Histoire de l'Opéra, vie culturelle parisienne et ailleurs, et évènements astronomiques. Comptes rendus de spectacles de l'Opéra National de Paris, de théâtres parisiens (Châtelet, Champs Élysées, Odéon ...), des opéras en province (Rouen, Strasbourg, Lyon ...) et à l'étranger (Belgique, Hollande, Allemagne, Espagne, Angleterre...).
Calendrier de la programmation des Opéras, Ballets et Récitals classiques à Paris en octobre 2025 pour les salles de l’Opéra national de Paris, l’Opéra Comique, le Théâtre des Champs-Élysées (TCE), le Théâtre du Châtelet, la Philharmonie de Paris, l’Auditorium de la Maison de la Radio et de la Musique (Radio France), le Théâtre de la Ville, le Théâtre Chaillot, l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet, le Théâtre des Bouffes du Nord, la Salle Cortot, la Salle Gaveau.
Nouvelle production d''Aida' à l'Opéra Bastille jusqu'au 04 novembre 2025
mer. 1 oct. 25
Opéra Garnier
19h
Opéra
Haendel – Ariodante (Molinari, Dumaux – dm Pichon ms Carsen)
Opéra Bastille
19h30
Opéra
Verdi -Aida (Hernández, Beczała – dm Mariotti ms Neshat)
TCE
19h30
Opéra
Cavalli – Pompeo Magno (Cenčić, Flores - dm García-Alarcón)
Opéra Comique
20h
Opéra
Offenbach – Les Contes d’Hoffmann (Spyres – Dumoussaud)
jeu. 2 oct. 25
Opéra Bastille
19h30
Opéra
Puccini – La Bohème (Véliz,.Guerrero, dm Hindoyan ms Guth)
Opéra Garnier
19h30
Ballet
Adam - Giselle (chr Coralli, Perrot – dm Quinn)
Théâtre de la Ville
20h
Ballet
Akram Khan & Manal AlDowayan – Thikra: Night of Remember.
Aida (Giuseppe Verdi – 24 décembre 1871, Le Caire)
Représentations du 24 septembre et du 22 octobre 2025
Opéra Bastille
Aida Saioa Hernández(24/09) Ewa Płonka(22/10) Radames Piotr Beczała(24/09) Gregory Kunde(22/10) Amneris Eve-Maud Hubeaux(24/09) Judit Kutasi(22/10) Amonasro Roman Burdenko
Ramfis Alexander Köpeczi
Il Re Krzysztof Bączyk
Un messaggero Manase Latu
Sacerdotessa Margarita Polonskaya
Direction musicale Michele Mariotti(24/09) Dmitry Matvienko(22/10) Mise en scène et vidéos Shirin Neshat (2025)
Décors Christian Schmidt
Costumes Tatyana van Walsum
Lumières Felice Ross
Chorégraphie Dustin Klein
Production créée au Festival de Salzbourg (2017 et 2022), reprise en coproduction avec le Teatre del Liceu, Barcelone
Retransmission en direct le vendredi 10 octobre 2025 à 19h30 sur Paris Opera Play, la plateforme de l’Opéra national de Paris, et diffusion le samedi 08 novembre 2025 sur France Musique à 20 h.
La représentation d’’Aida’ du 24 septembre 2025 est la 688e à l’Opéra de Paris et la 1ère dans cette mise en scène.
Après deux séries de représentations, l’une à l’automne 2013, l’autre à l’été 2016, dans la production critique du colonialisme imaginée par Olivier Py, puis celle deLotte de Beer jouée pour 2 soirs à huis-clos en février 2021, mais que le grand public ne verra pas vu l’inconfort pour les artistes qu’elle représentait en substituant Aida à une marionnette, l’Opéra de Paris cherche une production actuelle et originale d’’Aida’ qui puisse s’installer durablement au répertoire.
Margarita Polonskaya (Sacerdotessa)
En 2017, la photographe et vidéaste iranienne, Shirin Neshat, fut invitée au Festival de Salzbourg pour présenter une nouvelle lecture du chef-d’œuvre de Giuseppe Verdi composé spécifiquement pour l’Opéra du Caire à l’occasion de l’inauguration du Canal de Suez.
Artiste ayant du fuir l’Iran au moment de la Révolution Islamique pour s’exiler aux États-Unis, le pire ennemi de son pays d’origine, elle a développé un art visuel qui lui est propre pour parler de la vie des femmes dans son pays de cœur. Elle porte donc un regard fort et très personnel sur des situations humaines aux libertés contraintes.
Réfugiés et prisonniers - vidéo Shirin Neshat
N’ayant cependant aucune expérience de la mise en scène d’opéra, elle se jugera prudente dans son approche d’’Aida’ en 2017, mais sera à nouveau invitée en 2022 pour reprendre son travail.
