Publié le 26 Mars 2026

Présentation de la saison Lyrique 2026 / 2027 du Théâtre des Champs Élysées
Maison de Musique - avenue Montaigne

Depuis vendredi 20 mars 2026, la seconde saison de Baptiste Charroing à la direction du Théâtre des Champs Élysées est officiellement dévoilée, l’une des plus denses et les plus diversifiées de ces dernières années avec près de 200 représentations au programme dans 13 genres différents.

Cette saison s’inscrit dans la continuité des saisons passées et comprend 5 productions d’opéras en version scénique données sur un total de 23 soirées (dont 3 avant-premières jeunes et le spectacle de Cécile Roussat ‘Le Carnaval Baroque’ pour une soirée), 15 soirées de cirque théâtral, 23 représentations d’opéras et oratorio en version concert et 10 œuvres de musique sacrée, 14 concerts symphoniques , 13 récitals vocaux, 21 récitals de piano, 10 concerts de l’orchestre de chambre de Paris, 6 autres concerts de musique de chambre, 17 concerts du dimanche matin, dont 10 Dimanche en famille, 7 ballets dansés sur 29 soirées, puis 2 spectacles de jazz et 2 soirées de concours de violon.

Par ailleurs, une version de ‘La Fille du régiment’ de Gaetano Donizetti ramenée à une durée d’une heure et quinze minutes, interprétée par l’ensemble Les Siècles, sera créée pour le jeune public et donnée en huit représentations sur le temps scolaire, ainsi que sur 2 matinées et 4 après-midi tout public.

Ce spectacle sera une coproduction avec l’Opéra Grand Avignon, l’Opéra de Rouen Normandie, l’Atelier Lyrique de Tourcoing et l’Opéra National de Bordeaux.

Théâtre des Champs-Elysées - Programme de la Saison lyrique 2026/2027

Cette ligne programmatique s’inscrit ainsi dans la ligne des saisons précédentes, avec toutefois une baisse des concerts symphoniques au profit de concerts de l’orchestre de chambre de Paris et des concerts du dimanche matin, mais apparaissent aussi 15 représentations de cirque théâtral, sans que le nombre de soirées de danse ne soit pour autant altéré.

Avec 23 soirées d’opéras mis en scène, 33 soirées d’opéras en versions de concert ou de musique sacrée et 13 récital vocaux, le nombre de soirées de chant lyrique atteint les 70 soirées ce qui est considérable.

Le maintien des 3 avant-premières jeunes lyriques découle aussi du désir de s’attacher tôt un public pour l’avenir.
Au total, ce sont 199 représentations (contre 180 cette saison) qui seront données avenue Montaigne, tous genres et tous publics confondus. Par les temps qui courent, un tel volontarisme est très important!

Et comme le Théâtre des Champs-Élysées coproduit ses spectacles, certains seront données ailleurs en France (‘Manon Lescaut’ à Nice, ‘L’Enlèvement au Sérail’ à Avignon) ou à l’étranger (‘Orphée’ à Amsterdam, ‘Rinaldo’ à Zurich,  'Les Noces de Figaro’ à Los Angeles).

Baptiste Charroing présentant la saison 2026/2027 aux Mécènes du Théâtre des Champs-Elysées, le 06 mars 2026

Baptiste Charroing présentant la saison 2026/2027 aux Mécènes du Théâtre des Champs-Elysées, le 06 mars 2026

Opéras en version scénique

Manon Lescaut (Giacomo Puccini)
2, 5, 7, 12, 15 novembre (5 représentations)

Direction musicale Lorenzo Passerini, Mise en scène Oliver Mears
Ailyn Pérez, Roberto Alagna, Lionel Lhote, Nicola Ulivieri, Léo Vermot-Desroches, Mathilde Ortscheidt, Maurel Endong
Orchestre National de France, Accentus
Coproduction Royal Opera, Covent Garden, Londres | Opéra Nice Côte d’Azur

Les Pêcheurs de perles (Georges Bizet)
3 (AvP jeunes), 5, 7, 9, 11, 14 décembre (6 représentations)

Direction musicale Marc Minkowski, Mise en scène Pierre-André Weitz
Pretty Yende, Amitai Pati, Florian Sempey, Sulkhan Jaiani
Les Musiciens du Louvre, Aedes
Coproduction Opéra National du Rhin

Rinaldo (Georg Friedrich Haendel)
20 (AvP jeunes), 22, 24, 26, 28 février (5 représentations)

Direction musicale Philippe Jaroussky, Mise en scène Valentina Carrasco
Carlo Vistoli, Regula Mühlemann, Karine Deshayes, Christophe Dumaux, Nahuel Di Pierro, Paul Figuier, Elsa Roux Chamoux, Dominique Visse
Ensemble Artaserse
Coproduction Opernhaus Zürich

Le Carnaval Baroque (D’Il Fàsolo à Monteverdi)
9 mars (1 représentation)

Direction musicale Vincent Dumestre, Mise en scène Cécile Roussat
Anaïs Bertrand, Paco Garcia, Martial Pauliat, Igor Bouin, Stefano Amori, Julien Lubek, Quentin Bancel, Antoine Hélou, Rocco Le Flem, Max Spuhler, Victor Zachor, Désiré Lubek
Le Poème Harmonique

Orphée (Christoph Willibald Gluck dans la version d’Hector Berlioz)
18 (AvP jeunes), 20, 23, 25, 27, 29 avril (6 représentations)

Direction musicale Speranza Scappucci, Mise en scène Ted Huffman
Marie-Nicole Lemieux, Lauranne Oliva, Camille Chopin
Les Siècles, Chœur du Concert Spirituel
Coproduction Dutch National Opera | Musiktheater an der Wien

 Speranza Scappucci - 'Orphée' - ms Ted Huffman

Speranza Scappucci - 'Orphée' - ms Ted Huffman

Opéras et oratorio en version de concert (Septembre – Octobre)

Le Crépuscule des dieux (Richard Wagner) le 13 septembre
Young Woo Kim, Asa Jäger, Patrick Zielke, Johannes Kammler, Sophia Brommer, Daniel Schmutzhard, Annika Schlicht, Ania Vegry, Ida Aldrian, Eva Vogel, Jasmin Etminan, Marie-Luise Dreßen, Valentina Farcas

Kent Nagano direction, Dresdner Festspielorchester & Concerto Köln, Dresdner Festspielchor der Richard-Wagner-Akademie

Roma (Jules Massenet) le 28 septembre
Rachel Willis-Sørensen, Jean-François Borra, Julie Robard-Gendre, Tassis Christoyannis, Patrick Bolleire, Jérôme Boutillier, Hélène Carpentier, Anna Dowsley, Clémence Tilquin

Diego Ceretta direction, Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo
En collaboration avec le Palazzetto Bru Zane – Centre de musique romantique française

Médée (Marc-Antoine Charpentier) le 30 septembre
Marie-Nicole Lemieux, Petr Nekoranec, Juliette Mey, Alex Rosen, Étienne Bazola, Claire Lefilliâtre

Stéphane Fuget direction, Les Épopées, Chœur de chambre de Namur

Les Noces de Figaro (Wolfgang Amadeus Mozart) le 13 octobre
Huw Montague Rendall, Emőke Baráth, Lauranne Oliva, Adrien Fournaison, Eva Zaïcik, Diana Montague, Jennifer Courcier, Raphaël Brémard, Nicolas Brooymans

Francesco Corti direction, B’ Rock Orchestra

L’Amour des trois oranges (Serge Prokofiev) le 14 octobre
Lucie Roche, Damien Pass, Robert Lewis, Marc Mauillon, Daniel Mirosław, Giulia Scopelliti, Céleste Pinel, Jean-Fernand Setti

Dmitry Matvienko direction, Orchestre et Chœur de l’Opéra National de Lyon
Coproduction Opéra National de Lyon

Kent Nagano - 'Le Crépuscule des dieux' (Richard Wagner)

Kent Nagano - 'Le Crépuscule des dieux' (Richard Wagner)

Opéras et oratorio en version de concert (Novembre – Décembre)

Stabat Mater, Nisi Dominus (Antonio Vivaldi) le 08 novembre
Philippe Jaroussky

Ensemble Artaserse 

Agrippina (Georg Friedrich Haendel) le 10 novembre
Magdalena Kožena, Julia Lezhneva, Christophe Dumaux, Adèle Charvet, Nicolas Brooymans, Adrien Fournaison, Paul Figuier

Thibault Noally direction, Les Accents

La Rondine (Giacomo Puccini) le 19 novembre
Mané Galoyan, Pene Pati, Déborah Salazar, Marc Barrard, Léo Vermot-Desroches, Marielou Jacquard, Gwendoline Blondeel, Clarisse Dalles, Mathys Lagier, Oleg Volkov, Corentin Bournon

Roberto Kalb direction, Chœur et Orchestre de l’Opéra National de Bordeaux

Le Messie (Georg Friedrich Haendel) le 06 décembre
Nina Spinosi, Rémy Brès-Feuillet, Gaël Lefèvre, Florian Boesch

Jean-Christophe Spinosi direction, Ensemble Matheus

Oratorio de Noël (Jean-Sébastien Bach) le 12 décembre
Lauryna Bendžiūnaitė, Sasha Cooke, Patrick Grahl, Christian Immler

Trevor Pinnock direction, Orchestre National de France et Chœur de Radio France

Pene Pati - 'La Rondine' (Giacomo Puccini)

Pene Pati - 'La Rondine' (Giacomo Puccini)

Opéras et oratorio en version de concert (Janvier – Février)

L’Orfeo (Claudio Monteverdi) le 18 janvier
Juan Sancho, Jennifer Courcier, Cyril Auvity, Isabelle Druet, Claire Lefilliâtre, Frédéric Caton, Paul Figuier, Vlad Crosman

Stéphane Fuget direction, Les Épopées

Miserere / Les Vêpres (Gregorio Allegri / Serge Rachmaninov) le 19 janvier
Nigel Short  direction, Chœur Tenebrae

Le Barbier de Séville (Gioachino Rossini) le 20 janvier
Cyrille Dubois, Juliette Mey, Stefan Astakhov, Marc Barrard, Adolfo Corrado, Marion Lebègue, Jean-Gabriel Saint Martin

Laurent Campellone direction, Orchestre Symphonique Région Centre-Val de Loire / Tours, Chœur de l’Opéra de Tours

Requiem, Messe en ut (Wolfgang Amadeus Mozart) le 27 janvier
Lydia Hoen Tjore, Beth Taylor, Lunga Eric Hallam, Alex Rosen

Marc Minkowski direction, Les Musiciens du Louvre, Chœur Etésias

Israël en Égypte (Georg Friedrich Haendel) le 27 février
Thaïs Raï-Westpha, Melissa Petit, Avery Amereau, Rupert Charlesworth, Andreas Wolf, Matthieu Walendzik

Hervé Niquet direction, Orchestre et Chœur Le Concert Spirituel

Nigel Short - Miserere / Les Vêpres (Gregorio Allegri / Serge Rachmaninov)

Nigel Short - Miserere / Les Vêpres (Gregorio Allegri / Serge Rachmaninov)

Opéras et oratorio en version de concert (Mars)

Attila (Giuseppe Verdi) le 04 & 06 mars
Maharran Huseynov, Navasard Hakobyan, Lidia Fridman, Pietro Pretti

Riccardo Muti direction, Orchestre National de France, Chœur de Radio France

Mitridate, re di Ponto (Wolfgang Amadeus Mozart) le 12 mars
Ian Koziara, Chiara Skerath, Francesca Pia Vitale, Désirée Giove, Florie Valiquette, Aryeh Nussbaum Cohen, Alasdair Kent

Francesco Corti direction, Kammerorchester Basel

Didon et Énée (Henry Purcell) le 13 mars
Adèle Charvet, Henry Neill, Ana Quintans, Igor Bouin, Caroline Meng, Anouk Defontenay , Fernando Escalona Melendez, Marie Théoleyre

Vincent Dumestre direction, Le Poème Harmonique

Passion selon Saint Jean (Jean-Sébastien Bach) le 22 mars
Rowan Pierce, Henriette Gödde, Patrick Grahl, Tobias Berndt, Markus Eiche

Hans-Christoph Rademann direction, Kammerorchester Basel et Gaechinger Cantorey

Faust (Charles Gounod) le 23 mars
Iván Ayón-Rivas, Christian Van Horn, Angélique Boudeville, Aliénor Feix, Michał Partyka, Marie-Laure Garnier, Mathieu Septier

Bastien Stil direction, Orchestre Symphonique de la Garde républicaine, Chœur de l’Armée française, Chœur Sorbonne-Université

Stabat Mater (Giovanni Battista Pergolesi le 27 mars
Nina Spinosi, Marie-Nicole Lemieux

Jean-Christophe Spinosi direction, Ensemble Matheus

Les Sept péchés capitaux (Kurt Weill / Bertolt Brecht) le 30 mars
Nina Stemme, Jennifer France

H. K. Gruber direction, Swedish Chamber Orchestra

Passion selon  Saint Matthieu  (Jean-Sébastien Bach) le 31 mars
Céline Scheen, Tereza Zimková, Luciana Mancini, Aneta Petrasová, Eric Stoklossa, Jan Petryka, Ondřej Holub, Matthias Winckhler, Krešimir Stražanac, Tomáš Šelc

Václav Luks direction, Orchestre et Chœur Collegium 1704

Riccardo Muti - 'Attila' (Giuseppe Verdi)

Riccardo Muti - 'Attila' (Giuseppe Verdi)

Opéras et oratorio en version de concert (Avril)

Maria Stuarda (Gaetano Donizetti) le 01 avril
Ermonela Jaho, Marina Viotti, Levy Sekgapane, Michele Pertusi, Lodovico Filippo , Marine Chagnon

Clelia Cafiero direction, Orchestre de chambre de Paris

Motets (Jean-Sébastien Bach) le 02 avril
Hans-Christoph Rademann direction, Chœur et Orchestre de la Gaechinger Cantorey

Mitridate (Nicola Porpora) le 26 avril
Michael Spyres, Chelsea Zurfluh, Madison Nonoa, Arianna Vendittelli, Margherita Sala, Alex Rosen

Andrea Buccarella direction, il Pomo d’Oro

Michael Spyres - 'Mitridate' (Nicola Porpora)

Michael Spyres - 'Mitridate' (Nicola Porpora)

Opéras et oratorio en version de concert (Mai – Juin)

La Griselda (Antonio Vivaldi) le 12 mai
Lucile Richardo, Paul-Antoine Bénos-Djian, Juliette Mey, Mélissa Petit, Bruno de Sá

Julien Chauvin direction, Le Concert de la Loge

Œdipus Rex (Igor Stravinsky) le 24 mai
Michael Schade, Jamie Barton, Matthias Goerne, Morris Robinson

Alan Gilbert direction, NDR Elbphilharmonie Orchester

Hippolyte et Aricie (Jean-Philippe Rameau) le 28 mai
Cyrille Dubois, Manon Lamaison, Margaux Poguet, Ema Nikolovska, Alex Rosen, Jean-Philippe McClish

Marc Minkowski direction, Les Musiciens du Louvre et le Chœur de chambre de Rouen

Roméo et Juliette (Daniel Steibelt) le 09 juin
Mélissa Petit, Cyrille Dubois, Emma Fekete, Matthieu Lécroart, Mathias Vidal, Pierre Gennaï, François Rougier

Christophe Rousset direction, Les Talens Lyriques et le Chœur de la Radio flamande
Coproduction Palazzetto Bru Zane – Centre de musique romantique française

Le Château de Barbe-Bleue (Béla Bartók) le 22 juin
Elīna Garanča, Christian Van Horn

Lio Kuokman direction, Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo

Platée (Jean-Philippe Rameau) le 24 juin
Alasdair Kent, Petr Nekoranec, Guilhem Worms, Catherine Trottmann, Mathieu Gourlet, Lila Dufy, Axelle Saint-Cirel

Camille Delaforge direction, Ensemble Il Caravaggio et le Chœur de chambre Mélisme(s)

Cyrille Dubois - 'Hippolyte et Aricie' (Jean-Philippe Rameau)

Cyrille Dubois - 'Hippolyte et Aricie' (Jean-Philippe Rameau)

Les Récitals vocaux (Octobre-Décembre)

Cécile McLorin Salvant (Sondheim, Coleman, Ellingon), Orchestre de chambre de Paris, le 02 octobre
Samuel Hasselhorn, Ammiel Bushakevitz (Le Voyage d’Hiver), le 16 octobre
Freddie De Tommaso,  Mihai Damian , Patrick Lange (Verdi, Ponchielli, Puccini...), le 09 novembre
Bruno de Sá, Cecilia Molinari, Marie-Nicole Lemieux, Thibault Noally, Les Accents (Corelli, Scarlatti),  le 16 décembre

Cécile McLorin Salvant

Cécile McLorin Salvant

Les Récitals vocaux (Janvier-Avril)

Matthias Goerne, Mikhaïl Pletnev (Schubert, Schumann, Brahms, Wolf), le 24 janvier
Amina Edris, Pene Pati, Samy Rachid (Berlioz, Verdi, Gounod, Bizet, Massenet, Puccini), le 29 janvier
Anna Netrebko, Brian Jagde, George Petean  (Verdi et Puccini), le 14 mars
Marina Rebeka, Jonas Kaufmann (Festival Verdi), le 11 avril

Jonas Kaufmann et Marina Rebeka

Jonas Kaufmann et Marina Rebeka

Les Récitals vocaux (Mai-Juin)

Asmik Grigorian, Lukas Geniušas (Rachmaninov), le 29 mai
Voces8 (Josquin des Prés, Smith, Rachmaninov, Runestad ...) le 30 mai
Lea Desandre, Thomas Dunford (Telemann, Haendel, Lully, Desmarests, Arne, Leveridge, Torri), le 02 juin
La Folle soirée de l’opéra, le 25 et 26 juin

Asmik Grigorian

Asmik Grigorian

Concerts (sélection subjective Septembre - Décembre)

Les Siècles, Pierre Bleuse, Rachel Willis-Sørensen (Arancio, Bernstein, Pisar , Dvořák), le 01 octobre
Korobeinikov (Beethoven, Scriabine, Jarrett, Beethoven), le 5 octobre
Julien Libeer, Aurélien Pasca, Kevin Spagnolo (Bach, Beethoven, Brahms, Zemlinsky), le 11 octobre
Lucas et Arthur Jussen (Bach, Van, Brahms, Lutosławski, Fauré, Ravel, Gershwin), le 12 octobre
Utopia Orchestra, Teodor Currentzis, Daniel Lozakovich (Le Sacre du printemps, Concerto pour violon n° 1 op. 77), le 06 novembre
Masleev (Rachmaninov, Mendelssohn), le 13 novembre
Quatuor de Jérusalem (Mozart, Bartók, Ravel), le 17 novembre
Grosvenor (Mozart, Beethoven, Liszt, Chopin), le 4 décembre
The Amazing Keystone, N.Naouri (Judy Garland), le 08 décembre
Orchestre de chambre de Paris, Hengelbrock, De Bique (Mozart, Haendel), le 17 décembre

Teodor Currentzis

Teodor Currentzis

Concerts (sélection subjective Janvier – Juin)

Les Siècles , Emelyanychev (Tchaïkovski Concerto pour violon, Symphonie n° 6), le 11 janvier
Orchestre National de France, Daniele Gatti (Strauss, Beethoven), le 22 janvier
L’Arpeggiata, Pluhar et son ensemble, Scheen, Mancini, Capezzuto, Sabadus... (Alla napoletana), le 23 janvier
Roman Borisov (Beethoven, Medtne, Schubert, Rachmaninov), le 24 janvier
Masleev (Rachmaninov, Moussorgski), le 25 janvier
Orchestre National de France, Poska, Fraser, Capuçon, Scialom (Pärt, Criton, Chauris), le 4 février
Igor Levit (Beethoven), le 2 mars
Hengelbrock, Auchterlonie, Orchestre de chambre de Paris (Wills, Beethoven), le 25 mars
Lukas Sternath (Liszt), le 14 mars
Wiener Philharmoniker, Viotti (Strauss, Korngold), le 21 avril
Academy of St Martin in the Fields, Hadelich, (Puccini, Paganini, Tchaïkovski), le 03 mai
Alexandra Dovgan (Beethoven, Chopin, Scherzo, Rachmaninov), le 15 mai
Royal Liverpool Philharmonic, Hindoyan, Yoncheva (Britten, Martucci, Dvořák), le 22 mai
Trio Wanderer (Beethoven), le 23 mai
Grigory Sokolov, le 26 mai
Orchestre de chambre de Paris, Poska, Pahud (Confluere, Nielsen, Schubert), le 27 mai
Orchestre National de France, Jordan, Car, Crebassa, Behle, Kellner (Beethoven), le 10 juin
Dmitry Masleev, Polina Osetinskaya (Rachmaninov), 16 juin

Philippe Jordan

Philippe Jordan

Première impression sur la saison 2026 / 2027

Malgré seulement quatre opéras mis en scène sur plusieurs soirées (au lieu de cinq habituellement), la seconde saison lyrique de Baptiste Charroing fait valoir une impressionnante diversité d’ouvrages qui couvre 6 langues et plus de 400 ans de musique. 

L’opéra français est à nouveau fortement soutenu avec deux nouvelles productions, ‘Les Pêcheurs de perles’ de Georges Bizet dirigé par Marc Minkowski dans une production de Pierre-André Weitz, le scénographe d’Olivier Py, et ‘Orphée et Eurydice’ de Christoph Willibald Gluck dans la version révisée d’Hector Berlioz, ‘Orphée’, qui combine les versions italienne (1762) et française (1774) tout en enrichissant leur texture orchestrale, dirigée par Speranza Scappucci dans une production de Ted Huffman.

Sept autres opéras français seront donnés en version de concert, ‘Médée’ de Charpentier (1693), ‘Roméo et Juliette’ de Steibelt (1793) – une rareté -, ‘Hippolyte et Aricie’ de Rameau (1733), ‘Platée’ de Rameau (1745), ‘Faust’ de Gounod (version de 1869), ‘Roma’ de Massenet (1912) et ‘L’Amour des trois oranges’ de Prokofiev (1921), mélange d’humour et de raffinement français.

Avec deux opéras en versions scéniques, ‘Manon Lescaut’ de Puccini mis en scène par Oliver Mears, le directeur du Royal Opera House de Londres, avec l’Orchestre national de France sous la direction de Lorenzo Passerini, et de ‘Rinaldo’ de Haendel, dirigé par Philippe Jaroussky et mis en scène par Valentina Carrasco, qui est connue à Paris pour sa production marquante de ‘Nixon in China’ à l’Opéra de Paris, et pas moins de 11 versions de concert, l’opéra italien reste le genre dominant, de Monteverdi à Puccini, même si le répertoire français le concurrence dorénavant.

Véritable rareté, le ‘Mitridate’ de Nicola Porpora va naturellement attirer l’attention, ainsi que les deux représentations d’’Attila’ de Verdi dirigées par Riccardo Muti.

Entrée du Théâtre des Champs-Elysées

Entrée du Théâtre des Champs-Elysées

En léger retrait cette saison, mais pouvant compter sur les versions de concert du ‘Messie’, d’’Agrippina’ et ‘Israël en Egypte’ en plus de la nouvelle production de ‘Rinaldo’, Haendel tient sa place au Théâtre des Champs-Élysées, et la langue latine sera portée à travers des œuvres sacrées de Mozart, Pergolese et Vivaldi, mais aussi de façon plus inhabituelle par le ‘Misere’ de Gregorio Allegri ou bien ‘Oedipux Rex’ d' Igor Stravinsky.

Enfin, ‘Le Crépuscule des Dieux’ de Richard Wagner, dans l’interprétation historiquement informée de Kent Nagano, et ‘Les Sept Péchés capitaux’ de Kurt Weill, défendront le théâtre allemand, alors que Jean Sébastien Bach, lui, représentera les œuvres spirituelles allemandes à quatre reprises, auxquelles se joindra ‘Les Vêpres’ de Sergueï Rachmaninov qui sera une rare occasion d’entendre une œuvre sacrée en russe.

Achever la saison avec ‘Le Château de Barbe-Bleue’ de Bartok, et la voix voluptueuse d’Elīna Garanča, sera une façon de laisser le spectateur avec une dernière empreinte forte avant la pause d’été.

L'intégralité de la saison c'est ici.

Voir les commentaires

Publié le 21 Mars 2026

Saison 2026/2027 du Bayerische Staatsoper de Munich (BSO)

Spielzeit 2026/2027 - Neue Saison Bayerische Staatsoper

Depuis le dimanche 15 mars 2026 11h, la saison 2026/2027 du Bayerische Staatsoper est rendue publique en direct via la chaîne Staatsoper.tv.

Il s'agit de la 6e saison de Serge Dorny à la direction de ce théâtre de référence, direction qu’il assurera jusqu’en 2031.

La saison lyrique 2026/2027 affichera 165 soirées dédiées à 39 ouvrages - dont 8 nouvelles productions en incluant l’arrivée au répertoire d’’Orphée et Eurydice’ chorégraphié par Pina Bausch  – auxquelles s’ajouteront 14 représentations supplémentaires pour le festival biannuel ‘Ja, Mai’ qui sera centré sur quatre ouvrages, dont 3 du XXIe siècle, et qui se déroulera dans d’autres salles de tailles plus modestes (Théâtre Cuvilliés, Firmenzentrale …).

Par ailleurs, les opéras des XXe/XXIe siècles (hors Puccini) donnés dans les grandes salles (Nationaltheater et Prinzregententheater) ne représenteront que 15% des soirées, comme pour la saison en cours, et la création sera réservée au festival bi annuel ‘Ja, Mai’, ce qui en fera une saison lyrique comparable à la saison 2024/2025 en terme de diversité et nombre de représentations.

Anastasia Bartoli - 'Maria Stuarda', 'Un Ballo in Maschera' et 'Macbeth'

Anastasia Bartoli - 'Maria Stuarda', 'Un Ballo in Maschera' et 'Macbeth'

Et comme pour chaque saison, Serge Dorny propose une nouvelle production d’un grand ouvrage dramatique italien du XIXe siècle, ‘Maria Stuarda’ de Gaetano Donizetti.

Toutes les reprises concernent des spectacles vus au cours des 3 dernières années, et 45% des soirées sont dédiées à des spectacles déjà programmés cette saison, ce qui est l’un des corollaires de ce théâtre de répertoire qui reprend au moins une fois toutes ses productions dans les trois ans qui suivent leur création.

Toutefois, si seulement 6 ouvrages du XX et XXIe siècles (hors ‘Ja Mai’) seront présentés sur 25 soirées au total, 2 nouvelles productions de 2 compositeurs anglo-saxons leurs seront associées.

John Adams et Gemma New - 'Doctor Atomic' - ms Claus Guth

John Adams et Gemma New - 'Doctor Atomic' - ms Claus Guth

Ainsi, John Adams fera son entrée au répertoire de l’opéra de Munich avec une nouvelle production de son 3e opéra, ‘Doctor Atomic’ (2005), sur un livret de Peter Sellars, mis en scène par Claus Guth (qui affichera 3 productions cette saison), sous la direction de Gemma New, cheffe d’orchestre néo-zélandaise qui fera ses débuts sur cette scène.

Pour le compositeur américain, l’histoire du « Faust américain » Oppenheimer est le grand récit mythologique de la modernité : un homme qui libère des forces qu’il ne peut contrôler lui-même et qui menacent de tout détruire. 

A cette occasion, Marlis Petersen et Simon Keenlyside interpréteront respectivement Kitty et J.Robert Oppenheimer.

Etienne Dupuis, Allan Clayton et Vasily Barkhatov - 'Death in Venice'

Etienne Dupuis, Allan Clayton et Vasily Barkhatov - 'Death in Venice'

Puis, au cours du festival d’été, ‘Death in Venice’ sera le second opéra de Benjamin Britten à connaître une nouvelle production sous Serge Dorny, dans une mise en scène de Vasily Barkhatov, sous la direction d’Edward Gardner. Grand interprète de Britten, Allan Clayton incarnera Gustav von Aschenbach, l'écrivain qui, fuyant sa ville natale de Munich pour Venise, tombera amoureux d'un garçon polonais, Tadzio, et Etienne Dupuis jouera les sept personnages maléfiques.

Krzysztof Warlikowski, Hanna-Elisabeth Müller et Dmitry Matvienko - 'Katia Kabanova'

Krzysztof Warlikowski, Hanna-Elisabeth Müller et Dmitry Matvienko - 'Katia Kabanova'

Créé en mai 2026, ‘Of One Blood’ de Brett Dean sera également repris pour 3 soirs, et Richard Strauss sera représenté par ’Ariane à Naxos’ mis en scène par Robert Carsen, sous la direction de Robin Ticciali avec Sabine Devielhe en Zerbinette, ainsi que ‘Der Rosenkavalier’ mis en scène par Barrie Kosky (3 productions à l'affiche cette saison), sous la direction de Vladimir Jurowski, avec Nicole Car en Maréchale.

Enfin, la reprise de ‘Katia Kabanova’ de Leoš Janáček sera l’occasion de retrouver la poétique mise en scène de Krzysztof Warlikowski, avec Hanna-Elisabeth Müller dans le rôle titre, sous la direction du chef d’orchestre biélorusse Dmitry Matvienko.

 Dmitri Tcherniakov, Vladislav Sulimsky et Daniele Rustioni - 'Mazeppa'

Dmitri Tcherniakov, Vladislav Sulimsky et Daniele Rustioni - 'Mazeppa'

Mais le répertoire slave ne sera pas représenté que par ‘Katia Kabanova’, car pas moins de trois opéras romantiques russes du XIXe siècle seront donnés cette saison, avec les reprises de ‘La Dame de Pique’ de Tchaïkovski, avec Asmik Grigorian sous la direction de Dima Slobodeniouk, de ‘La Nuit avant Noël’ de Nikolai Rimsky Korsakov, dirigée par Vladimir Jurowski, et surtout la nouvelle production de ‘Mazeppa’ de Tchaïkovski confiée à Dmitri Tcherniakov sous la direction de Daniele Rustioni, avec Vladislav Sulimsky dans le rôle titre de cet opéra qui se déroule sur fond d’alliance entre la Suède et la Pologne, vers 1708, pour séparer l’Ukraine de la Russie de Pierre le Grand.

Au total, 15 soirées seront dédiées à l’Europe centrale et orientale, soit près de 10 % de la programmation.

Marina Viotti - 'Il Barbiere di Siviglia', 'Semele' et 'Werther'

Marina Viotti - 'Il Barbiere di Siviglia', 'Semele' et 'Werther'

Comme chaque saison, le répertoire des compositeurs italiens du XIXe siècle sera une composante solide et fondamentale qui va cependant n’occuper que 30% des représentations (contre 40 % cette saison) grâce à 13 ouvrages répartis sur 51 soirées, dont 4 de Giuseppe Verdi (‘La Traviata’, ‘Un Ballo in Maschera’, ‘Macbeth’, ‘Rigoletto’), 4 de Giacomo Puccini (‘La Bohème’, ‘Tosca’, ‘Madame Butterfly’, ‘Manon Lescaut’), 3 de Donizetti (‘Lucrezia Borgia’, ‘L’Elixir d’Amour’ et la nouvelle production de ‘Maria Stuarda’ mise en scène par Francesco Micheli, sous la direction d’Antonino Fogliani), et 2 de Gioachino Rossini (‘La Cenerentola’ et ‘Le Barbier de Séville’ avec Marina Viotti).

Et il faudra attendre le festival d'été pour retrouver Ludovic Tézier dans deux rôles titres, d'abord auprès d' Anastasia Bartoli dans 'Macbeth', puis auprès de Rosa Feola dans 'Rigoletto'.

Ludovic Tézier - 'Macbeth' et 'Rigoletto'

Ludovic Tézier - 'Macbeth' et 'Rigoletto'

Quant à Mozart, toujours bien représenté à Munich, il pourra compter, comme la saison passée, sur 4 de ses ouvrages les plus courus, ‘Idomeneo’, ‘Don Giovanni’, ‘L’enlèvement au Sérail’ (dans la production de Martin Duncan au répertoire depuis 24 ans), et ‘La Flûte enchantée’ (dans la production d'August Everding rénovée en 2004) , pour contribuer à la vitalité du théâtre.

'Orphée et Eurydice' - Chorégraphie de Pina Bausch

'Orphée et Eurydice' - Chorégraphie de Pina Bausch

Par ailleurs, auprès de Mozart, l’opéra de la période classique verra le retour au répertoire d’’Orphée et Eurydice’ de Christoph Willibald Gluck, depuis la trentaine de représentations données entre 2003 et 2008 dans la production de Nigel Lowery et Amir Hosseinpour, sous forme de ballet puisqu’il s’agira de la chorégraphie de Pina Bausch originellement créée en 1975, et que le public du Palais Garnier connaît bien.

Tobias Kratzer - 'Der Ring des Nibelungen'

Tobias Kratzer - 'Der Ring des Nibelungen'

Si l’opéra italien cède un peu de champ cette saison, c’est pour laisser la place à Richard Wagner qui occupera plus de 15% des représentations à lui seul avec les deux nouvelles productions de ‘Siegfried’ et ‘Götterdämmerung’ mises en scène par Tobias Kratzer sous la direction de Vladimir Jurowski, suivies de la reprise de deux cycles complets du ‘Ring’ à la fin du festival d’été.

S’ajouteront les reprises de ‘Parsifal’ mis en scène par Pierre Audi sous la direction de Pablo Heras-Casado avec Elīna Garanča en Kundry, ‘Tannhäuser’ mis en scène par Roméo Castellucci sous la direction de Nathalie Stutzmann avec Jonas Kaufmann dans le rôle titre, et de ‘Der Fliegende Holländer’ mis en scène par Peter Konwitschny sous la direction de Daniele Rustioni.

Hormis Wagner, naturellement bien doté cette saison afin de célébrer les 150 ans de la création du Festival de Bayreuth, l’opéra allemand du XIXe siècle sera aussi vivifié par la reprise pour 5 soirs de ‘Die Fledermaus’ de Johan Strauss mis en scène par Barrie Kosky.

Marie-Ève Signeyrole, Jonathan Telelman et Karina Canellakis - 'Werther'

Marie-Ève Signeyrole, Jonathan Telelman et Karina Canellakis - 'Werther'

Et à l’instar des deux précédentes saisons, l’opéra français sera bien défendu avec la nouvelle production de ‘Werther’ confiée à la mise en scène de Marie-Ève Signeyrole et à la direction musicale de Karina Canellakis, interprétée par Jonathan Telelman et Marina Viotti, et par les reprises de ‘Faust’ de Gounod sous la direction de Daniele Rustioni, ainsi que de ‘Carmen’ sous la direction de Francesco Ivan Ciampa, avec Benjamin Bernheim pour les premières représentations.

'Semele' - ms Claus Guth

'Semele' - ms Claus Guth

Quant aux amoureux de la musique baroque, ils pourront retrouver dans la grande salle la reprise de ‘Semele’ de Haendel, dans la production de Claus Guth, avec Louise Alder, Michael Spyres, Michael Butler, Jakub Józef Orliński et Marina Viotti, sous la direction de Leonardo García Alarcón.

Romeo Castellucci, Sarah Aristidou et Bas Wiegers - 'Koma' & 'Il combattimento di Tancredi e Clorinda’

Romeo Castellucci, Sarah Aristidou et Bas Wiegers - 'Koma' & 'Il combattimento di Tancredi e Clorinda’

Enfin, le festival ‘Ja, Mai’ permettra de découvrir deux créations, ‘Liberty’ de la compositrice mexicaine Diana Syrse, récompensée en 2025 pour son opéra sur la décolonisation ‘Hôtel Moctezuma’, puis, ‘Die Kreide im Mund des Wolfs’ du compositeur allemand Gordon Kampe, auteur de l’opéra ‘Dogville’ pour le Théâtre d’Essen en 2023, et le Münchner Volkstheater accueillera le diptyque ‘Koma’ (Georg Friedrich Haas) / ‘Il combattimento di Tancredi e Clorinda’ (Claudio Monteverdi), initialement prévu en 2021, avec Sarah Aristidou, dans une mise en scène de Romeo Castellucci, sous la direction de Bas Wiegers.

Vladimir Jurowski - 'Der Ring des Nibelungen', ‘Don Giovanni’, ‘Die Fledermaus’, ‘La nuit avant Noël’ et ‘Der Rosenkavalier’

Vladimir Jurowski - 'Der Ring des Nibelungen', ‘Don Giovanni’, ‘Die Fledermaus’, ‘La nuit avant Noël’ et ‘Der Rosenkavalier’

En tant que directeur musical, Vladimir Jurowski se concentrera sur les représentations de tous les volets du Ring, mais également sur les reprises de ‘Don Giovanni’, ‘Die Fledermaus’, ‘La nuit avant Noël’ et ‘Der Rosenkavalier’, pour un total de 32 soirées, soit 20% des représentations.

Et à nouveau, Serge Dorny s’appuiera sur un pôle de solides chefs d’orchestre pour diriger le grand répertoire italien, Antonino Fogliani (‘La Cenerentola’, un soir, ‘Lucrezia Borgia’, ‘Maria Stuarda’), Andrea Battistoni (‘La Traviata’, ‘Manon Lescaut’, ‘Madame Butterfly’),  Francesco Ivan Ciampa (‘La Bohème’, ‘Tosca’), ou bien Marco Armiliato (‘Macbeth’, ‘Un Ballo in Maschera’)

Premier chef associé au Metropolitan Opera de New York depuis la saison 2025/2026, Daniele Rustioni aura aussi droit à une place de choix au Bayerische Staatsoper puisqu’il y dirigera ‘Der Fliegende Hollander’, ‘Rigoletto’ et la nouvelle production de ‘Mazeppa’.

Sabine Devieilhe - 'Ariane à Naxos'

Sabine Devieilhe - 'Ariane à Naxos'

Pour conclure, seuls trois spectacles, ‘L’Enlèvement au Sérail’,  ‘Ariane à Naxos’ et ‘Katia Kabanova’ , auront une tarification qui ne dépassera pas 100 euros en première catégorie, mais la représentation de 'Das Rheingold' du 17 juillet 2027 sera projetée en direct sur la Max-Joseph Platz, avec saluts des artistes sur le parvis de l'opéra à la fin du spectacle.

Le détail de la saison 2026/2027 du Bayerische Staatsoper peut être consulté sous le lien suivant : Season 2026/2027 : Verging wie Hauch der Götter Geschlecht.

Voir les commentaires

Publié le 14 Mars 2026

Tristan und Isolde (Richard Wagner – Munich, le 10 juin 1865)
Représentation du 09 mars 2026
The Metropolitan Opera (New York)
Lincoln Center for the Performing Arts

Isolde Lise Davidsen
Tristan Michael Spyres
König Marke Ryan Speedo Green
Brangäne Ekaterina Gubanova
Kurwenal Tomasz Konieczny
Melot Thomas Glass
Ein Hirte Jonas Hacker
Ein Steuermann Ben Brady
Stimme eines jungen Seemans Ben Reisinger

English Horn solo Pedro R.Diaz

Direction musicale Yannick Nézet-Séguin
Mise en scène Yuval Sharon (2026)
Nouvelle production

Diffusion au cinéma en direct le samedi 21 mars 2026 à 17h00, heure de Paris

                                                                                     Lise Davidsen et Yannick Nézet-Séguin

La soirée du 09 mars 2026 au Metropolitan Opera de New-York restera un des moments mémorables de son histoire tant elle a apporté la démonstration que l’opéra est un genre qui traverse l’histoire de l’art depuis plus de 425 ans grâce à sa capacité à prendre véritablement sa place dans la société de son temps.

Présent parmi les 10 opéras les plus interprétés au MET jusqu’à la moitié du XXe siècle, ‘Tristan und Isolde’ n’a fait que décliner au répertoire de la plus grande salle lyrique au monde dès son installation au Lincoln Center en 1966, au profit des œuvres de Mozart, Verdi et Puccini, au point de ne plus faire partie dorénavant que des 50 titres à y être les plus joués.

Michael Spyres (Tristan) et Lise Davidsen (Isolde)

Michael Spyres (Tristan) et Lise Davidsen (Isolde)

La dernière production de Mariusz Trelinski, coproduite avec Baden-Baden, Varsovie et Pékin, datant de 2016 et n’ayant pas été reprise, Peter Gelb réalise l’évènement en confiant une nouvelle production de ce mythique drame wagnérien à Yuval Sharon, réalisateur américain connu pour avoir repris la production de ‘Lohengrin’ par Alvis Hermanis à Bayreuth, assuré la direction artistique de l’opéra de Détroit pendant 6 ans, et édité en septembre 2024 un ouvrage de 320 pages, ‘A New Philosophy of Opera’, afin de présenter sa vision du futur de l’opéra. 

Cet artiste conceptuel et controversé sera également le metteur en scène du prochain ‘Ring’ du MET à partir de la saison 2027/2028.

Un tel enjeu associé à la présence de Lise Davidsen, que plusieurs maisons d’opéra perçoivent comme une alternative à Anna Netrebko, et du bariténor américain Michael Spyres, qui réalise une impressionnante prise de rôle, a abouti à l’ajout d’une représentation supplémentaire pour satisfaire la demande, signe que le succès de ce genre dépend aussi du volontarisme des théâtres à interpeller leur public.

Le parvis du Metropolitan Opera de New York (MET) donnant sur Josie Robertson Plaza

Le parvis du Metropolitan Opera de New York (MET) donnant sur Josie Robertson Plaza

La lecture que propose Yuval Sharon repose sur un dispositif scénique sophistiqué enceint de plusieurs lignes courbes qui évoque un diaphragme à iris, refermé en début de représentation, et qui va s’ouvrir pour faire apparaître une chambre ellipsoïdale dont les dimensions peuvent fortement varier. Un système complexe de projections lumineuses, couplé à la mécanique du décor, permet de créer des images très différentes et de fasciner le regard.

En première partie, le discours narratif reste assez linéaire et présente des images de voyage sur la mer, de désir de meurtre, à travers une lame qui se démultiplie lorsque Isolde menace Tristan, puis un alignement de potions dans des tonalités pourpres et violacées dont l’une fera basculer le couple dans un autre univers métaphysique.

Les couleurs sont vives et chaleureuses, mais Isolde porte une robe verte qui fait beaucoup penser à une peinture de John Singer Sargent représentant l’actrice Ellen Terry en Lady Macbeth - ce qui inspire le trouble -, alors que Tristan est vêtu d’un magnifique costume bleu qui évoque plutôt la vie et la sérénité heureuse.

Tristan und Isolde - Acte I

Tristan und Isolde - Acte I

Cependant, dès ce premier acte apparaît de façon flagrante le point faible de cette approche, une direction d’acteur sommaire et totalement négligée qui ne parvient pas à donner de la force à la relation interpersonnelle entre les deux protagonistes principaux.

Le monde réel et le monde métaphysique sont totalement dissociés, les chanteurs disposant de doubles joués par des acteurs avec lesquels ils échangent parfois de position entre une table déposée à l’avant scène et l’incrustation dans le décor. Mais dans l’ensemble, ce que font les deux acteurs reste peu distinctif si bien qu’ils s’effacent au pied des chanteurs.

Cette dissociation entre deux temporalités recherche une lisibilité très didactique, au contraire de ce que feraient certains metteurs en scène européens, tels Claus Guth ou Krzysztof Warlikowski, qui n’hésitent pas à mélanger dans un même espace des personnages réels et imaginaires, le présent et le passé, pour créer une confusion plus proche du fonctionnement des pensées humaines.

Tristan und Isolde (Davidsen Spyres Nézet-Séguin Sharon) New York MET

En seconde partie, les projections vidéos animées sur toute la hauteur de l’avant-scène, les mouvements de vagues, la lueur chaleureuse d’une bougie, semblent totalement inspirées de la vidéographie de Bill Viola imaginée pour son ‘Tristan Project’ présenté au Walt Disney Concert Hall en 2004 et qui deviendra le support de la mise en scène de Peter Sellars pour la version de ‘Tristan und Isolde’ de l’Opéra national de Paris.

C’est dans ce second acte que commence à apparaître l’aspiration à la mort, les deux amants s’unissant sur fond d’un corridor noir, les ambiances lumineuses prépondérantes prenant une tonalité parfois très kitsch au milieu d’ un tapis d’iris à fleurs mauves, alors que les deux partenaires vont aussi se trouver dénoués par la mise en mouvement du décor qui va séparer leur bulle et les faire se croiser.

Une grande osmose musicale règne au cours de cet acte entre Lise Davidsen, Michael Spyres et la direction orchestrale dense et iridescente de Yannick Nézet-Séguin qui embarque totalement le public dans ce duo d’amour lumineux, le véritable moment où le spectacle trouve enfin son unité.

Lise Davidsen (Isolde)

Lise Davidsen (Isolde)

La conception abstraite du décor permet aussi de stimuler l’imaginaire du spectateur, si bien qu’il n’est plus certain de ce qu’il voit. Ainsi, à l’arrivée du Roi Marke, à l’avant scène, la forme circulaire de l’ovale qui enserre Tristan et Isolde donne l’impression qu’ils se trouvent tous deux au centre de l’œil qui les surveille. 

Les hallucinations de Tristan au troisième acte génèrent souvent les idées les plus inspirées chez les metteurs en scène, et Yuval Sharon n’échappe pas à la règle en déployant son dispositif scénique beaucoup plus en profondeur. Tristan se retrouve pris dans une immense structure au mouvement torsadé menant vers un trou noir, et c’est à ce moment que le système de projection lumineuse est le plus flamboyant, la réalisation faisant la part belle à toute une imagerie cosmique qui fait apparaître une éclipse solaire aux flammes vivantes ou bien les tourbillons de deux trous noirs en fusion.

Tout cela évoque les perturbations de l’espace et du temps et une aspiration à la mort totalement dénuée de toute référence religieuse, un parcours inverse à celui de l’'Ascension des bienheureux vers l’Empyrée' qu’a dépeint Jérôme Bosch au début du XVIe siècle à travers un tableau désormais conservé aux Gallerie dell’Accademia de Venise, où l’on peut voir des couples s’élever vers un puits de lumière.

Tel un ange, le joueur de cor anglais portoricain, Pedro R.Diaz, qui a joué dans ‘Tristan und Isolde’ au cours des trois précédentes productions sous la direction de James Levine, Daniel Barenboim et Sir Simon Rattle, vient envelopper Tristan de son charme mélancolique, et Yuval Sharon fait aussi intervenir des danseurs en voile blanc synchronisés sur la musique mais dont la présence distrait inutilement.

Pedro R.Diaz (Cor anglais) et Michael Spyres (Tristan)

Pedro R.Diaz (Cor anglais) et Michael Spyres (Tristan)

C’est au cours de cet acte que l’on peut prendre la pleine mesure des qualités de Michael Spyres qui chante un Tristan inhabituellement souple et humain, son grain de voix doux aux impulsions tendres donnant une image très poétique du chevalier, moins dans la souffrance écorchée que dans une intériorisation mystique. On s’émerveille à voir et entendre un tel chanteur - qui s’est illustré dans le personnage de Figaro d’’Il Barbiere di Siviglia’ - s’imposer dans un rôle aussi exigeant que celui d’Heldentenor en ayant le souffle et la puissance nécessaires, mais avec une habileté à exploiter les nuances et le velours de sa voix sombre absolument unique qui s'accompagne d'un art subtil du floutage du timbre dans les aigus, au point d'en magnifier l’âme.

Lise Davidsen, qui a abordé pour la première le rôle d’Isolde dans son intégralité au Gran Teatre del Liceu de Barcelone en janvier 2026, est bien partie pour être l’une des Isolde des vingt prochaines années, la noirceur et le métal de sa voix lui donnant une inaltérable stature, avec une grande précision d’élocution et une intensité épanouie dans les aigus, ainsi qu'une excellente conduite et solidité des lignes de chant. Il est aussi vrai qu’elle dispose de couleurs dans les graves dont la sévérité semble idéale pour décrire le personnage tel Lady Macbeth avec lequel elle fera l’ouverture de la prochaine saison du MET. 

Lise Davidsen (Isolde) et Michael Spyres (Tristan)

Lise Davidsen (Isolde) et Michael Spyres (Tristan)

Elle est d’ailleurs celle dont le chant est le moins perturbé par les effets de réflexions et d’encaissements du décor, alors qu’Ekaterina Gubanova est la plus gênée par les agencements scéniques. Inoubliable Brangäne à ses débuts à l’opéra Bastille en 2005 dans la production de Bill Viola et Peter Sellars, elle a beaucoup marqué le rôle par ses lignes sombres et sensuelles, mais, dorénavant, elle peut difficilement imposer une présence équilibrée à cette ample Isolde, bien qu'elle reste un modèle de diction.

En Roi Marke, Ryan Speedo Green a bien entendu la gravité heurtée, mais pas encore la présence écrasante qu’il requiert, alors que Tomasz Konieczny dépeint un Kurwenal très convaincant, plus ami protecteur et expérimenté qu'ami confident. Le baryton basse polonais fait valoir ses grandes qualités scéniques et la justesse de sa manière d’être, mais aussi une expressivité marquante avec son timbre mordant et animal qui l’impose naturellement.

Enfin, le Melot pas trop hargneux de Thomas Glass et le marin légèrement ombré et viril de Ben Reisinger se distinguent de façon très assurée.

Pedro R.Diaz (Cor anglais) et Ben Brady (Steersman)

Pedro R.Diaz (Cor anglais) et Ben Brady (Steersman)

Sensible à l’enjeu que portent les deux solistes principaux qui n'en sont qu’à leurs débuts dans cet opéra légendaire, Yannick Nézet-Séguin contrôle avec flexibilité et grande intelligence l’ampleur orchestrale à travers une approche plutôt chambriste ayant une qualité d’ornementation qui respecte les chanteurs.

Il ne noie donc pas l’audience dans un flot surdimensionné, et, par sa précision de geste, le cœur sur la main, il crée une atmosphère de sérénité et un rapport attentif à ce que chantent et expriment les solistes tout en ne négligeant pas des effets dramatiques bien timbrés. Grand frisson au Liebestod final!

Ekaterina Gubanova, Lise Davidsen, Yannick Nézet-Séguin, Michael Spyres

Ekaterina Gubanova, Lise Davidsen, Yannick Nézet-Séguin, Michael Spyres

En faisant appel à Yuval Sharon, Peter Gelb appréhende une démarche de rénovation de l’opéra qui peut se voir comme un moment ‘clé’ dans l’histoire de la maison, en ce sens qu’elle prend la mesure de la nécessité d’inscrire pleinement cet art dans la société moderne.

Certes, il y a des insuffisances dans le jeu théâtral de cette production, mais cette approche conceptuelle a plutôt tendance à fédérer l’auditoire, à lui proposer une vision dont il peut relever les faiblesses – par exemple le peu de pertinence de la naissance d’un enfant à la mort d’Isolde – tout en étant sensible à la symbiose entre l’ambiance scénique et le discours musical.

Tristan und Isolde - Gala Premiere

Tristan und Isolde - Gala Premiere

Dans la salle, ce mélange entre public new-yorkais guindé, nettement rajeuni par comparaison à ce qu’il était il y a 10 ans de cela, et de jeunes souvent habillés de manière très décontractée, fait plaisir à voir car il est la preuve que l’opéra peut fédérer toute une société, ce qui laisse penser que, malgré ses difficultés, le MET a une capacité de régénération à ne pas sous-estimer.

Tristan und Isolde (Davidsen Spyres Nézet-Séguin Sharon) New York MET

Voir les commentaires

Publié le 7 Mars 2026

Salome (Richard Strauss – Dresde, 09 décembre 1905)
Représentation du 23 février 2026
Bayerische Staatsoper - Munich

Herodes Gerhard Siegel
Herodias Claudia Mahnke
Salome Asmik Grigorian
Jochanaan Wolfgang Koch
Narraboth Joachim Bäckström
Ein Page der Herodias Avery Amereau

Direction musicale Thomas Guggeis
Mise en scène Krzysztof Warlikowski (Créée le 27 juin 2019)
Costumes et décors Małgorzata Szczęśniak
Lumières Felice Ross
Vidéo Kamil Polak
Chorégraphie Claude Bardouil
Bayerisches Staatsorchester                                               
Thomas Guggeis

Avec cette nouvelle reprise de ‘Salomé’ qui en est à sa 15e représentation dans la production de Krzysztof Warlikowski, depuis le 27 juin 2019, l’Opéra d’État de Bavière présente l’une des productions les plus fortes et intrigantes de son répertoire qui n’en finit pas de régénérer des réflexions sur son sens profond.

Asmik Grigorian (Salome) - Photo Geoffroy Schied

Asmik Grigorian (Salome) - Photo Geoffroy Schied

Alors que s’immisce en introduction un extrait des ‘Kindertotenlieder’ de Gustav Mahler, chants dédiés aux enfants morts qui seront suivis, deux ans après leur création, par la mort de la fille du compositeur, trois grands murs d’une immense bibliothèque en bois rouge aux étagères effondrées cernent une communauté juive repliée sur ses traditions et qui se tient sur la défensive – une première fausse alerte précède l’arrivée d’une famille fuyant les persécutions -, et Salomé, supportant mal cet environnement étouffant, pense déjà à en finir pour y échapper.

Il se crée d’emblée une tension entre le chef de la garde, Narraboth, aux traits empruntés au solide et sereinement assuré Joachim Bäckström, le page, au chant rayonnant d’Avery Amereau, qui proviennent tous deux de ce monde traditionnel, d’une part, Jochanan, l’esprit culpabilisant, d’autre part, et enfin Salomé qui croit pouvoir trouver une échappatoire à travers cet étrange prophète sorti des entrailles de la scène qui s’ouvrent de façon spectaculaire, le tout étant toutefois joué comme s’il s’agissait d’une représentation théâtrale familiale.

Salome (Grigorian Guggeis Warlikowski) Bayerische Staatsoper München

Toujours dans un esprit prémonitoire, le débat théologique entre les juifs et les nazaréens à propos de la venue prochaine du Messie prend la forme d’un dernier repas du Christ, rituel auquel Salomé ne fait que manifester son ennui, puis, la fille du tétrarque de Judée cède, en apparence, au désir de rituel de sa communauté en acceptant de danser pour Hérode.

Ce qui n’aurait été traité que comme une simple danse orientale et sensualiste dans une production classique de répertoire prend ici un sens bien plus profond, puisque Salomé, une fois recouverte d’une robe de cérémonie blanche, entame une danse, pointilleusement réglée par Claude Bardouil, avec un personnage au visage squelettique, la mort, qu’elle finit par embrasser.

Asmik Grigorian (Salome) et la mort (Peter Jolesch) - Photo Geoffroy Schied

Asmik Grigorian (Salome) et la mort (Peter Jolesch) - Photo Geoffroy Schied

Au même moment, se diffuse sur l’arrière scène une animation luxuriante d’une mystérieuse fresque, magnifique réalisation vidéographique de Kamil Polak, qui provient d’une synagogue en bois du XVIe siècle érigée à Khodorov, dans le sud de la Pologne. Une Licorne blanche, associée ici à la virginité de Salomé, s’avance vers un Lion, représentant la puissance du Dieu créateur, qui se dressent tous deux pour s’embrasser. L’imagerie très vivante est captivante et aussi éblouissante que la musique, et suggère aussi une conciliation possible.

Salomé est dans son monde onirique, mais à partir du moment où elle donne un baiser à la mort et demande, une fois sa chorégraphie achevée, la tête de Jochanaan, en réaction à tout ce qu’elle a du supporter des attentes conformistes de son entourage au palais d’Hérode, elle casse la dynamique ritualiste, et l’on voit alors la grande fresque en arrière plan se défaire lentement.

Danse des sept voiles - Photo Geoffroy Schied

Danse des sept voiles - Photo Geoffroy Schied

La jeune femme a de fait démonté la croyance en l’arrivée d’un sauveur, se voit offrir en guise de plat d’argent une boite en fer numérotée contenant la tête du prophète, sans qu’elle ne soit montrée pour autant, signe de pudeur de Krzysztof Warlikowski, ce qui scelle la fin de tout espoir pour tous, y compris Hérode et Hérodias, qui comprennent qu’ils ne sont qu’à quelques minutes d’une fin inéluctable. Lorsque l’ennemi extérieur arrive au moment où Hérode horrifié demande, désillusionné, à tuer celle qui a, en apparence, blasphémée, la communauté préfère mettre fin à ses propres jours.

C’est la destinée du peuple juif, depuis Massada aux camps d’extermination nazis, qui est fatalement évoquée, Salomé étant celle qui a su ressentir le tragique de sa communauté en en donnant une représentation bouleversante.

Asmik Grigorian (Salome) et Gerhard Siegel (Herodes)

Asmik Grigorian (Salome) et Gerhard Siegel (Herodes)

A la création de cette production, Marlis Petersen avait rendu un portrait fantastique de la jeune figure biblique, d’une grande précision d’élocution, avec une émission vocale très bien focalisée mais bien moins ample que d’autres interprètes plus emblématiques du rôle.

Asmik Grigorian se réapproprie ce personnage extrême avec la même intelligence, mais avec le regard encore plus perdu vers un ailleurs indéchiffrable, et surtout une intensité vocale plus affirmée et qui avive son chant dans toute la portée de sa voix, vibrante d’ombres et de lumières.

