, Kristina Hammarström, David DQ Lee, John Mark Ainsley, Johannes Weisser
Maxim Emelyanychev direction, Il Pomo d’Oro

Carmen (Georges Bizet) le 31 janvier et 02 février
Marie-Nicole Lemieux, Michael Spyres, Vannina Santoni, Jean Sébastien Bou, Chantal Santon-Jeffery, Ahlima Mhamdi, Frédéric Goncalves, Francis Dudziak, Rodolphe Briand, Jean Teitgen
Simone Young direction, Orchestre National de France, Maîtrise de Radio France

La Cambiale di matrimonio (Gioachino Rossini) le 26 février à 11h (concert du dimanche matin)
Sergio Gallardo, Clémence Tilquin, Jérémy Duffau, Nicolas Rivenq, Luigi de Donato, Pauline Sabatier
Jean-Claude Malgoire, La Grande Ecurie et la Chambre du Roy

Stabat Mater (Gioachino Rossini) le 02 mars
Patricia Ciofi, Sarah Connolly, Paolo Fanale, Nahuel di Pierro
James Gaffigan direction, Orchestre National de France, Chœur de Radio France

Simon Boccanegra (Giuseppe Verdi) le 12 mars
Ludovic Tézier, Sondra Radvanovsky, Andrea Mastroni, Ramón Vargas, André Heyboer
Pinchas Steinberg direction, Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, Chœur de l’Opéra de Monte-Carlo

André Chénier (Umberto Giordano) le 26 mars
Jonas Kaufmann, Anja Harteros, Luca Salsi, J’nai Bridges, Doris Soffel, Elena Zilio, Andrea Borghini, Nathaniel Webster, Christian Rieger, Tim Kuypers, Kevin Conners, Ulrich Reß
Omer Meir Wellber direction, Bayerisches Staatsorchester, Chor der Bayerischen Staatsoper

Passion selon Saint Matthieu (Jean-Sébastien Bach) le 12 avril
Maximilian Schmitt, Florian Boesch, Dorothee Mields, Grace Davidson, Damien Guillon, Alex Potter, Reinoud van Mechelen, Thomas Hobbs, Peter Kooij, Tobias Berndt
Philippe Herreweghe, Orchestre et Chœur du Collegium Vocale Gent

Orlando Furioso (Antonio Vivaldi) le 19 avril
Amaya Domínguez, Samantha Jean-Louis, Clémence Tilquin, Ian Rolland, Víctor Jiménez Díaz, Jean-Michel Fumas, Nicolas Rivenq
Jean-Claude Malgoire direction, La Grande Ecurie et la Chambre du Roy, Ensemble Vocal de l’Atelier Lyrique de Tourcoing

Les Pêcheurs de perles (Georges Bizet) le 12 mai
Julie Fuchs, Cyrille Dubois, Florian Sempey, Luc Bertin-Hugault
Alexandre Bloch direction, Orchestre National de Lille, Les Cris de Paris

Ariodante (Georg Friedrich Haendel) le 18 mai
Joyce DiDonato, Christiane Karg, Joélle Harvey, David Portillo, Matthew Brook, Sonia Prina
Harry Bicket direction, The English Concert

La Reine de Chypre (Fromental Halévy) le 07 juin
Véronique Gens, Marc Laho, Etienne Dupuis, Christophoros Stamboglis, Eric Huchet, Artavazd Sargsyan, Tomislav Lavoie
Hervé Niquet direction, Orchestre de chambre de Paris, Chœur de la Radio flamande

Il Signor Bruschino (Gioachino Rossini) le 16 juin
Desirée Rancatore, Maxim Mironov, Alessandro Corbelli, Markus Werba, Christian Senn, Sophie Pondjiclis
Enrique Mazzola direction, Orchestre National d’Ile-de-France

Les Noces de Figaro (Wolfgang Amadé Mozart) le 27 juin
Jennifer France, Joshua Bloom, Duncan Rock, Caitlin Lynch, Stephen Richardson, Alun Rhys-Jenkins, Timothy Robinson, Janis Kelly, Marta Fontanals-Simmons
Douglas Boyd direction, Orchestre de chambre de Paris, Chœur du Garsington Opera

Théâtre des Champs Elysées – Saison 2016 / 2017

Les Récitals vocaux

Sandrine Piau, Christophe Dumaux, Emmanuelle Haïm (Haendel) le 24 septembre
Africa Lyric’s Opera (Gershwin, Offenbach, Wagner, Puccini, Massenet) le 28 septembre
Jonas Kaufmann, Helmut Deutsch (Lieder) le 13 octobre
Franco Fagioli (Rossini) le 04 novembre
Cecilia Bartoli (Haendel) le 17 novembre
Philippe Jaroussky (Bach, Telemann) le 03 décembre
Magdalena Kozena (Rameau, Charpentier, Lambert) le 08 décembre
Roberto Alagna, Aleksandra Kurzak (Gounod, Saint-Saëns, Verdi, Puccini) le 09 janvier
Les Mozart de l’Opéra (Concert-concours) avec Roselyne Bachelot le 20 janvier
Matthias Goerne, leif Ove Andsnes (Cycle Schubert) les 06, 08, 10 février
Anne Sofie von Otter, Rikard Wolf (Piaf, Barbara, Trenet, Ferré, Brel) le 07 mars
Andreas Scholl (Porpora, Vinci, Anfossi) le 16 mars
Marie-Nicole Lemieux (Rossini) le 24 mars
Natalie Dessay, Philippe Cassard (Schubert, Pfitzner, Schumann, Fauré) le 14 mai
Juan diego Florez, Aida Garifullina (Gounod, Massenet, Delibes, Donizetti) le 16 mai
Joyce DiDonato (Monteverdi, Purcell, Haendel, Leo, Jommelli) le 24 mai
Pretty Yende (Donizetti, Bellini, Massenet) le 28 juin


Concerts (sélection subjective)

Bayerisches Staatsorchester – Kirill Petrenko, Diana Damrau le 12 septembre
Philharmonia Orchestra - Esa-Pekka Salonen, - Stravinsky – Sibelius le 22 septembre
Orchestre National de France – Fabien Gabel, Anne Sofie von Otter le 29 septembre
Orchestre de Chambre de Paris – Douglas Boyd, Yvonne Naef – Wesendonck-Lieder le 11 octobre
Orchestre Philharmonique de Saint-Pétersbourg - Yuri Temirkanov, Boris Berezovsky - Rachmaninoff – Stravinsky le 09 novembre
Michel Portal, Shani Diluka, Lise Berthaud, Laurent Naouri – 22 novembre
Orchestre de Chambre de Paris – Sir Roger Norrington (Symph. 39/40/41 Mozart) le 10 décembre
Wiener Philharmoniker – Daniel Barenboim – Smetana le 20 décembre
Orchestre Lamoureux – Philippe de Chalendar – L’âme russe le 22 janvier
Philharmonia Orchestra – Andris Nelsons – Symph. N°5 Bruckner le 28 janvier
Orchestre National d’Ile-de-France – Michel Portal, Yaron Herman - Barbara Symphonique le 05 février
Simon Ghraichy (piano) Liszt et les Amériques 04 mars
Camille Berthollet, Julie Berthollet, Guillaume Vincent – Brahms, Rimski-Korsakov, Popper.. le 20 mars
Wiener Philharmoniker – Andris Nelsons – Dvorak, Beethoven le 22 mars
Gustav Mahler Jugendorchester – Daniel Harding, Christian Gerhaher le 25 mars
Staatskapelle Dresden – Christian Thielemann, René Fleming – Strauss le 19 mai
Staatskapelle Dresden – Christian Thielemann, Daniil Trifonov – Goubaïdoulina, Schoenberg le 20 mai

Théâtre des Champs Elysées – Saison 2016 / 2017

Première impression sur la saison 2016/2017

Avec un opéra en version scènique, Pelléas et Mélisande, et quatre opéras en version de concert (Carmen, Les Pêcheurs de Perles, La Reine de Chypre, Actéon), l’Opéra français est relativement bien représenté dans une maison où le répertoire italien est toujours largement prédominant.

La répartition équitable du répertoire entre XVIIIème et XIXème siècle est préservée, et les soirées d’André Chénier avec Jonas Kaufmann et Anja Harteros et de Simon Boccanegra avec Ludovic Tézier et Sondra Radvanovsky, programmées en mars 2017, sont les grands évènements lyriques attendus.

L'intégralité de la saison 2016/2017 en ligne sur  2017.theatrechampselysees.fr

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Publié le 26 Mars 2016

Visite du Palais Garnier - le 20 mars 2016

Pour la première journée de printemps, l’Association pour le Rayonnement de l’Opéra de Paris organisait une visite de deux heures, le dimanche 20 mars matin, afin de faire découvrir les lieux les plus intéressants du Palais Garnier.

Des groupes d’une vingtaine de personnes étaient alors invités, tous les quarts-d’ heure, à monter le grand escalier puis à prendre les ascenseurs pour rejoindre directement les hauteurs du bâtiment.

Après un premier parcours à travers des couloirs étroits qui ouvraient sur des vues uniques de Paris, la visite débuta tout d'abord par le Studio Petipa de la grande Coupole.

Les secrets du Palais Garnier - Studios/Ateliers/Plateau/Bibliothèque

La Coupole – Studio Marius Petipa

Le Foyer de la Danse et le Studio Marius Petipa sont les studios de danse les plus prestigieux du Palais Garnier.

Juste au-dessous, se trouvent les petits studios Rudolf Noureev et Serge Lifar, séparés par une paroi centrale amovible qui permet d’en agrandir l’espace.

Les studios Chauviré et Zambelli se situent, eux, sous les deux autres coupoles latérales.

Marius Petipa est notamment connu pour sa carrière de chorégraphe et sa création du "Lac des Cygnes" avec Piotr Ilitch Tchaïkovski en 1895.

Nous sommes donc au-dessus de la salle de spectacle et de son grand lustre, mais nous ne sommes pas à l’endroit le plus élevé du bâtiment, puisque la cage de scène, utilisée pour camoufler les peintures en trompe l’œil et le fameux rideau de scène, se trouve encore plus haut.

Coupole du studio Marius Petipa

Coupole du studio Marius Petipa

Camouflé sous les stucs et les mosaïques, le squelette du bâtiment, visible dans ce studio, est en métal, et rappelle l’univers de la Tour Eiffel dont la construction débuta 12 ans après l’inauguration de l’Opéra, preuve que Charles Garnier eut recours aux technologies les plus modernes.

Le sol du studio est incliné de 5% afin de permettre aux danseurs de répéter en s’habituant à la pente de la scène conçue pour créer un effet de perspective vers la salle.

Avenue de l'Opéra

Avenue de l'Opéra

Les ateliers de couture

Le parcours se poursuit en descendant le long des flancs du Palais, pour atteindre les ateliers de couture, vaste complexe où pas moins de 150 tailleurs, couturières, modistes, décorateurs … œuvrent à l’embellissement des costumes ou à la réalisation de moulages à travers plusieurs ateliers.

Atelier de couture

Atelier de couture

L’atelier décoration

L’atelier décoration couvre tout ce qui complète la réalisation des costumes : peinture sur chaussons, raccords des collants, patine, affinage de la taille, épaisseur du volume.

On peut également y vieillir les costumes, les adapter à la morphologie des danseurs, confectionner les bijoux d’ornement et les accessoires de tête.

Les peintures utilisées sont par ailleurs testées sur les tissus.

On y trouve également des moulages pour la mise en volume, comme ceux des jouets de « Casse-Noisette » présentés sur des étagères. Ces jouets en petit modèle sont ensuite agrandis.

Atelier décoration

Atelier décoration

Le central costumes

C’est dans ce très intime comptoir recouvert de bois que tous les costumes sont rangés.

Nous sommes ainsi à la jonction entre le service Couture et le service Patrimoine – le stockage des costumes est réparti entre Bastille, Garnier et les ateliers Berthier.

Le service Couture utilise ces comptoirs pour préparer les costumes, la planification permettant de connaître la programmation des 2 ou 3 prochaines saisons.

En ce moment, on prépare les costumes pour "Giselle", maintenant que la distribution est connue, la première étant prévue le 28 mai 2016.

On regarde si les costumes vont encore aux danseuses ou bien s’ils doivent être refaits. Par exemple, cette couronne dont les couleurs du contour doivent être ajustées aux couleurs des cheveux de la danseuse.

Central costumes

Central costumes

Le central dispose d’un atelier laverie/pressing qui offre plusieurs possibilités de nettoyage, comme le nettoyage à sec, et dispose d’une machine à ozone, substance qui détruit la transpiration.

Les costumes sont enfin classés par catégories, ici les tutus de défilés, là les vestes des hommes …

Au total, 32 personnes en contrats à durée indéterminée et un nombre comparable d’intermittents travaillent pour ce service.

Maquette de l'Opéra Garnier en coupe longitudinale, visible au Musée d'Orsay

Maquette de l'Opéra Garnier en coupe longitudinale, visible au Musée d'Orsay

Le Foyer de la danse

Nous redescendons ensuite à l’arrière du Palais Garnier pour rejoindre le Foyer de la danse que les spectateurs ont pu revoir dans la reprise de la production de « Capriccio » par Robert Carsen.

Il est surmonté de 20 médaillons qui représentent les danseuses les plus célèbres depuis sa création, mais il est dorénavant fermé au public depuis 1935, quand Jacques Rouché, le directeur de l’époque, ne voulut plus permettre aux abonnés de venir au Palais Garnier pour rencontrer les danseuses

Cette salle d’échauffement possède, à l’instar du Studio Marius Petipa, une pente de 5%, orientée à l’opposé de celle du plateau.

Le Foyer de la danse

Le Foyer de la danse

Le Plateau

Quelques mètres suffisent pour rejoindre le plateau où se trouve actuellement l’arrière du décor de « Iolanta ».

Le treuil et la pente de la scène sont utilisés pour avancer ce décor vers la salle, pente que l’on retrouve dans tous les théâtres à l’italienne pour permettre aux scénographes du XVIIème et XVIIIème siècle de créer des illusions d’optique.

Charles Garnier a donc hérité du savoir-faire de ses prédécesseurs, mais a également profité de l’apport de la Révolution Industrielle pour construire son théâtre de fer et de fonte.

Ainsi, l’apparition des décors, depuis le dessous de scène situé 15m en profondeur, est rendue possible par l’utilisation d’une ossature de fer.

Cette cage de scène a ensuite été sensiblement modifiée en 1995 par l’électrification du cintre sur lequel sont installés des moteurs électriques reliés à des ordinateurs.

Les techniciens peuvent actionner 83 porteuses, chacune pouvant porter 850 kg, et les manœuvrer à n’importe quelle vitesse pour engendrer des apparitions ou des disparitions.

Décor arrière de "Iolanta" vu depuis le plateau de scène

Décor arrière de "Iolanta" vu depuis le plateau de scène

Au théâtre on utilise les mots « charger » et « appuyer », termes très particuliers à ce monde qui est l’héritier de celui de la voile. En effet, les premiers machinistes étaient sûrement des charpentiers de marine qui réalisaient les cages de scène, les cabestans et les dessous de scène. Faire apparaitre une toile ou carguer une voile relève finalement du même métier.
 

Et pour « Iolanta/Casse-Noisette », par moins de 12 machinistes, 3 cintriers, 8 électriciens, 6 accessoiristes, et 3 techniciens vidéo sont nécessaires au déroulement du spectacle.

Allée de la Bibliothèque

Allée de la Bibliothèque

La Bibliothèque

En longeant le plateau par la droite, nous rejoignons la bibliothèque qui est partiellement ouverte au public. Quinze personnes y travaillent.

La salle de lecture de la Bibliothèque Nationale de France, où l’on trouve les partitions des compositeurs depuis le XVIIième siècle, est totalement dédiée au monde de l’opéra.

18 places sont ainsi réservées à ceux qui disposent de sujets de recherches suffisamment sérieux pour y avoir accès.

Détail de la salle de lecture

Détail de la salle de lecture

La Bibliothèque a été créée en 1866, et fut installée dans ces lieux en 1880, à la place de l’ancien salon de Napoléon III situé au-dessus de l’entrée qui porte le même nom.

On y conserve deux exemplaires de tout ce qui est imprimé, et des chefs d’orchestre y viennent pour comparer les différentes partitions et préparer leurs interprétations.

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Publié le 14 Février 2016

Présentation de la saison Lyrique 2016 / 2017 de l’Opéra National de Paris
Hotel Intercontinental Paris Le Grand

Le vendredi 12 février, au salon Opera de l'Hotel Intercontinental Paris le Grand

Depuis le mercredi 10 février, la seconde saison de Stéphane Lissner à la direction de l’Opéra National de Paris est dévoilée. Elle comprend 4 nouvelles productions et 5 coproductions.

Aux 17 œuvres scéniques jouées dans les grandes salles, s’ajoutent deux productions à l’amphithéâtre Bastille, et une version de concert de ‘Béatrice et Bénédict’, interprétée pour un seul soir à l’Opéra Garnier.

Affiche d'Eliogabalo - ouvrage d'ouverture de la saison 2016/2017

Affiche d'Eliogabalo - ouvrage d'ouverture de la saison 2016/2017

Après avoir présenté aux abonnés, au cours de l’après-midi, sa seconde saison, alors que seule la moitié de sa première saison s’est déroulée, Stéphane Lissner s’est à nouveau plié à l'exercice de la présentation des œuvres pour l’Association pour le Rayonnement de L’Opéra de Paris, en s’appuyant sur des présentations filmées de Thomas Jolly, Dmitri Tcherniakov, Luca Francesconi, ou bien des extraits de la mise en scène de Krzysztof Warlikowski pour la reprise d’'Iphigénie en Tauride', qu’il a présenté avec un regard particulièrement malicieux.

Se confirment la poursuite du cycle wagnérien (‘Lohengrin’) et du cycle Berlioz (‘Béatrice et Bénédicte’) dirigé par Philippe Jordan, le début du cycle de créations sur la littérature française (‘Trompe La Mort’), et la venue des grandes stars telles Jonas Kaufmann, Anna Netrebko, René Pape ou bien Roberto Alagna.

Stéphane Lissner n’a pas manqué de présenter la reprise de ‘Wozzeck’ comme un hommage à Pierre Boulez qui le fit entrer au répertoire de l’Opéra de Paris en 1963.

Et transparaît d'abord, tout au long de sa présentation, son attachement aux artistes qu’ils soient chanteurs, danseurs, musiciens ou metteurs en scène.

Stéphane Lissner

Stéphane Lissner

Les Nouvelles productions


Eliogabalo (Francesco Cavalli - 1667)
Du 16 septembre au 15 octobre (12 représentations à l'opéra Garnier)

Direction musicale Leonardo Garcia Alarcon, Mise en scène Thomas Jolly
Franco Fagioli, Paul Groves, Nadine Sierra, Valer Sabadus, Elin Rombo, Mariana Flores, Matthew Newlin
Coproduction avec De Nationale Opera, Amsterdam

Cet opéra dont le sujet est Heliogabale, adolescent devenu Empereur à 14 ans et mort à 17 ans, assassiné par la foule, a été censuré après sa composition en 1667. C’est uniquement en 2004 que René Jacobs le fera découvrir à la Monnaie de Bruxelles.

L’ouvrage est violent, magnifique, et c’est un grand spécialiste de Cavalli, Leonardo Garcia Alarcon, qui va le diriger. Thomas Jolly, que l’on a pu découvrir à Avignon dans la grande saga Shakespearienne ‘Henry VI’, fera ses débuts à l’Opéra de Paris pour mettre en scène ce personnage sanguinaire fascinant.


Samson et Dalila (Camille Saint-Saëns - 1877)
Du 04 octobre au 05 novembre (11 représentations à l'opéra Bastille)

Direction musicale Philippe Jordan, Mise en scène Damiano Michieletto
Anita Rachvelishvili, Aleksandrs Antonenko, Egils Silins, Nicolas Testé, Frédéric Guieu
Coproduction avec le Metropolitan Opera, New York

Ce chef d’œuvre de l’opéra français du XIXème siècle n’a pas été monté depuis 25 ans à l’Opéra de Paris. Anita Rachvelishvili, découverte à la Scala de Milan dans ‘Carmen’, interprétera le rôle principal.

 

Cavalleria Rusticana / Sancta Susanna (Pietro Mascagni – 1890 / Paul Hindemith - 1922)
Du 30 novembre au 23 décembre (9 représentations à l'opéra Bastille)

Direction musicale Carlo Rizzi, Mise en scène Mario Martone
Elīna Garanča, Elena Zhidkova, Yonghoon Lee, Marco Berti, Elena Zaremba, Stefania Toczyska, Vitaliy Bilyy, Antoinette Dennefeld
Anna Caterina Antonacci, Renée Morloc, Sylvie Brunet-Grupposo
Production du Teatro alla Scala, Milan (Cavalleria Rusticana) et Nouvelle production (Sancta Susanna)

 

Lohengrin (Richard Wagner - 1850)
Du 18 janvier au 18 février (11 représentations à l'opéra Bastille)

Direction musicale Philippe Jordan, Mise en scène Claus Guth
René Pape, Rafal Siwek, Jonas Kaufmann, Stuart Skelton, Martina Serafin, Edith Haller, Wolfgang Koch, Tomasz Konieczny, Evelyn Herlitzius, Michaela Schuster, Egils Silins
Production du Teatro Alla Scala, Milan

Le salon Opera de l'Hotel InterContinental Paris Legrand

Le salon Opera de l'Hotel InterContinental Paris Legrand

Cosi fan Tutte (Wolfgang Amadé Mozart - 1790)
Du 26 janvier au 19 février (9 représentations à l'opéra Garnier)

Direction musicale Philippe Jordan, Mise en scène Anne Teresa De Keersmaeker
Jacquelyn Wagner, Ida Falk-Winland, Michèle Losier, Stephanie Lauricella, Frédéric Antoun, Cyrille Dubois, Philippe Sly, Edwin Crossley-Mercer, Paulo Szot, Simone Del Savio, Ginger Costa-Jackson, Maria Celeng
Coproduction avec La Monnaie/De Munt, Bruxelles

 

Carmen (Georges Bizet - 1875)
Du 10 mars au 14 avril et du 13 juin au 16 juillet (25 représentations à l'opéra Bastille)

Direction musicale Lionel Bringuier, Mark Elder, Mise en scène Calixto Bieito
Roberto Alagna, Bryan Hymel, Roberto Tagliavini, Ildar Abdrazakov, Boris Grappe, François Rougier, François Lis, Jean-Luc Ballestra, Clémentine Margaine, Varduhi Abrahamyan, Anita Rachvelishvili, Elīna Garanča, Aleksandra Kurzak, Nicole Car, Maria Agresta, Vannina Santoni, Antoinette Dennefeld
Nouvelle production

Roberto Alagna n’a jamais chanté Don José à Paris, et Clémentine Margaine fera ses débuts à ses côtés en Carmen.

 

Trompe-la-Mort (Luca Francesconi - 2017)
Du 16 mars au 05 avril (6 représentations à l'opéra Garnier)

Direction musicale Susanna Mälki, Mise en scène Guy Cassiers
Thomas Johannes Mayer, Julie Fuchs, Cyrille Dubois, Jean-Philippe Lafont, Ildikó Komlósi, Philippe Talbot, Béatrice Uria-Monzon, Chiara Skerath, Laurent Naouri, François Piolino, Rodolphe Briand, Laurent Alvaro
Création mondiale – Commande de l’Opéra National de Paris

 

La Fille de Neige - Snegourotchka (Nikolai Rimski-Korsakov - 1882)
Du 15 avril au 03 mai (8 représentations à l'opéra Bastille)

Direction musicale Mikhail Tartarnikov, Mise en scène Dmitri Tcherniakov
Aida Garifullina, Rupert Enticknap, Martina Serafin, Luciana D'Intino, Carole Wilson, Vasily Efimov, Olga Oussova, Ramón Vargas, Thomas Johannes Mayer, Vladimir Ognovenko, Franz Hawlata
Nouvelle production

 

La Cenerentola (Gioacchino Rossini - 1817)
Du 10 juin au 13 juillet (12 représentations à l'opéra Garnier)

Direction musicale Ottavio Dantone, Mise en scène Guillaume Gallienne
Juan José De León, Alessio Arduini, Maurizio Muraro, Chiara Skerath, Isabelle Druet, Teresa Iervolino, Roberto Tagliavini
Nouvelle Production

Luca Francesconi - compositeur de Trompe-la-Mort

Luca Francesconi - compositeur de Trompe-la-Mort

Les reprises

 

Tosca (Giacomo Puccini - 1900)
Du 17 septembre au 18 octobre (11 représentations à l'opéra Bastille)

Direction musicale Dan Ettinger, Mise en scène Pierre Audi
Anja Harteros, Liudmyla Monastyrska, Marcelo Alvarez, Bryn Terfel, Alexander Tsymbalyuk, Sergey Artamonov, Jean-Philippe Lafont

 

Lucia di Lammermoor (Gaetano Donizetti - 1835)
Du 14 octobre au 16 novembre (10 représentations à l'opéra Bastille)

Direction musicale Ricardo Frizza, Mise en scène Andrei Serban
Artur Ruciński, Pretty Yende, Nina Minasyan, Piero Pretti, Abdellah Lasri, Oleksiy Palchykov, Raimondo Bidebent, Rafal Siwek, Gemma Ní Bhriain

 

Les Contes d’Hoffmann (Jacques Offenbach - 1881)
Du 02 au 27 novembre (9 représentations à l'opéra Bastille)

Direction musicale Philippe Jordan, Mise en scène Robert Carsen
Sabine Devieilhe, Kate Aldrich, Ermonela Jaho, Stéphanie d'Oustrac, Doris Soffel, Jonas Kaufmann, Stefano Secco, Rodolphe Briand, Cyrille Lovighi, Paul Gay, Yann Beuron, Roberto Tagliavini

 

Iphigénie en Tauride (Christoph Willibald Gluck - 1779)
Du 02 au 25 décembre (9 représentations à l'opéra Garnier)

Direction musicale Bertrand de Billy, Mise en scène Krzysztof Warlikowski
Véronique Gens, Étienne Dupuis, Stanislas de Barbeyrac, Thomas Johannes Mayer, Ruzan Mantashyan

Parterre du Palais Garnier lors du récital de René Pape le dimanche 7 février soir.

Parterre du Palais Garnier lors du récital de René Pape le dimanche 7 février soir.

La Flûte Enchantée (Wolfgang Amadé Mozart - 1791)
Du 23 janvier au 23 février (17 représentations à l'opéra Bastille)

Direction musicale Henrik Nánási, Mise en scène Robert Carsen
Stanislas de Barbeyrac, Pavol Breslik, Gabriela Scherer, Annika Schlicht, Nadine Weissmann, Michael Volle, Florian Sempey, Christina Gansch, René Pape, Tobias Kehrer, Andreas Conrad, Nadine Sierra, Kate Royal, Elsa Dreisig, Albina Shagimuratova, Sabine Devieilhe, José Van Dam, Sebastian Pilgrim, Paul Kaufmann

 

Wozzeck (Alban Berg - 1925)
Du 26 avril au 15 mai (7 représentations à l'opéra Bastille)

Direction musicale Michael Schønwandt, Mise en scène Christoph Marthaler
Johannes Martin Kränzle, Štefan Margita, Florian Hoffmann, Stephan Rügamer, Kurt Rydl, Mikhail Timoshenko, Birger Radde, Rodolphe Briand, Gun-Brit Barkmin, Eve-Maud Hubeaux

 

Eugène Onéguine (Piotr Ilyitch Tchaikovski - 1879)
Du 16 mai au 14 juin (10 représentations à l'opéra Bastille)

Direction musicale Edward Gardner, Mise en scène Willy Decker
Elena Zaremba, Anna Netrebko, Sonya Yoncheva, Varduhi Abrahamyan, Hanna Schwarz, Peter Mattei, Pavel Cernoch, Arseny Yakovlev, Alexander Tsymbalyuk, Raúl Giménez, Vadim Artamonov

 

Rigoletto (Giuseppe Verdi - 1851)
Du 27 mai au 27 juin (11 représentations à l'opéra Bastille)

Direction musicale Daniele Rustoni, Mise en scène Claus Guth
Vittorio Grigolo, Željko Lučić, Nadine Sierra, Kwangchul Youn, Elena Maximova, Marie Gautrot, Robert Pomakov, Christophe Gay, Julien Dran, Mikhail Timoshenko, Joanna Jakubas

La Fille de Neige - Snegourotchka - nouvelle production

La Fille de Neige - Snegourotchka - nouvelle production

Version de Concert

 

Béatrice et Bénédict (Hector Berlioz - 1862)
Le 24 janvier (1 représentation à l'opéra Garnier)

Direction musicale Philippe Jordan
François Lis, Florian Sempey, Sabine Devieilhe, Stéphanie d'Oustrac, Aude Extrémo, Laurent Naouri

Dans la continuité du cycle Berlioz, qui se poursuivra les prochaines saisons avec 'Benvenuto Cellini' et 'Les Troyens', ‘Béatrice et Bénédict’ sera joué un seul soir, à Garnier, avec une distribution essentiellement française.


A L’amphithéâtre Bastille

 

Owen Wingrave (Benjamin Britten - 1971)
Du 19 au 28 novembre (5 représentations à l'amphithéâtre Bastille)
Direction musicale Stephen Higgins, Mise en scène Tom Creed
Artistes de l’Académie de l’Opéra national de Paris

En pleine guerre du Vietnam, Benjamin Britten aborde un sujet difficile et controversé, miroir de ses propres convictions. Le pacifisme est-il un acte de lâcheté ou une volonté de sortir de l'engrenage de la guerre afin d'accéder à un monde où règne la paix?

 

Les Fêtes d’Hébé ou Les Talens liriques (Jean-Philippe Rameau - 1739)
Du 22 au 25 mars (3 représentations à l'amphithéâtre Bastille)

Direction musicale Jonathan Williams, Mise en scène Thomas Lebrun
Artistes de l’Académie de l’Opéra national de Paris
Coproduction avec le Centre de musique baroque de Versailles
En partenariat avec le Royal College of Music, London

Le Prologue met en scène Hébé, déesse de la jeunesse, harcelée par les Plaisirs et obligée de fuir l'Olympe pour trouver son salut dans les bras de l'Amour.

Détail d'architecture du salon Opera du Grand Hotel

Détail d'architecture du salon Opera du Grand Hotel

Première impression sur cette saison 2016/2017

 

Avec 7 ouvrages programmés, la langue française est nettement plus représentée qu'à l'accoutumée (généralement 4 ou 5 ouvrages), et le répertoire slave devrait faire l'évènement à deux reprises, d’abord avec la nouvelle production de 'La Fille de neige’ – œuvre d’un compositeur, Nikolai Rimski Korsakov, absent depuis plus de 40 ans de l’Opéra de Paris -, puis avec la reprise d’'Eugène Onéguine' avec Anna Netrebko et Peter Mattei.

Tous les ouvrages, y compris les reprises, ont leur intérêt par le choix des interprètes, qu’ils soient des stars aguerries ou bien des artistes en plein envol.

11 nouvelles productions dont 1 création mondiale, 'Trompe-la-Mort', 1 opéra baroque quasiment injoué, 'Eliogabalo', près de 190 représentations, de nouveaux metteurs en scène, Guy Cassiers, Mario Martone, Anne Teresa De Keersmaeker, mais aussi Thomas Jolly et Guillaume Gallienne, un équilibre entre le répertoire classique/baroque et le répertoire du XX/XXIème siècle, l'abondance de propositions fait tourner la tête.

4 de ces nouvelles productions, 'La Cenerentola', 'Cosi fan Tutte', 'Carmen', 'Cavalleria Rusticana', viendront par ailleurs remplacer les anciennes productions présentées par Nicolas Joel.

Paul Hindemith, qui a été servi par deux très belles productions, 'Cardillac' et 'Mathis der Maler' , grâce à Gerard Mortier et Nicolas Joel, continue également sa progression au répertoire avec 'Sancta Susanna'.

Quant à Benjamin Britten, joué qu'une seule fois au cours des 13 années précédentes, il entame un retour à l'Opéra de Paris avec 'Owen Wingrave', à l'amphithéâtre Bastille, qui se poursuivra la saison d'après avec une nouvelle production de 'Billy Budd' par Deborah Warner.

Dmitri Tcherniakov - metteur en scène de La Fille de Neige - Snegourotchka

Dmitri Tcherniakov - metteur en scène de La Fille de Neige - Snegourotchka

Enfin, la nouvelle production de 'Lohengrin', en provenance de la Scala, est naturellement très attendue, non seulement parce qu'elle va remplacer l'ancienne production déclassée de Robert Carsen, non seulement pour la présence de Jonas Kaufmann, mais aussi pour les débuts à l'Opéra National de Paris de la soprano allemande Evelyn Herlitzius.

Cependant, les opéras interprétés par Jonas Kaufmann, qui revient deux fois cette saison, ou par Anna Netrebko seront majorés de 20% dès la catégorie 8 (35 euros).

En contrepartie, la direction a revu le plan de salle à Bastille - voir l'article sur le prix des places à l'ONP pour 2016/2017 - afin d'augmenter sensiblement le contingent de places à moins de 60 euros, ce qui donne, de la part de l'Opéra de Paris, une image de résistance aux contraintes économiques et une détermination que l’on arrive à peine à croire.

On rêverait juste de voir cesser les petites campagnes parisiennes qui tentent de gêner le mouvement de la direction pour rénover son fonctionnement et offrir le plus de propositions possibles.

Car jamais une équipe dirigeante n’aura donné une telle impression d’intelligence et de force dans son approche d'ensemble, valorisée par un contexte très contraignant. Son seul défaut est de trop miser sur la volonté de comprendre de ses observateurs et détracteurs.

 

Il est possible de revoir sur Medici.tv la vidéo de présentation aux abonnés au Palais Garnier.

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Publié le 7 Février 2016

Mithridate, entre amours et trahison.
Présentation au Théâtre des Champs Elysées, le 03 février 2016
Une heure avec …

Clément Hervieu-Léger
    de la Comédie-Française
Emmanuelle Haïm
    Chef d’orchestre
Et Mariam Chapeau
    Conférencière des musées nationaux à la RMNGP

Mithridate, entre amours et trahison - Présentation Théâtre des Champs Elysées

Afin d’illustrer les sources qui ont inspiré l’équipe artistique de la nouvelle production de ‘Mithridate, re di Ponto’, Clément Hervieu-Léger, le metteur en scène, Emmanuelle Haïm, la Chef d’orchestre et Mariam Chapeau, conférencière des musées nationaux, proposent de présenter 10 tableaux en rapport avec l’esthétique et les sentiments de l’œuvre.

Chacun de ces tableaux est ainsi projeté sur le grand écran de scène, face au public du Théâtre des Champs Elysées.
 

1.    Une reine devant un roi, tenant un crâne – Luca Penni (1500-1556)

Mariam Chapeau : Ce peintre est un artiste qui introduit en France la Renaissance italienne, une architecture antiquisante, une dentelle particulièrement gracieuse et élégante, des figures qui sont sinueuses aux proportions allongées.

Cette scène nous a inspiré par le thème de la justice d’Othon, qui évoque le Pouvoir, l’Amour, la Justice et surtout la volonté de Vérité. Le personnage féminin tend un crâne qui semble troubler le souverain, le tableau est réalisé dans des couleurs assez caractéristiques de l’école de Fontainebleau, des teintes roses, orangées, complétées par la chaleur des rouges royaux.

C’est une mise en scène très architecturale, valorisant l’architecture antique, les colonnes corinthiennes, permettant aux différents personnages d’être organisés de façon savante sur ce tableau.

Clément Hervieu-Léger : ‘Mithridate’ est cette œuvre d’un jeune Mozart de 14 ans, auquel le Théâtre de Milan a confié un livret qui est inspiré d’une traduction italienne de l’œuvre de Racine, ‘Mithridate’.

La question est de savoir comment le XVIIIème siècle s’empare de la tragédie classique française, et de savoir comment se saisir du thème de l’Antiquité pour monter cet opéra aujourd’hui. Le risque est grand d’en rester au plaisir de la forme, alors qu’il s’agit de montrer que l’oeuvre peut nous toucher au cœur autant qu’au théâtre.

Emmanuelle Haïm : Pour un compositeur du XVIIIème siècle, le voyage en Italie est important car ce pays est un modèle pictural mais aussi un modèle musical et, de manière plus ample, un modèle culturel.

Mozart arrive avec son père en Italie en février 1770, et en quelques mois, il s’imprègne de ce style italien, et en particulier du modèle de l’opéra séria napolitain. On l’entend revisiter du Jommelli, et ce jeune adolescent devient capable de manier avec finesse la langue italienne qu’il ne connaissait pas avant ce voyage vers un pays si amoureux des arts.

Il espérait un poste, qu’il n’aura pas, malheureusement, mais obtient quelques commandes qui vont lui permettre d’aborder la tragédie, et de montrer sa subtile compréhension du sentiment amoureux dans cette pièce, ‘Mithridate’, où la vengeance et la justice sont aussi de mise.

Clément Hervieu-Léger : Pour en revenir à ce premier tableau, la figure d’Othon est importante. On peut lui substituer celle de Mithridate qui est passionnante dans cet opéra, car la figure du pouvoir est aussi celle du père, père qui avait accompagné Mozart dans ce voyage en Italie. Leur relation nécessaire sera également difficile, conflictuelle et passionnée. Sans vouloir faire de psychanalyse facile, on peut en effet être frappé par le fait qu’un jeune homme de quatorze ans écrive, comme première grande œuvre sérieuse, une histoire entre un père et son fils.

 

2.       Anne de Clèves – Hans Holbein dit « Le Jeune » (1497-1543)

Mithridate, entre amours et trahison - Présentation Théâtre des Champs Elysées

Mariam Chapeau : Ce portrait de la Princesse de Clèves, quatrième épouse d’Henri VIII Tudor, est un tableau de petit format que l’on peut découvrir dans les petits cabinets de peinture allemande au musée du Louvre.

Hans Holbein est un artiste germanique, né à Augsburg, qui sillonne l’Europe, se rend à Bâle, y rencontre Erasme, séjourne en France, passe à plusieurs reprises en Angleterre et finit par devenir le portraitiste officiel de la cour d’Angleterre. Il a connu, lors de ses voyages, de grands esprits humanistes. Il a également pu constater l’évolution des Guerres de religions.

Ce tableau a été commandé en 1539. Il est envoyé en mission à la cour de Clèves, en Rhénanie, afin d’exécuter les portraits des deux sœurs du Duc Guillaume, Prince germanique, protestant réformé. L’idée vient de Cromwell, qui envisage une alliance avec les réformés, pour pouvoir contrer les très catholiques rois de France et d’Espagne.

Le peintre a pour mission de faire le portrait le plus magnifique possible de la Princesse, ce qui explique cette raideur, cet axe symétrique qui découperait ce visage au centre de ses deux yeux, du nez, de la bouche, de la croix, des mains et de la boucle de la ceinture.

Ce peintre réussit à rendre la soie de sa robe somptueuse, et cette tenue vestimentaire qui n’est pas sa tenue de mariée va effectivement séduire Henri VIII. Il va l’épouser, mais à son arrivée à la cour de Londres, il va être quelque peu déçu par sa grandeur, par cette tenue vestimentaire qu’il qualifiera de ‘Jument des Flandres’.

Il exécute le contrat, mais fait annuler ce mariage six mois plus tard, au motif qu’il éprouve du dégoût pour cette femme, dont il se souvient, tout à coup, qu’elle est déjà fiancée, et, enfin, que les tensions qui l’opposaient à la France et à l’Espagne s’étant un peu apaisées, ce sacrifice ne lui semble plus nécessaire.

Clément Hervieu-Léger : Et on retrouve, dans ‘Mithridate’, ce thème des princesses de sang, qui étaient devenues à la fois objets de désir et objets d’enjeux politiques majeurs, avec les personnages d’Aspasie, promise à Mithridate, et d’Ismène, promise à Farnace, allié aux Parthes, qui devient ainsi en mesure de défier Rome.

Ce tableau est donc particulièrement juste, et permet d’évoquer l’importance de se parer ou de retirer des bijoux en scène, acte fort, car on se demande alors si le costume est un carcan ou un objet de séduction.

Nous avons donc repris des éléments de cette iconographie, tout en s’en éloignant. Et comme dans cette production nous avons la très grande chance d’avoir Patricia Petibon qui chante Aspasie, et Sabine Devieilhe qui chante Ismène, nous avons deux grandes interprètes de personnages forts.

Le personnage d’Ismène, si l’on s’en tient simplement à ce qui est écrit, est un peu le personnage raisonnable puisque c’est elle qui va ramener Mithridate à la raison en lui conseillant le pardon. Elle peut, du coup, être un personnage en demi-teinte si on ne lui apporte pas une attention particulière.

Quand on a la chance d’avoir une interprète comme Sabine Devieilhe, on ne se pose plus la question de la demi-teinte, et l’on a envie de faire un autre personnage qu’une fille bien rangée.

Mithridate, entre amours et trahison - Présentation Théâtre des Champs Elysées

Emmanuelle Haïm : Chaque personnage a en effet des moments beaux et touchants, tel Mithridate qui, dans son air d’arrivée, va nous chanter sa défaite militaire mais pas sa défaite morale. Et pour ces personnages féminins, Mozart a composé une musique extrêmement variée, qui va nous montrer, dans le cas d’Aspasie, le poids de l’amour de ces hommes envers elle, mais aussi la douleur de l’aveu envers Sifare, un air incroyablement douloureux de tourments.

Certains personnages vont également être chantés par des femmes. Myrto Papatanasiu interprète ainsi Sifare, qui était à l’époque chanté par un castrat, et dont la tessiture était très aigüe. On a donc choisi un contre-ténor pour être un des frères, Christophe Dumaux, et, pour incarner l’autre frère, une soprano à la couleur très sombre. Et c’est une chance d’avoir toute une gamme de couleurs possibles sous ce nom-là.

Clément Hervieu-Léger : Evidemment, Emmanuelle vient de dire quelque chose de magnifique, la difficulté pour Aspasie est d’être trop aimée, d’être amenée à être épousée, et d’être soudainement rejetée.

On parle toujours de la musique racinienne pour dire que l’agencement des mots donne une musique qui nous raconte quelque chose au-delà des mots. Mozart, lui, nous fait entendre directement cette musique, l’état de l’âme, le cœur qui bat.

On peut alors soit décider de voir cette œuvre comme une succession d’airs, soit décider d’en faire du théâtre, et c’est ce que nous avons choisi de faire avec Emmanuelle.
Nous avons alors demandé à des comédiens de rejoindre l’équipe, de façon à jouer des rôles de confidents auxquels les airs s’adressent.

3.       L’Enlèvement des Sabines – Nicolas Poussin (1594-1665)

Mariam Chapeau : Ce tableau de grand format, réalisé en Italie par un artiste considéré comme une pierre angulaire de la peinture française, est inspiré de l’Antiquité, et est un symbole de la folie guerrière.

Poussin est un artiste qui travaille de façon très organisée. Vous avez la présence de Romulus, à gauche, vêtu de rouge, couleur royale, qui fait un geste qui déclenche un chaos inouï mais mesuré, puisque l’enlèvement des Sabines s’organise selon une triangulaire très précise.

Sur votre droite, un premier Romain s’empare d’une Sabine, sur un autre premier plan, à gauche, un autre Romain soulève une Sabine, et un troisième couple nous révèle l’enlèvement de la Sabine.

En réalité, cette démonstration évoque l’idée d’action et la maîtrise absolue de cette peinture, tenue par une architecture précise et classique, avec en arrière-plan, un temple dorique monumental pour évoquer l’autorité de Romulus.

Au centre, une organisation de mise en perspective apporte à cette peinture une forme de respiration, ce qui permet à Poussin de montrer son intérêt pour la théorie des modes, musicale et architecturale, qui fonde l’harmonie de cette peinture.

On a pu ainsi découvrir, sous la couche picturale la présence de petits trous laissant apparaitre une organisation spatiale anticipée avant l’installation des figures.

Clément Hervieu-Léger : Dans mon travail de metteur en scène, je suis sensible à l’engagement des corps, et à la façon dont ces corps peuvent raconter sur un plateau des sentiments, des attirances ou des rejets.

Ainsi, on peut voir sur ce tableau que le fait de regarder dans une direction à l’inverse de l’endroit vers lequel on courre, est une manière très efficace de donner de la distance sur scène.

Tout est là, et je trouve que ce tableau est fascinant par la manière dont les corps se contrarient ou bien se fondent. Evidemment, je sais à quel point on peut me taxer de ‘Classicisme’, mais si la manière d’être classique est de s’attacher à construire l’image, alors je veux bien être ‘Classique’.

Mariam Chapeau : Je rajouterais enfin que Poussin n’est pas un artiste séducteur. C’est un artiste qui demande un effort, un effort de concentration sur sa peinture.

Emmanuelle Haïm : La forme est effectivement très rigoureuse, car lorsque l’on aborde l’Opéra Seria, on a des arias avec da capo, c'est-à-dire des airs en trois parties, l’une reprenant la première. Et, en principe, cette dernière partie est variée par l’interprète lui-même qui connait cet art de l’ornementation, et qui doit le faire avec goût, bonne mesure et discrétion.

Mozart va sortir malgré tout de ce modèle un peu trop académique, et il va sans-cesse changer les proportions.

Il ne va proposer qu’une seule fois la proportion régulière de l’air, mais va avoir, par moment, un A très développé, un B minuscule, l’esquisse d’une deuxième idée, et reprendre la première idée mais, cette fois, en voyageant.

 

4.       Vue d’intérieur, ou les Pantoufles – Samuel van Hoogstraten (1627-1678)

Mariam Chapeau : Le peintre à l’origine du tableau suivant est passé brièvement par l’atelier de Rembrandt, historien d’art, passionné d’optique et de perspective, qui semble, ici, ne rien raconter. Et l’on se demande pourquoi cette multitude de portes, de chambranles, de sols carrelés qui changent de couleurs, et qui vous invitent à aller vers une dernière salle, qui est la salle de l’intimité.

Le sujet pourrait être, justement, l’absence de sujet. L’oeuvre met en scène les attributs d’une femme que nous ne voyons pas, son balais, son torchon, symboles de propreté, une paire de pantoufles, abandonnée négligemment, puis un jeu de clés que tient, normalement, une hollandaise du XVIIème siècle, de bonne tenue, fièrement à sa ceinture.

Et l’on distingue, au fond de la salle, une bougie, un peu tordue, qui est éteinte et laisse imaginer des cachoteries.

Finalement, un tableau représente une jeune femme se faisant disputée par son père.

La peinture s’interroge ainsi sur le comportement de cette femme.

L’artiste travaille sur des passages d’ombres et de lumières, utilise une gamme chromatique qui contribue à donner une atmosphère de murmures et de silences, une envie de chuchoter.

Clément Hervieu-Léger : La grande différence entre la tragédie classique et celle de Mozart est celle du lieu. On se demande comment on va passer des jardins suspendus à la tente d’Ismène, quel lieu unique permettrait de faire ce voyage si mobile ?

Un théâtre ne pourrait-il pas être ce lieu d’action tragique, au moment où Mozart découvre cette théâtralité ?
Il m’a paru alors évident qu’un lieu unique, donnant toute sa place à la lumière, permet toute l’expression du tragique.

Emmanuelle Haïm : Quand on rencontre ensuite le metteur en scène, on a la merveilleuse surprise de découvrir tout cet imaginaire, on échange, on parle de l’œuvre, on lit la pièce avec l’honneur de la partager avec un comédien de la Comédie-Française, et l’on a ensuite le sentiment que mêmes les chanteurs de notre production ressentent très fortement le tragique de cette histoire.

Le metteur en scène les guide, donne l’exemple, mais leur laisse une liberté, ce qui nous permet, même à moi, de nous sentir en osmose avec le spectacle.

Clément Hervieu-Léger : On a la chance d’avoir un distribution idéale avec des chanteurs qui sont également des acteurs. Il n’est pas difficile de les faire bouger, mais il faut aussi être conscient de ce que la technique vocale demande, et qu’il est compliqué de demander à une chanteuse de se mettre la tête à l’envers, marcher sur les mains, tout en chantant sa cadence.

Cela fait partie intégrante du travail du metteur en scène d’opéra que d’être à l’écoute de la difficulté à chanter de tels airs.


5.       La mort de Didon – Pierre-Paul Rubens (1577-1640)

Mariam Chapeau : C’est une œuvre bouleversante qui évoque la détresse, la douleur sans pudeur.
Didon est une femme qui a été séduite par Enée, puis abandonnée par lui car sa destinée n’est pas Carthage mais Rome.

Didon tente de tromper son monde en réunissant tous les souvenirs de cet amour passé.
Elle les a disposés tout autour d’elle, le manteau rouge, l’épée qu’il lui a offert, et elle a commencé à entamer un bucher à ses pieds.

Rubens, grand peintre flamand, spécialiste des émotions, nous offre ce corps en totale détresse, grandeur nature, la femme est assise, totalement nue, éplorée, une larme coule sur sa joue droite.

Cette dernière énergie qu’elle met à presser le glaive dans sa poitrine nous annonce aussi qu’un corps instable va s’effondrer. Il y a donc une forme d’impudeur dans la douleur qui ne se préoccupe pas de notre regard.

Clément Hervieu-Léger : Au moment où Aspasie décide de se suicider, on rejoint ces grandes héroïnes féminines majeures dans ce grand répertoire théâtral ou opératique, et c’est pour cela que l’on a eu envie d’évoquer Didon.

 

6.       Anne de Boleyn condamnée à mort – Pierre-Nolasque Bergeret (1782-1814)

Mariam Chapeau : Ce tableau appartient au XIXème siècle romantique qui aime revisiter l’histoire par la petite porte.
Ce tableau est présenté par Bergeret au Salon de 1814, le premier salon de la Restauration. On aime renouer avec les sujets monarchiques, parce que c’est le sens de la mode. C’est un moment très théâtral, un tableau de petite dimension qui correspond au goût de la peinture dite ‘Troubadour’, où l’on s’intéresse au genre des petits peintres hollandais, un travail de facture très minutieusement détaillée.

Anne de Boleyn attend son exécution, sujet plein de théâtralité avec lequel l’artiste cherche à nous émouvoir.

Clément Hervieu-Léger : Là encore on rejoint l’œuvre de Mithridate, puisqu’Aspasie se suicide et a été condamnée à mort. ‘

Emmanuelle Haïm : 'Pallid’ombre’, que chante Aspasie au moment de se donner la mort, demande aux ombres heureuses des Champs-Elysées de l’accueillir avec bienveillance.
Mozart écrit, à ce moment-là, un air où les dissonances qu’il crée avec la voix sont très apaisantes, où Aspasie chante des notes qui vont contre les grandes tenues de hautbois, et qui sont douloureuses comme des pointes d’épingles que l’on enfoncerait.

Il y a donc une dualité d’une plénitude, d’une grande douceur, et des tourments extrêmement forts, que Patricia Petitbon chante sublimement.
Je n’arrive pas à croire que Mozart avait quatorze ans lorsqu’il a composé cet air.

Et ce qui est magnifique dans cet air ‘da capo’, est que l’on commence avec un récitatif accompagné, que l’orchestre y répond comme un personnage théâtral lui aussi, ponctue, amplifie, contredit ou colore ce que dit le personnage, et subrepticement, on rentre dans cet air, un océan tranquille en mi bémol majeur, que l’on quitte violemment au moment où l’héroïne se saisit du poison.

 

7.       Le grand prêtre Corésus se sacrifie pour sauver Callirhoé – Jean-Honoré Fragonard (1732-1806)

Mariam Chapeau : Ce tableau, présenté au Salon de 1769, est le plus grand tableau dans la carrière de Fragonard. Il est salué comme le renouvellement de la peinture française.
Nous sommes à l’époque du règne de Louis XV, du règne de Boucher en peinture, où l’Académie considère que la peinture s’est un peu fourvoyée dans les thèmes mythologiques.

C’est donc le retour au grand genre, à une peinture que l’on qualifiera plus tard de ‘néobaroque’.
Fragonard rétablit l’Antiquité, l’histoire d’un sacrifice féminin destiné à conjurer la peste qui ravage Athènes.

Quand Corésus, secrètement amoureux de Callirhoé, s’apprête à commettre son acte, il tourne le glaive vers sa propre poitrine pour la sauver, et elle s’effondre.

Cette peinture, très théâtrale par les mouvements et par l’usage de nuées et d’allégories dans le ciel, est équilibrée par cette architecture monumentale qui signifie que l’on revient vers les sujets sérieux.

Clément Hervieu-Léger/Emmanuelle Haïm : Ce tableau date de la composition même de Mithridate, et pose la question du grand genre, celle du genre sérieux qui se pose à Mozart. Comme Fragonard, il a dû passer par ce genre sérieux pour être reconnu. Mithridate est la première grande commande pour le compositeur autrichien, et la question de savoir si la Tragédie vaut mieux que la Comédie est un débat qui va tellement bien concerner Mozart, que l’on aura à la fin de sa vie ‘La Clémence de Titus’ en passant par ‘Idoménée’, œuvres d’un genre qu’il aura pourtant dépassé.

 

8.       La Malédiction paternelle (Le Fils ingrat – Le Fils puni) – Jean-Baptiste Greuze (1725-1805)

Mariam Chapeau : Ces deux tableaux de la maturité de Jean-Baptiste Greuze sont à envisager comme des dépendants qui présentent la malédiction paternelle. Le thème biblique, ici, est celui de l’enfant prodigue qui s’apprête à quitter la demeure familiale. C’est une mise en scène très théâtrale, d’un artiste qui va finalement se situer entre deux genres, celui de la scène d’agrément, et celui de la scène d’Histoire.

Il propose deux peintures qui ont une composition en frise, dans laquelle la gestuelle, l’organisation des bras, des figures, des personnages créent une véritable dynamique. On est plus proche des drames populaires, et il suscite l’émotion chez le spectateur par un certain nombre de diagonales, d’obliques, qui sont composées par les bras des hommes.

Il oppose le rapport entre les hommes en colère et les femmes qui tentent de calmer les choses, tel que c’est conçu dans la pensée populaire, et dans la partie droite se tient l’enrôleur, le militaire qui est en train d’arracher un fils utile à une famille.

Dans la seconde version, le fils revient à la maison, les gestes et les bras se sont apaisés, les nombreuses obliques répondent cette fois à une organisation horizontale. Au premier plan trainent des objets qui appartiennent à l’environnement quotidien, et cette fois-ci, cette horizontalité résonne avec le fils éploré, puisque le père est mort.

Clément Hervieu-Léger : Ce peintre illustre parfaitement le passage de la tragédie au drame, y compris dans le mode de jeu, et dans le naturalisme vers lequel le jeu du comédien passe sous l’influence du théâtre italien qui considère que les acteurs ont un corps en scène. Par ailleurs, la question du schisme est centrale dans ‘Mithridate’, où l’on a un peu tendance à penser qu’il y a un fils bon et un mauvais fils.

C’est en fait plus complexe que cela chez Mozart, et le dernier air de Farnace, qui devait être le mauvais fils mais, finalement, a décidé de regagner la confiance de son père, est d’une beauté incroyable.

Enfin, le tableau du ’Fils puni’ met en scène la mort du père, ce par quoi s’achève ‘Mithridate’, et illustre comment raconter la mort, une question centrale au théâtre.

 

9.       L'empereur Sévère reproche à Caracalla, son fils, d’avoir voulu l’assassiner – Jean-Baptiste Greuze (1725-1805)

Mariam Chapeau : Nous terminons avec une composition qui, dans la vie de Greuze, est un véritable mélodrame. L’artiste aspire absolument à être reconnu comme un peintre d’Histoire.
Il compose cette œuvre, inspirée de l’Antiquité, qui choisit un moment où Septime Sévère accuse son fils d’avoir voulu l’assassiner, et lui ordonne d’achever ce qu’il a projeté de faire.

Ce sujet horrible et l’organisation des corps va frapper les critiques de l’époque, la lourdeur de la main de Sévère, notamment, les comportements des personnages situés derrière d’Empereur qui chuchotent, et surtout, la posture de Caracalla lui-même qui ne semble pas du tout se repentir.

Le peintre cite l’Antiquité par le mobilier, l’architecture, et l’on va inlassablement reprocher à Greuze de ne pas avoir vu l’Antiquité réelle, une peinture trop moderne pour l’époque qui annonce l’Ere de Jacques-Louis David.

Mithridate, entre amours et trahison - Présentation Théâtre des Champs Elysées

Mithridate, re di Ponto
Wolfgang Amadeus Mozart

Emmanuelle Haïm direction
Clément Hervieu-Léger,
de la Comédie-Française mise en scène
Frédérique Plain dramaturgie
Eric Ruf décors
Caroline de Vivaise costumes
Bertrand Couderc lumières

Michael Spyres Mithridate
Patricia Petibon Aspasie
Myrtò Papatanasiu Xipharès
Christophe Dumaux Pharnace
Sabine Devieilhe Ismène
Cyrille Dubois Marzio
Jaël Azzaretti Arbate

Le Concert d’Astrée

5 représentations du 11 au 20 février 2016

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Publié le 6 Octobre 2015

Vendredi 02 octobre 2015, une rencontre était organisée au Théâtre Firmin Gémier / La piscine de Sceaux afin de se donner un temps de réflexion sur la question du rajeunissement du public de la musique classique.

Le débat, d’une durée de plus de deux heures, questions du public comprises, regroupait sept intervenants, chefs d’orchestres, représentants politiques, compositeur et musicien.

Antoine Pecqueur, musicien et journaliste (Mezzo, La Lettre du Musicien, Classica) est chroniqueur sur France Musique. Il est l’auteur d’un livre à paraître prochainement : "Les espaces de la musique, architecture des salles de concert et des opéras" (éditions Parenthèses).

Ce soir, après une brève présentation par Marc Jeancourt, Directeur du Théâtre de la Piscine, il assurait le rôle de modérateur et d’animateur de la rencontre avec :

John Harte, chief executive of Aurora Orchestra
Bernard Cavanna, compositeur et directeur du Conservatoire de Gennevilliers
Laurent Bayle, directeur général de la Cité de la musique et président de la Philharmonie de Paris
Stéphane Kutniak, responsable du pôle culture du Conseil Général des Hauts-de Seine
David Grimal, violoniste et directeur artistique des Dissonances, ensemble orchestral
Laurence Equilbey, directrice artistique et musicale, chef d'orchestre, directrice musicale d'Insula orchestra et d'accentus
Eric Denut, délégué à la Musique au Ministère de la Culture et de la Communication


Les échanges, hors questions du public, sont restitués quasi intégralement et aussi fidèlement que possible.

Antoine Pecqueur, musicien et journaliste

Antoine Pecqueur, musicien et journaliste

La loi de finance 2016 prévoit une hausse du budget de la culture. Va-t-elle toucher la musique, et comment va-t-elle se traduire ?

ERIC DENUT : Le budget de la Culture et de la Communication est en hausse de 2,7% et de 1% à périmètre égal, et la Musique, au sein du Grand Tout de la Création qui pèse 700 millions d’euros, directement mobilisés au service des créateurs et de leurs initiatives, va recevoir 15 millions d’euros, l’équivalent du budget d’un théâtre en région, consacrés à des initiatives quasiment entrepreneuriales qui ne s’inscrivent pas dans des institutions publiques.
Nous aurons des possibilités de résidences et d’associations, l’exemple très parlant est celui de la Philharmonie où nous avons cinq orchestres et ensembles résidents, ce qui leur permettra d’avoir une présence pérenne au cours de la programmation et de les accompagner dans leurs projets.
Nous allons développer le dispositif de compagnonnage, afin de suivre des artistes arrivés à maturité.
Et nous allons également accompagner des gestes artistiques assez forts, y compris ceux de la jeune génération.
Cela peut paraître abstrait, mais nous disposons dorénavant d’un effet de levier, sanctifié dans la loi afin de magnifier le tissu musical, et d’en rendre compte de façon responsable.
 
Il y a eu un moment où l’on a cru que les aides envers les conservatoires allaient être supprimées et, finalement, elles ont été maintenues, voir renforcées. Dans quelle mesure ces aides sont-elles importantes ?

BERNARD CAVANNA : Oui c’est bien entendu important. La semaine dernière, à Gennevilliers, nous avons pu signer un contrat républicain avec Fleur Pellerin, mais il vrai que depuis trente ans ces aides diminuent, et que tous les efforts pour l’apprentissage de la musique sont consentis par les villes et les municipalités. La ville de Gennevilliers vient ainsi de consacrer 14 millions d’euros pour l’agrandissement et la rénovation de son conservatoire.
Mais ce que nous aimons le plus est le soutien artistique et humain des Tutelles, et cela nous l’avons notamment dans le domaine de la création.
L’argent diminue, il faut donc user d’intelligence pour créer de nouvelles organisations et des coproductions.
 
Il y a une baisse des dotations de l’Etat envers les collectivités locales de 3,5 milliard d’euros cette année. Or, lorsque les régions aident, l’Etat suit généralement. Si l’on prend votre exemple, David Grimal, dont l’orchestre des Dissonances est basé à Dijon, pouvez-vous témoigner de l’importance de ce lien entre l’Etat et les collectivités, et nous dire ce que vous attendez en tant que musicien ?

DAVID GRIMAL : Nous sommes en effet bien implantés à l’Opéra de Dijon où nous n’avons aucun lien avec la collectivité qui soutient, et c’est légitime, l’orchestre de l’Opéra.
Nous dépendons donc plus de la volonté d’un homme, Laurent Joyeux, le directeur de l’Opéra, qui a cru en notre projet, et qui nous soutient dans nos actions envers les jeunes, à travers le développement d’ateliers notamment.
Mais nous sommes également en résidence au Volcan du Havre où, dans ce cas, nous avons signé une convention sur trois ans avec la ville qui soutient notre présence. Et nous avons ainsi d’autres endroits où nous sommes un peu en résidence sans avoir un véritable ancrage pour l’instant.
Cependant, nous attendons plutôt un développement européen, sur lequel nous travaillons, et cherchons à créer des résidences dans de grandes villes européennes afin de rentrer dans une offre légitime.

John Harte et sa traductrice, Bernard Cavanna, Laurent Bayle, Antoine Pecqueur, Stéphane Kutniak, David Grimal, Laurence Equilbey, Eric Denut.

John Harte et sa traductrice, Bernard Cavanna, Laurent Bayle, Antoine Pecqueur, Stéphane Kutniak, David Grimal, Laurence Equilbey, Eric Denut.

La question de l’architecture d’une salle contemporaine est aujourd’hui au cœur de la problématique du renouvellement du public. Vous vous trouvez, ici, dans un théâtre d’architecture contemporaine réalisé par Nicolas Michelin, qui a construit le nouveau bâtiment du Ministère de la Défense et rénové la Bibliothèque universitaire de Strasbourg,
Or, la question du lieu est primordiale, parfois bien avant le choix d’une œuvre ou de l’interprète, pour faire venir les gens qui recherchent un endroit où ils se sentent bien.
Face à cette problématique, qu’apporte une nouvelle salle de concert ?

LAURENT BAYLE : La question posée ainsi donne envie de répondre « pas grand-chose ! ».
Mais si l’on prend en considération la question de la relation des artistes au public, alors se pose plus largement la question de nouveaux modèles.
La salle de concert est un modèle principalement hérité du XIXème siècle, c'est-à-dire le passage à une époque industrielle et l’ouverture à un public issu de la bourgeoisie flamboyante.

Le concept du concert, rien que le concert, qui débute à 20h et finit à 23h, lui, n’a pas bougé. Tout au plus, certaines salles prennent en considération qu’il faut des salles de répétitions autour de la scène principale.

Il faut donc imaginer de nouvelles formes et des complexes qui permettent de nouveaux modes d’appropriation. On pense à la dimension éducative, on pense à la relation aux enfants, on pense à la pratique collective, en pensant à tout cela on pense « famille » au sens large du mot, et donc à la possibilité de créer en week-end des ateliers intergénérationnels.

On pense à l’articulation de ces ateliers qui peuvent préparer au concert, on pense à ce que peut donner des espaces d’expositions temporaires autour, on pense au numérique, on pense à tout un ensemble de fonctionnalités qui font qu’à partir du moment où vous avez réussi à contextualiser votre propos, vous pouvez commencer à parler du projet culturel.

Vous pouvez également aborder la problématique de l’acoustique de la salle en fonction de la confrontation ou de la superposition de différents modèles de concerts, avec amplification ou pas.

L’autre question est celle du contexte historique. Au XIXème siècle, les salles sont construites dans le centre-ville, et dans un certain nombre de villes, le centre-ville excentré – le quartier confortable. Si vous avez raté la mutation des années 1870, il devient difficile, dès 1920, de construire dans le centre. On construit alors là où se trouve le public supposé déjà acquis.

Partant de ce constat, si l'on fait l’analyse de certains publics du Théâtre des Champs Elysées ou du Théâtre du Châtelet, on constate effectivement son caractère homogène, et une structure de pyramide d’âge élevée, même lorsque vous tentez de faire des croisements de répertoire dans ce type de salle.

A la Philharmonie, nous avons choisi de créer un pôle de référence dans le Nord-Est de Paris, dans une zone géographique où vit une population plus mélangée, et où se côtoient des catégories sociales très diversifiées. On reste dans Paris, avec la faculté de dialoguer avec la métropole et la première couronne.

L’autre modèle choisi par le Conseil Général des Hauts-de Seine est de sortir de Paris Intra-Muros, et de s’implanter dans l’Ouest parisien là où se trouvent de grandes agglomérations.
 
Justement, un auditorium est en construction à l’Ile Seguin. Où en sont les travaux, et quand la cérémonie d’ouverture est-elle prévue ?

STÉPHANE KUTNIAK : Dans cet endroit très symbolique de l’Ouest parisien, qui a servi de lieu de villégiature et de plateforme industrielle aux portes de Paris, va s’ouvrir la Cité musicale de l’Ile Seguin qui sera un grand bâtiment dessiné par les architectes Shigeru Ban et Jean de Gastines et construit par Bouygues. Il comprendra un auditorium de 1100 places, et une grande salle pour les musiques actuelles, ainsi que des commerces.

Ce sera également un lieu de travail avec de nombreux espaces de répétitions, ce qui permettra à des artistes tels Laurence Equilbey et son orchestre Insula orchestra et la Maîtrise des Hauts-de Seine d’y trouver résidence.

 

Son modèle économique est aussi différent de celui de la Philharmonie car il s’agit d’un partenariat Public-Privé. En quoi consiste-t-il ?

STÉPHANE KUTNIAK : Dans ce type de partenariat, la puissance publique va pouvoir travailler en direct avec le partenaire privé, mais de façon très règlementée, afin d’affiner le projet. Le montage économique est différent d’un montage habituel où vous payez en une fois, car la durée du contrat est suffisamment longue pour permettre au partenaire privé d’être remboursé des avances qu’il doit réaliser.
L’autre originalité de ce montage est que l’exploitation artistique sera confiée à une société privée dont les actionnaires sont TF1 et Sodexho. On devrait annoncer une date d’ouverture vers avril 2016, logiquement un an avant la date d’ouverture officielle.

 

Privilégie-t-on au Ministère de la Culture ce type de partenariat Public-Privé ?

ERIC DENUT : La Philharmonie a souffert d’aléas d’ordre politique et non d’aléas dus au mode de financement ou au conducteur des travaux qui est le même que celui de la Cité musicale de l’Ile Seguin.
La Mairie de Paris contribue à moins de 5% de son budget pour la Culture, soit 5 fois moins que ne consacre une ville telle Toulouse, Bordeaux ou Lyon pour la construction de projets avec l’Etat.

LAURENT BAYLE : Le partenariat Public-Privé se justifie lorsqu’il y a un modèle économique derrière. Dans le cas de l’Ile Seguin, il y a une salle de 6000 places, et un auditorium de musique classique. Vous n’avez pas dans le monde, même aux Etats-Unis, un modèle de salle classique de cette taille qui arrive à tenir son équilibre financier.  Ici, un élément bénéficiaire peut couvrir partiellement un apport sur l’autre élément.

La particularité de la Philharmonie est que nous devons l’articuler avec la Cité de la Musique, et bien que nous essayons d’être dans un modèle le plus vertueux possible – quand la Cité de la Musique est née, 80% de son budget reposait sur la subvention et seulement 20% sur ses recettes propres-, les recettes propres équilibrent la subvention.

Deuxième point : dans notre modèle, l’architecte est indépendant. C’est le modèle de la puissance publique qui s’exerce dans les grands travaux. Dans le modèle du partenariat Public-Privé, l’architecte est directement choisi et articulé par l’entreprise, il y a donc une limitation de son rôle.

Bernard Cavanna, Laurent Bayle, Antoine Pecqueur

Bernard Cavanna, Laurent Bayle, Antoine Pecqueur

Comment voyez-vous, John Harte, votre situation en Angleterre par rapport au modèle de subventions en France, et cela vous donne-t-il envie de vous implanter ici ?

JOHN HARTE : En Grande Bretagne on parle beaucoup de rentabilité, même dans la Culture. Et dès que l’on souhaite investir dans ce secteur, il faut justifier des bénéfices à en tirer. Cela fait donc plaisir d’entendre un membre du gouvernement, ici, parler de la valeur inestimable de la Culture.

Maintenant, nous sommes dans une autre phase. Les baisses de subventions s’accélèrent surtout dans les régions, et dans certaines collectivités locales on a vu des réductions de plus de 50%.

Et alors que nous essayons de développer des relations entre Aurora Orchestra et ces structures régionales, nous nous rendons compte qu’elles n’ont plus les moyens de nous soutenir.

Le point positif est que nous sommes obligés d’être plus créatifs dans nos recherches de subventions.
Nos partenaires principaux à Londres sont situés à King Place, qui est un endroit qui ne dépend d’aucun financement public.

 

Nous avons ici la représentante d’un autre jeune orchestre qui va entrer en résidence à la Cité de la Musique de l’Ile Seguin. Comment voyez-vous, au XXIème siècle, Laurence, le défi que va rencontrer votre ensemble avec le public ?

LAURENCE EQUILBEY : A notre niveau nous essayons de développer tout un projet de transmission et d’éducation, de nouvelles propositions, comme faire participer des enfants aux répétitions, afin de donner de l’intérêt et du sens à notre démarche qui est essentielle.

DAVID GRIMAL : On peut également se rapprocher de la situation d’Aurora Orchestra à Londres. Les Dissonances est un jeune orchestre qui a grandi dans des conditions difficiles en France.

Le marché est saturé de tas de choses, si bien que nous devons trouver les pistes pour nous développer sans sacrifier pour autant l’objectif qui est de faire de la musique.

Il faut donc trouver les financements privés, cela fonctionne aussi ainsi en France, et les Dissonances, bien que subventionné à hauteur de 5% de leur budget, doit financer une bonne partir de son budget. Nous pouvons développer des actions culturelles, mais nous ne pouvons pas le faire à n’importe quel prix.

Mais l’essentiel reste de pouvoir donner de nous-mêmes sur scène. La Musique n’a pas besoin de devenir Justicier. Elle n’a pas besoin d’être vendue mais défendue comme il convient.

 

Mais vous-même ne réinventez-vous pas votre relation avec le public, puisque votre orchestre fonctionne sans chef ?

DAVID GRIMAL : C’est d’abord un travail qui permet de développer d’autres liens entre les musiciens, et les spectateurs peuvent assister aux échanges entre eux.

Lors du Festival d’Enescu, auquel nous avons participé à Bucarest il y a une quinzaine de jours, les Dissonances ont joué du Debussy alors que j’étais assis dans la salle. La circulation des énergies, des regards et des concentrations, amène effectivement une autre lecture de l’orchestre pour le public.

Il écoute d’une manière différente, ce qui n’est qu’une autre alternative de représentation.

Je pense qu’il y a une partie des mélomanes qui ne voit aucun intérêt à venir à un concert des Dissonances, dans la mesure où toute la fétichisation est faite autour de l’interprétation du chef.

Mais un public qui est peut-être intimidé par le rituel habituel va être curieux de découvrir une aventure musicale qui se décline d’une autre manière.

Pour en venir à la question des jeunes, je crois que l’éducation musicale ne doit pas se réaliser uniquement dans une salle de concert, mais doit s’appuyer sur une terre fertile, dans les écoles, dans les conservatoires. 

Nous créons des salles, des orchestres, mais nous ne nous rendons pas bien compte de ce dont nous disposons, d'un apport pour la Société, pour la Civilisation, et les décisions devraient être d’abord prises au niveau de l’Education Nationale avec une politique ambitieuse.

Et plein de jeunes musiciens sont prêts à y contribuer.

 

Vous sentez-vous un peu fétiche quand vous dirigez, Laurence ?

LAURENCE EQUILBEY : Un chef incarne et rassemble les énergies et les individualités, donc c’est irremplaçable (sourires) !

Pour revenir aux concerts de musique de chambre et les récitals, j’aimerais rappeler que leurs musiciens sont des gens qui souffrent beaucoup de la désaffection du public. Il y a ainsi de quoi s‘inquiéter que leurs concerts ne soient, un jour, plus joués, si les coupes budgétaires devenaient plus complexes et plus profondes.

Mais je pense que la musique classique a encore quelques belles années devant elle.

Et pour faire venir le public dans ces endroits où il peut se passer quelque chose, il ne faut pas négliger le travail sur les réseaux sociaux, le numérique, même si cela peut paraître superficiel, car cela ne l’est pas autant que l’on veut bien le dire, pour créer du lien, et aussi pour créer des formes artistico-pédagogiques, voir artistiques pures.

J’ai commandé, par exemple, un clip artistique auprès d’une agence de création graphique qui a créé un court-métrage sur Orphée arrivant aux Champs-Elysées. Ce clip a fait un triomphe sur le web, et, peut-être, a-t-il un peu capté ce futur public.

David Grimal, Laurence Equilbey, Eric Denut

David Grimal, Laurence Equilbey, Eric Denut

On sait que Fleur Pellerin et Najat Vallaud-Belkacem se sont rencontrées pour rapprocher la Culture et l’Education. Comment réagissez-vous par rapport à la place de la Musique dans l’enseignement?

ERIC DENUT : Nous avons aujourd’hui environ 55.000 établissements de l’Education Nationale dont 1 à 2% disposent d’un orchestre à l’école, soit un millier d’orchestres. Et nous avons également un établissement sur 5 qui dispose d’une chorale.

Je ne dis pas que c’est une grande réussite partout, mais c’est une grande réussite dans certains endroits, et nous avons là une possibilité d’apprentissage qui est majorée par rapport au passé.

Pour rassurer les citoyens et les contribuables, certes l’Etat s’est retiré en partie des conservatoires comme celui que dirige de main de maître Bernard Cavanna, mais ils ne représentent qu’une partie de l’enseignement musical. Car si 95% des Français ont fait un apprentissage dans ces institutions, ce qui représente environ 350.000 personnes, 5% continuent vers la professionnalisation.

Et là, l’Etat est bien présent avec un maillage de deux Grands Conservatoires d’Enseignement Supérieur, l’un créé à la Révolution Française, l’autre dans les années 70-80 à Lyon, et de 9 pôles d’Enseignement Supérieur.

45 millions d’euros sont alors dédiés à plusieurs milliers d’étudiants, et d’ailleurs, plusieurs intervenants présents autour de cette table sont diplômés de ces conservatoires qui sont une forme d’excellence pédagogique au niveau national, européen, et nous l’espérons, au niveau international.

 

Bernard Cavanna, comment voyez-vous votre rôle ? Former des amateurs, des mélomanes ?

BERNARD CAVANNA : Notre conservatoire, c’est 1200 élèves pour une ville d’à peine 35.000 habitants. Mais depuis les années 80, les médias se sont désolidarisés de la Musique Classique. Et le problème est d’arriver à faire sentir à un enfant, un adolescent ou un adulte, le besoin de comprendre à quel point être sensible aux modulations d’une interprétation musicale est important pour sa propre construction.

STÉPHANE KUTNIAK : Pour poursuivre sur ce sujet, c’est plutôt la question de l’accès à l’œuvre qui est aujourd’hui primordial. Je suis passé par un Conservatoire, mais j’en suis parti, et pourtant, il en reste que j’ai une pratique culturelle beaucoup plus élevée que nombres de nos concitoyens.

Pour réussir la rencontre avec une œuvre, le fait de savoir précisément ce que je vais écouter, de savoir pourquoi j’ai envie d’être spectateur, de savoir appréhender tout ce qui va me permettre de prendre du plaisir, ensemble, dans une salle, tout cela je le dois à ce bien public, qui, je le rappelle, provient de nos impôts.

Nous avons une responsabilité très forte sur ce savoir.

LAURENCE EQUILBEY : Pour élargir la réflexion, comment se fait-il également que la Télévision publique a à ce point démissionné, alors que jamais autant n’a été fait pour l’éducation musicale ?

 

Mais la Culture n’est plus forcément à la télévision, seulement sur le web. France Télévision lui dédie une plateforme pour cela, Culture Box.

LAURENCE EQUILBEY : C’est très bien pour les mélomanes, mais pas pour le jeune public. Il faut travailler le format, il faut être inventif.

DAVID GRIMAL : Petite remarque : depuis un an on parle de la fermeture d’un des deux orchestres de la Maison de la Radio, soit le Philharmonique de Radio France, soit l’Orchestre National de France. Pourquoi n’en confierions-nous pas un à France Télévision, avec un concert en semaine en prime-time (applaudissements) ?

ERIC DENUT : Il est vrai que l’on peut regretter l’absence de la musique savante sur les écrans de télévisions avant la tombée de la nuit, mais sans la puissance publique, il n’y aurait pas les grands sites de Culture Box et d’Arte Concert qui diffusent un nombre considérable de concerts et de spectacles.

LAURENT BAYLE : Et il ne peut pas y avoir d’orchestre à France Télévision car il n’y a pas de structure de management pour cela, ce qui ne permet pas de disposer d’une équipe performante.

Nous l’avons bien vu pendant la crise, le cœur du dispositif de Radio France pour sa survie face à la concurrence est pluraliste. Les chaines telles que France Musique ou les orchestres ne s’inscrivent pas dans la mission principale, et c’est pourquoi ils ont été menacés d’exclusion.

En région, le plan Landowski (1969) est en fait un demi-plan, car la moitié des orchestres ne sont pas de vrais orchestres symphoniques. Ils n’ont souvent pas les effectifs suffisants.

Concernant Radio France, il ne faut pas une réforme qui tue les musiciens, mais une réforme qui permette aux orchestres de rayonner.

John Harte (Aurora Orchestra) accompagné de sa traductrice

John Harte (Aurora Orchestra) accompagné de sa traductrice

Nous nous tournons maintenant vers John Harte dont l’orchestre Aurora Orchestra, qui n’a jamais joué en France, a décidé de jouer les grandes œuvres du répertoire sans pupitre et sans chef. Pourquoi cette idée ?

JOHN HARTE : On a décidé de jouer par cœur, sans partition, avec, pour chacun, son parcours défini dans l’espace. Il n’y a ainsi plus de barrière entre les musiciens et le public. Nous avons, à ce moment-là, une écoute qui est complètement différente.

LAURENCE EQUILBEY : Nous n’avons pas parlé du prix du billet. Il faut remercier la puissance publique de permettre de maintenir des tarifs pour le grand public, mais je dirais aussi que les plateaux sont très souvent fermés, très entre soi, très fermés notamment aux femmes, ce que le public ressent.

Et s’il ne se déplace pas, c’est aussi parce qu’il n’y a pas assez de lien avec ce qu’il se passe sur le plateau. Il faut donc savoir se remettre en question.

DAVID GRIMAL : Je trouve l’expérience d’Aurora Orchestra enthousiasmante, car l’on voit de jeunes professionnels qui ont envie de défendre cette manière de faire, l’étendard levé.

Mais il est illusoire, au regard de leur emploi du temps, de voir les musiciens des Dissonances faire la même chose.

L’apport musical est réel, car lorsque les musiciens se regardent, l’oeuvre surgit par elle-même. C’est très réjouissant.

LAURENT BAYLE : La force est de ne pas reproduire l’existant et d’avoir une diversité de situations. Mais d’autres situations ont été explorées quand, par exemple, des groupes de musiciens ont été disséminés dans le public, ou bien quand le lieu de concert a été déplacé et que le public s'est trouvé assis parterre.

Il faut cependant avoir conscience du danger que représente le par cœur, car c’est un obstacle au renouvellement de l’expérience.

Certains solistes veulent se réapproprier la partition, et la remettre sous leurs yeux pour se remettre en difficulté.

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Publié le 26 Août 2015

Dorothée Daffy - récitante dans EsotErik, l'alchimiste du son

Dorothée Daffy - récitante dans EsotErik, l'alchimiste du son

A une époque où la technique détruit la nature et l’âme humaine en en bridant rêve, sentiment et créativité, la troupe des Cassandres réunit des artistiques du monde musical et théâtral afin de faire connaître, dans les lieux où vivent des communautés humaines, de nouvelles formes de spectacles alliant Art Lyrique, mises en scène vivantes et théâtrales et regard audacieux sur la manière de partager cette passion avec le public.

Leurs représentations s’adressent à celles et ceux qui veulent être surpris autant par des numéros imaginatifs que par la passion extravertie du chant lyrique, et découvrir également à quel point l’Opéra et sa musique parlent de l’humain dans tous ses états d’âme.
 

La présente section regroupe les comptes rendus de spectacles chroniqués sur ce site, ainsi que quelques articles de presse.

Voir également le site des Cassandres : Les Cassandres » Compagnie de théâtre lyrique

 

 

Carrières sur Seine  27/11/2016 Les Nuisibles

Représentation du 27 novembre 2016 - Carrières-sur-Seine La Grange Aux Dîmes
Avec Julie Traouën (Piano), Elizabeth Baz (Soprano), Dorothée Daffy (Récitante
)

Dorothée Daffy (Récitante)

Dorothée Daffy (Récitante)

Arcueil 17/06/2016 Esoterik Satie

Représentation du 17 juin 2016 - Arcueil Espace Jean Vilar
Avec
Julie Traouën (Piano), Dorothée Daffy (Récitante), Emmanuel Gendre (Baryton)

Dorothée Daffy (Récitante)

Dorothée Daffy (Récitante)

Les Cassandres à la Maison des réfugiés 21/09/2015

Avec Clotilde Lacroix (Violoncelle), Sven Riondet (Accordéon), Marie Soubestre (Soprano)
Mise en espace Dorothée Daffy

Dorothée Daffy (mise en espace)

Dorothée Daffy (mise en espace)

Milhaud en fête      19/04/2015 Les Cassandres chantent Donizetti et Mozart

Avec Virginie Rodde (piano), Charlotte Schumann (Mezzo-soprano), Emmanuel Gendre (Baryton)
Mise en espace Dorothée Daffy - Assistant technique et président des Cassandres Florian Dintilhac

Virginie Rodde (Piano) Florian Dintilhac (Président des Cassandres)

Virginie Rodde (Piano) Florian Dintilhac (Président des Cassandres)

Carrières sur Seine  18/01/2015 EsotErik – L’Alchimiste du son

Représentation du 18 janvier 2015 _ Carrières-sur-Seine La Grange Aux Dîmes
Avec Maria Paz Santibanez Piano, Dorothée Daffy Récitante

Dorothée Daffy - Comédienne et metteur en scène

Dorothée Daffy - Comédienne et metteur en scène

Galerie Talmart      03/07/2014 Nous ne sommes que bouche

Variations sur « Une souris verte » pour cor anglais, soprano, comédienne et musique électroacoustique.
Représentation du 03 juillet 2014 - Galerie Talmart (Paris 4ème)
Avec Marie Soubestre (Soprano), Sylvain Devaux (Cor anglais), Dorothée Daffy (Voix)

Marie Soubestre (Soprano), Sylvain Devaux (Cor anglais), Dorothée Daffy (Voix)

Marie Soubestre (Soprano), Sylvain Devaux (Cor anglais), Dorothée Daffy (Voix)

Carrières-sur-Seine 08/06/2014 Récital chant et piano

Représentation du 08 juin 2014 - Carrières-sur-Seine La Grange Aux Dîmes
Avec Romain Louveau (Piano), Marie Soubestre (Soprano)

Marie Soubestre (Soprano)

Marie Soubestre (Soprano)

Et prochainement :

28 août 2016   « Les Nuisibles » nouvelle création à Villeneuve d’Aveyron, 18h.

27 novembre 2016   « Les Nuisibles »Reprise à la Grange aux Dîmes - Carrières sur Seine, 17h00

Et dans la presse :

Les Nuisibles : Première réussie pour "Les Cassandres"

«Les Cassandres» s'invitent la place de la fontaine

Ils créent un opéra place de la Fontaine - 23/08/2015

Le succès des Cassandres - La Dépêche du Midi

Le Moindre souffle» en spectacle - La Dépêche du Midi

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Publié le 11 Avril 2015

Présentation de la saison Lyrique 2015 / 2016 du Théâtre des Champs Elysées

Depuis le mercredi 08 avril, la sixième saison de Michel Franck à la direction du Théâtre des Champs Elysées est officiellement dévoilée devant un  public venu en nombre au théâtre en fin d’après-midi.

Cette saison comprend 6 nouvelles productions d’opéras en versions scéniques – dont l’un, l’Enfant et les sortilèges sera dédié en priorité aux enfants – jouées sur un total de 24 soirées, 17 opéras en versions de concert, chacun pour une unique soirée, 38 concerts symphoniques, 16 récitals vocaux, 24 concerts de musique de chambre, 22 concerts du dimanche matin et 9 ballets dansés sur 32 soirées.
Par ailleurs, 9 représentations supplémentaires de l’Enfant et les sortilèges seront interprétées en matinées pour un public exclusivement scolaire.

Raymond Soubie, président du théâtre, et Michel Franck ont ainsi introduit cette présentation en marquant leur contentement à l’ouverture de la Philharmonie et du nouvel auditorium de Radio France, qui rajoutent à eux deux, une fois déduits les sièges de la salle Pleyel, une capacité de 1500 places supplémentaires réservées à la musique classique dans la capitale.

Pourtant, le contour musical du théâtre n’en est en rien modifié, et il reste le seul établissement de Paris à pouvoir offrir une telle diversité de concerts lyriques, vocaux, orchestraux et chorégraphiques.

Et les travaux de rénovation du Théâtre du Châtelet et du Théâtre de la Ville prévus dès la saison prochaine devraient constituer une opportunité afin d'attirer une partie de leur public vers la programmation de l’avenue Montaigne.

Raymond Soubie et Michel Franck

Raymond Soubie et Michel Franck

Opéras en versions scéniques

Theodora (Georg Friedrich Haendel)
Du 10 au 20 octobre (5 représentations)

Direction musicale William Christie Mise en scène Stephen Langridge
Katherine Watson, Stéphanie d’Oustrac, Philippe Jaroussky, Kresimi Spicer, Callum Thorpe
Orchestre et Chœur Les Arts Florissants

Norma (Vincenzo Bellini)
Du 08 au 20 décembre (5 représentations)

Direction musicale Riccardo Frizza, Mise en scène Stéphane Braunschweig
Maria Agresta, Sonia Ganassi, Marco Berti, Riccardo Zanellato, Sophie van de Woestyne, Marc Larcher
Orchestre de chambre de Paris
Coproduction Opéra de Saint-Etienne, Staatstheater Nürnberg

Mithridate re di Ponto (Wolfgang Amadé Mozart)
Du 11 au 20 février (5 représentations)

Direction musicale Emmanuelle Haïm, Mise en scène Clément Hervieu-Léger
Michael Spyres, Patricia Petibon, Myrto Papatanasiu, Christophe Dumaux, Sabine Devieilhe, Cyrille Dubois, Jaël Azzaretti
Le Concert d’Astrée
Coproduction Opéra de Dijon

L’Enfant et les sortilèges (Maurice Ravel)
Le 19 et 30 mars (2 représentations tout public et 9 représentations pour les scolaires du 16 mars au 01 avril)

Direction musicale et mise en scène Gaël Darchen
Alix Le Saux et les Solistes de la Maîtrise des Hauts-de-Seine
Ensemble Instrumental des Hauts-de-Seine

Tristan et Isolde (Richard Wagner)
Du 12 au 24 mai (5 représentations)

Direction musicale Daniele Gatti, Mise en scène Pierre Audi
Torsten Kerl, Emily Magee, Steven Humes, Brett Polegato, Andrew Rees, Michelle DeYoung, Marc Larcher, Francis Dudziak
Orchestre National de France et Chœur de Radio France
Coproduction Radio France

L’Italienne à Alger (Gioachino Rossini)
Le 08 et 10 juin (2 représentations)

Direction musicale Jean-Claude Malgoire, Mise en scène Christian Schiaretti
Anna Reinhold, Artavazd Sargsyan, Domenico Balzani, Sergio Gallardo, Samantha Louis-Jean, Renaud Delaigue, Lidia Vinges
La Grande Ecurie et la Chambre du Roy
Ensemble Vocal de l‘Atelier Lyrique de Tourcoing
Coréalisation Atelier Lyrique de Tourcoing

Maria Agresta

Maria Agresta

Opéras et oratorio en versions de concert

Le Freischütz (Carl Maria von Weber) le 14 septembre
Véronique Gens, Nikolai Schukoff, Christina Landshamer, Frank van Hove, Miljenko Turk, Franz-Josef Selig, Dimitry Ivashchenko
Thomas Hengelbrock direction, NDR Sinfonieorchester Hamburg, WDR Rundfunkchor Köln, NDR Chor Hamburg

L’Enlèvement au sérail (Wolfgang Amadé Mozart) le 21 septembre
Jane Archibald, Norman Reinhardt, Albert Pesendorfer, David Portillo, Rachele Gilmore, Tobias Moretti
Jérémie Rhorer  direction, Le Cercle de l’Harmonie, Chœur Aedes

Ariane à Naxos (Richard Strauss) le 12 octobre
Anja Harteros, Jonas Kaufmann, Brenda Rae, Alice Coote, Markus Eiche, Christian Rieger, Matthew Grills, Kevin Conners, Elliot Madore, Johannes Klama, Dean Power, Tareq Nazmi
Kirill Petrenko  direction , Bayerisches Staatsorchester

Messa di Gloria (Giacomo Puccini) le 15 octobre
Saimir Pirgu, Florian Sempey
Paolo Arrivabeni  direction, Orchestre National de France, Chœur de Radio France  direction Alberto Malazzi
En complément de programme Capriccio sinfonico (Puccini), Siegfried-Idyll (Wagner)

Zelmire (Gioachino Rossini) le 14 novembre
Patrizia Ciofi, John Osborn, Antonino Siragusa, Marianna Pizzolato, Michele Pertusi, Patrick Bolleire
Evelino Pidò  direction , Orchestre de l’Opéra de Lyon, Chœurs de l’Opéra de Lyon

Partenope (Georg Friedrich Haendel) le 13 janvier
Philippe Jaroussky, Karina Gauvin, John Mark Ainsley, Emöke Baráth
Riccardo Minasi  direction, Il Pomo d’Oro

Rinaldo (Georg Friedrich Haendel) le 10 février
Franco Fagioli, Sandrine Piau, Karina Gauvin, Daria Telyatnikova, Alex Esposito, Terry Wey
Riccardo Minasi  direction, Il Pomo d’Oro

Les Sept Dernières Paroles du Christ en croix (Joseph Haydn) le 16 mars
Sara Wegener, Maria-Henriette Reinhold, Robin Tritschler, David Soar
Philippe Herreweghe  direction, Orchestre des Champs-Elysées, Collegium Vocale Gent

Didon et Enée (Henry Purcell) le 20 mars à 11h (Concert du dimanche matin)
Véronique Gens, Nicolas Rivenq, Hasnaa Bennani, Aurore Bucher, Diana El Zein, Marie-Laure Coenjaerts, Denis Mignien, David Witczak
Jean-Claude Malgoire  direction, La Grande Ecurie et la Chambre du Roy

Passion selon Saint Jean (Jean-Sébastien Bach) le 23 mars
Ian Bostridge, Neal Davies, Julia Doyle, Iestyn Davies, Stuart Jackson, Roderick Williams
Stephen Layton  direction, Orchestra of the Age of Enlightenment, Chœur Polyphony

Persée (Jean-Baptiste Lully) le 06 avril
Mathias Vidal, Hélène Guilmette, Katherine Watson, Tassis Christoyannis, Jean Teitgen, Chantal Santon-Jeffery, Elodie Hache, Cyrille Dubois, Marie Kalinine
Hervé Niquet  direction, Le Concert Spirituel, Chœur du Concert Spirituel

Werther (Jules Massenet) le 09 avril
Juan Diego Flórez, Joyce DiDonato, Valentina Naforniţă, Marc Larcher, John Chest, Nicolas Rivenq, Luc Bertin Hugault
Jacques Lacombe  direction, Orchestre National de France, Maîtrise de Radio France

La Somnambule (Vincenzo Bellini) le 11 avril
Sabine Devieilhe, John Osborn, Rachel Kelly, Jennifer Michel, Nicola Ulivieri, Ugo Rabec
Christopher Franklin  direction, Orchestre de chambre de Paris, Chœur Les Cris de Paris

Magnificat (Jean-Sébastien Bach) le 13 avril
Hana Blažiková, Joanne Lunn, Robin Blaze, Colin Balzer, Dominik Wörner
Masaaki Suzuki  direction , Bach Collegium Japan
En première partie de programme, Bach  Ich hatte viel Bekümmernis, cantate BWV 21, Vergnügte Ruh, beliebte Seelenlust, cantate BWV 170

Oratorio pour la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ (Alessandro Scarlatti) le 22 avril
Philippe Jaroussky, Valer Sabadus, Sonia Prina
Patrick Cohën-Akenine direction et violon, Les Folies Françoises

Lucia di Lammermoor (Gaetano Donizetti) le 27 mai
Diana Damrau, Giorgio Berrugi, Gabriele Viviani, Nicolas Testé, Francesco Marsiglia, Daniela Valdenassi, Saverio Fiore
Gianandrea Noseda  direction, Orchestre du Teatro Regio Torino, Chœur du Teatro Regio Torino

Olympie (Gaspare Spontini) le 03 juin
Karina Gauvin, Kate Aldrich, Charles Castronovo, Josef Wagner, Patrick Bolleire
Jérémie Rhorer direction, Le Cercle de l’Harmonie, Vlaams Radio Koor

Stabat Mater (Giovanni Battista Pergolesi) le 27 juin
Sonya Yoncheva, Karine Deshayes
Ensemble Amarillis

Sonya Yoncheva

Sonya Yoncheva

Les Récitals vocaux

Bejun Mehta (Vivaldi, Haendel, Veracini, Albinoni, Geminiani) le 09 octobre
Patricia Petibon – Nahuel di Pierro (Haendel, Purcell) le 17 octobre
Jonas Kaufmann (Puccini) le 29 octobre
N. Dessay, K. Deshayes, R. Raimondi, N. Radulovic… (Hommage à Solenn) le 09 décembre
Stacey Kent (Concert Jazz) le 12 décembre
Natalie Dessay, Laurent Naouri (Carte blanche) le 13 décembre
Andreas Scholl (Bach) le 18 décembre
Olga Peretyatko (Rossini) le 11 janvier
Alexander Vinogradov (Gounod, Berlioz, Bizet, Poulenc) le 12 janvier
Max Emanuel Cenčić (Porpora, Sarro, Scarlatti, Vinci, Porpora, Leo) le 20 janvier
Bryan Hymel, Aida Garifullina (Verdi, Puccini, Gounod) le 17 février
Julia Lezhneva (Mozart, Hasse, Rossini) le 19 février
Anne Sofie von Otter, Laurent Naouri (Rameau, Lully, Charpentier, Leclair) le 18 mars
Ian Bostridge (Lully, Purcell, Rameau, Haendel) le 21 mars
Ermonela Jaho, Charles Castronovo (Boito, Cilea, Donizetti, Gounod, Massenet, Puccini) le 07 juin
Philippe Jaroussky (Cavalli, Monteverdi, Sartorio, Strozzi, Legrenzi, Steffani) le 25 juin

Anne Sofie von Otter

Anne Sofie von Otter

Concerts (sélection subjective)

Orchestre Lamoureux - Ayyub Guliyev, E. Mansurov, M. Mansurov.- musique orientale d'Azerbaïdjan le 13 septembre

Orchestre Philharmonique de Saint-Pétersbourg – Yuri Temirkanov, Matthias Goerne – Mahler  Kindertotenlieder le 23 octobre
Orchestre Philharmonique de Rotterdam – Yannick Nézet-Séguin, S. Connolly, R. Dean-Smith – Mahler  Das Lied von der Erde le 26 octobre
Orchestre de chambre de Paris, Douglas Boyd, Toby Spence – Tippet/Britten/Purcell/Corelli le 03 novembre
Philharmonia Orchestra – Esa-Pekka Salonen, Arabella Steinbacher – Brahms  Concerto pour violon le 07 décembre
Orchestre des Champs-Elysées - Louis Langrée, Anna Caterina Antonacci - Chausson/Debussy le 13 février

Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise – Mariss Jansons – Mahler  Symphonie n° 5 le 17 mars
Orchestre Lamoureux – D. Waldman, M.Onfray, S. Rakcheyeva - Universités populaires… le 20 mars
Orchestre National de France – Gustavo Gimeno, Patricia Petibon – Mozart/Britten/Bartok le 31 mars
Orchestre Philharmonique de Rotterdam – Yannick Nézet-Séguin – Bruckner  Symphonie n° 8 le 01 avril
Orchestre Colonne – Roger Epple – Mahler  Symphonie n° 6 le 20 avril
Orchestre National de France – Daniele Gatti, Christine Schäfer – Mahler/Berg/Mozart le 21 avril
Orchestra of the Age of Enlightenment – Sir Simon Rattle – Bruckner  Symphonie n° 6 le 20 avril
Orchestre National de France, Daniele Gatti, Jonas Kaufmann Liszt/Wagner/Brüchner le 19 mai
Orchestre Philharmonique de Vienne – Daniele Gatti, Jonas Kaufmann – Mahler  Das Lied von der Erde le 23 juin

Le Théâtre lors de la présentation de la saison 2015/2016

Le Théâtre lors de la présentation de la saison 2015/2016

Autres concerts et ballets

Voir l’ensemble de la saison sur le lien suivant Saison 2015/2016 Théâtre des Champs Elysées

 

Première impression sur la saison 2015/2016

La prochaine saison lyrique du Théâtre des Champs-Elysées est marquée par une inhabituelle présence du répertoire allemand (6 opéras en versions de concert) dont l'apothéose sera la mise en scène de Tristan et Isolde par Pierre Audi.

Mais, globalement, le répertoire se répartit équitablement entre le 18ième et 19ième siècle, comme les saisons précédentes, et le répertoire italien reste dominant.

Et trois opéras en versions de concert feront particulièrement l'évènement, Ariane à Naxos, Werther et Lucia di Lammermoor, pour leurs distributions fortement starisées.

Reste ensuite à prendre la mesure, avec le temps, d'un programme riche où l'on voit même poindre le philosophe Michel Onfray afin d'animer l'Université populaire symphonique.

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