En lui donnant une nouvelle opportunité de remanier sa vision, Alexander Neef montre qu’il considère le travail de Shirin Neshat sur ‘Aida’ comme un ‘Work in progress’ qui se régénère au fil de l’évolution intérieure de l’artiste et de sa sensibilité aux souffrances du monde. Après tout, 17 ans séparent la première version de ‘Don Carlos’ composée par Giuseppe Verdi pour Paris en 1867, de sa version définitive présentée à Milan en 1884.
Alexander Köpeczi (Ramfis), Piotr Beczała (Radames), Eve-Maud Hubeaux (Amneris) et Krzysztof Bączyk (Il Re)
En ce soir de première, la tension évènementielle est palpable, la série de représentations prévue jusqu’au 04 novembre affichant quasiment complet sur toutes les dates, ce qui ne s’était pas vu à un tel niveau avec la production précédente.
Shirin Neshat entraîne le spectateur loin de l’Égypte ancienne pour le ramener dans un monde constamment imprégné de religieux mais très stylisé, aussi bien par la taille sobrement géométrique des costumes, la forme cubique des décors qui induisent un monde fermé sur lui-même, et les faisceaux lumineux qui en dessinent les reliefs.
La relation entre Radames et Aida n’est ici qu’un prétexte afin de décrire un environnement mélangeant des groupes de fanatiques de tous bords, chrétiens orthodoxes, musulmans sunnites ou chiites, tenant des cérémoniels sanguinaires sous le contrôle de groupes exclusivement masculins.
Les femmes, elles, paraissent plus subordonnées à ce pouvoir, et sont aussi bien présentes et voilées dans ces grands ensembles de chœurs solennels, que plus légèrement vêtues à la cour d’Amnéris.
L’art vidéographique de Shirin Neshat est naturellement une composante importante du spectacle, car elle lui permet de raconter ce que vivent les prisonniers de guerre, les Égyptiens devenant la métaphore d’une civilisation dominée par la religion au-delà du pouvoir politique, et les Éthiopiens un peuple captif de ce pouvoir militaire fort.
Le premier air de Radames, ‘Celesta Aida’, présente ainsi une femme nue se relevant dans le désert à l’arrivée d’un groupe de femmes en noir qui la recouvrent d’un voile blanc, mais ce rêve de la part du guerrier ne se réalisera pas. Les vidéos s’orientent ensuite sur les visages d’hommes et de femmes filmés par des mouvements de caméra tournoyants, figurants choisis pour évoquer un monde étranger. La déclaration de guerre des Égyptiens convoque des militaires en tenues contemporaines, et à deux reprises un précipité bien trop long avec lumières allumées dans la salle voit défiler les visages de prisonniers politiques – le procédé, hélas, déconcentre trop les spectateurs -.
Après un rituel sacrificiel qui verra l’élimination d’une prisonnière par des fanatiques ressemblant à des membres d’un Ku Klu Klan vêtus de noir, la scène de triomphe aboutit à l’exécution des prisonniers, toujours avec des costumes aux codes couleurs clairement lisibles (rouge, noir, chair, blanc) agencés avec finesse.
Eve-Maud Hubeaux (Amneris)
En seconde partie, les relations personnelles, écrasées par l’enjeu politique qui est montré, retrouvent un peu d’importance, et les réminiscences nostalgiques d’Aida, mêlées aux prémonitions de sa mort prochaine, sont illustrées en vidéo par une très belle marche mortuaire à travers un désert montagneux, alors que des femmes en noir creusent sa tombe, un fascinant mélange du jeu de scène aux images filmées.
Grande force enfin que l’ultime scène de jugement où l’on voit un groupe de religieux que l’on pourrait associer à des mollahs en longues barbes argentées et habillés de rouge entrer dans l’édifice cubique central ressemblant à la Kaaba, leur regroupement statique étant projeté sur le monument face au public. Même issue d’une lignée royale, Amnéris ne peut rien faire au pied du lieu de culte pour sauver Radamès.
Alexander Köpeczi (Ramfis), Piotr Beczała (Radames), Roman Burdenko (Amonasro), Krzysztof Bączyk (Il Re), Eve-Maud Hubeaux (Amneris) et Saioa Hernández (Aida)
La forme esthétisante que développe Shirin Neshat vise ainsi à raconter la cruauté des pouvoirs religieux guerriers sous une forme très ritualisée, avec des réglages très précis des mouvements des chœurs et des figurants, des choix de couleurs et de lumières, avec un jeu d’acteur minimaliste pour les individus, une approche qui rappelle la lenteur et l’imprégnation visuelle du travail de Robert Wilson.
Il est vrai qu’il est assez inhabituel de voir une représentation d’’Aida’ rendue sans le moindre exotisme avec une telle solennité, le spectateur étant amené à vivre l’opéra de façon très intériorisée en résonance permanente avec les images et sa connaissance des drames du monde, tout en se détachant d’une prise au pied de la lettre du texte du livret.
Eve-Maud Hubeaux (Amneris) et Piotr Beczała (Radames)
Certains trouveront cette conception trop picturale, mais c'est sans compter la magnifique direction de Michele Mariotti qui tire grandement parti des luxuriantes qualités coloristes des instrumentistes de l’Orchestre de l’Opéra national de Paris.
Dès le prélude, la précision des détails orchestraux, pris dans une lente et majestueuse atmosphère dramatique d’une dense luminosité, enrichit le phrasé des entrelacements mélodiques de façon inhabituelle. Toute l’interprétation en semble rénovée avec le soucis de créer une essence musicale qui lie l’ensemble des tableaux avec le même sens d’unité et de coloration que celui qu’exhale Shirin Neshat dans sa scénographie. Il ne se passe pas la moindre scène, jusqu’au duo malheureux final, sans que des variations d’intensité le long d’un même motif ne vienne accrocher l’oreille pour lui faire encore mieux apprécier l’écriture de Verdi.
Les prêtres - Acte IV
Précieux moment que le duo entre Aida et son père au 3e acte, dont la montée émotionnelle est irrésistiblement menée sous une forme d’un ralentissement qui tire des cordes une finesse infinie.
Michele Mariotti aime énormément cette partition et entend bien en révéler la complexité et la profondeur tout en restant en phase avec l’esprit réflexif de la vidéaste.
On connaît la propension de Ching-Lien Wu à tonifier les chœurs de l’Opéra de Paris, et leur omniprésence éclatante en fait véritablement un autre point fort de la représentation, avec ce formidable sens de la cohésion et d’impact scénique qui saisit l’auditeur, l’orchestre soutenant les élans de clameurs sans grandiloquence facile, avec toujours le soucis d’une pleine qualité sonore.
Piotr Beczała (Radames)
Malgré ce contexte musical grandiose, les solistes n’ont aucune peine à exister vocalement, leur jeu théâtral n’étant cependant pas très développé par la mise en scène, à commencer par Piotr Beczała qui retrouve la production avec laquelle il fit sa prise de rôle de Radamès à Salzbourg en 2022.
Il est absolument impressionnant, d’une puissance héroïque et d’une tenue de souffle phénoménales, une tessiture mate et massive mais avec beaucoup de brillant dans l’aigu et même des intonations italianisantes qui surprennent de sa part lorsqu’on est habitué à l’entendre en ‘Lohengrin’. Physiquement, l'impression de droiture l'emporte sur les emports sentimentaux.
Saioa Hernández (Aida)
Saioa Hernández soutient très bien le rôle d’Aida, certes plus terne scéniquement du fait que seule une tenue noire anonyme lui est concédée pour rester conforme à son statut de femme réfugiée et contrainte, sa voix portant suffisamment avec des vibrations sensibles et un voile de couleurs un peu opaque, et est moins crédible dans son rapport à Radamès qu’avec son père Amonasro incarné par un Roman Burdenko au tempérament fort et violent, quasi animal.
Saioa Hernández, Piotr Beczała et Eve-Maud Hubeaux
Elle aussi embarquée dans la production salzbourgeoise de 2022, Eve-Maud Hubeaux semble trépigner un peu, car c’est une artiste qui aime s’épanouir scéniquement. Elle allie prestance et flamboyance dans les aigus, avec certes une tessiture grave moins sombre et résonnante que les grandes titulaires du rôle, mais permet d’offrir un portrait glamour de la princesse égyptienne jalouse.
Eve-Maud Hubeaux
Excellent Ramfis du jeune Alexander Köpeczi qui a tendance à rappeler les intonations lugubres et expressives de la basse italienne Ferruccio Furlanetto qui fit les beaux jours de l’Opéra Bastille dans les années 1990 et 2000, stature royale impeccable de Krzysztof Bączyk, et deux rôles très bien tenus qui interviennent en première partie, le messager doucereusement sombre de Manase Latu, et l’aplomb de la prêtresse irradiante de Margarita Polonskaya, complètent une distribution d’une grande cohésion.
Piotr Beczała, Saioa Hernández, Roman Burdenko, Shirin Neshat et Krzysztof Bączyk
Pour cette première, Shririn Neshat est venue saluer avec toute son équipe, où l’on a pu reconnaître Felice Ross connue pour être la conceptrice des lumières de tous les spectacles de Krzysztof Warlikowski, et a été bien accueillie, soulevée dans les airs par Piotr Beczała, malgré sa vision très engagée, contrairement à Olivier Py qui, en 2013, avait beaucoup scandalisé la salle en s’en prenant à l’histoire coloniale européenne et au pouvoir éclésiatique en particulier.
Shirin Neshat , Roman Burdenko, Felice Ross et Christian Schmidt
Ariodante (Georg Friedrich Haendel – 8 janvier 1735, Londres)
Répétition générale du 13 septembre et représentations du 21 septembre et du 07 octobre 2025
Palais Garnier
Direction musicale Raphaël Pichon
Mise en scène Robert Carsen (2023) Ensemble Pygmalion & Chœurs de l’Opéra national de Paris Coproduction Metropolitan Opera, New-York
Diffusion le samedi 25 octobre 2025 sur France Musique à 20 h.
La représentation d’Ariodante’ du 21 septembre 2025 est la 21e à l’Opéra de Paris et la 11e dans cette mise en scène.
Entré tardivement au répertoire du Palais Garnier le 17 avril 2001, dans une mise en scène de Jorge Lavelli qui ne fut jouée que pour 10 représentations, ‘Ariodante’ est désormais présenté dans la production de Robert Carsen depuis le printemps 2023.
Cecilia Molinari (Ariodante) et Jacquelyn Stucker (Ginevra)
L’architecture symétrique des ses décors au style néoclassique, de la chambre de Ginevra à la grande salle de réception royale, en passant par le bureau du Roi, tous recouverts de vert en référence aux grands espaces écossais, couleur qui évoquera aussi la mélancolie au second acte, donne une tonalité muséale à cet ensemble qui sera amusamment exploitée lors de la scène finale, et va servir de cadre à une histoire qui est transposée sous forme d’hommage aux histoires personnelles des familles royales traquées par les médias et les regards de la société en quête de rumeurs à répandre. Les lecteurs et lectrices de 'Gala', 'Voici' et 'Paris Match' seront ravis!
La reprise de ce chef-d’œuvre handélien intervient cependant un mois après la production coup-de-poing de ‘Giulio Cesare’ mise en scène par Dmitri Tcherniakov au Festival de Salzbourg qui restera comme une référence dramatique absolue dans sa capacité à tirer des solistes un engagement interprétatif hors du commun.
Christophe Dumaux (Polinesso)
L’approche de Robert Carsen dans ‘Ariodante’ ne va pas aussi loin pour mettre en exergue le mal sous-jacent à l’esprit humain qui va conduire à la diffamation de Ginevra, mais il obtient un jeu très torturé des protagonistes victimes, notamment dans le grand aria d’Ariodante ‘Scherza infida’, qu’il renforce avec des jeux d’ombres et de lumières tamisées qui intensifient la noirceur d’âme de l’œuvre. Il a aussi le don de très bien mettre en valeur la grâce féminine, notamment lors du choc que ressent Ginevra au rejet de son père.
Mais à l’occasion de cette nouvelle série de représentations, sont invités pour la première fois à l’Opéra de Paris les musiciens de l’Ensemble Pygmalion, orchestre baroque fondé en 2006 par Raphaël Pichon – une formation interprète passionnée de Bach, Rameau, Mendelssohn et Mozart -, pour défendre leur premier opéra de Haendel en version scénique.
Jacquelyn Stucker (Ginevra) et Cecilia Molinari (Ariodante)
Dès l’ouverture, leur volontarisme fougueux fait sensation avec un mélange de sonorités anciennes et de gestes dramatiques enlevés, des lignes de courants acerbes qui créent une énergie théâtrale qui met d’emblée en tension, les instrumentistes étant formidables à admirer par leur sens de l’anticipation.
Inoubliables sont la noirceur enflée des vibrations des basses, les entrelacs bien timbrés des vents boisés, les striures fauves des cordes galbées dans une patine sonore volubile, le tout avec un sens du drame de la part de Raphaël Pichon qui soutient aussi très attentivement les chanteurs dans les moments les plus sombrement délicats. L’énergie orchestrale semble ainsi innerver les chanteurs et s’aligner sur leur sens de la nuance.
Cecilia Molinari (Ariodante)
Pour ses débuts à Paris, Cecilia Molinari retrouve le personnage d’Ariodante qu’elle avait abordé pour la première fois à l’Opéra de Lisbonne en 2021 et défendu à nouveau lors du Festival de Martina Franca en 2024. Timbre pleurant et sombre dans le médium qui s’éclaircit de façon très intense afin de traduire des déchirures cruelles, elle met sa musicalité au service d’une expressivité très marquée que l’on ne soupçonne pas forcément au cours des tous premiers tableaux.
Cette progressivité dans le dramatisme est l’un des points forts de la représentation, surtout que la mezzo-soprano italienne fait preuve de brio dans les ornements et offre d’harmonieuses variations de couleurs.
Jacquelyn Stucker (Ginevra)
Facilement reconnaissable, Jacquelyn Stucker est l’une des découvertes parisiennes sensationnelles de la saison 2022/2023, où elle avait beaucoup marqué les esprits dans le rôle de Lucia de Nobile de‘The Exterminating Angel’de Thomas Adès. Son interprétation de Ginevra dépeint une femme de haut rang, très sûre d’elle, et qui va révéler sa sensibilité au fur et à mesure que le piège tendu par Polinesso se referme sur elle.
D’une tessiture sombrement ouatée et d’une finesse de voile qui participent à l’expression de sa délicatesse de sentiments, la souplesse de sa voix lui permet de se fondre avec justesse à la sensualité propre à la musique de Haendel. Cela renforce son allure de vestale, une vision de l’innocence qui touche irrésistiblement à l’idéal.
Christophe Dumaux (Polinesso)
Quant au père de Ginevra, le Roi d’Ecosse, il est solidement caractérisé par la grandeur naturelle de Luca Tittorio, mais aussi par le grain de sa voix qui laisse toujours poindre une sensation d’humanité sous couvert d’une autorité statutaire.
En Polinesso, Christophe Dumaux poursuit sur sa lancée après sa brillante incarnation deJules César au Festival de Salzbourg quelques semaines auparavant. Certes, le personnage pervers que Robert Carsen lui fait dessiner n’a pas la même complexité que celle travaillée par Dmitri Tcherniakov, mais le contre-ténor français fait à nouveau preuve d’une excellente agilité technique, une tonicité un peu âpre mais qui s’est assouplie et densifiée avec le temps, aux lignes très homogènes et aisément malléables, avec des variations de contrastes d’une grande vivacité.
Ru Charlesworth (Lurcanio) et Luca Tittoto (Le Roi d’Ecosse)
Nous retrouvons également deux artistes qui avaient participé à la reprise d’’Alcina’– toujours dans la production de Robert Carsen - sur cette même scène en décembre 2021, Ru Charlesworth, qui apporte une présence robuste et sensible à Lurcanio, son timbre dégageant une forte impression de maturité avec un grain qui s’approche de celui de Luca Tittorio, et Sabine Devieilhe qui joue à fond la carte de la jeune femme crédule et humaine dont l’extrême finesse des lignes vocales semblent comme prolonger sa ductilité corporelle. Son air de séduction de Polinesso, au second acte, est mené avec un sensualisme à la limite de la rendre complice.
Enfin, Enrico Casari rend à Odoardo une droiture et une épure vocale très dignes.
Sabine Devieilhe lors des saluts
La forte interpénétration entre l’interprétation orchestrale, l’action théâtrale et l’incarnation vocale de chacun des solistes fait de ce spectacle un exemple de réussite amenée à réunir l’ensemble des spectateurs.
La Bohème (Giacomo Puccini – 11 février 1896, Turin)
Répétition générale du 08 septembre et représentation du 12 septembre 2025
Opéra Bastille
Mimì Nicole Car
Musetta Andrea Carroll
Rodolfo Charles Castronovo
Marcello Étienne Dupuis
Schaunard Xiaomeng Zhang
Colline / Benoît Alexandros Stavrakakis
Alcindoro Franck Leguérinel
Parpignol Hyun-Jong Roh*
Sergente dei doganari Andrés Prunell-Vulcano*
Un doganiere Olivier Ayault*
Un venditore ambulante Ook Chung*
Le maître de cérémonie Virgile Chorlet (mime) * Artistes des Chœurs de l’Opéra de Paris
Direction musicale Domingo Hindoyan
Mise en scène Claus Guth (2017) La représentation de ’La Bohème’ du 12 septembre 2025 est la 219e à l’Opéra de Paris et la 25e dans cette mise en scène.
Il y a 8 ans, Nicole Car laissait une charmante image iconique d’une des productions les plus disruptives de l’Opéra de Paris, à travers ce personnage de Mimi fantomal issu de la mémoire d’un Rodolfo prisonnier d’un vaisseau spatial en déserrance et achevant sa course sur la Lune, une façon de prendre au mot les paroles du poète lorsqu’il chante ‘Ma per fortuna é una notte di luna, e qui la luna l'abbiamo vicina’.
Nicole Car (Mimì)
Née d’une volonté de porter un regard radical sur l’un des opéras les plus populaires au monde afin de capter un public prêt à se laisser surprendre plutôt que de revendiquer des lectures traditionnelles, la production de Claus Guth n’a rien perdu de son ambiance glaciale initiale, avec le jeu macabre autour du corps de Benoît, qui petit à petit se dissipe à l’arrivée de Mimi, un foyer de chaleur et de réconfort autour duquel des souvenirs du passé vont se réanimer dans l’espace pour s’achever en un numéro de cabaret fantaisiste et haut en couleur, avant que la jeune icône ne disparaisse sur le dernier souffle des astronautes.
L’empathie glisse en effet du sort de Mimi, qui n’est plus qu’une représentation lunaire d’un souvenir incarné, à la condition de ces artistes devenus voyageurs de l’espace et condamnés à mourir.
Étienne Dupuis (Marcello) et Virgile Chorlet (Le Maître de cérémonie)
Les numéros de mime d’un Virgile Chorlet attentionné et mélancolique, au corps longiligne, pourtant le maître d’une cérémonie mortuaire, le réalisme du décor du vaisseau et le dynamisme des jeux de lumières, l’éclat de l’alcôve dorée au creux de laquelle Musetta attise le désir des hommes, la vitalité du jeu d’acteurs et la confusion joyeusement entretenue entre les personnages réels du présent et ceux fictifs issus de la mémoire, ajoutent du relief à des scènes qui somme toute auraient pu être jouées de façon plus ordinaire.
Nicole Car (Mimì) et Charles Castronovo (Rodolfo)
Nicole Car est donc à nouveau Mimi dans cette production qu’elle connaît depuis sa création, et elle est ce soir au summum de son rayonnement, voix vibrante au dramatisme développé mais également subtilement voilée dans les passages susurrés, absolument idéale dans cette représentation d’une Marie Madeleine en robe rouge. Sa présence et sa musicalité exaltée agissent avec un puissant magnétisme qui participe intensément à la plastique d’ensemble du spectacle.
Charles Castronovo (Rodolfo) et Nicole Car (Mimì)
En terme de couleurs, Charles Castronovo en est le contraire, une voix très assombrie, aux lignes heurtées dans le bas médium, qui dessine un Rodolfo sensiblement dépressif, mais qui se montre endurant avec une expressivité à cœur écorché dans les moments les plus forts. Il en résulte une perception d’impossible rencontre entre son personnage désemparé et nullement héroïque, et sa Mimi poétiquement idéalisée.
Nicole Car (Mimì) et Étienne Dupuis (Marcello)
Étienne Dupuis, en Marcello, possède un beau timbre au métal très souple quelles que soient les variations de tessiture, et se livre avec plaisir à toutes les pitreries imaginées au dernier acte, mais impossible de ne pas être sensible à son duo avec Nicole Car, sa compagne dans la vie, au début du troisième tableau, sur cette barrière d’Enfer transformée en un décor lunaire, la dernière frontière de la vie terrestre.
Andrea Carroll (Musetta)
Pour ses débuts à l’Opéra national de Paris, Andrea Carroll, de double nationalité américaine et guatémaltèque – une nationalité principalement représentée aujourd'hui dans le monde lyrique par Adriana González – se taille un beau succès en Musetta de par son caractère piquant et sa fluidité de timbre peu noircie, et se montre tout aussi joueuse qu’Étienne Dupuis.
Étienne Dupuis (Marcello) et Charles Castronovo (Rodolfo)
Que ce soit le Colline aux résonances sonores funèbres d’Alexandros Stavrakakis, mais finement sculptées dans son dernier air pressentant la fin toute proche, ou bien le Schaunard bien tenu de Xiaomeng Zhang, tous les rôles accompagnant les personnages principaux se mêlent à l’effervescence générale avec aisance.
Charles Castronovo et Nicole Car
Dans la fosse d’orchestre, nous retrouvons Domingo Hindoyan qui avait dirigé un ‘Rigoletto’ d’une excellente facture la saison passée, et qui se montre un peu plus prudent avec l’écriture puccinienne.
Très attentif à la clarté mélodique, à la chaleur boisée des vents et à l’unité musicale dans les passages les plus vifs, il livre une très belle lecture coloriste et d’une excellente cohésion, mais ne cherche pas pour autant à étendre le tissu des cordes au point de leur donner un effet sidéral dans la salle comme l’avait fait Gustavo Dudamel à la création.
Alexandros Stavrakakis, Etienne Dupuis, Domingo Hindoyan, Nicole Car, Charles Castronovo et Andrea Carroll
Chœur bien en place en coulisses, cette ouverture de saison se déroule salle comble, devant un public très attentif et aussi amusé par le décalage de la mise en scène.
La salle de l'Opéra Bastille à la fin de la représentation de 'La Bohème', le vendredi 12 septembre 2025
Berliner Philharmoniker – Kirill Petrenko
Festival Tour
Concert du 05 septembre 2025
Philharmonie de Paris – Grande Salle Pierre Boulez
9e Symphonie de Gustav Mahler (26 juin 1912 - Vienne) Andante comodo
Im Tempo eines gemächlichen Ländlers
Rondo – Burleske. Allegro assai
Adagio
Après Lucerne, et avant la ville de Luxembourg, le Berliner Philharmoniker entame sa 7e saison avec Kirill Petrenko à sa direction par une tournée de Festival dévolue à une interprétation somptueuse de la 9e symphonie de Mahler, 3 ans après l’interprétation donnée parGustavo Dudamel avec l’Orchestre de l’Opéra de Paris à la Philharmonie.
Même si le compositeur autrichien avait avancé sa 10e symphonie avant de partir, la 9e symphonie est considérée comme une forme d’au revoir à une vie accomplie dans la ligne des 9e symphonies de Beethoven, Schubert, Bruckner et Dvořák.
Kirill Petrenko
Et ce qui est étonnant, avec le chef austro-russe, c’est la manière dont il transmet sa compréhension des sentiments avec un amour de la vie qui transparaît même le long des plaintes caressantes. L’expression est sérieuse, mais non dramatisée, ce qui permet d’approfondir la perception existentielle que draine l’écriture de cette musique qui surprend aussi bien par ses variations de courbes dans le temps que par ses secousses et ses changements de rythmes soudains.
Et tous les magnifiques développements de cordes, les résonances surréelles des cors et des cuivres élancés, sans effets perçants, les multiples détails des vents de l’orchestre berlinois ont une emprise sublimée par les qualités acoustiques de la Philharmonie, et ce dès le premier mouvement panthéiste de la symphonie.
La Philharmonie de Paris, le vendredi 05 septembre 2025
C’est pourtant dans les deux mouvements suivants que Kirill Petrenko saisit par sa maîtrise métronomique implacable tout en obtenant une précision et une netteté sonores qui pourraient donner une impression d’automaticité, alors qu’en fait le geste chorégraphique est toujours vivant, très décidé et allant, parfois malicieux, sans qu’un moindre instant de saturation ne soit perceptible.
Kirill Petrenko
Puis vient le moment de quitter le rythme populaire à travers un dernier mouvement traversé par le très attendu et voluptueux drapé de cordes, intensément dense et vrillé de coloris d’argent, un tournoiement à en rendre l'esprit fou, qui aboutit à un état d’apesanteur rendu avec une irrésistible transparence et luminosité qui se reflètent dans le visage lunaire et épanoui de Kirill Petrenko, une vision poétique mais aussi très mystérieuse, une ouverture sur l'infini qui parachève une soirée où la violence et le sang froid se sont toujours accompagnés d’une plasticité finement dévoilée, sans chercher à entraîner l’auditeur vers des noirceurs trop pathétiques.
On en sort impressionné et touché, à en respecter le silence.
Lundi 01 septembre 2025 sur Arte à 01h00
Grounded (Tesori) - MET 2024 - dm Yannick Nézet-Séguin - ms Michael Mayer
Mardi 02 septembre 2025 sur France 4 à 21h00
La Flûte Enchantée (Mozart) - Théâtre des Champs-Elysées - dm Roth - ms Klapisch
Mardi 02 septembre 2025 sur France 4 à 23h45
L'Enlèvement au Sérail (Mozart) - Opéra Royal de Versailles
Vendredi 05 septembre 2025 sur Arte à 00h00
Il Boemo (film de Petr Vaclav) - La vie et l’œuvre du compositeur pragois Josef Myslivecek (1737-1781)
Dimanche 07 septembre 2025 sur France 3 à 00h15
Une nuit d'opéra sous les étoiles de Provence - Théâtre des Terrasses de Gordes
Dimanche 07 septembre 2025 sur Arte à 18h25
Fête chorale à Nuremberg : les voix du monde
Dimanche 07 septembre 2025 sur Arte à 23h30
Devenir cygne par la danse
Lundi 08 septembre 2025 sur Arte à 00h25
Rituel (Millepied & Boulez, Stravinsky, Bartók)
Mardi 09 septembre 2025 sur France 4 à 21h00
Les clefs de l'orchestre de Jean-Francois Zygel - Les portes du romantisme : Weber, Mendelssohn, Schubert
Mardi 09 septembre 2025 sur France 4 à 22h35
Les ouvertures de Tchaïkovsky (Ratmansky) - Bayerisches Staatsballett
Mercredi 10 septembre 2025 sur Arte à 01h20
Le roi et l'oiseau (Paul Grimault - 1979)
Dimanche 14 septembre 2025 sur Arte à 17h40
Dimitri Chostakovitch, symphonie en rouge
Dimanche 14 septembre 2025 sur Arte à 18h40
Daniil Trifonov interprète Chostakovitch - Concerto pour piano n° 2
Lundi 15 septembre 2025 sur Arte à 00h35
Mikko Franck dirige Chostakovitch et Tchaïkovski
Lundi 15 septembre 2025 sur Arte à 02h20
Orchestre symphonique national d'Estonie - Festival Odessa Classics 2022 - Tallinn
Mardi 16 septembre 2025 sur France 4 à 21h00
Roberto Alagna : «C'est magnifique»
Samedi 20 septembre 2025 sur France 4 à 22h55
Galaxymphony : The Final Odyssey
Dimanche 21 septembre 2025 sur France 3 à 00h25 Fauteuils d'orchestre (Anne Sinclair) - Béatrice Uria-Monzon
Dimanche 21 septembre 2025 sur France 5 à 14h35 Les clefs de l'orchestre de Jean-Francois Zygel - Les portes du romantisme : Weber, Mendelssohn, Schubert
Dimanche 21 septembre 2025 sur Arte à 18h40
Concerto per Milano 2025 (Riccardo Chailly, Emmanuel Tjeknavorian, Orchestra Filarmonica della Scala)
Dimanche 21 septembre 2025 sur Arte à 23h05
Richard Strauss : Le chevalier à la rose (Opéra de Zurich)
Mardi 23 septembre 2025 sur France 4 à 21h00
George Balanchine - Ballet impérial : «Who Cares ?»
Mardi 23 septembre 2025 sur France 4 à 22h30
Soirée Maurice Béjart - Opéra de Paris
Mardi 23 septembre 2025 sur France 4 à 23h35
360 - Mehdi Kerkouche
Dimanche 28 septembre 2025 sur France 3 à 00h20 Fauteuils d'orchestre (Anne Sinclair) - Pretty Yende, Sol Gabetta
Dimanche 28 septembre 2025 sur Arte à 17h10
La "folie" de Louis II : Neuschwanstein, le château enchanté
Dimanche 28 septembre 2025 sur Arte à 18h40
Golda Schultz, Rolando Villazón et Ludovic Tézier - Au château de Neuschwanstein
Dimanche 28 septembre 2025 sur Arte à 23h40
Le Teatro Amazonas - Un opéra au cœur de l'Amazonie
Lundi 29 septembre 2025 sur Arte à 00h35
Stjepan Hauser joue Bach et Morricone - Au château de Neuschwanstein
Lundi 29 septembre 2025 sur Arte à 01h35
Beethoven : "Missa Solemnis" - Sous la direction de Kent Nagano
Mardi 30 septembre 2025 sur France 4 à 22h30
Nadine Sierra & Pretty Yende à la Philharmonie de Paris
Mezzo et Mezzo HD
Lundi 01 septembre 2025 sur Mezzo à 20h30
Glenn Gould - Hereafter (Documentaire)
Mardi 02 septembre 2025 sur Mezzo à 23h00
'Serse' de Haendel à l'Opéra de Rouen
Mercredi 03 septembre 2025 sur Mezzo à 20h30
Rameau : Hippolyte et Aricie - Simon Rattle
Vendredi 05 septembre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Strauss : Salome - Opéra national de Paris
Vendredi 05 septembre 2025 sur Mezzo à 23h10
Tchaïkovski: Eugène Onéguine - Teatro Real, Madrid
Samedi 06 septembre 2025 sur Mezzo à 20h30
Lady Macbeth de Mzensk de Chostakovitch à l'Opéra de Paris
Dimanche 07 septembre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Platée de Rameau à l'Opéra de Paris
Lundi 08 septembre 2025 sur Mezzo à 20h30
Le Paradis perdu, un portrait d'Arvo Pärt (Documentaire)
Mardi 09 septembre 2025 sur Mezzo à 22h30
Mozart : Idomeneo - Opéra Royal de Wallonie-Liège
Mercredi 10 septembre 2025 sur Mezzo à 20h30
Monteverdi : Le Couronnement de Poppée - Théâtre des Champs-Elysées
Vendredi 12 septembre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Jonas Kaufmann chante 'Werther' de Massenet à l'Opéra de Paris
Vendredi 12 septembre 2025 sur Mezzo à 23h20
Ravel : L'Heure espagnole - Puccini : Gianni Schicchi - Palau de les Arts, Valencia
Samedi 13 septembre 2025 sur Mezzo à 20h30
Chostakovitch : Le Nez - La Monnaie de Bruxelles
Dimanche 14 septembre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Rameau : Les Indes galantes - Opéra de Paris
Lundi 15 septembre 2025 sur Mezzo à 20h30
Richter, l'énigme (Documentaire)
Mardi 16 septembre 2025 sur Mezzo à 23h00
Bellini: I Capuleti e i Montecchi - Opéra Royal de Wallonie Liège
Mercredi 17 septembre 2025 sur Mezzo à 20h30
Franck : Hulda - Gergely Madaras, Orchestre Philharmonique Royal de Liège
Vendredi 19 septembre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
John Adams : Nixon in China - Opéra de Paris
Vendredi 19 septembre 2025 sur Mezzo à 23h20
'The Perfect American' de Philip Glass au Teatro Real de Madrid
Samedi 20 septembre 2025 sur Mezzo à 20h30
Ravel : L'Heure espagnole & L'Enfant et les sortilèges - Opéra de Monte-Carlo
Dimanche 21 septembre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Strauss : Salome - Opéra national de Paris
Lundi 22 septembre 2025 sur Mezzo à 22h20
Yehudi Menuhin, le violon du siècle (Documentaire)
Mardi 23 septembre 2025 sur Mezzo à 23h30
Rameau : Hippolyte et Aricie - Simon Rattle
Jeudi 25 septembre 2025 sur Mezzo à 23h30 - Opéra en direct
Verdi: Otello (avec Asmik Grigorian) - Teatro Real, Madrid
Vendredi 26 septembre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Platée de Rameau à l'Opéra de Paris
Vendredi 26 septembre 2025 sur Mezzo à 23h15
Lady Macbeth de Mzensk de Chostakovitch à l'Opéra de Paris
Samedi 27 septembre 2025 sur Mezzo à 20h30
Puccini : Il Trittico - Théâtre de la Monnaie
Dimanche 28 septembre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Jonas Kaufmann chante 'Werther' de Massenet à l'Opéra de Paris
Lundi 29 septembre 2025 sur Mezzo à 20h30
Dietrich Fischer-Dieskau : Dernières paroles (Documentaire)
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