Habile avec l’exigence théâtrale du metteur en scène, qu’elle comprend très bien, elle a une façon d’être, teintée par les rêves de son regard, qui magnétise sa présence sur scène en y ajoutant une sensualité lascive qui ne la quitte jamais.

Rodé au rôle de Jochanaan, Wolfgang Koch est ce soir en bonne forme, incisif, très bon acteur, avec son timbre aux accents de sage, et Gerhard Siegel compose un Hérode Antipas d’une grande vivacité, jamais trop anguleux, avec ce léger côté débonnaire qui l’humanise toujours, alors que Claudia Mahnke offre à Hérodias une incarnation fulgurante, très éveillée, et une belle coloration souveraine.

Wolfgang Koch, Asmik Grigorian, Thomas Guggeis, Gerhard Siegel et Claudia Mahnke

Wolfgang Koch, Asmik Grigorian, Thomas Guggeis, Gerhard Siegel et Claudia Mahnke

Jeune chef bavarois, directeur musical de l’Opéra de Frankfurt, Thomas Guggeis n’est pas sans rappeler Philippe Jordan dont il a la même prestance et le goût pour l’hédonisme sonore.

Ayant moins besoin que Kirill Petrenko de faire attention au volume orchestral, comme c'était le cas sept ans auparavant, il conduit l’orchestre du Bayerische Staatsoper avec un sens du foisonnement et de l’emphase irradiant qui recherche moins l’accentuation des aspects morbides que l’enivrement sonore et les effets iridescents électrisants, appuyé par une maîtrise implacable des tensions théâtrales et sans se départir pour autant d’une élégance de geste ludique.

Jinxu Xiahou (Quatrième juif), Asmik Grigorian (Salome) et Gerhard Siegel (Herodes)

Jinxu Xiahou (Quatrième juif), Asmik Grigorian (Salome) et Gerhard Siegel (Herodes)

Après le ‘Faust’ de la veille, le public munichois peut s’enthousiasmer sans réserve de la qualité des soirées qui lui sont offertes, et de pouvoir profiter d’ouvrages inaltérables portés par des interprètes dont on ne cesse d’admirer le jusqu’au-boutisme de leur dévouement à l’expression artistique, en puisant dans la force de leur corps les vérités de l’âme humaine.

Voir les commentaires

Publié le 4 Mars 2026

Faust (Charles Gounod –
Théâtre Lyrique, le 19 mars 1859 –
Opéra de Paris, Salle Le Peletier, le 03 mars 1869)
Représentation du 22 février 2026
Bayerische Staatsoper, Munich

Le docteur Faust Jonathan Tetelman
Méphistophélès Kyle Ketelsen
Valentin Florian Sempey
Wagner Thomas Mole
Marguerite Olga Kulchynska
Siébel Emily Sierra
Dame Marthe Dshamilja Kaiser

Direction musicale Nathalie Stutzmann
Mise en scène Lotte de Beer (2026)
Bayerisches Staatsorchester

Nouvelle production en coproduction avec le Teatr Wielki - Opera Narodowa, Varsovie

 

Les ouvrages lyriques français sont faiblement défendus à Munich où ils ne représentent que 7,5 % des représentations, dont un tiers pour ‘Carmen’, le seul ouvrage d’un compositeur français à faire partie des 50 opéras les plus représentés de l’institution – le 7e titre le plus joué cependant -.

Ainsi, ‘Faust’ n’avait plus été entendu sur la scène du Bayerische Staatsoper depuis le 30 juillet 2005 (production David Pountney), ce qui lui permet, avec cette nouvelle production, de rejoindre ‘Werther’ et ‘Les Contes d’Hoffmann’, triptyque d’opéras français le plus joué en ce lieu après ‘Carmen’, dont les livrets sont inspirés par des écrivains allemands de la fin du XVIIIe siècle, Goethe pour les deux premiers et E.T.A Hoffmann pour le troisième.

Jonathan Tetelman (Le docteur Faust)

Jonathan Tetelman (Le docteur Faust)

A l'occasion de ce grand retour sur la scène de l’Opéra d’État de Bavière, c’est la version entrée à l’Opéra de Paris le 03 mars 1869 qui est retenue moyennant trois altérations notables, l’ajout du célèbre air de Valentin ‘Avant de quitter ces lieux’, écrit par Henry Chorley pour Londres en 1864, mais qui n’est entré à l’Opéra de Paris qu’après la Seconde Guerre mondiale, le déplacement de la scène de l’église après la mort de Valentin, comme c’était le cas lors de la création au Théâtre lyrique le 19 mars 1859, par fidélité à Goethe, et, enfin, la suppression du ballet parisien que l’on ne joue habituellement plus.

Pour le public de l’Opéra de Paris qui n’a entendu que les versions des metteurs en scène Jorge Lavelli (1975) et Tobias Kratzer (2021), il lui est ainsi possible d’entendre la romance de Siébel ‘Si le bonheur à sourire t’invite’ qui ouvre la scène de la chambre de Marguerite - composé en 1863 pour Londres -, et, surtout, d’entendre un dernier acte bien plus complet dans les montagnes du Hartz, avec le chœur des feux follets suivi de la scène où Méphistophélès dévoile les reines et courtisanes de l’antiquité, et enfin l’air de la coupe de Faust ‘Doux nectar dans ton ivresse’.

 Florian Sempey (Valentin) et Olga Kulchynska (Marguerite)

Florian Sempey (Valentin) et Olga Kulchynska (Marguerite)

Lotte de Beer s’appuie sur une scénographie austère, un sol craquelé, quelques parois semblant faites d’ardoises installées sur un plateau tournant qui permet de varier les tableaux en les faisant surgir de l’ombre, ce qui maintient une impression de noirceur qui convient bien à l’univers de Goethe, mais qui ne s’interdit pas d’utiliser des éclairages vifs pour accentuer le relief du décor et des visages en en étirant les projections des ombres.

Il ne s’agit nullement de séduire l’œil - Faust semble au début tout décrépi et aigri, dépeint dans son fauteuil de la façon la plus sinistre qu’il soit -, alors que défilent des scènes assez simples dans une tonalité XIXe siècle naturaliste, à l’opposée de la vision moderne et spectaculaire que Tobias Kratzer a élaboré pour l’Opéra Bastille en 2021. L’art vidéographique est néanmoins subtilement employé lorsqu’il s’agit de montrer comment Méphistophélès happe Faust à coup d’illusions, notamment lors de la scène de la caverne et du banquet.

Il serait ainsi possible de faire un parallèle avec l’approche qu’a eu Eric Ruf pour l’Opéra Comique en 2025, mais il ne s’agit pas ici d’une critique de la société bourgeoise, sinon de dresser un portrait d’un Faust rajeuni qui devient une sorte de Don Giovanni se sentant au dessus des déterminismes sociaux.

Olga Kulchynska (Marguerite)

Olga Kulchynska (Marguerite)

Le point fort de cette production est toutefois la qualité de la direction d’acteurs, aussi bien pour les solistes que pour le chœur, qui contribue à brosser des caractères d’une très grande justesse, même si la plupart des protagonistes, Marguerite y compris, sont d’apparence assez sale,

Le plus impressionnant est d’observer la chute de Marguerite et de la voir réduite à mendier avec son enfant dans la rue, puis, dans un moment d’inconscience ou de folie, le noyer tout en suggérant que le geste est accidentel. Il y a beaucoup de finesse dans le traitement de ce personnage par Lotte de Beer qui cherche à en faire le pendant féminin de Wozzeck.

La cruauté du Démon atteint cependant son paroxysme lorsqu’il tend à Faust le corps du bébé inanimé, et ce qui sauvera Marguerite sera autant sa défiance vis-à-vis de celui qu’elle aimait à tord, que ce peuple des pauvres qui viendra l’entourer et démonter sa prison pour faire, de ses barreaux, des croix qui écarteront définitivement le mal.
Faust, ne se sentant pas la force de rejoindre ces fidèles miséricordieux, finira esseulé sans rien.

Kyle Ketelsen (Méphistophélès), Jonathan Tetelman (Le docteur Faust) et Florian Sempey (Valentin)

Kyle Ketelsen (Méphistophélès), Jonathan Tetelman (Le docteur Faust) et Florian Sempey (Valentin)

Après ses débuts enthousiasmants au Festival de Bayreuth où elle a dirigé en 2023 et 2024 les représentations de ‘Tannhäuser’ dans la production de Tobias Kratzer, Nathalie Stutzmann aborde pour la première fois la scène munichoise, et ce qu’elle réalise à la tête de l’Orchestre d’État de Bavière est absolument somptueux.

Orchestre aux couleurs crépusculaires déployé comme dans un grand opéra russe, noirceur romantique exacerbée dès l’ouverture, grande intensité expressive, la chef d’orchestre française donne à la musique de Gounod une profondeur et une sonorité symphonique majestueuses comme pour la transcender au goût du public allemand. Le résultat est absolument phénoménal et devient une alternative mémorable aux interprétations françaises généralement plus claires. Les ensembles joués avec le chœur, qu’ils soient militaires où religieux, sont par ailleurs d’une force subjuguante.

Olga Kulchynska (Marguerite) et le chœur du Bayerische Staatsoper

Olga Kulchynska (Marguerite) et le chœur du Bayerische Staatsoper

Et la distribution révèle de bonnes surprises à commencer par le Méphistophélès de Kyle Ketelsen qui fait montre d’une fière éloquence et d’une noirceur aristocratique tenue avec un excellent sens de l’élocution française qui fait que l’on comprend absolument tout ce qu’il chante. Ce grand chanteur américain ne dépareillerait sûrement pas parmi une distribution totalement française, d’autant plus qu’il est un acteur jubilatoire et captivant à suivre.

En grand habitué du rôle de Valentin, qu’il rajeunit agréablement, Florian Sempey a tendance à beaucoup noircir les premières interventions du frère de Marguerite au moment de partir à la guerre, notamment dans l’air ‘Avant de quitter ces lieux’, mais c’est dans la scène de la rue du IVe acte, au moment du duel avec Faust, qu’il peut significativement exploiter le dramatisme de l’action pour afficher une fermeté et un chant incisif qui lui donnent une présence forte.

Kyle Ketelsen, le chœur du Bayerische Staatsoper et Emily Sierra

Kyle Ketelsen, le chœur du Bayerische Staatsoper et Emily Sierra

Autre chanteur qui ne manque pas de relief, Jonathan Tetelman peut compter sur sa prestance charismatique pour faire vivre son personnage de Faust avec une assurance patricienne, mais, stylistiquement, il s’écarte beaucoup trop de l’art mélodique français qui lui est attaché, le ténor chilien jouant plus sur l’héroïsme et l’endurance, à travers un chant ombreux vigoureux et spectaculaire, que sur le sentiment d’inspiration romantique.

Et c’est à un portrait inhabituellement touchant qu’Olga Kulchynska prête ses traits en dévouant à Marguerite une caractérisation très impressive, l’artiste ukrainienne ayant la musicalité et des nuances de couleurs qu’elle sait magnifiquement allier à la personnalité tragique qu’elle lui donne, d’autant plus qu’elle développe un geste théâtral particulièrement poignant. Son imprégnation du rôle est tellement crédible que se ressent, le souffle coupé, le fatum que Faust fait peser sur elle avec l’aide de Méphistophélès.

Dshamilja Kaiser, Florian Sempey, Jonathan Tetelman, Olga Kulchynska, Kyle Ketelsen et Emily Sierra.

Dshamilja Kaiser, Florian Sempey, Jonathan Tetelman, Olga Kulchynska, Kyle Ketelsen et Emily Sierra.

Brillante, et d’une nature amoureuse de la vie, Emily Sierra compose une Siébel d’une étonnante fraîcheur, une luminosité qui évoque un amour sincère et non tourmenté pour Marguerite, alors que Dshamilja Kaiser interprète Dame Marthe en laissant entendre des accents et noirceurs bien marquées au charme suranné. 

En s’appuyant sur une production théâtralement exigeante, mais qui prend un risque en le ‘désembourgeoisant’ afin de focaliser l’attention sur les ténèbres qui emportent Marguerite, ‘Faust’ revient ainsi au Bayerische Staatsoper à travers une réalisation musicale très aboutie qui a sans nul doute impressionné bon nombre d'auditeurs germaniques.

Dshamilja Kaiser, Florian Sempey, Jonathan Tetelman, Nathalie Stutzmann, Olga Kulchynska, Kyle Ketelsen et Emily Sierra.

Dshamilja Kaiser, Florian Sempey, Jonathan Tetelman, Nathalie Stutzmann, Olga Kulchynska, Kyle Ketelsen et Emily Sierra.

Voir les commentaires

Publié le 1 Mars 2026

Programme Mars 2026 Lyrique et Musique (Télévision & Streaming)

Chaînes publiques

Dimanche 01 mars 2026 sur Arte à 18h40
Harnoncourt interprète “L’Orfeo” de Monteverdi - Le documentaire

Dimanche 01 mars 2026 sur Arte à 23h55
Daniel Hope sur la route du son d’Hollywood

Mardi 03 mars 2026 sur Arte à 03h00
Frénésie sonore - Une année à la Karajan Academy

Mercredi 04 mars 2026 sur France 4 à 00h05
Vivaldi en 4 saisons

Mercredi 04 mars 2026 sur France 4 à 01h40
Il était une fois «Casse-Noisette»

Mercredi 04 mars 2026 sur France 4 à 03h00
Béjart, 3 regards

Jeudi 05 mars 2026 sur Arte à 03h10
Oubliée et cachée : la danse en Iran

Vendredi 06 mars 2026 sur France 4 à 01h45
La Folie Offenbach

Samedi 07 mars 2026 sur France 3 à 01h10
Vivaldi en 4 saisons

Dimanche 08 mars 2026 sur Arte à 00h40
Leevi Madetoja : Les Ostrobothniens - Opéra national de Finlande, Helsinki

Dimanche 08 mars 2026 sur Arte à 02h50
Menuhin et Karajan - Le documentaire

Dimanche 08 mars 2026 sur Arte à 18h45
L'Orchestre philharmonique de Berlin joue Béla Bartók

Mardi 10 mars 2026 sur France 4 à 21h00
Roberto Alagna, le Sicilien

Mardi 10 mars 2026 sur France 4 à 23h05
Roberto Alagna aux Folies Bergère, le concert anniversaire

Mercredi 11 mars 2026 sur France 4 à 03h20
Jean-François Zygel & André Manoukian, le concert aux Invalides

Vendredi 13 mars 2026 sur France 4 à 02h15
Le grand concert du Philharmonique de Vienne au Palais Garnier

Vendredi 13 mars 2026 sur France 4 à 03h45
Long-Thibaud 2023 : le concours international de violon

Samedi 14 mars 2026 sur France 3 à 01h20
Gustavia, l'histoire du prince de Suède inconnu

Samedi 14 mars 2026 sur Arte à 03h15
Beatrice Rana interprète Schumann - Festival de Baden-Baden

Dimanche 15 mars 2026 sur Arte à 00h05
Mozart : Don Giovanni - Opéra de Munich

Dimanche 15 mars 2026 sur Arte à 03h15
Víkingur Olafsson interprète Edvard Grieg - Festival de Brême 2022

Dimanche 15 mars 2026 sur Arte à 18h40
Bruno de Sá, sopraniste

Vendredi 20 mars 2026 sur France 3 à 21h10
Les 33e Victoires de la Musique classique 2026
En direct du Quartz de Brest - Orchestre national de Bretagne - dm Nicolas Ellis

Samedi 21 mars 2026 sur France 3 à 01h35
Roméo et Juliette (Gounod) - Opéra national de Paris - ms Thomas Jolly - Benjamin Bernheim / Elsa Dreisig

Samedi 21 mars 2026 sur Arte à 03h10
Julia Fischer et l'Academy of St Martin in the Fields

Dimanche 22 mars 2026 sur Arte à 01h40
La mégère apprivoisée - Un ballet de John Cranko d'après William Shakespeare

Dimanche 22 mars 2026 sur France 5 à 14h35
La Bohème (Puccini) - Théâtre des Champs-Elysées - Pene Patti

Dimanche 22 mars 2026 sur Arte à 18h40
Les Brandebourgeois de Bach - Collegium 1704 - dm Václav Luks

Dimanche 22 mars 2026 sur Arte à 20h05
Frank Sinatra ou l'âge d'or de l'Amérique

Lundi 23 mars 2026 sur Arte à 00h30
L'esprit de l'orgue

Lundi 23 mars 2026 sur France 4 à 00h55
Le grand concert du Philharmonique de Vienne au Palais Garnier

Lundi 23 mars 2026 sur Arte à 01h25
Bach : Œuvres pour orgue. Eglise Saint Thomas de Leipzig

Mardi 24 mars 2026 sur France 4 à 00h15
Jean-François Zygel & André Manoukian, le concert aux Invalides

Vendredi 27 mars 2026 sur France 4 à 22h00
Roberto Alagna aux Folies Bergère, le concert anniversaire

Vendredi 27 mars 2026 sur France 4 à 23h35
Roberto Alagna, le Sicilien

Samedi 28 mars 2026 sur France 4 à 01h30
La Garde républicaine à Assas

Dimanche 29 mars 2026 sur Arte à 18h40
Alexandre Kantorow, pianiste absolument

Dimanche 29 mars 2026 sur Arte à 23h45
Meredith Monk, l’instinct de la voix

Lundi 30 mars 2026 sur Arte à 00h45
Hayato Sumino joue Chopin, Ravel & Brahms - Nippon Budokan Hall, Tokyo

Programme Mars 2026 Lyrique et Musique (Télévision & Streaming)

Mezzo et Mezzo HD

Dimanche 01 mars 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Strauss : Salome - Opéra national de Paris

Lundi 02 mars 2026 sur Mezzo à 20h30
Scott Ross – Traces d’une étoile filante 1951 – 1989

Mardi 03 mars 2026 sur Mezzo à 23h30
Magnard: Guercœur - Opéra du Rhin

Mercredi 04 mars 2026 sur Mezzo à 20h30
Beethoven: Fidelio - Dutch National Opera

Vendredi 06 mars 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Giordano : Fedora - Deutsche Oper, Berlin

Vendredi 06 mars 2026 sur Mezzo à 23h30
Massenet : Thaïs - Opéra de Monte-Carlo

Samedi 07 mars 2026 sur Mezzo à 20h30
Verdi : Falstaff - Opéra de Lille

Dimanche 08 mars 2026 sur Mezzo HD à 21h00
John Adams : Nixon in China - Opéra de Paris

Lundi 09 mars 2026 sur Mezzo à 20h30
Monteverdi de Mantoue à Venise - John Eliot Gardiner

Mardi 10 mars 2026 sur Mezzo à 23h20
Puccini : Il Trittico - Théâtre de la Monnaie

Mercredi 11 mars 2026 sur Mezzo à 20h30
Karlsson: Melancholia - Royal Swedish Opera

Vendredi 13 mars 2026 sur Mezzo HD à 22h00
Haendel: Flavio - Festival Baroque de Bayreuth

Samedi 14 mars 2026 sur Mezzo à 20h30
'Le nozze di Figaro' de Mozart au Festival de Salzbourg

Dimanche 15 mars 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Platée de Rameau à l'Opéra de Paris

Lundi 16 mars 2026 sur Mezzo à 20h30
Glenn Gould - Hereafter

Mardi 17 mars 2026 sur Mezzo à 23h45
'Serse' de Haendel à l'Opéra de Rouen

Mercredi 18 mars 2026 sur Mezzo à 20h30
Sartorio: L'Orfeo - Philippe Jaroussky - Opéra de Montpellier

Vendredi 20 mars 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Strauss : Salome - Opéra national de Paris

Vendredi 20 mars 2026 sur Mezzo à 22h55
Wagner : Götterdämmerung - Opernhaus Zurich

Samedi 21 mars 2026 sur Mezzo à 20h30
Berlioz : La Damnation de Faust - Pene Pati, Aude Extremo - Monte-Carlo

Samedi 21 mars 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Le Carnaval Baroque - Le Poème Harmonique, Vincent Dumestre

Dimanche 22 mars 2026 sur Mezzo HD à 21h00
John Adams : Nixon in China - Opéra de Paris

Lundi 23 mars 2026 sur Mezzo à 20h30
Yehudi Menuhin, le violon du siècle

Mercredi 25 mars 2026 sur Mezzo à 20h30
Puccini : Manon Lescaut - Opéra de Monte-Carlo

Vendredi 27 mars 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Giordano : Fedora - Deutsche Oper, Berlin

Vendredi 27 mars 2026 sur Mezzo à 23h05
Verdi : Falstaff - Opéra de Lille

Samedi 28 mars 2026 sur Mezzo à 20h30
Mozart : La Flûte enchantée - Festival de Salzbourg

Dimanche 29 mars 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Platée de Rameau à l'Opéra de Paris

Lundi 30 mars 2026 sur Mezzo à 20h30
Rivalités musicales - Furtwängler contre Toscanini

Mardi 31 mars 2026 sur Mezzo à 23h35
Karlsson: Melancholia - Royal Swedish Opera

Programme Mars 2026 Lyrique et Musique (Télévision & Streaming)

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Operavision, Culturebox, Arte Concert etc...

                            Accès illimité dans le temps

Placido Domingo, l'homme aux mille vies

La Traviata (Chorégies d'Orange 2016) avec Domingo, Jaho, Meli

Le Requiem de Verdi (Chorégies d'Orange)

Le Barbier de Séville (Chorégies d'Orange 2018) avec Peretyatko, Sempey, Hotea

Roberto Alagna - Ma vie est un opéra

Le Royaume des Deux-Siciles (Roberto Alagna)

Patrick Dupond, un danseur chez les étoiles

Michaël Denard, le « prince » de l'Opéra de Paris

Le Lac des Cygnes, l'Ambitieux projet de Tchaïkovski

Maria Callas - Il était une voix

Body and Soul (Opéra national de Paris)

Dans les coulisses de Casse-Noisette

Dans les coulisses de Roméo et Juliette

Dans les coulisses de La Fille mal gardée

Dans les coulisses de Don Quichotte

Dans les coulisses de Mayerling

Martha Graham, danser avec l'âme

Accès Live à l'Opéra Bastille pour « Le Lac des Cygnes »

Accès live à l'Opéra Garnier dans les coulisses de « La Cenerentola »

                           Mars 2026

Le Nozze di Figaro (Royal College Music) jusqu'au 01 mars 2026

Concert en soutien au peuple ukrainien (Maison de Radio France) jusqu'au 04 mars 2026

Rusalka (Théâtre national de Brno) jusqu'au 06 mars 2026

BOLERO.S Episode 4 (Mehdi Kerkouche) jusqu'au 11 mars 2026

Luciano Pavarotti (Central Park, New York) jusqu'au 11 mars 2026

Les trois ténors, naissance d'une légende jusqu'au 11 mars 2026

Faust (Opéra de Lille) jusqu'au 12 mars 2026

Vers la grâce (Opéra national de Paris) jusqu'au 13 mars 2026

Hamlet (Teatro Regio Torino) jusqu'au 19 mars 2026

José van Dam dans "Don Quichotte" - Ses adieux à la scène jusqu'au 22 mars 2026

Concert de la Saint-Sylvestre 2022 avec les Berliner Philharmoniker jusqu'au 23 mars 2026

Jack Lang, le beau rôle jusqu'au 24 mars 2026

Johann Strauss au cirque Roncalli jusqu'au 25 mars 2026

Between Two Light (Huang Ruo) jusqu'au 26 mars 2026

Johann Strauss : La chauve-souris (Opéra de Bavière) jusqu'au 27 mars 2026

Johann Strauss : Wiener Blut (Château de Schönbrunn, Vienne) jusqu'au 28 mars 2026

Florian Leopold Gassmann : L'opera seria (Scala de Milan) jusqu'au 29 mars 2026

Harnoncourt interprète “L’Orfeo” de Monteverdi (Opéra de Zurich) jusqu'au 29 mars 2026

Chasing Rainbows : hommage à l'âge d'or de la comédie musicale avec Léa Desandre jusqu'au 29 mars 2026

John Neumeier : Casse-noisette - Ballet de Hambourg jusqu'au 30 mars 2026

Concert de la Saint-Sylvestre des Berliner Philharmoniker Avec Kirill Petrenko et Benjamin Bernheim jusqu'au 31 mars 2026

                           Avril 2026

Ravel en mille éclats jusqu'au 01 avril 2026

Maria de Buenos Aires (Grand Théâtre de Genève) jusqu'au 02 avril 2026

Simon Rattle & Magdalena Kožená à Prague jusqu'au 02 avril 2026

La Cenerentola (Rossini in Wildbad) jusqu'au 05 avril 2026

Chostakovitch : Lady Macbeth de Mzensk (Scala de Milan) jusqu'au 06 avril 2026

Fauteuils d'Orchestre jusqu'au 09 avril 2026

La Comtesse (Opéra de Poznań) jusqu'au 12 avril 2026

La vraie histoire de Madonna jusqu'au 14 avril 2026

Les Chasseurs de tigres (Théâtre national d'opérette de Kiev) jusqu'au 17 avril 2026

Oper! Awards 2026 (Theater Regensburg) jusqu'au 23 avril 2026

L'elisir d'amore (Garsington Opera) jusqu'au 25 avril 2026

Hotel Metamorphosis (Festival de Salzbourg 2025) jusqu'au 27 avril 2026

Giuseppe Verdi : La Traviata (Grand Théâtre de Genève) jusqu'au 30 avril 2026

Giuseppe Verdi : La forza del destino (Scala de Milan) jusqu'au 30 avril 2026

                           Mai 2026

Le Trouvère (Wexford Festival Opera) jusqu'au 02 mai 2026

Maria Stuarda (Teatro Real de Madrid) jusqu'au 04 mai 2026

Don Juan no existe (Festival Perelada) jusqu'au 08 mai 2026

Charles Gounod : Faust (Opéra national de Bavière, Munich) jusqu'au 09 mai 2026

Barry Lyndon Tribute jusqu'au 13 mai 2026

Michel Legrand, la musique enchantée (Dessay, Bertault) jusqu'au 13 mai 2026

Iolanta (Opéra National de Bordeaux) jusqu'au 14 mai 2026

Gustavia, l'histoire du prince de Suède inconnu (Pär Isberg, avec Guillaume Diop) jusqu'au 14 mai 2026

Ballet Flamenco de Andalucía : Origen Teatro de la Maestranza, Séville jusqu'au 18 mai 2026

L'Orchestre de la Garde Républicaine à l'Opéra Comique jusqu'au 19 mai 2026

Jocasta's Line (Opéra et ballet de Norvège) jusqu'au 21 mai 2026

Jean-Philippe Rameau : Platée (Théâtre national de Prague) jusqu'au 30 mai 2026

                           Juin 2026

"La Passion selon saint Jean" de Bach par Sasha Waltz jusqu'au 03 juin 2026

Leevi Madetoja : Les Ostrobothniens (Opéra national de Finlande, Helsinki) jusqu'au 04 juin 2026

Ifigenia in Aulide (Festival de Musique ancienne d'Innsbruck) jusqu'au 05 juin 2026

Natasha (Nouveau théâtre national de Tokyo) jusqu'au 12 juin 2026

Pēteris Vasks : The Fruit of Silence - Avec le Chœur national de Lettonie jusqu'au 16 juin 2026

Théâtre d'opéra et de ballet de Dnipro- La Chanson de la Forêt - Skorulskyi jusqu'au 19 juin 2026

Martynas Rimeikis : Coppélia (Ballet national de Lituanie) jusqu'au 22 juin 2026

Haendel : Le Messie - Cathédrale de Lausanne, 2025 jusqu'au 22 juin 2026

Royal Ballet and Opera - Cendrillon - Prokofiev jusqu'au 26 juin 2026

"La Passion selon saint Jean" de Bach par Sasha Waltz jusqu'au 30 juin 2026

                           Juillet 2026

Lucrezia Borgia (Théâtre National de Mannheim) jusqu'au 01 juillet 2026

La Force du Destin, une saison à la Scala jusqu'au 03 juillet 2026

Clivia (Theater Magdeburg) jusqu'au 09 juillet 2026

Gustave Charpentier : Louise Festival d'Aix-en-Provence jusqu'au 12 juillet 2026

Kiev, un opéra en guerre (1/4) - Danser pour résister jusqu'au 12 juillet 2026

Cerrone - Disco symphonique à la Philharmonie jusqu'au 16 juillet 2026

El barberillo de Lavapiés (Theater Basel) jusqu'au 16 juillet 2026

Il barbiere di Siviglia (Opéra de chambre de Varsovie) jusqu'au 23 juillet 2026

L’occasione fa il ladro (MusikTheater an der Wien au Kammeroper Wien) jusqu'au 30 juillet 2026

                           Août 2026

Soirée Génération Opéra (Studio de l'Opéra Bastille) jusqu'au 01 août 2026

Orfeo ed Euridice (Teatro Regio di Parma) jusqu'au 06 août 2026

Cavalleria rusticana / Pagliacci (Opéra Orchestre National Montpellier Occitanie) jusqu'au 13 août 2026

Elīna Garanča chante Mahler (Festival de Lucerne 2025) jusqu'au 14 août 2026

Gala d'Opéra - Classic 2025 (Festival de Hanovre) jusqu'au 23 août 2026

Don Giovanni (Opéra Ballet des Flandres) jusqu'au 27 août 2026

Harnoncourt interprète “L’Orfeo” de Monteverdi - Le documentaire jusqu'au 27 août 2026

Concert du Nouvel An à la Fenice de Venise jusqu'au 31 août 2026

                           Septembre 2026

Carlo Vistoli (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 08 septembre 2026

Kiev, un opéra en guerre (2/4) - Exister ou disparaître jusqu'au 12 septembre 2026

Malena Ernman : Terra Mater - Bayreuth Baroque 2025 jusqu'au 12 septembre 2026

Julia Leshneva & Franco Fagioli (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 15 septembre 2026

Francesco Cavalli : Pompeo Magno (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 16 septembre 2026

Gala de l'Opéra de Vienne 2025 jusqu'au 17 septembre 2026

Marina Viotti - Bayreuth Baroque 2025 jusqu'au 19 septembre 2026

Ponchielli : La Gioconda (Teatro San Carlo, Naples) jusqu'au 25 septembre 2026

JR, Damien Jalet & Thomas Bangalter : Chiroptera (Parvis du Palais Garnier) jusqu'au 30 septembre 2026

L'heure espagnole & Pulcinella (Opéra-Comique, Paris) jusqu'au 30 septembre 2026

                           Octobre 2026

Fête Chorale à Nuremberg : Les voix du Monde jusqu'au 06 octobre 2026

Barbara Hannigan dirige Ligeti et Stravinsky jusqu'au 10 octobre 2026

                         Novembre 2026

Fauteuils d'Orchestre jusqu'au 06 novembre 2026

Kiev, un opéra en guerre (3/4) - Exilés jusqu'au 14 novembre 2026

Les trois ballets de Stravinsky (Théâtre des Champs-Elysées) jusqu'au 25 novembre 2026

Pascal Rophé dirige Berio, Mahler et Gísladóttir avec Stéphane Degout jusqu'au 28 novembre 2026

                         Décembre 2026

Le grand concert des pyramides avec Fatma Saïd jusqu'au 11 décembre 2026

Le cinéma de John Williams (Indiana Jones, E.T., Star Wars..) jusqu'au 19 décembre 2026

Fauteuils d'orchestre (Natalie Dessay et Laurent Naouri) jusqu'au 22 décembre 2026

Béjart, 3 regards jusqu'au 22 décembre 2026

La Belle au Bois dormant ( Opéra national de Paris) jusqu'au 25 décembre 2026

Concert du nouvel an de l'Orchestre national de France (Radio France) jusqu'au 30 décembre 2026

   

                          Janvier 2027

Samson (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2027

Madame Butterfly (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2027

                        Février 2027

Kiev, un opéra en guerre (4/4) - Transmettre jusqu'au 08 février 2027

Eugène Onéguine au Palais Garnier jusqu'au 09 février 2027

Haendel : airs allemands (Festival de musique sacrée de Madrid 2024) jusqu'au 11 février 2027

Robert Schumann : Le Paradis et la Péri (La Seine musicale) jusqu'au 17 février 2027

                        Mars 2027

Les Sentinelles (Opéra de Bordeaux) jusqu'au 09 mars 2027

                        Avril 2027

Les saisons de la danse (Max Richter) jusqu'au 08 avril 2027

                         Juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 1 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 2 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 3 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 4 jusqu'au 16 juin 2027

                         Juillet 2027

"Louise" de Charpentier au Festival d'Aix-en-Provence jusqu'au 09 juillet 2027 

Jules Massenet : Werther (Opéra Comique, Paris) jusqu'au 22 juillet 2027 

Rituel - Millepied & Boulez, Stravinsky, Bartók jusqu'au 29 juillet 2027 

 

                       Octobre 2027

Le couronnement de Poppée par l’Ensemble I Gemelli jusqu'au 03 octobre 2027

                         Mars 2028

Adieu l'Opéra (Opéra national de Paris) jusqu'au 15 mars 2028

                         Avril 2028

Wartime Elegy - Ballet national d'Ukraine  jusqu'au 01 avril 2028

                         Juin 2028

Dream Requiem - Rufus Wainwright (Radio France) jusqu'au 13 juin 2028

                         Septembre 2028

La grande affabulation à l'Opéra Comique jusqu'au 24 septembre 2028

                         Novembre 2028

Mikko Franck dirige Dutilleux, Mahler et Strauss (chant Marie-Nicole Lemieux) jusqu'au 21 novembre 2028

                         Décembre 2028

Carolyn Carlson : Midnight Souls - Palais des Papes, Avignon jusqu'au 15 décembre 2028

                         Mars 2029

Chelsea Zurflüh & Jonathan Tetelman (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Elīna Garanča chante Carmen (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Klaus Florian Vogt chante Mozart, Wagner et Strauss (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Stjepan Hauser joue Bach et Morricone (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Golda Schultz, Rolando Villazón et Ludovic Tézier (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

                     Juillet 2029

Finale du concours Voix des Outre-mer 2026 jusqu'au 20 juillet 2029

                      Septembre 2029

Arthur Honegger : Le Roi David Avec Amira Casar et Lambert Wilson jusqu'au 25 septembre 2029

                      Juillet 2030

John Neumeier : Casse-noisette (Ballet de Hambourg) jusqu'au 28 juin 2030

Voir les commentaires

Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique