Publié le 26 Avril 2026

Satyagraha (Philip Glass –
5 septembre 1980, Stadsschouwburg de Rotterdam)
Livret de Constance DeJong 
d’après la Bhagavad-Gītā
Répétition générale du 04 avril et représentation du 14 avril 2026
Palais Garnier

Chanteurs : Anthony Roth Costanzo, Ilanah Lobel-Torres, Davóne Tines, Adriana Bignagni Lesca, Olivia Boen, Deepa Johnny, Amin Ahangaran, Nicky Spence, Nicolas Cavallier.

Danseurs : Alexander Bozinoff, Lorrin Brubaker, Jeremy Coachman, Jonathan Fredrickson, Marion Gautier de Charnacé, Héloïse Jocqueviel, Awa Joannais, Payton Johnson, Rachel McNamee, Adrien Ouaki, Mermoz Melchior, Ido Toledano

Direction musicale Ingo Metzmacher
Mise en scène et chorégraphie Bobbi Jene Smith et Or Schraiber (2026)
Entrée au répertoire

Diffusion en direct le vendredi 24 avril 2026 à 19h30 sur Paris Opera Play, la plateforme de l’Opéra national de Paris, puis sur France Musique le 23 mai 2026 à 20h dans l’émission  Samedi à l’Opéra présentée par Judith Chaine.

Après la réussite d'‘Einstein on the Beach’ qui avait enthousiasmé le Festival d’Avignon en 1976, et que le public parisien a pu redécouvrir au Théâtre du Châtelet en 2014, Philip Glass choisit Gandhi comme sujet de son second opéra, en partant d’un livret écrit en sanskrit par la romancière américaine Constance DeJong

Anthony Roth Costanzo

Anthony Roth Costanzo

Créé à Rotterdam en 1980, ‘Satyagraha ‘ évoque l’esprit du Mahatma Gandhi lors de son premier voyage à l’étranger qui l’amènera à rejoindre l’Afrique du Sud à l’âge de 24 ans.
Mais dans ce pays qui se sentait envahi par les Indiens, Gandhi découvrit les discriminations et s’engagea pour défendre la citoyenneté de ses compatriotes, d’autant plus qu’ils étaient réprimés violemment.

L’aboutissement de sa lutte contre les gouvernements autoritaires se résolut dans le Satyagraha, ‘la force née de la vérité et de l'amour ou non-violence’, où il prôna la nécessité de créer une force non violente par la patience tout en préservant le cœur de chacun et sa propre force d’amour.

Cette doctrine de 'désobéissance civile' élaborée à partir de 1907, pour s’opposer à toute loi raciste, deviendra un outil majeur de Gandhi pour obtenir l’indépendance de l’Inde face aux Britanniques et déjouer la loi du plus fort.

Jonathan Fredrickson

Jonathan Fredrickson

Et dans l’opéra de Philip Glass, la première partie se réfère à Tolstoï avec qui, dès 1909, Gandhi échangea une correspondance sur le sens de son engagement non-violent, la seconde partie évoque Tagore, philosophe indien qui soutint également la lutte pour l’indépendance de l’Inde, et la dernière partie est dédiée à Martin Luther King, dit le ' Gandhi américain'.

'Satyagraha' - Acte I

'Satyagraha' - Acte I

La musique de Philip Glass n’est pas étrangère au Palais Garnier puisqu’elle fut jouée pour la première fois en 1991 à l’occasion de l’entrée au répertoire du ballet de Jérôme Robbins, ‘Glass pieces’. En revanche, il s’agit du premier opéra du musicien américain a être représenté scéniquement à l’Opéra de Paris, une conséquence de la ligne programmatique que déroule Alexander Neef en invitant régulièrement des compositeurs anglo-saxons vivants, tels John Adams, Thomas Adès, et Tyshawn Sorey la saison prochaine, compositeurs qui appartiennent à notre monde et qui abordent donc des sujets qui nous touchent plus directement.

Anthony Roth Costanzo, Deepa Johnny, Adriana Bignagni Lesca, Davóne Tines

Anthony Roth Costanzo, Deepa Johnny, Adriana Bignagni Lesca, Davóne Tines

En confiant cette nouvelle production de ‘Satyagraha’ aux chorégraphes Bobbi Jene Smith et Or Schraiber, artistes en résidence au sein de la compagnie L.A Dance Project dirigée par Benjamin Millepied, les créateurs de ‘Pit’ en 2023, il s’agit aussi d’attirer un public plus large que le public lyrique traditionnel, possiblement plus jeune et qui n’est pas forcément passionné d’opéra.

Visuellement, l’espace scénique du Palais Garnier est dégagé au point de lui donner l’apparence d’un lieu anonyme, une sorte de salle de répétition flanquée de deux promontoires où sont installés Tolstoï, Tagore, Martin Luther King et Gandhi, observateurs silencieux. L’esprit qu’ils représentent est ainsi présent, mais le propos s’abstrait du contexte historique pour mettre en scène la résistance à l’oppression de façon plus ouverte et universelle, à travers une réponse fortement ritualisée.

Adriana Bignagni Lesca

Adriana Bignagni Lesca

Il est très impressionnant d’admirer Anthony Roth Costanzo, homme d’apparence frêle - qui est aussi, dans la vie, le directeur artistique de l’opéra de Philadelphie -, se tenir seul face à des hommes armés, exécutant froidement tout rebelle au système. Sa voix de contre-ténor, plus aiguë que l’écriture originelle du rôle conçue pour un ténor, accentue la sensation de fragilité et l’aspect plaintif, voir pleurant, de son chant. 

Et si, initialement, les danseuses ont une gestuelle déplorative en phase avec l’âme du guide, les danseurs, eux, sont surtout sollicités pour extérioriser cette violence inhérente aux groupes humains. Parmi eux, deux jeunes représentent cette vitalité combative comme si la chaîne de transmission d’un virilisme conformiste avait une emprise imparable. Car la violence n’est pas seulement du côté du pouvoir, elle est aussi présente dans le cœur de chaque personne, et à travers ces confrontations, la réflexion qui émerge en montrant une certaine confusion est qu’ une autre attitude doit émerger pour éviter de surréagir.

Anthony Roth Costanzo et Deepa Johnny

Anthony Roth Costanzo et Deepa Johnny

Dans le second acte, violent dans sa première partie où le chanteur principal est durement malmené autour d’une simple table, le chœur de l’Opéra de Paris est très impressionnant dans sa façon de tenir le rythme des rires machiavéliques qui le rendent complice du système oppressif. 

Le travail sur les ambiances lumineuses qui créent une impressive atmosphère crépusculaire faite de jeux d’ombres, et qui rendent même certains tableaux plus intimes, est l’un des points forts de ce spectacles qui attire le spectateur dans des noirceurs d’où, pourtant, la lumière surgit.

'Satyagraha' - Acte II

'Satyagraha' - Acte II

A travers les interventions féminines, notamment celle d’Adriana Bignagni Lesca, prête à se battre avec la vie, s’opère la transformation de Gandhi, d’abord dépouillé d’une partie de ses vêtements, avant qu’il ne devienne le chef de file d’une marche lente et solennelle qui entraîne les femmes au son des vents et cordes virevoltants. Puis, en suivant une danse en farandole, ce second acte s’achève sur une musique réflexive baignée du son des violons lancinants, musique qui sera popularisé par la musique du film de Stephen Daldry, ‘The Hours’, pour lequel Philip Glass a écrit en 2002 la bande son en s’inspirant de plusieurs de ses pièces. 

C’est alors le moment du pardon à ceux qui avaient cédé à la violence, le temps du dépôt des armes, afin que les gestes deviennent simplement bienveillants.

'Satyagraha' - Acte III

'Satyagraha' - Acte III

Et quel magnifique début de troisième acte lorsque le chœur, d’une élégie absolue, chante à capella depuis les couloirs des loges les plus hautes, enveloppant la salle du Palais Garnier faiblement éclairée dans une saisissante irréalité. Sur fond bleuté qui invite à l’apaisement, à l’instar de l’écriture musicale qui prolonge les notes en faisant varier subtilement leur hauteur, les mouvements lents deviennent circulaires, s’agissant dorénavant de baigner dans un état imperturbable qui permet à chacun de tendre à la réconciliation. 

Adriana Bignagni Lesca, Mermoz Melchior, Awa Joannais, Ching-Lien Wu, Ingo Metzmacher, Anthony Roth Costanzo, Amin Ahangaran et Jonathan Fredrickson

Adriana Bignagni Lesca, Mermoz Melchior, Awa Joannais, Ching-Lien Wu, Ingo Metzmacher, Anthony Roth Costanzo, Amin Ahangaran et Jonathan Fredrickson

Ingo Metzmacher est un grand défenseur du répertoire des XXe et XXIe siècles, mais n’est pas familier de la musique de Philip Glass. Il démontre pourtant une rigoureuse maîtrise de la synchronisation entre chœur, mouvement des danseurs et clarté orchestrale, et tend aussi à donner de la netteté aux variations de rythmes et de couleurs, de façon à éviter un flou orchestral qui pourrait sinon très vite s’instaurer.

L’immense succès de ce spectacle, qui est le miroir d’un monde où la violence semble prise dans un engrenage sans fin, traduit la réussite d’un engagement qui consiste, pour la première institution lyrique nationale, à défendre les valeurs qui lui tiennent à cœur sous le regard le plus international possible.

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Publié le 19 Avril 2026

Das Rheingold (Richard Wagner –
Munich, le 22 septembre 1869)
Représentation du 01 avril 2026
Osterfestspiele Salzburg
Felsenreitschule

Wotan Christian Gerhaher
Donner Gihoon Kim
Froh Thomas Atkins
Loge Brenton Ryan
Alberich Leigh Melrose
Mime Thomas Cilluffo
Fasolt Le Bu
Fafner Patrick Guetti
Fricka Catriona Morison
Freia Sarah Brady
Erda Jasmin White
Woglinde Louise Foor
Wellgunde Yajie Zhang
Floßhilde Jess Dandy

Direction musicale Kirill Petrenko
Mise en scène Kirill Serebrennikov (2026)
Berliner Philharmoniker                                                 
Jasmin White (Erda)

Inauguré le 19 mars 1967 avec ‘Die Wälkure’ mis en scène et dirigé par Herbert von Karajan, avec Jon Vickers, Martti Talvela, Thomas Stewart, Gundula Janowitz, Christa Ludwig et Régine Crespin en solistes principaux, galvanisés par le Philharmonique de Berlin, le Festival de Pâques de Salzbourg célébrera en 2027 ses 60 ans avec une nouvelle production du volet le plus célèbre du ‘Ring’ de Richard Wagner, qui s’inscrira plus largement dans la réalisation d’une nouvelle Tétralogie, la 3e après celle d' Herbert von Karajan (1967/1970) et celle de Stéphane Braunschweig (2007/2010) dirigée par Sir Simon Rattle.

Et en cette année 2026, la nouvelle production de ‘Rheingold’ est aussi l'occasion de fêter le retour du Philharmonique de Berlin à Salzbourg qui, sous la baquette de Kirill Petrenko, n’a pas manqué de démontrer à quel point il règne en maître absolu sur les grands paysages wagnériens.

Das Rheingold (Petrenko Berliner Philharmoniker Serebrennikov) Salzburg

On retrouve en effet avec sidération la précision théâtrale millimétrique, d’une netteté imparable, que sait si bien insuffler le chef d’orchestre russo-autrichien, une densité magmatique au lustre orchestral d’une puissance maîtrisée qui se double d’une mobilité dynamisante où les enlacements ensorcelants de cordes et de vents créent des effets de superposition d’une complexité telle que l’espace sonore en devient irréel.

Rien que pour ressentir ce grand geste magicien qui, de plus, accorde chaque interprète au drame avec la même rigueur indicative, il faut entendre cette interprétation qui forme le nerf de la mise en scène de Kirill Serebrennikov.

Brenton Ryan (Loge) et Leigh Melrose (Alberich) - photo Frol Podlesnyi

Brenton Ryan (Loge) et Leigh Melrose (Alberich) - photo Frol Podlesnyi

Pour ce prologue, le metteur en scène russe présente l’humanité aux prémisses de son existence, en premier lieu à travers un très beau film noir et blanc montrant Alberich sous forme d’un être humain primitif fuyant, seul et nu, dans un paysage désertique, le visage peint de manière très esthétique, la première manifestation d’une identité. Ces images évoquent inévitablement ‘La Guerre du feu’ de Jean-Jacques Annaud (1981), film adapté du roman de J.-H. Rosny ainé.

Sur scène, l’espace très étiré et peu profond de la Felsenreitschule recrée également ce paysage lunaire formé de lave vitrifiée et surmontée, au centre, par ce qui ressemble aux vestiges d’une civilisation disparue – quelques colonnes tronquées témoignent d’un savoir-faire passé sophistiqué -, et un habile jeu d’éclairages profile les formes de ce décor pour projeter des ombres qui l’enrichissent et lui donnent du volume.

Christian Gerhaher (Wotan) - photo Frol Podlesnyi

Christian Gerhaher (Wotan) - photo Frol Podlesnyi

L’Or tant convoité n’est pas dans cette production un amas de métal précieux, mais un imposant bloc de glace dont Alberich réussira à en prendre un échantillon, comme si la première richesse était celle d'une eau venue initialement des fins fonds du système solaire, et qui en tombant sur Terre aurait initié la vie.

Les différents groupes humains, géants ou nains, sont représentés avec des costumes, colliers, bracelets, fourrures, et s’y mêlent des acteurs et danseurs, pour certains noirs, qui accentuent cette impression que ce retour aux origines se déroule sur le continent originel, l’Afrique.

Kirill Petrenko

Kirill Petrenko

Wotan, vêtu d’une toge blanche qui laisse poindre le commencement d’un nouveau berceau civilisationnel évolué, apparaît comme celui qui cherche à fédérer toutes ces tribus en construisant une croyance de référence qui se matérialisera au final par un splendide anneau formé d’une constellation de neuf divinités sculptées comme dans un camée, symbole de l’achèvement spirituel d’un nouveau monde.

Il s’agit d’une vision qu’il faut rapprocher de celle de Tobias Kratzer à Munich, qui a présenté un ‘Rheingold’ où cette nouvelle religion s’avère plutôt factice.

Le Bu, Catriona Morison, Kirill Petrenko et Christian Gerhaher

Le Bu, Catriona Morison, Kirill Petrenko et Christian Gerhaher

Excellemment dirigés, les solistes forment un ensemble unifié de façon convaincante, et se démarquent surtout Christian Gerhaher, qui dépeint un Wotan saillant et d’une inhabituelle clarté, ainsi que d’une grande éloquence ennoblie par la qualité de son timbre agréablement poétique, l’Alberich de Leigh Melrose, acerbe et perçant, d’une mobilité rampante tonique, le Loge au langage vocal droit de Brenton Ryan, les géants Fasolt et Fafner très bien assortis et facilement dissociables sous les traits respectifs de Le Buet et Patrick Guetti, et surtout l’Erda somptueusement profonde de Jasmin White.

Enfin, Louise Foor, Yajie Zhang, Jess Dandy incarnent trois filles du Rhin au chant fort enthousiaste dans la largeur de cette salle dont le fond de scène rocheux ajoute à l’impression primitive de ce spectacle, surprenant du début à la fin, qui s'apprécie de façon introspective.

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Publié le 13 Avril 2026

Présentation de la saison Lyrique 2026 / 2027 de l’Opéra national de Paris
Le vendredi 27 mars 2026 à l’Hotel Intercontinental Paris Le Grand

Programme de la saison Lyrique 2026 / 2027 de l’Opéra de Paris

Le jeudi 26 mars 2026 à 12h00, la sixième saison d’Alexander Neef à la direction de l’Opéra national de Paris a été officiellement dévoilée au grand public sur le site internet de l’institution.

La saison 2026 / 2027 comprend ainsi 4 nouvelles productions maison et 2 nouvelles productions adaptées respectivement de l’Opéra d’Amsterdam et du Festival d’automne de Baden-Baden, dont 1 création mondiale et 1 nouveauté pour le répertoire, et 10 reprises auxquelles vont se joindre les deux reprises de la Tétralogie de Richard Wagner, ‘Der Ring des Nibelungen’, sous forme de festival.

Aux 19 œuvres scéniques jouées dans les grandes salles, s’ajouteront également une production de l’Académie de l’Opéra de Paris qui sera représentée à l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet.

Au total, 170 représentations lyriques seront ainsi données, soit 12 de moins que la précédente saison, alors que le ballet proposera 195 représentations, en prenant en compte les spectacles de l’école de danse, à l’identique de cette saison. Le ballet conserve donc un avantage significatif sur le lyrique, d’autant plus que José Martinez a préparé une impressionnante programmation tournée vers des langages chorégraphique modernes qui risque de créer un engouement rendant encore plus difficile de trouver des places.

José Martinez (Directeur de la Danse de l'Opéra de Paris) et Alexander Neef (Directeur général de l'Opéra de Paris)

José Martinez (Directeur de la Danse de l'Opéra de Paris) et Alexander Neef (Directeur général de l'Opéra de Paris)

Quant à la baisse du nombre de représentations lyriques, elle est surtout due au temps de répétition nécessaire au ‘Ring’ qui limite à Bastille les représentations publiques au cours du mois d’octobre qui précède le Festival.

Ainsi, si le nombre de soirées lyriques à Bastille reste stable (120), il est en baisse à Garnier de par la nécessité d’y laisser plus de places aux soirées chorégraphiques.

Néanmoins, les chiffres sont bons, la saison 2024/2025 ayant atteint 94 % de taux de fréquentation, dont 43 % de billets vendus au moins de 40 ans, et le mécénat a contribué à hauteur de 31 M€, soit 12 % du budget total de l’Opéra.
L’année 2025 a donc bien permis la consolidation de la trajectoire de croisière de l’Opéra de Paris.

La salle de Bal de l'Opéra de l'Hotel Intercontinental Paris Le Grand lors de la présentation de la Saison 2026 / 2027 de l'Opéra national de Paris

La salle de Bal de l'Opéra de l'Hotel Intercontinental Paris Le Grand lors de la présentation de la Saison 2026 / 2027 de l'Opéra national de Paris

En terme de répertoire, si aucune œuvre historique du répertoire de l’Opéra de Paris ne fera son retour sur scène cette saison, trois nouvelles productions d’ouvrages parmi les 40 les plus représentés vont contribuer à en renouveler le regard, ‘Idomeneo’ par Wajdi Mouawad, ‘Werther’ par Robert Carsen, et ‘Don Giovanni’ par Louisa Proske.

Par ailleurs, après Thomas Adès, John Adams et Philip Glass, un quatrième compositeur anglo-saxon sera invité à l’Opéra de Paris, Tyshawn Sorey, qui viendra lui même diriger ‘Perle Noire’, créé en 2016, dans une mise en scène de Peter Sellars.

La première création mondiale directement initiée par Alexander Neef, ‘Miroir de nos peines’, basée sur l’œuvre littéraire française éponyme de Pierre Lemaitre (2020), sur une musique d’Hèctor Parra, renforcera encore un peu plus le lien de l’institution avec son époque et son devoir de mémoire.

Présentation du calendrier prévisionnel des grands travaux qui concerneront les 4 bâtiments de l'Opéra national de Paris de 2025 à 2037

Présentation du calendrier prévisionnel des grands travaux qui concerneront les 4 bâtiments de l'Opéra national de Paris de 2025 à 2037

Il y aura cependant pas moins de cinq récitals lyriques donnés à Garnier, dont trois interprétés respectivement par Lise Davidsen, Diana Damrau et Piotr Beczała, et deux Galas, dont l’un dédié à Régine Crespin, et le second donné par les jeunes artistes de l’Académie.

Et comme chaque année, les équipes de communication de l’Opéra de Paris ont préparé un ensemble d’interviews de metteurs en scène, Louisa Proske, Robert Carsen, Wajdi Mouawad, Peter Sellars …ou même d’un compositeur actuel, Hèctor Parra.

Enfin, à l'occasion de la présentation au Grand Hôtel, les lauréats des prix de l'AROP 2024/2025 ont été récompensés, Nine Seropian et Lorenzo Lelli pour les Prix de la Danse, et Amandine Portelli et Luis-Felipe Sousa pour les Prix Lyriques – seuls les jeunes interprètes masculins ont toutefois pu se libérer pour la cérémonie.

Remise des prix de l'AROP 2024/2025 à Luis-Felipe Sousa et Lorenzo Lelli

Remise des prix de l'AROP 2024/2025 à Luis-Felipe Sousa et Lorenzo Lelli

Les nouvelles productions

Götterdämmerung (Richard Wagner – 1876) – Nouvelle production
Du 09 au 18 octobre 2026 (3 représentations à l’Opéra Bastille)

Direction musicale Pablo Heras-Casado, mise en scène Calixto Bieito
Andreas Schager, Johannes Martin Kränzle, Mika Kares, Brian Mulligan, Tamara Wilson, Sinead Campbell Wallace, Eve-Maud Hubeaux, Aude Extrémo, Marie-Andrée Bouchard-Lesieur, Margarita Polonskaya, Isabel Signoret, Katharina Magiera
Œuvre jouée pour la dernière fois en public à l’opéra Bastille le 26 juin 2013 (et à huis clos le 28 novembre 2020)

Dernier volet d’un ‘Ring’ qui aborde la question de la quête du pouvoir sous l’angle technologique si prégnant dans notre monde actuel, tenue par la direction d’acteur dure et acérée de Calixto Bieito dont on attend de voir comment vont finir ces dieux dorénavant dépassés par les évènements, de nouveaux interprètes entrent en jeu à cette occasion, Johannes Martin Kränzle, Marie-Andrée Bouchard-Lesieur, Aude Extrémo et Sinead Campbell Wallace, tous entourant le couple sidérant formé par Andreas Schager et Tamara Wilson, sous la direction d’un Pablo Heras-Casado qui s’est montré particulièrement inspiré lors des deux journées précédentes.

Louisa Proske (metteuse en scène de 'Don Giovanni')

Louisa Proske (metteuse en scène de 'Don Giovanni')

Don Giovanni (Wolfgang Amadé Mozart – 1787) – Nouvelle production
Du 28 janvier au 24 juin 2027 (20 représentations à l’Opéra Bastille)

Direction musicale Finnegan Downie Dear / Stephanie Childress, mise en scène Louisa Proske
Peter Mattei / Davide Luciano, Slávka Zámečníková / Jeanine De Bique, Amitai Pati / Manase Latu, Kwangchul Youn / Alexander Tsymbalyuk, Jacquelyn Stucker / Tara Erraught, Joshua Bloom, Vartan Gabrielian / Morgan-Andrew King, Elena Villalón / Ilanah Lobel-Torres / Patricia Nolz
Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 12 octobre 2023

La dernière production d’Ivo van Hove, conçue sous le mandat de Stéphane Lissner, ayant finalement trouvé sa place au Metropolitan Opera de New-York – la version de Claus Guth jouée en 2023 n’étant que de passage pour compenser l’impossibilité de rapatrier à temps la production de l’Opéra de Paris qui avait été retenue aux États-Unis plus longtemps que prévu à cause du covid -, Alexander Neef a préféré confier un nouveau regard sur le chef-d’œuvre de Mozart à une metteuse en scène allemande installée à New-York, Louisa Proske, qui commence à gagner les plus grandes scènes du monde, et qui fera l’ouverture de la saison 2026 / 2027 du MET avec ‘Macbeth’.

Peter Mattei, Don Giovanni de référence depuis plus de 20 ans – il incarnait déjà au Palais Garnier le noble libertin en janvier 2006 dans la production de Michael Haneke -, partagera le rôle avec Davide Luciano.

Peter Sellars (metteur en scène de 'Perle Noire, Méditations pour Joséphine')

Peter Sellars (metteur en scène de 'Perle Noire, Méditations pour Joséphine')

Perle Noire : méditations pour Joséphine (Tyshawn Sorey – 2016) – Commande de l’International Contemporary Ensemble, créée au Ojai Music Festival en Californie
Nouvelle production créée au Dutch National Opera, Amsterdam en 2023
Du 09 au 19 septembre 2026 (8 représentations au Palais Garnier)

Direction musicale Tyshawn Sorey, mise en scène Peter Sellars
Julia Bullock, Tyshawn Sorey, Daniel Lippel, Alice Teyssier, Jennifer Curtis, Rebekah Heller, Travis Laplante
Entrée au répertoire

Initialement programmée en avril 2020 au Théâtre du Châtelet avant que la pandémie de covid n’oblige à reporter sa création scénique à l’Opéra d’Amsterdam 3 ans plus tard, ‘Perle Noire’ rend hommage à Joséphine Baker qui fut membre de la résistance française au cours de la Seconde Guerre mondiale, et qui apporta un fort soutien aux mouvements des droits des citoyens, elle qui fut victime de discriminations à New-York (on refusera de la servir au Stork Club en 1951).

Née comme Joséphine Baker à Saint-Louis, Missouri, Julia Bullock fera ses débuts à l’Opéra de Paris, artiste notamment connue pour avoir participé à plusieurs projets avec Peter Sellars tels ‘The Indian Queen’ (Madrid, 2013), ‘Girls of the Golden West’ (San Francisco, 2017) ou bien ‘El Niño’ (New-York – Cathedral St John the Divine, 2022).
Tyshawn Storey, le compositeur, assurera lui même la direction musicale de ‘Perle Noire’.

Robert Carsen (metteur en scène de 'Werther')

Robert Carsen (metteur en scène de 'Werther')

Werther (Jules Massenet – 1892) – Coproduction Festspielhaus Baden-Baden
Du 11 février au 12 mars 2027 (10 représentations à l'Opéra Bastille)

Direction musicale Nathalie Stutzmann, mise en scène Robert Carsen
Benjamin Bernheim / Léo Vermot-Desroches, Aigul Akhmetshina, Gordon Bintner, Sandra Hamaoui / Johanna Wallroth, Laurent Naouri, Christophe Mortagne, Franck Leguérinel
Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 04 février 2016

Grand Prix Musique du Syndicat de la Critique 2009/2010 avec Jonas Kaufmann dans le rôle titre, sous la direction de Michel Plasson, la précédente production de Benoît Jacquot avait été créée à Londres en 2004 où elle fut reprise jusqu’en 2019.

Après 11 ans d’absence au répertoire de l’Opéra de Paris, ‘Werther’ revient sur la scène Bastille dans une nouvelle production de Robert Carsen qui sera sa quatorzième au sein de l’institution, 4 ans après sa création au Festival d’automne Baden-Baden.

A cette occasion, Nathalie Stuzmann fera ses débuts à l’Opéra de Paris en tant que cheffe d’orchestre après avoir dirigé un mémorable ‘Faust’ à l’Opéra de Munich au cours de la saison 2025/2026.

Mariame Clément (metteuse en scène de 'Miroir de nos peines')

Mariame Clément (metteuse en scène de 'Miroir de nos peines')

Miroir de nos peines (Hèctor Parra – 2027) – Création mondiale
Du 24 avril au 11 mai 2027 (7 représentations au Palais Garnier)

Direction musicale Ingo Metzmacher, mise en scène Mariame Clément
Vannina Santoni, Léo Vermot-Desroches, Leigh Melrose, Laurent Naouri, Jérôme Boutillier, Marie-Andrée Bouchard-Lesieur, Bastien Rimondi, Eugénie Joneau, Julie Boulianne, Yann Beuron
Entrée au répertoire

Prix Goncourt 2013 avec ‘Au revoir là-haut’, premier volet d’un cycle romanesque sur l’entre-deux-guerres, le romancier et scénariste français Pierre Lemaitre a poursuivi sa trilogie avec ‘Les enfants du désastre’, puis ‘Miroir de nos peines’ qui sera consacré à l’exode de 1940.
Sur la base de ce dernier opus littéraire, Alexander Neef a confié au compositeur espagnol Hèctor Parra, qui fut enseignant attaché au Cursus en informatique musicale de l'Ircam de 2013 à 2017, la création de cet ouvrage lyrique qui sera sa huitième œuvre scénique.

Et si pour ses deux dernières créations, ‘Orgia’ (2023), composée sur un livret de Pier Paolo Pasolini, et ‘Les Bienveillantes’ (2019), inspirée du roman de Jonathan Littell, il s’était associé au metteur en scène catalan Calixto Bieito, ce sera cette fois Mariame Clément qui dirigera la mise en scène, sa troisième à l’Opéra de Paris.

Wajdi Mouawad (metteur en scène d''Idomeneo')

Wajdi Mouawad (metteur en scène d''Idomeneo')

Idomeneo, re di Creta (Wolfgang Amadé Mozart – 1781) – Nouvelle production
Du 03 au 25 mai 2027 (8 représentations à l’Opéra Bastille)

Direction musicale Antonello Manacorda, mise en scène Wajdi Mouawad
Allan Clayton, Lea Desandre, Johanna Wallroth, Elsa Dreisig, Laurence Kilsby, Bergsvein Toverud, Morgan-Andrew King
Œuvre jouée pour la dernière fois au Palais Garnier le 13 février 2010

Œuvre inspirée de l’Idomeneo’ d’André Campra et entrée tardivement au répertoire de l’Opéra de Paris, il y a seulement 40 ans, le 24 juin 1987 à la salle Favart, ‘Idomeneo’ n’a pour l’instant connu que des productions qui n’ont pas tenu plus de 5 ans sur scène.

Pour faire vivre ce mythe lié à la guerre de Troie, c’est à nouveau le duo formé par Wajdi Mouawad – grand amoureux de la tragédie antique – et Antonello Manacorda – grand amoureux de la théâtralité mozartienne – qui est constitué, les deux artistes ayant collaboré avec succès, au cours de la saison 2024/2025, à la nouvelle production de ‘Pelléas et Mélisande’.

Et l’excellent équilibre entre grands solistes confirmés et jeunes interprètes prometteurs est un atout majeur de la distribution réunie.

Pablo Heras-Casado (directeur musical du 'Ring')

Pablo Heras-Casado (directeur musical du 'Ring')

Le Festival Ring

Der Ring des Nibelungen (Richard Wagner – 1869, 1870, 1876) – Nouvelle production
Du 06 au 22 novembre 2026 (2 cycles en 8 représentations à l’Opéra Bastille)

Direction musicale Pablo Heras-Casado, mise en scène Calixto Bieito (2025-2026)
Christopher Maltman, Simon O'Neill, Kwangchul Young, Gerhard Siegel, Stanislas de Barbeyrac, Günther Groissböck, Elza van den Heever, Andreas Schager, Johannes Martin Kränzle, Mika Kares, Brian Mulligan, Tamara Wilson, Sinead Campbell Wallace, Eve-Maud Hubeaux, Aude Extrémo, Marie-Nicole Lemieux, Marie-Andrée Bouchard-Lesieur, Margarita Polonskaya, Isabel Signoret, Katharina Magiera, Florent Mbia, Matthew Cairns, Juliette Morel, Louise Foor, Laura Wilde, Jessica Faselt, Ida Aldrian, Marvic Monreal, Marie-Luise Dreßen, Ilanah Lobel-Torres.
Cycle joué pour la dernière fois en public à l’Opéra Bastille du 18 au 26 juin 2013

En moins de deux ans, l’Opéra de Paris aura non seulement pu représenter les quatre volets du nouveau ‘Ring’ mis en scène par Calixto Bieto, mais également pu le jouer sous forme de deux cycles sur un peu plus de deux semaines.

En juin 2013, seul un cycle du ‘Ring’ avait été donné, mis en scène par Günter Krämer, il s’agit donc d’un enjeu inhabituel et important pour l’institution qui se déroulera face à un public en grande partie international.

Aude Accary-Bonnery (Directrice générale adjointe), Alexander Neef et José Martinez

Aude Accary-Bonnery (Directrice générale adjointe), Alexander Neef et José Martinez

Les reprises

Il Barbiere di Siviglia (Gioacchino Rossini – 1816)
Du 12 septembre au 05 novembre 2026 (14 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Jader Bignamini / François López-Ferrer, mise en scène Damiano Michieletto (2014)
Lea Desandre / Marina Viotti, Huw Montague Rendall / Andrzej Filończyk, Jack Swanson / Josh Lovell, Nicola Alaimo, Adolfo Corrado, Isobel Anthony, Amin Ahangaran, Hyunsik Zee
Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 13 juillet 2025

Grand succès rossinien repris quasiment tous les deux ans dans l’impressionnante scénographie de Damiano Michieletto qui reconstitue de façon très réaliste la vie d’un quartier populaire de Séville d’aujourd’hui, il bénéficiera cette saison de la richesse coloriste de la direction de Jader Bignamini et de deux nouvelles ‘Rosine’ sur la scène Bastille, Lea Desandre et Marina Viotti.

 

Hamlet (Ambroise Thomas – 1868)
Du 18 septembre au 09 octobre 2026 (8 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Michael Schønwandt, mise en scène Krzysztof Warlikowski (2023)
John Osborn, Adela Zaharia, Clémentine Margaine, Jean Teitgen, Julien Henric, Laurent Naouri, Manase Latu, Vartan Gabrielian, André Heyboer, Morgan-Andrew King, Bergsvein Toverud
Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 09 avril 2023

En 1863, une première version d’’Hamlet’ en 4 actes et sans ballet fut achevée sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré inspiré d'’Hamlet, Prince de Danemark’ d’Alexandre Dumas (1848), où le héros était un ténor. Mais cette première mouture ne fut pas publiée.
C’est donc pour l’Opéra de Paris que fut créée une version pour baryton en cinq actes avec ballet dont la première aura lieu le 09 mars 1868 à la salle Le Peletier.
Le 11 mars 2023, l’Opéra de Paris fit renaître sur la scène Bastille le chef-d’œuvre d’Ambroise Thomas dans une mise en scène de Krzysztof Warlikowski avec Ludovic Tézier dans le rôle titre, c’est donc la version d’origine pour ténor qui sera reprise en septembre 2026, avec John Osborn qui chante cette version depuis 2022 (Festival de Montpellier).


La Clemenza di Tito (Wolfgang Amadé Mozart – 1791)
Du 24 novembre au 25 décembre 2026 (10 représentations au Palais Garnier)

Direction musicale Harry Bicket, mise en scène Willy Decker (1997)
Pavol Breslik / Matthew Polenzani, Hanna-Elisabeth Müller, Johanna Wallroth, Emily D'Angelo, Maria Warenberg, Alex Rosen
Œuvre jouée pour la dernière fois au Palais Garnier le 13 juillet 2021

Auprès des deux nouvelles productions mozartiennes, ‘Don Giovanni’ et ‘Idomeneo’, la reprise de la production de ‘La Clemenza di Tito’ célébrera la longévité exceptionnelle d’un autre spectacle mozartien qui va approcher ses 30 ans d’existence. Une production intelligente sur les complots et la solitude du pouvoir, où la soprano Hanna-Elisabeth Müller (Vitellia) fera ses débuts à l’Opéra de Paris auprès du Sesto d’Emily D’Angelo.
L’Opéra de Paris reste la seule institution lyrique au monde à inscrire ‘La Clemenza di Tito’ parmi les 20 titres les plus représentés sur scène.

Krzysztof Warlikowski, Małgorzata Szczęśniak, Felice Ross et Denis Guéguin (équipe de production d''Hamlet')

Krzysztof Warlikowski, Małgorzata Szczęśniak, Felice Ross et Denis Guéguin (équipe de production d''Hamlet')

Turandot (Giacomo Puccini – 1926)
Du 27 novembre au 27 décembre 2026 (11 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Eun Sun Kim, mise en scène Robert Wilson (2021)
Elza van den Heever / Anna Pirozzi, Yusif Eyvazov, Adriana Gonzalez / Gabriella Reyes, Carlo Bosi, Alexander Tsymbalyuk, Biagio Pizzuti, Bergsvein Toverud, Manase Latu, Christian Rodrigue Moungoungou, Taesung Lee, Liliana Faraon, Isabelle Wnorowska-Pluchart
Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 29 novembre 2023

Reprise d’une production emblématique de l’art symboliste de Robert Wilson qui en est à sa troisième série sous la direction d’Alexander Neef, avec la chef d’orchestre coréenne Eun Sun Kim à la direction musicale, et Elza van den Heever qui a abordé pour la première fois le rôle de Turandot en avril 2026, à l’opéra de Francfort.

 

Il Trovatore (Giuseppe Verdi – 1853) - Coproduction avec le Nederlandse Opera, Amsterdam et le Teatro dell'Opera, Rome
Du 16 janvier au 27 février 2027 (13 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Timur Zangiev, mise en scène Alex Ollé (2016)
Yusif Eyvazov / Gwyn Hughes Jones, Tamara Wilson / Saioa Hernández, Quinn Kelsey / Artur Ruciński, Yulia Matochkina, Le Bu, Morgan-Andrew King, Margarita Polonskaya, Bergsvein Toverud, Fabio Bellenghi, Ook Chung
Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 17 février 2023

Cette reprise d’’Il Trovatore’ dans la production d’Alex Ollé consolidera ce chef d’œuvre de Verdi comme le 15e titre le plus joué à l’Opéra de Paris, mais il verra également les débuts du jeune chef d’orchestre russe Timur Zangiev sur la plus grande scène lyrique de France.


Katia Kabanova (Leoš Janáček – 1921) – Production Festival de Salzbourg 1998
Du 27 janvier au 13 février 2027 (7 représentations au Palais Garnier)

Direction musicale Simone Young / Aliisa Neige Barrière, mise en scène Christoph Marthaler (2004)
Corinne Winters, John Daszak, Doris Soffel, Sean Panikkar, Peixin Chen, Thomas Atkins, Seray Pinar, Marianne Chandelier, Trevor Haumschilt-Rocha, Stéphanie Loris
Œuvre jouée pour la dernière fois au Palais Garnier le 5 avril 2011

Excellente nouvelle que la reprise de ‘Katia Kabanova’ dans la production de Christoph Marthaler créée à Salzbourg en 1998 avec Angela Denoke, ce spectacle, absent du Palais Garnier depuis 15 ans, permettra de faire découvrir au public parisien Corinne Winters, soprano américaine qui défend dorénavant ce personnage sensible sur les plus grandes scènes du monde.

Angela Denoke dans 'Katia Kabanova' en 2011 (mise en scène Christoph Marthaler)

Angela Denoke dans 'Katia Kabanova' en 2011 (mise en scène Christoph Marthaler)

Lady Macbeth de Mzensk (Dmitri Chostakovitch – 1934)
Du 13 au 28 mars 2027 (6 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Ingo Metzmacher, mise en scène Krzysztof Warlikowski (2019)
Aušrinė Stundytė, Pavel Černoch, Dmitry Ulyanov, Oleksiy Palchykov, Ekaterina Sannikova, Marcel Beekman, Victoria Karkacheva, Michael Colvin, Margarita Polonskaya, Dmitry Belosselskiy, Vartan Gabrielian
Œuvre jouée pour la dernière fois à l’Opéra Bastille le 25 avril 2019

Le succès unanime de ‘Lady Macbeth de Mzensk’ en 2019 dans la production de Krzysztof Warlikowski avait permis de découvrir l’engagement jusqu’au-boutiste d’Aušrinė Stundytė dans le rôle de Katerina Lvovna Ismaïlova.

8 ans plus tard, une nouvelle chance est donnée à ce chef-d’œuvre pour faire l’évènement, à nouveau sous la direction d’ Ingo Metzmacher.

 

L’Elixir d’Amour (Gaetano Donizetti – 1832) - Coproduction avec le Royal Ballet and Opera, Covent Garden, Londres
Du 23 mars au 13 avril 2027 (8 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Evelino Pidò, mise en scène Laurent Pelly (2006)
Pretty Yende, René Barbera, Davide Luciano, Ambrogio Maestri, Isobel Anthony
Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 09 novembre 2021

Grand succès de la période ‘Gerard Mortier’, car le directeur était sensible à l’évocation de ‘Tristan et Yseult’ dans cette comédie très appréciée, Ambrogio Maestri sera à nouveau Dulcamara pour une production dont il avait inauguré la première en mai 2006.

Ingo Metzmacher et Aušrinė Stundytė dans 'Lady Macbeth de Mzensk' en avril 2019, mis en scène par Krzysztof Warlikowski

Ingo Metzmacher et Aušrinė Stundytė dans 'Lady Macbeth de Mzensk' en avril 2019, mis en scène par Krzysztof Warlikowski

Don Pasquale (Gaetano Donizetti – 1843) - Coproduction avec le Royal Ballet and Opera, Covent Garden, Londres et le Teatro Massimo, Palerme
Du 12 juin au 10 juillet 2027 (11 représentations au Palais Garnier)
Direction musicale Speranza Scappucci, mise en scène Damiano Michieletto (2018)
Olga Kulchynska, Lawrence Brownlee, Pietro Spagnoli, Vito Priante, Jian Hong Zhao
Œuvre jouée pour la dernière fois au Palais Garnier le 13 octobre 2023

Après le succès dithyrambique, cette saison, d’'Un Ballo in Maschera’ à l’opéra Bastille, la perspective de retrouver Speranza Scappucci à la direction d’une comédie donizettienne, ‘Don Pasquale’, réjouit d’avance, surtout que la soprano ukrainienne Olga Kulchynska fera son retour sur les planches du Palais Garnier.

 

Roméo et Juliette (Charles Gounod – 1867) - Coproduction avec le Teatro Real, Madrid
Du 07 juin au 10 juillet 2027 (12 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Fabien Gabel, mise en scène Thomas Jolly (2023)
Amina Edris / Nadine Sierra, Pene Pati / Juan Diego Flórez, Seray Pinar / Maria Warenberg
Maria Warenberg, Sylvie Brunet-Grupposo, Julien Henric, Matthew Goodheart, Leon Košavić, Trevor Haumschilt-Rocha, Amin Ahangaran, Jérôme Boutillier, Jean Teitgen, Vartan Gabrielian
Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 15 juillet 2023

Comme pour ‘Hamlet’, c’est à un metteur en scène shakespearien, Thomas Jolly, qu’est confiée la mise en scène de ‘Roméo et Juliette’, l'un des 12 titres les plus joués à l’Opéra de Paris jusqu’aux années 1970.

Une double distribution est associée à cette reprise dirigée par Fabien Gabel, le fils d’un ancien trompettiste de l’Orchestre de l’Opéra de Paris.

Elsa Dreisig dans 'Roméo et Juliette' en juin 2023 (mise en scène Thomas Jolly)

Elsa Dreisig dans 'Roméo et Juliette' en juin 2023 (mise en scène Thomas Jolly)

L’Académie de l’Opéra national de Paris

Ce qui brûle en silence (Claudio Monteverdi / Barbara Strozzi / Philippe Fenelon)
Du 11 au 20 mars 2027 (6 représentations à l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet)

Direction musicale Evann Loget-Raymond, mise en scène Victoria Sitjà
Artistes en résidence à l’Académie
Œuvre inédite à l’Opéra national de Paris

Inspiré de 'La Dispute' de Marivaux, le nouveau spectacle des artistes de l'Académie de l'Opéra de Paris entremêle des madrigaux de Monteverdi (1567-1643), Barbara Strozzi (1619-1677) et Philippe Fénelon (1952), dans une mise en scène de Victoria Sitjà, jeune metteuse en scène qui a collaboré à de grandes productions auprès de Robert Wilson, Lydia Steier et Deborah Warner.

Présentation aux abonnés de la Saison 2026/2027 de l'Opéra de Paris par Alexander Neef et José Martinez, le samedi 28 mars 2026 au Palais Garnier

Présentation aux abonnés de la Saison 2026/2027 de l'Opéra de Paris par Alexander Neef et José Martinez, le samedi 28 mars 2026 au Palais Garnier

Premières impressions sur la saison 2026/2027

Il faudra s’y habituer, l’Opéra de Paris s’en tient dorénavant à 6 nouvelles productions lyriques par an, soit le rythme de renouvellement le plus faible depuis l’ouverture de l’opéra Bastille, mais qui reste en ligne avec la tendance mondiale (6 nouvelles productions en salle principale à Vienne et Londres, 5 à New-York et Berlin, 7 à Munich).

Cependant, en 35 ans, l’Opéra de Paris s’est constitué un répertoire dont certaines productions restent emblématiques et signifiantes malgré les ans, ce qui permet de garantir une diversité de programmation tant que de bonnes productions reprenables sur au moins une quinzaine d’années restent disponibles.

On pourra le constater cette saison avec la reprise de ‘Katia Kabanova’ mise en scène par Christoph Marthaler, un spectacle absent pendant quinze ans de la scène Garnier et qui revient avec une brillante interprète, Corinne Winters, ou bien avec ‘La Clemenza di Tito’, vu sous le regard austère de Willy Decker, une des valeurs sûres de la période Hugues Gall depuis 1997.

D’ailleurs, seules 50% des soirées concerneront des spectacles déjà vus au cours des 5 dernières années (contre 60% cette saison), ce qui redonne de la dynamique à la programmation qui permettra d’accueillir, en plus du Festival Ring, la première création lyrique mondiale du mandat d’Alexander Neef , ‘Miroir de nos peines’, ainsi que ‘Perle Noire, méditations pour Joséphine’, créé à Amsterdam en 2023.

Ces deux dernières nouveautés sont à rapprocher de ‘Satyagraha’ de Philip Glass, entré au répertoire cette saison, qui sont des œuvres hommages à l’esprit de résistance face aux gouvernements criminels, dont beaucoup fondent leur pouvoir sur les discriminations.

Corinne Winters à l'issue de 'Katia Kabanova' dans la production de Krzysztof Warlikowski (Munich, 2025)

Corinne Winters à l'issue de 'Katia Kabanova' dans la production de Krzysztof Warlikowski (Munich, 2025)

Et, autre indicateur du degré d’originalité de la programmation, seuls deux ouvrages parmi les 10 plus joués, ‘Il Barbiere di Siviglia’ et ‘Don Giovanni’, seront représentés, le second bénéficiant d’une nouvelle production de Louisa Proske qui vise à être inscrite durablement au répertoire.

Saison peu verdienne et peu puccinienne, et sans baroque, il s’agira surtout d’une saison mozartienne avec près d’un quart des représentations dédié à l’enfant de Salzbourg, et le répertoire français sera également défendu par deux grands titres historiques de la maison, ‘Hamlet’ et ‘Roméo et Juliette’, un titre emblématique de l’Opéra Comique, ‘Werther’, et la création de ‘Miroir de nos peines’.

La reprise de ‘Lady Macbeth de Mzensk’ de Dimitri Chostakovitch dans la production de Krzysztof Warlikowski contribuera avec ‘Katia Kabanova’ à donner une coloration slave à la programmation, et, enfin, ‘Perle Noire, méditations pour Joséphine’ permettra à Alexander Neef de poursuivre son fil ininterrompu autour d’œuvres anglo-saxonnes du XXe et XXIe siècles.

Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas à l’Opéra de Paris, signe que sur la durée l’institution vise à explorer tous les plans d’un répertoire et à le rééquilibrer.

Ainsi, la première partie du mandat d’Alexander Neef pourra s’enorgueillir d’avoir présenté 82 ouvrages lyriques (‘Il Trittico’ comptant pour un ouvrage) de 41 compositeurs différents sur 6 ans, dans un contexte économique difficile, avec des nouvelles productions qui, pour l’instant, sont toutes suffisamment pertinentes pour être reprises.

Evolution du prix des places pour le lyrique à Bastille de 1998/1999 à 2026/2027

Evolution du prix des places pour le lyrique à Bastille de 1998/1999 à 2026/2027

Les tarifs 2026/2027

Malgré deux cycles du ‘Ring’ donnés au prix moyen de 188€ par soirée, soit 5% de plus seulement par rapport aux prix qui avaient été annoncés initialement en 2020, les prix restent stables à Bastille pour le lyrique avec un prix moyen de 128€ par place.

Pourtant, la grille de prix augmente en apparence de 1 à 5€ selon la catégorie de place, soit l’équivalent de deux ans d’inflation. On observe ainsi que le prix moyen de ‘Turandot’ passe de 146€ (2023/2024) à 153€, ‘Il Barbiere di Siviglia’ passe de 129€ (2024/2025) à 134€, ‘Roméo et Juliette’ passe de 127€ (2022/2023) à 134€, et ‘Il Trovatore’ passe même de 113€ (2022/2023) à 134€.

Mais le prix moyen de la reprise d’’Hamlet’ passe de 124€ (2022/2023) à 85€, celle de ‘L’Elisir d’amore’ passe de 91€ (2021/2022) à 63€, et trois nouvelles productions entrent avec des prix minorés : ‘Don Giovanni’ est ainsi proposé à 134€ (contre 143€ et 146€ lors des deux dernières reprises), ‘Werther’ à 124€, et ‘Idomeneo’ est présenté à un prix moyen de 110€, à l’instar de la reprise de ‘Lady Macbeth de Mzensk’.

Par ailleurs, le plan de salle par catégories présenté dans la brochure de saison n’est valable que pour ‘Turandot’, ‘Götterdämmerung’  et ‘L’Elisir d’amore’, mais dans ce dernier cas les places commencent à 10€ avec un maximum à 100€  (prix découverte).

Pour tous les autres spectacles, Festival Ring compris, le plan de salle déclasse des centaines de places en faisant apparaître de nombreuses places de catégories 6 et 7 sur les flancs du parterre.

Cette politique tarifaire a ainsi tendance à préserver la part de places à moins de 60€ pour le lyrique à Bastille (20% des places sur toute la saison), tout en augmentant la part des places à plus de 180€ (28 % des places sur toute la saison).

Le détail de la saison lyrique et chorégraphique 2026 / 2027 de l'Opéra national de Paris est accessible sous le lien suivant : Programmation & Billets - Opéra national de Paris (operadeparis.fr)

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Publié le 7 Avril 2026

La Finta Giardiniera (Wolfgang Amadé Mozart – SalvatoreTheater de Munich, le 13 janvier 1775)
Représentation du 24 mars 2026
MC93 – Maison de la Culture de Seine-Saint Denis de Bobigny

Don Anchise – le podestat Yu Shao
Le comte Belfiore Bergsvein Toverud
Sandrina (la marquise Violante Onesti) Isobel Anthony
Le chevalier Ramiro Amandine Portelli
Arminda Daria Akulova
Serpetta Sima Ouahman
Nardo (Roberto) Clemens Frank

Direction musicale Chloé Dufresne
Mise en scène Julie Delille
Artistes en résidence à l’Académie
Musiciens de l'Orchestre Ostinato                    
 Amandine Portelli (Le chevalier Ramiro
)

C’est à un spectacle subtilement euphorisant qu’il a été possible d’assister lors de la première de ‘La Finta Giardiniera’ interprétée par l’Académie de l’Opéra de Paris, dans la salle principale de la Maison de la Culture de Seine-Saint Denis de Bobigny, tant les chanteurs se sont montrés d’une justesse de caractérisation traduisant un excellent travail de préparation et de répétitions.

Isobel Anthony (Sandrina, la marquise Violante Onesti)

Isobel Anthony (Sandrina, la marquise Violante Onesti)

Ainsi, en choisissant cette œuvre de jeunesse de Mozart dont le couple de metteurs en scène allemands Karl-Ernst & Ursel Herrmann avaient créé au Théâtre Royal de la Monnaie une version stylistiquement de référence en 1986, sous la direction de Gerard Mortier, l’Opéra de Paris lui offre une ravissante reconnaissance, même s’il ne connait pas, pour l’instant, l’honneur de ses grandes scènes.

L'intrigue est construite autour d'un couple sur le point de se former (Belfiore-Arminda) à la suite de la séparation de deux couples (Belfiore-Violante et Arminda-Ramiro).
Les deux personnes abandonnées (Violante et Ramiro) vont alors chercher à reformer leurs couples d'origine, en même temps qu'un serviteur (Nardo) tente de conquérir une servante (Serpetta) au service de Don Anchise, l’oncle d’Arminda.
Pour arriver à ses fins, Violante, sous les traits de Sandrina, devient la jardinière de Don Anchise.

De façon très amusante, l’état de ces relations est résumé aux spectateurs dans le silence, sous forme de surtitres, avant que de conclure ‘L’amour c’est parfois compliqué’.

Daria Akulova (Arminda) et Yu Shao (Don Anchise – le podestat) et Bergsvein Toverud (Le comte Belfiore)

Daria Akulova (Arminda) et Yu Shao (Don Anchise – le podestat) et Bergsvein Toverud (Le comte Belfiore)

A la direction du jeune Orchestre Ostinato, dont elle partage la direction artistique avec plusieurs collègues depuis 3 ans afin de leur offrir un bon niveau de maturité sur un vaste répertoire, Cloé Dufresne donne une couleur symphonique ombrée à la musique de Mozart, ce qui n’est pas pour déplaire car cela facilite l’immersivité dans cet univers où les versants de l’amour les plus sombres se révèlent. Les qualités vocales des solistes vont ensuite faire le reste.

Deux ténors sont à l’affiche, l’artiste chinois Yu Shao, la quarantaine, et le soliste américano norvégien Bergvein Toverud, plus jeune d’une décennie. Le premier a beaucoup d’allure dans le rôle de Don Anchise, le sourire aux lèvres, afin d’incarner une forme d’autorité impeccable qui assure un peu d’ordre au milieu de ce désordre amoureux. Voix bien timbrée, gestes fermes, il tient brillamment son personnage qui gardera la tête haute jusqu’au bout, même lorsque la jardinière lui échappera.

Sima Ouahman (Serpetta)

Sima Ouahman (Serpetta)

En comte Belfiore, Bergsvein Toverud a tendance à rendre très sympathique son personnage, qui a pourtant eu une attitude criminelle vis à vis de Violante, et chante avec une agilité typiquement rossinienne en dessinant des lignes aux vibrations chaleureuses, le tout avec une solidité à toute épreuve.

Le couple qu’il forme avec Daria Akulova, en Arminda, est captivant à suivre, car le ténor représente plutôt une force sensible qui résiste à l’inertie des emportements passionnels de ce petit monde en ébullition, alors que la jeune soprano ukrainienne, issue de l’Opera Studio de l’Académie national de Musique d’Ukraine (Kyiv), lui oppose une fureur de sentiments rendue avec des fulgurances et des couleurs vives qui contribuent à donner de la densité à un caractère annonciateur de l’Elettra que Mozart imaginera six ans plus tard pour ‘Idomeneo’.

C’est aussi l’un des intérêts de cette partition que de donner l’impression de découvrir les prémisses des personnages Mozartiens des années de maturité.

Clemens Frank (Nardo - Roberto)

Clemens Frank (Nardo - Roberto)

En Nardo, Clemens Frank fait entendre un beau baryton au chant bien centré, enveloppé d’un léger baume qui lui permette de préserver une certaine poésie lunaire, ce qui rend une image adoucie du jeune paysan. Il faut dire que, là aussi, le couple qu’il forme avec Sima Ouahman fonctionne très bien, la soprano irano-marocaine prenant manifestement plaisir à titiller la jalousie de son partenaire en feignant de séduire les musiciens de l’orchestre. Son chant piqué et coloré fait merveille, ainsi que sa manière très fine et impertinente d’incarner Serpetta, bien plus manipulatrice qu’elle n’y paraît.
Des exclamations en français insérées de-ci de-là permettent d’immiscer au cœur de ses airs des reflets humains très spontanés.

Daria Akulova (Arminda)

Daria Akulova (Arminda)

Au début de l’opéra, on peut voir et entendre, en arrière scène, la dispute et la séparation qui s’en suit entre Arminda et Le chevalier Ramiro. Sous les traits physiques et vocaux d’Amandine Portelli, le portrait de ce jeune noble est absolument fascinant, car la mezzo-soprano française dépeint un personnage androgyne auquel son beau timbre au galbe de velours ennoblit la présence.
Elle recevra, quelques jours plus tard, l’un des deux prix lyriques de l’AROP pour la saison 2024/2025.

Enfin, c’est à Isobel Anthony que revient la tâche de faire vivre cette femme bien ambiguë, la marquise Violante Onesti dissimulée sous les traits de Sandrina, la soprano américaine lui apportant une candeur mélancolique qui est sa meilleure arme de défense sur ce terrain de jeux amoureux truffé de petits pièges.

Amandine Portelli (Le chevalier Ramiro)

Amandine Portelli (Le chevalier Ramiro)

Et le plus beau est aussi de voir comment les jeux de lumières sont utilisés pour magnifier la scénographie accidentée, faite de branches d’arbres et de rochers aux profils nettement découpés, de façon à créer des ambiances réglées avec une très grande précision, le choix des coloris et des textures des costumes contribuant eux-aussi à cette inspirante unité d’ensemble. Le travail de Julie Delille et de son équipe scénique réussit autant à donner une fluidité et une vérité d'être aux solistes qu'à intensifier leur rapport entre eux.

Isobel Anthony (Sandrina, la marquise Violante Onesti) et Bergsvein Toverud (Le comte Belfiore)

Isobel Anthony (Sandrina, la marquise Violante Onesti) et Bergsvein Toverud (Le comte Belfiore)

Donnée dans une version écourtée – l’œuvre intégrale dure 3h20, contre 2h25 ce soir là -, cette ‘Finta Giardiniera’ est prise d’une fraîcheur qui met en joie de bout-en-bout, malgré les mécanismes pervers découverts par les stratégies amoureuses, car ce sont les dimensions musicales et visuelles qui nous emportent dans les charmes d’une construction artistique soignée et concilliatrice pour le cœur.

Daria Akulova, Amandine Portelli, Bergsvein Toverud, Chloé Dufresne, Isobel Anthony, Yu Shao, Sima Ouahman et Clemens Frank

Daria Akulova, Amandine Portelli, Bergsvein Toverud, Chloé Dufresne, Isobel Anthony, Yu Shao, Sima Ouahman et Clemens Frank

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Publié le 31 Mars 2026

Programme Avril 2026 Lyrique et Musique (Télévision & Streaming)

Chaînes publiques

Vendredi 03 avril 2026 sur France 4 à 21h00
Andrea Bocelli en concert à Central Park

Vendredi 03 avril 2026 sur France 4 à 22h25
Musiques en fête 2024

Vendredi 03 avril 2026 sur France 4 à 23h25
Entre duel et duo - Jean-François Zygel & André Manoukian, concert au festival Les Baux Pianos

Samedi 04 avril 2026 sur Arte à 00h00
Jonas Kaufmann : les plus belles musiques de film
Salle Smetana, Prague

Samedi 04 avril 2026 sur France 3 à 00h35
Le Berliner Philharmoniker et Zubin Mehta

Dimanche 05 avril 2026 sur France 3 à 00h15
Don Quichotte (film de Georg Wilhelm Pabst avec Feodor Chaliapine)

Dimanche 05 avril 2026 sur Arte à 00h50
Jean-Sébastien Bach : Passion selon saint Jean
Église Saint Thomas de Leipzig

Dimanche 05 avril 2026 sur Arte à 18h40
Bach : Oratorio de la Passion
Ensemble Il Gardellino

Mardi 07 avril 2026 sur France 4 à 21h00
We Have a Dream (Documentaire de Pascal Plisson sur la danse)

Mardi 07 avril 2026 sur France 4 à 22h35
Opéra de Paris, un pas de deux en Guyane

Mardi 07 avril 2026 sur France 4 à 23h30
Long-Thibaud 2023 : le concours international de violon

Mercredi 08 avril 2026 sur France 4 à 00h25
Hyuk Lee au Palais-Royal

Mercredi 08 avril 2026 sur France 4 à 01h25
Roberto Alagna aux Folies Bergère, le concert anniversaire

Mercredi 08 avril 2026 sur France 4 à 02h50
Le grand concert des pyramides avec Fatma Saïd

Vendredi 10 avril 2026 sur France 4 à 21h00
Les clefs de l'orchestre - Peer Gynt d'Edvard Grieg

Vendredi 10 avril 2026 sur France 4 à 22h40
Les clefs de l'orchestre de Jean-François Zygel - Daphnis et Chloé

Samedi 11 avril 2026 sur France 4 à 00h20
Outre-mer Danse - De la Guadeloupe à la Polynésie

Samedi 11 avril 2026 sur Arte à 23h15
Noureev - Ballet de Kirill Serebrennikov et Yuri Possokhov

Dimanche 12 avril 2026 sur France 3 à 01h40
Le grand concert du Philharmonique de Vienne au Palais Garnier

Dimanche 12 avril 2026 sur France 5 à 14h35
Pretty Yende au Festival de Glanum

Dimanche 12 avril 2026 sur Arte à 18h40
Sheku Kanneh-Mason - My Playlist

Dimanche 12 avril 2026 sur Arte à 23h50
Hans Zimmer - Le compositeur d'Hollywood

Lundi 13 avril 2026 sur Arte à 03h55
La Fura dels Baus : Free Bach 212

Lundi 13 avril sur France 4 à 21h00
Les trésors de l'Opéra de Paris

Vendredi 17 avril 2026 sur France 4 à 21h00
Les clefs de l'orchestre de Jean-François Zygel - La Moldau de Smetana

Vendredi 17 avril 2026 sur France 4 à 22h20
Les clefs de l'orchestre de Jean-François Zygel - Les portes du romantisme : Weber, Mendelssohn, Schubert

Samedi 18 avril 2026 sur Arte à 00h20
Laufey - Sounds Like Art - Musée Barberini, Potsdam

Samedi 18 avril 2026 sur France 4 à 00h55
Andrea Bocelli en concert à Central Park

Samedi 18 avril 2026 sur France 3 à 01h15
La Bohème 2050

Dimanche 19 avril 2026 sur Arte à 00h20
Vanessa Wagner & Friends - Sur mesure

Dimanche 19 avril 2026 sur Arte à 18h40
Zaide ou le chemin de lumière - Festival de Salzbourg 2025

Lundi 20 avril 2026 sur Arte à 00h35
Ivry Gitlis ou l'art de ne pas être un violoniste

Vendredi 24 avril 2026 sur France 4 à 21h00
Wonderful World - Ode to Nature

Vendredi 24 avril 2026 sur France 4 à 22h30
I-Juca Pirama (Opéra mis en scène par Aldo Brizzi sur un poème de Gonçalves Dias)

Samedi 25 avril 2026 sur France 3 à 01h45
Hommage à Jérôme Robbins - Opéra national de Paris

Dimanche 26 avril 2026 sur Arte à 00h15
Giacomo Puccini : Madame Butterfly - Festival d'Aix-en-Provence 2024

Dimanche 26 avril 2026 sur Arte à 02h40
Young Euro Classic 2022 - Moments choisis

Dimanche 26 avril 2026 sur France 5 à 14h30
«Le carnaval des animaux» raconté par Alex Vizorek

Dimanche 26 avril 2026 sur Arte à 18h40
Haydn : symphonies "Les heures du jour" - Il Giardino Armonico au palais d’Esterházy

Lundi 27 avril 2026 sur Arte à 00h10
Je danse et mon cœur pleure - Les labels de musique juifs sous le nazisme

Lundi 27 avril 2026 sur France 4 à 21h00
Michael Jackson, l'envers d'une légende

Lundi 27 avril 2026 sur France 4 à 22h55
Michael Jackson, l'envers d'une légende

Programme Avril 2026 Lyrique et Musique (Télévision & Streaming)

Mezzo et Mezzo HD

Mercredi 01 avril 2026 sur Mezzo à 20h30
Delibes : Lakmé - Jodie Devos

Vendredi 03 avril 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Cavalli: Pompeo Magno - Bayreuth Baroque Opera Festival

Samedi 04 avril 2026 sur Mezzo à 20h30
Janácek : Káta Kabanová - Salzburg Festival

Dimanche 05 avril 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Wagner: Tannhäuser - Vienna Staatsoper

Lundi 06 avril 2026 sur Mezzo à 20h30
Richter, the Enigma

Lundi 06 avril 2026 sur Mezzo HD à 22h25
The Baroque Carnival - Le Poème Harmonique, Vincent Dumestre

Mardi 07 avril 2026 sur Mezzo à 23h00
Sartorio: L'Orfeo - Philippe Jaroussky - Opéra de Montpellier

Mercredi 08 avril 2026 sur Mezzo à 20h30
Handel: Jephtha - Joyce DiDonato, Michael Spyres, Il Pomo d'Oro

Vendredi 10 avril 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Wagner : Das Rheingold - Opernhaus Zurich

Samedi 11 avril 2026 sur Mezzo à 20h30
'Eugene Onegin' by Tchaikovsky at la Monnaie

Dimanche 12 avril 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Puccini: Turandot - Staatsoper Vienna

Lundi 13 avril 2026 sur Mezzo à 20h30
Rivalry in Music – Callas vs. Tebaldi

Mardi 14 avril 2026 sur Mezzo à 23h35
Puccini: Manon Lescaut - Opéra de Monte-Carlo

Mercredi 15 avril 2026 sur Mezzo à 20h30
Mozart: Idomeneo - Opéra Royal de Wallonie-Liège

Vendredi 17 avril 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Wagner : Die Walküre - Opernhaus Zurich

Vendredi 17 avril 2026 sur Mezzo à 23h20
Mozart : Magic Flute - Salzbourg Festival

Samedi 18 avril 2026 sur Mezzo à 20h30
Cilea: Adriana Lecouvreur - Opéra Royal de Wallonie-Liège

Dimanche 19 avril 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Wagner: Tannhäuser - Vienna Staatsoper

Lundi 20 avril 2026 sur Mezzo à 20h30
Magic Moments of Music: Sergiu Celibidache & the Berliner Philharmoniker

Lundi 20 avril 2026 sur Mezzo HD à 22h25
The Baroque Carnival - Le Poème Harmonique, Vincent Dumestre

Mercredi 22 avril 2026 sur Mezzo à 20h30
Vivaldi: Farnace - La Fenice

Vendredi 24 avril 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Wagner : Siegfried - Opernhaus Zurich

Vendredi 24 avril 2026 sur Mezzo à 22h25
Janácek : Káta Kabanová - Salzburg Festival

Samedi 25 avril 2026 sur Mezzo à 20h30
Mozart: Don Giovanni - Staatsoper Berlin

Dimanche 26 avril 2026 sur Mezzo HD à 22h30
Puccini: Turandot - Staatsoper Vienna

Mardi 28 avril 2026 sur Mezzo à 23h20
Handel: Jephtha - Joyce DiDonato, Michael Spyres, Il Pomo d'Oro

Mercredi 29 avril 2026 sur Mezzo à 22h10
Verdi: Il Trovatore - Zubin Mehta, Maggio Musicale Fiorentino

Jeudi 30 avril 2026 sur Mzeeo HD à 21h00
Wagner : Götterdämmerung - Opernhaus Zurich

Programme Avril 2026 Lyrique et Musique (Télévision & Streaming)

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Operavision, Culturebox, Arte Concert etc...

                            Accès illimité dans le temps

Placido Domingo, l'homme aux mille vies

La Traviata (Chorégies d'Orange 2016) avec Domingo, Jaho, Meli

Le Requiem de Verdi (Chorégies d'Orange)

Le Barbier de Séville (Chorégies d'Orange 2018) avec Peretyatko, Sempey, Hotea

Roberto Alagna - Ma vie est un opéra

Le Royaume des Deux-Siciles (Roberto Alagna)

Patrick Dupond, un danseur chez les étoiles

Michaël Denard, le « prince » de l'Opéra de Paris

Le Lac des Cygnes, l'Ambitieux projet de Tchaïkovski

Maria Callas - Il était une voix

Body and Soul (Opéra national de Paris)

Dans les coulisses de Casse-Noisette

Dans les coulisses de Roméo et Juliette

Dans les coulisses de La Fille mal gardée

Dans les coulisses de Don Quichotte

Dans les coulisses de Mayerling

Martha Graham, danser avec l'âme

Accès Live à l'Opéra Bastille pour « Le Lac des Cygnes »

Accès live à l'Opéra Garnier dans les coulisses de « La Cenerentola »

                           Avril 2026

Ravel en mille éclats jusqu'au 01 avril 2026

Maria de Buenos Aires (Grand Théâtre de Genève) jusqu'au 02 avril 2026

Simon Rattle & Magdalena Kožená à Prague jusqu'au 02 avril 2026

La Cenerentola (Rossini in Wildbad) jusqu'au 05 avril 2026

Chostakovitch : Lady Macbeth de Mzensk (Scala de Milan) jusqu'au 06 avril 2026

Fauteuils d'Orchestre jusqu'au 09 avril 2026

La Comtesse (Opéra de Poznań) jusqu'au 12 avril 2026

La vraie histoire de Madonna jusqu'au 14 avril 2026

Les Chasseurs de tigres (Théâtre national d'opérette de Kiev) jusqu'au 17 avril 2026

Oper! Awards 2026 (Theater Regensburg) jusqu'au 23 avril 2026

L'elisir d'amore (Garsington Opera) jusqu'au 25 avril 2026

Hotel Metamorphosis (Festival de Salzbourg 2025) jusqu'au 27 avril 2026

Giuseppe Verdi : La Traviata (Grand Théâtre de Genève) jusqu'au 30 avril 2026

Giuseppe Verdi : La forza del destino (Scala de Milan) jusqu'au 30 avril 2026

                           Mai 2026

Le Trouvère (Wexford Festival Opera) jusqu'au 02 mai 2026

Maria Stuarda (Teatro Real de Madrid) jusqu'au 04 mai 2026

Lohengrin (Festival de Pâques de Baden-Baden 2026) jusqu'au 05 mai 2026

Don Juan no existe (Festival Perelada) jusqu'au 08 mai 2026

Charles Gounod : Faust (Opéra national de Bavière, Munich) jusqu'au 09 mai 2026

Barry Lyndon Tribute jusqu'au 13 mai 2026

Michel Legrand, la musique enchantée (Dessay, Bertault) jusqu'au 13 mai 2026

Iolanta (Opéra National de Bordeaux) jusqu'au 14 mai 2026

Gustavia, l'histoire du prince de Suède inconnu (Pär Isberg, avec Guillaume Diop) jusqu'au 14 mai 2026

Ballet Flamenco de Andalucía : Origen Teatro de la Maestranza, Séville jusqu'au 18 mai 2026

L'Orchestre de la Garde Républicaine à l'Opéra Comique jusqu'au 19 mai 2026

Les 33es Victoires de la musique classique jusqu'au 20 mai 2026

Jocasta's Line (Opéra et ballet de Norvège) jusqu'au 21 mai 2026

Jean-Philippe Rameau : Platée (Théâtre national de Prague) jusqu'au 30 mai 2026

                           Juin 2026

"La Passion selon saint Jean" de Bach par Sasha Waltz jusqu'au 03 juin 2026

Leevi Madetoja : Les Ostrobothniens (Opéra national de Finlande, Helsinki) jusqu'au 04 juin 2026

Ifigenia in Aulide (Festival de Musique ancienne d'Innsbruck) jusqu'au 05 juin 2026

Mikael Karlsson : Melancholia (Opéra Royal de Suède, Stockholm) jusqu'au 09 juin 2026

Mozart : Don Giovanni (Opéra de Munich) jusqu'au 11 juin 2026

Natasha (Nouveau théâtre national de Tokyo) jusqu'au 12 juin 2026

Pēteris Vasks : The Fruit of Silence - Avec le Chœur national de Lettonie jusqu'au 16 juin 2026

Théâtre d'opéra et de ballet de Dnipro- La Chanson de la Forêt - Skorulskyi jusqu'au 19 juin 2026

Martynas Rimeikis : Coppélia (Ballet national de Lituanie) jusqu'au 22 juin 2026

Haendel : Le Messie - Cathédrale de Lausanne, 2025 jusqu'au 22 juin 2026

Royal Ballet and Opera - Cendrillon - Prokofiev jusqu'au 26 juin 2026

John Neumeier : Dona Nobis Pacem - Donne-nous la paix jusqu'au 28 juin 2026

"La Passion selon saint Jean" de Bach par Sasha Waltz jusqu'au 30 juin 2026

                           Juillet 2026

Lucrezia Borgia (Théâtre National de Mannheim) jusqu'au 01 juillet 2026

La Force du Destin, une saison à la Scala jusqu'au 03 juillet 2026

Clivia (Theater Magdeburg) jusqu'au 09 juillet 2026

Gustave Charpentier : Louise Festival d'Aix-en-Provence jusqu'au 12 juillet 2026

Kiev, un opéra en guerre (1/4) - Danser pour résister jusqu'au 12 juillet 2026

Cerrone - Disco symphonique à la Philharmonie jusqu'au 16 juillet 2026

El barberillo de Lavapiés (Theater Basel) jusqu'au 16 juillet 2026

Il barbiere di Siviglia (Opéra de chambre de Varsovie) jusqu'au 23 juillet 2026

L’occasione fa il ladro (MusikTheater an der Wien au Kammeroper Wien) jusqu'au 30 juillet 2026

                           Août 2026

Soirée Génération Opéra (Studio de l'Opéra Bastille) jusqu'au 01 août 2026

Orfeo ed Euridice (Teatro Regio di Parma) jusqu'au 06 août 2026

Cavalleria rusticana / Pagliacci (Opéra Orchestre National Montpellier Occitanie) jusqu'au 13 août 2026

Elīna Garanča chante Mahler (Festival de Lucerne 2025) jusqu'au 14 août 2026

Gala d'Opéra - Classic 2025 (Festival de Hanovre) jusqu'au 23 août 2026

Don Giovanni (Opéra Ballet des Flandres) jusqu'au 27 août 2026

Harnoncourt interprète “L’Orfeo” de Monteverdi - Le documentaire jusqu'au 27 août 2026

Concert du Nouvel An à la Fenice de Venise jusqu'au 31 août 2026

                           Septembre 2026

Masterclass avec Nicole Car (Opera for Peace) jusqu'au 07 septembre 2026

Carlo Vistoli (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 08 septembre 2026

Gala du centenaire de Victoria de los Angeles (Gran Teatre del Liceu) jusqu'au 08 septembre 2026

Kiev, un opéra en guerre (2/4) - Exister ou disparaître jusqu'au 12 septembre 2026

Malena Ernman : Terra Mater - Bayreuth Baroque 2025 jusqu'au 12 septembre 2026

Julia Leshneva & Franco Fagioli (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 15 septembre 2026

María de Buenos Aires (Deutsche Oper am Rhein) jusqu'au 15 septembre 2026

Francesco Cavalli : Pompeo Magno (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 16 septembre 2026

Gala de l'Opéra de Vienne 2025 jusqu'au 17 septembre 2026

Marina Viotti - Bayreuth Baroque 2025 jusqu'au 19 septembre 2026

L'Écume des jours (Opéra de Lille) jusqu'au 20 septembre 2026

Ponchielli : La Gioconda (Teatro San Carlo, Naples) jusqu'au 25 septembre 2026

La Grande Affabulation (Opéra Comique) jusqu'au 27 septembre 2026

JR, Damien Jalet & Thomas Bangalter : Chiroptera (Parvis du Palais Garnier) jusqu'au 30 septembre 2026

L'heure espagnole & Pulcinella (Opéra-Comique, Paris) jusqu'au 30 septembre 2026

                           Octobre 2026

Fidelio (Opéra national de Vienne) jusqu'au 03 octobre 2026

Fête Chorale à Nuremberg : Les voix du Monde jusqu'au 06 octobre 2026

Barbara Hannigan dirige Ligeti et Stravinsky jusqu'au 10 octobre 2026

                         Novembre 2026

Fauteuils d'Orchestre jusqu'au 06 novembre 2026

Kiev, un opéra en guerre (3/4) - Exilés jusqu'au 14 novembre 2026

Les trois ballets de Stravinsky (Théâtre des Champs-Elysées) jusqu'au 25 novembre 2026

Pascal Rophé dirige Berio, Mahler et Gísladóttir avec Stéphane Degout jusqu'au 28 novembre 2026

                         Décembre 2026

Le grand concert des pyramides avec Fatma Saïd jusqu'au 11 décembre 2026

Le cinéma de John Williams (Indiana Jones, E.T., Star Wars..) jusqu'au 19 décembre 2026

Fauteuils d'orchestre (Natalie Dessay et Laurent Naouri) jusqu'au 22 décembre 2026

Béjart, 3 regards jusqu'au 22 décembre 2026

La Belle au Bois dormant (Opéra national de Paris) jusqu'au 25 décembre 2026

Concert du nouvel an de l'Orchestre national de France (Radio France) jusqu'au 30 décembre 2026

   

                          Janvier 2027

Samson (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2027

Madame Butterfly (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2027

                        Février 2027

Kiev, un opéra en guerre (4/4) - Transmettre jusqu'au 08 février 2027

Eugène Onéguine au Palais Garnier jusqu'au 09 février 2027

Haendel : airs allemands (Festival de musique sacrée de Madrid 2024) jusqu'au 11 février 2027

Robert Schumann : Le Paradis et la Péri (La Seine musicale) jusqu'au 17 février 2027

                        Mars 2027

Les Sentinelles (Opéra de Bordeaux) jusqu'au 09 mars 2027

                        Avril 2027

Les saisons de la danse (Max Richter) jusqu'au 08 avril 2027

                         Juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 1 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 2 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 3 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 4 jusqu'au 16 juin 2027

                         Juillet 2027

"Louise" de Charpentier au Festival d'Aix-en-Provence jusqu'au 09 juillet 2027 

Jules Massenet : Werther (Opéra Comique, Paris) jusqu'au 22 juillet 2027 

Pascal Dusapin : Antigone (Philharmonie de Paris) jusqu'au 28 juillet 2027

Rituel - Millepied & Boulez, Stravinsky, Bartók jusqu'au 29 juillet 2027 

 

                       Octobre 2027

Le couronnement de Poppée par l’Ensemble I Gemelli jusqu'au 03 octobre 2027

                         Mars 2028

Adieu l'Opéra (Opéra national de Paris) jusqu'au 15 mars 2028

                         Avril 2028

Wartime Elegy - Ballet national d'Ukraine  jusqu'au 01 avril 2028

                         Juin 2028

Dream Requiem - Rufus Wainwright (Radio France) jusqu'au 13 juin 2028

                         Septembre 2028

La grande affabulation à l'Opéra Comique jusqu'au 24 septembre 2028

                         Novembre 2028

Mikko Franck dirige Dutilleux, Mahler et Strauss (chant Marie-Nicole Lemieux) jusqu'au 21 novembre 2028

                         Décembre 2028

Carolyn Carlson : Midnight Souls - Palais des Papes, Avignon jusqu'au 15 décembre 2028

                         Mars 2029

Chelsea Zurflüh & Jonathan Tetelman (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Elīna Garanča chante Carmen (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Klaus Florian Vogt chante Mozart, Wagner et Strauss (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Stjepan Hauser joue Bach et Morricone (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Golda Schultz, Rolando Villazón et Ludovic Tézier (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

                     Juillet 2029

Finale du concours Voix des Outre-mer 2026 jusqu'au 20 juillet 2029

                      Septembre 2029

Arthur Honegger : Le Roi David Avec Amira Casar et Lambert Wilson jusqu'au 25 septembre 2029

                      Juillet 2030

John Neumeier : Casse-noisette (Ballet de Hambourg) jusqu'au 28 juin 2030

                      Mars 2031

Noureev (Ballet de Kirill Serebrennikov et Yuri Possokhov) jusqu'au 19 mars 2031

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Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique