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Publié le 1 Juillet 2020

A l’occasion de la célébration des 30 ans de la prise de la Bastille par l’Opéra de Paris, le 13 juillet 1989, cet article fait le point sur l’évolution du prix des places pour le lyrique à l’Opéra Bastille, dans la suite logique des 3 articles successivement rédigés en 2011, La politique tarifaire de l'Opéra de Paris de 1998 à 2012, puis 2012,  Les tarifs populaires 2013 de l'Opéra National de Paris, et enfin 2016, Prix des places et politique tarifaire - Opéra National de Paris 2016/2017.

Il synthétise les principales étapes tarifaires du Lyrique à Bastille (60% des recettes totales) observées au cours du mandat d’Hugues Gall (1995-2004), de Gerard Mortier (2004-2009), de Nicolas Joel (2009-2015), jusqu'au 5 premières années du mandat de Stéphane Lissner (2015-2020).

Le contenu de cet article est uniquement basé sur les informations mises à disposition des spectateurs dans les programmes de présentation des saisons, et ne prend pas en compte les éventuelles campagnes de promotions.

Prix des places et politique tarifaire - Opéra National de Paris de 1998 (Hugues Gall) à 2020 (Stéphane Lissner)

Période Hugues Gall (1995/2004) – la moitié des places à moins de 90 euros 

Avec 450 places à moins de 30 euros, et un prix moyen de 70 euros, le lyrique est fortement attractif à Bastille au cours du premier mandat d’Hugues Gall. 

Mais au tournant de l’an 2000, les grèves qui ont conduit à l’annulation de quasiment toutes les représentations de Guerre et Paix creusent le déficit cumulé (20 millions d’euros) de l’Opéra, si bien que, suite aux négociations salariales, la direction décide de réajuster les prix de plus du double de l’inflation chaque année, et ne propose plus que 2 ouvrages chaque saison à tarifs réduits – il s’agit d’ouvrages du XXe siècle -, au lieu de 3 les années précédentes.

La grille tarifaire nominale ne dépasse pas 114 euros en 2003/2004, et, en fin de mandat, près de la moitié des places coûte dorénavant plus de 90 euros.

 

Tarifs 2003/2004 (euros)

Catégories

1

2

3

4

5

6

7

Tarif Nominal

114

97

79

61

40

23

10

Tarifs Réduits

89/61

76/50

65/40

50/30

33/21

20/14

10/7

Tosca (2003) - ms Werner Schroeter, dm Marcello Viotti, Falk Struckmann  & Anna Shafajinskaia

Tosca (2003) - ms Werner Schroeter, dm Marcello Viotti, Falk Struckmann & Anna Shafajinskaia

Période Gerard Mortier (2004/2009) – des places majorées à 150 euros

A son arrivée, Gerard Mortier augmente les prix de 12%, mais modifie en conséquence le plan de salle de l‘Opéra Bastille afin d’ajouter une catégorie de places à 20 euros. Sont également créées 62 places debout à 5 euros (catégorie 9) situées en fond de parterre.

Par ailleurs, il n’existe plus d’opéras à tarif réduit (Janacek, Poulenc et Messian sont joués à tarif nominal), et les prix de la reprise de Guerre et Paix et de la nouvelle production de Tristan und Isolde par Peter Sellars sont majorés de 12% supplémentaires.

 

Tarifs avant 2009

Catégories

1

2

3

4

5

6

7

8

9

Tarif Majoré

150

120

100

80

60

40

20

10

5

Tarif Nominal

130

110

85

70

50

35

20

9

5

 

Au cours des saisons qui suivent, les opéras à tarif majoré se généralisent aussi bien sur des reprises (Tristan und Isolde, Le Chevalier à la Rose, Lohengrin, Les Capulets et les Montaigus - avec Anna Netrebko -, Don Carlo) que des nouvelles productions (Les Troyens, La Juive, Le Bal Masqué, Luisa Miller, Parsifal, Werther et Macbeth).

 

Tristan und Isolde (2005) - ms Peter Sellars - dm Esa-Pekka Salonen, Waltraud Meier & Ben Heppner

Tristan und Isolde (2005) - ms Peter Sellars - dm Esa-Pekka Salonen, Waltraud Meier & Ben Heppner

Tarifs 2008/2009

Catégories

1

2

3

4

5

6

7

8

9

Tarif Tristan

196

164

136

108

82

50

20

10

5

Tarif Majoré

172

152

126

101

76

40

20

10

5

Tarif Nominal

138

116

89

74

53

35

20

9

5


Cette grille reste stable pendant 4 ans, mais, pour la dernière saison (2008/2009), les prix augmentent à nouveau de 6% sur les catégories 1 à 5, et le tarif majoré grimpe de 20%.

Et pour la dernière reprise de Tristan und Isolde avec Waltraud Meier, chef-d’œuvre emblématique de l’ère Mortier, la première catégorie est portée à 196 euros.

Toutefois, malgré cette dernière augmentation, 45% des sièges de la salle sont vendus à moins de 90 euros, et le quota de places à 30 euros ou moins est ramené à 300 par soir.

Prix des places et politique tarifaire - Opéra National de Paris de 1998 (Hugues Gall) à 2020 (Stéphane Lissner)

Période Nicolas Joel (2009/2015) – le tarif nominal à 180 euros en première

Lorsque Nicolas Joel prend officiellement ses fonctions, la moitié des productions sont dorénavant majorées de 15% à 30% (Tarifs V, N et Productions du Ring), si bien qu’il ne reste plus que 33% de places à 90 euros ou moins.  
Les reprises de L’Elixir d’Amour – avec Anna Netrebko ou Tatiana Lisnic – et de La Bohème sont notamment concernées.

En 2010/2011, une nouvelle catégorie de place Optima fait son apparition, 30% plus chère que la première catégorie, et le tarif réduit (première à 110 euros) fait son retour pour la seule création mondiale du mandat, Akhmatova de Bruno Mantovani.

 

Tarifs avant 2012 (euros)

Catégories

Optima

1

2

3

4

5

6

7

8

9

Tarif Ring

180

180

160

135

110

80

50

30

15

5

Tarif Majoré N

180

170

150

130

105

75

40

20

15

5

Tarif Majoré V

180

155

135

115

95

75

40

20

15

5

Tarif Nominal

140

140

115

90

75

55

35

20

15

5

Tarif Akhmatova

110

110

85

65

50

40

30

20

15

5

 

Puis, en 2011/2012, la direction de Nicolas Joel décide d'élargir son offre sur les places de 90 à 150 euros. Ce sont les places à moins de 30 euros qui servent à cette conversion. Les places à 20 euros disparaissent (catégorie 7), le nombre de places debout à 5 euros, relocalisées en haut de galeries, est réduit de moitié (32 restantes), si bien que le contingent de places à 35 euros (catégorie 6) augmente mécaniquement.

Mais, alors qu’en octobre 2009 Le Barbier de Séville par Coline Serreau était joué à prix nominal, sa reprise en juin 2012 est cette fois classée en tarif majoré V, soit 20% d'augmentation sur 3 ans, alors que la distribution est identique (Siragusa/Deshayes).

Il ne reste plus que 165 places (6%) à moins de 30 euros par soir.
La direction, consciente que la subvention étatique stagne pour la première fois à 106 millions d’euros, se prépare maintenant à sa baisse annoncée de 10 millions sur les 3 ans à venir.

Mathis le peintre (2010) - ms Olivier Py - dm Christoph Eschenbach, Matthias Goerne & Melanie Diener

Mathis le peintre (2010) - ms Olivier Py - dm Christoph Eschenbach, Matthias Goerne & Melanie Diener

Tarifs après 2012  (euros)

Catégories

Optima

1

2

3

4

5

6

7

8

Festival Ring

890

790

710

650

530

450

310

 

 

Tarif Majoré N

210

190

155

135

100

70

35

15

5

Tarif Majoré V

195

180

150

130

100

70

35

15

5

Tarif Nominal

180

155

135

115

90

70

35

15

5

Tarif Réduit

150

140

115

90

70

50

30

15

5

 

A partir de 2012/2013, le plan de salle est considérablement remanié : les places à 15 euros (catégorie 8) du premier balcon sont surclassées en catégories 6, 5 ou 4 (35 euros à 90 euros), moyennant l’ajout de surtitres.
Nicolas Joel et Christophe Tardieu (son adjoint) se targuent dans la presse d’une baisse de 5 euros sur les catégories 4, 5 et 6, mais se gardent bien de signaler que tous les opéras de la saison, dont le Festival Ring, sont majorés, excepté La Khovantchina.

L'ancien tarif majoré V (180 euros en Optima et 155 euros en première) devient donc le nouveau tarif nominal.

Le nombre de places à 30 euros ou moins n’est plus que de 100 par soir en moyenne.

Plan de salle de la salle Bastille, par catégories de places, depuis la saison 2012/2013

 

Pour 2013/2014, la direction de Nicolas Joel augmente le tarif majoré respectivement de 15 et 10 euros en catégories Optima et première, qui est appliqué aux nouvelles productions d’Aida, La Flûte enchantée et La Traviata. 

Seules les reprises de Lucia di Lammermoor, L’Affaire Makropoulos et Les Capulets et les Montaigus sont à tarif réduit (140 euros en première).

Enfin, pour la dernière saison qui est reprise en main par Stéphane Lissner, suite à la dégradation de l’état de santé de Nicolas Joel, une nouvelle catégorie de majoration apparaît (5% plus chère) à 210 euros en Optima.   

Les nouvelles productions du Barbier de Séville, Tosca, Le Roi Arthus, Adrienne Lecouvreur et la reprise de La Traviata bénéficient de cette tarification maximale, et si les reprises d’Ariane à Naxos, Pelléas et Mélisande et Rusalka sont au tarif réduit, aucune production n’est au tarif nominal.

De plus, les tarifs sont modulés de +10% (fin de semaine) ou -20% (début de semaine) certains soirs.

A la fin de la saison 2014/2015, il ne reste donc plus que 25% de places à moins de 90 euros, alors que la subvention étatique est dorénavant ramenée à 96 millions d’euros, soit son niveau le plus bas depuis 2005/2006.

Prix des places et politique tarifaire - Opéra National de Paris de 1998 (Hugues Gall) à 2020 (Stéphane Lissner)
Prix des places et politique tarifaire - Opéra National de Paris de 1998 (Hugues Gall) à 2020 (Stéphane Lissner)

Période Stéphane Lissner (2015/2021) – baisse du prix moyen des places de 5%

Dès sa première saison, Stéphane Lissner met en place les avant-premières jeunes, ce qui va permettre aux - de 28 ans de découvrir pour 10 euros à Bastille un vaste répertoire au cours des 5 premières saisons : Les Indes galantes, Les Huguenots, Benvenuto Cellini, La Damnation de Faust, Il Trovatore, Rigoletto, Les Troyens, Boris Godounov, Carmen, Samson et Dalila, Simon Boccanegra, Les Contes d’Hoffmann, Manon, Le Prince Igor, Cavalleria Rusticana/Sancta Susanna, La Bohème, De la Maison des Morts, Moses und Aron, Lady Macbeth de Mzensk.

Mais pour 2015/2016, toutes les productions, hormis Le Barbier de Séville et Werther, sont à tarif majoré, si bien que les reprises de Madame Butterfly et de Don Giovanni, programmées en septembre, s’avèrent bien trop chères, la fréquentation n’atteignant pas les 90%. La subvention publique réduit encore d' 1 million d'euros, et le prix moyen du lyrique à Bastille atteint son plus haut niveau à 133 euros la place.

 

Tarifs 2015/2016 (euros)

Catégories

Optima

1

2

3

4

5

6

7

8

Tarif Majoré N

210/205

190/185

160/155

140/135

100

70

35

15

5

Tarif Majoré V

195

180

150

130

100

70

35

15

5

Tarif Nominal

180

155

135

115

90

70

35

15

5

 

Puis, l’annonce de la saison 2016/2017, qui comprend 9 nouvelles productions dans les grandes salles, déroute quelque peu les spectateurs, car le plan de salle est totalement repensé afin de rendre plus équitable la répartition des prix par catégorie selon le niveau de confort acoustique et visuel. 

Ce réaménagement ne cache aucune augmentation générale déguisée, bien au contraire, et permet de mieux graduer les changements de catégories en ajoutant une catégorie 7 à 50 euros et une catégorie 2 à 145 euros.

Ainsi, 8 places à 35 euros sont déclassées à 15 euros, ce qui monte à 112 le nombre de places par soir à 5 ou 15 euros.

La catégorie 50 euros est créée à partir de 45 places à 35 euros et 55 places à 70 euros, et les places de plus de 90 euros sont réparties sur 6 catégories au lieu de 5 habituellement.

Enfin, les prix des places baissent de 5 euros sur plusieurs catégories de tarifs majorés supérieures à 100 euros, et le tarif réduit (150 euros maximum) est rétabli pour Lucia di Lammermoor et Wozzeck.

Les prix sont parfois  modulés de +10% (fin de semaine) ou -10% (début de semaine) certains soirs, et sont également majorés de 20% pour les spectacles avec Jonas Kaufmann (Les Contes d’Hoffmann, Lohengrin) ou Anna Netrebko (Eugène Onéguine). Mais, suite à l’annulation de Jonas Kaufmann pour cause d’accident vocal, l’institution ne reconduira plus ce type de majoration liée uniquement à la présence d'un artiste.

Le prix moyen des places est cependant stabilisé, et l’amplitude des prix selon les soirs passe du simple au double (90 euros pour Wozzeck ou bien 170 euros pour Eugène Onéguine avec Anna Netrebko).

Le nombre de places accessibles à moins de 60 euros augmente de 20%.

Don Carlos (2017) - ms Krzysztof Warlikowski - dm Philippe Jordan, Jonas Kaufmann, Sonya Yoncheva

Don Carlos (2017) - ms Krzysztof Warlikowski - dm Philippe Jordan, Jonas Kaufmann, Sonya Yoncheva

Tarifs 2019/2020 (euros)

Catégories

Optima

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

Tarif Ring

280

250

220

190

170

130

100

75

60

40

25

Tarif Majoré N

210

190

175

155

135

100

70

50

35

15

5

Tarif Majoré V

195

165

155

145

125

100

70

50

35

15

5

Tarif Nominal

180

150

130

115

105

85

70

50

35

15

5

Tarif Réduit

145

120

105

90

80

65

50

40

35

15

5

 

En 2017/2018, un mouvement de réduction des prix est clairement visible avec la programmation de 6 productions à tarif nominal et de 2 productions à tarif réduit (De la Maison des Morts et Pelléas et Mélisande).

A partir de cette saison, l'Opéra de Paris réserve certaines soirées pour les - de 40 ans avec une réduction de 40% sur le prix du billet. Le Barbier de SévilleL’Élixir d'amourLe TrouvèreBoris GodounovLa Veuve Joyeuse, La BohèmeRusalka, Madame Butterfly, L'heure espagnole/Gianni Schicchi et Lady Macbeth de Mzensk leur dédieront une soirée spéciale au cours des saisons à venir.

Le prix moyen des places, pour le lyrique à Bastille, baisse ainsi à 126 euros, avec une amplitude qui varie de 90 euros, pour De la Maison des Morts et Pelléas et Mélisande, à 150 euros pour les nouvelles productions du répertoire du XIXe siècle.

En 2018/2019, 4 productions sont à tarif nominal, dont la nouvelle production de Lady Macbeth de Mzensk mise en scène par Krzysztof Warlikowski interprétée par la formidable Aušrinė Stundytė, et une seule production est à tarif réduit (Rusalka).

Mais dorénavant, les prix de ces grilles tarifaires baissent de 10% en moyenne (hormis pour la catégorie 8 de Rusalka qui passe de 30 euros à 35 euros).

Les nouvelles productions sont au tarif majoré V (195 euros maximum), alors que les reprises avec stars du grand répertoire italien, de Carmen, et de la nouvelle production des Troyens (plus de 5 heures avec les entractes) sont au tarif majoré N (210 euros maximum).

Le prix moyen le plus bas descend même à 80 euros, le 29 janvier 2019, pour Rusalka qui s’avère être une excellente reprise avec Camilla Nylund, Klaus Florian Vogt et Karita Mattila, sous la direction de Susanna Mälkki.

 

Plan de salle de la salle Bastille, par catégories de places, depuis la saison 2016/2017

 

Enfin, pour 2019/2020, les nouvelles productions sont au tarif majoré alors que 4 reprises sont au tarif nominal et 3 autres au tarif réduit.

Ainsi, par rapport à leurs précédentes représentations, les reprises de Boris Godounov et de Rigoletto sont 20% moins chères, celle de La Bohème est 25% moins chère, celles de Madame Butterfly et d'I Puritani sont 30% moins chères, et celle des Contes d'Hoffmann coûte 40% de moins qu'en 2016. Il y a même 5 soirées où toutes les places hors premières catégories sont inférieures à 100 euros.

Mais il est vrai que les 10 représentations des deux premiers volets du nouveau Ring mis en scène par Calixto Bieito sont données au prix des soirées de Gala de Réveillon (175 euros en moyenne par soirée) avec un prix maximum à 280 euros et une catégorie 8 à 60 euros.

Globalement, le prix moyen d’une place à l’opéra Bastille pour le lyrique passe à 118 euros, et la répartition des places retrouve sa configuration de 2011/2012, c'est-à-dire que plus de la moitié des places à Bastille pour le lyrique est dorénavant inférieure à 120 euros, et 35% des places sont à 90 euros ou moins.

Cette bataille pour les prix reste fragile face aux risques de réduction de la subvention, et devra être consolidée pour 2020/2021, mais Stéphane Lissner est engagé dans un travail de long terme afin d’améliorer l’efficacité du fonctionnement de Bastille et Garnier, et est en passe de prouver que l’Opéra est économiquement gouvernable, même si la représentativité du répertoire du XXe siècle, pourtant l'une des vocations de Bastille, souffre un peu de ces contraintes.

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Publié le 27 Juin 2020

Pour l’Opéra National de Paris, la constitution d’un répertoire de productions qui puisse être régulièrement repris est devenu un enjeu crucial dès l’ouverture de l’Opéra Bastille.

Et pour comprendre cet enjeu, il faut bien prendre en considération que la force d’attractivité d’un ouvrage varie en fonction de la culture des publics, des distributions invitées, mais aussi de la volonté d’une direction de défendre activement des ouvrages moins connus.

Si l’on observe comment l’Opéra Bastille a amené des publics les plus divers à le fréquenter, on remarque que certains ouvrages ont été repris plus régulièrement que d’autres.

Les reprises de productions lyriques de l'Opéra National de Paris de 1988 à nos jours

Ainsi, 13 opéras, que l’on surnommera ici les ‘Blockbusters’, ont une telle renommée à Paris qu’ils peuvent être repris tous les 2 à 4 ans avec des taux de fréquentation d’au moins 90 % sur des séries de 10 à 20 représentations. Il s’agit de Don Giovanni, Les Noces de Figaro, Cosi fan tutte et La Flûte Enchantée de Wolfgang Amadé Mozart, Le Barbier de Séville de Gioachino Rossini, Rigoletto et La Traviata de Giuseppe Verdi, La Bohème, Tosca et Madame Butterfly de Giacomo Puccini, Carmen de Georges Bizet, Faust de Charles Gounod, et Les Contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach.

Rien qu’avec ces 13 opéras, la base d’un quart de la programmation de l’Opéra National de Paris est solidement posée.

Les opéras de Wagner (L’Anneau du Nibelung, Tristan und Isolde, Tannhäuser, Lohengrin, Die Meistersingers, Parsifal, Der Fliegende Hollander), une douzaine d’opéras de Verdi (Attila, Nabucco, Macbeth, Il Trovatore, Un ballo in Maschera, La Forza del destino, Don Carlo(s), Falstaff, Otello, Luisa Miller, Simon Boccanegra, Aida), ainsi que des œuvres de Mozart (La Clémence de Titus, L’enlèvement au sérail, Idoménée) et de Gluck (Orphée et Eurydice, Iphigénie en Tauride) obtiennent également des taux de fréquentation de plus de 90 % lorsqu’ils sont repris tous les 5 à 7 ans sur des séries de 7 à 10 représentations.

Dans les autres répertoires, les ouvrages russes (Eugène Onéquine, La Dame de Pique, La Khovantchina, Boris Godounov), les ouvrages romantiques français (Manon, Werther, La Damnation de Faust, Les Troyens, Roméo et Juliette, Pelléas et Mélisande), le répertoire bel cantiste italien (Bellini, Donizetti) et les œuvres les plus formidablement orchestrées de Richard Strauss (Elektra, Salomé, Capriccio, La Femme sans ombre, Le Chevalier à la rose, Ariane à Naxos) sont repris avec succès tous les 6 à 10 ans sur des séries de 7 à 10 représentations.

Enfin, le répertoire des XXe et XXIe siècles (Janacek, Britten, Berg, les opéras français du XXe siècle, les créations ...) obtient des taux de fréquentation de l’ordre de 80 % sur des séries de 6 à 8 représentations tous les 6 à 12 ans.

On constate donc qu’à l’exception d'une cinquantaine d’opéras les plus célèbres, un directeur a peu de chance d’obtenir plus de 90 % de fréquentation lors de la reprise d’une production qu’il a créé au cours de son mandat de 6 ans, sauf à attacher une distribution de plus en plus prestigieuse au fil du temps. Il est souvent préférable que ce soit le directeur suivant qui s’en charge.

L’article qui suit propose de donner un aperçu des grandes reprises de l’Opéra de Paris, depuis la direction de Pierre Bergé et l’ouverture de l’Opéra Bastille jusqu’au tournant de 2020, selon deux points de vue différents : en premier lieu, une présentation des spectacles de chaque directeur qui furent repris (ce qui concerne surtout Pierre Bergé, Hugues Gall et Gerard Mortier pour lesquels le recul est suffisant), puis une présentation des reprises des prédécesseurs (ce qui concerne surtout Gerard Mortier, Nicolas Joel et Stéphane Lissner qui ont pu puiser dans un répertoire déjà bien existant).

Les reprises de productions lyriques de l'Opéra National de Paris de 1988 à nos jours

Les nouvelles productions de chaque directeur qui furent reprises

Pierre Bergé (1988-1994)

Nommé en 1988, Pierre Bergé fut directeur jusqu’au 3 février 1994, et c’est Jean-Paul Cluzel qui assura l’intérim avant la prise de fonction d’Hugues Gall en 1995. Sa programmation couvrit ainsi 7 saisons, mais le Palais Garnier resta fermé pour travaux de 1994 à 1996.

Sur 33 productions créées, 15 seront reprises, dont 9 par ses successeurs. Et plus de 20 ans après leur création,  Stéphane Lissner en reprendra encore 2.

Svetla Vassileva et Teodor Ilincai - Madame Butterfly (ms Robert Wilson, 2014)

Svetla Vassileva et Teodor Ilincai - Madame Butterfly (ms Robert Wilson, 2014)

La production phare : Madame Butterfly par Robert Wilson (10 séries)

La production la plus emblématique de Pierre Bergé est incontestablement celle de Madame Butterfly (Giacomo Puccini) mis en scène par Robert Wilson. Pierre Bergé découvrit son travail le 11 juin 1971, quand le metteur en scène texan produisit au Théâtre de la Musique (aujourd’hui La Gaité Lyrique) Deafman Glance, une histoire inspirée par son amitié avec un enfant sourd qu’il avait adopté. Plus tard, en 1990, Pierre Bergé deviendra le principal soutien de la fondation de Robert Wilson, The Watermill Center.

Entré au répertoire le 19 novembre 1993, Madame Butterfly a été joué jusqu’au 13 novembre 2019, soit 114 représentations données sans interruption en 26 ans par chaque directeur jusqu’à Stéphane Lissner, deux fois par mandat.

C’est Liping Zhang, en janvier 2006, qui sublima le rôle de Cio-Cio-San en s’appropriant avec une profondeur inégalée l‘esprit de Robert Wilson. Cette production reste toujours dans la course des reprises possibles et semble irremplaçable au tournant des années 2020.

 Patrizia Ciofi - Lucia di Lammermoor (ms Andrei Serban, 2013)

Patrizia Ciofi - Lucia di Lammermoor (ms Andrei Serban, 2013)

La Flûte enchantée, Tosca, Lucia di Lammermoor (6 séries)

Une autre production de Robert Wilson attachée à l’ère Pierre Bergé est La Flûte enchantée. Cette production fut créée le 27 juin 1991 pour le bicentenaire de la mort de Mozart et rencontra un grand succès pendant 5 saisons sous Pierre Bergé et 2 saisons sous Hugues Gall, qui en profita pour remplacer les costumes de John Conklin par ceux du créateur japonais Takada Kenzo.
Simon Keenlyside y apparut en Pagageno en 1995, et Natalie Dessay en Reine de la Nuit en 1999. 80 soirées furent programmées au total.

Il y eut également la Tosca du cinéaste allemand Werner Schroeter, représentée 105 fois de 1994 à 2012, une fois sous Bergé, cinq fois sous Gall et deux fois sous Mortier et Joel.

Au côté de ces productions ‘Blockbuster’, une production du bel canto italien connaîtra une très belle carrière. C’est ainsi que, le 26 janvier 1995, Roberto Alagna fit ses débuts à l’Opéra de Paris dans la nouvelle production de Lucia Di Lammermoor (Gaetano Donizetti) mise en scène par Andrei Serban. Elle est la seule production avec Madame Butterfly à être systématiquement rappelée par chaque directeur jusqu’à Stéphane Lissner, avec Pretty Yende le 16 novembre 2016, pour un total de 70 représentations.

Les Contes d’Hoffmann et Un Ballo in Maschera (3 séries sous Pierre Bergé uniquement)

Une autre production ‘Blockbuster’ n’a pas su s’imposer au-delà de 3 saisons de Pierre Bergé, du 15 avril 1992 au 29 octobre 1993 :  Les Contes d’Hoffmann du cinéaste Roman Polanski.
Après 28 soirées en 1 an et demi, la production dut être retirée, mais c’est pour ce spectacle que Natalie Dessay fit ses début sur les planches de la scène Bastille.

Un autre ratage sera la production d’Un Ballo in Maschera mis en scène par Nicolas Joel, qui ne dépassera pas 3 séries sous Pierre Bergé, après la dernière apparition de Luciano Pavarotti à l’Opéra de Paris en avril 1992. Mais la projection sur écran géant le 6 avril 1992 permit à 30 000 personnes, rien que dans la capitale, d’y assister.

Ces deux productions ont été jouées pour moins de 30 représentations chacune.

Angela Denoke - Salomé (ms André Engel, 2011)

Angela Denoke - Salomé (ms André Engel, 2011)

Les 9 autres productions jouées en moins de 25 représentations (2 ou 3 séries)

9 autres productions ont connu 2 ou 3 séries en moins de 25 représentations. Il s’agit Elektra (par David Pountney), Salomé (par André Engel), Manon Lescaut (par lequel le public français découvrit Robert Carsen), Simon Boccanegra (Nicolas Brieger), Otello (Petrika Ionesco), Idomeneo (Jean-Pierre Miquel), La Dame de Pique (Andrei M.Konchalovsky), La Damnation de Faust (Luca Ronconi), Lady Macbeth de Mzensk (André Engel).

La production d’Otello sera le théâtre d’un drame le 16 juillet 1992, où une choriste perdra la vie lors de l’exposition universelle de Séville.

Bien que coproduites avec, respectivement, l’Opéra des Flandres et la Scala de Milan, Manon Lescaut et La Dame de Pique resteront propriétés de l’opéra Bastille.

Toutefois, la seule de ces 9 productions qui ait dépassé l’ère Hugues Gall est celle de Salomé réalisée par André Engel, que Nicolas Joel rescussita étonnamment en septembre 2011, deux ans après la reprise de Salomé dans la mise en scène de Lev Dodin.

Caractéristiques des 15 reprises de l'ère Pierre Bergé

Tous ces spectacles ont été représentés à l’Opéra Bastille et sont à une majorité écrasante (55 %) issus du répertoire italien. Seuls deux ouvrages sont français (La Damnation de Faust et Les Contes d’Hoffmann), et si une production du répertoire bel cantiste italien s’est imposée avec le temps (Lucia di Lammermoor), aucune production marquante de Verdi ou Wagner n’a émergé de ce mandat.

Pierre Bergé n’a finalement obtenu qu’un seul Grand Prix du Syndicat de la Critique pour la production de Saint-François d’Assise de Messian (coproduction Festival de Salzbourg), dans la mise en scène de Peter Sellars et sous la direction de Sylvain Cambreling (décembre 1992), mais cette production ne fut jamais reprise.

Il en va de même de Lady Macbeth de Mzensk (Chostakovitch) par André Engel qui aurait mérité plus que deux séries, mais il semblerait que ce soit sa complexité technique qui ait empêché sa reprise par Hugues Gall.

Par ailleurs, plusieurs productions d’opéras du XXe siècle ne furent jamais reprises : L’Ange de Feu (Prokofiev) par Andrei Serban, Jeanne d’Arc au bûcher (Honneger) par Claude Regy, ou bien Die Soldaten (Zimmermann) par Harry Kupfer (production de l’opéra de Stuttgart).

La Bohème (ms Jonathan Miller, 2009)

La Bohème (ms Jonathan Miller, 2009)

Hugues Gall (1995-2004)

Une fois les travaux du Palais Garnier achevés, Hugues Gall eut la charge de constituer, de septembre 1995 à août 2004, un véritable vivier de productions pour l’Opéra de Paris.

Ainsi, sur les 70 productions qu’il a créé en 9 ans, 55 ont été reprises au moins une fois, dont 38 par ses successeurs. Et Stéphane Lissner en reprendra encore 12 sur la période 2014/2021.

La production phare : La Bohème (10 séries)

C’est dans La Bohème mis en scène par Jonathan Miller que Roberto Alagna incarna Rodolfo le 11 décembre 1995, et qu'il fut rejoint en novembre 2001 par Angela Gheorghiu pour compléter un duo inoubliable. Jouée 6 fois sous Gall, 1 fois sous Mortier et 3 fois sous Joel, cette production totalisera plus de 120 représentations.

Laura Aikin - Les Contes d'Hoffmann (ms Robert Carsen, 2010)

Laura Aikin - Les Contes d'Hoffmann (ms Robert Carsen, 2010)

La Barbier de Séville, Rigoletto, Les Contes d’Hoffmann (6 à 9 séries sur 70 à 90 soirées)

Le Barbier de Séville transposé au Moyen Orient par Coline SerreauJoyce DiDonato fit ses débuts à l’Opéra de Paris à sa création en avril 2002 -,  Rigoletto de Jérôme Savary et Les Contes d’Hoffmann de Robert Carsen, production créée à l’opéra Bastille en mars 2000 avec l’inoubliable Natalie Dessay en Olympia et l’insidieux Samuel Ramey en quatre diables, sont 3 productions qui ont connu plus de 70 représentations.

La Clemenza di Tito, Platée, Cosi fan tutte, Pelléas et Mélisande (5 à 7 séries sur 50 à 60 soirées)

4 productions ont connu au moins 6 séries sur 50 à 60 soirées : La Clémence de Titus (par Willy Decker), Platée, dont la production réussie de Laurent Pelly a permis au chef-d’œuvre comique de Rameau de connaître le grand succès de son histoire, Cosi fan tutte (par Ezio Toffolutti) et une autre production de Robert Wilson, Pelléas et Mélisande, qui confirme la belle adéquation entre l’intemporalité de son langage théâtral et l’irréalité de l’univers de Claude Debussy. Créée au Palais Garnier le 07 février 1997, en coproduction avec le Festival de Salzbourg, cette production était encore programmée à l'opéra Bastille le 06 octobre 2017.

Elena Tsallagova et Stéphane Degout - Pelléas et Mélisande (ms Robert Wilson, 2012)

Elena Tsallagova et Stéphane Degout - Pelléas et Mélisande (ms Robert Wilson, 2012)

13 productions jouées sur 4 à 5 séries et reprises par au moins deux successeurs

7 productions ont connu 4 à 5 séries sur 40 à 50 représentations et furent reprises par au moins deux autres directeurs : L’Italienne à Alger et  Otello (toutes deux d’Andrei Serban), Don Carlo (Graham Vick) – dont certains ont encore conservé le souvenir nostalgique -, Eugène Onéguine (Willy Decker) et Alcina (Robert Carsen), et deux ouvrages de Richard Strauss, Capriccio, un hommage de Robert Carsen au Palais Garnier, et Le Chevalier à la Rose mis en scène par Herbert Wernicke (Festival de Salzbourg 1995).  Et la magnifique Rusalka (Anton Dvorak) de Robert Carsen, dont une série a été jouée par chacun des directeurs jusqu’à Stéphane Lissner, a connu une trentaine de soirées.

Ces quatre dernières productions (dont trois sont de Robert Carsen) sont des incontournables, et ont pour particularité d’avoir toutes accueilli Renée Fleming à leur création parisienne.

Entré au répertoire en plein conflit social en juin 1995 – une seule soirée sera donnée et uniquement en version de concert -, I Capuleti i e Montecchi (Bellini), dans la mise en scène de Robert Carsen qui provenait du Grand Théâtre de Genève que dirigeait Hugues Gall, sera repris sur 5 saisons de Gall à Joel jusqu’au 23 mai 2014, pour 40 représentations. Laura Claycomb, Jennifer Larmore, Vesselina Kasarova, Cristina Gallardo-Domas, Joyce DiDonato, Patrizia Ciofi, Anna Netrebko s’y sont succédé.

Aux côtés de ces 9 productions, celle de Jorge Lavelli conçue pour La Veuve Joyeuse (Lehar) compte près de 60 représentations en 4 séries seulement, jouées en alternance à Garnier et Bastille.

3 autres productions furent reprises par deux autres directeurs pour moins de 30 soirées : Ariane à Naxos (Laurent Pelly), Falstaff (Dominique Pitoiset), La Dame de Pique (Lev Dodin).

Joyce DiDonato et Anna Netrebko - I Capuleti e i Montecchi (ms Robert Carsen, 2008)

Joyce DiDonato et Anna Netrebko - I Capuleti e i Montecchi (ms Robert Carsen, 2008)

Carmen, Don Giovanni, La Traviata, Manon, Nabucco, Parsifal (4 à 5 séries)

6 spectacles ont été régulièrement repris uniquement par Hugues Gall. La Carmen d’Alfredo Arias connut 5 séries pour près de 60 représentations, et Don Giovanni (Dominique Pitoiset), La Traviata (Jonathan Miller), Nabucco (Robert Carsen), Manon (Gilbert Deflo), Parsifal (Graham Vick), purent profiter de 4 séries de 25 à 40 soirées au total.

Der Fliegende Holländer, Lulu et Billy Budd (4 séries dont une reprise par un successeur)

Parallèlement à ces productions, se distinguent celles de Willy Decker pour Der Fliegende Holländer et Lulu, et celle de Francesca Zambello pour Billy BuddLulu et Billy Budd ont été récompensés par le Grand prix du Syndicat de la critique. Ces trois spectacles  furent joués 3 fois sous le mandat d’Hugues Gall, et connurent une seule reprise par Nicolas Joel pour moins de 30 représentations. A l’aune des années 2020, ils restent fascinants et tout à fait recommandables

Lucas Meachem - Billy Budd (ms Francesca Zambello, 2010)

Lucas Meachem - Billy Budd (ms Francesca Zambello, 2010)

Les 25 autres productions reprises au moins une fois

6 productions n’ont connu que 3 séries de 18 à 30 représentations au total, dont au plus une reprise par un successeur d’Hugues Gall : Lohengrin (Robert Carsen), La Damnation de Faust (Robert Lepage), La Cenerentola (Jérôme Savary), Norma (Yannis Kokkos), L’Enfant et les sortilèges / Der Zwerg (Richard Jones), Guerre et Paix (Francesca Zambello).

Enfin, les autres productions reprises au moins une fois comprennent Salomé (Lev Dodin), Gianni Schicchi / L’heure espagnole (Laurent Pelly), Turandot, Il Trovatore, Boris Godounov, Dialogues des Carmélites et Salammbô (tous mis en scène par Francesca Zambello), La Chauve-Souris (Coline Serreau), Macbeth (Phyllida Lloyd), La Khovantchina et Les Indes Galantes (Andrei Serban), Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny et Peter Grimes (mis en scène par Graham Vick), Don Quichotte (Gilbert Deflo), Die Frau ohne Schatten (Robert Wilson), La Flûte enchantée (Benno Besson), Juliette ou la clé des songes (Richard Jones), Wozzeck (Pierre Strosser) et K… (André Engel).

Hugues Gall a repris deux créations, Salammbô de Philippe Fénelon (premier opéra créé sur commande à Bastille le 16 mai 1998) et K…de Philippe Manoury, toutes deux ayant su trouver leur public.

Eva-Maria Westbroek - Die Frau ohne Schatten (ms Robert Wilson, 2008)

Eva-Maria Westbroek - Die Frau ohne Schatten (ms Robert Wilson, 2008)

Caractéristiques des 55 reprises de l'ère Hugues Gall

Avec Hugues Gall, l’Opéra de Paris s’est doté d’un formidable stock de productions dont la moitié a connu au moins 4 séries de représentations à ce jour. Le pari de réussir à faire connaître 200 à 300 œuvres du répertoire lyrique débute et se gagne à ce moment là.

9 des 13 ’Blockbusters’ en font partie, le directeur n’ayant pas jugé utile de remplacer les deux productions Liebermann de Faust et des Noces de Figaro, et les deux productions Bergé de Tosca et Madame Butterfly.

Seule sa production de Die Zauberflöte par Benno Besson, pourtant attachante avec sa scénographie naïve, n’a pu perdurer.

Et c'est Les Contes d’Hoffmann de Robert Carsen qui, sur le temps, a montré son endurance jusqu’en 2020, tant la mise en scène joue avec ravissement sur les illusions du théâtre.

Parmi les grandes réussites ne peuvent s’oublier Platée, La Clémence de Titus (austère mais profonde), Pelléas et Mélisande, Capriccio, Don Carlo, Der Rosenkavalier, Alcina, Lulu, Billy Budd, Rusalka.

Benjamin Bernheim - Capriccio (ms Robert Carsen, 2016)

Benjamin Bernheim - Capriccio (ms Robert Carsen, 2016)

Le répertoire français trouve enfin un nouveau souffle, particulièrement celui qui provient de l’Opéra Comique et du passé baroque de l’Académie de Musique (Rameau).

Et toutes les productions d’opéras slaves (Tchaïkovski, Moussorgsky, Prokofiev …) seront reprises au moins 1 fois par l’un de ses successeurs, et Rusalka (par Robert Carsen) le sera par tous.

Finalement, Hugues Gall obtiendra au cours de son mandat quatre Grand Prix Musique du Syndicat de la Critique pour Lulu (Willy Decker) et Billy Budd (Francesca Zambello), mais aussi Juliette ou la clé des songes (Richard Jones) et le grandiose Guerre et Paix (Francesca Zambello), et deux Prix Musique Création Française pour K…(Manoury) et Perela l’Homme de fumée (Dusapin)

Au total, près de 80 % de ces productions auront connu au moins une reprise, mais Lohengrin et Le Vaisseau Fantôme seront les deux seules productions wagnériennes capables de tenir une dizaine d’années au plus.

Et Hugues Gall est celui qui aura le mieux défendu Benjamin Britten, le Billy Budd de Francesca Zambello s’étant révélé comme le seul ouvrage du XXe siècle entré au répertoire sous le mandat du directeur qui ait connu une reprise bien plus tard.

La création mondiale de la version définitive de Medea (Rolf Liebermann) mise en scène par Jorge Lavelli n’a, elle, jamais été reprise.

Tristan und Isolde (ms Bill Viola / Peter Sellars, 2008)

Tristan und Isolde (ms Bill Viola / Peter Sellars, 2008)

Gerard Mortier (2004-2009)

Sans obtenir la même autonomie de gestion qu’Hugues Gall, Gerard Mortier a pu bénéficier d’une liberté artistique qu’il n’avait pas connu auparavant. Sa programmation diffère de celle de son prédécesseur en ce sens qu’elle place l’Europe au cœur de sa réflexion, et permet d’élargir le répertoire aux œuvres d’Europe centrale.

Malheureusement, son successeur, Nicolas Joel, va détruire en partie cet héritage et entraver nombre de reprises possibles de cette période fructueuse.

Ainsi, sur les 48 productions que Gerard Mortier a créé au cours de son mandat de seulement 5 ans, 24 ont été reprises au moins une fois, dont 17 par ses successeurs Nicolas Joel et Stéphane Lissner.

Bien entendu, sur une étendue de 17 ans (de 2004 à 2021), le nombre de reprises n’est pas tout à fait comparable à celui d’Hugues Gall qui bénéficie d’un recul de 26 ans (1995 à 2021).

Marie-Agnès Gillot et Stéphane Bullion - Orphée et Eurydice (ms Pina Bausch, 2014)

Marie-Agnès Gillot et Stéphane Bullion - Orphée et Eurydice (ms Pina Bausch, 2014)

Orphée et Eurydice, Don Giovanni, L’Elixir d’amour, Tristan und Isolde (5 à 6 séries sur plus de 40 soirées)

Invitée par Pierre Bergé en février 1993, un mois avant que Garnier ne se ferme à l’opéra, la compagnie Tanztheater Wuppertal de Pina Bausch avait présenté sa version d’Orphée et Eurydice, profondément poignante. Le 30 mai 2005, Brigitte Lefevre et Gerard Mortier présentèrent la même version chorégraphique interprétée par les danseurs de l’Opéra de Paris sous la direction de Thomas Hengelbrock. La reprise fut diffusée en direct sur Arte en février 2008, un samedi soir.

