Publié le 30 Octobre 2025

Quatuor n°12 américain (Dvorak) et Quatuor n°8 (Chostakovitch)
Concert du 26 octobre 2025
Paroisse Sainte Marie des Batignolles, Paris

Antonín Dvořák (1841-1904) - Quatuor à cordes no 12 en fa majeur, B. 179 (op. 96) ‘Américain’ (01 janvier 1894 – Boston)
Dmitri Chostakovitch (1906-1975) -  Quatuor à cordes no 8 en ut mineur (opus 110)  (02 octobre 1960 – Moscou)

Janus Quartet
1er violon Irma Barbutsa-Ptskialadze 
2d violon Xavier Delcroix 
Alto Claire Rousset
Violoncelle Félix Delcroix

Ensemble formé à Paris en 2016, le Janus Quartet met en valeur le répertoire traditionnel du quatuor à cordes de Joseph Haydn jusqu’à la création contemporaine, tout en exploitant également les musiques plus populaires et les musiques de films qu’ils arrangent de façon à toucher un public plus large.

En ce dimanche après-midi, c’est au cœur de la paroisse Sainte Marie des Batignolles, un édifice ayant l’apparence d’un temple grec et une nef plutôt intime, que la formation interprète un concert d’une heure réunissant le Quatuor à cordes no 12 ‘Américain’ d’Antonín Dvořák et le très sombre Quatuor à cordes no 8 de Dmitri Chostakovitch.

Janus Quartet (Irma Barbutsa-Ptskialadze, Xavier Delcroix, Claire Rousset, Félix Delcroix)

Janus Quartet (Irma Barbutsa-Ptskialadze, Xavier Delcroix, Claire Rousset, Félix Delcroix)

Lié à la période américaine du compositeur tchèque (1892-1895) qui vit naître la Symphonie dite ‘Du Nouveau Monde’, le Quatuor à cordes n°12 évoque un esprit heureux et un charme profondément bucolique qui s’expriment le mieux au cours de son second mouvement lent.

L’empreinte du Janus Quartet sur cette partition assigne d’emblée un jeu sincère doté de caractère qui ancre une présence assez dense balançant entre un premier violon (Irma Barbutsa-Ptskialadze) au panache nerveux et pictural, un second violon (Xavier Delcroix) bien assuré, un alto (Claire Rousset) plus discret et un violoncelle (Félix Delcroix), placé face au 1er violon et donc en avant vers le public, d’une impeccable rondeur.

Leur unité atteint une captivante plénitude justement dans le lyrisme profond du second thème que les musiciens imprègnent d’une douceur fort chaleureuse, comme s’ils avaient atteint une forme de vérité qui leur soit propre.

L'Assomption de la Vierge - Paroisse Sainte Marie des Batignolles

L'Assomption de la Vierge - Paroisse Sainte Marie des Batignolles

Si la seconde partie du quatuor d’Antonín Dvořák voit de plus en plus les sonorités s’assouplir avec un premier violon généreusement exubérant, le Quatuor à cordes no 8 de Dmitri Chostakovitch opère une véritable plongée dans la noirceur désespérée d’une œuvre dédiée ‘aux victimes de la guerre et du fascisme’.

Il s’agit d’un mélange de lente gravité et de révolte vivace, qui se déchaîne cet après-midi sans ambages, dont le quatuor restitue suffisamment l’atmosphère suffocante pour laisser l’auditeur imaginer une marche à travers une ville en ruines.

Claire Rousset a de plus introduit le thème majeur de chaque pièce à travers deux poèmes, l’un léger et insouciant, l’autre plus poignant et vibrant avec les évènements qui se déroulent encore aujourd'hui à l’extrême Est de l’Europe.

L'Archange Saint-Michel

L'Archange Saint-Michel

Et pour finir sur une note plus tendre, le quatuor propose en bis un arrangement du quatrième lied des ‘Mélodies tziganes’ d’Antonín Dvořák, ‘Songs My Mother Taught Me’, air nostalgique si souvent repris, pour le plaisir de tous.

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Publié le 21 Octobre 2025

Musique vocale de la Renaissance de Janequin à Aleotti
Récital du 19 octobre 2025
Paroisse Notre-Dame du Travail, Paris

Luca Marenzio (1553-1599) - ‘Madonna, sua mercè, pur una sera’ (1585 – Rome)
Giovanni Pierluigi da Palestrina (1525-1594) - ‘Sicut cervus - Sitivit anima mea’ (~1581 - Rome)
Vittoria et/ou Raffaella Aleotti (1574-1646) - T'amo Mia Vita (1593 – Ferrare)
John Dowland (1563-1626) - ‘In this trembling shadow’ (1612,  Londres) - extrait de ‘A Pilgrimes Solace’
Claudin de Sermisy (1490-1562) -
‘Au joly bois’ (~1525 - Paris)
John Bennet (1575-1614) - Weep, O Mine Eyes (1599 – Londres), extrait de ‘Madrigalis to Foures Voyces’
Claudio Monteverdi (1567-1643) - Sanctus/Benedictus/Agnus Dei (~1640 – Venise), extrait de ‘Messa à quattro voci da cappella’
Pierre Regnault dit Sandrin (1495-1561) - Doulce mémoire/Fini le bien (~1538), texte attribué à François Ier 
John Wilbye (1574-1638) - Adieu, sweet Amaryllis (~1598 – Londres)
Clément Janequin (1485-1558) - Le Chant des Oiseaux (~1537)
Henry Purcell (1659-1695) - Hush, no more, extrait de ‘The Fairy Queen’ (1692 - Londres)

Quatuor Vocal Marenzio (membres du Chœur de Chambre Arthémys)
Soprano Ava Venise Santoni
Alto Floris Bernard
Ténor Antoine David-Calvet
Basse Olivier Lefaivre

Né en 2024 de la réunion de quatre chanteurs du Chœur de Chambre Arthémys, le Quatuor Vocal Marenzio propose en ce dimanche après-midi d’imprégner le public venu en nombre à la Paroisse Notre-Dame du Travail – environ 300 personnes, ce qui est conséquent – de l’univers des musiques vocales de la Renaissance, en entrelaçant l’art des chansons parisiennes du XVIe siècle au madrigaux anglais de la période élisabéthaine et aux madrigaux italiens qui précéderont la création de l’Opéra à Florence.

Quatuor Vocal Marenzio : Ava Venise Santoni, Floris Bernard, Antoine David-Calvet et Olivier Lefaivre

Quatuor Vocal Marenzio : Ava Venise Santoni, Floris Bernard, Antoine David-Calvet et Olivier Lefaivre

Ainsi, Luca Marenzio, Giovanni Pierluigi da Palestrina et Raffaella Aleotti - nonne à Ferrare et première compositrice de musique sacrée qui verra ses créations imprimées – cotoyent John Dowland, John Bennet et John Wilbye, pour l’école anglaise, et leurs prédécesseurs français, Claudin de Sermisy, Pierre Regnault et Clément Janequin, auteurs de chansons aux formes plus légères.

L’ensemble des quatre solistes est très bien équilibré, la voix d’Ava Venise Santoni s’évadant haut dans la nef de l’église, celle d’Olivier Lefaivre, basse bien timbrée se profilant avec douceur vers le public, tous deux encadrant les deux voix claires masculines et poétiques de Floris Bernard et d’ Antoine David-Calvet, le tout unifié par une tessiture diaphane aux couleurs pastels apportant une touche spirituelle commune à des airs qui peuvent être aussi bien religieux (Luca Marenzio, John Dowland) que plus simplement sensibles (Pierre Regnault, Claudin de Sermisy).

Chapelle Notre-Dame-du-Travail - La Vierge et Jésus

Chapelle Notre-Dame-du-Travail - La Vierge et Jésus

‘Au joly bois’ de Claudin de Sermisy, écrit dans la ligne de poètes tels Clément Marot, verse dans la déception amoureuse mélancolique, alors que ‘Weep, O Mine Eyes’ de John Benne rend hommage à ‘Flow my tears’ de John Downland en plongeant au plus profond des langueurs humaines.

La souplesse corporelle dont font preuve ces quatre interprètes forme toutefois une représentation visuelle qui renforce la nature réconfortante de ces airs.

Mais quelle joie à entendre la rythmique piquante du ‘Chant des Oiseaux’ de Clément Janequin, constellée de petites touches vocales stimulantes et d’amusantes superpositions de timbres!

Quatuor Vocal Marenzio : Floris Bernard, Ava Venise Santoni, Olivier Lefaivre et Antoine David-Calvet

Quatuor Vocal Marenzio : Floris Bernard, Ava Venise Santoni, Olivier Lefaivre et Antoine David-Calvet

Toutefois, le programme proposé n’est pas exclusivement dédié aux musiques vocales de la Renaissance, dont certaines étaient d'ailleurs accompagnées par des instruments - ‘In this trembling shadow’ de John Dowland, par exemple, était écrit pour voix mais aussi pour luth -, car une incursion est menée vers le répertoire des œuvres liturgiques modernes du XVIIe siècle, avec l’extrait de la ‘Messa a quatro voci da cappella’ de Monteverdi, et vers l’opéra avec ‘Hush, no more’, extrait de ‘The Fairy Queen’ d’Henry Purcell, qui achève le concert sur une note de paix intérieure bénéfique aux cœurs réunis pour un moment.

Admirer les visages et les attitudes des spectateurs participe aussi à l'émotion simple de ce récital qui réussit à flouter les diverses influences européennes des musiques vocales qui émergèrent après le Moyen Âge.

La nef de Notre-Dame-du-Travail

La nef de Notre-Dame-du-Travail

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Publié le 16 Octobre 2025

Antigone (Pascal Dusapin – Paris, le 07 octobre 2025)
Création mondiale
Représentation du 09 octobre 2025
Philharmonie de Paris, Grande Salle Pierre Boulez

Antigone Christel Loetzsch
Ismène Anna Prohaska
Créon Tómas Tómasson
Un Messager Jarrett Ott
Hémon Thomas Atkins
Tirésias Edwin Crossley-Mercer
Coryphée Serge Kakudji
Eurydice Natalia Cellier
Enfant accompagnant Tirésias (en alternance) Cosma Moïssakis, Joseph Raynaud-Palombe

Direction musicale Klaus Mäkelä 
Mise en scène Netia Jones (2025)
Orchestre de Paris

Commande de la Philharmonie de Paris et de la Philharmonie de Dresde
Décor fabriqué par les ateliers de la MC93 – Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis à Bobigny
Diffusion sur France Musique le 29 octobre 2025 à 20h

En 50 ans de créations musicales, Pascal Dusapin s’est imposé dans le paysage lyrique au point que la plupart des scènes parisiennes ont accueilli au moins un de ses ouvrages, tels ‘La Melancholia’ (Théâtre du Châtelet, 1992), ‘Perelà, uomo di fumo’ (Opéra Bastille, 2003), ‘Passion’ (Théâtre des Champs-Élysées, 2010), ‘O Mensch!’ (Bouffes du Nord, 2011), ‘Medea’ d’après 'Medeamaterial' (Théâtre des Champs-Élysées, 2012), ‘Penthesilea’ (Philharmonie, 2020), ‘Macbeth Underworld’ (Opéra Comique, 2023) ou ‘Il Viaggio , Dante’ (Palais Garnier, 2025).

Les mythes inspirent profondément les ouvrages lyriques du compositeur nancéien pour tout ce qu’ils drainent de forces sombres incarnées en des personnages charismatiques mais monstrueux. Et s’intéresser aux mythes c’est s’intéresser à l’intériorité d’êtres humains fondamentalement solitaires, et, par conséquent, accepter de voir des aspects de l’humanité qui peuvent exister en nous tous, alors que la société d’aujourd’hui vise souvent à les masquer et à affadir les personnalités. 

Tómas Tómasson (Créon) et Christel Loetzsch (Antigone) - Photo Philharmonie de Paris

Tómas Tómasson (Créon) et Christel Loetzsch (Antigone) - Photo Philharmonie de Paris

La création d’’Antigone’ à la Philharmonie, dans sa version lyrique, l’une des sept pièces de Sophocle qui aient survécu jusqu’à aujourd’hui, trouve un cadre spectaculaire sur la scène centrale de cette salle à l’acoustique irréelle.

Netia Jones, metteuse en scène britannique en vogue dont l’Opéra de Paris reprend ‘Les Noces de Figaro’ au Palais Garnier cette saison, a conçu un dispositif symbolique qui ne tient qu’en un seul bloc, quelques colonnes faiblement espacées en forme de cube, qui évoque l’architecture des temples grecs mais aussi un pouvoir fort qui écrase tout et réduit les individualités à bien peu. Le long de ses murailles, les solistes paraissent en effet bien petits.

Accompagnée de quelques vidéographies abstraites en noir et blanc qui viennent troubler la surface blanche et plane de ce monument, la scénographie sobre dégage une impression générale glaciale qui sied bien à cette histoire qui place au centre de la tragédie l’inflexibilité de Créon à condamner Antigone pour avoir enseveli le corps de son propre frère, Polynice.

Un écran situé en arrière plan à droite de la scène permet d'apprécier l'humanité des traits des solistes révélée par les conflits intérieurs.

Antigone (Dusapin Loetzsch Tómasson Jones Mäkelä) Philharmonie

Au pied de la scène, près de 75 musiciens de l’Orchestre de Paris créent un ensemble impressionnant enveloppé d’une lumière subtilement tamisée. Dès le début, la musique de Pascal Dusapin laisse s’étendre des humeurs noires qui s’immiscent dans les tissures de cordes d’une finesse lumineuse fantastique. Il faut aimer cette austérité raffinée qui nous transporte dans un espace mental hors du temps courant, et apprécier la façon dont les motifs instrumentaux sont ornementés et torsadés comme si l’on assistait à l’épanouissement d’un ouvrage musical travaillé avec des qualités d’orfèvre d’une grande sophistication. Klaus Mäkelä est évidemment à son affaire, lui qui sait mettre en valeur splendidement le lustre sonore de l’Orchestre de Paris et travailler la souplesse de son armature avec un excellent sens d’unité et d’expansion spatiale.

Les mouvements internes à la partition suivent également la dramaturgie théâtrale jusque dans ses déclamations les plus violentes, notamment lors de la confrontation entre Créon et Antigone.

Tómas Tómasson et Klaus Mäkelä

Tómas Tómasson et Klaus Mäkelä

Le baryton basse islandais Tómas Tómasson fait partie de ces chanteurs du grand répertoire de plus en plus amenés à défendre de grands rôles de compositeurs contemporains. 

Grand interprète de 'Lear' (Aribert Reimann), à l’instar du baryton danois Bo Skovhus, ses expressions du visage rigoureuses et son timbre fantomal noir donnent une image terriblement sévère et animale du régent de Thèbes, et Christel Loetzsch, familière des pièces du compositeur français, telles ‘Macbeth Underworld’ (La Monnaie, 2019), ‘Penthesilea’ (Philharmonie, 2020), ‘Il Viaggio, Dante’ (Aix-en-Provence, 2022), lui oppose une Antigone moderne, femme en pantalon noir d’une fascinante prestance physique dont on pourrait croire que son tempérament sûr, renforcé d’un chant dramatique jouant aussi bien de noirceurs introspectives que d'enflammements instinctifs, la sauverait des conséquences du jugement souverain. Sa verve téméraire semble en tout cas la seule attitude possible pour ébranler la rigidité de Créon.

Christel Loetzsch (Antigone)

Christel Loetzsch (Antigone)

Par contraste, Anna Prohaska – souffrante et doublée brillamment ce soir depuis l’orchestre par la jeune soprano Camille Chopin  - incarne une Ismène du passé, femme que l’on sent soumise à la tradition et qui ne peut avoir l’affront d’Antigone.

Tous les autres personnages, plus secondaires, sont très bien caractérisés, l’autorité de Jarrett Ott en Messager, la vulnérabilité de Thomas Atkins en Hémon, la présence d’Edwin Crossley-Mercer en Tirésias, et le Coryphée lumineux de Serge Kakudji, qui interviennent pour nous sortir de l’espace mental de Créon qui pourrait happer la salle toute entière.

Un ouvrage qui vous embarque dans la fascination des entrailles de l’âme d’un homme de pouvoir avec une résonance particulière à une époque qui semble façonnée par de grandes figures autocrates.

Tómas Tómasson, Klaus Mäkelä, Christel Loetzsch

Tómas Tómasson, Klaus Mäkelä, Christel Loetzsch

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Publié le 9 Octobre 2025

Hommage Enesco 70 - Intégrale de l’Œuvre vocale de Georges Enesco (première partie)
Espace Bernanos (4 rue du Havre, Paris)
Récital du 08 octobre 2025

Georges Enesco
Trois mélodies, op.4 (1898)

‘Le Désert’, poème de Jules Lemaitre
‘Le Galop’, poème de Sully Prud’homme
‘Le Soupir’, poème de Sully Prud’homme

Mélodies hors opus
‘Pensée perdue’, poème de Sully Prud’homme
‘Souhait’, poème de Carmen Sylva
‘Würstenbild’, poème de Albert Roderich
‘De ziua ta’, poème du compositeur
‘Chant hindou’, poème de Géraldine Rolland
‘Si j’étais Dieu’, poème de Sully Prud’homme
‘Dédicace’ (récité), poème de G.Enesco
‘Silence’, poème d’Albert Samain
‘Eu mă duc, codrul rămâne’, poème de Mihai Eminescu
‘Doïna’, sur un poème populaire recueilli par V.Alecsandri

Pascal Arnault
4ème sonate (piano solo)

Georges Enesco
Sept chansons sur poèmes de Clément Marot (1496-1544), op.15

‘Estrène à Anne’
‘Languir me fais…’
‘Aux damoyselles paresseuses d’escrire à leurs amys’
‘Estrène de la rose’
‘Présent de couleur blanche’
‘Changeons propos… Du conflict en douleur’

Œdipe (Extraits de l’opéra) - 1931
‘Chanson du Berger’
‘Air d’Œdipe ’ (IIe acte) : Où suis-je
Solo flûte : Ydris Steinmetz
‘Air d’ Œdipe’ (IVe acte) : Adieu douce Antigone
Voix off : Natacha Hamouma-Goguel, soprano

Soprano Gloria Tronel
Baryton Florent Karrer
Ténor Nicolae Hategan
Piano Ingmar Lazar

Situé depuis 1994 dans les locaux de l’Église Saint-Louis d’Antin, elle-même faisant partie de l’ancien Couvent des Capucins de la Chaussée-d ’Antin (1780-1782) actuellement réaffecté au Lycée Condorcet, l’Espace Bernanos abrite un auditorium de 150 places où est présentée sur deux soirées, le 08 et 10 octobre, l’intégrale de l’œuvre vocale de Georges Enesco à l’occasion du 70e anniversaire de sa disparition. L’Institut culturel roumain est notamment partenaire de cette manifestation.

Rendre hommage de cette manière au compositeur franco-roumain, c’est montrer à quel point les poètes français l’ont inspiré.

Œuvres vocales de Georges Enesco (Tronel Karrer Hategan Lazar) Espace Bernanos

La première partie du programme est ainsi dédiée à des mélodies composées entre 1898 et 1946 sur des textes d’écrivains contemporains d’Enesco, tels Géraldine Rolland, Sully Prud’homme, Jules Lemaitre, et la seconde partie laisse place aux vers de Clément Morot (XVIe siècle) qui évoquent l’essence d’un cœur blessé virant aux sentiments les plus mélancoliques, pour se prolonger dans les mélopées de l’unique opéra du musicien, ‘Œdipe’, qui accompagnent la dérive du malheureux père d’Antigone.

Entre ces deux parties, la '4e sonate pour piano' créée à la fin de l’hiver dernier par Pascal Arnault, présent ce soir parmi l’assistance, créera un univers de grondements intérieurs rendus par Ingmar Lazar sans la moindre concession, une peinture violente mystérieusement surmontée d’un leitmotiv reprenant ‘La Marseillaise’.

Pascal Arnault - compositeur de '4e sonate pour piano' (2025)

Pascal Arnault - compositeur de '4e sonate pour piano' (2025)

Trois jeunes chanteurs sont donc réunis pour incarner en alternance, air après air, l’esprit de ces poèmes nostalgiques.

L’aîné, Florent Karrer, est régulièrement présent sur les scènes lyriques nationales depuis 2018 – il jouait le rôle d’un commissaire de police et d’un notaire dans ‘Le Chevalier à la Rose’ mis en scène par Krzysztof Warlikowski au Théâtre des Champs-Élysées en fin de saison dernière -. 

D'un timbre au grain chaud et coloré auquel il donne de la puissance, il installe une présence joviale qui a de l’épaisseur, et l’assombrit quand il va s'agir de dépeindre le désarroi d’ Œdipe.

Alexander Neef avait fait du chef-d'œuvre d’Enesco, créé au Palais Garnier en 1936, le coup d’envoi de sa première véritable saison à la direction de l’Opéra de Paris; réentendre ces extraits permet ainsi de se remémorer les images très poétiques de la mise en scène de Wajdi Mouawad.

Nicolae Hategan et Gloria Tronel

Nicolae Hategan et Gloria Tronel

Bien différent par son style d’emblée sérieux, le ténor roumain Nicolae Hategan, lauréat du Concours Enesco, Grand Prix Opéra 2018, souffle un chant aux tissures agréablement ambrées et mates de couleurs, aérien par moment, et qui, au cours du récital, s'enrichit d'une expressivité éloquente au fur et à mesure que son investissement gagne en caractérisation, comme si son interprétation le faisait se libérer de sa réserve initiale. Il recevra un très bel accueil au final.

Quant à la plus jeune artiste, Gloria Tronel, lauréate du Concours Enesco, Grand Prix Opéra 2023 qui avait impressionné par ses aigus dans la nouvelle production de 'The Exterminating Angel' à l'Opéra de Paris en 2024, elle commence par se délecter de sa luminosité vocale dense, bien timbrée et focalisée, avec un petit air pimpant qui évoque le personnage de Manon, puis s’imprègne de l’esprit du texte avec une joie interprétative très plaisante.

 Natacha Hamouma-Goguel,  Ingmar Lazar et Florent Karrer

Natacha Hamouma-Goguel, Ingmar Lazar et Florent Karrer

Si le public a eu la sensation d’être progressivement saisit par une âme un peu énigmatique sans s’en apercevoir, tout en se dégageant de tout sens du temps, il le doit aussi à Ingmar Lazar qui est un pianiste qui sait créer une intériorité prégnante tout en lui ajoutant des effets impressionnistes personnels, sans jamais se départir d’une grande délicatesse.

Son rapport émotionnel aux solistes, palpable, devient aussi le révélateur d’une force de conviction qui lui permet de les embarquer dans ce voyage intime où l'âme populaire est aussi présente. 

Une bien belle soirée qui a aussi permis de découvrir la fraîcheur du jeu de flûte d’ Ydris Steinmetz lors de l'extrait du second acte d’ 'Œdipe', et la voix florissante en harmoniques de Natacha Hamouma-Goguel.

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Publié le 4 Octobre 2025

Parsifal (Richard Wagner – Bayreuth, le 26 juillet 1882)
Représentation du 28 septembre 2025
Opera Ballet Vlaanderen - Gand

Kundry Dshamilja Kaiser
Parsifal Christopher Sokolowski
Amfortas Kartal Karagedik
Gurnemanz Albert Dohmen
Klingsor Werner Van Mechelen
Titurel Tijl Faveyts

Direction musicale Alejo Pérez
Mise en scène Susanne Kennedy et Markus Selg (2025)
Symfonisch Orkest Opera Ballet Vlaanderen
Koor and Kinderkoor Opera Ballet Vlaanderen

Les productions de ‘Parsifal’ à l’Opéra de Gand se suivent, ne se ressemblent en rien, et sont tout autant captivantes. En avril 2013, Tatjana Gürbaca proposait, avec grande économie de moyens, une vision ultra pessimiste sur la décadence d’un monde adulant le sang, et prêt à encenser un nouveau type de héros guerrier.

Albert Dohmen (Gurnemanz) et Christopher Sokolowski (Parsifal)

Albert Dohmen (Gurnemanz) et Christopher Sokolowski (Parsifal)

Rien de tel à travers la lecture ésotérique de Susanne Kennedy qui est présentée à l’Opéra des Flandres en ouverture de saison 2025/2026. La metteuse en scène allemande s’est alliée au plasticien Markus Selg depuis 2015 pour développer un théâtre de sensations qui brouille la perception du réel.

Loin de mettre en regard l’œuvre testamentaire de Richard Wagner avec l’histoire du XXe siècle, comme l’avait fait Stefan Herheim à Bayreuth et Krzysztof Warlikowski à l’Opéra de Paris en 2008, l’approche proposée à Gand repose sur une impressionnante scénographie vidéographique qui utilise aussi bien toute l’ouverture de scène pour se projeter que les alcôves du décor, tels une entrée de grotte mystérieusement placée au centre de scène ou bien un foyer de feu sur lequel repose le corps de Titurel, pour s’y incruster avec une haute définition d’image.

Parsifal (Sokolowski Kaiser Karagedik Dohmen Pérez Kennedy Selg) Gand

Les premières images paraissent nous amener dans les grands paysages du ‘Seigneur des Anneaux’, puis deviennent plus abstraites avec des teintes changeantes qui prendront une couleur sang à la mort du cygne. Parsifal est assis face à un tunnel intérieur conduisant vers une lumière inatteignable, qui n’est pas sans évoquer la ‘Montée des bienheureux vers l’empyrée’ de Jérôme Bosch, dont les teintes flamandes vont d’ailleurs imprégner la dernière partie du premier acte.

Ce couloir infini prend ensuite la forme d’une artère coronaire dont l’une des valves bat régulièrement au cours de la scène de calvaire d’Amfortas, avant que l’innocent Parsifal se sublime en Siddhartha une fois la cérémonie achevée.

Il faut dire qu’à ce moment là, cet enchaînement d’images qui détourne l’attention d’un jeu scénique sommaire – hormis pour Parsifal -, mais avec une surcharge d’objets décoratifs et mystiques disposés partout au sol, laisse assez circonspect. 

Christopher Sokolowski (Parsifal) et Dshamilja Kaiser (Kundry)

Christopher Sokolowski (Parsifal) et Dshamilja Kaiser (Kundry)

La formation symphonique n’est pas encore totalement déployée, mais la qualité du tissu orchestral est indéniablement appréciable, et Albert Dohmen, qui pour les connaisseurs de l’Opéra Bastille des dernières années du mandat d’Hugues Gall évoque Le Hollandais volant, Amfortas et Jochanaan, fait montre d’un métier encore bien assuré en Gurnemanz, avec une bienveillance sensible.

Kartal Karagedik (Amfortas)

Kartal Karagedik (Amfortas)

Dans le second acte, l’imagerie reste encore dans le registre médiéval, des épées, lances, boucliers et corps jonchant un champ de bataille, le monde Klingsor étant celui de la destruction et de la division. Werner Van Mechelen n’est pas véritablement un méchant, c’est pourquoi l’Amfortas qu’il avait incarné sur cette même scène en 2013 est bien plus mémorable que son appropriation de l'étoffe du magicien, totalement figé par la mise en scène, mais qui reste solide.

Dshamilja Kaiser (Kundry)

Dshamilja Kaiser (Kundry)

L’intervention de Dshamilja Kaiser dans le rôle de Kundry est elle aussi quelque peu momifiée par la direction de Susanne Kennedy, mais elle va se révéler d’un redoutable aplomb à partir de la scène de séduction de Parsifal, tous les aigus étant parfaitement assurés avec une stabilité très convaincante. Dans cet acte, la sainte couronne d’épines irrigue l’alcôve en forme de chambre, qui est aussi un symbole féminin, et Parsifal, à demi-nu, exprime une très forte ambiguïté entre expression sensuelle et cheminement vers la destinée du Christ. Une splendide image clôt cet acte lorsqu’il tend ses bras en croix en s’appuyant sur deux lances tenues par des femmes, en geste de défense.

Dshamilja Kaiser (Kundry) et Christopher Sokolowski (Parsifal)

Dshamilja Kaiser (Kundry) et Christopher Sokolowski (Parsifal)

Christopher Sokolowski, jeune ténor américain de moins de 35 ans, prend une dimension saisissante, son timbre affermi aux coloris relativement sombres dégageant une véritable expressivité théâtrale qui se retrouve aussi dans son jeu fortement intériorisé. Jamais ne donne t-il l’impression d’être un homme naïvement éthéré, et dès le premier acte on sent bien qu’il est déjà chargé de quelque chose de profond.

Christopher Sokolowski (Parsifal)

Christopher Sokolowski (Parsifal)

Le dernier acte est une réussite absolue sur tous les plans. La vidéographie étend des paysages sauvages, auxquels s’insère une statue de Saint érodée par le temps, et recèle une complexité de plans visuels qui se superposent et altèrent l’ambiance visuelle, comme une réponse à l’ambivalence de la musique, et la scène d’onction se déroule sous de magnifiques lumières aquatiques et changeantes, le dernier service du Graal prenant une noirceur d’où surgira furtivement l’ombre destructrice de Shiva, tout le visuel latéral donnant l’impression d’un voyage dans le temps multicolore, esthétisé de façon impressionnante en utilisant les tresses d’épines de la couronne du Christ, débauche de flux lumineux fuyants qui rappelle le film de Stanley Kubrick ‘2001, l’Odyssée de l’espace’.

Kartal Karagedik dessine à ce moment là un Amfortas ramené à la vie et d’une humanité émouvante, et le chœur fait surtout preuve d’une présence assez massive.

Albert Dohmen (Gurnemanz), Christopher Sokolowski (Parsifal) et Dshamilja Kaiser (Kundry)

Albert Dohmen (Gurnemanz), Christopher Sokolowski (Parsifal) et Dshamilja Kaiser (Kundry)

Le final invite à l’optimisme et révèle aussi un désir de paix pour le monde à travers le vol d’une colombe protégeant un Parsifal orné d’une croix solaire, en symbole de la fin de toutes les souffrances.

Et c’est aussi dans cette dernière partie que l’Orchestre symphonique de l’Opéra des Flandres atteint une onctuosité de couleurs somptueuse, avec des cuivres toujours très chargés en noirceur, une évanescence des cordes qui se libère bien mieux de la fosse pour irriguer la scène entière, le tout d’une infaillible unité sous la baguette d’Alejo Pérez qui signe là une réalisation ouvragée avec relief, liant et grand raffinement des détails. Avouons le, on reste enchanté par la façon dont nous avons été menés de façon intriguante dans ce voyage pendant cinq heures, malgré les réserves initiales, et la standing ovation spontanément exprimée dès le baisser de rideau traduit bien la ferveur éprouvée par les spectateurs.

Kartal Karagedik (Amfortas)

Kartal Karagedik (Amfortas)

Et même si le procédé répétitif mais haut en couleurs et évolutif de la vidéographie de Susanne Kennedy et Markus Selg peut donner l’impression qu’ils traitent ‘Parsifal’ comme ils ont pu le faire avec l’opéra de Philip GlassEinstein on the Beach’ à la Villette en 2023, ils montrent cependant qu’ils savent habilement intégrer les archétypes de l’ouvrage à leur travail, tout en accroissant la part de mystère. Chapeau!

Dshamilja Kaiser, Christopher Sokolowski, Albert Dohmen, Kartal Karagedik et Alejo Pérez.

Dshamilja Kaiser, Christopher Sokolowski, Albert Dohmen, Kartal Karagedik et Alejo Pérez.

Parsifal (Sokolowski Kaiser Karagedik Dohmen Pérez Kennedy Selg) Gand

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Publié le 30 Septembre 2025

TV-Web Octobre 2025 Lyrique et Musique

Chaînes publiques

Mercredi 01 octobre 2025 sur France 4 à 21h05
Cerrone «Disco symphonique» à la Philharmonie

Mercredi 01 octobre 2025 sur France 4 à 22h20
Jean-Michel Jarre aux Francofolies de La Rochelle

Jeudi 02 octobre 2025 sur Arte à 02h50
Beethoven : Symphonie n° 9 - Enregistrée en 2022 à Athènes - dm Teodor Currentzis

Dimanche 05 octobre 2025 sur France 3 à 00h20
L'Opéra des cercles sacrés (Opera dos terreiros)

Dimanche 05 octobre 2025 sur Arte à 18h40
Concert au château de Prague 2025

Lundi 06 octobre 2025 sur Arte à 01h20
Berlioz : La damnation de Faust - Théâtre des Champs-Elysées - ONF

Samedi 11 octobre 2025 sur Arte à 18h05
Chanter la vie : les Manouches d’Alsace

Dimanche 12 octobre 2025 sur France 3 à 00h15
Vissi d'arte : Gala Maria Callas - Opéra national de Paris

Dimanche 12 octobre 2025 sur Arte à 18h10
Concert de l'Opéra de Vienne - Elina Garança, Benjamin Bernheim, Jonas Kaufmann

Dimanche 12 octobre 2025 sur Arte à 23h50
Hotel Metamorphosis - Festival de Salzbourg 2025

Mardi 14 octobre 2025 sur France 4 à 00h30
Roberto Alagna : «C'est magnifique»

Mardi 14 octobre 2025 sur France 4 à 21h05
Concerts d'une nuit d'été à Schönbrunn

Mardi 14 octobre 2025 sur France 4 à 22h40
Le Berliner Philharmoniker et Zubin Mehta

Dimanche 19 octobre 2025 sur France 3 à 00h20
Deux hommes et une femme

Dimanche 19 octobre 2025 sur Arte à 03h55
Un voyage musical avec Gustav Mahler - "Où vais-je ?"

Dimanche 19 octobre 2025 sur Arte à 18h40
Riccardo Chailly & Beatrice Rana interprètent Rachmaninov - Lucerne Festival 2025

Lundi 20 octobre 2025 sur Arte à 00h05
Maestro Ennio Morricone

Mardi 21 octobre 2025 sur France 4 à 21h05
Mairi, Marianna, Maria, les années grecques inconnues de la Callas

Mardi 21 octobre 2025 sur France 4 à 22h50
Vissi d'arte : Gala Maria Callas

Jeudi 23 octobre 2025 sur Arte à 01h55
Pianoforte : le concours Frédéric-Chopin à Varsovie

Dimanche 26 octobre 2025 sur Arte à 17h45
Kandinsky : voir la musique, réinventer la peinture

Dimanche 26 octobre 2025 sur Arte à 18h45
Vivaldi et Mozart au Musée du Louvre

Dimanche 26 octobre 2025 sur Arte à 23h45
Les enfants pianistes chinois et leur rêve de carrière

Lundi 27 octobre 2025 sur Arte à 00h40
Récital Chopin par Bruce Liu

Lundi 27 octobre 2025 sur Arte à 01h25
Pianoforte : le concours Frédéric-Chopin à Varsovie

Ve31dredi 2 octobre 2025 sur France 4 à 21h00
Renaud Capuçon : «Au cinéma 2»

TV-Web Octobre 2025 Lyrique et Musique

Mezzo et Mezzo HD

Mercredi 01 octobre 2025 sur Mezzo à 20h30
Verdi: I Lombardi alla prima crociata - Opéra Royal de Wallonie-Liège

Vendredi 03 octobre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Rameau : Les Indes galantes - Opéra de Paris

Vendredi 03 octobre 2025 sur Mezzo à 23h10
Chostakovitch : Le Nez - La Monnaie de Bruxelles

Samedi 04 octobre 2025 sur Mezzo à 20h30
'Eugène Onéguine' de Tchaïkovski à la Monnaie de Bruxelles

Dimanche 05 octobre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Puccini : Madama Butterfly - Greek National Opera

Lundi 06 octobre 2025 sur Mezzo à 20h30
Rachmaninov revisité

Mardi 07 octobre 2025 sur Mezzo à 23h50
Franck : Hulda - Gergely Madaras, Orchestre Philharmonique Royal de Liège

Mercredi 08 octobre 2025 sur Mezzo HD à 19h55
L'Opéra National de Grèce

Mercredi 08 octobre 2025 sur Mezzo à 20h30
Sartorio: L'Orfeo - Philippe Jaroussky - Opéra de Montpellier

Vendredi 10 octobre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Moussorgski : Boris Godounov - DNO Amsterdam

Vendredi 10 octobre 2025 sur Mezzo à 23h05
Ravel : L'Heure espagnole & L'Enfant et les sortilèges - Opéra de Monte-Carlo

Samedi 11 octobre 2025 sur Mezzo à 20h30
Prokofiev: Le Joueur - Festival de Salzbourg

Dimanche 12 octobre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Rachmaninov : Aleko - Bartók : Le château de Barbe-Bleue - Opéra national de Grèce

Lundi 13 octobre 2025 sur Mezzo à 20h30
Claudio Abbado 10 ans après

Mardi 14 octobre 2025 sur Mezzo HD à 19h00
Giorgos Koumendakis : La meurtrière - Opéra national de Grèce

Mercredi 15 octobre 2025 sur Mezzo à 20h30
Dalbavie: Mélancolie de la résistance - Staatsoper Berlin

Vendredi 17 octobre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Dvorák : Rusalka - Dutch National Opera

Vendredi 17 octobre 2025 sur Mezzo à 22h50
Puccini : Il Trittico - Théâtre de la Monnaie

Samedi 18 octobre 2025 sur Mezzo à 20h30
'L'Enchanteresse' de Tchaïkovski à l'Opéra de Francfort

Dimanche 19 octobre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Moussorgski : Boris Godounov - DNO Amsterdam

Dimanche 19 octobre 2025 sur Mezzo à 22h15
Il Giardino Armonico, Giovanni Antonini : Cavalieri

Lundi 20 octobre 2025 sur Mezzo à 20h30
Enrico Caruso - La Voix éternelle

Mercredi 22 octobre 2025 sur Mezzo à 20h30
Syuyumbike de Reseda Akhiyarova à l'Opéra du Tatarstan

Vendredi 24 octobre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Puccini : Madama Butterfly - Greek National Opera

Vendredi 24 octobre 2025 sur Mezzo HD à 23h10
L'Opéra National de Grèce

Samedi 25 octobre 2025 sur Mezzo à 20h30
Johann Strauss: La Chauve-Souris - Opéra de Lille

Dimanche 26 octobre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Dvorák : Rusalka - Dutch National Opera

Lundi 27 octobre 2025 sur Mezzo à 20h30
La vie que j'aime - Le pianiste Menahem Pressler

Mardi 28 octobre 2025 sur Mezzo à 23h25
Sartorio: L'Orfeo - Philippe Jaroussky - Opéra de Montpellier

Mercredi 29 octobre 2025 sur Mezzo à 20h30
Haendel : Jephtha - Joyce DiDonato, Michael Spyres, Il Pomo d'Oro

Jeudi 30 octobre 2025 sur Mezzo à 18h00
Syuyumbike de Reseda Akhiyarova à l'Opéra du Tatarstan

Vendredi 31 octobre 2025 sur Mezzo HD à 21h30
Giorgos Koumendakis : La meurtrière - Opéra national de Grèce

Vendredi 31 octobre 2025 sur Mezzo à 23h10
Prokofiev: Le Joueur - Festival de Salzbourg

TV-Web Octobre 2025 Lyrique et Musique

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Operavision, Culturebox, Arte Concert etc...

                            Accès illimité dans le temps

Placido Domingo, l'homme aux mille vies

La Traviata (Chorégies d'Orange 2016) avec Domingo, Jaho, Meli

Le Requiem de Verdi (Chorégies d'Orange)

Le Barbier de Séville (Chorégies d'Orange 2018) avec Peretyatko, Sempey, Hotea

Roberto Alagna - Ma vie est un opéra

Le Royaume des Deux-Siciles (Roberto Alagna)

Patrick Dupond, un danseur chez les étoiles

Michaël Denard, le « prince » de l'Opéra de Paris

Le Lac des Cygnes, l'Ambitieux projet de Tchaïkovski

Maria Callas - Il était une voix

Body and Soul (Opéra national de Paris)

Dans les coulisses de Casse-Noisette

Dans les coulisses de Roméo et Juliette

Dans les coulisses de La Fille mal gardée

Dans les coulisses de Don Quichotte

Dans les coulisses de Mayerling

Martha Graham, danser avec l'âme

Accès Live à l'Opéra Bastille pour « Le Lac des Cygnes »

Accès live à l'Opéra Garnier dans les coulisses de « La Cenerentola »

                       Octobre 2025

Concert au château de Prague (Smetana, Dvorak) jusqu'au 04 octobre 2025

Mitridate, re di Ponto (Teatro Real de Madrid) jusqu'au 04 octobre 2025

Un giorno di regno (Garsington Opera) jusqu'au 11 octobre 2025

Wòlô bòskô (Opéra national de Varsovie) jusqu'au 17 octobre 2025

La Bohème 2050 (film opéra) jusqu'au 21 octobre 2025

Galaxymphonie : The Final Odyssey jusqu'au 21 octobre 2025

Le Vaisseau fantôme (Irish national Opera) jusqu'au 25 octobre 2025

Giuseppe Verdi : La forza del destino (Scala de Milan) jusqu'au 31 octobre 2025

                         Novembre 2025

¡Cincuentañero! Les 50 ans de Rolando Villazón (Salzbourg 2022) jusqu'au 02 novembre 2025

Werther (Théâtre national Croate de Zagreb) jusqu'au 03 novembre 2025

Le Messie (Festival de Salzburg 2020) jusqu'au 05 novembre 2025

On Danse Chez Vous : Mehdi Kerkouche (Chaillot) jusqu'au 07 novembre 2025

Le Château de Barbe-Bleue (Opéra ZUID) jusqu'au 09 novembre 2025

Une soirée de ballet à l’Opéra national dʼUkraine jusqu'au 10 novembre 2025

Asmik Grigorian chante Verdi & Bellini - Cathédrale de Kaunas, Lituanie jusqu'au 14 novembre 2025

Maria Stuarda (Opéra d'Etat Hongrois) jusqu'au 16 novembre 2025

Tosca (Metropolitan Opera) jusqu'au 20 novembre 2025

Grounded (Metropolitan Opera) jusqu'au 20 novembre 2025

Aida (Metropolitan Opera) jusqu'au 20 novembre 2025

Concours des Finalistes Neue Stimmen (Liz Mohn Stiftung - Staatsoper Unter den Linden) jusqu'au 24 novembre 2025

Boris Godounov (Dutch National Opera & Ballet) jusqu'au 25 novembre 2025

Le grand concert du Philharmonique de Vienne (Palais Garnier) jusqu'au 26 novembre 2025

Orphée et Eurydice (Festival Pulsations) jusqu'au 28 novembre 2025

                         Décembre 2025

Melancholia (Opéra Royal de Stockholm) jusqu'au 05 décembre 2025

12e Concours international de chant Stanislaw Moniusko (Opéra national de Varsovie) jusqu'au 07 décembre 2025

Concert d'anniversaire pour Arvo Pärt jusqu'au 10 décembre 2025

L'Heure espagnole / Gianni Schicchi (Palau de les Arts Reina Sofia) jusqu'au 13 décembre 2025

Camille Saint-Saëns : Oratorio de Noël (Orchestre philharmonique de Strasbourg) jusqu'au 16 décembre 2025

Pretty Yende au Festival de Glanum jusqu'au 16 décembre 2025

La Fête de la chanson orientale jusqu'au 17 décembre 2025

Prix Opera XXI 2025 (Palau de les Arts Reina Sofia) jusqu'au 17 décembre 2025

Le Grand Hôtel de l'Opéra (Fondazione Mascarade Opera) jusqu'au 21 décembre 2025

La vie secrète des tableaux (Polish national Opera) jusqu'au 22 décembre 2025

Oper on Fire (Opernstudio NRW) jusqu'au 22 décembre 2025

Chelsea Zurflüh & Jonathan Tetelman (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 26 décembre 2025

Elīna Garanča chante Carmen (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 26 décembre 2025

Klaus Florian Vogt chante Mozart, Wagner et Strauss (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 26 décembre 2025

Stjepan Hauser joue Bach et Morricone (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 26 décembre 2025

Golda Schultz, Rolando Villazón et Ludovic Tézier (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 26 décembre 2025

Robert Schumann : Le Paradis et la Péri (Opéra national de Hambourg) jusqu'au 26 décembre 2025

Finale du RING AWARD 25 jusqu'au 29 décembre 2025

Le Concert de Paris 2025 jusqu'au 31 décembre 2025

                           Janvier 2026

Concert au château de Prague 2025 jusqu'au 02 janvier 2026

Giuditta (Opéra national du Rhin) jusqu'au 04 janvier 2026

Fidelio courte animation jusqu'au 09 janvier 2026

Klaus Mäkelä et Gustavo Dudamel dirigent Boulez, Beethoven et Poulenc (10 ans de la Philharmonie de Paris) jusqu'au 10 janvier 2026

Iphigénie en Aulide - Iphigénie en Tauride (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 10 janvier 2026

Leevi Madetoja : Les Ostrobothniens (Opéra national de Finlande, Helsinki) jusqu'au 12 janvier 2026

Les Contes d'Hoffmann (Opernhaus Zürich) jusqu'au 12 janvier 2026

Mantoue en musiques - Avec Lea Desandre jusqu'au 15 janvier 2026

Il trittico (Opéra national de Paris) jusqu'au 18 janvier 2026

Concert final de l'Accademia Rossiniana 2025 (Rossini Opera Festival) jusqu'au 21 janvier 2026

Didon et Enée (Opéra Royal de Versailles) jusqu'au 28 janvier 2026

Orchestre symphonique des jeunes d’Erevan (Arménie) Young Euro Classic 2025 jusqu'au 29 janvier 2026

                           Février 2026

Carmen (Palazzetto Bru Zane - Opéra Rouen de Normandie) jusqu'au 01 février 2026

Trial by Jury (Scottish Opera) jusqu'au 3 février 2026

La resurrezione (Teatro dell’Opera di Roma) jusqu'au 8 février 2026

Alexander Rodin : Kateryna (Création mondiale à l'Opéra d'Odessa) jusqu'au 9 février 2026

Didon et Enée (Opéra Royal de Versailles) jusqu'au 12 février 2026

Attila (Opernfestspiele Heidenheim) jusqu'au 15 février 2026

Une nuit d'opéra sous les étoiles de Provence jusqu'au 18 février 2026

Voix des Outre-Mer 2023 (Amphithéâtre Bastille) jusqu'au 22 février 2026

Finale du Concours de Chant Reine Sonja 2025 jusqu'au 22 février 2026

                           Mars 2026

Le Nozze di Figaro (Royal College Music) jusqu'au 01 mars 2026

Concert en soutien au peuple ukrainien (Maison de Radio France) jusqu'au 04 mars 2026

Rusalka (Théâtre national de Brno) jusqu'au 06 mars 2026

BOLERO.S Episode 4 (Mehdi Kerkouche) jusqu'au 11 mars 2026

Faust (Opéra de Lille) jusqu'au 12 mars 2026

Vers la grâce (Opéra national de Paris) jusqu'au 13 mars 2026

Hamlet (Teatro Regio Torino) jusqu'au 19 mars 2026

Jack Lang, le beau rôle jusqu'au 24 mars 2026

Between Two Light (Huang Ruo) jusqu'au 26 mars 2026

                           Avril 2026

Ravel en mille éclats jusqu'au 01 avril 2026

Maria de Buenos Aires (Grand Théâtre de Genève) jusqu'au 02 avril 2026

La vraie histoire de Madonna jusqu'au 14 avril 2026

                           Mai 2026

Maria Stuarda (Teatro Real de Madrid) jusqu'au 04 mai 2026

Barry Lyndon Tribute jusqu'au 13 mai 2026

Michel Legrand, la musique enchantée (Dessay, Bertault) jusqu'au 13 mai 2026

L'Orchestre de la Garde Républicaine à l'Opéra Comique jusqu'au 19 mai 2026

Jean-Philippe Rameau : Platée (Théâtre national de Prague) jusqu'au 30 mai 2026

 

                           Juillet 2026

Gustave Charpentier : Louise Festival d'Aix-en-Provence jusqu'au 12 juillet 2026

Kiev, un opéra en guerre (1/4) - Danser pour résister jusqu'au 12 juillet 2026

Cerrone - Disco symphonique à la Philharmonie jusqu'au 16 juillet 2026

                           Août 2026

Elīna Garanča chante Mahler (Festival de Lucerne 2025) jusqu'au 14 août 2026

Gala d'Opéra - Classic 2025 (Festival de Hanovre) jusqu'au 23 août 2026

                           Septembre 2026

Carlo Vistoli (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 08 septembre 2026

Kiev, un opéra en guerre (2/4) - Exister ou disparaître jusqu'au 12 septembre 2026

Malena Ernman : Terra Mater - Bayreuth Baroque 2025 jusqu'au 12 septembre 2026

Julia Leshneva & Franco Fagioli (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 15 septembre 2026

Francesco Cavalli : Pompeo Magno (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 16 septembre 2026

Gala de l'Opéra de Vienne 2025 jusqu'au 17 septembre 2026

Marina Viotti - Bayreuth Baroque 2025 jusqu'au 19 septembre 2026

JR, Damien Jalet & Thomas Bangalter : Chiroptera (Parvis du Palais Garnier) jusqu'au 30 septembre 2026

                           Octobre 2026

Fête Chorale à Nuremberg : Les voix du Monde jusqu'au 06 octobre 2026

Barbara Hannigan dirige Ligeti et Stravinsky jusqu'au 10 octobre 2026

                         Novembre 2026

Kiev, un opéra en guerre (3/4) - Exilés jusqu'au 14 novembre 2026

Les trois ballets de Stravinsky (Théâtre des Champs-Elysées) jusqu'au 25 novembre 2026

                         Décembre 2026

Concert du nouvel an de l'Orchestre national de France (Radio France) jusqu'au 30 décembre 2026

   

                          Janvier 2027

Samson (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2027

Madame Butterfly (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2027

                        Février 2027

Kiev, un opéra en guerre (4/4) - Transmettre jusqu'au 08 février 2027

                        Mars 2027

Les Sentinelles (Opéra de Bordeaux) jusqu'au 09 mars 2027

 

                         Juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 1 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 2 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 3 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 4 jusqu'au 16 juin 2027

                         Mars 2028

Adieu l'Opéra (Opéra national de Paris) jusqu'au 15 mars 2028

                         Avril 2028

Wartime Elegy - Ballet national d'Ukraine  jusqu'au 01 avril 2028

                         Juin 2028

Dream Requiem - Rufus Wainwright (Radio France) jusqu'au 13 juin 2028

                         Novembre 2028

Mikko Franck dirige Dutilleux, Mahler et Strauss (chant Marie-Nicole Lemieux) jusqu'au 21 novembre 2028

 

                         Septembre 2029

Arthur Honegger : Le Roi David Avec Amira Casar et Lambert Wilson jusqu'au 25 septembre 2029

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Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique