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Publié le 22 Janvier 2017

Circonstances de l’éclipse annulaire de Soleil du 26 février 2017 en Argentine

L’année 2017 réserve au continent américain deux phénomènes astronomiques spectaculaires, sous la forme de deux éclipses de Soleil.

La plus importante, et la plus médiatique, sera l’éclipse de Soleil du 21 août 2017 qui traversera 14 états des Etats-Unis, selon une trajectoire qui partira de l’Oregon jusqu’à la Caroline du Sud, en passant par l’Idaho et le Wyoming. Ce sera la réplique de l’éclipse qui était passée au nord de Paris le 11 août 1999.

Trajectoire de l'éclipse annulaire de Soleil du 26 février 2017 - (c) Xavier Jubier - xjubier.free.fr

Trajectoire de l'éclipse annulaire de Soleil du 26 février 2017 - (c) Xavier Jubier - xjubier.free.fr

En prélude à ce spectacle très attendu, une première éclipse annulaire va se dérouler sur l’Amérique du Sud le 26 février 2017. Elle touchera les régions peu habitées d’Aisén del General Carlos Ibáñez del Campo, au Chili, et du Chubut, en Patagonie argentine.

Elle se poursuivra ensuite à travers l’Océan Atlantique pour atteindre l’Angola, la Zambie et la république démocratique du Congo.

Tracé de l'éclipse annulaire de Soleil du 26 février 2017 au Chubut - (c) Xavier Jubier - xjubier.free.fr

Tracé de l'éclipse annulaire de Soleil du 26 février 2017 au Chubut - (c) Xavier Jubier - xjubier.free.fr

Cette éclipse sera annulaire, et non totale, car la Lune, située à 380 000 km de la Terre, sera sur un point de sa trajectoire un peu trop éloigné de la Terre – la Lune peut, en effet, s’approcher jusqu’à près de 356 000 km de la Terre, et s’en éloigner jusqu’à 407 000 km, du fait de son excentricité orbitale.

Cependant, même si le diamètre de la Lune sera un peu inférieur à celui du Soleil, la durée de l’éclipse sera inférieure à la minute, ce qui devrait donner un effet lumineux grandiose sur les contrées sauvages de l’Amérique du Sud.

En Argentine, la région privilégiée pour l’observer se situe sur une bande large de seulement 53km au nord de Sarmiento, autour des deux lacs de Musters et Colhue Huapi. La probabilité d’y trouver un ciel dégagé est de 65%.

L'éclipse annulaire de Soleil du 26 février 2017 à Sarmiento - (c) Xavier Jubier - xjubier.free.fr

L'éclipse annulaire de Soleil du 26 février 2017 à Sarmiento - (c) Xavier Jubier - xjubier.free.fr

Le déroulement de l’éclipse comprendra quatre jalons importants dimanche 26 février :

  1. A 9h24mn43s, heure locale, la Lune commencera à recouvrir le bord solaire, à 22° au-dessus de l’horizon Nord-Est.
  2. Une heure et quart plus tard, à 10h38mn22s, à 35° au-dessus de l’horizon, la Lune recouvrira entièrement le Soleil à 99%, ne laissant passer qu’un fin anneau lumineux autour de sa circonférence. La vitesse de l’anté-ombre sera de 4800 km/h. Le ciel ne sera pas noir, mais Vénus sera visible.
  3. Une minute plus tard, à 10h39mn27s, la Lune touchera l’autre bord du Soleil et commencera à se dégager de sa surface.
  4. Enfin, à 12h00mn24s, la Lune aura définitivement fini de recouvrir notre étoile.

L’inconnu réside bien entendu dans l’effet lumineux que provoquera l’éclipse sur ces étendues naturelles.

Voir également le compte-rendu de cet événement sous le lien Eclipse annulaire de soleil du 26 février 2017 en Patagonie Argentine.

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Rédigé par David

Publié dans #Astres, #Eclipse

Publié le 23 Décembre 2016

Rapprochement Lune-Jupiter-Spica du 23 décembre 2016

Vendredi 23 décembre, dans les lueurs de l’aube qui, une heure trente avant le lever du Soleil, commencent à éclaircir l’horizon, la Lune, Jupiter et l’étoile Spica se retrouvent pour dessiner un triangle sur les flancs de la Vierge.

S’admire ainsi l’éclat du satellite terrestre qui se réfracte à travers un fin nuage pour en concentrer un rayon en direction de l’étoile principale de la constellation.

La Lune, Jupiter (en haut, à droite), et Spica (en bas) le 23 décembre 2016 à 07h30 Heure locale

La Lune, Jupiter (en haut, à droite), et Spica (en bas) le 23 décembre 2016 à 07h30 Heure locale

Jupiter, encore située à 850 millions de kilomètres, se rapproche dorénavant de nous. Nous en serons au plus proche le 07 avril 2017, où son diamètre apparent aura alors augmenté d’un quart de ses dimensions actuelles.

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Rédigé par David

Publié dans #Astres

Publié le 25 Août 2016

Alignement - de haut en bas - de Saturne, Mars et Antarès au dessus de Paris et du Palais Garnier le 24 août 2016 à 22h09

Alignement - de haut en bas - de Saturne, Mars et Antarès au dessus de Paris et du Palais Garnier le 24 août 2016 à 22h09

Après le rapprochement avec la Lune du 11 août dernier, c’est à un très bel alignement des deux planètes, Mars et Saturne, avec l’étoile principale de la constellation du ScorpionAntarès, qu’il fut possible d’assister le 24 août 2016.

Alignement - de haut en bas, à gauche - de Saturne, Mars et Antarès. A droite, les étoiles Acrab et Dschubba du Scorpion.

Alignement - de haut en bas, à gauche - de Saturne, Mars et Antarès. A droite, les étoiles Acrab et Dschubba du Scorpion.

604 années lumière de distance pour Antarès, étoile supergéante en fin de vie brillant d’une couleur orangée dans le ciel parisien (magnitude 1), 128 millions de kilomètres pour Mars, la plus lumineuse (magnitude -0,2) dans cette région du ciel, ce soir, 1480 millions de kilomètres pour Saturne (magnitude 0,6), les trois astres formaient ainsi un axe de 6° de longueur pointant sur la ville.

Le Palais Garnier vu depuis Montmartre.

Le Palais Garnier vu depuis Montmartre.

Et en recherchant un angle de vue favorable depuis la butte Montmartre, on pouvait même aligner ces trois objets avec des bâtiments remarquables de Paris, tel l’Opéra Garnier dominant les hôtels et immeubles de son quartier.

Lire également Rapprochement Antarès-Mars-Saturne-Lune-ISS du 11 et 12 août 2016

L’alignement de Saturne, Mars et Antarès au dessus de Paris, pris un peu plus tôt à 21h30.

L’alignement de Saturne, Mars et Antarès au dessus de Paris, pris un peu plus tôt à 21h30.

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Rédigé par David

Publié dans #Astres

Publié le 13 Août 2016

Chaque année, la Terre croise les nuages de poussières laissés par les passages de comètes.

L’un des plus importants se manifeste entre le 25 juillet et le 17 août sous forme d’un essaim d’étoiles filantes dénommées Perséides, du nom de la constellation de Persée où se trouve son radiant, c’est à dire le point du ciel d’où elles semblent toutes provenir.

Cette illusion d'optique indique en fait le point de fuite vers lequel se dirige notre planète à ce moment là.

Ces Perséïdes atteignent ainsi leur maximum d’intensité au cours des nuits des 11 et 12 août, en fonction de l'épaisseur des traces de poussières laissées par la comète Swift-Tuttle, dont le dernier passage date de 1992. Son prochain passage n'est cependant pas prévu avant 2126.

Cette comète de période longue, qui revient tous les 130 ans environ, fut ainsi reconnue pour la première fois en 1862.

On compte également au moins 7 révolutions – c'est-à-dire 7 passages de la comète le long de la même trajectoire autour du Soleil – depuis l’an 1079, et il est probable que la Terre traverse, chaque année, une ou plusieurs de ces révolutions, dont, probablement, celle de 1079.

Détail d'une des Perséïdes pointant sur la galaxie M31 d'Andromède - petite tâche floue à droite du météoroïde, le vendredi 12 août 2016 à 01h41mn heure locale.

Détail d'une des Perséïdes pointant sur la galaxie M31 d'Andromède - petite tâche floue à droite du météoroïde, le vendredi 12 août 2016 à 01h41mn heure locale.

Depuis la région du Perche, l'observation du ciel a atteint, vers 1 heure du matin, un pic d’intensité perceptible à l’œil nu même par des amateurs peu habitués à un tel spectacle.

Les étoiles filaient dans toutes les directions, vers la Grande Ourse, au Nord-Ouest, jusqu’au Scorpion aux confins de l'horizon Sud-Ouest.

Certaines passaient furtivement telles des ombres fantomatiques peu brillantes, d’autres se désintégraient dans le ciel en formant une boule très lumineuse identique à celles créées par un feu d’artifice, et il était même possible d’en voir 2 ou 3 se suivre à quelques secondes d’intervalle, comme si un météoroïde se disloquait en plusieurs morceaux.

Vision grand champ de l'étoile filante pointant sur Andromède sous le W de la constellation de Cassiopée - Vue prise avec un DMC-FZ72 Panasonic - focale 20mm - Tpose 8s - ISO 400

Vision grand champ de l'étoile filante pointant sur Andromède sous le W de la constellation de Cassiopée - Vue prise avec un DMC-FZ72 Panasonic - focale 20mm - Tpose 8s - ISO 400

Le temps passant, on ne comptait plus le nombre de traces, mais chacun a probablement aperçu une centaine d’étoiles filantes en 2 ou 3 heures, sans compter que le regard ne peut surveiller toute la voute céleste et que nous n’observons pas le ciel en continu.

Les scientifiques de l’observatoire de La Palma (Canaries) ont confirmé, samedi, que le maximum fut atteint le vendredi 12 août matin à 01h30 (heure de Paris), et a dépassé les 150 bolides par heure.

Détail sur une autre des Perséïdes dans la constellation du Poisson, le vendredi 12 août 2016 à 01h18mn heure locale - Vue d'un DMC-FZ72 Panasonic - focale 20mm - Tpose 8s - ISO 400.

Détail sur une autre des Perséïdes dans la constellation du Poisson, le vendredi 12 août 2016 à 01h18mn heure locale - Vue d'un DMC-FZ72 Panasonic - focale 20mm - Tpose 8s - ISO 400.

Quand on observe la campagne, en journée, depuis un point situé en hauteur sur une colline, la Terre semble fixe et étendue à l’infini.  Mais lorsque l’on observe le ciel lors d’une nuit comme celle du 11 août dernier, ces particules qui se ionisent, fusionnent et se vaporisent dans l’atmosphère à plus de 40km/s nous donnent alors la véritable et juste sensation d'être à bord d’un engin qui fonce à travers l’espace sous le regard d’étoiles inaccessibles.

C’est notre perception de notre place dans l’univers qui en est définitivement modifiée.

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Rédigé par David

Publié dans #Astres

Publié le 13 Août 2016

Jeudi 11 et vendredi 12 août 2016, un beau rapprochement entre la planète Saturne, située dans la constellation d’Ophiuchus, la planète Mars et l’étoile supergéante Antarès, situées au « Cœur du Scorpion », recevait la visite d’un premier quartier de Lune et de la station spatiale internationale ISS.

Vision dramatique du passage de l'ISS à proximité de la Lune, Mars, en bas dans les feuillages, Saturne, à gauche, depuis la région du Perche, le jeudi 11 août 2016 à 23h18mn heure locale.

Vision dramatique du passage de l'ISS à proximité de la Lune, Mars, en bas dans les feuillages, Saturne, à gauche, depuis la région du Perche, le jeudi 11 août 2016 à 23h18mn heure locale.

Antarès – littéralement « Comme Arès », le dieu de la guerre - se trouvait donc près de sa planète jumelle, le plus brillant des astres dans cette région du ciel (magnitude -0,4) à ce moment-là, mais errant à 117 millions de kilomètres de la Terre.

Mars, depuis son opposition périhélique du mois de mai dernier, s’éloigne donc, mais reste visible avec un diamètre apparent de 12’’ d’arc pendant cet été.

Il faudra attendre deux ans, fin juillet 2018, pour s’en rapprocher à nouveau, et la voir avec un diamètre apparent double de ce soir.

Dans un ciel encore voilé, qui ne se dégagera totalement qu’en seconde partie de nuit, quatre heures après le coucher du soleil, les nuages glacés donnaient une vision spectaculaire au-dessus de l’horizon, la Lune, par effet de transparence, en révélant les détails, la finesse ou bien l’épaisseur des textures.

Nouveau passage de l'ISS à proximité de la Lune dominant le triangle Saturne-Mars-Antarès, le vendredi 12 août 2016 à 22h25mn heure locale,

Nouveau passage de l'ISS à proximité de la Lune dominant le triangle Saturne-Mars-Antarès, le vendredi 12 août 2016 à 22h25mn heure locale,

Puis vint le passage de la Station Spatiale Internationale, la plus grande structure humaine en orbite autour de la Terre, qui accueille un équipage permanent de six astronautes américains, russes et japonais.

Elle traça en quelques minutes un arc très lumineux semblant provenir du Soleil pour aller se perdre dans l’ombre de la Terre, une fois ces planètes au couchant dépassées.

Le vendredi soir, dans des conditions météorologiques plus claires, la Lune se trouvait encore à proximité de ce rapprochement, et la Station spatiale renouvela son passage, pour le survoler plus haut dans le ciel, en étant encore plus brillante.

Détails de la mer des pluies (Mare Imbrium), entourée, au sud, du cratère Erathostène, d'où part la chaîne des Appenins (5500m). Au centre, bien visible, le cratère Archimède (85km de diamètre), et au nord, le cratère Platon d'où part la chaîne des Alpes (3600m).

Détails de la mer des pluies (Mare Imbrium), entourée, au sud, du cratère Erathostène, d'où part la chaîne des Appenins (5500m). Au centre, bien visible, le cratère Archimède (85km de diamètre), et au nord, le cratère Platon d'où part la chaîne des Alpes (3600m).

Photographies réalisées avec un appareil numérique Panasonic Lumix DMC-FZ72 de focales 20 à 1200 mm.

Lire également Les Perséïdes - Etoiles filantes de la comète Swift-Tuttle -  11 et 12 août 2016 et Alignement Saturne-Mars-Antarès-Palais Garnier du 24 août 2016

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Rédigé par David

Publié dans #Astres

Publié le 8 Mai 2016

Transit de Mercure devant le soleil, le lundi 09 mai 2016

Lundi 09 mai, de 13h12 à 20h42, heures de Paris, la planète Mercure passe lentement devant le Soleil.

Ce phénomène rare, qui se produit environ quatorze fois par siècle, est visible au moins partiellement par les trois quarts de la planète, et totalement à Paris en 2016.

Mercure, avec son diamètre de 4879 kilomètres, est située, ce jour-là, à 55% de la distance Terre-Soleil, soit 83 millions de kilomètres de la Terre.

Carte du Transit de Mercure devant le Soleil du 09 mai 2016 (xjubier.free.fr)

Carte du Transit de Mercure devant le Soleil du 09 mai 2016 (xjubier.free.fr)

Son apparence, à la surface du Soleil (1.391.400 km), est alors identique à celle d’un point noir de 1 mm de diamètre sur un disque de 15,7 cm, soit un diamètre apparent 5 fois inférieur à celui de Vénus passant devant notre étoile.

Transit de Vénus devant le Soleil du 08 juin 2004

Transit de Vénus devant le Soleil du 08 juin 2004

Les prochains transits de Mercure auront lieu le 11 novembre 2019 (première partie visible depuis Paris avant le coucher du Soleil), puis le 13 novembre 2032 (visibilité totale à Paris à partir du lever du Soleil).

 

Photographies à venir si les conditions météorologiques le permettent…

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Rédigé par David

Publié dans #Astres

Publié le 21 Février 2016

Eclipse totale de soleil du mercredi 09 mars 2016 en Indonésie

Ce sera donc l’éclipse la plus longue des 5 prochaines années (3mn15 s aux Moluques du Nord), qui débutera à l’ouest de l’île indonésienne de Sumatra, la région de Bengkulu plus précisément, pour remonter sur le sud de Bornéo, traverser les Célèbes, puis les Moluques, pour poursuivre à travers le Pacifique une course où l’ombre de la Lune frôlera les Atolls américains Wake et Midway.

Carte en projection stéréographique avec courbes de demi-durée (Xavier Jubier)

Carte en projection stéréographique avec courbes de demi-durée (Xavier Jubier)

Au petit matin, dès 7h19mn (heure de Djakarta, soit 01h19m du matin à Paris), l’éclipse sera totale à 15° au-dessus de l’horizon Est de Sumatra, et culminera à 50° haut dans le ciel à Ternate, à 7h51mn. La trace de l'ombre couvrira alors 145 km de large.

Seulement 30 minutes d’éclipse pour l’Indonésie, en pleine saison des pluies, avec moins d’une chance sur cinq que le ciel ne soit pas obstrué par la couverture nuageuse, cette éclipse est aussi celle qui a le moins de chance d’être visible au cours des 5 prochaines années.

L'ombre de la Lune à 0h54mn10s TU (7h54 heure locale) aux Moluques (Xavier Jubier)

L'ombre de la Lune à 0h54mn10s TU (7h54 heure locale) aux Moluques (Xavier Jubier)

Indonésie – Sumatra, durée 2mn 05, grandeur 1,01622, largeur 115 km, hauteur sur l’horizon 19°, Météo : 10% Soleil

Indonésie – Moluques du Nord, durée 3mn 15 mn, grandeur 1,02034, largeur 145 km, hauteur 48°, Météo : 20% Soleil

Lire également Les éclipses de soleil dans le monde de 2016 à 2020

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Rédigé par David

Publié dans #Astres, #Eclipse

Publié le 5 Décembre 2015

Samedi 05 décembre, avant les lueurs de l’aube, la clarté du ciel permettait d’admirer un alignement de trois planètes autour de la Lune, le long d’un des bras de la constellation de la Vierge.

En partant de Vénus, la planète la plus brillante et la plus basse sur l’horizon, située proche de l’étoile Spica, le regard passait sur Mars, puis le croissant de Lune, et enfin, au plus haut, Jupiter.

Rapprochement Vénus-Mars-Lune-Jupiter - Focale 44mm - Iso 400 - Tpose 8s

Rapprochement Vénus-Mars-Lune-Jupiter - Focale 44mm - Iso 400 - Tpose 8s

148 millions de kilomètres à la Terre pour Vénus, 290 millions pour Mars et 820 millions pour Jupiter, cette observation était aussi l’occasion de montrer ce que l’on peut saisir de ce spectacle avec un appareil photo numérique posé sur un simple pied non motorisé.

Depuis une ville autant noyée par la pollution lumineuse que Paris, toutes les étoiles de magnitude inférieure à 4 sont visibles – il s’agit des étoiles au minimum 6 fois plus brillantes que les plus faibles étoiles visibles à l’œil nu sous un ciel de campagne pur.

De gauche à droite : Callisto, Ganymède, Europe et Jupiter - Focale 1200mm - Iso 400 - Tpose 1s

De gauche à droite : Callisto, Ganymède, Europe et Jupiter - Focale 1200mm - Iso 400 - Tpose 1s

Et, à partir d’un zoom optique de 1200mm, trois des quatre gros satellites de Jupiter, Callisto, Ganymède et Europe étaient parfaitement visibles, le quatrième, Io, étant trop proche du disque de la planète pour être repérable.

Il y a vingt ans, d’aucun n’aurait imaginé que les techniques grand-public permettraient de prendre des clichés astronomiques dans des conditions aussi rudimentaires.

Lundi 07 décembre 2015 - Vénus (en bas à gauche) est approchée par la Lune

Lundi 07 décembre 2015 - Vénus (en bas à gauche) est approchée par la Lune

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Rédigé par David

Publié dans #Astres

Publié le 9 Octobre 2015

Rapprochement Jupiter-Mars-Lune-Vénus du 09 octobre 2015

 

Vendredi 9 octobre, dans les lueurs de l’aube, a lieu un des plus beaux rapprochements planétaires de l’année.

 

Jupiter - Mars - la Lune - Vénus, et, au dessus de cet ensemble, Régulus. Heure 7h12. Tpose : 2,5s

Jupiter - Mars - la Lune - Vénus, et, au dessus de cet ensemble, Régulus. Heure 7h12. Tpose : 2,5s

La Lune, après son éclipse du 28 septembre, approche de son apogée à 401.540 km de la Terre, dont elle n’est plus qu’à 4 jours de sa transformation en Nouvelle Lune, près du Soleil.
Et ce matin, Jupiter, Mars et Vénus l’accompagnent, sous le regard de Régulus, l’étoile principale de la constellation du Lion.

Et si les deux planètes les plus brillantes ont le même diamètre apparent (30’’ d’arc), Jupiter est à plus de 930 millions de kilomètres de la Terre, alors que Vénus n’en est, si l’on peut dire, qu’à 84 millions de kilomètres.

Jupiter - Mars - la Lune - Régulus et Vénus. Heure 7h14. Tpose 6s. Des étoiles de magnitudes respectives 3,8 et 4,3 sont visibles près de Mars et Vénus. Très belle lumière cendrée qui illumine les mers sombres de la Lune, plongées dans l'ombre.

Jupiter - Mars - la Lune - Régulus et Vénus. Heure 7h14. Tpose 6s. Des étoiles de magnitudes respectives 3,8 et 4,3 sont visibles près de Mars et Vénus. Très belle lumière cendrée qui illumine les mers sombres de la Lune, plongées dans l'ombre.

Petit disque réduit à 4’’ d’arc de diamètre, Mars, avec ses 350 millions de kilomètres de distance à la Terre, n’est pas un objet visuellement intéressant à observer pour l’instant. Cependant, elle ne sera plus qu'à 0,5° d'écart de Jupiter, le samedi 17 octobre prochain.

Et dimanche 11 au matin, vers 7h, la Lune entrera dans la constellation de la Vierge pour être au chevet de Mercure, à seulement 2 degrés d’arc.

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Rédigé par David

Publié dans #Astres

Publié le 28 Septembre 2015

Eclipse Totale de Lune du 28 septembre 2015

Très attendue, cette éclipse totale de Lune a pu être observée depuis l'ensemble du continent américain, l'Europe et l'Afrique. Seuls les habitants de l'Asie et de l'Australie n'ont pu la voir.

Eclipse Totale de Lune du 28 septembre 2015 vue depuis Paris

Elle avait la particularité de se produire au passage de la Lune à son périgée, c'est à dire à sa distance la plus proche de la Terre, soit 354.000 km, rendant ainsi son éclat plus impressionnant.

Entrée dans l'ombre (3h07)

Entrée dans l'ombre (3h07)

A Paris, dans un ciel totalement dégagé, la Lune est entrée dans la pénombre de la Terre à 2h11mn - la pénombre est la région de l'Espace où le Soleil paraît partiellement éclipsé par la Terre.

Photomontage de l'avancée de l'ombre à 3h21, 3h39 et 3h45

Photomontage de l'avancée de l'ombre à 3h21, 3h39 et 3h45

C'est ensuite à partir de 3h07mn que la Lune a commencé à entrer dans l'ombre de la Terre, zone depuis laquelle le Soleil paraît totalement éclipsé par notre planète.

Les dernières minutes avant la totalité à 4h et 4h07 (Temps de poses de 1/2s et 1s, Iso 200)

Les dernières minutes avant la totalité à 4h et 4h07 (Temps de poses de 1/2s et 1s, Iso 200)

Puis, à 4h11mn, la Lune s’est trouvée intégralement dans l’ombre, ce qui signifie que depuis son sol, on pouvait y observer une Eclipse Totale de Soleil qui allait durer 1h12mn.

Enfin, à partir de 5h23mn, la Lune a progressivement quitté la zone d’ombre jusqu’à 6h30.

La totalité à 4h30 (Temps de pose de 4s, Iso 200). Les étoiles faibles du Poisson sont visibles.

La totalité à 4h30 (Temps de pose de 4s, Iso 200). Les étoiles faibles du Poisson sont visibles.

Cet évènement était absolument fabuleux à suivre que ce soit à l’œil nu ou aux jumelles.

A l’œil nu, dès l’approche de la totalité, la Lune donnait l’impression de devenir un anneau d’un rouge éclatant, car les mers, c'est-à-dire les plaines situées sur sa face dirigée vers nous, devenaient plus sombres que le bord lunaire. La surbrillance de ce contour était d’une beauté naturellement magique.

Au maximum de l'ombre à 4h46 (Temps de pose de 1,3s)

Au maximum de l'ombre à 4h46 (Temps de pose de 1,3s)

En revanche, aux jumelles, cette impression lumineuse s’estompait, car l’augmentation de lumière induite avait tendance à uniformiser les coloris d’ensemble en une nimbe rouge-orangée, faisant alors apparaître les petites étoiles de faible magnitude (entre 7 et 8) de la constellation du Poisson environnant l’astre sélène.

5h04, à 20 minutes de la fin de la totalité (Temps de pose de 1,3 s)

5h04, à 20 minutes de la fin de la totalité (Temps de pose de 1,3 s)

Ce spectacle s’est déroulé au-dessus de la ville encore endormie, par une température clémente, et dans un calme hors du temps.

Photomontage jusqu'à la fin de la totalité, à 5h11, 5h22, 5h24 et 5h25 (Temps de poses de 1s et 1/2s)

Photomontage jusqu'à la fin de la totalité, à 5h11, 5h22, 5h24 et 5h25 (Temps de poses de 1s et 1/2s)

Les deux prochaines éclipses de Lune visibles à Paris auront lieu le 27 juillet 2018 – la Lune se lèvera à 21h30 totalement éclipsée et le restera jusqu’à 23h15, à près de 405.000 km de la Terre -, puis le 21 janvier 2019, entre 5h40 et 6h43, à 355.000 km de la Terre, mais dans des conditions inévitablement hivernales.

Photomontage de la sortie de l'ombre à 5h27 et 5h37 (Temps de poses de 1/8s et 1/15s)

Photomontage de la sortie de l'ombre à 5h27 et 5h37 (Temps de poses de 1/8s et 1/15s)

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Rédigé par David

Publié dans #Astres, #Eclipse