Cette production est devenu un incontournable du Palais Garnier depuis 15 ans et a été reprise deux fois par Nicolas Joel, et une fois par Stéphane Lissner pour plus de 60 représentations au total.

Un autre spectacle emblématique de Gerard Mortier, créé le 27 janvier 2006 à Garnier pour l’anniversaire des 250 ans de la naissance de Mozart, connaîtra 5 séries jusqu’à Stéphane Lissner pour 55 représentations au total : Don Giovanni par le cinéaste Michael Haneke.  La transposition dans le monde contemporain des affaires, et de la dictature des haut-cadres impunis, se révéla à la fois déroutante et pertinente.

Autre réussite, la production de L’Elixir d’Amour par Laurent Pelly, transposée dans l’Italie des années 50, a vu se succéder nombre de stars au cours de 6 séries en 12 ans sur plus de 50 représentations. On peut comprendre que l’allusion à Tristan und Isolde, dans la scène de séduction initiale, ait touché au cœur Gerard Mortier.

Et c’est en adaptant le Tristan Project de Bill Viola et Esa-Pekka Salonen sous la forme d’une mise en scène onirique dirigée par Peter Sellars, que le choc exceptionnel engendré par la rencontre entre la musique de Wagner, les images numériques, et les directions successives d’Esa-Pekka Salonen, Valery Gergiev et Semyon Bychkov ont permis de jouer 40 représentations en 5 séries entre le 12 avril 2005 et le 9 octobre 2018, en incluant les reprises dirigées plus tard par Philippe Jordan.

Angela Denoke - L'Affaire Makropoulos (ms Krzysztof Warlikowski, 2009)

Angela Denoke - L'Affaire Makropoulos (ms Krzysztof Warlikowski, 2009)

Les 13 productions reprises au moins une fois par un autre directeur

6 productions de Gerard Mortier ont déjà connu trois séries sur 20 à 30 représentations, toutes reprises au moins une fois par un successeur : Un Ballo in Maschera et L’Amour des 3 oranges par Gilbert Deflo, Iphigénie en Taurride et L’Affaire Makropoulos (transposé dans l’univers du cinéma hollywoodien) par Krzysztof Warlikowski, Idomeneo par Luc Bondy et Wozzeck par Christoph Marthaler, qui fut monté à l’opéra Bastille et atteignit 90 % de fréquentation, du jamais vu pour cet opéra socialement dur et au climat angoissant, qui fut repris par Nicolas Joel et Stéphane Lissner.

7 autres productions n’ont été reprises pour l'instant qu’une fois sur 15 à 20 représentations, et par un successeur de Gerard Mortier : Luisa Miller et La Fiancée vendue mis en scène par Gilbert Deflo, et Tannhäuser de Robert Carsen, situé dans l'univers des artistes peintres.

Les quatre autres productions sont des œuvres du XXe et XXIe siècle, le cœur de cible de Gerard Mortier : La Petite renarde rusée de Janacek, adapté par André Engel à l’opéra Bastille, et trois autres productions programmées à Garnier, The Rake’s Progress (par Olivier Py), Katia Kabanova (par Christoph Marthaler) et Yvonne, princesse de Bourgogne (Luc Bondy). La production de Katia Kabanova par Christoph Marthaler effaça donc les 12 ans de carrière de la version de Götz Friedrich.

Hannah Esther Minutillo - Cardillac (ms André Engel, 2008)

Hannah Esther Minutillo - Cardillac (ms André Engel, 2008)

Les 7 productions reprises une fois sous le mandat de Gerard Mortier

Parmi les 7 productions qui n’ont connu qu'une reprise sous Gerard Mortier, le spectateur a la stupéfaction de reconnaître trois ‘blockbusters’ : La Flûte Enchantée imaginée par la Fura Dels Baus pour le Festival de la Ruhrtriennale, La Traviata transfigurée par l'interprétation de Christine Schäfer en Edith Piaf, et une vision ironique des Noces de Figaro, deux œuvres revisitées par Christoph Marthaler.

Un grand Verdi, Simon Boccanegra, brandi en pleine élection présidentielle, un grand Beethoven, Fidelio, imaginé dans une prison dure, tous deux mis en scène par Johan Simons, puis un grand Mozart, La Clémence de Titus, dans la production d’Ursel Herrmann que Gerard Mortier faisait circuler en Europe depuis plus de 20 ans, passionneront ou irriteront l’audience.

Enfin, deux ouvrages du XXe siècle se déroulant à Paris ont été confiés à André Engel : Louise de Gustave Charpentier et Cardillac de Paul Hindemith, dans des décors luxueux et évocateurs.

Mais hormis Cardillac, toutes ces productions seront déclassées par Nicolas Joel lors de sa prise de fonction, ce que le rapport de la cour des comptes soulignera en 2016.

Désirée Rancatore - L'Elixir d'amour (ms Laurent Pelly, 2007)

Désirée Rancatore - L'Elixir d'amour (ms Laurent Pelly, 2007)

Caractéristiques des 24 reprises de l'ère Gerard Mortier

Avec Gerard Mortier, le renouvellement de 4 des 11 ‘Blockbusters’ (La Traviata, Les Noces de Figaro, La Flûte enchantée, Don Giovanni) aura uniquement permis au Don Giovanni de Michael Haneke de développer une carrière satisfaisante, probablement auprès de plus de 130 000 spectateurs. Et à nouveau, La Flûte enchantée de Robert Wilson n’a toujours pas trouvé son successeur.

Seul Carmen n’aura pas du tout été programmé, ce qui est d’autant plus étonnant que Gerard Mortier appréciait le chef-d’œuvre de Georges Bizet, mais peut-être que la production d’Alfredo Arias lui paraissait rédhibitoire.

Parmi les grandes réussites, les deux productions d’opéras de Christoph Willibald Gluck, Orphée et Eurydice et Iphigénie en Tauride, ont redonné une place majeure à deux œuvres essentielles de l’histoire de l’Académie royale de Musique, et Richard Wagner a même eu droit à trois grandes réalisations, dont seule celle de Tristan et Isolde a acquis une renommée mondiale. Celle de Parsifal par Krzysztof Warlikowski avait tout pour suivre le même chemin, mais elle a été détruite.

Il est également regrettable que les seules productions verdiennes qui aient survécu à Gerard Mortier soient celles de Gilbert Deflo, Luisa Miller et Un Ballo in Maschera, qui ne réinterprètent pas le drame musical.

Mais même s’il n’a rien investi dans une quelconque œuvre de Puccini ou de Rossini, le directeur flamand a réussi à faire de L’Elixir d’Amour l'un des grands tubes de l’opéra Bastille.

 Olga Pasichnyk et Mariusz Kwiecien - Le Roi Roger (ms Krzysztof Warlikowski, 2009)

Olga Pasichnyk et Mariusz Kwiecien - Le Roi Roger (ms Krzysztof Warlikowski, 2009)

Il laisse également derrière lui un ensemble de productions prestigieuses d’opéras du XXe et XXIe siècle, L’Affaire Makropoulos, Wozzeck, Katia Kabanova, Cardillac, The Rake’progress, Yvonne, princesse de Bourgogne, L’Amour des 3 oranges, La petite renarde rusée, qui n’ont probablement pas achevé leur vie au tournant des années 2020.

Il est cependant dommage que les productions du Roi Roger (Szymanowski), Adriana Mater (Saariaho) et Lady Macbeth de Mzensk (Choskatovitch) n’aient pas connu de reprises.

En 5 ans, Gerard Mortier aura tout de même obtenu deux Grand Prix Musique du Syndicat de la Critique pour Tristan und Isolde (Viola/Sellars) et Lady Macbeth de Mzensk (Kucej), et un Prix Musique Création française pour Yvonne, princesse de Bourgogne (Bondy).

A ce jour, près de 50 % de ses productions auront connu au moins une reprise, et un tiers une reprise par l'un de ses successeurs.

Gluck, les œuvres slaves et le répertoire du XX/XXIe siècle sont les grands gagnants de son mandat.

Jonas Kaufmann et Sophie Koch - Werther (ms Benoit Jacquot, 2009)

Jonas Kaufmann et Sophie Koch - Werther (ms Benoit Jacquot, 2009)

Nicolas Joel (2009-2014)

La nomination de Nicolas Joel à la suite de Gerard Mortier a, sans surprise, constitué un choc esthétique qui s’est révélé plus destructif que complémentaire. La cour des comptes signalera dans son rapport de 2016 que 22 productions, dont une bonne partie créées par Gerard Mortier, seront détruites, empêchant toute reprise. Car d'après Nicolas Joel, pour que les productions perdurent, elles doivent respecter un certain classicisme.

Il est naturellement en charge de la programmation de 6 saisons de 2009 à 2015, mais l’arrivée anticipée de Stéphane Lissner un an plus tôt, en provenance de La Scala de Milan, altéra en partie la saison 2014/2015.  

Ainsi, sur les 40 productions qu’il a créé, 15 ont été reprises au moins une fois, dont 7 par son successeur Stéphane Lissner, ce qui est un nombre relativement faible (14 productions ont été reprises par le successeur de Gerard Mortier, malgré leurs désaccords).

Florian Sempey - La Flûte enchantée (ms Robert Carsen, 2017)

Florian Sempey - La Flûte enchantée (ms Robert Carsen, 2017)

La Flûte enchantée, La Traviata, Werther (3 à 5 séries sur 25 à plus de 60 soirées)

L’opéra Bastille doit à Nicolas Joel de lui avoir trouvé deux productions ‘Blockbusters’ capables de se substituer à celles de La Flûte enchantée de Robert Wilson (1991) et de La Traviata de Jonathan Miller (1997).

Ainsi, c’est respectivement en mars et juin 2014 que Robert Carsen créa sa version funèbre de La Flûte enchantée, en coproduction avec Baden-Baden, et Benoit Jacquot une version relativement statique de La Traviata qui faisait référence à l’Olympia de Manet.

Ces deux spectacles ont déjà connu près de 60 représentations, mais si celle de La Traviata s'effaça au bout de 5 séries pour laisser place, en septembre 2019, à la réalisation contemporaine de Simon Stone, celle de La Flûte enchantée atteindra sa 5e série début 2021 pour près de 80 soirées.

Avant de concevoir sa Traviata, Benoit Jacquot offrit à l’opéra Bastille un spectacle qui fit date, Werther, qui, en janvier 2010, réunit Sophie Kock, Jonas Kaufmann, Ludovic Tézier et Anne-Catherine Gillet pour une interprétation exceptionnelle. Une seconde série aura lieu avec Roberto Alagna et Karine Deshayes, suivie par une autre reprise sous Stéphane Lissner avec Piotr Beczala et Elina Garanca. Rien n’oblige à remplacer cette production irréprochable.

Oksana Dyka - Aida (ms Olivier Py, 2013)

Oksana Dyka - Aida (ms Olivier Py, 2013)

Les 4 productions jouées 2 fois dont une fois par le successeur

Le 10 octobre 2013, et après 50 ans d’absence, Aida réapparut à l’Opéra de Paris dans une nouvelle mise en scène d’Olivier Py qui dénonçait, non sans lourdeur, l’idéologie colonialiste du XIXe siècle. Enfin, une production de ce grand Verdi délaissait les icônes égyptiennes !

Stéphane Lissner reprit une fois cette production en juin 2016 pour en faire profiter Sondra Radvanovsky, Liudmyla Monastryrska et Anita Rachvelishvili, mais surprit tout le monde en annonçant une nouvelle production par Lotte De Beer pour février 2021.

Un autre grand Verdi revint à l’Opéra de Paris en novembre 2011, La Forza del destino, dans une classique mise en scène de Jean-Claude Auvray au fort beau dernier tableau (un immense Christ en croix gisant sur un sol ensanglanté, incurvé vers l’arrière scène).

Bien servi par Nicolas Joel, le bel canto italien s’enrichit à Bastille de l’interprétation épurée d’I Puritani par Laurent Pelly qui avait surtout pour élément central le squelette en fer forgé d’un château médiéval.

Enfin, l’un des échecs majeurs de Nicolas Joel, le Faust redoutablement mis en scène par Jean-Louis Martinoty, sera repris par Stéphane Lissner dans une adaptation de Jean-Romain Vesperini.

Ces 4 productions auront ainsi connu deux séries de 18 à 24 représentations réparties sur 2 mandats de directeurs.

Der Ring des Nibelungen (ms Günther Krämer, 2011)

Der Ring des Nibelungen (ms Günther Krämer, 2011)

Les 8 productions jouées 2 fois sous Nicolas Joel

C’est à Nicolas Joel que l’on doit une première Tétralogie wagnérienne à l’opéra Bastille, dans la vision allemande de Günter Krämer qui mêlait références guerrières et burlesques contemporaines, et les symboles mythologiques. D’abord programmée sur deux saisons, puis reprise sur une saison de façon séparée, et enfin montée en un cycle d’une semaine, elle permit à Philippe Jordan de faire ses armes sur l’Anneau du Nibelung dont il tirera une interprétation totalement aboutie lors de la reprise.

De cette période naquit également une version poétique en noir et blanc d’Alceste de Gluck par Olivier Py, ainsi qu’une nouvelle production de Giulio Cesare par Laurent Pelly, située dans un musée d’art antique.

Rossini vit alors la production de La Cenerentola de Jean-Pierre Ponnelle (La Scala de Milan – 1973) renaître au Palais Garnier, et donc effacer la production de Jérôme Savary. Et le chef d’œuvre d’Engelbert Humperdinck, Hänsel und Gretel, fit son entrée au répertoire en avril 2013.

Toutes ces productions auront connu entre 15 (L’Anneau du Nibelung) et 30 (La Cenerentola) soirées en deux séries.

Mathis der Maler (ms Olivier Py, 2010)

Mathis der Maler (ms Olivier Py, 2010)

Caractéristiques des 15 reprises de l'ère Nicolas Joel

Nicolas Joel s’est donc imposé avant tout comme un directeur ayant le plus exploité le répertoire constitué par ses trois prédécesseurs, en les associant à des distributions brillantes, mais a partiellement failli à le renouveler ou à l’étendre largement, car il confia quasiment toutes ses nouveautés à des metteurs en scène français qui, exceptés Olivier Py et Benoit Jacquot, n’ont pas tenu la route.

Il laisse toutefois au répertoire trois productions d’œuvres du XXe ou XXIe siècle successibles d’être reprises : la splendeur de Mathis der Maler (Paul Hindemith), magnifiquement mis en scène par Olivier Py, la production du Roi Arthus (Ernest Chausson) par Graham Vick, et Il Trittico (Giacomo Puccini) par Luca Ronconi.

Le répertoire de l’Opéra de Paris a donc gagné sous son mandat une dizaine de productions durables dont La Flûte enchantée et La TraviataWerther (Grand Prix Musique du Syndicat de la Critique), Alceste, Hänsel et Gretel, Giulio Cesare, Hippolyte et Aricie (production du Capitole de Toulouse), I Puritani et une production d’Adriana Lecouvreur qui aurait du être reprise en 2020.

Marcelo Alvarez  et Anita Rachvelishvili - Il Trovatore (ms Àlex Ollé, 2018)

Marcelo Alvarez et Anita Rachvelishvili - Il Trovatore (ms Àlex Ollé, 2018)

Stéphane Lissner (2014-2021)

Après un parcours l’ayant mené au Théâtre du Châtelet en 1988, au moment de l’arrivée de Pierre Bergé à la direction de l’Opéra de Paris, puis au Festival d’Aix-en-Provence en 1998, et à La Scala de Milan en 2005, Stéphane Lissner est entré en fonction à l’Opéra de Paris un an plus tôt que prévu, en juillet 2014, ce qui l’a amené à assumer la dernière saison de Nicolas Joel qu’il a eu le temps de légèrement remanier.

Il a notamment déprogrammé deux opéras véristes, une reprise d’Andrea Chénier et la création de La Wally, ce qui lui a permis de confier une nouvelle production de Tosca à Pierre Audi, l’actuel directeur du Festival d’Aix-en-Provence.

Cependant, suite aux grèves de décembre et janvier de l’hiver 2019/2020, et la fermeture de l’Opéra de mars à novembre 2020 pour cause de covid et travaux de sécurité dans les deux théâtres, plusieurs productions ont été annulées.

La nouvelle production de L’Anneau du Nibelung par Calixto Bieito sera peut-être achevée par son successeur en 2023, Jenufa de Janacek, chanté en langue originale, ne fera pas son entrée au répertoire en 2021, et les reprises de La Bohème, Don Giovanni, Boris Godounov, Adriana Lecouvreur, Iphigénie en Tauride, Cosi fan tutte, Rigoletto, L’Elixir d’Amour, Snegourotchka n’auront pas lieu en 2020.
Par ailleurs, les dernières séries de Manon et Carmen ont été écourtées.

Toutefois, il a réussi à reprendre 13 productions sur les 38 qu’il a créé (une fois déduites les 6 productions annulées par les évènements de 2020), ce qui est comparable au rythme de reprise de Gerard Mortier, et supérieur à Nicolas Joel qui n’en avait repris qu’une dizaine.

Il est évidemment trop tôt pour anticiper l’avenir de ces nouvelles productions.

Clémentine Margaine et Roberto Alagna - Carmen (ms Calixto Bieito, 2017)

Clémentine Margaine et Roberto Alagna - Carmen (ms Calixto Bieito, 2017)

Tosca, Le Barbier de Séville, Carmen, Il Trovatore (3 à 4 séries sur 40 à 60 soirées)

Le mandat de Stéphane Lissner s’inscrit dans un mouvement de renouvellement théâtral des grandes œuvres du répertoire qui a concerné en premier lieu 9 des 13 ‘Blockbuster’, laissant intactes les productions des Contes d’Hoffmann et de La Flûte enchantée de Robert Carsen, ainsi que la Madame Butterfly de Robert Wilson.

Deux de ces ‘blockbusters’ ont été repris quatre fois, Tosca (58 soirées), renouvelé par Pierre Audi sans faire regretter la production de Werner Schroeter, Le Barbier de Séville (39 soirées par l’imaginatif vénitien Damiano Micheletto), et le troisième, Carmen (46 soirées dans la production de Calixto Bieito créée au Festival de Peralada en 1999), a été repris trois fois.

Le Trouvère, qui n’est pas un ‘Blockbuster’ mais bien un grand Verdi, dans une version transposée par Alex Ollé au coeur de la Première Guerre mondiale, a remplacé l’ancienne production de Francesca Zambello, et a été joué trois fois à un rythme sans doute un peu trop élevé, car il n’a pas dépassé 80 % de fréquentation à sa première reprise, programmée en début d’été il est vrai.

Jonas Kaufmann - Don Carlos (ms Krzysztof Warlikowski, 2017)

Jonas Kaufmann - Don Carlos (ms Krzysztof Warlikowski, 2017)

Les 9 productions jouées deux fois sous son mandat

La Traviata de Simon Stone, star des soirées de luxe parisiennes, Rigoletto, personnage doublé par un comédien qui représente son destin triste dans la production de Claus Guth, Cosi fan Tutte, où les chanteurs sont tous doublés par des danseurs dans la chorégraphie d'Anne Teresa De Keersmaeker, sont trois autres Blockbusters créés et repris une fois, malgré l’annulation d’une série de ces deux derniers spectacles.

Un grand Verdi, Don Carlos, et sa version milanaise Don Carlo, est l’une des grandes réussites de cette période qui permettra d’entendre dans son intégralité la version des répétitions parisiennes de 1866 restée inconnue même au public du XIXe siècle. Krzysztof Warlikowski soigna cette production où il gomma un peu de sa personnalité pour laisser au récit de l’histoire et aux impressions glacées une place prépondérante.

A Garnier, la résurrection de la production de La Cenerentola par Nicolas Joel, dans l’ancienne production de Jean-Pierre Ponnelle, ayant fait long feux, c’est une version plus sombre qu’a présenté Guillaume Gallienne en juin 2017. Elle fut reprise un an après avec une distribution encore plus éblouissante (Lawrence Brownlee , Florian Sempey et Marianne Crebassa), peu après l’entrée au répertoire en juin 2018 de Don Pasquale de Donizetti, dans la mise en scène vidéographique de Damiano Michieletto, elle aussi reprise la saison d’après.

Marion Barbeau et Sonya Yoncheva - Iolanta/Casse-Noisette (ms Dmitri Tcherniakov, 2016)

Marion Barbeau et Sonya Yoncheva - Iolanta/Casse-Noisette (ms Dmitri Tcherniakov, 2016)

Le répertoire slave a bien été défendu chaque saison par Stéphane Lissner, mais seul le dyptique Iolanta/Casse-Noisette mis en scène par Dmitri Tcherniakov a pu être repris avant l’impact des grèves et de la pandémie de covid-19.

Un autre diptyque, Le Château de Barbe-Bleue / La Voix humaine, dirigé par Esa-Pekka Salonen à la création en novembre 2015, dans la mise en scène de Krzysztof Warlikowski, a été repris, toujours à Garnier, en mars 2018.

Enfin, la nouvelle production de Lear d’Aribert Reimann a été jouée deux fois dans la mise en scène de Calixto Bieito, 33 ans après la production de Jean Lassalle.

Les 3/4 des titres que Stéphane Lissner reprit parmi ses nouvelles productions sont en langue italienne.

Johan Graham-Hall - Moses und Aaron (ms Romeo Castellucci, 2015)

Johan Graham-Hall - Moses und Aaron (ms Romeo Castellucci, 2015)

Caractéristiques des 13 reprises sous l'ère Stéphane Lissner

Stéphane Lissner a principalement repris ses propres productions d’opéras italiens du XVIIIe et XIXe siècle (8 productions) et aurait du aussi reprendre ses opéras slaves si la pandémie ne l’avait contraint à annuler sept mois de spectacles.

Peu prodigue en nouvelles productions d’œuvres du XXe siècle, il aura tout de même repris le diptyque Le Château de Barbe-Bleue/La Voix humaine et Lear, mais pas sa spectaculaire production de Moses und Aaron qui avait fortement impressionné en début de mandat.

Il laisse un important stock de plus de 30 productions à reprendre (dont 3 créations contemporaines, Trompe La Mort, Bérénice et Le Soulier de Satin et 3 rares opéras baroques, Eliogabalo, Il Primo Omicidio, Jephta).

Catherine Naglestad - Tosca (ms Werner Schroeter, 2007)

Catherine Naglestad - Tosca (ms Werner Schroeter, 2007)

Les reprises des prédécesseurs programmées par chaque directeur

Pierre Bergé (1988-1994)

Pierre Bergé a repris 4 spectacles créés par ses prédécesseurs à Garnier, et les a adapté à la scène Bastille : Les célèbres Noces de Figaro mis en scène par Giorgio Strehler à l’ouverture du mandat de Rolf Liebermann (reprises 4 fois), la Katia Kabanova de Götz Friedrich (reprise 3 fois), le Faust de Jorge Lavelli (repris 2 fois), et le Giulio Cesare de Nicholas Hytner (repris une fois). Ils seront tous reprogrammés par Hugues Gall.

Hugues Gall (1995-2004)

Hugues Gall a repris 13 spectacles de ses prédecesseurs dont 9 créés par Pierre Bergé ou Jean-Paul Cluzel (1995).

Il a rentabilisé la production de Tosca par Werner Schroeter (5 reprises) et celles de Lucia di Lammermoor (3 reprises).

Il a repris deux fois également Madama Butterfly et Die Zauberflöte (toutes deux de Robert Wilson), Simon Boccanegra et Idomeneo, et une fois Salomé, Manon Lescaut et La Damnation de Faust de Luca Roconi.

Et de Rolf Liebermann, il reprit quatre fois Faust et trois fois Les Noces de Figaro, alors que sous son mandat subsisteront pour la dernière fois deux reprises datant de Jean-Louis Martinoty, Giulio Cesare et Katia Kabanova.

Antonino Siragusa - Le Barbier de Séville (ms Coline Serreau, 2009)

Antonino Siragusa - Le Barbier de Séville (ms Coline Serreau, 2009)

Gerard Mortier (2004-2009)

Gerard Mortier a repris 28 spectacles de ses prédécesseurs dont 25 spectacles d’Hugues Gall.

De Pierre Bergé, il reprit 2 fois Madame Butterfly et Tosca, et une fois Lucia di Lammermoor, et d’Hugues Gall il programma La Bohème, 5 productions de Richard Strauss (Salomé, Le Chevalier à la rose, Ariane à Naxos, La Femme sans ombre, Capriccio), 4 productions de Giuseppe Verdi (Rigoletto – 2 fois -, Le Trouvère, Don Carlo et Otello), 2 productions de Gioachino Rossini (Le Barbier de Séville – 2 fois -, L’Italienne à Alger), Alcina, Platée, Les Capulets et Montaigus, 5 productions d’opéras slaves (Rusalka, La Dame de Pique, Juliette ou la clé des songes, Guerre et Paix, Boris Godounov), 4 productions d’opéras français (Les Contes d’Hoffmann, La Damnation de Faust, Pelléas et Mélisande, Dialogues des Carmélites), ainsi qu'un grand Wagner, Lohengrin.

Nicolas Joel (2009-2014)

Nicolas Joel a repris 44 spectacles de ses prédécesseurs, dont 14 spectacles de Gerard Mortier, 25 spectacles d’Hugues Gall, 4 spectacles de Pierre Bergé et 1 spectacle de Rolf Liebermann. Il est le directeur qui aura le plus puisé dans le passé constitué par ses deux prédécesseurs.

Il reprit trois fois La Bohème de Jonathan Miller, et deux fois les productions suivantes : Les Noces de Figaro de Giorgio Strehler, mais dans les décors en provenance de La Scala de Milan, Les Contes d’Hoffmann de Robert Carsen, Cosi fan tutte d’Ezio Toffolutti (Patrice Chéreau ne souhaitant pas reprendre sa production de Cosi fan tutte qu’avait invité Gerard Mortier au Palais Garnier), Tosca, Madame Butterfly, Ariane à Naxos, Le Barbier de Séville, L’Italienne à Alger, Don Giovanni, Orphée et Eurydice, La Clémence de Titus (par Willy Decker).

Il ne reprit en revanche qu’une fois Rigoletto, mais pas Carmen dont la nouvelle production confiée à Yves Beausnesne sera un échec dommageable à Anna Caterina Antonacci.

En plus du nouveau Ring, Richard Wagner fut bien représenté par Tannhäuser, Tristan und Isolde et Der Fliegende Holländer, Giuseppe Verdi par Otello, Don Carlo, Falstaff et Luisa Miller, le répertoire russe par La Dame de Pique, Eugène Onéguine, L'Amour des 3 oranges et La Khovantchina, et beaucoup de reprises concernèrent le XXe siècle dont Billy Budd, L’Affaire Makropoulos, Wozzeck, Lulu et Der Zwerg.

Don Giovanni (ms Michael Haneke, 2012)

Don Giovanni (ms Michael Haneke, 2012)

Stéphane Lissner (2014-2021)

Stéphane Lissner a repris 29 spectacles de ses prédécesseurs, soit 7 spectacles de Nicolas Joel, 8 spectacles de Gerard Mortier, 12 spectacles d’Hugues Gall et 2 spectacles de Pierre Bergé, ce qui traduit une recherche d’équilibre dans l’exploitation du réservoir de productions accumulées sur 25 ans, tout en créant plus de nouveaux spectacles (38 nouvelles productions).

Parmi les ‘Blockbusters’, il reprit de Nicolas Joel quatre fois La Flûte enchantée (Robert Carsen) et trois fois La Traviata (Benoît Jacquot), rejoua de Gerard Mortier une fois Don Giovanni (Mickael Haneke), programma d’Hugues Gall deux fois Les Contes d’Hoffmann (Robert Carsen), et ranima également de Pierre Bergé deux fois l’inusable production de Madame Butterfly (Robert Wilson).

Le Tristan Isolde de Bill Viola et Peter Sellars est le seul spectacle wagnérien, facture Gerard Mortier, qu’il reconduisit pour une une seule série, et il emprunta des productions de Verdi chez Nicolas Joel, avec Aida (Olivier Py) et La Force du Destin (Jean Claude Auvray), chez Gerard Mortier, avec Le Bal masqué (Gilbert Deflo), et chez Hugues Gall, avec Otello (Andrei Serban) et Falstaff (Dominique Pitoiset).

Pour le répertoire slave, Stéphane Lissner s’inspira d’Hugues Gall dont il reprit Eugène Onéguine (Willy Decker) et Rusalka (Robert Carsen), mais il se réfèra également à lui pour les œuvres du XXe siècle (Le Chevalier à la Rose, Pelléas et Mélisande, Capriccio, La Veuve joyeuse), exceptés Wozzeck (Luc Bondy) et Yvonne, princesse de Bourgogne qu’il emprunta à Gerard Mortier.

Par ailleurs, les reprises de Gluck furent des productions Gerard Mortier (Orphée et Eurydice, Iphigénie en Tauride).

Quant au répertoire belcantiste italien (I Puritani, l’Elixir d’Amour, Lucia di Lammermoor), Stéphane Lissner piocha chez tous ses prédécesseurs, sauf Hugues Gall.

Svetlana Aksenova - Rusalka (ms Robert Carsen, 2015)

Svetlana Aksenova - Rusalka (ms Robert Carsen, 2015)

Synthèse sur l’évolution des productions du répertoire de l’Opéra de Paris.

Ce sont Hugues Gall et Stéphane Lissner qui ont le plus fortement contribué à remodeler le visage des 13 ‘blockbusters’ de l’Opéra de Paris, en revisitant les deux tiers de ces productions à 20 ans d’intervalle, ce qui est un bon rythme de renouvellement et de réactualisation.

A l’inverse, les interventions de Gerard Mortier et Nicolas Joel sur ce répertoire ne se seront pas installées durablement, hormis pour le Don Giovanni du premier, et La Flûte enchantée du second.

Néanmoins, depuis le double choc de la confrontation entre Les Noces de Figaro par Christoph Marthaler et Les Noces de Figaro par Giorgio Strelher, lors de la transition Hugues Gall / Gerard Mortier / Nicolas Joel, puis les annulations de productions dues aux grèves contre la réforme des retraites en 2019/2020, l’Opéra de Paris ne dispose plus d’une production de répertoire pour ce chef-d’œuvre incontournable de Mozart. Alexander Neef, le successeur de Stéphane Lissner, devrait en faire l'une de ses priorités.

Ce sont alors les productions de L’Elixir d’Amour et d’Il Trovatore qui ont comblé la place laissée par Les Noces de Figaro, ces dernières saisons, en étant programmées plus que nécessaire à l’opéra Bastille.

Emma Bell - Alcina (ms Robert Carsen, 2007)

Emma Bell - Alcina (ms Robert Carsen, 2007)

Plus globalement, depuis 1989, Pierre Bergé a certes initié le développement de nouvelles productions à l’Opéra Bastille, mais c’est Hugues Gall qui a apporté un répertoire considérable à Garnier et Bastille, grâce notamment à un très bon soutien étatique (en 2003/2004, la subvention couvrait 60 % du budget de l’Opéra de Paris). Aucun autre directeur ne peut se targuer d’avoir produit plus 70 productions, dont 55 seront reprises au moins une fois, et 35 programmées par ses successeurs, dans un répertoire qui couvre 265 ans, d’Alcina (1735) à K… (2001).

Il est par ailleurs tout à fait remarquable de constater que sur les 55 productions d’Hugues Gall reprises au moins une fois, 22 concernent des ouvrages du XXe/XXIe siècle (Rusalka, Pelléas et Mélisande, Le Chevalier à la rose, Ariane à Naxos, La Femme sans ombre, Lulu, Capriccio, Billy Budd ...).

L’apport durable de Gerard Mortier se concentre plus spécifiquement sur Christoph Willibald Gluck, L’Elixir d’Amour de Donizetti et Tristan und Isolde de Wagner, ses productions verdiennes les plus neutres (Luisa Miller et Le Bal masqué par Gilbert Deflo) et des compositeurs du XXe siècle tels Janacek, Berg, Stravinsky, Szymanowsky, Hindemith et du XXIe siècle tels Kaija Saariaho et Philippe Boesmans.

Pourtant, Gerard Mortier avait apporté près de 50 nouvelles productions (dont une quinzaine invitées), mais une dizaine seront prématurément déclassées par son successeur (Louise, Le Roi Roger, Parsifal, Macbeth, Fidelio, Simon Boccanegra et la plupart de ses Mozart).

Mireille Delusnch, Paul Gay - Yvonne, princesse de Bourgogne (ms Luc Bondy, 2009)

Mireille Delusnch, Paul Gay - Yvonne, princesse de Bourgogne (ms Luc Bondy, 2009)

Des 40 productions de Nicolas Joel (dont une quinzaine de productions invitées et remaniées), le répertoire du XXe siècle retient surtout Mathis der Maler, Il Trittico et Le Roi Arthus. Le répertoire baroque et classique repose sur Giulio Cesare, Hippolyte et Aricie et Alceste (Gluck), le répertoire italien sur Il Puritani de Bellini, La Forza del Destino et Aida de Verdi, Adrianna Lecouvreur de Cilea et Andrea Chénier de Giordano, et enfin le répertoire français sur Werther de Massenet.

Avec autant de nouvelles productions que son prédécesseur (mais avec 50 millions d'euros de subventions étatiques en moins sur la totalité de son mandat), et malgré les annulations du Ring, de Jenufa, des Noces de Figaro et Macbeth pour cause de grèves et de pandémie, Stéphane Lissner a comblé un vide dans les nouvelles productions d’opéras français du XIXe siècle (Manon, Faust, Carmen, Les Troyens, Les Huguenots, Samson et Dalila), a élargi le répertoire baroque à deux nouveaux compositeurs (Eliogaballo de Cavalli et  Il Primo Omicidio de Scarlatti), renouvelé Les Indes galantes de Jean-Philippe Rameau, fait connaître Jephta de Haendel, développé le répertoire slave avec Iolanta, Snegourotchka, Prince Igor, créé 3 ouvrages basés sur des romans français, et apporté de splendides nouvelles productions d’opéras du XXe siècle (Lady Macbeth de Mzensk, Moses und Aron, Lear, Le château de Barbe Bleue / La Voix humaine).

Aida Garifullina et Elena Manistina - Snegourotchka (ms Dmitri Tcherniakov, 2017)

Aida Garifullina et Elena Manistina - Snegourotchka (ms Dmitri Tcherniakov, 2017)

Dans l’ensemble, le répertoire de l’Opéra de Paris est riche et diversifié, mais certaines failles évidentes restent à combler chez Monteverdi (Orfeo, Le Retour d’Ulysse dans sa patrie), Donizetti (Roberto Devereux, Anna Bolena, Maria Stuarda, Lucrezia Borgia), Verdi (Nabucco, Attila, Ernani, Giovanna d’Arco, Macbeth, Jérusalem, Les Vêpres siciliennes), Puccini (Manon Lescaut, Turandot), Beethoven (Fidelio), Janacek (Jenufa), Benjamin Britten (Peter Grimes, Mort à Venise, Le Songe d’une nuit d’été, The turn of the screw) ou le répertoire américain (Gershwin, Bernstein, Glass, Adams ...).

Et si ce répertoire de reprises exploitables sur 20 ans est essentiel à la viabilité économique de l’Opéra de Paris, il ne fait pas oublier que la mémoire émotionnelle d’une maison se joue aussi dans des productions exceptionnelles associées à des distributions non moins exceptionnelles qui ne sont généralement pas amenées à se reproduire dans le temps.

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Publié le 18 Mars 2020

Mise à jour le Lundi 29 juin 2020 (pour le MET)

Contraintes temporairement à une fermeture forcée à travers toute la planète, les maisons d'opéra et salles de concert du monde entier offrent la diffusion en live stream de spectacles passés afin de conserver l'âme lyrique et leur lien avec le public pendant cette période exceptionnelle.

Le calendrier de ces diffusions pour le MET, le Staatsoper de Vienne, le Theater an der Wien, l'Opéra de Paris, la Monnaie de Bruxelles, l'Opéra Comique, La Philharmonie de Paris, le Festival d'Aix-en-Provence, le Théâtre des Champs-Élysées, la Comédie française, Opera North, le Staatsoper de Berlin, le Deutsche Oper de Berlin, le Berlin Philharmoniker, l'opéra de Hambourg, l'opéra de Zurich, le Teatro Reggio di Parma, La Fenice, le Bayerische Staatsoper, le Ballet de Lausanne, le Théâtre du Bolshoi et le Théâtre Mariinsky, Het Concertgebow, le Dutch National Opera & Ballet, l'Opéra des Flandres, l'Opéra Royal de Wallonie, et même la Schaubühne de Berlin, sera mis à jour régulièrement ci-dessous.

Pour le MET, les diffusions débutent à 7h00 du soir, heure New-Yorkaise, soit minuit ou une heure du matin à Paris, et ne restent que 20h en ligne. Pour l'Opéra de Vienne, Paris, Bruxelles, les diffusions sont consultables sur plusieurs jours.

Les live streams gratuits des maisons d'opéra pendant la fermeture coronavirus

Ninateka (Archives de l'Institut national de l'audiovisuel polonais) :

(A)pollonia - mis en scène par Krzysztof Warlikowski avec sous-titres en anglais :

https://ninateka.pl/film/apollonia-krzysztof-warlikowski-english-subtitles

Les live streams gratuits des maisons d'opéra pendant la fermeture coronavirus

Opéra National de Paris  : www.operadeparis.fr

Du mardi 17 au dimanche 22 mars 2020 – Manon (Massenet) / ONP – 2020
Dan Ettinger, Pretty Yende, Benjamin Bernheim, Ludovic Tézier
Du lundi 23 au dimanche 29 mars 2020 – Don Giovanni (Mozart) / ONP – 2019
Philippe Jordan, Etienne Dupuis, Stanislas de Barbeyrac, Nicole Car, Philippe Sly
Du lundi 30 mars au dimanche 05 avril 2020  – Le Lac des Cygnes (Tchaikovski) / ONP – 2019
Valery Ovsyanikov, Léonore Baulac, Germain Louvet et François Alu
Du lundi 06 au dimanche 12 avril 2020  – Le Barbier de Séville (Rossini) / ONP – 2014
Damiano Michieletto, René Barbera, Karine Deshayes
Vendredi 10 avril à 16h00 - Bastien et Bastienne (Mozart) / ONP - 2019
Pauline Texier, Juan de Dios Mateos Segura et Andriy Gnatiuk
Du lundi 13 au dimanche 19 avril 2020  – Soirée Robbins / ONP – 2018
Valery Ovsyanikov, Eleonora Abbagnato, Amandine Albisson, Alice Renavand, Sae Eun Park, Stéphane Bullion, Hugo Marchand, Karl Paquette, François Alu, Paul Marque
Du lundi 20 au dimanche 26 avril 2020  – Les contes d'Hoffmann (Offenbach) / ONP – 2016
Philippe Jordan, Ermonela Jaho, Stéphanie D’Oustrac, Nadine Koutcher, Ramón Vargas
Du lundi 27 avril  au dimanche 03 mai 2020  – Carmen (Bizet) / ONP – 2017
Du 21 mars au 03 mai 2020 – Cycle Intégral de Symphonies (Tchaikovski) / ONP – 2018
Philippe Jordan
Bertrand de Billy, Roberto Alagna, Elina Garanca, Maria Agresta
Du lundi 04 mai au dimanche 10 mai 2020  – Le songe d'une nuit d'été (Mendelssohn-Bartholdy) / ONP – 2017
Eleonora Abbagnato, Laëtitia Pujol, Alice Renavand, Stéphane Bullion, Hugo Marchand, Karl Paquette
Du lundi 11 mai au dimanche 17 mai 2020  – Don Pasquale (Donizetti) / ONP – 2018
Evelino Pidò, Michele Pertusi, Florian Sempey, Lawrence Brownlee, Nadine Sierra et Frédéric Guieu
Cendrillon (Prokofiev)  / ONP – 2018 (https://www.arte.tv/fr/videos) jusqu'au 21 mai 2020
Vellö Pahn, Karl Paquette, Valentine Colasante, Aurélien Houette, Pierre Rétif, Ludmila Pagliero et Dorothée Gilbert
Du lundi 18 mai au dimanche 24 mai 2020  – L'Opéra (Stéphane Bron)/ ONP – 2017
Documentaire sur la première saison de Stéphane Lissner à la direction de l'Opéra National de Paris
Du lundi 25 mai au dimanche 31 mai 2020  – Boris Godounov (Moussorgsky) / ONP – 2018
Vladimir Jurowski, ldar Abdrazakov, Evdokia Malevskaya, Ruzan Mantashyan, Alexandra Durseneva, Maxim Paster

 

Du lundi 01 juin au dimanche 07 juin 2020  – Rigoletto (Verdi) / ONP – 2016
Michael Fabiano, Quinn Kelsey, Olga Peretyatko, Rafal Siwek, Vesselina Kasarova, Isabelle Druet
Du lundi 08 juin au dimanche 14 juin 2020  – La Bohème (Puccini) / ONP – 2017
Nicole Car, Atalla Ayan, Alessio Arduini, Aida Garifullina, Artur Ruciński, Roberto Tagliavini
Du lundi 15 juin au dimanche 21 juin 2020  – Play (Ekman) / ONP – 2017
Stéphane Bullion, Les Étoiles, les Premiers Danseurs et le Corps de Ballet 
Du lundi 22 juin au dimanche 28 juin 2020  – Concert lyrique exceptionnel du 21 juin 2016 / ONP – 2016
Philippe Jordan, Sondra Radvanovsky, Anita Rachvelishvili, Aleksandrs Antonenko
Du lundi 29 juin au dimanche 05 juillet 2020  – Anne Teresa de Keersmaeker / ONP – 2015
Béla Bartók, Ludwig van Beethoven, Schönberg
Du lundi 06 juillet au dimanche 12 juillet 2020  – Gala des 350 ans / ONP – 2018
Dan Ettinger, Vincent Huguet, Sonya Yoncheva, Ludovic Tézier, Bryan Hymel, Eleonora Abbagnato, Amandine Albisson, Léonore Baulac, Stéphane Bullion, Mathieu Ganio, Florian Magnenet
Du lundi 13 juillet au dimanche 16 juillet 2020  – Moses und Aron (Schönberg) / ONP – 2015
Philippe Jordan, Romeo Castellucci, John Graham-Hall, Thomas Johannes Mayer, Julie Davies, Catherine Wyn-Rogers, Christopher Purves, Nicky Spence, Michael Pflumm 

Giselle (Adam) / ONP – 2020 (https://www.france.tv/spectacles-et-culture/opera-et-musique-classique) jusqu'au 05 août 2020
Koen Kessels, Dorothée Gilbert, Valentine Colasante et Mathieu Ganio
Les Indes Galantes (Rameau) / ONP – 2019 (https://www.arte.tv/fr/videos) jusqu'au 09 octobre 2020
Leonardo García Alarcón, Sabine Devieilhe, Julie Fuchs, Florian Sempey, Jodie Devos, Alexandre Duhamel, Stanislas de Barbeyrac
Du lundi 27 avril  au samedi 24 octobre 2020  – Body and Soul (Crystal Pite) / ONP – 2019
Léonore Baulac, Ludmila Pagliero, Hugo Marchand

Les live streams gratuits des maisons d'opéra pendant la fermeture coronavirus

Théâtre Royal de la Monnaie de Bruxelles  : https://www.lamonnaie.be/fr/sections/388-mm-channel

Du samedi 21 mars au dimanche 19 avril 2020 – Aida (Verdi) / La Monnaie 2017
Du samedi 21 mars au dimanche 19 avril 2020 – Lucio Silla (Mozart) / La Monnaie 2017
Du samedi 21 mars au dimanche 19 avril 2020 – Frankenstein (Grey) / La Monnaie 2019
Du samedi 21 mars au dimanche 19 avril 2020 – Tristan und Isolde (Wagner) / La Monnaie 2019
Du samedi 21 mars au dimanche 19 avril 2020 – La Gioconda (Ponchielli) / La Monnaie 2019
Du samedi 21 mars au dimanche 19 avril 2020 – Les Contes du Tsar Saltan (Rimski-Korsakov) / La Monnaie 2019
Du samedi 21 mars au jeudi 30 avril 2020 – Macbeth Underworld (Dusapin) / La Monnaie 2019

Du lundi 20 avril au dimanche 17 mai 2020 – Mitridate, Re di Ponto (Mozart) / La Monnaie 2016
Du lundi 20 avril au dimanche 17 mai 2020 – Dialogues des Carmélites (Poulenc) / La Monnaie 2017
Du lundi 20 avril au dimanche 17 mai 2020 – Les Contes d’Hoffmann (Offenbach) / La Monnaie 2019
Du lundi 20 avril au dimanche 17 mai 2020 – Madame Butterfly (Puccini) / La Monnaie 2017
Du lundi 20 avril au dimanche 17 mai 2020 – Macbeth (Verdi) / La Monnaie 2016
Du lundi 20 avril au dimanche 17 mai 2020 – Au Monde (Boesmans) / La Monnaie 2014

Du lundi 20 avril au dimanche 17 mai 2020 – Push (Moody) / La Monnaie 2018

Du lundi 18 mai au mardi 30 juin 2020 – Die Zauberflöte (Mozart) / La Monnaie 2018
Du lundi 18 mai au mardi 30 juin 2020 – Le Coq d'Or (Rimski-Korsakov) / La Monnaie 2016
Du lundi 18 mai au mardi 30 juin 2020 – L'Elixir d'Amour (Donizetti) / La Monnaie 2015
Du lundi 18 mai au mardi 30 juin 2020 – Lohengrin (Wagner) / La Monnaie 2018
Du lundi 18 mai au mardi 30 juin 2020 – Béatrice et Bénédict (Berlioz) / La Monnaie 2016
Du lundi 18 mai au mardi 30 juin 2020 – Orfeo & Majnun (van der Harst, Adwan, Moody) / La Monnaie 2018

Opéra Royal de Wallonie  : https://www.operaliege.be/actualites/lopera-chez-soi/

Macbeth (Verdi) - Juin 2018 / ORW
Paolo Arrivabeni, Leo Nucci, Tatiana Serjan, Giacomo Prestia, Gabriele Mangione, Papuna Tchuradze

Il Barbiere di Siviglia (Rossini) - Octobre 2015 / ORW
Guy Van Waas, Lionel Lhote, Jodie Devos, Gustavo De Gennaro, Enrico Marabelli, Laurent Kubla

Jérusalem (Verdi) - Mars 2017 / ORW
Speranza Scappucci, Marc Laho, Elaine Alvarez, Roberto Scandiuzzi, Ivan Thirion, Pietro Picone, Natacha Kowalski

Carmen (Bizet) -  Février 2018 / ORW
Speranza Scappucci, Nino Surguladze, Marc Laho, Silvia Dalla Benetta, Laurent Kubla

Don Carlos (Verdi) - Janvier 2020 / ORW
Paolo Arrivabeni, Gregory Kunde, Ildebrando D’Arcangelo, Yolanda Auyanet, Kate Aldrich, Lionel Lhote, Roberto Scandiuzzi, Patrick Bolleire

Madama Butterfly (Puccini) - Septembre 2019 / ORW
Speranza Scappucci, Svetlana Aksenova, Alexey Dolgov, Mario Cassi, Sabina Willeit, Saverio Fiore

La Clemenza di Tito (Mozart) - Mai 2019 / ORW
Thomas Rösner, Patrizia Ciofi, Anna Bonitatibus, Veronica Cangemi, Cecilia Molinari, Leonardo Cortellazzi, Markus Suihkonen

Anna Bolena (Donizetti) - Avril 2019 / ORW
Giampaolo Bisanti, Olga Peretyatko, Sofia Solovy, Celso Albelo, Marko Mimica, Francesca Ascioti, Luciano Montanaro, Maxime Melnik

Il Trovatore (Verdi) - Septembre 2018 / ORW
Daniel Oren, Fabio Sartori, Yolanda Auyanet, Mario Cassi, Violeta Urmana, Luciano Montanaro, Julie Bailly

Aida (Verdi) - Février 2019 / ORW
Speranza Scappucci, Elaine Alvarez, Marcello Giordani, Nino Surguladze, Lionel Lhote, Luca Dall' Amico

Die Zauberflöte (Mozart) - Décembre 2015 / ORW
Paolo Arrivabeni, Anne-Catherine Gillet, Anicio Zorzi Giustiniani, Mario Cassi, Burcu Uyar, Gianluca Buratto, Inge Dreisig
Norma (Bellini) - Octobre 2017 / ORW
Massimo Zanetti, Davide Garattini Raimondi, Patrizia Ciofi, Gregory Kunde, Josè Maria Lo Monaco, Andrea Concetti
Don Giovanni (Mozart) - Novembre 2016 / ORW
Rinaldo Alessandrini, Jaco Van Dormael, Mario Cassi, Laurent Kubla, Veronica Cangemi, Leonardo Cortellazzi, Céline Mellon, Roger Joakim, Luciano Montanaro
Manon Lescaut (Auber) - Avril 2016 / ORW
Cyril Englebert, Paul-Emile Fourny, Sumi Jo, Wiard Witholt, Enrico Casari, Roger Joakim, Sabine Conzen, Laura Balidemaj, Denzil Delaere, Patrick Delcour
La Damnation de Faust (Berlioz) - Février 2017 / ORW
Patrick Davin, Ruggero Raimondi, Paul Groves, Nino Surguladze, Ildebrando D’Arcangelo
Luisa Miller (Verdi) - Novembre 2014 / ORW
Luciano Montanaro, Gregory Kunde, Cristina Melis, Bálint Szabó, Nicola Alaimo, Patrizia Ciofi

Tosca (Puccini) - Janvier 2015 / ORW
Barbara Haveman, Marc Laho, Ruggero Raimondi

A partir du samedi 27 juin

A venir.

Oper Ballet Vlaanderen : https://operaballet.be/en/the-house/blog/enjoy-our-operas-and-ballets-from-your-living-room

La Juive (Jacques Fromental Halévy) - ms Peter Konwitschny.
Parsifal (Richard Wagner) -  Tanja Ariane Baumgartner - ms Tatjana Gürbaca
Rusalka (Antonín Dvořák) - Choreographer Alan Lucien Øyen - dm Giedrė Šlekyt
Bach Studies (Benjamin Millepied) - Violinist Eric Crambes

Ma Mère l'Oye (Jeroen Verbruggen) - Choreographer Jeroen Verbruggen.
Sakdo (Rimsky-Korsakov) - Conductor Dmitri Jurowski
Mea Culpa (Sidi Larbi Cherkaoui)

Der Schmied von Gent (Franz Schreker)
Pond Way (Merce Cunningham)

Samson et Dalila (Camille Saint-Saëns)
Exhibition (Sidi Larbi Cherkaoui)

Les live streams gratuits des maisons d'opéra pendant la fermeture coronavirus

Philharmonie de Paris  : https://live.philharmoniedeparis.fr/

A partir du lundi 23 mars 2020 - un concert chaque soir à 20h, visible pendant 24h.

Festival d’Aix-en-Provence : https://festival-aix.com/fr

Tosca (Puccini) dans la mise en scène de Christophe Honoré (Festival d'Aix 2019)
https://www.france.tv/france-2/festival-international-d-art-lyrique-d-aix-en-provence/1029167-tosca-de-puccini-au-festival-d-aix-en-provence-2019.html

Requiem de Mozart dans la mise en scène de Romeo Castellucci (Festival d'Aix 2019)
https://www.arte.tv/fr/videos/088454-001-F/requiem-w-a-mozart/

Ariane à Naxos (Strauss) dans la mise en scène de Katie Mitchell (Festival d'Aix 2018)
https://www.arte.tv/fr/videos/080966-000-A/ariane-a-naxos/

The Rake's Progress (Stravinski) dans la mise en scène de Simon McBurney (Festival d'Aix 2017)
https://www.arte.tv/fr/videos/074647-000-A/the-rake-s-progress-d-igor-stravinski-au-festival-d-aix-en-provence/

Don Giovanni (Mozart) dans la mise en scène de Jean-François Sivadier (Festival d'Aix 2017)
https://www.youtube.com/watch?v=Hnd5ULYG2no

Le Songe d'une nuit d'été (Britten) dans la mise en scène de Robert Carsen (Festival d'Aix 2015)
https://www.france.tv/spectacles-et-culture/opera-et-musique-classique/966279-le-songe-d-une-nuit-d-ete-de-britten-a-aix-en-provence.html

Carmen (Bizet) dans la mise en scène de Dmitri Tcherniakov (Festival d'Aix 2017)
https://www.arte.tv/fr/videos/073907-001-F/carmen-de-bizet/

L'Ange de feu (Bizet) dans la mise en scène de Marius Trelinski (Festival d'Aix 2018)
https://www.france.tv/spectacles-et-culture/festivals/l-ete-sur-culturebox/971589-l-ange-de-feu-de-prokofiev-au-festival-d-aix-en-provence.html

Seven Stones (Adamek) dans la mise en scène de Eric Oberdorff (Festival d'Aix 2018)
https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=n513sAqWr2o&feature=emb_logo

Pinocchio (Boesmans) dans la mise en scène de Eric Oberdorff (Festival d'Aix 2017)
https://www.youtube.com/watch?v=1LYsoHOuecM&feature=emb_logo

Erismena (Cavalli) dans la mise en scène de Eric Oberdorff (Festival d'Aix 2017)
https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=Dgq5eUIueGg&feature=emb_logo

Du 06 au 15 juillet 2020 - 10 jours de Festival 100% en ligne gratuit
Programme sous le lien suivant : https://festival-aix.com/fr/blog/actualite/lascenenumerique

La Comédie française : https://www.comedie-francaise.fr/

Du lundi au dimanche, à partir de 16h, La Comédie Française propose un riche programme culturel :

Par exemple, pour lundi 30 mars 2020 :

16h00 Le 4h de Ragueneau – 5 minutes de poésie lue par un comédien
16h05 programmation scolaire Les comédiens repassent le bac français – un comédien lit un passage d’un des textes programmés au bac et en livre un commentaire d’acteur :« ce que les profs ne disent jamais »Où suis-je, qu’ai-je fait, que dois-je faire encore ?Entretien avec un professionnel du théâtre
17h00 Les acteurs parlent aux enfants – un conte pour enfant lu par un comédien
18h00 Le foyer des comédiens• Mon alexandrin préféré• L’enfance de l’art • La « cuisine » de l’acteur
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8h30 Portrait d’actrice – Paradoxe(s) Anne Kessler Entretien mené par Mathilde Serrell Capté au Studio-Théâtre en mars 2019 Durée 1h30
19h50 Urgence à vous remercier 5 minutes de lecture sur le soin, l’aide, la médecine
20h15 Ce que j’emporterais sur une île

20h30 La Double Inconstance de Marivaux – mise en scène Anne Kessler avec Catherine Salviat, Éric Génovèse, Florence Viala, Loïc Corbery, Stéphane Varupenne, Georgia Scalliet, Adeline d’Hermy et les comédiens de l’Académie Claire Boust, Ewen Crovella, Charlotte Fermand, Thomas Guené, Solenn Louër, Valentin RollandCapté Salle Richelieu en février 2015

Mardi 31 mars 2020  – 18h30 Grenier des maîtres Alain Françon
Entretien mené par David Tuaillon Capté à la Coupole, Salle Richelieu en mars 2017
Mardi 31 mars 2020 - 20h30 Les Trois Sœurs d’Anton Tchekhov
Traduction André Markowicz et Françoise Morvan – mise en scène Alain Françon avec Éric Ruf, Bruno Raffaelli, Florence Viala, Coraly Zahonero, Laurent Stocker, Guillaume Gallienne Capté Salle Richelieu en mars 2011


Mercredi 01 avril 2020 - 18h30 Les Trois Petits Cochons - Adaptation Marcio Abreu et Thomas Quillardet
Mise en scène Thomas Quillardet avec Julie Sicard, Serge Bagdassarian, Bakary Sangaré, Stéphane Varupenne, Marion MalenfantCapté au Studio-Théâtre en décembre 2012
Mercredi 01 avril 2020 - 20h30 Le Misanthrope de Molière
Mise en scène Clément Hervieu-Léger avec Yves Gasc, Éric Ruf, Florence Viala, Loïc Corbery, Serge Bagdassarian, Gilles David, Georgia Scalliet, Adeline d’Hermy, Louis Arene Capté Salle Richelieu en juin 2014
Jeudi 02 avril 2020 - 18h30 Portrait d’actrice – Paradoxe(s) Véronique Vell
Entretien mené par Mathilde Serrell Capté au Studio-Théâtre en octobre 2019
Jeudi 02 avril 2020 - 20h30 Cabaret Georges Brassens
Direction artistique Thierry Hancisse avec Sylvia Bergé, Éric Génovèse, Julie Sicard, Serge Bagdassarian, Hervé Pierre, Jérémy Lopez et les mu-siciens Benoît Urbain, Olivier Moret, Paul AbirachedCapté au Studio-Théâtre en mai 2014
Jeudi 02 avril 2020 - 21h45 Trois hommes dans un salon d’après l’interview de Brel - Brassens - Ferré par François-René Cristiani
Mise en scène Anne Kessleravec Éric Ruf, Laurent Stocker Capté au Studio-Théâtre en juin 2008
Vendredi 03 avril 2020 - 18h30 La seule certitude que j’ai c’est d’être dans le doute de Pierre Desproges
Conception et interprétation Christian Gonon, mise en scène Alain Lengletet Marc FayetCapté au Théâtre du Vieux-Colombier en mai 2010
Vendredi 03 avril 2020 - 20h30 L’Hôtel du Libre-Échange de Georges Feydeau et Maurice Desvallières
Mise en scène Isabelle Nanty avec Anne Kessler, Bruno Raffaelli, Alain Lenglet, Florence Viala, Jérôme Pouly, Michel Vuillermoz, Bakary Sangaré, Christian Hecq, Laurent LafitteRebecca Marder Capté Salle Richelieu en juin 2017
Samedi 04 avril 2020 - 18h30 Présentation de Peer Gynt par Éric Ruf et l’équipe de la création
Interviews, making of...
Samedi 04 avril 2020 - 20h30 Peer Gynt de Henrik Ibsen, traduction François Regnault
Mise en scène Éric Ruf avec Catherine Samie, Catherine Salviat, Claude Mathieu, Michel Favory, Éric Génovèse, Florence Viala, Serge Bagdassarian, Hervé Pierre, Bakary Sangaré, Capté dans le Salon d’honneur du Grand Palais en juin 2012
Dimanche 05 avril 2020 - 18h30 Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée d’Alfred de Musset
Mise en scène Laurent Delvert avec Christian Gonon, Jennifer Decker Capté au Studio-Théâtre en avril 2017
Dimanche 05 avril 2020 - 20h30 La Forêt d’après la pièce d’Alexandre Ostrovski
Réalisation Arnaud Desplechin avec Nicolas Silberg, Claude Mathieu, Martine Chevallier, Michel Favory, Christian Blanc, Denis Podalydès, Laurent Stocker, Michel Vuillermoz Première année de diffusion 2014D
Lundi 06 avril 2020 - 18h30 École d’acteur Jérémy Lopez
Entretien mené par Olivier Barrot Capté au Studio-Théâtre en septembre 2017
Lundi 06 avril 2020 - 20h30 La Règle du jeu d’après le scénario de Jean Renoir
Version scénique, réalisation et mise en scène Christiane Jatahy avec Cécile Brune, Sylvia Bergé, Éric Génovèse, Alain Lenglet, Jérôme Pouly, Laurent Natrella, Elsa Lepoivre, Christian Gonon, Julie Sicard, Capté Salle Richelieu en mai 2017
Mardi 07 avril 2020 - 18h30 Grenier des maîtres Richard Peduzzi
Entretien mené par Rodolphe Bruneau-Boulmier Capté à la Coupole, Salle Richelieu en mars 2018
Mardi 07 avril 2020 - 20h30 L’Éveil du printemps de Frank Wedekind,traduction François Regnault
Mise en scène Clément Hervieu-Léger avec Michel Favory, Cécile Brune, Éric Génovèse, Alain Lenglet, Clotilde de Bayser, Christian Gonon, Julie Sicard, Serge Bagdassarian, Bakary Sangaré, Capté Salle Richelieu en juin 2018
Mercredi 08 avril 2020 - 18h30 Le Loup – Les Contes du Chat perché de Marcel Aymé
Mise en scène Véronique Vella avec Sylvia Bergé, Florence Viala, Capté au Studio-Théâtre en décembre 2009
Mercredi 08 avril 2020 - 20h30 20 000 lieues sous les mers d’après Jules Verne
Adaptation et mise en scène Christian Hecq et Valérie Lesort avec Françoise Gillard, Laurent Natrella, Christian Gonon, Christian Hecq, Nicolas Lormeau, Elliot Jenicot Capté au Théâtre du Vieux-Colombier en novembre 2018
Jeudi 09 avril 2020 - 18h30 L’Interlope (cabaret)
Conception et mise en scène Serge Bagdassarian avec Véronique Vella, Michel Favory, Serge Bagdassarian, Benjamin Lavernhe et les musiciens Benoît Urbain, Thierry Boulanger, Olivier MoretCapté au Studio-Théâtre en octobre 2016
Jeudi 09 avril 2020 - 20h30 Les Ondes magnétiques
Texte et mise en scène David Lescot avec Sylvia Bergé, Alexandre Pavloff, Elsa Lepoivre, Christian Hecq, Nâzim Boudjenah, Claire de La Rüe du Can, Yoann Gasiorowski et David Lescot Capté au Théâtre du Vieux-Colombier en juin 2018
Vendredi 10 avril 2020 - 18h30 Le Banquet de Platon
Traduction Luc Brisson mise en scène Jacques Vincey avec Thierry Hancisse, Capté au Studio-Théâtre en avril 2010
Vendredi 10 avril 2020 - 20h30 La Grande Magie d’Eduardo de Filippo, traduction Huguette Hatem

Mise en scène Dan Jemmett avec Martine Chevallier, Isabelle Gardien, Cécile Brune, Éric Génovèse, Alain Lenglet, Coraly Zahonero, Denis Podalydès, Jérôme Pouly, Loïc Corbery, Hervé Pierre, Capté Salle Richelieu en avril 2010
Samedi 11 avril 2020 - 18h30 Portrait d’actrice – Paradoxe(s) Ludmila Mikaël
Entretien mené par Vincent Josse Capté au Studio-Théâtre en juin 2019
Samedi 11 avril 2020 - 20h30 Bérénice de Jean Racine
Mise en scène Klaus-Michaël Gruber avec Catherine Samie, Ludmila Mikaël, Richard Fontana, Roland Bertin, Marcel Bozonnet, Jacques Debary, Pierre-Louis Saussereau Filmé Salle Richelieu. 1987
Dimanche 12 avril 2020 - 18h30 Candide de Voltaire
Mise en scène Emmanuel Daumas avec Claude Mathieu, Laurent Stocker, Capté au Studio-Théâtre en février 2013
Dimanche 12 avril 2020 - 20h50 Un fil à la patte de Georges Feydeau
Mise en scène Jérôme Deschampsavec Dominique Constanza, Claude Mathieu, Thierry Hancisse, Florence Viala, Céline Samie, Jérôme Pouly, Guillaume Gallienne, Christian Gonon, Serge Bagdassarian, Capté Salle Richelieu en 2011
Lundi 13 avril 2020 - 18h30 Portrait d’acteur – Paradoxe(s) Michel Robin
Entretien mené par Mathilde Serrell Capté au Studio-Théâtre en mai 2019
Lundi 13 avril 2020 - 20h30 Les Trois Sœurs d’après la pièce d’Anton Tchekhov
Traduction André Markowicz et Françoise Morvan – réalisation Valeria Bruni-Tedeschi avec Éric Ruf, Bruno Raffaelli, Florence Viala, Coraly Zahonero, Laurent Stocker, Michel Vuillermoz, Elsa Lepoivre, Gilles David, Stéphane Varupenne
Mardi 14 avril 2020 - 18h30 Grenier des maîtres Ivo van Hove
Entretien mené par Laure Adler Capté à la Coupole, Salle Richelieu en avril 2019
Mardi 14 avril 2020 - 20h30 Les Damnés d’après le scénario de Luchino Visconti, Nicola Badalucco et Enrico Medioli
Mise en scène Ivo van Hove avec Sylvia Bergé, Eric Génovèse, Denis Podalydès, Alexandre Pavloff, Guillaume Gallienne, Elsa Lepoivre, Loïc Corbery, Capté dans la Cour d’honneur du Palais des Papes au Festival d’Avignon 2016
Mercredi 15 avril 2020 - 18h30 Le Cerf et le Chien – Les Contes du Chat perché de Marcel Aymé
Mise en scène Véronique Vella avec Véronique Vella, Michel Favory, Cécile Brune, Alain Lenglet, Jérôme Pouly, Elsa Lepoivre, Stéphane Varupenne, Elliot Jenicot Capté au Studio-Théâtre en décembre 2016
Mercredi 15 avril 2020 - 20h30 Fables de Jean de La Fontaine
Mise en scène Robert Wilson avec Christine Fersen, Gérard Giroudon, Cécile Brune, Éric Génovèse, Christian Blanc, Florence Viala, Céline Samie, Laurent Stocker, Nicolas Lormeau, Christian Gonon, Julie Sicard, Capté Salle Richelieu en juillet 2005
Jeudi 16 avril 2020 - 18h30 École d’acteur Sébastien Pouderoux
Entretien mené par Oliver BarrotCapté au Studio-Théâtre en février 2016
Jeudi 16 avril 2020 - 20h30 Comme une pierre qui... d’après le livre de Greil Marcus Like a Rolling Stone, Bob Dylan à la croisée des chemins
Mise en scène Marie Rémond et Sébastien Pouderoux – sur une idée originale de Marie Rémond avec Gilles David, Stéphane Varupenne, Sébastien Pouderoux, Capté au Studio-Théâtre en octobre 2015
Vendredi 17 avril 2020 - 18h30 Douce vengeance et autres sketches de Hanokh Levin
Traduction Laurence Sendrowicz – mise en scène Galin Stoev avec Claude Mathieu, Loïc Corbery, Serge Bagdassarian, Adrien Gamba-Gontard, Judith ChemlaCapté au Studio-Théâtre en avril 2008
Vendredi 17 avril 2020 - 20h30 Le Système Ribadier de Georges Feydeau et Maurice Hennequin
Mise en scène Zabou Breitman avec Martine Chevallier, Christian Blanc, Laurent Stocker, Julie Sicard, Nicolas Lormeau, Laurent Lafitte Capté au Théâtre du Vieux-Colombier en décembre 2013
Samedi 18 avril 2020 - 18h30 La Conférence des objet
Texte et mise en scène Christine Montalbetti avec Claude Mathieu , Hervé Pierre , Bakary Sangaré, Pierre Louis-Calixte, Anna CervinkaCapté au Studio-Théâtre en décembre 2019
Samedi 18 avril 2020 - 20h30 La Trilogie de la villégiature de Carlo Goldoni
Traduction Félicien Moreau – adaptation et mise en scène Giorgio Strehler avec Pierre Dux, Jacques Eyser, François Beaulieu, Claude Giraud, Marcel Tristani, Yves Pignot, Gérard Giroudon, Jacques Sereys, Filmé au Théâtre de l’Odéon en février 1979
Dimanche 19 avril 2020 - 18h30 La Dernière Lettre d’après Vie et Destin de Vassili Grossman
Traduction Alexis Berelowitch – réalisation Frederick Wiseman avec Catherine Samie
Dimanche 19 avril 2020 - 20h50 Le Misanthrope de Molière
Mise en scène Clément Hervieu-Légeravec Yves Gasc, Eric Génovèse, Florence Viala, Loïc Corbery, Serge Bagdassarian, Gilles David, Adeline d’Hermy, Capté Salle Richelieu en février 2017
Lundi 20 avril 2020 - 18h30 École d’acteur Stéphane Varupenne
Entretien mené par Olivier Barrot Capté au Studio-Théâtre en novembre 2016
Lundi 20 avril 2020 - 20h30 Vania d’après Oncle Vania d’Anton Tchekhov
Traduction Tonia Galievsky et Bruno Sermonne – mise en scène Julie Deliquet avec Florence Viala, Laurent Stocker, Hervé Pierre, Capté au Théâtre du Vieux-Colombier en novembre 2016
Mardi 21 avril 2020 - 18h30 Grenier des maîtres Yannis Kokkos
Entretien mené par Carmelo Agnello Capté à la Coupole, Salle Richelieu en novembre 2019
Mardi 21 avril 2020 - 20h30 La Vie de Galilée de Bertolt Brecht
Mise en scène Antoine Vitez avec François Beaulieu, Dominique Rozan, Jacques Sereys, Roland Bertin, Claude Mathieu, Marcel Bozonnet, Filmé au Théâtre de la Porte Saint-Martin en juillet 1991
Mercredi 22 avril 2020 - 18h30 La Petite Sirène d’après Hans Christian Andersen
Adaptation et mise en scène Géraldine Martineau avec Jérôme Pouly, Adeline d’Hermy, Danièle Lebrun, Claire de La Rüe du Can, Julien Frison Capté au Studio-Théâtre en décembre 2018
Mercredi 22 avril 2020 - 20h30 Pedro et le Commandeur de Félix Lope de Vega
Traduction Florence Delay – mise en scène Omar Porras avec Catherine Salviat, Christian Blanc, Coraly Zahonero, Laurent Stocker, Laurent Natrella, Elsa Lepoivre, Capté Salle Richelieu en juin 2007
Jeudi 23 avril 2020 - 18h30 Paris-Cabaret par Véronique Vella
Avec Véronique Vella, Isabelle Gardien, Thierry Hancisse, Jean-Pierre Michaël, Philippe Torreton et le musicien Jean-Louis Cortès Capté au Théâtre du Vieux-Colombier en novembre 1993
Jeudi 23 avril 2020 - 20h30 Cabaret Boris Vian
Direction artistique Serge Bagdassarian avec Véronique Vella, Cécile Brune, Florence Viala, Françoise Gillard, Elsa Lepoivre, Serge Bagdassarian, Capté au Studio-Théâtre en juin 2013
Vendredi 24 avril 2020 - 18h30 La Critique de l’École des femmes de Molière
Mise en scène Clément Hervieu-Léger avec Clotilde de Bayser, Elsa Lepoivre, Loïc Corbery, Serge Bagdassarian, Christian Hecq, Georgia Scalliet, Capté au Studio-Théâtre en février 2011
Vendredi 24 avril 2020 - 20h30 Dom Juan ou le Festin de pierre de Molière
Mise en scène Jacques Lassalle avec François Chaumette, Jacques Sereys, Gérard Giroudon, Roland Bertin, Catherine Sauval, Andrzej Seweryn, Capté Salle Richelieu en mars 1996
Samedi 25 avril 2020 - 18h30 Une visite inopportune de Copi
Mise en scène Lukas Hemleb avec Simon Eine, Dominique Constanza, Gérard Giroudon, Sylvia Bergé, Éric Génovèse, Clément Hervieu-Léger, juin 2004
Samedi 25 avril 2020 - 20h30 Lorenzaccio d’Alfred de Musset
Mise en scène Franco Zeffirelli avec Louis Seigner, Jacques Eyser, Michel Etcheverry, René Camoin, René Arrieu, François Beaulieu, Jean-Luc Boutté, Capté Salle Richelieu en 1977
Dimanche 26 avril 2020 - 18h30 Phèdre de Sénèque
Mise en scène Louise Vignaud avec Claude Mathieu, Thierry Hancisse, Pierre Louis-Calixte, Nâzim Boudjenah, Jennifer DeckerCapté au Studio-Théâtre en mai 2018
Dimanche 26 avril 2020 - 20h50 Fanny de Marcel Pagnol
Mise en scène Irène Bonnaud avec Catherine Ferran, Andrzej Seweryn, Sylvia Bergé, Jean-Baptiste Malartre, Pierre Vial, Serge Bagdassarian.
Lundi 27 avril 2020 - 18h30 École d’actrice Julie Sicard
Entretien mené par Olivier Barrot Capté au Studio-Théâtre en octobre 2016
Lundi 27 avril 2020 - 20h30 Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce
Mise en scène Michel Raskine avec Catherine Ferran, Laurent Stocker, Capté Salle Richelieu en juin 2008
Mardi 28 avril 2020 - 18h30 Grenier des maîtresChristian Lacroix
Entretien mené par Denis Podalydès Capté à la Coupole, Salle Richelieu, en novembre 2016
Mardi 28 avril 2020 - 20h30 Lucrèce Borgia de Victor Hugo
Mise en scène Denis Podalydèsavec Éric Ruf, Éric Génovèse, Guillaume Gallienne, Christian Hecq, Gilles David, Stéphane Varupenne, Suliane Brahim, Georgia Scalliet, Elliot Jenicot,Benjamin Lavernhe, Capté Salle Richelieu en juillet 2014
Mercredi 29 avril 2020 - 18h30 La Princesse au petit pois d’après Hans Christian Andersen
Mise en scène Édouard Signole tavec Elsa Lepoivre, Georgia Scalliet, Capté au Studio-Théâtre en décembre 2013
Mercredi 29 avril 2020 - 20h30 Ondine de Jean Giroudoux, d’après le conte de Frédéric de La Motte Fouqué
Mise en scène et réalisation Raymond Rouleau avec François Chaumette, Jacques Toja, René Camoin, Michel Duchaussoy, Nicolas Silberg, André Reybaz, Jean-François Rémi, Jean-Luc Boutté, Francis Huster, Filmé Salle Richelieu en juillet 1974
Jeudi 30 avril 2020 - 18h30 Singulis Seule-en-scène L’Envers du music-hall de Colette
Conception et interprétation Danièle LebrunCapté au Studio-Théâtre en mars 2017
Jeudi 30 avril 2020 - 20h30 Chansons déconseillées
Direction artistique Philippe Meyer – direction musicale Pascal Sanglaavec Cécile Brune, Sylvia Bergé, Françoise Gillard, Serge Bagdassarian, Benjamin Jungers, Stéphane Varupenne, Félicien Juttner , Capté au Studio-Théâtre en octobre 2011

Vendredi 01 mai 2020 - 18h30 La mer est ma nation de Hala Moughanie
Lecture dirigée par Nicolas Lormeau Les Inamovibles de Sedjro Giovanni Houansou lecture dirigée par Sylvia BergéEntretien avec des astronautes de Felicia Zeller, traduction Éric Dortu – lecture dirigée par David Tuaillon
Vendredi 01 mai 2020 - 20h30 La Tête des autres de Marcel Aymé
Mise en scène Lilo Bauravec Véronique Vella, Alain Lenglet, Florence Viala, Serge Bagdassarian, Nicolas Lormeau, ClémentHervieu-Léger, Félicien Juttner, Laurent Lafitte etLaure-Lucile Simon, Capté au Théâtre du Vieux-Colombier en avril 2013
Samedi 02 mai 2020 - 18h30 L’Ogresse de Lejla Kalamujić
Traduction Tiana Krivokapic et Karine Samardźija – lecture dirigée par Alain LengletTunnel Boring Machinede Yuval Rozmanlecture dirigée par Pierre Louis-Calixte Philoxenia de Clémence Weill lecture dirigée par Aurélien Hamard-Padis
Samedi 02 mai 2020 - 20h30 La Forêt d’Alexandre Ostrovski, traduction André Markowicz
Mise en scène Piotr Fomenko avec Christine Fersen, Gérard Giroudon, Martine Chevallier, Anne Kessler, Michel Robin, Christian Blanc, Denis Podalydès, Roger Mollien, LaurentStocker, Mathieu Genet, Capté Salle Richelieu en novembre 2003
Dimanche 03 mai 2020 - 18h30 Le Trac : quelques cas cliniques
Film d’Anne Kessler avec Muriel Mayette-Holtz, Catherine Sauval, Thierry Hancisse, Anne Kessler, Jean-Pierre Michaël, Éric Ruf, Florence Viala, Denis Podalydès, Alexandre Pavloff, Françoise Gillard, Bruno Putzulu, Jérôme Pouly, Filmé en 2002
Dimanche 03 mai 2020 - 20h50 Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand
Mise en scène Denis Podalydèsavec Véronique Vella, Sylvia Bergé, Bruno Raffaelli, Alain Lenglet, Françoise Gillard, Laurent Natrella, Michel Vuillermoz, Christian Gonon, Julie Sicard, Loïc Corbery, Christian Hecq, Capté Salle Richelieu en juillet 2017
Lundi 04 mai 2020 - 18h30 Portrait d’acteur – Paradoxe(s) Thierry Hancisse
Entretien mené par Laurent Goumarre Capté au Studio-Théâtre en février 2020
Lundi 04 mai 2020 - 20h30 La Résistible Ascension d’Arturo Ui de Bertolt Brech
Traduction Hélène Mauler et René Zahnd, mise en scène Katharina Thalbach avec Thierry Hancisse, Éric Génovèse, Bruno Raffaelli, Florence Viala, Jérôme Pouly, Laurent Stocker, Michel Vuillermoz, Christian Gonon, Capté Salle Richelieu
Mardi 05 mai 2020 - 18h30 Grenier des maîtres Jacques Lassalle
Entretien mené par Olivier Barrot Capté à la Coupole, Salle Richelieu, en mai 2017
Mardi 05 mai 2020 - 20h30 La Serva amorosa de Carlo Goldoni
Traduction Ginette Herry – mise en scène Jacques Lassalle avec Alain Pralon, Claire Vernet, Catherine Hiegel,Nicolas Silberg, Jacques Sereys, Jean-Yves Dubois, Anne Kessler, Philippe Torreton, Filmé en juin-juillet 1994
Mercredi 06 mai 2020 - 18h30 Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry
Mise en scène Aurélien Recoing avec Christian Blanc, Christian Gonon, Capté au Studio-Théâtre en décembre 2011
Mercredi 06 mai 2020 - 20h30 Le Menteur de Pierre Corneille
Mise en scène Jean-Louis Benoit avec Isabelle Gardien, Bruno Raffaelli, Coraly Zahonero, Laurent d’Olce, Laurent Natrella, Elsa Lepoivre, Daniel Znyk, Loïc Corbery, Léonie Simaga et Sébastien Raymond Filmé Salle Richelieu en avril 2006
Jeudi 07 mai 2020 - 18h30 Portrait d’acteur – Paradoxe(s) Denis Podalydès
Entretien mené par Vincent Josse Capté au Studio-Théâtre en avril 2019
Jeudi 07 mai 2020 - 20h30 La Clémence de Titus opéra de Wolfgang Amadeus Mozart
Livret de Caterino Mazzolà d’après Pietro Metastasio et Cinna de Corneille – direction Jérémie Rhorer – mise en scène Denis Podalydès avec Kurt Streit, Karina Gauvin, Julie Fuchs, Kate Lindsey, Julie Boulianne, Robert Gleadow, capté au Théâtre des Champs-Élysées en décembre 2014
Vendredi 08 mai 2020 - 18h30 Portrait d’acteur – Feydeau à la folie
Documentaire d’Anne-Sophie Plaine Filmé en 2018
Vendredi 08 mai 2020 - 20h30 Occupe-toi d’Amélie ! de Georges Feydeau
Mise en scène Roger Planchon avec Bérengère Dautun, Alain Pralon, François Beaulieu, Nicolas Silberg, Dominique Rozan, Gérard Giroudon, Yves Gasc, Catherine Sauval, Thierry Hancisse, Jean-Pierre Michaël,  Capté Salle Richelieu en janvier 1996
Samedi 09 mai 2020 - 18h30 École d’actrice Elsa Lepoivre
Entretien mené par Olivier Barrot Capté au Studio-Théâtre en mars 2015
Samedi 09 mai 2020 - 20h30 Électre / Oreste d’Euripide, traduction Marie Delcourt-Curvers
Mise en scène Ivo van Hove avec Claude Mathieu, Cécile Brune, Sylvia Bergé, Éric Génovèse, Bruno Raffaelli, Denis Podalydès, Elsa Lepoivre, Julie Sicard, Loïc Corbery, Suliane Brahim, Capté au Théâtre antique d’Épidaure en Grèce en juillet 2019
Dimanche 10 mai 2020 - 18h30 Singulis Seul-en-scène (HAMLET, à part) Shakespeare et autres
Conception et interprétation Loïc Corbery Capté au Studio-Théâtre en février 2019
Dimanche 10 mai 2020 - 20h50 Le Petit-Maître corrigé de Marivaux
Mise en scène Clément Hervieu-Léger avec Florence Viala, Loïc Corbery, Adeline d’Hermy, Clément Hervieu-Léger, Claire de La Rüe du Can, Didier Sandre, Christophe Montenez, Dominique Blanc,  Capté Salle Richelieu en mars 2018

Lundi 11 mai 2020 - 18h30 École d’actrice Françoise Gillard
Entretien mené par Olivier Barrot Capté au Studio-Théâtre en juin 2015
Lundi 11 mai 2020 - 20h30
Antigone de Jean Anouilh
Mise en scène Marc Paquien avec Véronique Vella, Bruno Raffaelli, Françoise Gillard, Clotilde de Bayser, Benjamin Jungers, StéphaneVarupenne, Nâzim Boudjenah, Capté au Théâtre du Vieux-Colombier en octobre 2012
Mardi 12 mai 2020 - 18h30
École d’actrice Dominique Blanc
Entretien mené par Olivier Barrot Capté au Studio-Théâtre en avril 2018
Mardi 12 mai 2020 - 20h30
Britannicus de Jean Racine
Mise en scène Stéphane Braunschweig avec Clotilde de Bayser, Laurent Stocker, Hervé Pierre, Stéphane Varupenne, Georgia Scalliet, Benjamin Lavernhe, Dominique Blanc, Capté Salle Richelieu en juillet 2016
Mercredi 13 mai 2020 - 18h30
Singulis Seul-en-scène Chagrin d’école d’après Daniel Pennac
Conception et interprétation Laurent Natrella Capté au Studio-Théâtre en février 2018
Mercredi 13 mai 2020 - 20h30
George Dandin de Molière / La Jalousie du barbouillé de Molière
Mise en scène Hervé Pierre avec Simon Eine, Catherine Sauval, Alain Lenglet, Jérôme Pouly, Pierre Hancisse, Noam Morgensztern, Claire de La Rüe du Can, Pauline Méreuze Capté au Théâtre du Vieux-Colombier en décembre 2014 et mai/juin 2016
Jeudi 14 mai 2020 - 18h30
Avant Caligula
Film d’Anne Kessler sur les répétitions du ballet Caligula à l’Opéra national de Paris argument Nicolas Le Riche et Guillaume Gallienne, musique Antonio Vivaldi, chorégraphie Nicolas Le Riche avec Guillaume Gallienne Filmé en 2005
Jeudi 14 mai 2020 - 20h30
La Source ballet, musique Léo Delibes, Ludwig Minkus arrangée par Marc-Olivier Dupin
Chorégraphie Jean-Guillaume Bart avec Ludmila Pagliero, Karl Paquette, IsabelleCiaravola, Mathias Heymann, Christophe Duquenne, Nolwenn Daniel, Alexis Renaud, direction Koen Kessels Capté au Palais Garnier en 2012
Vendredi 15 mai 2020 - 18h30
Singulis Seul-en-scène Les fous ne sont plus ce qu’ils étaient d’après Raymond Devos
Conception et interprétation Elliot Jenicot Capté au Studio-Théâtre en avril 2016
Vendredi 15 mai 2020 - 20h30
Le Dindon de Georges Feydeau
Mise en scène Lukas Hemleb avec Catherine Salviat, Véronique Vella, Thierry Hancisse, Anne Kessler, Igor Tyczka, Cécile Brune, Michel Robin, Florence Viala, Françoise Gillard, Pierre Vial, Céline Samie, Capté Salle Richelieu en octobre 2003
Samedi 16 mai 2020 - 18h30 S
ingulis seul-en-scène Le Bruiteur de Christine Montalbetti
Conception et interprétation Pierre Louis-Calixte Capté au Studio-Théâtre en mars 2015
Samedi 16 mai 2020 - 20h30
Bal masqué de Mikhaïl Lermontov, traduction André Markowicz
Mise en scène Anatoli Vassiliev avec Jean-Luc Boutté, Catherine Salviat, Jean-Baptiste Malartre, Nathalie Nerval, Valérie Dréville, Éric Frey, Jean Dautremay, Céline Samie, Didier Bienaimé Capté Salle Richelieu en mars 1993
Dimanche 17 mai 2020 - 18h30
Les Créanciers d’August Strindberg, traduction Alain Zilberstein
Mise en scène Anne Kessleravec Adeline d’Hermy, Sébastien Pouderoux, Didier Sandre Capté au Studio-Théâtre en juin 2018
Dimanche 17 mai 2020 - 20h50
Les Rustres de Carlo Goldoni
Mise en scène Jean-Louis Benoit avec Gérard Giroudon, Bruno Raffaelli, Coraly Zahonero,Céline Samie, Clotilde de Bayser, Laurent Natrella, Christian Hecq, Nicolas Lormeau, Christophe Montenez, Capté au Théâtre du Vieux-Colombier en décembre 2015
Lundi 18 mai 2020 -18h30 Grief[s] d’après August Strindberg, Henrik Ibsen et Ingmar Bergman
Mise en scène Anne Kessler avec Éric Ruf, Coraly Zahonero, Françoise Gillard, Céline Samie, Clotilde de Bayser, Laurent Natrella, Capté au Studio-Théâtre en mars 2006
Lundi 18 mai 2020 -20h30 Le Mariage de Figaro ou la Folle Journée de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais
Mise en scène Christophe Rauck avec Martine Chevallier, Anne Kessler, Michel Robin, Christian Blanc, Laurent Stocker, Michel Vuillermoz, Elsa Lepoivre, Bakary Sangaré, Grégory Gadebois, Benjamin Jungers, Prune Beuchat Capté Salle Richelieu en février 2008
Mardi 19 mai 2020 -18h30 Grenier des maîtres Renato Bianchi
Entretien mené par Laurent Muhleisen Capté à la Coupole, Salle Richelieu, en janvier 2018
Mardi 19 mai 2020 -20h30 Figaro divorce d’Ödön von Horváth
Traduction Henri Christophe et Louis Le Goeffic – mise en scène Jacques Lassalle avec Claude Mathieu, Bruno Raffaelli, Florence Viala, Capté Salle Richelieu en octobre 2008
Mercredi 20 mai 2020 -18h30 Portrait d’actrice-Paradoxe(s) Martine Chevallier
Entretien mené par Laurent Goumarre Capté au Studio-Théâtre en décembre 2018
Mercredi 20 mai 2020 -20h30 Phèdre de Jean Racine
Mise en scène Anne Delbée avec Catherine Samie, François Beaulieu, Martine Chevallier, Alberte Aveline, Nathalie Nerval, Pierre Vial, Capté Salle Richelieu en juillet 1996
Jeudi 21 mai 2020 -18h30 Cabaret Léo Ferré
Direction artistique Claude Mathieu, direction musicale et arrangements Benoît Urbain avec Martine Chevallier, Véronique Vella, Capté au Studio-Théâtre en avril 2016
Jeudi 21 mai 2020 -20h30 Mithridate opéra de Wolfgang Amadeus Mozart
Direction musicale Emmanuelle Haïm mise en scène Clément Hervieu-Léger avec Michael Spyres, Patricia Petibon, Capté au Théâtre des Champs-Élysées en février 2016
Vendredi 22 mai 2020 -18h30 Singulis Seul-en-scène Au pays des mensonges d’après Etgar Keret
Traduction Rosie Pinhas-Delpuech adaptation, conception et interprétation Noam Morgensztern Capté au Studio-Théâtre en mars 2017
Vendredi 22 mai 2020 -20h30 Que d’amour ! d’après Le Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux
Film réalisé par Valérie Donzelliavec Gérard Giroudon, Alexandre Pavloff, Léonie Simaga, Noam Morgensztern, Suliane Brahim, Pierre Hancisse Filmé en 2013
Samedi 23 mai 2020 -18h30 Singulis seule-en-scène L’Événement d’Annie Ernaux
Conception et interprétation Françoise Gillard Capté au Studio-Théâtre en avril 2017
Samedi 23 mai 2020 -20h30 Poussière de Lars Norén
Traduction Aino Höglund et Amélie Wendling – mise en scène Lars Norén avec Martine Chevallier, Anne Kessler, Bruno Raffaelli, Capté Salle Richelieu en mars 2018
Dimanche 24 mai 2020 -18h30 Le Début de l’A
Texte et mise en scène Pascal Rambert avec Alexandre Pavloff, Audrey Bonnet Capté au Studio-Théâtre en février 2005
Dimanche 24 mai 2020 -20h50 Roméo et Juliette de William Shakespeare
Version scénique d’après la traduction de François- Victor Hugo mise en scène Éric Ruf avec Claude Mathieu, Christian Blanc, Christian Gonon,  Capté Salle Richelieu en octobre 2016
Lundi 25 mai 2020 -19h00 La causerie : Eric Ruf
Mardi 26 mai 2020 -19h00 La causerie : Claude Mathieu
Mercredi 27 mai 2020 -19h00 La causerie : Benjamin Lavernhe
Jeudi 28 mai 2020 -19h00 La causerie : Elsa Lepoivre
Vendredi 29 mai 2020 -19h00 La causerie : Jérémie Lopez
Samedi 30 mai 2020 -14h00 Hernani de Victor Hugo
Mise en scène Nicolas Lormeau, Capté au Théâtre du Vieux-Colombier en février 2013
Samedi 30 mai 2020 -20h20 La Serva amorosa de Carlo Goldoni
Mise en scène Jacques Lassalle, Film réalisé par Jean Douchet en juin-juillet 1994
Dimanche 31 mai 2020 -14h00 J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne de Jean-Luc Lagarce
Mise en scène Chloé Dabert, Capté au Théâtre du Vieux-Colombier en février 2018
Dimanche 31 mai 2020 -20h50 Le système Ribadier de Georges Feydeau
Mise en scène Zabou Breitman, Capté au Théâtre du Vieux-Colombier en décembre 2013
 

Lundi 01 juin 2020 -19h00 La causerie : Hervé Pierre
Mardi 02 juin 2020 -19h00 La causerie : Françoise Gillard
Mercredi 03 juin 2020 -19h00 La causerie : Birane Bajeudi
Jeudi 04 juin 2020 -19h00 La causerie : Claire de La Rüe du Can
Vendredi 05 juin 2020 -19h00 La causerie : Laurent Stocker

Samedi 06 juin 2020 -14h00 La Maison de Bernarda Alba de Federico GarcÍa Lorca
Traduction Fabrice Melquiot – mise en scène Lilo Baur Claude Mathieu, Anne Kessler, Cécile Brune, Sylvia Bergé, Florence Viala, Coraly Zahonero, Elsa Lepoivre, Adeline d’Hermy, Jennifer Decker, Elliot Jenicot, Capté Salle Richelieu en juillet 2015
Samedi 06 juin 2020 -20h30 L’ Avare de Molière
Mise en scène Jean-Paul Roussillon avec Jacques Eyser, Jean-Paul Roussillon, Michel Aumont, Jean-Claude Arnaud, René Arrieu, Simon Eine, Marco Behar, Jean-Noël Sissia, Francis Huster, Yves Pignot, Capté au Théâtre de l’Odéon en juillet 1973

Dimanche 07 juin 2020 -14h00 La Pluie d’été de Marguerite Duras
Mise en scène Emmanuel Daumas avec Claude Mathieu, Éric Génovèse, Christian Gonon, Marie-Sophie Ferdane, Jérémy Lopez, Adeline d’HermyCapté au Théâtre du Vieux-Colombier en octobre 2011
Dimanche 07 juin 2020 -20h30 Oblomov d’après Ivan Alexandrovitch Gontcharov
Traduction André Markowicz, adaptation Volodia Serre – film réalisé par Guillaume Gallienneavec Yves Gasc, Céline Samie, Guillaume Gallienne, Nicolas Lormeau, Adeline d’Hermy, Filmé en décembre 2015 et janvier 201

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Samedi 27 juin 2020 -14h00 Fantasio d’Alfred de Musset
Mise en scène Denis Podalydès avec Claude Mathieu, Cécile Brune, Christian Blanc, Florence Viala, Guillaume Gallienne, Clément Hervieu- Léger, Adrien Gamba-Gontard Capté Salle Richelieu en février 2009

Samedi 27 juin 2020 -20h30 George Dandin ou le Mari confondu de Molière
Mise en scène Catherine Hiegel avec Martine Chevallier, Anne Kessler, Alain Lenglet, Bruno Putzulu, Claudie Guillot, Alexandre Pavloff, Jérôme Pouly Capté au Théâtre Marigny en juillet 1999

Dimanche 28 juin 2020 -14h00 Le Revizor de Nikolaï Gogol, traduction André Markowicz
Mise en scène Jean-Louis Benoit avec Claire Vernet, Roland Bertin, Alberte Aveline, Jean Dautremay, Igor Tyczka, Michel Robin, Sylvia Bergé, Pierre Vial, Christian Blanc, Coraly Zahonero, Denis Podalydès, Capté Salle Richelieu en septembre 1999

Dimanche 28 juin 2020 -20h30 L’Heureux Stratagème de Marivaux
Mise en scène Emmanuel Daumas avec Éric Génovèse, Jérôme Pouly, Julie Sicard, Loïc Corbery, Nicolas Lormeau, Jennifer Decker, Laurent Lafitte, Claire de La Rüe du CanCapté au Théâtre du Vieux-Colombier en octobre 2018

Théâtre des Champs-Elysées : https://www.youtube.com/user/ThChampsElysees/featured

Sur la chaine Youtube du Théâtre des Champs-Elysées

Vendredi 10 avril 2020 à 19h30 - La Clémence de Titus (Mozart) / TCE - décembre 2014
Mise en scène Denis Podalydès, Scénographie Eric Ruf, Direction Jérémie Rhorer, Kurt Streit, Karina Gauvin, Kate Lindsey, Julie Fuchs, Julie Boulianne, Robert Gleadow

Vendredi 17 avril 2020 à 19h30 - Mithridate (Mozart) / TCE - février 2016
Mise en scène Clément Hervieu-Léger, Scénographie Eric Ruf, Direction Emmanuelle Haïm, Michael Spyres, Patricia Petibon, Myrtò Papatanasiu, Christophe Dumaux, Sabine Devieilhe, Cyrille Dubois, Jaël Azzaretti

Vendredi 24 avril 2020 à 19h30 - Don Giovanni (Mozart) / TCE - juin 2013
Mise en scène & scénographie Stéphane Braunschweig, Direction Jérémie Rhorer, Markus Werba, Robert Gleadow, Sophie Marin-Degor, Miah Persson, Daniel Behle, Serena Malfi, Nahuel Di Pierro, Steven Humes

Et sur France Télévision

https://www.france.tv/france-5/passage-des-arts/1121707-les-noces-de-figaro.html

Jusqu'au dimanche 14 juin 2020 - Les Noces de Figaro  (Mozart) / TCE - juin 2013
Mise en scène James Gray, direction Jérémie Rhorer, Anna Aglatova, Robert Gleadow, Stéphane Degout, Vannina Santoni, Eléonore Pancrazi

Opéra Comique : https://www.opera-comique.com/fr/saisons/saison-2020/l-opera-comique-depuis-chez

 

A partir du mercredi 25 mars 2020 - Kein Licht (Manoury)

https://www.opera-comique.com/fr/saisons/saison-2020/kein-licht-replay

A partir du mercredi 01 avril 2020 - Miranda (d'après Purcell)

https://www.opera-comique.com/fr/saisons/saison-2020/miranda-replay

A partir du mercredi 01 avril 2020 - Alcyone (Marais)

https://www.opera-comique.com/fr/saisons/saison-2020/alcione-replay

A partir du mercredi 01 avril 2020 - Ercole Amante (Cavalli)

https://www.opera-comique.com/fr/saisons/saison-2020/ercole-amante-replay

A partir du mercredi 08 avril 2020 - Le mystère de l'écureuil bleu (Dupin)

https://www.opera-comique.com/fr/saisons/saison-2020/mystere-l-ecureuil-bleu-replay

A partir du mercredi 08 avril 2020 - La princesse légère (Cruz)

https://www.opera-comique.com/fr/saisons/saison-2020/princesse-legere-replay

A partir du mercredi 15 avril 2020 - Le Comte Ory (Rossini)

https://www.opera-comique.com/fr/saisons/saison-2020/comte-ory-replay

A partir du mercredi 15 avril 2020 - Orphée et Eurydice (Gluck)

https://www.arte.tv/fr/videos/084854-000-A/orphee-et-eurydice-de-gluck-a-l-opera-comique/

A partir du mercredi 22 avril 2020 - La Nonne sanglante (Gounod)

https://www.opera-comique.com/fr/saisons/saison-2020/nonne-sanglante-replay

A partir du mercredi 22 avril 2020 - Fantasio (Offenbach)

https://www.opera-comique.com/fr/saisons/saison-2020/fantasio-replay

A partir du mercredi 06 mai 2020 - Fortunio (Messager)

https://www.opera-comique.com/fr/saisons/saison-2020/fortunio-replay

A partir du mercredi 13 mai 2020 - Le Postillon de Lonjumeau (Adam)

https://www.opera-comique.com/fr/saisons/saison-2020/postillon-lonjumeau-replay

A partir du mercredi 29 avril  2020 - Légendes d'Arménie

https://www.france.tv/spectacles-et-culture/opera-et-musique-classique/965669-genocide-armenien-100-ans-de-memoire-soiree-musicale.html

A partir du mercredi 03 juin 2020 - Manon (Massenet)

https://www.opera-comique.com/fr/saisons/saison-2020/manon-replay

 

Les live streams gratuits des maisons d'opéra pendant la fermeture coronavirus

Staatsoper Berlin  : https://www.staatsoper-berlin.de/en/staatsoper/news/our-daily-video-on-demand-programme.142/

Les dates indiquées sont valables à partir de midi, chaque jour, pour une durée de 24h (vidéos sous le lien suivant).
https://www.rbb-online.de/fernsehen/programm/14_03_2020/2923453571.html

19.03.2020 »Carmen« Georges Bizet
Daniel Barenboim, Martin Kušej, Anita Rachvelishvili, Michael Fabiano, Lucio Gallo, Christiane Karg

20.03.2020 »Medea« Luigi Cherubini
Daniel Barenboim, Andrea Breth, Sonya Yoncheva, Charles Castronovo, Iain Paterson, Elsa Dreisig

21.03.2020 »Der Rosenkavalier« Richard Strauss
Zubin Mehta, André Heller, Camilla Nylund, Michèle Losier, Günther Groissböck, Nadine Sierra, Roman Trekel

22.03.2020 30. September 2017 Ludwig van Beethoven SINFONIE NR. 9 D-MOLL OP. 125
Daniel Barenboim, Diana Damrau, Okka von der Damerau, Burkhard Fritz, René Pape
23.03.2020 »Falstaff« Giuseppe Verdi
Daniel Barenboim, Mario Martone, Michael Volle, Barbara Frittoli, Alfredo Daza, Nadine Sierra, Francesco Demuro

24.03.2020 »Le nozze di Figaro« Wolfgang Amadeus Mozart
Gustavo Dudamel, Jürgen Flimm, Ildebrando D‘Arcangelo, Dorothea Röschmann, Anna Prohaska, Lauri Vasar, Marianne Crebassa

25.03.2020 »Der Nussknacker« Peter I. Tschaikowsky
Patrice Bart, Daniel Barenboim, Nadja Saidakova, Vladimir Malakhov, Oliver Matz

26.03.2020 »Schwanensee« Peter I. Tschaikowsky
Patrice Bart, Daniel Barenboim, Steffi Scherzer, Oliver Matz
27.03.2020 »Carmen« Georges Bizet
Daniel Barenboim, Martin Kušej, Anita Rachvelishvili, Michael Fabiano, Lucio Gallo, Christiane Karg

28.03.2020 »Macbeth« Giuseppe Verdi
Daniel Barenboim, Harry Kupfer, Plácido Domingo, Anna Netrebko, Kwangchul Youn, Fabio Sartori

29.03.2020 »Manon« Jules Massenet
Daniel Barenboim, Vincent Paterson, Anna Netrebko, Rolando Villazón, Alfredo Daza, Christof Fischesser, Remy Corazza

30.03.2020 »Die Zarenbraut« Nikolai Rimsky-Korsakow
Daniel Barenboim, Dmitri Tcherniakov, Olga Peretyatko, Anita Rachvelishvili, Johannes Martin Kränzle, Anatoli Kotscherga

31.03.2020 »Der Nussknacker« Peter I. Tschaikowsky
Patrice Bart, Daniel Barenboim, Nadja Saidakova, Vladimir Malakhov, Oliver Matz

01.04.2020 »Il Trovatore« Giuseppe Verdi
Daniel Barenboim, Philipp Stölzl, Anna Netrebko, Gaston Rivero, Plácido Domingo, Marina Prudenskaya

02.04.2020 »Schwanensee« Peter I. Tschaikowsky
Patrice Bart nach Iwanow und Petipa,  Daniel Barenboim, Steffi Scherzer, Oliver Matz

03.04.2020 »Hippolyte et Aricie« Jean-Philippe Rameau
Simon Rattle, Aletta Collins, Ólafur Elíasson, Anna Prohaska, Reinoud Van Mechelen, Magdalena Kožená, Elsa Dreisig, Gyula Orendt

04.04.2020 Staatskapelle Berlin & Daniel Barenboim spielen Brahms
Johannes Brahms SINFONIEN NR. 1-4

05.04.2020 »Così fan tutte« Wolfgang Amadeus Mozart
Daniel Barenboim, Doris Dörrie, Dorothea Röschmann, Katharina Kammerloher, Daniela Bruera, Hanno Müller-Brachmann, Werner Güra, Roman Trekel

06.04.2020 »Tannhäuser« Richard Wagner
Daniel Barenboim, Sasha Waltz, Peter Seiffert, Ann Petersen, Marina Prudenskaya, Peter Mattei, René Pape

07.04.2020 Staatskapelle Berlin & Daniel Barenboim spielen Brahms
Johannes Brahms SINFONIEN NR. 1-4

08.04.2020 »Tristan und Isolde« Richard Wagner
Daniel Barenboim, Dmitri Tcherniakov, Andreas Schager, Anja Kampe, Ekaterina Gubanova, Stephen Milling, Boaz Daniel

09.04.2020 Staatskapelle Berlin & Daniel Barenboim spielen Bruckner
Anton Bruckner SINFONIEN NR. 4-9

10.04.2020 »Parsifal« Richard Wagner
Daniel Barenboim, Dmitri Tcherniakov, Andreas Schager, Anja Kampe, Wolfgang Koch, René Pape, Tómas Tómasson

11.04.2020 Daniel Barenboim & Staatskapelle Berlin spielen Beethoven
Ludwig van Beethoven KLAVIERKONZERTE NR. 1-5

12.04.2020 Staatskapelle Berlin & Daniel Barenboim spielen Bruckner
Anton Bruckner SINFONIEN NR. 4-9

13.04.2020 »Parsifal« Richard Wagner
Daniel Barenboim, Dmitri Tcherniakov, Andreas Schager, Anja Kampe, Wolfgang Koch, René Pape, Tómas Tómasson
14.04.2020 »Violetter Schnee« Beat Furrer
Matthias Pintscher, Claus Guth, Elsa Dreisig, Anna Prohaska, Martina Gedeck, Gyula Orendt, Georg Nigl, Otto Katzameier

15.04.2020 »Die Verlobung im Kloster« Sergej Prokojew
Daniel Barenboim, Dmitri Tcherniakov, Aida Garifullina, Violeta Urmana, Anna Goryachova, Stephan Rügamer, Andrei Zhilikhovsky, Goran Jurić, Bogdan Volkov, Lauri Vasar

16.04.2020 »Der Rosenkavalier« Richard Strauss
Zubin Mehta, André Heller, Camilla Nylund, Michèle Losier, Günther Groissböck, Nadine Sierra, Roman Trekel

17.04.2020 »Der Spieler« Sergej Prokofjew
Daniel Barenboim, Dmitri Tcherniakov, Vladimir Ognovenko, Kristine Opolais, Misha Didyk, Stefania Toczyska, Stephan Rügamer

18.04.2020 Daniel Barenboim spielt Beethoven-Klaviersonaten
Ludwig van Beethoven KLAVIERSONATEN NR. 1-32

19.04.2020 »Manon« Jules Massenet
Daniel Barenboim, Vincent Paterson, Anna Netrebko, Rolando Villazón, Alfredo Daza, Christof Fischesser, Remy Corazza

20.04.2020 »Daniel Barenboim plays Beethoven piano sonatas - part III + IV    Ludwig van Beethoven
SONATA IN E MAJOR OP. 14/1,  IN B MAJOR OP. 22, G-Major OP. 14/2, IN A FLAT MAJOR OP. 26
, IN G MINOR OP. 49/1, IN E FLAT MAJOR OP. 27/1, C SHARP MINOR OP. 27/2 "MONDSCHEIN-SONATE", IN G MAJOR OP. 49/2, IN D MAJOR OP. 28 "PASTORALE"
21.04.2020 »Hippolyte et Aricie« Jean-Philippe Rameau
Simon Rattle, Aletta Collins, Ólafur Elíasson, Anna Prohaska, Reinoud Van Mechelen, Magdalena Kožená, Elsa Dreisig, Gyula Orendt

22.04.2020 »Daniel Barenboim plays Beethoven piano sonatas - part V+VI    Ludwig van Beethoven
SONATA  IN G MAJOR OP. 31/1, IN D MINOR OP. 31/2 "THE STORM", IN E FLAT MAJOR OP. 31/3, C MAJOR OP. 53 "WALDSTEIN SONATA", F MAJOR OP. 54, F SHARP MAJOR OP. 78, IN E FLAT MAJOR OP. 81A "LES ADIEUX", IN G MAJOR OP. 79 "SONATINE", IN F MINOR OP. 57 "APPASSIONATA

23.04.2020 »Il trionfo del Tempo e del Disinganno« Georg Friedrich Händel
Sébastien Rouland, Jürgen Flimm, Sylvia Schwartz, Marina Prudenskaya, Inga Kalna, Charles Workman

24.04.2020 »Daniel Barenboim plays Beethoven piano sonatas - part VII+VIII    Ludwig van Beethoven
SONATA IN E MINOR OP. 90, IN A MAJOR OP. 101, IN B MAJOR OP. 106 "FORTEPIANO SONATA", IN E MAJOR OP. 109, IN A FLAT MAJOR OP. 110, IN C MINOR OP. 111

25.04.2020 »Il Trovatore« Giuseppe Verdi
Daniel Barenboim, Philipp Stölzl, Anna Netrebko, Gaston Rivero, Plácido Domingo, Marina Prudenskaya

26.04.2020 »Medea« Luigi Cherubini
Daniel Barenboim, Andrea Breth, Sonya Yoncheva, Charles Castronovo, Iain Paterson, Elsa Dreisig

27.04.2020 »Carmen« Georges Bizet
Daniel Barenboim, Martin Kušej, Anita Rachvelishvili, Michael Fabiano, Lucio Gallo, Christiane Karg

28.04.2020 Pierre Boulez & Daniel Barenboim & Staatskapelle Berlin
Richard Wagner "Eine Faust-Ouverture, WWW 59", Franz Liszt "Klavierkonzet N°2 A-Dur", Richard Wagner "Siegfried Idyll"

29.04.2020 »Falstaff« Giuseppe Verdi
Daniel Barenboim, Mario Martone, Michael Volle, Barbara Frittoli, Alfredo Daza, Nadine Sierra, Francesco Demuro

30.04.2020 »Babylon« Jörg Widmann
Christopher Ward, Andreas Kriegenburg, Susanne Elmark, Charles Workman, Mojca Erdmann, Marina Prudenskaya, Otto Katzameier

01.05.2020 Staatskapelle Berlin & Daniel Barenboim plays Bruckner
Anton Bruckner SYMPHONIE NO. 1

02.05.2020 Staatskapelle Berlin & Daniel Barenboim plays Bruckner
Anton Bruckner SYMPHONIE NO. 2

03.05.2020 Staatskapelle Berlin & Daniel Barenboim plays Bruckner
Anton
Bruckner SYMPHONIE NO. 3
04.05.2020 »Der Rosenkavalier« Richard Strauss
Zubin Mehta, André Heller, Camilla Nylund, Michèle Losier, Günther Groissböck, Nadine Sierra, Roman Trekel

05.05.2020 »Staatsoper für alle 2019« Daniel Barenboim & Jiyoon Lee & Staatskapelle Berlin   
Felix Mendelssohn Bartholdy CONCERTO FOR VIOLIN, Johannes Brahms SYMPHONIE NO. 2

06.05.2020 »King Arthur« Henry Purcell
René Jacobs, Sven-Eric Bechtolf, Julien Crouch, Annett Fritsch, Robin Johannsen, Benno Schachtner, Mark Milhofer

07.05.2020 Staatskapelle Berlin & Daniel Barenboim plays Bruckner
Anton Bruckner SYMPHONIE NO. 4

08.05.2020 Staatskapelle Berlin & Daniel Barenboim plays Bruckner
Anton Bruckner SYMPHONIE NO. 5

09.05.2020 Staatskapelle Berlin & Daniel Barenboim plays Bruckner
Anton Bruckner SYMPHONIE NO. 6

10.05.2020 »Wozzeck« Alban Berg
Daniel Barenboim, Andrea Breth, Franz Grundheber, Waltraud Meier, Endrik Wottrich, Graham Clark, Mark Baker

11.05.2020 Staatskapelle Berlin & Daniel Barenboim plays Bruckner
Anton Bruckner SYMPHONIE NO. 7

12.05.2020 Staatskapelle Berlin & Daniel Barenboim plays Bruckner
Anton Bruckner SYMPHONIE NO. 8

13.05.2020 Staatskapelle Berlin & Daniel Barenboim plays Bruckner
Anton Bruckner SYMPHONIE NO. 9

14.05.2020 Staatsoper für alle 2019 & Daniel Barenboim & Jiyoon Lee & Staatskapelle Berlin
Felix Mendelssohn Bartholdy CONCERTO FOR VIOLIN E-MINOR OP.64

15.05.2020 Streichquartett der Staatskapelle Berlin
Giuseppe Verdi STREICHQUARTETT E-MOLL

16.05.2020 »Babylon« Jörg Widmann
Christopher Ward, Andreas Kriegenburg, Susanne Elmark, Charles Workman, Mojca Erdmann, Marina Prudenskaya, Otto Katzameier

22.05.2020 »Beethoven«
Sextett op. 81b für zwei Hörner und Streicher, Drei schottische Lieder für Tenor und Klaviertrio

29.05.2020 » Brasilianische Lieder«
Heitor Villa-Lobos: Suite für Sopran und Violine

05.06.2020 »Musik von Mozart bis Jazz«
Wolfgang Amadeus Mozart: Harmoniemusik zu »Così fan tutte« sowie Musik von Richard Wagner, Richard Strauss und Frank Raschke

06.06.2020 »Die vier Jahreszeiten (Kinderkonzert)«
Antonio Vivaldi: »Le quattro stagioni« für Streicherensemble und Cembalo

12.06.2020 »Karneval der Tiere«
Camille Saint-Saëns: »Le carnaval des animaux« für Flöte, Klarinette, Streichquintett, Xylophon und zwei Klaviere - Christoph Waltz (Sprecher) - Daniel Barenboim und Thomas Guggeis (Klavier)
19.06.2020
»Liederabend«
Musik von u. a. Mahler, Wolf, Schönberg, Tschaikowsky, Rachmaninow, Dvořák
20.06.2020
»Opern-Gala«
Arien von Mozart bis Puccini
26.06.2020
»Mendelssohn«
Felix Mendelssohn Bartholdy: Oktett für Streicher Es-Dur op. 20
27.06.2020
»Solostücke von Elliott Carter für verschiedene Instrumente«
03.07.2020 »Schumann, Widmann, Strauss«
Robert Schumann: 1. Satz aus der Violinsonate a-Moll op. 105
Widmann: »Fieberphantasie« für Klarinette, Streichquartett und KlavierRichard Strauss: Violinsonate Es-Dur op. 18

Deutsche Oper Berlin  : https://www.deutscheoperberlin.de//de_DE/home.

Du 19 au 21 mars 2020  »Jenufa« Leos Janacek (2014)
Donald Runnicles und in der Regie von Christof Loy

Du 21 au 23 mars 2020  »Rienzi« Wagner (2010)
Philipp Stölzl, Dirigent: Sebastian Lang-Lessing

Du 23 au 25 mars 2020  »Die Meistersinger von Nürnberg« Wagner (1995)
Götz Friedrich, Dirigent: Rafael Frühbeck de Burgos

Du 25 au 27 mars 2020  »Mahler Mania« Mahler (2012)
Moritz Gnann, Dirigent: Katarina Bradic, Annedore Kleist, Anna-Luise Recke, Simon Pauly, Joannis Avakoumidis
Du 27 au 29 mars 2020  »Die Tote Stadt« Korngold (1983)
Heinrich Hollreiser, Dirigent: Karan Armstrong, Margit Neubauer, Sylvia Greenberg; James King, William Murray
Du 29 au 31 mars 2020  »Preussisches Märchen« Blacher (1974)
Caspar Richter, Dirigent: Gerti Zeumer, Lisa Otto, Carol Malone, Barbara Scherler; Manfred Röhrl, Victor von Halem
Du 31 mars au 01 avril 2020  »Otello« Verdi (1962)
Giuseppe Patané, Dirigent: Renata Tebaldi, Sieglinde Wagner, Hans Beirer, William Dooley, Mario Ferrara
Du 02 au 04 avril 2020  »Tristan und Isolde« Wagner (1993)
Jiri Kout, Dirigent: Gwyneth Jones, Hanna Schwarz; René Kollo, Robert Lloyd, Gerd Feldhoff
Du 04 au 06 avril 2020  »Fidelio« Beethoven (1963)
Artur Rother, Dirigent: Christa Ludwig, Lisa Otto, James King, Josef Greindl, Walter Berry, Martin Vantin
Du 06 au 08 avril 2020  »Die Gespenstersonate« Reimann (1984)
Friedemann Layer, Dirigent: Martha Mödl, Gudrun Sieber; Hans Günther Nöcker, David Knutson, Horst Hiestermann
Du 08 au 10 avril 2020  »Don Giovanni« Mozart (1961)
Ferenc Fricsay, Dirigent: Elisabeth Grümmer, Pilar Lorengar, Erika Köth; Dietrich Fischer-Dieskau, Walter Berry
Du 12 au 14 avril 2020  »Don Carlos« Verdi (1965) (en français)
Wolfgang Sawallisch, Dirigent: Pilar Lorengar, Patricia Johnson, Lisa Otto, James King, Dietrich Fischer-Dieskau, Josef Greindl, Martti Talvela
Du 14 au 16 avril 2020  »Montezuma« Graun (1982)
Hans Hilsdorf, Dirigent: Alexandra Papadjiakou, Sophie Boulin, Gudrun Sieber, Catherine Gayer, Barbara Vogel
Du 16 au 18 avril 2020  »Oedipus« Rihm (1987)
Christof Prick, Dirigent: Emily Golden; Andreas Schmidt, William Pell, William Dooley, Lenus Carlson, William Murray
Du 20 au 23 avril 2020  - 10h - »Ouvertüre 1912 – Die Deutsche Oper Berlin (2012)
A Documentary by Enrique Sánchez Lansch, With Karan Armstrong, Jesús López Cobos, Dietrich Fischer-Dieskau, Ferenc Fricsay, Götz Friedrich, Klaus Geitel, Josef Greindl, Hans Werner Henze, James King, René Kollo, Christa Ludwig, Lorin Maazel, Barry McDaniel, Martha Mödl, Hans Neuenfels, Aribert Reimann, Wilhelm Rode, Curt A. Roesler, Donald Runnicles, Dietmar Schwarz, Gustav Rudolf Sellner, Peter Sykora, Christian Thielemann, Julia Várady, Klaus Florian Vogt et al.
Du 24 au 27 avril 2020  - 10h - »Die Meistersinger von Nürnberg « Wagner (1995)
Rafael Frühbeck de Burgos, Götz Friedrich, Wolfgang Brendel, Victor von Halem, David Griffith, Barry McDaniel, Eike Wilm Schulte, Lenus Carlson, Volker Horn, Peter Maus, Otto Heuer, Klaus Lang.
Du 28 avril au 01 mai 2020  - 10h - »Die Liebe der Danae « Strauss (2011)
Andrew Litton, Kirsten Harms, Manuela Uhl, Mark Delevan, Matthias Klink, Thomas Blondelle, Burkhard Ulrich
Du 02 au 05 mai 2020  »Tristan und Isolde« Wagner (1993)
Jiri Kout, Dirigent: Gwyneth Jones, Hanna Schwarz; René Kollo, Robert Lloyd, Gerd Feldhoff
Du 06 au 09 mai 2020  »Orpheus in der Unterwelt« Offenbach (1984)
Jesus Lopez Cobos, Götz Friedrich, ulia Migenes Johnson, Astrid Varnay, Janis Martin, Anabelle Bernard, Mona Seefried, Donald Grobe, Hans Beirer, George Shirley, Peter Maus, Helmut Lohner
Du 10 au 13 mai 2020  »Die Hugenotten« Meyerbeer (1991)
Stefan Soltesz, John Dew, Angela Denning, Lucy Peacock, Camille Capasso; Richard Leech, Martin Blasius, Hartmut Welker
Du 18 au 21 mai 2020  »Fidelio« Beethoven (1963)
Artur Rother, Dirigent: Christa Ludwig, Lisa Otto, James King, Josef Greindl, Walter Berry, Martin Vantin
Du 22 au 25 mai 2020  »Die Entführung aus dem serail« Mozart (1976)
Gary Bertini, Günther Rennert, Hans Peter Hallwachs, Zdzislawa Donat, Barbara Vogel, Horst Laubenthal, Norbert Orth, Martti Talvela

Berlin Philharmoniker  : https://www.digitalconcerthall.com/en/concerts

Sir Simon Rattle / Berliner Philharmoniker - 12 mars 2020  
Luciano Berio, Bela Bartok

Sir Simon Rattle / Berliner Philharmoniker - 07 mars 2020  
Richard Strauss, Benjamin Britten, Ludwig van Beethoven

Lorenzo Viotti - Elīna Garanča / Berliner Philharmoniker - 29 février 2020  
Gustav Mahler : Symphony No. 3 in D minor

Kirill Petrenko / Berliner Philharmoniker - 15 février 2020
Igor Stravinsky, Bernd Alois Zimmermann, Sergei Rachmaninov

Kirill Petrenko / Berliner Philharmoniker - 01 février 2020
Giacomo Puccini : Suor Angelica

Paavo Järvi / Berliner Philharmoniker - 31 janvier 2020
Igor Stravinsky, Hans Abrahamsen, Hector Berlioz

Kirill Petrenko / Berliner Philharmoniker - 25 janvier 2020
Gustav Mahler : Symphony No. 6
Herbert Blomstedt / Berliner Philharmoniker - 18 janvier 2020
Wolfgang Amadeus Mozart, Edvard Grieg, Anton Bruckner

Kirill Petrenko, Daniel Barenboim / Berliner Philharmoniker - 11 janvier 2020
Ludwig van Beethoven, Franz Schubert, Josef Suk

Et bien d'autres sur https://www.digitalconcerthall.com/en/concerts

Staatsoper Hamburg  : https://www.staatsoper-hamburg.de/en/#2020-04-10

Jusqu'au samedi 18 avril 2020 12h, Falstaff (Verdi) / Hamburg
https://www.staatsoper-hamburg.de/en/stream/falstaff.php

Jusqu'au lundi 20 avril 2020 12h, La passion selon Saint-Mathieu (Bach) / Hamburg
https://www.staatsoper-hamburg.de/en/stream/lapassione.php

Jusqu'au vendredi 24 avril 2020 12h, Parsifal (Wagner) / Hamburg
https://www.staatsoper-hamburg.de/en/stream/parsifal.php

Jusqu'au lundi 27 avril 2020 12h, Die Teufel von Louden (Penderecki)  / Hamburg
https://www.staatsoper-hamburg.de/en/stream/dieteufelvonloudun.php

Jusqu'au lundi 04 mai 2020 12h, Fidelio (Beethoven)  / Hamburg
https://www.staatsoper-hamburg.de/en/stream/fidelio1968.php

Jusqu'au lundi 11 mai 2020 12h, Zar und Zimmermann (Lortzing)  / Hamburg
https://www.staatsoper-hamburg.de/en/stream/zarundzimmermann1969.php

Jusqu'au lundi 18 mai 2020 12h, Die Zauberflöte (Mozart)  / Hamburg
https://www.staatsoper-hamburg.de/en/stream/zauberfloete1971.php

Jusqu'au lundi 01 juin 2020 12h, Cosi fan tutte (Mozart)  / Hamburg
https://www.staatsoper-hamburg.de/en/stream/cosifantutte.php

Jusqu'au lundi 15 juin 2020 12h, Elektra (Strauss)  / Hamburg
https://www.staatsoper-hamburg.de/de/stream/elektra1968.php

 

Jusqu'au mercredi 08 juillet 2020 12h, La passion selon Saint-Mathieu (Bach) / Hamburg
https://www.staatsoper-hamburg.de/en/stream/lapassione.php

Jusqu'au vendredi 28 août 2020 12h, Falstaff (Verdi) / Hamburg
https://www.arte.tv/de/videos/091200-001-A/falstaff-von-giuseppe-verdi/

 

 

Staatsoper Hamburg Ballet : https://www.hamburgballett.de/en/news/video_on_demand.php

Vidéos de ballets de John Neumeier disponibles pour 48h seulement dès 16h30.

Du jeudi 23 au samedi 25 avril 2020 16h30 Tod in Venedig (John Neumeier)  / Hamburg
Lloyd Riggins, Laura Cazzaniga, Edvin Revazov, Ivan Urban, Hélène Bouchet, Silvia Azzoni, Alexandre Riabko, Jirí Bubenícek, Otto Bubenícek, Konstantin Tselikov, Arsen Megrabian

Du samedi 25 au lundi 27 avril 2020 16h30 Die Kameliendame (John Neumeier)  / Hamburg

Du jeudi 30 avril au samedi 02 mai 2020 16h30 Beethoven-Projekt (John Neumeier)  / Hamburg

Du samedi 02 au lundi 04 mai 2020 16h30 Tod in Venedig (John Neumeier)  / Hamburg
Lloyd Riggins, Laura Cazzaniga, Edvin Revazov, Ivan Urban, Hélène Bouchet, Silvia Azzoni, Alexandre Riabko, Jirí Bubenícek, Otto Bubenícek, Konstantin Tselikov, Arsen Megrabian

Du jeudi 07 au samedi 09 mai 2020 16h30 Illusionen - wie Schwanensee (John Neumeier)  / Hamburg

Du samedi 09 au lundi 11 mai 2020 16h30 Beethoven-Projekt (John Neumeier)  / Hamburg

Du mercredi 14 au vendredi 16 mai 2020 16h30 Nijinsky & Neumeier (Documentaire)  / Hamburg

Du samedi 16 au lundi 18 mai 2020 16h30 Illusionen - wie Schwanensee (John Neumeier)  / Hamburg

Du jeudi 21 au samedi 23 mai 2020 16h30 John Neumeier at work (Documentaire)  / Hamburg

Du samedi 23 au lundi 25 mai 2020 16h30 Nijinsky & Neumeier (Documentaire)  / Hamburg

Du jeudi 28 au samedi 30 mai 2020 16h30 John Neumeier Unterwegs (Documentaire)  / Hamburg

Du samedi 30 au lundi 01 juin 2020 16h30 John Neumeier at work (Documentaire)  / Hamburg

Du samedi 06 au lundi 08 juin 2020 16h30 John Neumeier Unterwegs (Documentaire)  / Hamburg

Dutch Nationale Opera & Ballet https://www.operaballet.nl/online/opera/streaming et chaine YT du DNO https://www.youtube.com/user/DutchNatOperaBallet

A partir du dimanche 19 avril 2020 19h, Tosca (Puccini)
dm Riccardo Chailly, ms Nikolaus Lehnhoff, Catherine Malfitano, Richard Margison, Bryn Terfel, Mario Luperi, Enrico Fissore, John Graham-Hall

A partir du dimanche 26 avril 2020 19h,
Gala des 50 ans du DNO
Eva-Maria Westbroek, Sabine Devieilhe, Eleonora Buratto, Paolo Fanale, Thomas Oliemans, Violeta Urmana, Adrianne Pieczonka, Lenneke Ruiten en Peter Rose

A partir du dimanche 03 mai 2020 19h,
Wozzeck (Berg)
dm Marc Albrecht, ms Krzysztof Warlikowski, Christopher Maltman, Frank van Aken, Jason Bridges, Marcel Beekman, Sir Willard White, Eva-Maria , Ursula Hesse von den Steinen

A partir du dimanche 10 mai 2020 19h,
Don Carlo (Verdi)
dm Yannick Nézet-Séguin, ms Willy Decker, Camilla Nylund, Christopher Maltman, Mikhail Petrenko, Andrew Richards, John Tomlinson, Andrea Mastroni, Eugénie Warnier, Rudi de Vries, Ekaterina Gubanova

A partir du vendredi 15 mai 2020 19h, La Légende de la ville invisible de Kitège et de la demoiselle Fevronia (Rimsky-Korsakov)

A partir du dimanche 17 mai 2020 19h, Doctor Atomic (Adams)
dm Lawrence Renes, ms Peter Sellars, Gerald Finley, Jessica Rivera, Eric Owens, Richard Paul Fink, James Maddalena, Thomas Glenn, Jay Hunter Morris, Ellen Rabiner

A partir du jeudi 21 mai 2020 19h, Das Rheingold (Wagner)

A partir du vendredi 22 mai 2020 19h, Die Walküre (Wagner)

A partir du samedi 23 mai 2020 19h, Siegfried (Wagner)

A partir du Dimanche 24 mai 2020 19h, Götterdämmerung (Wagner)

A partir du Dimanche 31 mai 2020 19h, Roméo et Juliette (Gounod)

A partir du Dimanche 07 juin 2020 19h, Salomé (Strauss)

Jusqu'au 21 juin 2020, Gurre Lieder (Schönberg)

Jusqu'au 11 août 2020, Lady Macbeth de mzensk (Chostakovitch)

Jusqu'au 14 août 2020, La Légende de la ville invisible de Kitège et de la demoiselle Fevronia (Rimsky-Korsakov)

Opéra de Frankfort : https://oper-frankfurt.de/de/oper-frankfurt-zuhause/

A partir du mardi 19 mai 2020 19h, Das Rheingold (Wagner)

A partir du jeudi 21 mai 2020 17h, Die Walküre (Wagner)

A partir du samedi 23 mai 2020 17h, Siegfried (Wagner)

A partir du Dimanche 24 mai 2020 17h, Götterdämmerung (Wagner)

Les live streams gratuits des maisons d'opéra pendant la fermeture coronavirus

New York Metropolitan Opera (MET) : https://www.metopera.org/

Mardi 17 mars 2020 jusqu’à 20h30 - Carmen (Bizet) / MET - 16 janvier 2010
Yannick Nézet-Séguin, Elīna Garanča, Roberto Alagna
Mercredi 18 mars 2020 jusqu’à 20h30  - La Bohème (Puccini)  / MET – 05 avril 2008
Nicola Luisotti, Angela Gheorghiu, Ramón Vargas
Jeudi 19 mars 2020 jusqu’à 20h30  - Il Trovatore (Verdi) / MET - 03 octobre 2015
Marco Armiliato, Anna Netrebko, Dolora Zajick, Yonghoon Lee, Dmitri Hvorostovsky
Vendredi 20 mars 2020 jusqu’à 20h30  - La Traviata (Verdi) / MET – 15 décembre 2018
Yannick Nézet-Séguin, Diana Damrau, Juan Diego Flórez, Quinn Kelsey
Samedi 21mars 2020 jusqu’à 20h30  - La Fille du Régiment (Donizetti) / MET – 26 avril 2008
Marco Armiliato, Natalie Dessay, Juan Diego Flórez
Dimanche 22 mars 2020 jusqu’à 20h30  - Lucia di Lammermoor (Donizetti) / MET – 07 février 2009
Marco Armiliato, Anna Netrebko, Piotr Beczała, Mariusz Kwiecien.
Lundi 23 mars 2020 jusqu’à 20h30  - Eugene Onegin (Tchaikovsky) / MET – 24 février 2007
Valery Gergiev,Renée Fleming, Ramón Vargas, Dmitri Hvorostovsky

Mardi 24 mars 2020 jusqu’à 20h30  - Tristan und Isolde (Wagner) / MET – 08 octobre 2016
Nina Stemme, Ekaterina Gubanova, Stuart Skelton, Evgeny Nikitin, and René Pape, conducted by Simon Rattle

Mercredi 25 mars 2020 jusqu’à 20h30  - Das Rheingold (Wagner) / MET – 09 octobre 2010
Wendy Bryn Harmer, Stephanie Blythe, Richard Croft, Gerhard Siegel, Dwayne Croft, Bryn Terfel, Eric Owens, and Hans-Peter König, conducted by James Levine

Jeudi 26 mars 2020 jusqu’à 20h30  - Die Walküre (Wagner) / MET – 14 mai 2011
Deborah Voigt, Eva-Maria Westbroek, Stephanie Blythe, Jonas Kaufmann, Bryn Terfel, and Hans-Peter König, conducted by James Levine

Vendredi 27 mars 2020 jusqu’à 20h30  - Siegfried (Wagner) / MET – 05 novembre 2011
Deborah Voigt, Jay Hunter Morris, Gerhard Siegel, Bryn Terfel, and Eric Owens, conducted by Fabio Luisi.

Samedi 28 mars 2020 jusqu’à 20h30  - Götterdämmerung (Wagner) / MET – 11 février 2012
Deborah Voigt, Wendy Bryn Harmer, Waltraud Meier, Jay Hunter Morris, Iain Paterson, Eric Owens, and Hans-Peter König, conducted by Fabio Luisi

Dimanche 29 mars 2020 jusqu’à 20h30  - Die Meistersinger von Nürnberg (Wagner) / MET – 13 décembre 2014
Annette Dasch, Johan Botha, Paul Appleby, and Michael Volle, conducted by James Levine.

Lundi 30 mars 2020 jusqu’à 20h30  - Tannhäuser (Wagner) / MET – 31 octobre 2015
Eva-Maria Westbroek, Michelle DeYoung, Johan Botha, Peter Mattei, and Gunther Groissböck, conducted by James Levine. 

Mardi 31 mars 2020 jusqu’à 20h30  - Dialogues des Carmélites (Poulenc) / MET – 11 mai 2019
Isabel Leonard, Adrianne Pieczonka, and Karita Mattila, conducted by Yannick Nézet-Séguin

Mercredi 01 avril 2020 jusqu’à 20h30  - Il Barbiere di Siviglia (Rossini) / MET – 24 mars 2007
Joyce DiDonato, Juan Diego Flórez, and Peter Mattei, conducted by Maurizio Benini
Jeudi 02 avril 2020 jusqu’à 20h30 
- Nixon in China (Adams) / MET – 12 février 2011
Janis Kelly and James Maddalena, conducted by John Adams
Vendredi 03 avril 2020 jusqu’à 20h30 
- Don Carlo (Verdi) / MET – 11 décembre 2010
Marina Poplavskaya, Roberto Alagna, Simon Keenlyside, and Ferruccio Furlanetto, conducted by Yannick Nézet-Séguin

Samedi 04 avril 2020 jusqu’à 20h30  - Les Pêcheurs de Perles (Bizet) / MET – 16 janvier 2016
Diana Damrau, Matthew Polenzani, and Mariusz Kwiecien, conducted by Gianandrea Noseda
Dimanche 05 avril 2020 jusqu’à 20h30 
- Macbeth (Verdi) / MET – 11 octobre 2014
Anna Netrebko, Joseph Calleja, Željko Lučić, and René Pape, conducted by Fabio Luisi

Lundi 06 avril 2020 jusqu’à 20h30  - Norma (Bellini) / MET – 07 octobre 2017
Sondra Radvanovsky, Joyce DiDonato, Joseph Calleja, and Matthew Rose, conducted by Carlo Rizzi.

Mardi 07 avril 2020 jusqu’à 20h30  - Aida (Verdi) / MET – 06 octobre 2018
Anna Netrebko, Anita Rachvelishvili, Aleksandrs Antonenko, Quinn Kelsey, Dmitry Belosselskiy, and Ryan Speedo Green, conducted by Nicola Luisotti..
Mercredi 08 avril 2020 jusqu’à 20h30  - La Fanciulla del West (Puccini) / MET – 08 janvier 2011
Deborah Voigt, Marcello Giordani, and Lucio Gallo, conducted by Nicola Luisotti.
Jeudi 09 avril 2020 jusqu’à 20h30  - Falstaff (Verdi) / MET – 14 décembre 2013
Lisette Oropesa, Angela Meade, Stephanie Blythe, Jennifer Johnson Cano, Paolo Fanale, Ambrogio Maestri, and Franco Vassallo, conducted by James Levine.
Vendredi 10 avril 2020 jusqu’à 20h30  - Parsifal (Wagner) / MET – 02 mars 2013
Katarina Dalayman, Jonas Kaufmann, Peter Mattei, Evgeny Nikitin, and René Pape, conducted by Daniele Gatti.
Samedi 11 avril 2020 jusqu’à 20h30  - Romeo et Juliette (Gounod) / MET – 21 janvier 2017
Diana Damrau, Vittorio Grigolo, Elliot Madore, and Mikhail Petrenko, conducted by Gianandrea Noseda.
Dimanche 12 avril 2020 jusqu’à 20h30  - Don Pasquale (Donizetti) / MET – 13 novembre 2010
Anna Netrebko, Matthew Polenzani, Mariusz Kwiecien, and John Del Carlo, conducted by James Levine.
Lundi 13 avril 2020 jusqu’à 20h30  - Cosi fan tutte (Mozart) / MET – 31 mars 2018
Amanda Majeski, Serena Malfi, Kelli O’Hara, Ben Bliss, Adam Plachetka, and Christopher Maltman, conducted by David Robertson.
Mardi 14 avril 2020 jusqu’à 20h30  - Rusalka (Dvorak) / MET – 08 février 2014
Renée Fleming and Piotr Beczała, conducted by Yannick Nézet-Séguin.
Mercredi 15 avril 2020 jusqu’à 20h30  - Boris Godounov (Mussorgsky) / MET – 23 octobre 2010
René Pape, conducted by Valery Gergiev.
Jeudi 16 avril 2020 jusqu’à 20h30  - La Rondine (Puccini) / MET – 10 janvier 2009
Angela Gheorghiu and Roberto Alagna, conducted by Marco Armiliato
Vendredi 17 avril 2020 jusqu’à 20h30  - Le Comte Ory (Rossini) / MET – 09 avril 2011
Diana Damrau, Joyce DiDonato, and Juan Diego Flórez, conducted by Maurizio Benini.
Samedi 18 avril 2020 jusqu’à 20h30  - Madame Butterfly (Puccini) / MET – 07 mars 2009
Patricia Racette, Marcello Giordani, and Dwayne Croft, conducted by Patrick Summers.
Dimanche 19 avril 2020 jusqu’à 20h30  - Adriana Lecouvreur (Cilea)  / MET – 12 janvier 2019
Anna Netrebko, Anita Rachvelishvili, Piotr Beczała, and Ambrogio Maestri, conducted by Gianandrea Noseda.
Lundi 20 avril 2020 jusqu’à 23h30  - Der Rosenkavalier (Strauss)  / MET – 13 mai 2017
Renée Fleming, Elīna Garanča, Erin Morley, and Günther Groissböck, conducted by Sebastien Weigle
Mardi 21 avril 2020 jusqu’à 23h30  - Elektra (Strauss)  / MET – 30 avril 2016
Nina Stemme, Adrianne Pieczonka, Waltraud Meier, and Eric Owens, conducted by Esa-Pekka Salonen
Mercredi 22 avril 2020 jusqu’à 23h30  - Tosca (Puccini)  / MET – 27 janvier 2018
Sonya Yoncheva, Vittorio Grigolo, and Željko Lučić, conducted by Emmanuel Villaume
Jeudi 23 avril 2020 jusqu’à 23h30  - Les Contes d'Hoffmann (Offenbach)  / MET – 19 décembre 2009
Anna Netrebko, Kathleen Kim, Ekaterina Gubanova, Joseph Calleja, and Alan Held, conducted by James Levine
Vendredi 24 avril 2020 jusqu’à 23h30  - The Merry Widow (Lehar)  / MET – 17 janvier 2015
Renée Fleming, Kelli O’Hara, and Nathan Gunn, conducted by Sir Andrew Davis
Samedi 25 avril 2020 jusqu’à 23h30  - La Traviata (Verdi)  / MET – 14 avril 2012
Natalie Dessay, Matthew Polenzani, and Dmitri Hvorostovsky, conducted by Fabio Luisi
Dimanche 26 avril 2020 jusqu’à 23h30  - At-Home Gala / MET
More than 40 leading artists perform in a live stream from their homes around the world
Lundi 27 avril 2020 jusqu’à 23h30  - La Cenerentola (Rossini)  / MET – 10 mai 2014
Joyce DiDonato and Juan Diego Flórez, conducted by Fabio Luisi
Mardi 28 avril 2020 jusqu’à 23h30  - Anna Bolena (Donizetti)  / MET – 15 octobre 2011
Anna Netrebko, Ekaterina Gubanova, Stephen Costello, and Ildar Abdrazakov, conducted by Marco Armiliato
Mercredi 29 avril 2020 jusqu’à 23h30  - Maria Stuarda (Donizetti)  / MET – 19 janvier 2013
Elza van den Heever, Joyce DiDonato, and Matthew Polenzani, conducted by Maurizio Benini
Jeudi 30 avril 2020 jusqu’à 23h30  - Roberto Devereux (Donizetti)  / MET – 16 avril 2016
Sondra Radvanovsky, Elīna Garanča, Matthew Polenzani, and Mariusz Kwiecien, conducted by Maurizio Benini

Vendredi 01 mai 2020 jusqu’à 23h30  - Marnie (Nico Muhly)  / MET – 10 novembre 2018
Isabel Leonard, Iestyn Davies, and Christopher Maltman, conducted by Roberto Spano
Samedi 02 mai 2020 jusqu’à 23h30  - Aida (Verdi)  / MET – 03 janvier 1985
Leontyne Price, Fiorenza Cossotto, James McCracken, and Simon Estes, conducted by James Levine.
Dimanche 03 mai 2020 jusqu’à 23h30  - Luisa Miller (Verdi)  / MET – 14 avril 2018
Sonya Yoncheva, Piotr Beczała, and Plácido Domingo, conducted by Bertrand de Billy
Lundi 04 mai 2020 jusqu’à 23h30  - Prince Igor (Borodine)  / MET – 01 mars 2014
Oksana Dyka, Anita Rachvelishvili, and Ildar Abdrazakov, conducted by Gianandrea Noseda
Mardi 05 mai 2020 jusqu’à 23h30  - Le Nozze di Figaro (Mozart)  / MET – 11 novembre 1998
Renée Fleming, Cecilia Bartoli, Susanne Mentzer, Dwayne Croft, and Sir Bryn Terfel, conducted by James Levine
Mercredi 06 mai 2020 jusqu’à 23h30  - Hamlet (Thomas)  / MET – 27 mars 2010
Marlis Petersen, Jennifer Larmore, Simon Keenlyside, and James Morris, conducted by Louis Langrée
Jeudi 07 mai 2020 jusqu’à 23h30  - L'Amour de Loin (Saariaho)  / MET – 10 décembre 2016
Susanna Phillips, Tamara Mumford, and Eric Owens, conducted by Susanna Mälkki
Vendredi 08 mai 2020 jusqu’à 23h30  - Capriccio (Strauss)  / MET – 23 avril 2011
Renée Fleming, Sarah Connolly, Joseph Kaiser, Russell Braun, Morten Frank Larsen, and Peter Rose, conducted by Sir Andrew Davis
Samedi 09 mai 2020 jusqu’à 23h30  - La Bohème (Puccini)  / MET – 15 mars 1977
Renata Scotto and Luciano Pavarotti, conducted by James Levine
Dimanche 10 mai 2020 jusqu’à 23h30
To be annouced
Lundi 11 mai 2020 jusqu’à 23h30  - Cavalleria Rusticana/Pagliacci (Mascagni/Leoncavallo)  / MET – 25 avril 2015
Eva-Maria Westbroek, Marcelo Álvarez, George Gagnidze, Patricia Racette, Conducted by Fabio Luisi
Mardi 12 mai 2020 jusqu’à 23h30  - Werther (Massenet)  / MET – 15 mars 2014
Lisette Oropesa, Sophie Koch, Jonas Kaufmann, and David Bižić, conducted by Alain Altinoglu
Mercredi 13 mai 2020 jusqu’à 23h30  - The Tempest (Adès)  / MET – 10 novembre 2012
Audrey Luna, Isabel Leonard, Alek Shrader, Alan Oke, and Simon Keenlyside, conducted by Thomas Adès
Jeudi 14 mai 2020 jusqu’à 23h30  - Ariadne auf Naxos (Strauss)  / MET – 12 mars 1988
Jessye Norman, Kathleen Battle, and Tatiana Troyanos, conducted by James Levine
Vendredi 15 mai 2020 jusqu’à 23h30  - Peter Grimes (Britten)  / MET – 15 mars 2008
Patricia Racette, Anthony Dean Griffey, and Anthony Michaels-Moore, conducted by Sir Donald Runnicles
Samedi 16 mai 2020 jusqu’à 23h30  - Lucia di Lammermoor (Donizetti)  / MET – 13 novembre 1982
Joan Sutherland, Alfredo Kraus, Pablo Elvira, and Paul Plishka, conducted by Richard Bonynge
Dimanche 17 mai 2020 jusqu’à 23h30  - Rigoletto (Verdi)  / MET – 16 février 2013
Diana Damrau, Oksana Volkova, Piotr Beczała, and Željko Lučić, conducted by Michele Mariotti
Lundi 18 mai 2020 jusqu’à 23h30  - Nabucco (Verdi)  / MET – 17 janvier 2017
Liudmyla Monastyrska, Jamie Barton, Russell Thomas, Plácido Domingo, and Dmitry Belosselskiy, conducted by James Levine
Mardi 19 mai 2020 jusqu’à 23h30  - Idomeneo (Mozart)  / MET – 25 mars 2017
Nadine Sierra, Elza van den Heever, Alice Coote, and Matthew Polenzani, conducted by James Levine
Mercredi 20 mai 2020 jusqu’à 23h30  - Lohengrin (Wagner)  / MET – 10 janvier 1986
Eva Marton, Leonie Rysanek, Peter Hofmann, Leif Roar, and John Macurdy, conducted by James Levine.
Jeudi 21 mai 2020 jusqu’à 23h30  - Un ballo in Maschera (Verdi)  / MET – 08 décembre 2012
Sondra Radvanovsky, Kathleen Kim, Stephanie Blythe, Marcelo Álvarez, and Dmitri Hvorostovsky, conducted by Fabio Luisi
Vendredi 22 mai 2020 jusqu’à 23h30  - Turandot (Puccini)  / MET – 12 octobre 2019
Christine Goerke, Eleonora Buratto, Yusif Eyvazov, and James Morris, conducted by Yannick Nézet-Séguin
Samedi 23 mai 2020 jusqu’à 23h30  - Don Giovanni (Mozart)  / MET – 16 mars 1978
Joan Sutherland, James Morris, and Gabriel Bacquier, conducted by Richard Bonynge
Dimanche 24 mai 2020 jusqu’à 23h30  - Faust (Gounod)  / MET – 10 décembre 2011
Marina Poplavskaya, Jonas Kaufmann, and René Pape, conducted by Yannick Nézet-Séguin
Lundi 25 mai 2020 jusqu’à 23h30  - Manon (Massenet)  / MET – 07 avril 2012
Anna Netrebko, Piotr Beczała, and Paulo Szot, conducted by Fabio Luisi
Mardi 26 mai 2020 jusqu’à 23h30  - La Damnation de Faust (Berlioz)  / MET – 22 novembre 2008
Susan Graham, Marcello Giordani, and John Relyea, conducted by James Levine
Mercredi 27 mai 2020 jusqu’à 23h30  -
Ernani (Verdi)  / MET – 25 février 2012
Angela Meade, Marcello Giordani, Dmitri Hvorostovsky, and Ferruccio Furlanetto, conducted by Marco Armiliato
Jeudi 28 mai 2020 jusqu’à 23h30  -
Manon Lescaut (Puccini)  / MET – 29 mars 1980
Renata Scotto, Plácido Domingo, and Pablo Elvira, conducted by James Levine
Vendredi 29 mai 2020 jusqu’à 23h30 
- Les Troyens (Berlioz)  / MET – 05 janvier 2013
Deborah Voigt, Susan Graham, Bryan Hymel, and Dwayne Croft, conducted by Fabio Luisi
Samedi 30 mai 2020 jusqu’à 23h30 
- La Sonnambula (Bellini)  / MET – 21 mars 2009
Natalie Dessay and Juan Diego Flórez, conducted by Evelino Pidò
Dimanche 31 mai 2020 jusqu’à 23h30  -
L’Elisir d’Amore (Donizetti)  / MET – 10 février 2018
Pretty Yende, Matthew Polenzani, Davide Luciano, and Ildebrando D’Arcangelo, conducted by Domingo Hindoyan

Lundi 01 juin 2020 jusqu’à 23h30  - Salome (Strauss)  / MET – 11 octobre 2008
Karita Mattila, Ildikó Komlósi, Kim Begley, Joseph Kaiser, and Juha Uusitalo, conducted by Patrick Summers
Mardi 02 juin 2020 jusqu’à 23h30  -
I Puritani (Bellini)  / MET – 06 janvier 2007
Anna Netrebko, Eric Cutler, Franco Vassallo, and John Relyea, conducted by Patrick Summers
Mercredi 03 juin 2020 jusqu’à 23h30  -
Lulu (Berg)  / MET – 21 novembre 2015
Marlis Petersen, Susan Graham, Daniel Brenna, Paul Groves, Johan Reuter, and Franz Grundheber, conducted by Lothar Koenigs
Jeudi 04 juin 2020 jusqu’à 23h30 
- Orfeo ed Euridice (Gluck)  / MET – 24 janvier 2009
Danielle de Niese, Heidi Grant Murphy, and Stephanie Blythe, conducted by James Levine
Vendredi 05 juin 2020 jusqu’à 23h30 
- Tosca (Puccini)  / MET – 19 décembre 1978
Shirley Verrett, Luciano Pavarotti, and Cornell MacNeil, conducted by James Conlon
Samedi 06 juin 2020 jusqu’à 23h30 
- The Exterminating Angel (Adès)  / MET – 19 novembre 2017
Audrey Luna, Amanda Echalaz, Sally Matthews, Sophie Bevan, Alice Coote, Christine Rice, Iestyn Davies, Joseph Kaiser, Frédéric Antoun, David Portillo, David Adam Moore, Rod Gilfry, Kevin Burdette, Christian Van Horn, and John Tomlinson, conducted by Thomas Adès
Dimanche 07 juin 2020 jusqu’à 23h30 
- Otello (Verdi)  / MET – 17 octobre 2015
Sonya Yoncheva, Aleksandrs Antonenko, and Željko Lučić, conducted by Yannick Nézet-Séguin
Lundi 08 juin 2020 jusqu’à 23h30  -
Thaïs (Massenet)  / MET – 20 décembre 2008
Renée Fleming, Michael Schade, and Thomas Hampson, conducted by Jesús López-Cobos

...
Mardi 23 juin 2020 jusqu’à 23h30  - La Traviata (Verdi)  / MET – 11 mars 2017
Sonya Yoncheva, Michael Fabiano, and Thomas Hampson, conducted by Nicola Luisotti

Mercredi 24 juin 2020 jusqu’à 23h30  - Doctor Atomic (Adam)  / MET – 08 novembre 2008
Sasha Cooke, Thomas Glenn, Gerald Finley, and Richard Paul Fink, conducted by Alan Gilbert

Jeudi 25 juin 2020 jusqu’à 23h30  - Samson et Dalila (Saint-Saëns)  / MET – 20 octobre 2018
Elīna Garanča, Roberto Alagna, Laurent Naouri, Elchin Azizov, and Dmitry Belosselskiy, conducted by Sir Mark Elder

Vendredi 26 juin 2020 jusqu’à 23h30  - Manon (Massenet)  / MET – 26 octobre 2019
Lisette Oropesa, Michael Fabiano, Carlo Bosi, Artur Ruciński, Brett Polegato, and Kwangchul Youn, conducted by Maurizio Benini

Samedi 27 juin 2020 jusqu’à 23h30  - L’Elisir d’Amore (Donizetti)  / MET – 16 novembre 1991
Kathleen Battle, Luciano Pavarotti, Juan Pons, and Enzo Dara, conducted by James Levine

Dimanche 28 juin 2020 jusqu’à 23h30  - Cendrillon (Massenet)  / MET – 28 avril 2018
Kathleen Kim, Joyce DiDonato, Alice Coote, Stephanie Blythe, and Laurent Naouri, conducted by Bertrand de Billy

Lundi 29 juin 2020 jusqu’à 23h30  - Die Zauberflöte (Mozart)  / MET – 14 octobre 2017
Golda Schultz, Kathryn Lewek, Charles Castronovo, Markus Werba, Christian Van Horn, and René Pape, conducted by James Levine

Mardi 30 juin 2020 jusqu’à 23h30  - La Fille du Régiment (Donizetti)  / MET – 02 mars 2019
Pretty Yende, Stephanie Blythe, Javier Camarena, Maurizio Muraro, and Kathleen Turner, conducted by Enrique Mazzola

Mercredi 01 juillet 2020 jusqu’à 23h30  - Die Walküre (Wagner)  / MET – 8 avril 1989
Hildegard Behrens, Jessye Norman, Christa Ludwig, Gary Lakes, James Morris, and Kurt Moll, conducted by James Levine.

Jeudi 02  juillet 2020 jusqu’à 23h30  - The Nose (Shostakovich)  / MET – 26 octobre 2013
Andrey Popov, Alexander Lewis, and Paulo Szot, conducted by Pavel Smelkov.
Vendredi 03 juillet 2020 jusqu’à 23h30  - Carmen (Bizet)  / MET – 01 novembre 2014
Anita Hartig, Anita Rachvelishvili, Aleksandrs Antonenko, and Ildar Abdrazakov, conducted by Pablo Heras-Casado
Samedi 04 juillet 2020 jusqu’à 23h30  - Don Giovanni (Mozart)  / MET – 29 octobre 2011
Marina Rebeka, Barbara Frittoli, Mojca Erdmann, Ramón Vargas, Mariusz Kwiecien, Luca Pisaroni, and Štefan Kocán, conducted by Fabio Luisi
Dimanche 05 juillet 2020 jusqu’à 23h30  - Don Pasquale (Donizetti)  / MET – 11 janvier 1979
Beverly Sills, Alfredo Kraus, Håkan Hagegård, and Gabriel Bacquier, conducted by Nicola Rescigno
Lundi 06 juillet 2020 jusqu’à 23h30  - La Donna del Lago (Rossini)  / MET – 14 mars 2015
Joyce DiDonato, Daniela Barcellona, Juan Diego Flórez, John Osborn, and Oren Gradus, conducted by Michele Mariotti

Het Concertgebouw : https://www.concertgebouw.nl/en/live-streams

Stephen Hough plays Mendelssohn's Piano Concerto No. 1 / Concertgebouw - 17 novembre 2019
Radio Filharmonisch Orkest, David Robertson (dirigent), Stephen Hough (piano)

Arthur Jussen plays Schumann's Piano Concerto / Concertgebouw - 08 décembre 2019
Residentie Orkest Den Haag, Nicholas Collon (dirigent), Arthur Jussen (piano)
National Cello Competition Winner Eline Hensels plays Dvořák / Concertgebouw - 19 janvier 2020
Nederlands Philharmonisch Orkest, Elim Chan (dirigent), Eline Hensels (cello)
Anna Fedorova plays Rachmaninoff's Piano Concerto No. 1 / Concertgebouw - 02 février 2020
Sinfonieorchester St.Gallen, Modestas Pitrenas (dirigent), Anna Fedorova (piano)
Simone Lamsma plays Prokofiev's Violin Concerto No. 1 / Concertgebouw - 01 mars 2020
Radio Filharmonisch Orkest, Karina Canellakis (dirigent), Simone Lamsma (viool)

Opéra de Zurich : https://www.opernhaus.ch/spielplan/streaming/

Du 17 au 19 avril 2020 - “I Capuleti ei Montecchi” with Joyce DiDonato and Olga Kulchynska. Fabio Luisi conducts.

Du 24 au 26 avril 2020- “Nussknacker und Mausekönig ” (ballet)

Du 01 au 03 mai 2020 -“Nabucco.” with Michael Volle, Benjamin Bernheim, Georg Zeppefeld, Veronica Simeoni, and Anna Smirnova

Du 08 au 10 mai 2020 - Romeo und Julia (Ballet Prokofiev)

Du 15 au 17 mai 2020 - “Wozzeck” with Christian Gerhaher in the title role. Fabio Luisi conducts a cast that also includes Brandon Jovanovich and Gun-Brit Barkmin.

Du 21 au 24 mai 2020 - “Werther” with Juan Diego Flórez in the title role. Anna Stéphany stars as Charlotte with Mélissa Petit as Sophia and Audun Iversen as Albert. Cornelius Meister conducts.

Du 30 mai au 01 juin 2020 - “Rigoletto” starring Aleksandra Kurzak as Gilda, George Petean in the title role, and Saimir Pirgu as the Duca di Mantua. Fabio Luisi conducts.

Opéra de Stuttgart : https://www.staatsoper-stuttgart.de/spielplan/oper-trotz-corona/

Depuis le vendredi 17 avril 17h et jusqu'au vendredi 24 avril 2020 : MEFISTOFELE (von Arrigo Boito)

A partir de vendredi 24 avril 2020 17h et jusqu'au vendredi 01 mai 2020 : SATYAGRAHA (Philip Glass)

A partir de vendredi 01 mai 2020 17h et jusqu'au vendredi 08 mai 2020 : IPHIGENIE EN TAURIDE (Christoph Willibald Gluck) - ms Krzysztof Warlikowski

A partir de vendredi 08 mai 2020 17h et jusqu'au vendredi 15 mai 2020 : BORIS GODOUNOV (Modest Moussorgsky)

A partir de vendredi 15 mai 2020 17h et jusqu'au vendredi 22 mai 2020 : DIE SOLDATEN (Bernd Alois Zimmermann)

A partir de vendredi 22 mai 2020 17h et jusqu'au vendredi 29 mai 2020 : TOD IN VENEDIG (Benjamin Britten)

A partir de vendredi 29 mai 2020 17h et jusqu'au vendredi 05 juin 2020 : DON GIOVANNI (Wolfgang Amadé Mozart)

A partir de vendredi 05 juin 2020 17h et jusqu'au vendredi 12 juin 2020 : PARSIFAL (Richard Wagner)

A partir de vendredi 12 juin 2020 17h et jusqu'au vendredi 12 juin 2020 : DIE SINGENDE STADT (Film documentaire)

Les live streams gratuits des maisons d'opéra pendant la fermeture coronavirus

Wiener Staatsoper : www.wiener-staatsoper.at

                                                         Mars 2020

Dimanche 15 mars 2020 à partir de 19h00 -  Das Rheingold (Wagner) / Wien – 10 janvier 2016
Adam Fischer, Tomasz Konieczny, Jochen Schmeckenbecher, Herwig Pecoraro,  Michaela Schuster
Lundi 16 mars 2020 à partir de 19h00 -  Falstaff (Verdi) / Wien – 30 janvier 2019
James Conlon, Carlos Álvarez, Simon Keenlyside (Ford), Jinxu Xiahou, Olga Bezsmertna
Mardi 17 mars 2020 à partir de 19h00 -  Tri Sestri  (Eötvös) / Wien – 18 mars 2016
Péter Eötvös, Aida Garifullina, Margarita Gritskova, Ilseyar Khayrullova , Eric Jurenas
Mercredi 18 mars 2020 à partir de 17h00 -  Die Walküre (Wagner) / Wien – 31 mai 2015
Simon Rattle, Christopher Ventris, Tomasz Konieczny, Martina Serafin, Evelyn Herlitzius, Michaela Schuster
Jeudi 19 mars 2020 à partir de 19h00 -  Falstaff (Verdi) / Wien – 15 décembre 2016
Zubin Mehta, Ambrogio Maestri, Ludovic Tézier, Paolo Fanale, Carmen Giannattasio,Marie-Nicole Lemieux
Vendredi 20 mars 2020 à partir de 19h00 -  Tosca (Puccini) / Wien – 05 décembre 2015
Dan Ettinger, María José Siri , Roberto Alagna, Michael Volle
Samedi 21 mars 2020 à partir de 19h00 -  La Cenerentola (Rossini) / Wien – 22 février 2018
Jean-Christophe Spinosi, Maxim Mironov, Alessio Arduini , Paolo Rumetz, Ileana Tonca, Luca Pisaroni
Dimanche 22 mars 2020 à partir de 17h00 -  Siegfried (Wagner) / Wien – 16 janvier 2019
Axel Kober, Stephen Gould, Iréne Theorin,Tomasz Konieczny, Jochen Schmeckenbecher, Herwig Pecoraro
Lundi 23 mars 2020 à partir de 19h00 -  Tosca (Puccini) / Wien – 17 février 2019
Marco Armiliato, Sondra Radvanovsky, Piotr Beczała, Thomas Hampson
Mardi 24 mars 2020 à partir de 19h00 -  L'Elisir d'amore (Donizetti) / Wien – 26 février 2017
Marco Armiliato, Olga Peretyatko, Dmitry Korchak, Alessio Arduini, Ileana Tonca
Mercredi 25 mars 2020 à partir de 19h00 -  La Cenerentola (Rossini) / Wien – 10 novembre 2016
Speranza Scappucci, Maxim Mironov, Alessio Arduini , Renato Girolami, Eri Nakamura, Michele Pertusi
Jeudi 26 mars 2020 à partir de 19h00 -  Tosca (Puccini) / Wien – 23 juin 2019
Marco Armiliato, Karine Babajanyan, Piotr Beczała, Carlos Álvarez
Vendredi 27 mars 2020 à partir de 19h00 -  Le nozze di Figaro  (Mozart) / Wien – 15 septembre 2017
Adam Fischer, Carlos Álvarez, Dorothea Röschmann, Andrea Carroll , Adam Plachetka, Margarita Gritskova
Samedi 28 mars 2020 à partir de 17h00 -  Götterdämmerung  (Wagner) / Wien – 20 janvier 2019
Axel Kober, Stephen Gould, Iréne Theorin, Anna Gabler, Falk Struckmann, Tomasz Konieczny, Waltraud Meier
Dimanche 29 mars 2020 à partir de 19h00 -  Roméo et Juliette (Gounod) / Wien – 01 février 2017
Plácido Domingo, Aida Garifullina, Rachel Frenkel, Rosie Aldridge, Juan Diego Flórez, Carlos Osuna
Lundi 30 mars 2020 à partir de 19h00 -  Le nozze di Figaro (Mozart) / Wien – 28 juin 2016
Cornelius Meister, Luca Pisaroni, Rachel Willis-Sørensen, Valentina Naforniţă, Marianne Crebassa
Mardi 31 mars 2020 à partir de 19h00 -  L’elisir d’amore (Donizetti) / Wien – 08 novembre 2018
Speranza Scappucci, Aida Garifullina, Benjamin Bernheim, Orhan Yildiz , Mariam Battistelli

                                                             Avril 2020

Mercredi 01 avril 2020 à partir de 19h00 -  Die Frau ohne Schatten (Strauss) / Wien – 10 juin 2019
Christian Thielemann, Stephen Gould, Camilla Nylund, Evelyn Herlitzius, Wolfgang Koch, Nina Stemme
Jeudi 02 avril 2020 à partir de 19h00 -  Peer Gynt  (Grieg) / Wien – 10 décembre 2018
Simon Hewet, Denys Cherevychko, Nina Poláková, Eno Peci, Zsolt Török, Franziska Wallner-Hollinek

Vendredi 03 avril 2020 à partir de 19h00 -  Le nozze di Figaro (Mozart) / Wien – 25 novembre 2014
Sascha Goetzel,Luca Pisaroni, Olga Bezsmertna, Anita Hartig, Adam Plachetka, Rachel Frenkel
Samedi 04 avril 2020 à partir de 19h00 -
  Cinderella (Deutscher) / Wien – 28 janvier 2018
Witolf Werner, Bryony Dwyer, Caroline Wenborne, Ulrike Helzel, Simina Ivan, Bongiwe Nakani, Pavel Kolgatin
Samedi 04 avril 2020 à partir de 19h00 -
  La Bohème (Puccini) / Wien – 20 novembre 2016
Sascha Goetzel, Jinxu Xiahou, Anita Hartig, Francesca Dotto, Javier Arrey, Clemens Unterreiner, Jongmin Park,
Dimanche 05 avril 2020 à partir de 19h00 -
  Elektra (Strauss) / Wien – 15 février 2020
Semyon Bychkov, Waltraud Meier, Christine Goerke, Simone Schneider, Norbert Ernst, Michael Volle
Lundi 06 avril 2020 à partir de 19h00 -
  A Midsummer Night’s Dream (Britten) / Wien – 02 octobre 2019
Simone Young, Lawrence Zazzo, Erin Morley, Théo Touvet, Peter Kellner, Szilvia Vörös, Josh Lovell, Rafael Fingerlos

Mardi 07 avril 2020 à partir de 19h00 -  Das schlaue Füchslein (Janacek) / Wien - 11 avril 2016
Tomáš Netopil, Chen Reiss, Hyuna Ko, Roman Trekel, Donna Ellen, Joseph Dennis, Marcus Pelz, Paolo Rumetz
Mercredi 08 avril 2020 à partir de 19h00
- Ariodante (Haendel) / Wien - 04 mars 2018
William Christie, Sarah Connolly, Chen Reiss, Hila Fahima, Christophe Dumaux, Rainer Trost, Wilhelm Schwinghammer, Benedikt Kobel
Jeudi 09 avril 2020 à partir de 19h00
- Parsifal (Wagner) / Wien - 05 avril 2015
Adam Fischer, Michael Volle, Ryan Speedo Green, Stephen Milling, Johan Botha, Boaz Daniel, Angela Denoke
Samedi 11 avril 2020 à partir de 19h00
- Die Feen (Wagner) / Wien - 03 mars 2012
Kathleen Kelly, Sorin Coliban, Daniela Fally, Monika Bohinec, Donna Ellen, Gergely Németi, Caroline Wenborne, Hans Peter Kammerer, Michael Roider
Samedi 11 avril 2020 à partir de 19h00
- Sylvia (Delibes) / Wien - 12 novembre 2018
Kevin Rhodes, Nikisha Fogo, Denys Cherevychko, Davide Dato, Mihail Sosnovschi, Ketevan Papava, James Stephens , Dumitru Taran, Natascha Mair
Dimanche 12 avril 2020 à partir de 19h00
- Parsifal (Wagner) / Wien - 13 avril 2017
Semyon Bychkov, Gerald Finley, Jongmin Park, Kwangchul Youn, Christopher Ventris, Jochen Schmeckenbecher, Nina Stemme
Lundi 13 avril 2020 à partir de 19h00
- Der Rosenkavalier (Strauss) / Wien - 23 mars 1994
Carlos Kleibe, Felicity Lott, Kurt Moll, Anne Sofie von Otter, Gottfried Hornik, Barbara Bonney

Mardi 14 avril 2020 à partir de 19h00 - Schwanensee (Tchaikovski) / Wien - 16 mars 2014
Dirigent: Alexander Ingram| Choreographie: Rudolf Nurejew, Vladimir Shishov, Olga Esina, Dagmar Kronberger, Eno Peci

Mercredi 15 avril 2020 à partir de 19h00 - Parsifal (Wagner) / Wien - 21 avril 2019
Valery Gergiev, Thomas Johannes Mayer, René Pape, Simon O’Neill, Boaz Daniel, Elena Zhidkova

Jeudi 16 avril 2020 à partir de 19h00 - Der Rosenkavalier (Strauss) / Wien - 27 octobre 2013
Adam Fischer, Renée Fleming, Peter Rose, Sophie Koch, Adrian Eröd, Ileana Tonca
Vendredi 17 avril 2020 à partir de 19h00 - L’italiana in Algeri (Rossini) / Wien - 30 avril 2015
Jesús López Cobos, Ildar Abdrazakov, Aida Garifullina, Rachel Frenkel, Alessio Arduini, Edgardo Rocha, Anna Bonitatibus
Samedi 18 avril 2020 à partir de 19h00 - Undine (Lortzing) / Wien - 18 avril 2015
Johannes Wildner, Annika Gerhards, Lydia Rathkolb, Carlos Osuna, James Kryshak, Il Hong, Tae-Joong Yang
Samedi 18 avril 2020 à partir de 19h00 - Der Nussknacker (Tchaikovski) / Wien - 07 octobre 2012
Paul Connelly, Choreographie: Rudolf Nurejew, Liudmila Konovalova, Vladimir Shishov, Emilia Baranowicz
Dimanche 19 avril 2020 à partir de 19h00 - Capriccio (Strauss) / Wien - 24 mai 2018
Michael Boder, Camilla Nylund, Markus Eiche, Michael Schade, Adrian Eröd, Wolfgang Bankl, Angelika Kirchschlager
Dimanche 19 avril 2020 à partir de 19h00 - Capriccio (Strauss) / Wien - 24 mai 2018
Michael Boder, Camilla Nylund, Markus Eiche, Michael Schade, Adrian Eröd, Wolfgang Bankl, Angelika Kirchschlager
Lundi 20 avril 2020 à partir de 19h00 - L’italiana in Alger (Rossini) / Wien - 08 avril 2017
Evelino Pidò, Adam Plachetka, Hila Fahima, Rachel Frenkel, Rafael Fingerlos, Maxim Mironov, Margarita Gritskova, Paolo Rumetz
Mardi 21 avril 2020 à partir de 19h00 - Le Pavillon d’Armide (Tcherepnine/Stravinsky) / Wien - 13 mars 2017
John Neumeier, Michael Boder, Mihail Sosnovschi, Nina Poláková, Roman Lazik, Davide Dato, Maria Yakovleva, Nina Tonoli, Denys Cherevychko, Richard Szabó, Rebecca Horner, Ioanna Avraam, Francesco Costa, Alice Firenze, Eszter Ledán
Mercredi 22 avril 2020 à partir de 19h00 - Fidelio (Beethoven) / Wien - 29 avril 2019
Adam Fischer, Brandon Jovanovich, Anne Schwanewilms, Clemens Unterreiner, Thomas Johannes Mayer, Wolfgang Bankl, Chen Reiss, Michael Laurenz
Jeudi 23 avril 2020 à partir de 19h00 - Anna Bolena (Donizetti) / Wien - 11 avril 2011
Evelino Pidò, Ildebrando D’Arcangelo, Anna Netrebko, Elīna Garanča, Francesco Meli, Elisabeth Kulman
Vendredi 24 avril 2020 à partir de 19h00 - Madame Butterfly (Puccini) / Wien - 07 décembre 2018
Jader Bignamini, Ana María Martínez, Bongiwe Nakani, Andrea Carè, Gabriel Bermúdez
Samedi 25 avril 2020 à partir de 19h00 - Fatima oder von den mutigen Kindern (Doderer) / Wien - 23 décembre 2015
Benjamin Bay, Carlos Osuna), Andrea Carroll, Sorin Coliban, Monika Bohinec , Carole Wilson
Samedi 25 avril 2020 à partir de 19h00 - Fidelio (Beethoven) / Wien - 02 juin 2017
Cornelius Meister, Peter Seiffert, Camilla Nylund, Boaz Daniel Albert Dohmen, Günther Groissböck, Chen Reis, Jörg Schneider
Dimanche 26 avril 2020 à partir de 19h00 - Hänsel und Gretel (Humperdinck) / Wien - 05 janvier 2017
Axel Kober, Sebastian Holecek, Donna Ellen, Margaret Plummer, Chen Reiss, Michaela Schuster, Maria Nazarova
Lundi 27 avril 2020 à partir de 19h00 - Madame Butterfly (Puccini) / Wien - 14 septembre 2016
Philippe Auguin, Kristīne Opolais, Bongiwe Nakani, Piero Pretti, Boaz Daniel
Mardi 28 avril 2020 à partir de 19h00 - Fidelio (Beethoven) / Wien - 14 janvier 2016
Peter Schneider, Klaus Florian Vogt, Anja Kampe, Boaz Daniel, Evgeny Nikitin), Stephen Milling, Valentina Naforniţă, Jörg Schneider
Mercredi 29 avril 2020 à partir de 19h00 - Le Corsaire (Adam) / Wien - 02 avril 2016
Manuel Legris & Marius Petipa, Valery Ovsyanikov, Robert Gabdullin Maria Yakovleva, Liudmila Konovalova, Kirill Kourlaev, Davide Dato, Alice Firenze, Mihail Sosnovschi
Jeudi 30 avril 2020 à partir de 19h00 - Les Troyens (Berlioz) / Wien - 04 novembre 2018
Alain Altinoglu, Anna Caterina Antonacci, Brandon Jovanovich, Rachel Frenkel, Joyce DiDonato, Szilvia Vörös, Paolo Fanale

                                                                  Mai 2020

Vendredi 01 mai 2020 à partir de 19h00 - La Bohème (Puccini) / Wien - 22 décembre 2019
Marco Armiliato, Franco Zeffirelli, Stefan Pop, Irina Lungu, Mariam Battistelli, Marco Caria, Samuel Hasselhorn, Ryan Speedo Green
Samedi 02 mai 2020 à partir de 19h00 - Nibelungenring fьr Kinder (Wagner) / Wien - novembre 2007
Jendrik Springer, Matthias von Stegmann, Ildikó Raimondi, Herwig Pecoraro, Adrian Eröd, Daniela Fally, Janusz Monarcha
Samedi 02 mai 2020 à partir de 19h00 - Fidelio (Beethoven) / Wien - 09 juin 2015
Adam Fischer, Otto Schenk, Robert Dean Smith), Nina Stemme, Sebastian Holecek, Jochen Schmeckenbecher, Lars Woldt
Dimanche 03 mai 2020 à partir de 19h00 - Pelléas et Mélisande (Debussy) / Wien - 21 octobre 2017
Daniel Harding, Marco Arturo Marell, Peter Rose, Janina Baechle, Bernhard Richter, Simon Keenlyside, Christiane Karg (Mélisande), Maria Nazarova
Lundi 04 mai 2020 à partir de 19h00 - Don Quixote (Minkus) / Wien - 31 mai 2016
Kevin Rhodes, Rudolf Nurejew, Kamil Pavelka, Maria Yakovleva, Denys Cherevychko, Ketevan Papava, Roman Lazik
Mardi 05 mai 2020 à partir de 19h00 - Eugen Onegin (Tchaikovski) / Wien - 26 novembre 2019
Michael Güttler, Falk Richter, Marina Rebek, Margarita Gritskova, Boris Pinkhasovich, Pavol Breslik, Ferruccio Furlanetto
Mercredi 06 mai 2020 à partir de 19h00 - I puritani (Donizetti) / Wien - 10 mars 2015
Marco Armiliato, John Dew, Olga Peretyatko, Carlos Álvarez, John Tessier, Jongmin Park, Sorin Coliban, Ilseyar Khayrullova,
Carlos Osuna

Jeudi 07 mai 2020 à partir de 19h00 - Pelléas et Mélisande (Debussy) / Wien - 30 juin 2017
Alain Altinoglu, Marco Arturo Marelli, Franz-Josef Selig, Bernarda Fink, Adrian Eröd, Simon Keenlyside, Olga Bezsmertna, Maria Nazarova
Vendredi 08 mai 2020 à partir de 19h00 - Peer Gynt (Grieg) / Wien - 04 décembre 2018
Simon Hewett, Edward Clug, Jakob Feyferlik), Alice Firenze, Eno Peci, Zsolt Török, Franziska Hollinek, Ioanna Avraam
Samedi 09 mai 2020 à partir de 19h00 - Die Zauberflöte für Kinder (Mozart) / Wien - 28 février 2003
Seiji Ozawa, Diana Kienast, Walter Fink Arnold Bezuyen , Marlis Petersen, Genia Kühmeier, Hans Peter Kammerer Ileana Tonca
Dimanche 10 mai 2020 à partir de 19h00 - Der Freischütz (Weber) / Wien - 11 septembre 2018
Sebastian Weigle, Christian Räth, Samuel Hasselhorn, Anna Gabler, Chen Reiss, Tomasz Konieczny,  Christopher Ventris, , Hans Peter Kammerer
Lundi 11 mai 2020 à partir de 19h00 - Il barbiere di Siviglia (Rossini) / Wien - 21 mai 2019
Evelino Pidò, Günther Rennert, Juan Diego Flórez, Paolo Rumetz, Margarita Gritskova, Rafael Fingerlos
Lundi 11 mai 2020 à partir de 19h00 - Schwanensee (Tchaikovski) / Wien - 16 mars 2014
Alexander Ingram, Rudolf Nurejew , Vladimir Shishov, Olga Esina, Eno Peci
Mardi 12 mai 2020 à partir de 19h00 - Ariadne auf Naxos (Strauss) / Wien - 23 octobre 2014
Christian Thielemann , Sven-Eric Bechtolf, Soile Isokoski, Johan Botha, Sophie Koch, Daniela Fally
Mercredi 13 mai 2020 à partir de 19h00 - Don Pasquale (Donizetti) / Wien - 21 avril 2016
Evelino Pidò, Irina Brook, Michele Pertusi, Valentina Naforniţă, Adam Plachetka, Juan Diego Flórez
Jeudi 14 mai 2020 à partir de 19h00 - Das Rheingold (Wagner) / Wien - 08 janvier 2019
Axel Kober, Sven-Eric Bechtolf, Tomasz Konieczny, Clemens Unterreiner, Jörg Schneider, Norbert Ernst, Jochen Schmeckenbecher, Sorin Coliban, Sophie Koch, Anna Gabler, Monika Bohinec
Vendredi 15 mai 2020 à partir de 19h00 - Die Walküre (Wagner) / Wien - 08 avril 2018
Adam Fischer, Sven-Eric Bechtolf, Christopher Ventris, Jongmin Park, Tomasz Konieczny, Simone Schneider), Iréne Theorin,
Michaela Schuster

Samedi 16 mai 2020 à partir de 19h00 - Pünktchen und Anton (Schubring) / Wien - 08 mai 2010
Friedrich Pfeiffer, Matthias von Stegmann, Daniela Fally, Roxana Constantinescu, Ioan Holender, Ildikó Raimondi, Donna Ellen, Sophie Marilley
Samedi 16 mai 2020 à partir de 19h00 - Don Pasquale (Donizetti) / Wien - 31 octobre 2016
Frédéric Chaslin, Irina Brook , Michele Pertusi, Valentina Naforniţă, Alessio Arduini, Dmitry Korchak
Dimanche 17 mai 2020 à partir de 19h00 - Siegfried (Wagner) / Wien - 04 juin 2015
Simon Rattle, Sven-Eric Bechtolf, Stephen Gould, Evelyn Herlitzius, Tomasz Konieczny, Richard Paul Fink, Janina Baechle,
Herwig Pecoraro, Mikahil Petrenko

Lundi 18 mai 2020 à partir de 19h00 - Götterdämmerung (Wagner) / Wien - 05 juin 2017
Peter Schneider, Sven-Eric Bechtolf, Stefan Vinke, Petra Lang, Regine Hangler, Falk Struckmann, Marcus Eiche, Jochen Schmeckenbecher, Waltraud Meier
Mardi 19 mai 2020 à partir de 19h00 - Der Freischütz (Weber) / Wien - 14 juin 2018
Tomáš Netopil, Christian Räth, Adrian Eröd, Camilla Nylund, Daniela Fally, Alan Held, Andreas Schager, Hans Peter Kammerer
Mercredi 20 mai 2020 à partir de 19h00 - Der Nussknacker (Tchaikovski) / Wien - 07 octobre 2012
Paul Connelly, Rudolf Nurejew, Liudmila Konovalova, Vladimir Shishov, Emilia Baranowicz, Davide Dato
Jeudi 21 mai 2020 à partir de 19h00 - Don Giovanni (Mozart) / Wien - 20 janvier 2018
Sascha Goetzel, Jean-Louis Martinoty , Ludovic Tézier Dan Paul Dumitrescu, Ekaterina Siurina, Jinxu Xiahou, Annette Dasch, Luca Pisaroni, Valentina Naforniţă, Clemens Unterreiner
Vendredi 22 mai 2020 à partir de 19h00 - Idomeneo (Mozart) / Wien - 22 février 2019
Tomáš Netopil, Kasper Holten, Bernard Richter, Rachel Frenkel, Irina Lungu, Valentina Naforniţă, Pavel Kolgatin
Samedi 23 mai 2020 à partir de 19h00 - Patchwork / Wien - 29 janvier 2017
Witolf Werner, Silvia Armbruster, Stephanie Houtzeel, Clemens Unterreiner, Wolfram Igor Derntl, Hyuna Ko
Samedi 23 mai 2020 à partir de 19h00 - Arabella (Strauss) / Wien - 18 décembre 2014
Ulf Schirmer, Sven-Eric Bechtolf , Wolfgang Bankl, Carole Wilson, Anne Schwanewilms, Genia Kühmeier, Tomasz Konieczny, Daniela Fally
Dimanche 24 mai 2020 à partir de 19h00 - Die Zauberflöte (Mozart) / Wien - 29 décembre 2017
Adam Fischer, Moshe Leiser, Patrice Caurier, Jörg Schneider), René Pape, Hila Fahima, Olga Bezsmertna, Ileana Tonca, Thomas Tatzl
Lundi 25 mai 2020 à partir de 19h00 - Don Giovanni (Mozart) / Wien - 29 janvier 2017
Adam Fischer, Jean-Louis Martinoty, Simon Keenlyside, Sorin Coliban, Irina Lungu, Benjamin Bruns, Dorothea Röschmann, Erwin Schrott, Ileana Tonca, Manuel Walser
Mardi 26 mai 2020 à partir de 19h00 - La Fille du régiment (Donizetti) / Wien - 25 septembre 2016
Evelino Pidò, Laurent Pelly, Julie Fuchs, John Tessier, Donna Ellen, Carlos Álvarez Marcus Pelz
Mercredi 27 mai 2020 à partir de 19h00 - Salome (Strauss) / Wien - 24 janvier 2020
Michael Boder, Boleslaw Barlog, Lise Lindstrom, Herwig Pecoraro, Waltraud Meier, Michael Volle, Carlos Osuna
Jeudi 28 mai 2020 à partir de 19h00 - Tristan und Isolde (Wagner) / Wien - 18 janvier 2015
Peter Schneider, David McVicar, Peter Seiffert, Iréne Theorin, Albert Dohmen, Tomasz Konieczny, Gabriel Bermúdez, Petra Lang
Vendredi 29 mai 2020 à partir de 19h00 - Don Giovanni (Mozart) / Wien - 01 novembre 2015
Adam Fischer, Jean-Louis Martinoty, Mariusz Kwiecien, Sorin Coliban, Marina Rebeka, Benjamin Bruns, Juliane Banse, Erwin Schrott, Andrea Carroll, Jongmin Park
Samedi 30 mai 2020 à partir de 19h00 - Cinderella – Wiener Fassung für Kinder / Wien - 28 janvier 2018
Witolf Werner, Birgit Kajtna, Bryony Dwyer, Caroline Wenborne, Ulrike Helzel, Simina Ivan, Bongiwe Nakani, Pavel Kolgatin,
Dan Paul Dumitrescu, Rafael Fingerlos

Samedi 30 mai 2020 à partir de 19h00 - Le nozze di Figaro (Mozart) / Wien - 25 novembre 2014
Sascha Goetzel, Jean-Louis Martinoty, Luca Pisaroni, Olga Bezsmertna, Anita Hartig, Adam Plachetka, Rachel Frenkel
Dimanche 31 mai 2020 à partir de 19h00 - Arabella (Strauss) / Wien - 17 mars 2017
Peter Schneider, Sven-Eric Bechtolf |, Wolfgang Bankl, Stephanie Houtzeel, Camilla Nylund, Chen Reiss, Bo Skovhus,
Daniela Fally

                                                                  Juin 2020

Lundi 01 juin 2020 à partir de 19h00 - Die Frau ohne Schatten (Strauss) / Wien - 18 octobre 2019
Christian Thielemann, Stephen Gould, Camilla Nylund, Mihoko Fujimura, Clemens Unterreiner, Maria Nazarova, Tomasz Konieczny, Nina Stemme
Mardi 02 juin 2020 à partir de 19h00 - The Tempest (Adès) / Wien - 24 juin 2015
Thomas Adès, Adrian Eröd, Audrey Luna, Thomas Ebenstein, Stephanie Houtzeel, Herbert Lippert
Mercredi 03 juin 2020 à partir de 19h00 - Elektra (Strauss) / Wien - 11 avril 2014
Mikko Franck, Anna Larsson, Nina Stemme, Gun-Brit Barkmin, Norbert Ernst, Falk Struckmann
Jeudi 04 juin 2020 à partir de 19h00 - Andrea Chénier (Giordano) / Wien - 02 mai 2018
Marco Armiliato, Anja Harteros, Jonas Kaufmann, Roberto Frontali, Ilseyar Khayrullova, Donna Ellen, Zoryana Kushpler, Boaz Daniel, Manuel Walser
Vendredi 05 juin 2020 à partir de 19h00 - Leonore (Beethoven) / Wien - 01 février 2020
Tomáš Netopil, Jennifer Davis, Katrin Röver, Benjamin Bruns, Falk Struckmann, Thomas Johannes Mayer, Samuel Hasselhorn, Chen Reiss, Jörg Schneider
Samedi 06 juin 2020 à partir de 19h00 - Undine (Lortzing) / Wien - 18 avril 2015
Johannes Wildner, Carlos Osuna, Annika Gerhards, Lydia Rathkolb, Tae-Joong Yang, Il Hong
Samedi 06 juin 2020 à partir de 19h00 - Giselle (Adam) / Wien - 28 septembre 2017
Valery Ofsyanikov, Nina Poláková, Masayu Kimoto, Andrey Kaydanovskiy, Franziska Hollinek, Jaimy van Overeem, Kamil Pavelka, Vanessza Csonka, Alice Firenze, Leonardo Basílio, Rebecca Horner, Rikako Shibamoto, Elena Bottaro
Dimanche 07 juin 2020 à partir de 19h00 - Adriana Lecouvreur (Cilea) / Wien - 22 février 2014
Evelino Pidò, Angela Gheorghiu, Massimo Giordano, Roberto Frontali, Jongmin Park, Jinxu Xiahou
Lundi 08 juin 2020 à partir de 19h00 - Boris Godunow (Moussorgsky) / Wien - 13 mai 2016
Marko Letonja, René Pape, Margaret Plummer, Aida Garifullina, Zoryana Kushpler, Norbert Ernst, David Pershall, Kurt Rydl, Marian Talaba, Ryan Speedo Green
Mardi 09 juin 2020 à partir de 19h00 - Aida (Verdi) / Wien - 28 mars 2015
Philippe Auguin, Sondra Radvanovsky, Jorge de León, Ryan Speedo Green, Luciana D'Intino, Sorin Coliban, Franco Vassallo, Jinxu Xiahou, Olga Bezsmertna
Mercredi 10 juin 2020 à partir de 19h00 - Josephs Legende (Strauss) / Wien - 14 février 2015
Mikko Franck, Denys Cherevychko, Kirill Kourlaev, Rebecca Horner, Roman Lazik, Maria Yakovleva, Vladimir Shishov, Kiyoka Hashimoto, Masayu Kimoto, Robert Gabdullin, Nikisha Fogo, Oksana Kiyanenko, Natascha Mair, Liudmila Konovalova
Jeudi 11 juin 2020 à partir de 19h00 - Ariadne auf Naxos (Strauss) / Wien - 19 novembre 2017
Peter Schneider, Sven-Eric Bechtolf, Lise Davidsen (Primadonna/Ariadne), Stephen Gould (Der Tenor/Bacchus),
Rachel Frenkel (Der Komponist), Erin Morley (Zerbinetta)

Vendredi 12 juin 2020 à partir de 19h00 - La fanciulla del West (Puccini) / Wien - 05 octobre 2013
Franz Welser-Möst, Marco Arturo Marelli, Nina Stemme (Minnie), Tomasz Konieczny (Jack Rance),
Jonas Kaufmann (Dick Johnson), Nobert Ernst (Nick), Boaz Daniel (Sonora)

Samedi 13 juin 2020 à partir de 19h00 - Fatima, oder von den mutigen Kindern (Doderer) / Wien - 23 décembre 2015
Benjamin Bay, Henry Mason, Carlos Osuna (Hassan), Andrea Carroll (Fatima), Sorin Coliban (Schlossherr),
Monika Bohinec (Mutter), Carole Wilson (Stumme Frau)

Dimanche 14 juin 2020 à partir de 19h00 - Der Spieler (Prokofjew) / Wien - 07 octobre 2017
Simone Young, Karoline Gruber, Dmitri Ulyanov (Der General), Elena Guseva (Polina), Misha Didyk (Alexej),
Linda Watson (Babulenka), Thomas Ebenstein (Marquis), Elena Maximova (Blanche)

Lundi 15 juin 2020 à partir de 19h00 - Nabucco (Verdi / Wien - 11 février 2017
Guillermo García Calvo, Günter Krämer, Leo Nucci (Nabucco), Bror Magnus Tødenes (Ismaele), Roberto Tagliavini (Zaccaria),
Anna Smirnova (Abigaille), Ilseyar Khayrullova (Fenena)

...
Lundi 22 juin 2020 à partir de 19h00 - Chowanschtschina (Mussorgski) / Wien - 21 novembre 2014
JSemyon Bychkov | Director: Lev Dodin, Ferruccio Furlanetto (Fürst Iwan Chowanski), Christopher Ventris (Fürst Andrei Chowanski), Herbert Lippert (Fürst Wasili Golizyn), Andrzej Dobber (Schaklowity), Elena Maximova (Marfa), Ain Anger (Dossifei)
Mardi 23 juin 2020 à partir de 19h00 - Orlando (Neuwirth) / Wien
Matthias Pintscher | Director: Polly Graham, Kate Lindsey (Orlando), Anna Clementi (Narrator), Eric Jurenas (Guardian Angel), Constance Hauman (Queen/Purity/Friend of Orlando's Child), Agneta Eichenholz (Sasha/Chastity), Leigh Melrose (Shelmerdine/Greene), Justin Vivian Bond (Orlando's Child)
Mercredi 24 juin 2020 à partir de 19h00 - La sonnambula (Bellini) / Wien - 13 janvier 2017
Guillermo García Calvo | Director: Marco Arturo Marelli, Luca Pisaroni (Graf Rodolfo), Daniela Fally (Amina), Juan Diego Flórez (Elvino), Maria Nazarova (Lisa)
Jeudi 25 juin 2020 à partir de 19h00 - Gala / Wien - 18 mars 2018
Programme non communiqué
Vendredi 26 juin 2020 à partir de 19h00 - Dantons Tod (von Einem) / Wien - 29 mai 2019
Michael Boder | Director: Josef Ernst Köpplinger, Tomasz Konieczny (George Danton), Benjamin Bruns (Camille Desmoulins),
Michael Laurenz (Herault de Séchelles), Thomas Ebenstein (Robespierre), Olga Bezsmertna (Lucile)

Samedi 27 juin 2020 à partir de 19h00 - Don Carlo (Verdi) / Wien - 02 juin 2016
Marco Armiliato | Director: Daniele Abbado, René Pape (Filippo II.), Rámon Vargas (Don Carlo), Ludovic Tézier (Rodrigo), Anja Harteros (Elisabetta), Béatrice Uria-Monzon (Eboli), Alexandru Moisiuc (Il Grande Inquisitore)
Dimanche 28 juin 2020 à partir de 19h00 - Le Corsaire (Adam) / Wien - 02 avril 2016
Valery Ovsyanikov | Choreography: Manuel Legris, nach Marius Petipa u. a, Robert Gabdullin (Conrad), Maria Yakovleva (Médora),
Liudmila Konovalova (Gulnare), Kirill Kourlaev (Lanquedem), Davide Dato (Birbanto), Alice Firenze (Zulméa), Mihail Sosnovschi (Seyd Pascha)

Lundi 29 juin 2020 à partir de 19h00 - Rigoletto (Verdi) / Wien - 28 janvier 2016
Evelino Pidò | Director: Pierre Audi, Juan Diego Flórez (Der Herzog von Mantua), Carlos Álvarez (Rigoletto),
Olga Peretyatko (Gilda), Ain Anger (Sparafucile), Nadia Krasteva (Maddalena)

Mardi 30 juin 2020 à partir de 19h00 - Falstaff (Verdi) / Wien - 15 décembre 2016
Zubin Mehta | Director: David McVicar, Ambrogio Maestri (Sir John Falstaff), Ludovic Tézier (Ford), Paolo Fanale (Fenton), Herwig Pecoraro (Bardolfo), Riccardo Fassi (Pistola), Carmen Giannattasio (Alice Ford), Hila Fahima (Nannetta), Marie-Nicole Lemieux (Mrs. Quickly), Lilly Jørstad (Meg Page)

Osterfestspiele Salzburg : https://www.osterfestspiele-salzburg.at/videos-1833.html

Du 04 au 06 avril 2020 12h00 Die Walküre (Wagner) / Osterfestspiele 2017 - Reconstruction of the original stage design from the year 1967
Peter Seiffert, Georg Zeppenfeld, Vitalij Kowaljow, Anja Harteros, Anja Kampe, Christa Mayer

Du 06 au 08 avril 2020 12h00 Otello (Verdi) / Osterfestspiele 2016
José Cura, Dorothea Röschmann, Carlos Álvarez, Benjamin Bernheim, Christa Mayer, Georg Zeppenfeld, Csaba Szegedi

Du 08 au 10 avril 2020 12h00 Cavalleria rusticana (Mascagni) / Osterfestspiele 2015
Jonas Kaufmann, Liudmyla Monastyrska, Stefania Toczyska, Ambrogio Maestri and Annalisa Stroppa

Du 10 au 12 avril 2020 12h00 Pagliacci (Leoncavallo) / Osterfestspiele 2015
Jonas Kaufmann, Maria Agresta, Dimitri Platanias, Tansel Akzeybek and Alessio Arduini

Du 12 au 14 avril 2020 12h00 Arabella (Strauss) / Osterfestspiele 2014
Renée Fleming, Thomas Hampson, Albert Dohmen, Gabriela Beňačková, Hanna-Elisabeth Müller, Daniel Behle

Du 14 au 16 avril 2020 12h00 Parsifal (Wagner) / Osterfestspiele 2013
Milcho Borovinov, Wolfgang Koch, Johan Botha, Stephen Milling and Michaela Schuster

Theater an der Wien : https://www.myfidelio.at/

Vendredi 19 mars 2020 à partir de 19h00 -  Fidelio (Beethoven) / an der Wien – 14 mars 2020
Manfred Honeck, Nicole Chevalier, Eric Cutler, Gabor Bretz, Christoph Fischesser, Melissa Petit, Benjamin Hulett, Karoly Szemerédy

 

Opera North : https://www.operanorth.co.uk/the-ring-cycle/

Der Ring des Nibelungen (Wagner) / Opera North – 2016

Teatro Reggio Parma :https://www.teatroregioparma.it/spettacolo/festival-verdi-home-streaming/

Chaque vidéo est diffusée à partir de 20h00 et jusqu'à minuit le lendemain soir.

Vendredi 20 mars 2020 - La Traviata (Verdi) / Festival Verdi 2007
YURI TEMIRKANOV, SVETLA VASSILEVA, MASSIMO GIORDANO, VLADIMIR STOYANOV

Dimanche 22 mars 2020 - Nabucco (Verdi) / Festival Verdi 2009
MICHELE MARIOTTI, LEO NUCCI, BRUNO RIBEIRO, RICCARDO ZANELLATO, DIMITRA THEODOSSIOU, ANNA MARIA CHIURI
Mardi 24 mars 2020 - Rigoletto (Verdi) / Festival Verdi 2008
MASSIMO ZANETTI, FRANCESCO DEMURO, LEO NUCCI, NINO MACHAIDZE, MARCO SPOTTI, STEFANIE IRÁNYI
Jeudi 26 mars 2020 - Falstaff (Verdi) / Festival Verdi 2011
ANDREA BATTISTONI, AMBROGIO MAESTRI, LUCA SALSI, ANTONIO GANDIA, SVETLA VASSILEVA, ROMINA TOMASONI, DANIELA PINI, BARBARA BARGNESI
Samedi 28 mars 2020 - Aida (Verdi) / Saison lyrique 2012
ANTONINO FOGLIANI, SUSANNA BRACHINI, MARIANA PENTCHEVA, WALTER FRACCARO, ALBERTO GAZALE
Lundi 30 mars 2020 - La Forza del destino (Verdi) / Saison lyrique 2011
GIANLUIGI GELMETTI, DIMITRA THEODOSSIOU, VLADIMIR STOYANOV, AQUILES MACHADO, MARIANA PENTCHEVA, ROBERTO SCANDUZZI, CARLO Lepore
Mercredi 01 avril 2020 - Macbeth (Verdi) / Festival Verdi 2006
BRUNO BARTOLETTI, LEO NUCCI, ENRICO IORI, SYLVIE VALAYRE, ROBERTO IULIANO
Vendredi 03 avril 2020 - Il Corsaro (Verdi) / Festival Verdi 2008
CARLO MONTANARO, BRUNO RIBEIRO, IRINA Lungu, LUCA SALSI, SILVIA DALLA BENETTA
Dimanche 05 avril 2020 - Ernani (Verdi) / Festival Verdi 2005
ANTONELLO ALLEMANDI, MARCO BERTI, CARLO GUELFI, GIACOMO PRESTIA, SUSAN NEVES
Mardi 07 avril 2020 - Stiffelio (Verdi) / Festival Verdi 2017
GUILLERMO GARCIA CALVO, LUCIANO GANCI, MARIA KATZARAVA, FRANCESCO LANDOLFI, GIOVANNI SALA
Jeudi 09 avril 2020 - Don Carlo (Verdi) / Festival Verdi 2016
DANIEL OREN, MICHELE PERTUSI, JOSÉ BROS, VLADIMIR STOYANOV, IEVGEN ORLOV, SERENA FARNOCCHIA, MARIANNE CORNETTI
Mardi 14 avril 2020 - I Due Foscari (Verdi) / Festival Verdi 2019
PAOLO ARRIVABENI, VLADIMIR STOYANOV, STEFAN POP, MARIA KATZARAVA, GIACOMO PRESTIA
Vendredi 17 avril 2020 - Nabucco (Verdi) / Festival Verdi 2019
FRANCESCO IVAN CIAMPA, AMARTUVSHIN ENKHBAT, IVAN MAGRÌ, MICHELE PERTUSI, SAIOA HERNÁNDEZ, ANNALISA STROPPA 
Lundi 20 avril 2020 - I Vespri Siciliani (Verdi) / Festival Verdi 2010
LEO NUCCI, FABIO ARMILIATO, GIACOMO PRESTIA, DANIELA DESSI, MASSIMO ZANETTI, PIER LUIGI PIZZI
Mercredi 22 avril 2020 - Giovanna d'Arco (Verdi) / Festival Verdi 2016
VITTORIA YEO, LUCIANO GANCI, VITTORIO VITELLI, GABRIELE MANGIONE, LUCIANO LEONI, RAMÓN TEBAR, SASKIA BODDEKE, PETER GREENAWAY
Samedi 25 avril 2020 - Giorno di Regno (Verdi) / Festival Verdi 2010
GUIDO LOCONSOLO, ANDREA PORTA, ANNA CATERINA ANTONACCI, ALESSANDRA MARIANELLI, IVAN MAGRÌ, PAOLO BORDOGNA, DONATO RENZETTI, PIER LUIGI PIZZI
Mardi 28 avril 2020 - Jérusalem (Verdi) / Festival Verdi 2017
RAMÒN VARGAS, PABLO GALVEZ, MICHELE PERTUSI (Roger), ANNICK MASSIS, VALENTINA BOI, DEYAN VATCHKOV, DANIELE CALLEGARI, HUGO DE ANA

Samedi 02 mai 2020 - Le Trouvère (Verdi) / Festival Verdi 2018
GIUSEPPE GIPALI, FRANCO VASSALLO, ROBERTA MANTEGNA, NINO SURGULADZE, ROBERTO ABBADO, ROBERT WILSON

Les live streams gratuits des maisons d'opéra pendant la fermeture coronavirus

Teatro La Fenice : https://www.teatrolafenice.it/lafenice-digitale/

Antonio Vivaldi, Orlando furioso - Teatro La Fenice - stagione 2017/ 2018
https://www.youtube.com/watch?v=FNnht2vDkEU
prima rappresentazione assoluta: Venezia, Teatro Sant’Angelo, autunno 1727
Sonia Prina, Francesca Aspromonte, Lucia Cirillo, Loriana Castellano, Raffaele Pe, Carlo Vistoli, Diego Fasolis

Gioachino Rossini, Semiramide - Teatro La Fenice - Stagione 2017/ 2018
https://www.youtube.com/watch?v=HrY6XHdvQ6I
nel centocinquantesimo anniversario della morte
Jessica Pratt, Teresa Iervolino, Alex Esposito, Enea Scala, Marta Mari, Simon Lim, Enrico Ivigli,
Riccardo Frizza

Giuseppe Verdi, Don Carlo - Teatro La Fenice - Stagione 2019/20
https://www.youtube.com/watch?v=XhKafHwc4ts
(versione italiana in quattro atti Milano, Teatro alla Scala, 10 gennaio 1884)
Alex Esposito, Piero Pretti, Julian Kim, Marco Spotti, Leonard Bernad, Maria Agresta, Veronica Simeoni
, Myung-Whun Chung

Antonio Vivaldi, Dorilla in Tempe - Teatro La Fenice - Stagione 2018/ 2019
https://www.youtube.com/watch?v=OyXhpqPBBKI
melodramma eroico-pastorale in tre atti rv 709
Manuela Custer, Lucia Cirillo, Véronique Valdès, Rosa Bove, Valeria Girardello, Michele Patti
, Diego Fasolis

Giuseppe Verdi, Attila (ripresa non integrale) - Teatro La Fenice - Stagione 2016/ 2017
https://www.youtube.com/watch?v=tmCk0y_dW_8
RobertoTagliavini, Julian Kim, VittoriaYeo, Stefan Pop, Antonello Ceron, Mattia Denti
, Riccardo Frizza

Gioachino Rossini, L'occasione fa il ladro  - Teatro La Fenice - Stagione 2011/ 2012
https://www.youtube.com/watch?v=J0gEldyHZHU
Enrico Iviglia, Irina Dubrovskaya, Giorgio Misseri, Omar Montanari, Paola Gardina, Giovanni Romeo, Stefano Rabaglia

Wolfgang Amadeus Mozart, Don Giovanni  - Teatro La Fenice - Stagione 2016/ 2017
https://www.youtube.com/watch?v=E1d2h7tMDmI
Alessandro Luongo, Francesca Dotto, Antonio Poli, Attila Jun, Carmela Remigio, Omar Montanari, William Corrò, Giulia Semenzato, Stefano Montanari, Damiano Michieletto

Wolfgang Amadeus Mozart, Die Zauberflöte  - Teatro La Fenice - Stagione 2014/ 2015
https://www.youtube.com/watch?v=27Nl39i-6pM
Goran Jurić, Antonio Poli, Michael Leibundgut, William Corrò, Federico Lepre, Olga Pudova, Ekaterina Sadovnikova, Cristina Baggio, Rosa Bove, Silvia Regazzo, Antonello Manacorda, Damiano Michieletto

Claudio Monteverdi, L'Orfeo  - Teatro La Fenice - Stagione 2016/ 2017
https://www.youtube.com/watch?v=WrpxsOsCtrY
Krystian Adam, Hana Blažíková, Lucile Richardot, Francesca Boncompagni, Gianluca Buratto, Kangmin Justin Kim, Furio Zanasi, Sir John Eliot Gardiner e Elsa Rooke

Claudio Monteverdi, Il ritorno d'Ulisse in patria  - Teatro La Fenice - Stagione 2016/ 2017
https://www.youtube.com/watch?v=v3Wz1Ruw3UE
Furio Zanasi, Lucile Richardot, Krystian Adam, Hana Blažíková, Gianluca Buratto, Michal Czerniawski, Gareth Treseder, Zachary Wilder, Anna Dennis, John Taylor Ward, Francesca Boncompagni, Robert Burt, Sir John Eliot Gardinere & Elsa Rooke

Claudio Monteverdi, L'incoronazione di Poppea - Teatro La Fenice - Stagione 2016/ 2017
https://www.youtube.com/watch?v=HbcpOMKNOkM
Hana Blažíková, Kangmin Justin Kim, Marianna Pizzolato, Gianluca Buratto, Carlo Vistoli, Pallade Anna Dennis, Lucile Richardot, Silvia Frigato, Liberto Furio Zanasi, Gareth Treseder, Sir John Eliot Gardinere & Elsa Rook

Giuseppe Sinopoli, Lou Salomé - Teatro La Fenice - Stagione 2011/ 2012
https://www.youtube.com/watch?v=sBAr7TJ-cbM
Ángeles Blancas Gulín, GeorgiaStahl, Claudio Puglisi, Gian Luca Pasolini, Mathias Schulz, Roberto Abbondanza, Julie Mellor, Alessandro Bressanello, Marcello Nardis, Lothar Zagrosek, Alvise Vidolin

Giuseppe Verdi, Aida - Teatro La Fenice - Stagione 2018/ 2019
https://www.youtube.com/watch?v=BQ0UYvWqqIU
Mattia Denti, Irene Roberts, Roberta Mantegna, Francesco Meli, Riccardo Zanellato, Roberto Frontali, Rosanna Lo Greco, Antonello Ceron, Riccardo Frizza, Mauro Bolognini

Giacomo Puccini, Tosca - Teatro La Fenice - Stagione 2018/ 2019
https://www.youtube.com/watch?v=kVyUyaDbZOg
Chiara Isotton, Azer Zada, Sebastian Catana, Cristian Saitta, Matteo Ferrara, Cristiano Olivieri, Armando Gabba, Antonio Casagrande, Daniele Rustioni

Hervé, Les Chevaliers de la Table ronde - Teatro La Fenice - Stagione 2015/ 2016
https://www.youtube.com/watch?v=uvEEGAti8MQ
Damien Bigourdan, Antoine Philippot, Arnaud Marzorati, Mathias Vidal, Ingrid Perruche, Lara Neumann, Chantal Santon-Jeffery, Clémentine Bourgoin, Rémy Mathieu, David Ghilardi, Théophile Alexandre, Jérémie Delvert, Pierre Lebon, Christophe Grapperon

Teatro dell'Opera di Roma

Le Parc (Angelin Preljocaj, Wolfgang Amadeus Mozart) - Teatro Costanzi mai 2016
Eleonora Abbagnato et Stéphane Bullion
Attention!, il s'agit d'une version avec le chœur et l'orchestre de l'Opéra de Rome plus récente que la version DVD de l'Opéra de Paris.
https://www.youtube.com/watch?v=J0G60cdmSoU&t=5156s

Les live streams gratuits des maisons d'opéra pendant la fermeture coronavirus

Bayerische Staatsoper : https://www.staatsoper.de/stream.html

Jusqu'au mercredi 26 mars 2020, 12h00 Judith (Bartok) - Bayerische Staatsoper
Nina Stemme, John Lundgren

Jusqu'au vendredi 28 mars 2020, 12h00 Il Trovatore (Verdi) - Bayerische Staatsoper
Jonas Kaufmann, Anja Harteros

Jusqu'au mercredi 08 avril 2020, 12h00 Lucia di Lammermoor (Donizetti) - Bayerische Staatsoper
Petrenko, Damrau, Breslik

Jusqu'au lundi 13 avril 2020, 12h00 Parsifal (Wagner) - Bayerische Staatsoper
Petrenko, Kayfmann, Stemme, Gerhaher, Pape, Koch

Du vendredi 10 au vendredi 24 avril 2020, Wayne McGregor - Bayerische Staatsoper

Du samedi 11 au samedi 25 avril 2020, 12h00 Die Frau ohne Schatten (Strauss) - Bayerische Staatsoper

Jusqu'au samedi 02 mai 2020, 12h00 L'Elixir d'amour (Donizetti) - Bayerische Staatsoper

Du samedi 18 avril au samedi 02 mai 2020, 12h00 Boris Godounov (Moussorgsky) - Bayerische Staatsoper

Du samedi 25 avril au samedi 09 mai 2020, 12h00 Der Feurige Angel (Prokofiev) - Bayerische Staatsoper

Du mercredi 29 avril au mercredi 06 mai 2020, 12h  In Memoriam Sir Peter Jonas - Bayerische Staatsoper
Jonas Kaufmann, Elsa Benoit, Donald Wages, Helmut Deutsch

Du samedi 02 mai au samedi 16 mai 2020, 12h00 La Fiancée vendue (Smetana) - Bayerische Staatsoper

Lundi 04 mai 2020, 20h15  Dvorak, Wolf, Schubert - Bayerische Staatsoper
Christian Gerhaher, Gerold Huber

Lundi 11 mai 2020, 20h15  Brahms, Schoenberg, Berg, Strauss, Mahler - Bayerische Staatsoper
Okka von der Damerau et Sophie Reynaud

Lundi 18 mai 2020, 20h15  Schumann, Hibert,  - Bayerische Staatsoper
Tareq Nazmi, Gerold Huber

Lundi 25 mai 2020, 20h15  Schumann, Carter,  - Bayerische Staatsoper
Golda Schutz, Francesco Sergio Fundaro

Du samedi 16 mai au samedi 30 mai 2020, 12h00 Orphée et Eurydice (Gluck) - Bayerische Staatsoper

Du samedi 30 mai au samedi 13 juin 2020, 12h00 L'Orfeo (Monteverdi) - Bayerische Staatsoper

Et pour le théâtre :

Schaubühne Berlin : https://www.schaubuehne.de/en/seiten/online-spielplan.html

Chaque vidéo est diffusée à partir de 18h30 et pour 24h

Samedi 21 mars 2020 Ein Volksfeind (Henrik Ibsen) / Schaubühne
Regie: Thomas Ostermeier

Dimanche 22 mars 2020 Die Mutter (Bertolt Brecht) / Schaubühne
Regie: Wolfgang Schwiedrzik / Frank-Patrick Steckel / Peter Stein
Lundi 23 mars 2020 TRUST (Falk Richter) / Schaubühne
Regie und Choreographie: Falk Richter und Anouk van Dijk
Mardi 24 mars 2020 Schlußchor (Botho Strauss) / Schaubühne
Regie: Luc Bondy
Mercredi 25 mars 2020 Die Ehe der Maria Braun (Fassbinder und Märtesheimer/Fröhlich) / Schaubühne
Regie: Thomas Ostermeier
Jeudi 26 mars 2020 Peer Gynt (Henrik Ibsen) / Schaubühne
Regie: Peter Stein
Vendredi 27 mars 2020 Peer Gynt (Henrik Ibsen) / Schaubühne
Regie: Peter Stein
Samedi 28 mars 2020 Hedda Gabler (Henrik Ibsen) / Schaubühne
Regie: Thomas Ostermeier
dimanche 29 mars 2020 Prinz Friedrich von Homburg (Heinrich von Kleist) / Schaubühne
Regie: Peter Stein
Lundi 30 mars 2020 Woyzeck (Georg Büchner) / Schaubühne
Regie: Thomas Ostermeier
Mardi 31 mars 2020 Die Bakchen (Euripides) / Schaubühne
Regie: Klaus Michael Grüber
Mercredi 01 avril 2020 Hamlet (William Shakespeare) / Schaubühne
Regie: Thomas Ostermeier
Jeudi 02 avril 2020 Sommergäste (Maxim Gorki) / Schaubühne
Regie: Peter Stein
Vendredi 03 avril 2020 Richard III (William Shakespeare) / Schaubühne
Regie: Thomas Ostermeier
Samedi 04 avril 2020 Groß und Klein (Botho Strauß) / Schaubühne
Regie: Peter Stein
Dimanche 05 avril 2020 For the Disconnected Child (Falk Richter) / Schaubühne
Text, Regie und Choreographie: Falk Richter
Lundi 06 avril 2020 Kunst (Yasmina Reza) / Schaubühne
Regie: Felix Prader
Mardi 07 avril 2020 Das System 2 / Unter Eis (Falk Richter) / Schaubühne
Regie: Falk Richter
Mercredi 08 avril 2020 Die Orestie des Aischylos, Teil 1 / Schaubühne
Regie: Peter Stein
Jeudi 09 avril 2020 Die Orestie des Aischylos, Teil 2 / Schaubühne
Regie: Peter Stein
Vendredi 10 avril 2020 Die Orestie des Aischylos, Teil 3 / Schaubühne

Regie: Peter Stein
Samedi 11 avril 2020 Bella Figura (Yasmina Reza) / Schaubühne
Regie: Thomas Ostermeier
Dimanche 12 avril 2020 Drei Schwestern (Anton P. Tschechow) / Schaubühne

Regie: Peter Stein
Lundi 13 avril 2020 Ungeduld des Herzens (Stefan Zweig) / Schaubühne
Fassung von Simon McBurney, James Yeatman, Maja Zade und dem Ensemble
Mardi 14 avril 2020 Der einsame Weg (Arthur Schnitzler) / Schaubühne
Regie: Andrea Breth
Mercredi 15 avril 2020 Die Zeit und das Zimmer (Botho Strauß) / Schaubühne
Regie: Luc Bondy
Jeudi 16 avril 2020 Rückkehr nach Reims (Didier Eribon) / Schaubühne
Regie: Thomas Ostermeier
Vendredi 17 avril 2020 Jagdszenen aus Niederbayern (Martin Sperr) / Schaubühne
Regie: Hagen Mueller-Stahl/ Wolfgang Schwiedrzik
Mardi 21 avril 2020 -  Never Forever (Falk Richter) / Schaubühne
Regie: Falk Richter
Mercredi 22 avril 2020 -  Orlando (Virginia Woolf) / Schaubühne
Regie: Katie Mitchell
Jeudi 23 avril 2020 Die Ehe der Maria Braun (Rainer Werner Fassbinder) / Schaubühne
Regie: Thomas Ostermeier
Vendredi 24 avril 2020 Winterreise im Olympiastadion / Schaubühne
Regie: Klaus Michael Grüber
Samedi 25 avril 2020 Lenin (Milo Rau & Ensembl) / Schaubühne
Regie: Milo Rau
Mardi 28 avril 2020 -  Brief aus Frankreich (Didier Eribon) / Schaubühne
Read by Nina Hoss
Mardi 28 avril 2020 -  Körper (Sasha Waltz) / Schaubühne
Chor. Sasha Waltz
Mercredi 29 avril 2020 -  Prinz Friedrich von Homburg (Heinrich von Kleist) / Schaubühne
Regie: Peter Stein
Jeudi 30 avril 2020 Zerbombt (Sarah Kane) / Schaubühne
Regie: Thomas Ostermeier

Vendredi 01 mai 2020 Die Affäre Rue de Lourcine (Eugène Labiche) / Schaubühne
Regie: Klaus Michael Grüber
Samedi 02 mai 2020 Die Wiederholung (Milo Rau & ensemble) / Schaubühne
Regie: Milo Rau
Dimanche 03 mai 2020 Shakespeare’s Memory / Schaubühne
Regie : Peter Stein
Mardi 05 mai 2020 Suicide note (Christopher Brett Bailey) / Schaubühne
Regie : Constanza Macras
Mercredi 06 mai 2020 Hedda Gabler (Henrik Ibsen) / Schaubühne
Regie : Andrea Breth
Jeudi 07 mai 2020 Hedda Gabler (Henrik Ibsen) / Schaubühne
Regie : Thomas Ostermeier
Vendredi 08 mai 2020 Jugend ohne Gott (Ödön von Horváth) / Schaubühne
Regie : Thomas Ostermeier
Samedi 09 mai 2020 Die Kunst der Komödie (Eduardo de Filippo) / Schaubühne
Regie : Fred Berndt
Dimanche 10 mai 2020 Woyzeck (Georg Büchner) / Schaubühne
Regie : Thomas Ostermeier
Mardi 12 mai 2020 - Messer in Hennen (David Harrower) / Schaubühne
Régie : Thomas Ostermeier
Jeudi 14 mai 2020 - Trust (Falk Richter) / Schaubühne
Direction and choreography: Falk Richter and Anouk von Dijk
Vendredi 15 mai 2020 - Klassen Feind (Nigel Williams) / Schaubühne
Régie : Peter Stein
Samedi 16 mai 2020 Bella Figura (Yasmina Reza) / Schaubühne
Regie: Thomas Ostermeier
Dimanche 17 mai 2020 Die zeit und das Zimmer (Botho Strauß) / Schaubühne
Regie: Luc Bondy
Lundi 18 mai 2020 The Encounter (Complicité/Simon McBurney) / Schaubühne
Régie : Simon McBurney
Mardi 19 mai 2020 Fräulein Julie (August Strindberg) / Schaubühne
Régie : Thomas Ostermeier
Mercredi 20 mai 2020 Die Mutter (Bertolt Brecht) / Schaubühne
Régie : Wolfgang Schwiedrzik / Frank-Patrick Steckel / Peter Stein
Jeudi 21 mai 2020 Unter Eis (Falk Richter) / Schaubühne
Régie : Falk Richter
Samedi 23 mai 2020 Schuld und Sühne (Dostoevsky) / Schaubühne
Régie : Andrzej Wajda
Mardi 26 mai 2020 Das Ende vom Anfang (Sean O'Casey) / Schaubühne
Régie : Joachim Herzog, Wolf Redl, Otto Sander, Katharina Tüschen
Mercredi 27 mai 2020 Rückkehr nach Reims (Didier Eribon) / Schaubühne
Régie : Thomas Ostermeier
Jeudi 28 mai 2020 Triumph der Liebe (Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux) / Schaubühne
Régie : Luc Bondy
Samedi 30 mai 2020 -  Körper (Sasha Waltz) / Schaubühne
Chor. Sasha Waltz
Dimanche 31 mai 2020 Das Wintermärchen (Willima Shakespeare) / Schaubühne
Regie: Luc Bondy

Le ballet de Lausanne : https://www.bejart.ch

Du jeudi 26 au dimanche 29 mars 2020 - t ‘M et variations… – de Gil Roman
Du jeudi 2 au dimanche 5 avril 2020 - Béjart fête Maurice – de Maurice Béjart, mis en scène par Gil Roman
Du vendredi 10 au 13 lundi avril 2020 - Syncope – de Gil Roman
Du jeudi 16 au dimanche 19 avril 2020 - La Flûte enchantée – de Maurice Béjart

Du jeudi 30 avril au dimanche 03 mai 2020 - Swan song/Eclats – de Giorgio Madia/Julio Arozarena
Du jeudi 07 au dimanche 10 mai 2020 - Piaf – de Maurice Béjart
Du jeudi 14 au dimanche 17 mai 2020 - Kyôdaï – de Gil Roman
Du jeudi 21 au dimanche 24 mai 2020 - Le ballet Béjart Lausanne en tournée en Chine
Du jeudi 28 au dimanche 31 mai 2020 - Ku – de Yuka Oishi

Le Théâtre du Bolshoi : https://www.bolshoi.ru/en/

Chaque vidéo est diffusée à partir de 17h00 (heure de Paris) et reste accessible pendant 24h

Vendredi 27 mars 2020 17h - Le Lac des Cygnes (Tchaikovski) - Yuri Grigorovich (2001 version)
Samedi 28 mars 2020 17h - La Belle au bois dormant  (Tchaikovski) - Marius Petipa/Yuri Grigorovich (2011 version)
Mercredi 01 avril 2020 17h - La Fiancée du Tsar (Rimsky-Krsakov) - ms Julia Pevzner

Samedi 04 avril 2020 17h - Marco Spada (Auber) - Pierre Lacotte
Mardi 07 avril 2020 17h - Boris Godounov (Moussorgsky) - ms Leonid Baratov (1948 production)
Vendredi 10 avril 2020 17h - Casse-Noisette (Tchaikovski) - Yuri Grigorovich
Mercredi 15 avril 2020 17h - Le Corsaire (Khachaturian) - Marius Petipa
Samedi 18 avril 2020 17h - Spartacus (Khachaturian) - Yuri Grigorovich
Mardi 22 avril 2020 17h - Concert en hommage au 175th anniversaire de Nikolai Rimsky-Korsakov
Samedi 25 avril 2020 17h - A Hero of our time (Demutsky) - Yuri Possokhov
Mardi 29 avril 2020 17h - Katerina Izmailova (Shostakovitch) - Rimas Tuminas
Jeudi 07 mai 2020 17h - Don Quixote (Minkus) - Marius Petipa/Alexander Gorsky
Lundi 11 mai 2020 17h - Sadko (Rimsky-Korsakov) - Dmitri Tcherniakov

Le Théâtre Mariinsky : https://www.mariinsky.ru/en/

Lundi 13 avril 2020  17h - The Tale of Tsar Saltan (Rimsky-Korsakov) - Alexander Petrov (2015)
Mardi 14 avril 2020 17h - The Fountain of Bakchisarai (Asafiev) - Rostislav Zakharov (1934/2017)
Jeudi 16 avril 2020 17h - The Queen of Spades (Tchaikovsky) - Alexei Stepanyuk (2015)
Mercredi 22 avril 2020 17h - Samson et Dalila (Saint-Saens) - Yannis Kokkos (2016)
Vendredi 24 avril 2020 17h - Eugène Onéguine (Tchaikovsky) - Alexei Stepanyuk (2015)
Samedi 25 avril 2020 17h - La Belle au Bois Dormant (Tchaikovsky) - Marius Petipa & Konstantin Sergeev (2015)
Lundi 27 avril 2020 17h - Attila (Verdi) - Arturo Gama (2010)
Jeudi 30 avril 2020 17h - Giselle (Adam) - Jean Coralli, Jules Perrot et Marius Petipa (2016)
Samedi 02 mai 2020 17h - I vespri siciliani (Verdi) - Arnaud Bernard (2016)
Jeudi 14 mai 2020 17h - La Belle au Bois Dormant (Tchaikovsky) - Marius Petipa & Konstantin Sergeev (2015)
Dimanche 17 mai 2020 17h - Les Fiancailles au Couvent (Prokofiev) - Vladislav Pazi (2017)

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Publié le 1 Mars 2020

Cet article propose un récapitulatif détaillé, et pourtant simplifié, de la genèse des Contes d'Hoffmann, et afin rendre compte facilement de la constitution des différentes versions possibles de l’œuvre, une représentation graphique de certaines versions de référence est utilisée à titre d'illustration. L'ensemble des éléments réunis ne prétendent pas à l'exhaustivité, et toute remarque où complément de la part des lecteurs sera pris en compte.

Patricia Petibon (Giulietta) et Michèle Losier (Nicklausse) - ms Warlikowski - version Kaye

Patricia Petibon (Giulietta) et Michèle Losier (Nicklausse) - ms Warlikowski - version Kaye

L'écriture de la première version des Contes d'Hoffmann

Les Contes d’Hoffmann est un opéra qui ne connaît aucune version officielle, son compositeur n’ayant pu achever l’orchestration, après de multiples remaniements, avant de disparaître quelques mois avant la première.
Jacques Offenbach avait eu connaissance de la création au Théâtre de l’Odéon, le 21 mars 1851,  d’un drame fantastique de Jules Barbier et Michel Carré.

Mais c’est uniquement une fois devenu le directeur du Théâtre de la Gaité Lyrique en 1873 qu’il commença sa collaboration avec Jules Barbier pour adapter Les Contes d’Hoffmann à la scène lyrique. Il avait auparavant créé sa première œuvre romantique Die Rheinnixen (Les fées du Rhin) sur un livret de Charles-Louis-Etienne Nuitter au Hoftheater de Vienne (l’Opéra impérial), le 04 février 1864.

Sa première version des Contes d’Hoffmann écrite pour Baryton s’apprêtait à entrer en répétition en 1877,  mais la faillite le 5 janvier 1878 d’Albert Vizentini, son successeur à la direction de la Gaîté Lyrique (devenu Théâtre Lyrique), l’obligea à reporter le projet.

Doris Soffel (La Voix) - ms Carsen- version Oser/Choudens

Doris Soffel (La Voix) - ms Carsen- version Oser/Choudens

L'évolution de l'ouvrage après la première audition en 1879

Le 18 mai 1879, Jacques Offenbach organisa dans son appartement du Boulevard des Capucines une audition de neuf extraits de son opéra devant 300 invités, ce qui ravit Fritz von Jauner, directeur du Hoftheater, et Léon Carvalho, le directeur de l’Opéra Comique où avaient été créés La Damnation de Faust et Carmen.

Les mois suivants, le compositeur travailla à l’adaptation de sa partition pour de nouvelles tessitures (ténor pour Hoffmann, soprano colorature pour les quatre rôles féminins).

Si les actes d’Olympia et d’Antonia ne différaient guère du drame de Barbier, les actes de Giulietta et Stella donnèrent lieu à de nombreux remaniements. Dans les premières versions, l’opéra se terminait sur l’air de la muse «  des cendres de ton cœur ». Mais ensuite, les auteurs firent réapparaître la Muse comme au prologue, avant de supprimer l’apothéose finale.

Au printemps 1880, Offenbach et Barbier envisagèrent la suppression du personnage de la Muse. Offenbach imaginait également un duo entre Stella et Hoffmann, mais n’en laissa aucune version définitive.

Durant l’été 1880, Jacques Offenbach demanda conseil à Henri Meilhac et Ludovic Halévy, les librettistes de ses opérettes créées au Théâtre des variétés. Il supprima de lui même l'air de Nicklausse « Vois sous l’archet frémissant ».

Les répétitions débutèrent le 11 septembre 1880, mais Offenbach, qui avait achevé la partition chant et piano de son opéra, mourut le 05 octobre 1880. 

Ernest Guiraud, ancien prix de Rome, fut désigné pour achever l’orchestration de la  partition. Il n’y ajouta aucune note et acheva la version avec récitatifs (destinée à être jouée dans les maisons lyriques internationales, dont Vienne)  en y intégrant du matériau d’Offenbach.

La Barcarolle fut ainsi exécutée le 18 novembre 1880 lors du concert organisé par Le Figaro pour l’inauguration du buste du musicien.

Stéphane d'Oustrac (La Muse) - ms Carsen- version Oser/Choudens

Stéphane d'Oustrac (La Muse) - ms Carsen- version Oser/Choudens

Les dernières répétitions jusqu'à la création

Le 05 janvier 1881 débutèrent les répétitions, une fois remis le livret manuscrit aux autorités de la censure.
Dans ce livret, découvert seulement en 1987 par l'écrivain Joseph Heinzelmann dans le fonds du Théâtre de l'Odéon, l’acte de Giulietta comprenait 3 tableaux et les meurtres de Schlémil et Pitichinaccio. A la fin, Hoffmann repoussait Stella qui partait avec Lindorf, alors que le poète entonnait un dernier couplet de Kleinzach.

Ce livret montra un état très différent de celui de la création. Rien ne dit qu’il correspondit d'ailleurs à l’état du livret lu par Jules Barbier en juillet 1880. Il fournit cependant au musicologue Michael Kaye les dialogues nécessaires pour la version de l’acte de Giulietta répété avant la création à l’Opéra Comique le 10 février 1881. Mais le musicologue réintégra aussi les récitatifs de Guiraud et les morceaux abandonnés ou inachevés par OffenbachL’épilogue est néanmoins un assemblage de différentes esquisses dont un chœur supplémentaire des étudiants à capella et un fragment de duo avec Stella.

Au cours de ces répétitions, de nombreux changements eurent lieu. Les couplets de la Muse du prologue furent remplacés par un  mélodrame, et son apparition se limita à un rôle parlé. Le trio des yeux fut totalement coupé.

Le 01 février, l’acte de Venise fut exécuté, et pourtant, Léon Carvalho le supprima peu après en réutilisant les passages les plus emblématiques dans les autres actes. Le duo du reflet fut repris pour Stella à l’épilogue, la romance d’Hoffmann « Oh Dieu de quelle ivresse » également, et la Barcarolle fut chantée au début de l’acte d’Antonia.

Le rôle de la Muse et de Nicklausse furent enfin séparés, et les coupures furent consignées dans la première édition d’Antoine Choudens.

Anne Sofie von Otter (Nicklausse) - ms Marthaler - version Oeser

Anne Sofie von Otter (Nicklausse) - ms Marthaler - version Oeser

Les représentations de l’œuvre après la création

Le 07 décembre 1881, Les Contes d’Hoffmann fut représenté au Ringtheater de Vienne sans la grande scène de jeu, avec une seule rencontre entre Giulietta et Hoffmann, et finit sur le meurtre de Schlémil avec inversion de l’acte de Giulietta et Antonia.

Guiraud et Barbier, qui avaient assisté à la répétition de l'acte de Venise peu avant la première à Paris, avaient en effet constaté que l'acte joué dans son intégralité ne fonctionnait pas théâtralement. Le lendemain, le Ringtheater fut détruit par un incendie.

L’acte de Giulietta sans récitatifs fut représenté à Hambourg le 20 septembre 1882, puis avec récitatifs au Wilhelm Städtisches Theater de Berlin en 1884.

Le 25 mai 1887, ce fut au tour de la salle Favart II de disparaître dans les flammes.

En 1904, Raoul Gunsbourg, directeur de l’Opéra de Monte-Carlo, produisit une nouvelle version qu’il vendit aux éditions Choudens (5e édition – Choudens 1907) à partir des manuscrits d’Offenbach transmis par les héritiers. Par réaction à la version de Bruxelles 1887, radicale dans ses coupures, il introduisit trois numéros, « Scintille Diamant », sur un texte original et sur une musique d’Offenbach (Le Voyage dans la Lune), transforma la première mélodie de Dapertutto en air pour Coppélius « J’ai des yeux », pour remplacer le trio des yeux, puis un septuor (sans lien avec Offenbach) sur des paroles de Pierre Barbier, le fil du librettiste, et une musique de Gunsbourg orchestrée par André Bloch. Gunsbourg possédait pourtant le final original de Giulietta que même Guiraud ne voulut pas réintégrer.
Cette version connut une première production spectaculaire à Berlin en 1905.

En 1911, l’acte de Venise réapparut enfin à la salle Favart III de l’Opéra Comique.
Puis, en 1976 fut jouée au Volksoper de Vienne la version de Fritz Oeser, musicologue auquel le  chef d’orchestre Antonio de Ameida avait confié 1250 pages manuscrites de Barbier et Offenbach sur leur travail de 1877 à 1880.

Cette édition marqua le retour du double personnage de la Muse et Nicklausse de 1879. Furent réédités « Vois sous l’archet frémissant », l’apothéose finale avec chœur, le trio des yeux, les couplets de la Muse au prologue, la chanson originale de Dapertutto, l’arrivée de Stella et la reprise de la chanson de Kleinzach. Il ajouta des variantes pour d’autres airs, comme les couplets de Nicklausse au Ier acte. Si le prologue et les deux premiers actes furent achevés, celui de Venise et de l’épilogue restèrent à l’état fragmentaire. Il modifia la dramaturgie et intégra de nombreux passages empruntés à Die Rheinnixen.

C’est en 1984 que furent enfin découverts 46 manuscrits en provenance d’un château ayant appartenu à Raoul Gunsbourg. A partir de ces pages qui couvrent la quasi-totalité des coupures réalisées lors des répétitions de 1881, Michael Kaye établit une nouvelle édition critique qui réintroduisit le Trio des yeux, la scène de jeu et la chanson de Giulietta dans leur version définitive de 1880. Cette version fut jouée pour la première fois à Los Angeles en 1988, et fut enregistrée par Jeffrey Tate et Kent Nagano.

Puis en 1993, on retrouva le final de l'acte de Giulietta (144 mesures) du livret de la censure. L’ensemble chœur et soli donnait une vrai conclusion mais il ne s’intégra pas aux récitatifs (Guiraud, Barbier et Gunsbourg l’avaient écarté pour reconstruire l’acte de Venise). L’acquisition de ce manuscrit en 2002 sera la base d’une nouvelle édition de Jean-Christophe Keck.

Enfin, en février 2016,  Jean-Christophe Keck découvrit les partitions d’orchestre du prologue et de l’acte d’Olympia qui vinrent compléter l’ensemble des matériaux réunis au fil des décennies.

Jodie Devos (Olympia) - ms Carsen- version Oser/Choudens

Jodie Devos (Olympia) - ms Carsen- version Oser/Choudens

La constitution de 9 versions possibles des Contes d'Hoffmann

Afin de rendre lisible les différentes évolutions identifiées des Contes d’Hoffmann, les graphiques qui suivent cherche à  détailler quelques versions éditeurs, versions récentes enregistrées ou bien  jouées sur scène, et même une version imaginée de 1880, afin que chacun puisse avoir une image assez précise, mais sans doute simplifiée, de l’évolution de cet opéra fantastique. 9 versions sont ainsi comparées.

A la suite de ce tableau comprenant un nombre relativement important de codes couleurs, afin de faciliter les comparaisons version par version, l'esprit de chacune de ces versions est rendu avec les principaux éléments qui les caractérisent.

Les versions des Contes d’Hoffmann depuis les premières auditions de 1879 à la version Altinoglu/Warlikowski de 2019
Les versions des Contes d’Hoffmann depuis les premières auditions de 1879 à la version Altinoglu/Warlikowski de 2019
Les versions des Contes d’Hoffmann depuis les premières auditions de 1879 à la version Altinoglu/Warlikowski de 2019
Les versions des Contes d’Hoffmann depuis les premières auditions de 1879 à la version Altinoglu/Warlikowski de 2019
Les versions des Contes d’Hoffmann depuis les premières auditions de 1879 à la version Altinoglu/Warlikowski de 2019
Les versions des Contes d’Hoffmann depuis les premières auditions de 1879 à la version Altinoglu/Warlikowski de 2019

Version de Jacques Offenbach d’avant le 05 octobre 1880
Il s’agit de l’état de la partition et des intentions parfois rejetées par l’auteur avant l’entrée aux premières répétitions pour l’Opéra de Comique.

Elle comprend deux romances de Nicklausse « Oh ! Rêve de joie » et « Vois sous l’archet frémissant » et un air « Voyez-là sous mon éventail »,  le duetto Nicklausse/Hoffmann, le premier air de Dapertutto « Répands tes feux ».
L’épilogue, qui n’est resté qu’à l’état d’esquisse, intègre un chœur d’ étudiants « Folie ! Oublie tes douleurs ! », le double chœur « A nous ton vin ! », un duetto Stella/Hoffmann, et la sublime apothéose finale de la Muse « Des cendres de ton cœur ! ».
Pourtant, tous ces passages auront disparu dans le livret de la censure précédant la création.

Version du livret de la censure de janvier 1881
Il s’agit de l’état de la partition accompagnant le livret accepté par la censure avant les dernières répétitions de janvier et février 1881 à l’Opéra Comique.
Il comprend les dialogues parlés, les préludes orchestrés par Guiraud (Ouverture, Polonaise, Barcarolle), un nouvel air pour Nicklausse 'Une poupée aux yeux d’émail’ et pour Dapertutto ‘Tourne, tourne, miroir’.
Sont également présents le prologue avec les couplets de la Muse, le Trio des yeux, l’acte de Venise avec l’air de Giulietta ‘L’amour lui dit la belle’, les pantomimes et le double meurtre de Schlémil et Pitichinaccio, mais tous ces passages disparaîtront dans les derniers jours précédents la première.

Version de la création du 10 février 1881
A la création, l’acte de Venise est supprimé par Carvalho et l’acte d’Antonia est déplacé à la Sérénissime afin de conserver les décors. La Barcarolle et son entracte sont cependant joués en début d’acte d’Antonia, et la romance d’Hoffmann ‘O Dieu, de quelle ivresse’ ainsi que le duo Giulietta/Hoffmann qui suit sont réutilisés dans l'épilogue.
La Muse et Lindorf se voient attribués des dialogues à la place de leurs premiers airs prévus au prologue, la Romance d’Hoffmann ‘Ah ! Vivre deux’ est avancée en conservant sa version instrumentale en fin d’acte d’Olympia, et l’épilogue débute par un nouveau dialogue.

Version Choudens 1907
Cette version restitue l’acte de Venise écourté en le jouant avant l’acte d’Olympia, et les dialogues de la version de l’Opéra Comique sont remplacés par les récitatifs de Guiraud.
Mais le prologue de la Muse est totalement supprimé, et la grande scène de jeu avec l’air de Giulietta et le meurtre de Pitichinaccio  ne sont pas rétablis dans l’acte vénitien. En revanche, l’acte gagne un nouvel air pour la perte du reflet ainsi qu'un septuor avec chœur, et s’achève sur le meurtre de Schlémil.
Le Trio des yeux n’est pas rétabli mais Coppelius a droit à un nouvel air ‘J’ai des yeux’ composé sur la musique de l’ancien air de Dapertutto qui est remplacé par un nouvel air ‘Scintille diamant’.
Quant à l’épilogue, il conserve la romance d’Hoffmann ‘O Dieu, de quelle ivresse’ qui est donc chantée deux fois, en comptant l’acte vénitien.
Au CD, la version d’André Cluytens 1964 est fidèle à cette édition.

Measha Brueggergosman (Giulietta), Eric Cutler (Hoffmann) - ms Marthaler - version Oeser

Measha Brueggergosman (Giulietta), Eric Cutler (Hoffmann) - ms Marthaler - version Oeser

Version Oeser 1976
Cette version vise à revenir à l’original des Contes d’Hoffmann de 1880, mais avec les récitatifs de Guiraud et avec les trois quarts de la partitions réorchestrés.
On retrouve donc trois airs de Nicklausse 'Oh ! Rêve de joie' (écrit en 1877 et replacé à l’épilogue par Oeser), ‘Voyez-là sous mon éventail‘ et ‘Vois sous l’archet frémissant’,  le duetto Nicklausse/Hoffmann, et le second air de Dapertutto 'Tourne, tourne, miroir'.
Le prologue, avec les couplets de la Muse, et le Trio des yeux sont aussi rétablis.
L’acte vénitien retrouve sa place après celui d’Antonia, mais est totalement reconstruit à partir de la musique des Fées du Rhin. Un nouveau quatuor avec chœur enrichit la scène de jeu, et Giulietta obtient deux nouveaux airs 'Vénus dit à fortune' et ‘Qui connaît donc la souffrance dont mon âme est affligée’, qui se substituent donc à 'L'amour lui dit la belle'.
Toutes les nouveautés de la version Choudens 1907 sont écartées hormis le meurtre final de Schlémil qui est conservé et suivi d’une scène où Giulietta part avec Dapertutto, rejoints tous deux par Pitichinaccio.
Enfin, l’épilogue comprend un nouveau monologue de la Muse incluant une adaptation de la romance de Nicklausse 'Oh ! Rêve de joie' et l’apothéose finale ‘Des cendres de ton cœur’ achève l’opéra.
Au CD, la version de Sylvain Cambreling 1988 fait référence. Elle correspond à la version jouée à  Bruxelles en 1985, et à celle du Teatro Real de Madrid de 2014, dorénavant hébergée par l’Opéra de Stuttgart.

Les Contes d'Hoffmann - direction Sylvain Cambreling - Version Oeser

Les Contes d'Hoffmann - direction Sylvain Cambreling - Version Oeser

Version Nagano 1996 (CD)
En s’appuyant sur la dernière édition de Michael Kaye, Kent Nagano enregistre avec José van Dam, Roberto Alagna, Natalie Dessay, Sumi Jo et Leontina Vaduva une version avec récitatifs qui  vise aussi à revenir à l’original des Contes d’Hoffmann de 1880, mais avec un acte vénitien plus proche des intentions du compositeur, et sans l’orchestration opulente d’Oeser.
On retrouve donc deux airs de Nicklausse « Une poupée aux yeux d’émail »  et « Vois sous l’archet frémissant », le duetto Nicklausse/Hoffmann, et le second air de Dapertutto «Tourne, tourne, miroir».
Le prologue, avec les couplets de la Muse, et le Trio des yeux sont là aussi rétablis.
L’acte vénitien, introduit par l’entracte orchestral, est placé après celui d’Antonia, intègre la scène de jeu avec l’air de Giulietta « L’amour lui dit la belle », toutefois sans le second couplet, mais le septuor de 1904 est intégré juste avant le meurtre de Schlémil, comme dans la version Choudens.  L’acte se finit ainsi sur le meurtre de Pitichinaccio.
Enfin, L’épilogue intègre le chœur d’ étudiants 'Folie ! Oublie tes douleurs !', le double chœur ‘A nous ton vin !’ et  l’apothéose finale de la Muse 'Des cendres de ton cœur !'.

Les Contes d'Hoffmann - direction Kent Nagano - Version Kaye

Les Contes d'Hoffmann - direction Kent Nagano - Version Kaye

Version Opéra National de Paris 2000
Le 20 mars 2000, la scène Bastille accueille une nouvelle production des Contes d’Hoffmann mise en scène par Robert Carsen sous la direction de James Conlon avec Janec Lotric, Samuel Ramey, Angelica Kirchschlager et Natalie Dessay. Cette version est une reprise de la version conçue par Jean-Pierre Ponnelle et James Levine pour le Festival de Salzbourg 1981, qui retient le meilleur des versions Choudens et Oeser.
Ainsi, on retrouve donc deux airs de Nicklausse  ‘Voyez-là sous mon éventail‘ et ‘Vois sous l’archet frémissant’, le duetto Nicklausse/Hoffmann,  le prologue, avec les couplets de la Muse, le Trio des yeux et l’apothéose finale ‘Des cendres de ton cœur’, tous acquis de l'édition Oeser. L’acte vénitien est ainsi situé après celui d’Antonia.
Comme dans la version Choudens, la grande scène de jeu avec l’air de Giulietta et le meurtre de Pitichinaccio sont supprimés, mais l’acte vénitien comprend le nouvel air de la perte du reflet et le septuor avec chœur,  pour s’achever sur le meurtre de Schlémil.  Par ailleurs, Coppelius chante ‘J’ai des yeux’ et  Dapertutto ‘Scintille diamant’.
L’épilogue ne comprend donc pas les apports de l’édition Michael Kaye gravée par Nagano.

Version Minkowski Salle Pleyel 2012
Le 22 novembre 2012, Marc Minkowski dirige à la salle Pleyel une nouvelle édition des Contes d'Hoffmann basée sur les derniers travaux de reconstruction de Jean-Christophe Keck. Il revoit certaines transitions, reprend des récitatifs afin d'améliorer la cohérence de l'action tout en restant au plus proche des intentions initiales de l'auteur. Cette version s'approche de celle de Michael Kaye qui avait servi en 1996 à Kent Nagano, mais intègre quand c'est possible les toutes premières versions des airs abandonnés bien avant la création à l'Opéra Comique. Tout au long de l’œuvre, l'orchestration semble retravaillée, et surtout le final d'origine de l'acte vénitien est rétabli.

Le prologue comprend les couplets de la Muse, et le Trio des yeux, et l'on retrouve à l'acte d'Olympia le premier air de Nicklausse « Oh! rêve de joie!», suivi de « Voyez-là sous mon éventail », à la place de « Une poupée aux yeux d’émail », ainsi que le duetto Nicklausse/Hoffmann.

L'acte d'Antonia est inchangé (et inclut « Vois sous l’archet frémissant » ), cependant, le remaniement de celui de Giulietta est particulièrement spectaculaire. L'entracte orchestral sur le thème de la Barcarolle n'est pas maintenu, mais Dapertutto chante  «Répands tes feux» au lieu de «Tourne, tourne, miroir», et le récitatif où Schlémil annonce avoir ruiné Hoffmann bénéficie d'une orchestration beaucoup plus sombre et lyrique.  «Scintille diamant» et le septuor sont bel et bien absents.

La scène de jeu comprend l’air intégral de Giulietta « L’amour lui dit la belle », chantée un ton plus bas et sans les coloratures de la version Nagano, puis est suivie par la rare pantomime écrite sur les réminiscences de cet air virtuose, avant d’enchaîner sur un nouveau récitatif entre Nicklausse et Hoffmann puis un final identique à la version Kaye, mais musicalement totalement révisé et beaucoup plus dramatique, qui s'achève sur la mort de Pitichinaccio.

Quant à l’épilogue, il comprend le chœur d’ étudiants 'Folie ! Oublie tes douleurs !', le double chœur ‘A nous ton vin !’ et l’apothéose finale de la Muse 'Des cendres de ton cœur !', précédée par une version purement instrumentale du monologue.

Pour cette version, Sonya Yoncheva incarne les quatre rôles féminins, et est entourée par John Osborn, Laurent Naouri et Michèle Losier.

Patricia Petibon (Antonia) - ms Warlikowski - version Kaye

Patricia Petibon (Antonia) - ms Warlikowski - version Kaye

Version La Monnaie de Bruxelles 2019
En décembre 2019, le Théâtre de la Monnaie confie une nouvelle production des Contes d’Hoffmann à Alain Altinoglu et Krzysztof Warlikowski. L’Opéra est transposé dans le monde du cinéma hollywoodien, et la version s’appuie comme Kent Nagano sur l’édition Michael Kaye, mais avec quelques coupures.
On retrouve donc deux airs de Nicklausse « Voyez-là sous mon éventail »  et « Vois sous l’archet frémissant », mais pas le duetto Nicklausse/Hoffmann, ni l’air de Dapertutto «Tourne, tourne, miroir».
Le prologue, avec les couplets de la Muse, et le Trio des yeux sont bien présents, mais la première scène entre Hoffmann et Spalanzani de l’acte d’Olympia est coupée.
L’acte vénitien, introduit par l’entracte orchestral, est placé après celui d’Antonia, intègre la scène de jeu avec l’air de Giulietta « L’amour lui dit la belle », mais l’acte se finit à la prise de conscience de la perte du reflet, sans le meurtre de Pitichinaccio.
Enfin, L’épilogue intègre le chœur d’ étudiants « Folie ! Oublies tes douleurs ! », le double choeur « A nous ton vin !» et  l’apothéose finale de la Muse « Des cendres de ton cœur ! », mais le monologue de la Muse est remplacé par une scène parlée de remise des Oscars.
Dans cette version, Patricia Petitbon incarne les quatre rôles féminins selon l’idée d’origine d’Offenbach, Michèle Losier joue la Muse et Nicklausse, et Eric Cutler chante Hoffmann.

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Publié le 8 Décembre 2019

Si Alexandre Borodine débuta la composition de Prince Igor en 1869 au moment où Modest Moussorgski achevait sa première version de Boris Godounov, il y travailla pendant 18 ans jusqu’à sa mort, si bien que ce furent deux de ses amis musiciens, Nikolaï Rimski-Korsakov et  Alexandre Glazounov qui en achevèrent la composition et l’orchestration dès 1885, le sentiment artistique de complétude étant fort prégnant à Saint-Petersbourg. 

En 1888, le mécène Saint-Pétersbourgois, Mitrofan Belaïev, édita la partition, et l’œuvre fut créée le 23 octobre 1890 avec un immense succès, sa musique se référant à la culture russe tout en exaltant les sentiments patriotiques si sensibles en cette fin de XIXe siècle.

Puis, dans les années 1940, le musicologue Pavel Lamm rassembla de nombreux manuscrits qui révélèrent que de nombreux passages avaient été supprimés par Nikolaï Rimski-Korsakov et  Alexandre Glazounov. Mais il ne furent révélés qu'en 1983, ce qui permit à Valery Gergiev d’enregistrer une version plus complète sous le label Philips, début 1995, en confiant l’orchestration des nouveaux passages à Yuri Falik

Ildar Abdrazakov (Prince Igor) et Oksana Dyka (Iaroslavna) - ms Tcherniakov (Amsterdam, 2017)

Ildar Abdrazakov (Prince Igor) et Oksana Dyka (Iaroslavna) - ms Tcherniakov (Amsterdam, 2017)

Plus tard, au printemps 2014, le metteur en scène russe Dmitri Tcherniakov et le chef d’orchestre Gianandrea Noseda réarrangèrent la partition et les différents actes afin de créer une nouvelle production au New-York Metropolitan Opera qui fut reprise en 2017 à Amsterdam. La dramaturgie repensée donnait une force exceptionnelle à cette production qui, à sa manière, comblait les lacunes d’une action qui avait toujours peiné à convaincre.

Cette version comprenait également le second monologue d’Igor, absent de l’édition Belaïev, qui avait été réorchestré par Yuri Falik, dans une nouvelle orchestration du chef d’orchestre Pavel Smelkov, réalisée au cours la saison 2013/2014 du théâtre Mariinsky.

Ildar Abdrazakov (Prince Igor) et Elena Stikhina (Iaroslavna) - ms Kosky (Paris, 2019)

Ildar Abdrazakov (Prince Igor) et Elena Stikhina (Iaroslavna) - ms Kosky (Paris, 2019)

Enfin, à l’occasion de l’entrée du Prince Igor au répertoire de l’Opéra de Paris, le 28 novembre 2019, l’article qui suit propose de comparer, sans prétendre à une quelconque exhaustivité, la version de Dmitri Tcherniakov et la version jouée à Paris sous la direction de Philippe Jordan en se référant à l’édition Belaïev (mise à jour en 1923) et aux travaux de Pavel Lamm.

Le graphique qui suit représente de manière synthétique le découpage en tableaux de ces deux versions modernes par rapport à l’édition de référence.

Le fond en diverses nuances d’orange (orange clair à orange foncé, afin de faciliter l’identification des différents tableaux) désigne les passages dont la partition est de Borodine (en version piano ou orchestrée), tandis que les passages en vert ou bleu désignent tous les autres passages composés par Glazounov, ou bien qui ne proviennent pas de Prince Igor.

Comparaison de l'architecture des versions de Prince Igor (Alexandre Borodine) de l’Opéra de Paris (Jordan/Kosky) et du MET (Noseda/Tcherniakov)
Comparaison de l'architecture des versions de Prince Igor (Alexandre Borodine) de l’Opéra de Paris (Jordan/Kosky) et du MET (Noseda/Tcherniakov)
Comparaison de l'architecture des versions de Prince Igor (Alexandre Borodine) de l’Opéra de Paris (Jordan/Kosky) et du MET (Noseda/Tcherniakov)
Comparaison de l'architecture des versions de Prince Igor (Alexandre Borodine) de l’Opéra de Paris (Jordan/Kosky) et du MET (Noseda/Tcherniakov)
Comparaison de l'architecture des versions de Prince Igor (Alexandre Borodine) de l’Opéra de Paris (Jordan/Kosky) et du MET (Noseda/Tcherniakov)
Comparaison de l'architecture des versions de Prince Igor (Alexandre Borodine) de l’Opéra de Paris (Jordan/Kosky) et du MET (Noseda/Tcherniakov)

Ainsi, la version de l’Opéra de Paris (2019), largement fidèle à la version Belaïev, est architecturée selon les tableaux suivants :

- Le prologue sur la grande place de Poutilv, orchestré par Borodine et Rimski-Korsakov

- L’acte I à la cour du Prince Galitski et dans la chambre de Iaroslavna, orchestré par Borodine et Rimski-Korsakov, en incluant un court monologue composé par Glazounov, mais sans ajouter les passages retrouvés par Pavel Lamm (extension du chant des Boyards et intervention de Galitski pour se faire élire Prince).

- L’acte II au camp Polovtsien, orchestré par Borodine et Rimski-Korsakov, avec le duo d’amour entre Kontchakovna et Vladimir, le premier monologue d’Igor et les danses polovtsiennes.

- L’ouverture, qui est jouée à la place du troisième acte au camp Polovtsien, la musique de celui-ci étant majoritairement de Glazounov. Cette ouverture est aussi une composition de Glazounov, mais sur transcription plus ou moins fidèle de ce que voulait Borodine qui l’avait joué au piano à plusieurs reprises.

- L’acte IV (devenu acte III) sous les remparts de Poutivl, orchestré par Borodine et Rimski-Korsakov, où est inséré, juste après les lamentations de Iaroslavna et le chant des paysans, le second monologue d’Igor provenant de l’acte III, composé par Borodine, mais dans l’orchestration récente de Pavel Smelkov.

Durée totale de la version de l’Opéra de Paris (2019) : 3h10

Lire le compte-rendu de la représentation du 28 novembre 2019 : Prince Igor (Abdrazakov-Stikhina-Rachvelishvili-Černoch-Ulyanov-Kosky-Jordan) Bastille

 

En revanche, la version de Dmitri Tcherniakov (2014) est profondément remaniée par rapport à l’original, modifiant sensiblement la dramaturgie. Elle ne comprend pas l’ouverture, et s’organise ainsi :

- Le prologue sur la grande place de Poutilv, orchestré par Borodine et Rimski-Korsakov

- L’acte II au camp Polovtsien, joué avant l’acte I, ce qui permet de faire intervenir Galitski bien plus tard.

- L’acte I, qui commence par le second tableau dans la chambre de Iaroslavna, puis se poursuit par le premier tableau chez Galitski, et s’achève par la fin du second tableau avec l’arrivée des Boyards et la chute de la ville où périt Galitski. L’intervention de  Galitski pour se faire élire Prince est ici restituée.

Comme à Paris, l’acte III est supprimé.

- L’acte IV, qui commence par les lamentations de Iaroslavna et le chant des paysans, se poursuit directement par la dernière scène de l’acte III, ce qui permet de faire revenir Kontchakovna et Vladimir. Nouvelle inversion, ensuite, avec les chansons des joueurs, qui précédent les retrouvailles d’Igor et sa femme, avec quelques coupures, puis le second monologue d’Igor de l’acte III, ajouté cette fois après les retrouvailles, également dans l’orchestration de Pavel Smelkov.

La reprise du chœur final est alors conclue par l’ajout d’un magnifique mouvement orchestral " La crue du Don", composé par Borodine pour le ballet inachevé Mlada, en 1872.

Durée totale de la version du MET (2014) : 3h00

Lire le compte-rendu de la représentation du 17 février 2017 à Amsterdam : Prince Igor (Abdrazakov-Dyka-Ulyanov-Kochanovsky-Tcherniakov) Amsterdam

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Publié le 20 Octobre 2019

Dans la suite des articles sur le répertoire de l’Opéra de Paris (salle Montansier, rue de Richelieu) de 1794 à 1821 sous la Première République et le Premier Empire, le répertoire de l'Opéra de Paris (salle Le Peletier) de 1821 à 1874 sous la Restauration et le Second Empire, et le répertoire de l’Opéra de Paris de l’inauguration du Palais Garnier (1875) à nos jours, le présent article rend compte du répertoire de l'Académie Royale de Musique du Siècle des lumières à la Révolution (1733-1794).

Il permet en un coup d’œil de comparer les œuvres les plus jouées du répertoire à cette époque, et de voir l'évolution jusqu'à la Première République.

Scène d'Armide de Lully - Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage.

Scène d'Armide de Lully - Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage.

Ces données sont à prendre précaution car les informations du répertoire sont lacunaires avant 1749, et ce répertoire a donc été reconstitué que partiellement à partir des sources Chronopera.free.fr et Artlyriquefr.fr. 

Le répertoire de l'Opéra de Paris de 1733 à 1821. Classement des œuvres les plus jouées.

Le répertoire de l'Opéra de Paris de 1733 à 1821. Classement des œuvres les plus jouées.

L’Opéra de 1733 à 1764

Depuis 1673, l’Académie royale de musique est installée au Théâtre du Palais Royal, l’ancienne salle de la troupe de Molière

Et jusqu’à la fin des années 1720, le grand œuvre de Lully – quinze opéras composés entre 1673 et 1687 référents de la tradition française de l’air de cour où la clarté du texte et le respect de sa musicalité sont primordiaux – domine toujours le répertoire de l’Académie. 

C’est à partir de ces mêmes années 1720 qu’apparaît l’Opéra héroïque qui garde la structure de l’opéra ballet, mais porte sur la scène des sujets mythologiques ou historiques, intégrant de fait la grandeur de ton de la tragédie lyrique dans le cadre de l’opéra-ballet.

Le maintien et la rénovation des anciens opéras d’avant 1730 jusqu’au déclin de la monarchie

Grâce notamment à la direction de François Rebel et François Francoeur, les tragédies de Lully continuent ainsi d’occuper une large part du répertoire : Armide (1686) fait toujours partie des 10 ouvrages les plus joués, avant de disparaître à la Révolution quand Gluck en reprendra le livret. 

Acis et Galatée (1686), une pastorale héroïque, continue d’être jouée jusqu’en 1762, suivie d’Amadis (1684), Proserpine (1680), Alceste (1674), Phaéton (1683), Atys (1676), Roland (1685) et Persée (1682), qui disparaîtront tous du répertoire entre 1744 et 1760.

De Persée, Philidor en recomposera la musique en 1789, sans véritable succès, et Amadis connaîtra une version révisée en 1771 par Pierre-Montan Berton et Jean-Benjamin de La Borde, jouée pour 23 représentations. Quant à Roland, Niccolo Piccinni en réécrira la musique, un des grands succès d’avant la Révolution.

Le grand style français est également défendu par André Campra (Les Fêtes Vénitiennes – joué 300 fois de 1710 à 1760 -, Tancrède, Aréthuse ou La Vengeance de l’Amour, Camille reine des Volsques), Henry Desmaret (Iphigénie en Tauride, achevé par Campra), Marin Marais (Alcyone), Pascal Colasse (Thétis et Pélée, Enée et Lavinie – dont la partition sera reprise par Antoine d’Auvergne en 1758), et André Cardinal Destouches (Issé, Omphale, Les éléments, Callirhoé), mais ils s’imposent difficilement face à Lully, dont ils ne renouvellent pas le modèle pour autant.

François Rebel et François Francoeur se démarquent également avec leur propre tragédie lyrique, Pyrame et Thisbé (1726), retouchée en 1740, avant une ultime révision en 1771 qui aboutira à une fin heureuse.

Enfin, deux des premiers compositeurs de ballets héroïques, Jean-Joseph Mouret (Les amours des Dieux, qui suivit le triomphe de son opéra-ballet Les Fêtes ou le Triomphe de Thalie) et Colin de Blamont (Les Fêtes grecques et romaines et, plus tard, Les Caractères de l’Amour) retiennent l’attention du public sur toute cette période.

Le répertoire de l'Opéra de Paris de 1733 à 1821. Classement des œuvres les plus jouées.

Le répertoire de l'Opéra de Paris de 1733 à 1821. Classement des œuvres les plus jouées.

La Révolution ramiste

Le 20, ou bien le 28, février 1732, Michel Pignolet de Montéclair, un admirateur et ami de François Couperin, porte pour la première fois sur la scène de l’Académie Royale de Musique un opéra biblique qui est aussi le premier opéra biblique français : Jephté.

Repris dans une nouvelle version dès le 4 mars 1732, puis en 1733 et 1734, des modifications lui sont encore apportées en 1737, et l’œuvre est jouée une centaine de fois jusqu’en 1761.

Impressionné dès la création par cette œuvre, Jean-Philippe Rameau sollicite le librettiste de Jephté, Simon-Joseph Pellegrin, pour composer les paroles de son premier opéra, Hippolyte et Aricie, qui est un véritable succès à sa création, en 1733, ainsi que lors des reprises de 1742, 1757 et 1767, pour 123 représentations en tout.

Jean-Philippe Rameau a alors 50 ans.

Après ce premier succès, Rameau prend le livret d’un rédacteur de la revue française « Le Mercure de France », Louis Fuzelier, auteur des livrets des ballets héroïques de Jean-Joseph Mouret (Les amours des Dieux) et Colin de Blamont (Les Fêtes grecques et romaines), pour composer son premier ballet héroïque, Les Indes galantes (1735).

La première version ne comprend que le prologue et les deux premières entrées, Le Turc généreux et Les Incas au Pérou, et dès la troisième représentation, Les Fleurs, fête persane est ajoutée. Cette dernière entrée est modifiée deux semaines plus tard pour supprimer le travestissement jugé choquant de Tacmas, et ce n’est qu’en 1736 que Les sauvages sont ajoutés. L’Opéra héroïque est à son apogée.

Maquette de costume des Indes galantes par Louis-René Boquet. Académie royale de musique, 1761 © BnF

Maquette de costume des Indes galantes par Louis-René Boquet. Académie royale de musique, 1761 © BnF

Il s’agit d’un véritable tournant dans l’histoire de l’opéra. Avec une mentalité de chercheur, Rameau intellectualise les ressorts de la tragédie. Poussé par Voltaire, il déploie de nouveaux timbres orchestraux, écrit des lignes plus souples, et esquisse plus de vérité psychologique. 

Rameau a ainsi recours aux divertissements et à la virtuosité à outrance à travers cinq autres ballets héroïques, Les Fêtes d'Hébé (1739), Les Fêtes de Polymnie (1745), Le Temple de la Gloire (1745), Les Fêtes de l'Hymen et de l'Amour (1747), Les Surprises de l'amour (1748).

Ses tragédies obtiennent également le succès, Castor et Pollux (versions de 1737 et 1754), Dardanus (versions de 1739 et 1744), Zoroaste (versions de 1749 et 1756), ainsi que des pastorales héroïques, Zaïs (1749), Nais (1749), et des ouvrages en un acte,  Pygmalion (1748) et Anacréon (1757).

Et avec Platée (1745), Rameau introduit une composante comique qui en reste au succès d’estime, avant son grand retour au Palais Garnier, au XXe siècle. 

À l’ombre de Rameau œuvrent d’autres compositeurs parmi lesquels François Francœur et François Rebel (Scanderbeg), Pancrace Royer (Zaïde reine de Grenade), Antoine Dauvergne (Les Amours de Tempé), Pierre de La Garde (Æglé) et Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville (Le Carnaval du Parnasse, Titon et l’Aurore, Les Fêtes de Paphos). 

Il faut citer également Jean-Marie Leclair dont l’unique tragédie, Scylla et Glaucus, est l’un des plus beaux ouvrages de l’époque, joué seulement pour 17 représentations en 1746.

Mais cette suprématie de Rameau renferme un débat violent. Les « Lullystes » s’opposent aux « Ramistes », et, surtout, survient un épisode qui sera fondateur de la vie musicale française du XVIIIe siècle.

Le répertoire de l'Opéra de Paris de 1733 à 1821. Classement des œuvres les plus jouées.

Le répertoire de l'Opéra de Paris de 1733 à 1821. Classement des œuvres les plus jouées.

La querelle des Bouffons

Depuis 1716, la Comédie Italienne est installée à l’Hôtel de Bourgogne et a commencé à aborder l’Art Lyrique. 
Composé en 1733, La Serva Padrona de Pergolèse y est joué pour la première fois en 1746. 

Seules quatre représentations sont données, mais, lorsqu’elles sont reprises par la modeste troupe italienne de Strasbourg, de passage en 1752 à l’Académie Royale de Musique, elles déclenchent un véritable choc culturel en permettant de comparer les mérites de la musique française et italienne. 

Dans une lettre adressée au critique musical bavarois Melchior Grimm, Jean-Jacques Rousseau fait l’éloge de l’air et du récitatif italien, tout en légitimant le rire à l’opéra dont Platée et La Serva Padrona sont pour lui deux exemples majeurs. Rousseau souligne également le naturel de la musique de Pergolèse et nie la possibilité à la langue française, trop riche en consommes, d’être mise en musique de manière artistique et avec le même naturel.

Les partisans de l’opéra napolitain se regroupent derrière Rousseau qui avait composé, juste avant que la querelle n’éclate, un divertissement plus facilement accessible que les tragédies de Rameau, Le devin du village (1752).

Cette pièce sera jouée plus de 500 fois jusqu’en 1829, associée à d’autres œuvres lyriques ou chorégraphiques.

Présenté en 1754 à l’Académie, Bertoldo, de Vincenzo Legrenzio Ciampi, est un exemple d’oeuvre bouffe qui sera très bien accueillie.

En parallèle, une troupe Italienne arrive à Paris en 1762. Elle diffuse une musique simple et naturelle aux coûts de productions réduits.

Profondément ébranlée par ces épisodes, la direction de l’Opéra décide alors de recruter la troupe italienne afin de moderniser et de différencier son affiche pour contrer la concurrence dans le répertoire musical de l’Opéra Comique.

Mais le 6 avril 1763, un incendie ravage le Théâtre du Palais Royal, obligeant la troupe à s'installer au Tuileries, et Jean-Philippe Rameau disparaît le 12 septembre 1764.

Le répertoire de l'Opéra de Paris de 1733 à 1821. Classement des œuvres les plus jouées.

Le répertoire de l'Opéra de Paris de 1733 à 1821. Classement des œuvres les plus jouées.

L’Opéra de 1764 à 1794

Depuis que le Roi a confié en 1749 la gestion de l’Académie, déficitaire, à la ville de Paris, l’Opéra devient la préoccupation et le plaisir majeur de l’opinion.

La « querelle des bouffons » mène alors à de premières tentatives de renouvellement avec Aline reine de Golconde (1766) de Pierre-Alexandre Monsigny, un des précurseurs de l’Opéra-Comique.

Dans le même temps, on observe le déclin et la disparition des anciens opéras, y compris ceux de Rameau, dont seule la seconde version de Castor et Pollux se tient en haut du répertoire.

L’échec du Thésée de Mondoville (4 représentations) remet même le Thésée de Lully au goût du jour entre 1754 et 1779. L’Armide de Lully, dans la version de Rebel et Francoeur, n’obtient pas le même succès, mais le remake de Castor et Pollux par Pierre-Joseph Candeille survivra à la Révolution.

Nombre de ces opéras ne seront finalement plus joués que sous forme de fragments (Les Eléments, Les Amours des Dieux ou bien Les Indes Galantes).

En 1770, une nouvelle salle de 2000 places est construite au Palais Royal, et l’Académie Royale de Musique peut y revenir.

Iphigénie en Tauride (Véronique Gens) - msc Krzysztof Warlikowski, Palais Garnier (2016)

Iphigénie en Tauride (Véronique Gens) - msc Krzysztof Warlikowski, Palais Garnier (2016)

La révolution Gluck et la résistance des Italiens

En 1774, Christoph Willibald Gluck arrive à Paris après une longue carrière à Vienne. Il est ici sous la protection de son ancienne élève de Schönbrunn, Marie Antoinette, devenue reine cette année-là. Son nouveau professeur de chant est l’italien Niccolo Piccinni.

Par une réflexion inspirée des tragiques grecs, Gluck renouvelle les codes et fait briller d’un éclat nouveau la tragédie française.

L’enthousiasme pour Iphigénie en Aulide (1774) – Jean-Jacques Rousseau écrira « L’Iphigénie renverse toutes mes idées. Elle prouve que la langue française est aussi susceptible qu’une autre d’une musique forte, touchante et sensible » - se transforme en délire pour Orphée et Eurydice, adaptation française de la version de Vienne (1762).

La « querelle des Gluckistes et des Piccinnistes » éclate entre tenants de la dramaturgie tragique à la française et la puissance de l’orchestration de Gluck qui s’opposent à ceux qui préfèrent la dramaturgie de Piccinni unifiée par la mélodie italienne.

Le directeur de l’Opéra de Paris a alors l’idée de faire concourir Gluck et Piccinni.

En 1779, Iphigénie en Tauride de Gluck donne la vie à un drame sans amour, et deux ans plus tard Piccinni joue son Iphigénie en Tauride qui est appréciée mais est incomparable à celle de Gluck qui est dorénavant reparti à Vienne.

Iphigénie en Aulide, Iphigénie en Tauride, Armide, Orphée et Eurydice et Alceste se situent dorénavant en tête du répertoire.

Et parmi les ouvrages de Niccolo Piccinni, Didon, le prédécesseur des Troyens de Berlioz, Roland et Atys obtiennent le succès mais bien loin de celui des œuvres de Gluck.

Un français, Etienne Joseph Floquet, trouve une certaine reconnaissance avec L’Union de l’Amour et des Arts (1773) et Le Seigneur bienfaisant (1780).

Après l’incendie de la salle du Palais Royal, l’Opéra repasse sous administration royale et est déplacé place St Martin où, pour son inauguration, le 27 octobre 1781, Piccinni adapte en 3 actes Adèle de Ponthieu (1772) de Pierre Montan Berton, tragédie lyrique qui ne connut pas le succès à sa création.

Mais depuis le départ de Gluck, Niccolo Piccinni peut compter sur le soutien d’Antonio Sacchini, devenu le musicien favori de Marie-Antoinette.

Renaud, Chimène ou le Cid, et Dardanus s’installent au répertoire, mais Marie Antoinette ne peut empêcher les cabales organisées contre lui de peur de donner l’impression de soutenir le parti étranger.

Sacchini meurt avant le triomphe de son chef-d’œuvre : Œdipe à Colone (1786).

Enfin, Salieri, élève de Gluck, met en musique Les Danaïdes (1784) puis Tarare (1787), ses deux succès parisiens.

Le répertoire de l'Opéra de Paris de 1733 à 1821. Classement des œuvres les plus jouées.

Le répertoire de l'Opéra de Paris de 1733 à 1821. Classement des œuvres les plus jouées.

La veine comique issue de la « querelle des bouffons » profite aux Français

Le petit intermède de Jean-Jacques Rousseau, Le Devin au village, est dorénavant devenu l’œuvre la plus jouée du répertoire, et représentée en première ou seconde partie d’un grand nombre de représentations lyriques.

Compositeur français qui prétendait assurer à travers ses premières tragédies (Phèdre – 1786) l’héritage de Gluck, de Sacchini et Piccinni, Jean-Baptiste Moyne va également obtenir son plus grand succès avec une comédie lyrique, Les Prétendus (1789).

C’est cependant André Grétry, autre compositeur favori de Marie Antoinette, qui va porter à son apogée l’opéra-comique à la salle Favart, mais aussi à l’Académie royale de musique.

La Caravane du Caire (1784) sera son plus grand succès jusqu’en 1829, mais Panurge dans l’île des lanternes (1785), La Double Epreuve ou Colinette à la cour (1782) seront reconnus par le public de l’Opéra.

Ils n’obtiendront pourtant pas la renommée de Richard Cœur de Lion (1783), créé à l’Opéra Comique et reconnu dans toute l’Europe.

Mais la Révolution va laisser place aux œuvres de propagande, si bien que la veine comique s'épanouira principalement à la salle Feydeau et à la salle Favart avec Grétry et Cherubini.

 

La suite : Le répertoire de l’Opéra de Paris (salle Montansier, rue de Richelieu) de 1794 à 1821 sous la Première République et le Premier Empire

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Publié le 20 Juillet 2019

Dans la suite des articles sur Le répertoire de l'Opéra de Paris (salle Le Peletier) de 1821 à 1874 sous la Restauration et le Second Empire et sur Le répertoire de l’Opéra de Paris de l’inauguration du Palais Garnier (1875) à nos jours, le présent article rend compte du répertoire de l'Opéra de Paris après la Révolution, qui fut dénommé successivement, de 1794 à 1821, Théâtre des Arts, Théâtre de la République et des Arts, Théâtre de l'Opéra, et, en alternance, Académie Impériale de Musique et Académie Royale de Musique.

Il permet en un coup d’œil de comparer les œuvres les plus jouées du répertoire à cette époque, et de voir l'évolution jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

Vue de la scène de l'Opéra de Paris, Rue Richelieu, Paris - Ecole française

Vue de la scène de l'Opéra de Paris, Rue Richelieu, Paris - Ecole française

Ces données sont à prendre dans un premier temps avec précaution car plusieurs périodes sont omises sur la source (Chronopera.free.fr), 1800 à 1801, 1803 à 1810 et 1817 à 1823, si bien que ces périodes manquantes ont été reconstituées à partir d'une autre source (Artlyriquefr.fr).

Le répertoire de l'Opéra de Paris de 1794 à 1939. Classement des œuvres les plus jouées.

Le répertoire de l'Opéra de Paris de 1794 à 1939. Classement des œuvres les plus jouées.

L’Opéra de 1794 à 1821 sous la Première République et le Premier Empire

Depuis les succès de Jean-Philippe Rameau et de Christoph Willibald Gluck, le répertoire de l’Académie royale de musique apparaît d’une indéniable richesse de genres : opéras, tragédies lyriques, ballets héroïques, comédies lyriques, intermèdes et pastorales, ballets pantomimes, sont parfois joués à travers deux ou trois œuvres différentes au cours de la même soirée.

Par la suite, après la Révolution de 1789, l’Académie de Musique, logée à la salle de la Porte Saint-Martin, passe sous la régie de la Commune de Paris.

Une comédienne et directrice de théâtre, Mademoiselle Montansier, fait alors construire en 1793 un vaste théâtre, rue de la Loi – l’actuelle rue Richelieu -, qu’elle nomme ‘Théâtre National’.  Mais, sous la Terreur, le comité de l’Opéra l’en dessaisit et y installe l’Académie de Musique.

Au cœur de cette salle, le répertoire de l’institution plus que centenaire s’apprête dorénavant à vivre une période de transition tout en assurant une continuité avec la seconde partie du Siècle des Lumières.

La tradition classique perpétuée par les protégés de Marie-Antoinette (Gluck, Sacchini, Piccinni, Salieri, Grétry)

Grâce au succès de ses opéras parisiens, Iphigénie en Aulide, Iphigénie en Tauride et Armide, Gluck avait considérablement gêné les compositeurs italiens tels Sacchini, Piccinni et Salieri. Mais après l’échec d’Echo et Narcisse qui entraîne son départ de Paris, ce sont les œuvres de ces compositeurs qui maintiennent en grande partie la tradition classique après la Révolution.

Le dernier opéra d’Antonio Sacchini, Œdipe à Colone (87), connait un succès posthume qui lui vaut d’être l’œuvre la plus jouée jusqu’à l’ouverture de la salle Le Peletier. Il se maintiendra au répertoire jusqu’en 1844 avec près de 600 représentations au total.

Plusieurs tragédies lyriques de Sacchini composées dans les années 1780 poursuivent par ailleurs leur carrière, Renaud (83), inspiré de la Jérusalem délivrée du Tasse, Arvire et Evelina (87), Dardanus (84). En revanche, Chimène, ou le Cid (84) est dorénavant oublié.

Et parmi les ouvrages de Niccolo Piccinni, seul Didon (83), le prédécesseur des Troyens de Berlioz, survit à cette rude concurrence. Et bien que Gluck n’exerce plus la domination absolue acquise sous Marie-Antoinette, ses deux Iphigénie font toujours partie des 10 ouvrages les plus représentés, et Alceste, Armide et Orphée et Eurydice, concurrencent encore les 20 ouvrages les plus représentés.

Quant à Salieri, en qui Beaumarchais avait cru voir le successeur de Gluck, le succès initial de Tarare (87) se prolonge à l’Académie de Musique, moyennant plusieurs remaniements entre 1795 et 1819, mais également au Théâtre des Italiens sous le titre Axur. Et Les Danaïdes (84), hérité d’un livret destiné à Gluck, continue de captiver un public avide de pompe et d’éclat.

Profitant de l’affaiblissement de Gluck et du désir d’alternance entre tragédie lyrique et comédie lyrique, André Grétry, qui fut le directeur de musique de Marie Antoinette, est à son apogée avec des ouvrages qui ne s’écartent guère des modèles établis par Lully et Rameau, compositeurs disparus de l’Académie peu avant la Révolution (si l'on exclut le succès du remake de Castor et Pollux par Pierre-Joseph Candeille). La Caravane du Caire (84) est le second titre le plus joué du répertoire, et Panurge dans l’Ile des lanternes (85), ainsi qu’Anacréon chez Polycrate (97), font eux aussi partie des 10 premiers ouvrages les plus interprétés. La Double Epreuve, ou Colinette à la cour (82) vit néanmoins ses dernières années de programmation.

Dans la même veine comique, mais il s’agit d’un compositeur français qui prétendait assurer à travers ses premières tragédies l’héritage de Gluck, Sacchini et Piccinni, Jean-Baptiste Moyne obtient son plus grand succès avec Les Prétendus (89), et le petit intermède de Jean-Jacques Rousseau, Le Devin au village (1753), continue à faire la première ou la seconde partie d’un grand nombre de représentations lyriques.

Le répertoire de l'Opéra de Paris de 1794 à 1939. Classement des œuvres les plus jouées.

Le répertoire de l'Opéra de Paris de 1794 à 1939. Classement des œuvres les plus jouées.

Mozart à l’Académie de Musique

Le public de la salle Montansier ne va découvrir Mozart qu’à travers deux adaptations françaises de La Flûte Enchantée et de Don Giovanni fort différentes des versions originales.

Les Mystères d’Isis, remaniement de Die Zauberflöte par Ludwig Wenzel Lachnith, entre au répertoire le 20 août 1801, et est une version qui conserve la plupart des airs tout en incorporant des airs empruntés à Don Giovanni et La Clémence de Titus.

Quant à Don Juan, réorchestré par Christian Kalkbrenner (l’auteur de Saül), sur un livret d’Henri-Joseph Thüring de Ryss et Denis Baillot, l’ouvrage entre à l’Académie le 17 septembre 1805. Il s’agit d’une version de Don Giovanni en français totalement modifiée, sans duel, et avec des ténors à la place des sopranos.

Auguste Blanchard, Vue du théâtre de l'Opéra et de la Bibliothèque du Roi (rue Richelieu). Estampe coloriée, 1807. BnF, département de la Musique, Bibliothèque-musée de l'Opéra

Auguste Blanchard, Vue du théâtre de l'Opéra et de la Bibliothèque du Roi (rue Richelieu). Estampe coloriée, 1807. BnF, département de la Musique, Bibliothèque-musée de l'Opéra

Le culte impérial à l’Opéra (Méhul, Le Sueur, de Persuis, Kreutzer, Catel, Le Brun)

Alors que la période révolutionnaire avait fait subitement apparaître nombre d’hymnes incitant à l’agitation politique, c’est à Napoléon que l’on doit la reprise en main de l’Académie de Musique, notamment à coups de décrets limitant le paysage théâtral parisien, et la mise en avant de compositeurs français engagés afin de remodeler le répertoire de l’Académie à sa gloire.

Etienne Nicolas Méhul, le plus important compositeur français de chants patriotiques sous la Révolution, fait triompher son Chant du départ, bien que ses opéras ne réussissent qu’à l’Opéra-Comique (Stratonice, La légende de Joseph en Egypte, Uthal).  Il obtient le départ de Giovanni Paisiello, compositeur italien que l’Empereur avait fait venir de Naples, ce qui profite à Jean-François Lesueur.

Jean-François Lesueur, maître de Chapelle de Notre-Dame de Paris (1786), puis nommé maître de Chapelle des Tuileries par Bonaparte (1804) pour succéder à Paisiello, devient membre de l’Institut en 1815.
Ossian ou les Bardes, inspiré du cycle de poèmes épiques de Macpherson, obtient un succès total. Le sujet évoque l’Ecosse, et l’apparition du surnaturel correspond au goût de Napoléon et du romantisme naissant. Les mythologies Celtes et Scandinaves rentrent à l’Opéra, mais l’Empereur rappelle que l’on ne bâtit pas un Empire en rêvant.

Des sujets plus réalistes sont en fait nécessaires à la propagande officielle.

Le Triomphe de Trajan (1807), avec ses défilés de chevaux, atteint l’invraisemblable. Un journaliste allemand constate ainsi que le premier théâtre de France est devenu un manège où la musique n’a plus qu’un rôle d’apparat. Les leçons de Gluck sont oubliées.

Cet ouvrage, ode excessive au règne de Napoléon, est cosigné avec le premier violon et chef d’orchestre Louis-Luc Loiseau de Persuis, auteur du Chant de la Victoire en l’honneur de Napoléon (1806). 
Louis-Luc Loiseau de Persuis se distingue plus particulièrement avec La Jérusalem délivrée (1812), qui vient rejoindre *Armide (Gluck), Renaud (Sacchini) et La Mort du Tasse (Manuel Garcia) parmi les œuvres inspirées du poème épique et de la vie du Tasse jouées sur cette période.

* Armide reste l’œuvre tirée de la Jérusalem délivrée la plus représentée à l'Opéra : voir " La carrière de six ouvrages lyriques tirés de la Jérusalem délivrée à l'Opéra de Paris (1686-1913) : Lully, Campra, Desmarets, Gluck, Sacchini et Persuis », Le Répertoire de l’Opéra de Paris (1671-2009). Analyse & interprétation. Actes du colloque de l’Opéra Bastille, Paris, Honoré Champion, 2011.

Issu également d’une famille de musiciens, Rodolphe Kreutzer est l’un des fondateurs de l’école française de violon moderne, auquel Beethoven, admiratif, dédira la sonate à Kreutzer. Avec l’âge, le compositeur prend avantageusement le dessus sur l’enseignant, si bien qu’il devient l’auteur de plusieurs opéras à succès, dont Aristippe (1808) et Astyanax (1801) restent les plus célèbres.

Autre figure majeure du nouveau régime, Charles-Simon Catel, chef assistant de Gossec dans sa jeunesse auprès de l’orchestre de la garde nationale, offre à l’Académie l’un de ses grands succès qui durera 17 ans, Les Bayadères (1811), et se permet même de prendre l’avantage sur Jean-François Lesueur qui voit sa version de Sémiramis rejetée au profit de celle de Catel (1802)

17 ans, ce sera aussi la durée de la carrière du Rossignol de Louis-Sébastien Lebrun (1816), chef de chant à la cour de Napoléon.

Sous Napoléon, l’Académie de Musique se révèle ainsi une institution prolifique, mais aucune œuvre lyrique de ces compositeurs français ne reste plus de 20 ans au répertoire. 

Le répertoire de l'Opéra de Paris de 1794 à 1939. Classement des œuvres les plus jouées.

Le répertoire de l'Opéra de Paris de 1794 à 1939. Classement des œuvres les plus jouées.

La Renaissance artistique : Gaspare Spontini

La véritable renaissance artistique de l’Opéra de Paris date, quant à elle, du 15 décembre 1807.
Gaspare Spontini en est l’artisan, auteur de 29 opéras, mais dont la réputation tient à La Vestale (1807), Fernand Cortez (1809) et Olympie (1819).

Ce fils de cordonnier fou de musique et créateur d’une douzaine ouvrages lyriques en Italie, arrive en 1803 à Paris et est nommé compositeur de la chambre de l’impératrice dès 1805.

Avec La Vestale qui, malgré le cadre antique, porte la grâce mélancolique du bel Canto romantique, et dont Maria Callas restera une inoubliable interprète de Julia à La Scala en 1954, Spontini renouvelle l’esthétique du spectacle lyrique. Orchestration somptueuse, décors monumentaux et soin du détail, caractérisent désormais le grand opéra français. Spontini est l’un des premiers chefs avec Spohr et Weber à se mêler de mise en scène dans un souci de cohérence.

Marias Callas (La Vestale) - Scala de Milan, 1954

Marias Callas (La Vestale) - Scala de Milan, 1954

Spontini présente ensuite Fernand Cortez le 28 novembre 1809, et sa version révisée le 28 mai 1817, pour lequel il a obtenu un budget généreux, d’après une idée de Napoléon qui espère que le choix historique de la Conquête du Mexique réconciliera les Français avec les Espagnols. Plusieurs scènes à grand spectacle sont incorporées, dont une charge de cavalerie.

Fernand Cortez se maintient au répertoire pendant 25 ans, et La Vestale près de 50 ans.

Mais le style musical de Spontini appartient au XVIIIe siècle, et dès qu’il quitte Paris en 1820 après l’échec d’Olympie, les sujets mythologiques sont délaissés au profit des mélodrames chargés en violence et passion de Delavigne, Hugo ou Scribe.

Le Duc de Berry, fils de Charles X et successeur légitime de la dynastie des Bourbons, agonisant chez lui à la suite de son attaque, par Edouard Cibot, circa 1830

Le Duc de Berry, fils de Charles X et successeur légitime de la dynastie des Bourbons, agonisant chez lui à la suite de son attaque, par Edouard Cibot, circa 1830

Le 13 février 1820, l’assassinat de Charles-Ferdinand d’Artois, Duc de Berry, par l'ouvrier bonapartiste Louis Pierre Louvel devant l'Opéra de la rue Richelieu précipite la fermeture de la salle Montansier. L’Académie de Musique se déplace à la salle Favart, et, un an plus tard, le 19 août 1821, la salle Le Peletier est inaugurée.

 

La suite : Le répertoire de l'Opéra de Paris (salle Le Peletier) de 1821 à 1874 sous la Restauration et le Second Empire

Précédemment : Le répertoire de l’Opéra de Paris de 1733 à 1794 du Siècle des Lumières à la Révolution

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Publié le 27 Octobre 2018

Dans son rapport d'activité 2017 / 2018, l'Opéra National de Paris consacre un chapitre au projet de salle modulable et des ateliers Bastille relancé par François Hollande en 2016. Afin de mesurer l'enjeu de ces deux équipements laissés en friche, l'article ci-dessous résume les principales étapes qui marquent leur développement depuis plus de trente ans.

La salle modulable était conçue originalement pour accueillir 1500 spectateurs et offrir un espace expérimental et de création chaleureux, mais elle reste toujours en 2018 construite à l'état brut.

Façade de l'opéra Bastille

Façade de l'opéra Bastille

Historique de la salle modulable de 1982 à 1989

8 mars 1982  François Mitterrand annonce la construction d’un nouvel opéra moderne et populaire sur la Place de la Bastille.
27 juillet 1982 François Mitterrand adresse à son ministre de la Culture, Jack Lang, une lettre de mission pour l'aboutissement de ce grand projet, un opéra comprenant une grande salle de 2 500 à 3 200 places, une salle à vocation expérimentale et divers espaces composant une « maison de l’Opéra »
6 septembre 1983 Par décret, Massimo Bogianckino est nommé administrateur général du Théâtre national de l’Opéra de Paris.
17 novembre 1983  François Mitterrand choisit le projet de l’architecte canadien Carlos Ott.
14-15 avril 1984  La décision d’ouvrir la salle modulable dès 1987 est prise, mais cette anticipation est abandonnée quatre mois plus tard.
Un symposium présidé par Pierre Boulez et Massimo Bogianckino tente de définir la vocation et la programmation artistique de la salle. Pour Gerard Mortier, la salle modulable ne peut avoir qu’une vocation expérimentale
06 septembre 1985  Gerard Mortier est nommé directeur artistique du projet Opéra-Bastille.
Il réclame la suppression de la cage de scène, jugée rétrograde, et des gradins fixes en fond de salle.
L’intervention de Pierre Boulez et la résistance des techniciens sauvent la cage de scène et la moitié des places fixes en gradins.
01 et 02 février 1986  Au Théâtre des Amandiers, chez Patrice Chéreau, les prévisions de programmation envisagées par Gerard Mortier, 200 à 250 spectacles dans la grande salle et 120 dans la salle modulable, sont entérinées. Mais Gerard Mortier se décourage et démissionne suite aux luttes politiques. En effet, Jacques Chirac, nommé Premier ministre le 20 mars 1986, souhaite abandonner ce projet et remplacer l'Opéra par un auditorium, mais François Léotard s’engage cependant à le sauver.
12 août 1986  François Léotard annonce l’abandon des ateliers et de la salle modulable.
Septembre 1986  Un dossier avec de nouvelles orientations afin de dissocier les fonctions acoustiques et scénographiques est rédigé et les fondations sont coulées malgré le souhait du Gouvernement d’arrêter. 
Début 1987  François Mitterrand visite le chantier Bastille et juge absurdes les mesures d’économie décidées par le Gouvernement, s’agissant notamment de la salle modulable.
Août 1987  Daniel Barenboim est nommé directeur artistique et musical.
10 décembre 1987  Matignon entérine la construction d’une version réduite des ateliers Bastille.
Février 1988  Incertitude sur le sort de la salle modulable, alors que la carcasse de béton et les façades sont déjà réalisées.

Carlos Ott, Jack Lang, François Mitterrand, Gerard Mortier, Robert Lion - Présentation du projet Bastille en septembre 1985

Carlos Ott, Jack Lang, François Mitterrand, Gerard Mortier, Robert Lion - Présentation du projet Bastille en septembre 1985

31 août 1988  Le nouveau gouvernement de Michel Rocard nomme Pierre Bergé président de l’Association des Théâtres de l’Opéra de Paris, qui réunit pour quelques temps les trois salles de Garnier, Favart et Bastille. Le projet initial englobant les ateliers et la salle modulable redémarre. La salle doit ouvrir ses portes au public en 1991.
Janvier 1989  Les dissensions entre Pierre Berger et Daniel Barenboim concernant la politique artistique, le premier étant aligné sur une vision symbolique et populaire de son ouverture alors que le second privilégie la qualité contemporaine de la scène destinée à accueillir les œuvres du XXe siècle, entraînent la démission d’Alain Pichon, le directeur général, qui est remplacé par Dominique Meyer
Daniel Barenboim rompt alors la négociation sur les conditions d’exercice de sa fonction et est licencié ce qui provoque le départ de Patrice Chéreau puis Pierre Boulez resté jusqu’à présent solidaire du projet Bastille. 
Le projet de salle modulable est cette fois condamné pour de bon. Georges François Hirsch (l'administrateur) s'exclame qu'elle seule justifie l’existence de l'opéra Bastille.
13 Juillet 1989  Concert inaugural d’ouverture de l’opéra Bastille, dirigé par Georges Prêtre.

17 mars 1990 L'opéra Bastille réussit brillamment son ouverture au public avec Les Troyens d'Hector Berlioz, pour la première fois en version intégrale.

Pierre Boulez et Daniel Barenboim

Pierre Boulez et Daniel Barenboim

Le projet de salle pour la Comédie Française de 2011 à 2012

Septembre 2011  Le projet d’ouverture d’une nouvelle salle de la Comédie-Française dans les espaces libres destinés initialement à la salle modulable de l'Opéra Bastille est annoncé par Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication.
Fin 2012  Pour cause de rigueur budgétaire, ce projet est cependant suspendu par la ministre de la Culture Aurélie Filippetti.

Plan de l'Opéra Bastille et salle modulable - niveau 2 (1989)

Plan de l'Opéra Bastille et salle modulable - niveau 2 (1989)

Le projet de Cité du théâtre, de la salle modulable et des ateliers de décors de l’opéra Bastille.

24 octobre 2016  Le président de la République François Hollande, accompagné d’Audrey Azoulay, la ministre de la Culture, annonce sa volonté de créer à horizon 2023 une Cité du théâtre, à l’image de la Cité de la musique du parc de la Villette, sur l’emplacement des ateliers Berthier.  L’Odéon bénéficierait d’une salle totalement modernisée (800 places), la Comédie-Française y trouverait sa salle modulable tant rêvée (650 places) et le conservatoire supérieur d’art dramatique, des locaux adaptés aux nouvelles exigences pédagogiques (salles de répétitions, bibliothèque).

A cette occasion, Stéphane Lissner, directeur de l’Opéra National de Paris, annonce que la salle modulable Bastille sera finalement construite dans les années à venir. 
Le projet de transformation des ateliers Berthier consiste en effet à rapatrier les décors de l’Opéra qui y sont stockés vers une zone laissée en jachère entre l’arrière de Bastille et la Coulée verte.

François Hollande et Stéphane Lissner - visite des Ateliers Berthier (2016)

François Hollande et Stéphane Lissner - visite des Ateliers Berthier (2016)

Les objectifs de la nouvelle salle modulable de l’Opéra 
Dans son rapport de saison 2017 /2018, l’Opéra National de Paris précise les objectifs de la salle modulable (capacité de 800 places, surface de 1200 m2 et hauteur de 41 m) :

  • Accueil de certains spectacles, par exemple de danse ou de musique des XXe et XXIe siècles, avec une jauge plus adaptée à la spécificité de ces propositions artistiques ;
  • Ouverture d’un nouvel espace d’expression aux jeunes artistes (artistes lyriques, chorégraphes, musiciens, metteurs en scène…) préparés au sein de l’Académie de l’Opéra
  • Accueil du jeune public et des actions conduites dans les programmes « Dix Mois d’École et d’Opéra », « Les Petits Violons » et « Opéra-Université » ;
  • Disponibilité à la location de nouveaux espaces pour des évènements variés (cocktails, défilés de mode, conférences d’entreprise) ;
  • Accueil de répétitions de spectacles destinés à la scène Garnier.

Ces deux derniers points permettront ainsi de dégager de nouvelles ressources propres et d’augmenter, par exemple, le nombre de représentations à Garnier.

La salle modulable Bastille en 2018

La salle modulable Bastille en 2018

Budget et calendrier de la salle modulable et des ateliers de décors de l’opéra Bastille
Le montant de l’opération s’élève à 59 millions d’euros, financée en partie par le mécénat.
Le cabinet d'architecture Henning Larsen est retenu depuis fin janvier 2019 - il est notamment le concepteur du Royal Danish Opera et de l'Harpa Concert Hall de Reykjavik. Il associera à la réflexion les représentants des salariés et des artistes, et les travaux démarreront au printemps 2020 pour une mise en service prévue initialement en janvier 2023, mais repoussée à début 2024 suite à la crise sanitaire de 2020.
Par ailleurs, de nouveaux espaces publics seront aménagés, avec l'ajout d'un nouveau hall d'accueil et d'un restaurant.

La salle modulable et les ateliers de l'opéra Bastille - Historique et projet d'achèvement (1982 - 2023)

Les premières orientations données par Alexander Neef
Suite à sa prise de fonction le 01 septembre 2020, le nouveau directeur de l'Opéra de Paris a confirmé que le projet de la salle modulable se poursuivait, la dernière tranche de 20 millions d'euros étant budgétée par le Ministère de la Culture :

D'abord nous ne voulions pas une troisième salle à l'italienne puisque nous en avons déjà deux, mais un grand volume beaucoup plus flexible, des configurations différentes pour produire ce que nous ne pouvons pas faire dans les grandes salles en termes de répertoire d'opéra et de créations. Ce qui m'intéresse beaucoup également, ce sont les formes de théâtre musical non-européennes qui répondent à la diversité de la société française aujourd'hui. Le travail que Bernard Foccroulle a fait par exemple au Festival d'Aix-en-Provence autour de la Méditerranée m'a beaucoup impressionné. C'est aussi le lieu et le moyen d'ouvrir l'opéra à ceux qui ne sont pas nos publics traditionnels. Nous avons surtout l'idée d'inviter des compagnies jeunes, lyriques et chorégraphiques (et pas uniquement parisiennes). Nous ferons ce travail avec les forces de la maison et la rencontre d'artistes invités.

Ce projet m'intéresse car il est complémentaire de celui de nos grandes salles, pour ouvrir plus largement l'éventail au public et pour créer une trajectoire d'accessibilité beaucoup plus décontractée, depuis cette salle modulable jusque vers les grandes salles.”

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