Publié le 25 Février 2026

Ariane et Barbe-Bleue (Paul Dukas – 10 mai 1907, Opéra Comique)
D’après le drame de Maurice Maeterlinck (1901)
Représentation du 15 février 2026
Teatro Real de Madrid

Barbe-Bleue Gianluca Buratto
Ariane Paula Murrihy
La nourrice Silvia Tro Santafé
Sélysette Aude Extrémo
Ygraine Jaquelina Livieri
Mélisande Maria Miró
Bellangère Renée Rapier
Alladine Raquel Villarejo Hervás
Un vieux paysan Luis López Navarro
Paysans José Angel Florido, Nacho Ojewda

Direction musicale Pinchas Steinberg
Mise en scène Alex Ollé (2021)
Orchestre et chœur titulaires du Teatro Real
Production du Teatro Real, en coproduction avec l’Opéra de Lyon

 

De par l’opulence de son écriture orchestrale, un ouvrage tel ‘Ariane et Barbe-Bleue’ dut probablement paraître surdimensionné pour la 3e salle Favart de l’Opéra Comique où il fut créé le 10 mai 1907 dans une mise en scène d’Albert Carré, avec Georgette Leblanc, la compagne de Maurice Maeterlinck à l’origine de l’écriture du drame et du livret, dans le rôle principal.

L’inspiration wagnérienne est évidente, mais à une époque où la nécessité de développer un art français qui s’en détache devenait impérative, surtout dans un contexte politique antigermanique, il en a également résulté une grande attention à la clarté de l’expression du texte et à la distinction des motifs individuels des instruments.

Paula Murrihy (Ariane) - Photo Javier del Real

Paula Murrihy (Ariane) - Photo Javier del Real

Dans le cadre d’une présentation internationale de l’ouvrage, le Teatro Real de Madrid représenta ‘Ariane et Barbe-Bleue’ pour 3 soirées à partir du 15 février 1913, alors que l’Opéra de Paris attendit bien plus tard, le 23 janvier 1935, pour l’accueillir au Palais Garnier.

Mais si nous revenons au présent, au cours d’une fin de semaine qui a permis d’entendre à Madrid une création mondiale, ‘Enemigo del Pueblo’ de Francisco Coll, et un opéra de Giuseppe Verdi rarement joué, ‘I Masnadieri’, la programmation au même moment d'‘Ariane et Barbe-Bleue’ honore décidément ce théâtre qui cherche à stimuler la curiosité de son public habituellement porté sur le grand répertoire italien du XIXe siècle qu'il estime bien plus accessible.

Les cinq femmes et Barbe-Bleue - Photo Javier del Real

Les cinq femmes et Barbe-Bleue - Photo Javier del Real

En coproduction avec l’opéra de Lyon qui ne le joua qu’à huis-clos en mars 2021, le Teatro Real de Madrid porte donc à nouveau à la scène le chef d’œuvre lyrique de Paul Dukas, après 113 ans d’absence jour pour jour, d’une manière qui confirme à quel point l’orchestre y prend une place prépondérante.

Aux commandes d’une formation qui n’a pas eu d’ouvrages de Richard Wagner à défendre cette saison, Pinchas Steinberg donne en effet énormément d’envergure au relief orchestral de la partition, l'orchestre s'épanouissant véritablement avec cette musique à laquelle il apporte un souffle et une excellente cohésion propices à embarquer les auditeurs dans ce drame sombre et luxuriant.

Doué d’une patine légèrement âpre dont il tire avantage à travers une vitalité très expressive, l’orchestre du Teatro Real restitue ainsi une atmosphère tendue au romantisme noir absolument prenante de bout en bout, qu'il fait vivre avec un allant et un sens des volumes splendides.

Aude Extrémo

Aude Extrémo

Artiste irlandaise qui défend régulièrement les grands ouvrages français les plus exigeants, Paula Murrihy domine sans problème le rôle écrasant d’Ariane avec une endurance qui se traduit par la perception d'un assouplissement des lignes vocales dans le médium au fur et à mesure que le drame avance, son expressivité se manifestant le mieux dans la partie aiguë de sa tessiture, très soignée.

Elle dépeint de fait une Ariane lumineuse et bienveillante, presque trop positive tant son timbre révèle peu d’effets obscurs et mélancoliques.

Pour la noirceur d’ébène, il faut alors se tourner vers Aude Extrémo qui compose un magnifique portrait de Sélysette, l’une des femmes de Barbe-Bleue, dont la beauté de la prosodie et le charme scénique en font le véritable bijou de la représentation. On aimerait entendre bien plus souvent sur les grandes scènes cette belle artiste dont émane une fascinante intériorité.

Pinchas Steinberg, Paula Murrihy, Aude Extrémo

Pinchas Steinberg, Paula Murrihy, Aude Extrémo

Et que ce soit la nourrice au timbre polychromique de Silvia Tro Santafé, où les autres femmes de Barbe-Bleue, Jaquelina Livieri (Ygraine), Maria Miró (Mélisande), Renée Rapier (Bellangère) et Raquel Villarejo Hervás (Alladine), toutes s’impliquent totalement en créant un mélange de couleurs brillantes, mais peu compréhensible, en partie du fait de la prévalence orchestrale.

Enfin, Gianluca Buratto tient bien le court rôle de Barbe-Bleue, et le chœur intervient de manière très habitée dans une production d’Alex Ollé étonnamment consensuelle, située dans un intérieur bourgeois chaleureusement parcellé de lampes qui serviront, avec un jeu de tables aménagées en pyramide, à donner une image simple du désir de quête de liberté et d'élévation, mais que les cinq femmes du maître des lieux ne saisiront pas, même si on les verra mimer leur ressentiment agressif à son égard, trahissant fatalement leur impossibilité à se détacher de celui qui les a maintenues sous son emprise.

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Publié le 22 Février 2026

Malgré l’accord signé avec l’Arabie Saoudite à l’automne dernier qui devrait permettre au Metropolitan Opera de New-York de recevoir entre 100 M$ et 200 M$ en échange de représentations données au Royal Diriyah Opera House qui ouvrira ses portes en 2028, au cœur du foyer originel de la famille Al Saoud, Peter Gelb a annoncé, début 2026, la nécessité de réduire de 5 à 15 % le salaire de 35 cadres supérieurs de l’institution, lui-même compris, d’opérer à 22 licenciements de personnels administratifs, de vendre les deux fresques Chagall estimées à 55 M$, et de reporter la nouvelle production de ‘La Khovanchtchina’ de Moussorgski (coproduction Festival de Pâques de Salzburg mise en scène par Simon McBurney) initialement prévue pour être dirigée par Esa-Pekka Salonen au cours de la saison 2026/2027.

Saison lyrique 2026/2027 du New York Metropolitan Opera - MET

Le Metropolitan Opera de New-York n’est donc toujours pas sorti de la situation fragile qui le touche depuis la saison 2012/2013 où le taux de fréquentation était tombé à 79% à la suite de la crise des subprimes, puis 72% au cours de la saison 2015/2016, sans le dédouaner pour autant d’une augmentation excessive de 10% du prix des billets, à ce moment là, qui a affaibli un peu plus son équilibre financier.

Toutefois, il faut noter la grande transparence de Peter Gelb sur sa gestion, dressant un tableau très détaillé des taux de fréquentation par ouvrage ce que peu de grandes maisons font (y compris l'Opéra national de Paris qui ne communique plus depuis 2020, à travers son rapport annuel, sur le résultat de chacune de ses productions).

Ainsi, si la saison 2025/2026 se stabilise à un taux de fréquentation de 72 %, il varie fortement selon les ouvrages  donnés entre septembre 2025 et février 2026: “The Amazing Adventures of Kavalier & Clay”, 84%, “La Flûte enchantée” (83%), “I Puritani" (82%), “Turandot” (77%), “Madama Butterfly” (74%), “Porgy and Bess” (73%), “La Fille du Régiment” (68%), “Carmen” (68%), “La Sonnambula” (68%), “La Bohème” (68%),“Arabella” (64%), “Don Giovanni” (64%), “Andrea Chenier” (57%).

On remarque que ce n’est pas Puccini qui fait les meilleurs scores cette saison.

Saison lyrique 2026/2027 du New York Metropolitan Opera - MET

Directeur de la plus grande salle lyrique au monde (3800 places), Peter Gelb célébrera au 01 août 2026 ses 20 ans à sa direction, mais a aussi annoncé qu’il prendra sa retraite à la fin de son mandat, en 2030, ce qui va relancer les spéculations sur les jeunes directeurs susceptibles d’assurer sa succession.

Reste qu’avec 196 spectacles d’opéras pour la saison 25/26 et 72 % de fréquentation, le Metropolitan Opera de New-York est toujours le théâtre qui accueille le plus de spectateurs lyriques au monde avec l’opéra de Vienne (plus de 520.000 par an).

Diamond Jubilee: 60 Years at Lincoln Center

Diamond Jubilee: 60 Years at Lincoln Center

17 spectacles, 5 nouvelles productions, 12 compositeurs dont 2 contemporains (2 œuvres du XXIe siècle)

Avec 185 représentations lyriques au cours de la saison 2026/2027 et 17 spectacles lyriques (dont 5 nouvelles productions), le MET se situe en retrait par rapport à la saison 2025/2026 (196 représentations et 18 opéras).

Il s’agit d’un point bas qui se resserre sur un socle de plus en plus restreint (5 titres couvrent 45 % des soirées pour 2025/2026, contre 4 sur 2026/2027).

12 compositeurs sont représentés (contre 14 la saison dernière), dont 2 sont contemporains, soit 10 % des soirées dédiées à 2 nouvelles productions d’œuvres du XXIe siècle :’Silent Night’ du compositeur américain Kevin Puts, dont la première mondiale eut lieu le 12 novembre 2011 à l’ Ordway Center for the Performing Arts de Saint-Paul (Minnesota), et ‘Lincoln in the Bardo’ de la compositrice américaine Missy Mazzoli, dont la première mondiale est prévue le 19 octobre 2026, basé sur la nouvelle de George Saunders (2017 Man Booker Price).

Missy Mazzoli : 'Lincoln in the Bardo’ - ms Lileana Blain-Cruz

Missy Mazzoli : 'Lincoln in the Bardo’ - ms Lileana Blain-Cruz

Deux ouvrages composés respectivement par Leoš Janáček et Richard Strauss représentent le renouvellement musical du XXe siècle.

Après 10 ans d’absence – la reprise de la production de ‘Katja Kabanova’ par Jonathan Miller prévue en 2020 pour 3 représentations ayant été annulée -, la langue tchèque est de retour au New-York Metropolitan Opera avec une nouvelle production de 'Jenůfa' mise en scène par Claus Guth (coproduction Royal Opera House, Covent Garden) qui réunira sous la direction de Tomáš Hanus – qui fera ses débuts dans la maison - une distribution exceptionnelle avec Nina Stemme, Allan Clayton, Sean Panikkar et Asmik Grigorian. Cette dernière dédiera également, entre deux représentations, une soirée de récital accompagnée au piano par Petras et Lukas Geniušas.

La reprise du ‘Rosenkavalier’ de Richard Strauss mis en scène par Robert Carsen permettra de retrouver Rachel Willis-Sørensen, Emily D’Angelo, Ying Fang, Günther Groissböck et un vétéran de la maison, Matthew Polenzani (bientôt 30 ans de carrière à New-York en décembre 2027), qui incarnait déjà sur cette scène, le 10 février 2000, le chanteur italien. Yannick-Nézet Séguin assurera la direction musicale de toutes les représentations.

Asmik Grigorian : Jenůfa'  - ms Claus Guth

Asmik Grigorian : Jenůfa'  - ms Claus Guth

Le répertoire italien de fin XVIIIe siècle au début XXe siècle (Cherubini, Donizetti, Verdi et Puccini) pilier toujours plus incontournable du MET

Cette saison, les œuvres des compositeurs italiens qui ont marqué le XIXe siècle représenteront 60% des soirées – 47 % la saison précédente -, dont 30% pour Puccini et 20 % pour Verdi, ce qui en font de véritables valeurs refuges en temps de crise.

Puccini sera représenté par les reprises de ‘La Bohème’ par Franco Zeffirelli (1981) avec 5 distributions différentes sous la direction de 3 chefs différents, Ramón Tebar, Marco Armiliato et Daniele Rustioni, ‘Tosca’ par David McVicar (2017) avec 5 Tosca différentes dont Sondra Radvanovsky et la soprano galloise-ukrainienne Natalya Romaniw, sous la direction, selon les soirs, d’Oksana Lyniv, Daniele Rustioni, Yannick Nézet-Séguin, Karel Mark Chichon ou Marco Armiliato, et par une nouvelle production de ‘La Fanciulla del West’ confiée à Richard Jones sous la direction de Keri-Lynn Wilson, la fondatrice et directrice musicale de l'Ukrainian Freedom Orchestra, avec Sondra Radvanovsky, SeokJong Baek et Christopher Maltman.

Natalya Romaniw : 'Tosca' - ms David McVicar

Natalya Romaniw : 'Tosca' - ms David McVicar

Quant à Verdi, il aura droit, lui aussi, à trois ouvrages avec la reprise d’’Aida’ mise en scène par Michael Mayer (2025) sous la direction, selon les soirs, de Daniele Callegari, Marco Armiliato ou John Keenan, avec Angel Blue, Anna Pirozzi ou Leah Hawkins dans le rôle titre, et celle d’’Otello’ mise en scène par Bartlett Sheer (2015) avec Michael Fabiano et Brian Jagde en alternance sous la direction de Daniele Rustioni ou Michele Mariotti selon les soirs.

Viendra s’ajouter la nouvelle production de ‘Macbeth’ confiée à Louisa Proske, metteuse en scène allemande installée dorénavant à New-York qui commence à gagner les plus grandes scènes du monde, Paris compris, avec Lise Davidsen en Lady sous la direction de Yannick Nézet-Séguin.

Enfin, Cherubini sera représenté par la reprise de ‘Medea’ (David McVicar 2022) dirigée par Carlo Rizzi avec Sonya Yoncheva et Chiara Isotton dans le rôle titre et Michael Spyres en Jason, et Donizetti sera défendu par la reprise de ‘Maria Stuarda’ (ouvrage entré au répertoire le 31 décembre 2012 dans la production de David McVicar) sous la direction d’Enrique Mazzola avec la fantastique Lisette Oropesa qui sera opposée à Angela Meade en Elisabetta.

Lise Davidsen et Louisa Proske : 'Macbeth'

Lise Davidsen et Louisa Proske : 'Macbeth'

Le répertoire français se maintient

Comme la saison passée, la langue française pourra être entendue à deux reprises cette saison avec ‘Manon’ dans la production de Laurent Pelly (2012) sous la direction de Yves Abel avec Nadine Sierra, Matthew Polenzani et Jean Teitgen (débuts au MET), et ‘Samson et Dalila’ dans la production de Darko Tresnjak (2018) sous la direction de Giacomo Sagripanti avec Aigul Akhmetshina en Dalila, deux productions qui couvriront un peu moins de 9% des soirées au total.

Jean Teitgen : 'Manon' - ms Laurent Pelly

Jean Teitgen : 'Manon' - ms Laurent Pelly

Mozart seul représentant de la période d’avant la révolution française

Avec seulement deux titres, ‘La Flûte enchantée’ en version abrégée et en anglais, et avec certains soirs Rolando Villazón en Papageno, et la reprise de ‘Cosi fan tutte’ dans la production de Phelim McDermott (2018, en coproduction avec l’English National Opera), Mozart sera donc le seul compositeur d’avant la Révolution française à être représenté sur la scène du MET, avec un peu plus de 10% des soirées pour lui seul.

'The Magic Flute' : Holiday Presentation

'The Magic Flute' : Holiday Presentation

Richard Wagner

Absent de la saison 2024/2025, une première depuis la période 1918-1919, mais vite de retour en 2026, Richard Wagner sera représenté par son opéra testamentaire, ‘Parsifal’, joué pour 5 soirs seulement, dans la production de François Girard (2013) avec la luxueuse Elīna Garanča en Kundry et Piotr Beczała dans le rôle titre, sous la direction de Yannick Nézet-Séguin.

Elīna Garanča : 'Parsifal' - ms François Girard

Elīna Garanča : 'Parsifal' - ms François Girard

Le répertoire 1900-1980 anglais et le répertoire baroque toujours absents de la programmation

Pour la quatrième saison consécutive, aucun ouvrage britannique de la période 1900-1980 ne sera représenté, et les œuvres baroques resteront elles aussi absentes.

Cependant, ‘Alcina’, ‘Ariodante’ et ‘Semele’ de Haendel, mis en scène respectivement par Richard Jones, Robert Carsen et Claus Guth, sont toujours programmés pour les prochaines saisons.

Yannick Nézet-Seguin : ‘Macbeth’, 'Parsifal', ‘Tosca’, ‘Der Rosenkavalier’, ’Lincoln in the Bardo'

Yannick Nézet-Seguin : ‘Macbeth’, 'Parsifal', ‘Tosca’, ‘Der Rosenkavalier’, ’Lincoln in the Bardo'

5 ouvrages en 3 langues différentes, dont 2 nouvelles productions, dirigés par Yannick Nézet-Seguin

Directeur musical attitré du MET, Yannick Nézet-Séguin conduira cinq opéras dont deux nouvelles productions, ’Lincoln in the Bardo’, création mondiale de la compositrice américaine Missy Mazzoli (mise en scène de Lileana Blain-Cruz, avec Peter Mattei, Stephanie BlytheChristine Goerke et Anthony Roth Costanzo) et ‘Macbeth’ (mise en scène de Louisa Proske, avec Lise Davidsen et Quinn Kelsey), ainsi que les reprises de ‘Der Rosenkavalier’ (Robert Carsen) , ‘Tosca’ (David McVicar) et ‘Parsifal’ (François Girard).

A ces deux nouvelles productions s’ajoutera celle de ‘Silent Night’ du compositeur américain Kevin Puts, qui sera dirigée par la cheffe d’orchestre finlando-ukrainienne Dalia Stasevska et mise en scène par James Robinson (coproduction Houston Grand Opera), avec Elza van den Heever, Ben Bliss, Rolando Villazón et Mattia Olivieri.

Dalia Stasevska : ‘Silent Night’ - ms James Robinson

Dalia Stasevska : ‘Silent Night’ - ms James Robinson

Diamond Jubilee : 60 years at Lincoln Center

Le 16 septembre 1966, l’ouverture du Nouveau Metropolitan Opera sur le Lincoln Center for the performing Art fut rendue possible par l’intervention du secrétaire au Travail des Etats-Unis. Wallace Kirkman Harrison, architecte en chef du Siège des Nations-Unies, fut chargé de la conception de cette salle qui contient dorénavant plus de 3800 places.

A l’occasion de son 60e anniversaire, le Nouveau Metropolitan Opera organise un grand concert le 25 mai 2027 qui réunira une trentaine de ses fidèles chanteuses et chanteurs dont Roberto Alagna, Xabier Anduaga, Anthony Roth Costanzo, Lise Davidsen, Joyce DiDonato, Gerald Finley, Renée Fleming, Asmik Grigorian, Isabel Leonard , Peter Mattei , Matthew Polenzani, Sondra Radvanovsky, Nadine Sierra, Elza van den Heever et Sonya Yoncheva, sous la direction de Yannick Nézet-Séguin.

Roberto Alagna : 'Tosca' et 'Diamond Jubilee : 60 years at Lincoln Center'

Roberto Alagna : 'Tosca' et 'Diamond Jubilee : 60 years at Lincoln Center'

8 productions du MET en direct au cinéma en HD

Samedi 03 octobre 2026 - 13h00 (EST) : Cosi fan tutte
Samedi 17 octobre 2026 - 13h00 (EST) : Macbeth (Nouvelle production)
Samedi 05 décembre 2026 - 12h00 (EST) : Samson et Dalila
Samedi 23 janvier 2027 - 13h00 (EST) : La Fanciulla del West (Nouvelle production)
Samedi 20 mars 2027 - 13h00 (EST) : Silent Night (Nouvelle production)
Samedi 03 avril 2027 - 12h00 (EST) : Manon
Samedi 24 avril 2027 - 13h00 (EST) : Otello
Samedi 05 juin 2027 - 12h00 (EST) : Parsifal

Le détail de la saison 2026/2027 du MET peut être consulté sous le lien suivant : On Stage 2026–27

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Publié le 20 Février 2026

I Masnadieri (Giuseppe Verdi - 22 juillet 1847 - Her Majesty's Theatre, Londres)
Version de concert du 14 février 2026
Teatro Real de Madrid

Massimiliano Alexander Vinogradov
Carlo Piero Pretti
Francesco Nicola Alaimo
Amalia Lisette Oropesa
Arminio Alejandro del Cerro
Moser George Andguladze
Rolla Albert Casals

Direction musicale Francesco Lanzillotta
Chef du chœur José Luis Basso
Orchestre et chœur titulaires du Teatro Real de Madrid

 

11e opéra de Giuseppe Verdi créé à Londres le 22 juillet 1847, quatre mois seulement après la création de ‘Macbeth’ à Florence (17 mars 1847) et quatre mois avant celle de ‘Jérusalem’ à la salle Le Peletier de l’Opéra de Paris (26 novembre 1847), ‘I Masnadieri’ ne retient de la pièce originelle de Schiller, ‘Les Brigands’ (‘Die Raüber’), que la rivalité entre deux frères, Carlo et Francesco.

L’ouvrage est entré au répertoire du Teatro Real de Madrid le 11 mars 1854, mais ne s’y est pas installé et reste rarement joué en dehors de l’Italie.

Francesco Lanzillotta et Lisette Oropesa

Francesco Lanzillotta et Lisette Oropesa

On observe cependant, ces dernières années, un retour de cet opéra de jeunesse sur les grandes scènes ( Londres – ms Moshinsky 1998, Palerme – ms Theodossiou 2001, Liège – ms Kaegi 2005, Zurich – ms Joosten 2010, Parme – ms Muscato 2013, Milan – ms McVicar 2019, Munich - ms Erath 2020, Marseille – version de concert 2026), c’est pourquoi l’interprétation en version de concert est l’occasion de redécouvrir l’ouvrage en se laissant porter par les mélodies et les passages dramatiques, tout en profitant de la présence des solistes qui se trouve amplifiée par le fait qu’ils chantent en avant scène avec une plus grande proximité au public.

Avec près de 2000 places disponibles en salle, le Teatro Real de Madrid affiche ainsi ‘complet’ pour les deux soirées d’'I Masnadieri’ données en version de concert, avec des prix de premières catégories pouvant atteindre 200 euros, ce qui doit laisser bien rêveurs les programmateurs de grandes salles concurrentes telles Covent-Garden, le Palais Garnier ou l’Opéra de Munich., démontrant à quel point le public madrilène a bien quelque chose de particulier.

Alexander Vinogradov

Alexander Vinogradov

Il faut dire que c’est à une très grande soirée que les spectateurs ont eu la chance d’assister, les premières mesures de l’ouverture, interprétées avec une magnifique sensualité de geste de la part des musiciens, suffisant à captiver et conforter l’oreille de chacun pour accueillir dans les meilleures prédispositions possibles les solistes qui vont se révéler totalement engagés.

Alexander Vinogradov, basse russe qui a fréquenté l’Opéra de Paris au cours de la première décennie des années 2000, dépeint un très émouvant Massimiliano, comte de Maure, avec un visage dont les ombres des traits expriment tristesse et solitude avec beaucoup de relief, impression intensifiée par des couleurs vocales adoucies qui l’humanisent sensiblement.

Le premier fils de ce souverain, Carlo, qui a rejoint les brigands, bénéficie du timbre ambré et agréablement italianisant de Piero Pretti qui donne à la fois une image de droiture – étonnante pour un personnage qui s’est mis hors-la-loi -, mais aussi d’élégance de style qui assoit une incarnation également profondément introspective, et qui le rapproche donc du comte, son père.

Nicola Alaimo

Nicola Alaimo

A l’inverse, Nicola Alaimo, qui incarnait Francesco une semaine auparavant à Marseille, impose une impressionnante stature noire et autoritaire de ce fils prêt à dépouiller son père et à le faire mourir de chagrin, en décrivant un personnage maléfique à la hauteur du Iago de l’'Otello' de Verdi.

D’une excellente théâtralité, il a une capacité à en saisir la violence et à la renvoyer vers toute la salle avec une gestuelle d’une grande justesse qui semble se nourrir de la fureur orchestrale. Donner une telle véracité au ressentiment de son personnage ne peut que pétrir l'auditeur face à une telle éruptivité intérieure.

Hommage de Francesco Lanzillotta aux musiciens et au chœur du Teatro Real de Madrid

Hommage de Francesco Lanzillotta aux musiciens et au chœur du Teatro Real de Madrid

Mais l’héroïne de la soirée est bien entendu Lisette Oropesa, interprète virtuose d’Amalia d’une fantastique luminosité, sa maîtrise des techniques aiguës cristallines préservant toujours une forme de rondeur brillante qui en font son charme.

Même dans le drame, elle semble heureuse, et lorsque qu’elle se trouve entraînée par la cabalette entêtante ‘Carlo vive !’ du second acte, inévitablement le succès de cet air fait tant réagir la salle qu’elle s’autorise à la reprendre en bis à en donner le vertige, une prise de risque impressionnante qui fait toujours un peu peur.

Et comme elle est entourée par une excellente équipe, les interprètes des seconds rôles se fondent naturellement dans la dramaturgie d’ensemble, que ce soit l’Arminio solide et positif d’Alejandro del Cerro, le Moser désabusé de George Andguladze, où cet ami de Carlo, Rolla, qu’Albert Casals dépeint d’une fine allure princière aux accents vocaux ouatés.

Lisette Oropesa

Lisette Oropesa

Chœur vaillant d’un souffle puissant au point de parfois engloutir solistes et musiciens, musiciens eux-mêmes dévoués à rendre la fougue et l’âme chaleureuse de la partition, Francesco Lanzillotta offre à cet opéra de jeunesse le lustre d’un chef d’œuvre, et ce n’est pas rien, car la force interprétative qui s’en dégage donne le sentiment aux auditeurs d’être embarqués dans une réalité poignante qui les imprègne au plus profond du cœur avec un fort sentiment d'admiration.

Alexander Vinogradov, Nicola Alaimo, Piero Pretti, Lisette Oropesa, José Luis Basso et Francesco Lanzillotti

Alexander Vinogradov, Nicola Alaimo, Piero Pretti, Lisette Oropesa, José Luis Basso et Francesco Lanzillotti

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Publié le 16 Février 2026

Enemigo del pueblo (Francisco Coll -
5 novembre 2025, Palau de les Arts de Valence)
D’après la pièce d'Henrik Ibsen (13 janvier 1883, Théâtre Christiana d'Oslo)
Représentation du 13 février 2026
Teatro Real de Madrid

Marta Marta Fontanals-Simmons
Stockmann José Antonio Lopez
Alcalde Moisés Marín
Petra Brenda Rae
Mario Isaac Galán
Morten Juan Goberna

Direction musicale Christian Karlsen
Mise en scène Àlex Rigola (2025)
Orchestre et chœur titulaires du Teatro Real

Production du Teatro Real, en coproduction avec le Palau de les Arts de Valence

Auteur depuis 2005 de plus d’une cinquantaine de pièces pour instruments ou orchestre, et seul élève de Thomas Adès à ce jour, le compositeur espagnol Francisco Coll Garcia a créé le 05 novembre dernier au Palau de les Arts de Valence son second opéra ‘Enemigo del pueblo’, d’après la célèbre pièce d’Henrik Ibsen, 11 ans après avoir créé au Linbury Theatre de Londres, en mars 2014, un opéra de chambre en un acte, ‘Café Kafka’.

Juan Goberna (Morten), Marta Fontanals-Simmons (Marta Marta), Brenda Rae (Petra), José Antonio Lopez (Stockmann) et Isaac Galán (Mario)

Juan Goberna (Morten), Marta Fontanals-Simmons (Marta Marta), Brenda Rae (Petra), José Antonio Lopez (Stockmann) et Isaac Galán (Mario)

Le livret d’Alex Rigola, qui signe aussi la mise en scène, simplifie considérablement l’action et le nombre de protagonistes – la femme de Stockmann n’est pas présente, par exemple – et seuls cinq chanteurs principaux sont réunis pour incarner le docteur et sa fille, le maire de la ville, ainsi que Marta et Mario qui sont deux nouveaux personnages, la première étant une femme d’affaire qui contraindra le second, un journaliste, à ne pas diffuser le journal du docteur qui s’apprête à révéler les méfaits sanitaires des fermes environnantes de la station thermale dont la ville tire d’importants revenus touristiques.

Brenda Rae (Petra) et José Antonio Lopez (Stockmann)

Brenda Rae (Petra) et José Antonio Lopez (Stockmann)

L’opéra s’ouvre sur une ambiance andalouse et folklorique soumise à une rythmique saccadée et fortement percussive qui, cependant, ne reviendra pas par la suite. Le puissant effectif de vents et de percussions est d’emblée fortement sollicité, et une fois laissé de côté le clin d’œil à une musique identitaire de la tradition espagnole, ces groupes d’instruments vont continuer à tenir une place importante dans cette écriture musicale nerveuse qu’a imaginé le compositeur.

Et tout le long de la représentation, le décor reste unique, une plage de sable remodelée par quelques dunes avec une immense mer filmée jetant sa houle légère sur la côte alors que des nuages défilent à l’horizon.

José Antonio Lopez (Stockmann) et Moisés Marín (Alcalde)

José Antonio Lopez (Stockmann) et Moisés Marín (Alcalde)

En première partie, les éclairages restent fixes, sans nuances particulières. Une équipe assemble, côté cour, la maquette du journal qui se prépare à dénoncer la pollution environnante, et le centre de la scène devient le lieu conflictuel où les différentes partie débattent des risques engendrés par la situation qui va affecter la vie des villageois. S’opposent Stockmann et sa fille face au maire et Marta.

La musique de Francisco Coll n’évite pas la surenchère expressive qui consiste à surligner à outrance les coups de sang qui jalonnent les confrontations des protagonistes, mais elle est flamboyante, sollicite beaucoup les cuivres, et pousse les musiciens dans un jeu fortement vivace.

Christian Karlsen n’éprouve aucun mal à galvaniser et modérer la formation orchestrale du Teatro Madrid, décidément très à l’aise dans le répertoire contemporain, mais les cordes montrent aussi leurs plus beaux reflets dans les passages sombres et marins mâtinés de surbrillance, qui ne son pas sans évoquer les compositions de Benjamin Britten.

Brenda Rae (Petra) et José Antonio Lopez (Stockmann)

Brenda Rae (Petra) et José Antonio Lopez (Stockmann)

D’ailleurs, c’est dans la seconde partie que la fusion entre le lyrisme symphonique et les lignes de chants est la mieux inspirée, mais c’est aussi à ce moment qu’un nouveau personnage entre en scène, le chœur qui symbolise le peuple en colère, d’une très grande force et unité.

Si la mise en scène d’Àlex Rigola ne recherche pas un jeu théâtral fort, en revanche, elle met en œuvre dans cette partie de sensibles variations d’éclairages qui vont littéralement modifier l’aspect du paysage et rendre subrepticement saillant l’enjeu, en faisant petit à petit disparaître la mer dans la brume, puis en donnant un aspect sec et désertique au sol.

Il faut avouer que cette évolution radicale de l'atmosphère d'ensemble est très bien réalisée , et que le message subliminal devient très clair. Toutefois, tout ce qui fait la saveur de l’analyse psychologique parfois drôle de la pièce d’Ibsen est éludé de par la forte simplification du texte, si bien que Stockmann apparaît surtout comme quelqu’un de visionnaire avec une autorité presque biblique. Le désert qui surgit est donc autant le résultat d’une inaction environnementale que l’image de la propre solitude du docteur, ce qui ne l’empêchera pas de rester proche de la communauté qui l’a exclu.

Moisés Marín, José Luis Basso, Christian Karlsen, José Antonio Lopez et Brenda Rae

Moisés Marín, José Luis Basso, Christian Karlsen, José Antonio Lopez et Brenda Rae

Dans le rôle du docteur, José Antonio Lopez a de la prestance, avec une élocution bien franche mais aussi un timbre ombré qui projette une humanité douce et digne. Il semble être le pendant ibérique de ces artistes qui, tels Tómas Tomasson ou bien Bo Skovhus, incarnent régulièrement de grandes figures de références dans les ouvrages contemporains, en France ou en Allemagne.

Au regard de l’écriture virtuose exigeant d'elle de faire briller de fins et robustes éclats de cristal, Brenda Rae est une artiste idéale pour le rôle de Petra qu’elle rend très sensée et attachante, et Moisés Marín, ténor de caractère lui aussi soumis à de très fortes tensions en Alcalde, surmonte brillamment les expressions parfois redoutablement aigues.

Enemigo del pueblo (Antonio Lopez Rae Karlsen Rigola) Teatro Real de Madrid

Enfin, Marta Fontanals-Simmons donne de la personnalité à Marta en faisant entendre de multiples couleurs de timbre, alors qu’Isaac Galán fait plutôt résonner une noirceur flegmatique chez le personnage de Mario.

En une heure vingt de spectacle, la création de ‘Enemigo del Pueblo’ permet ainsi de confronter l’œuvre d’Ibsen à la mécanique populiste qui irrigue de plus en plus l’Europe entière, à travers une conception scénique et musicale inspirante qui démontre l’envie du Teatro Real de Madrid de faire battre son cœur aux grands enjeux de son temps.

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Publié le 12 Février 2026

Věc Makropulos (Leoš Janáček - 18 décembre 1926, Théâtre national de Brno)
D’après la pièce de Karel Čapek (21 novembre 1922, Théâtre de Vinohrady de Prague)
Représentation du 07 février 2026
Opéra de Lille

Emilia Marty Aušrinė Stundytė
Albert Gregor Denys Pivnitskyi
Jaroslav Prus Robin Adams
Vítek Paul Kaufmann
Krista Marie-Andrée Bouchard-Lesieur
Janek Florian Panzieri
Maître Kolenaty Jan Hnyk
Hauk-Sendorf Jean-Paul Fouchécourt

Direction musicale Dennis Russell Davies
Mise en scène Kornél Mundruczó (2016)
                        Marcos Darbyshire (reprise)

Décors et costumes Monika Pormale
Lumières Felice Ross
Chœur de l’Opera Ballet Vlaanderen
Orchestre National de Lille

Production de l’Opera Ballet Vlaanderen

 

Avec pas moins de quatre opéras du XXe siècle programmés pour sa première saison à la direction de l’opéra de Lille, Barbara Eckle propose aux Lillois un programme éclectique qui devrait contribuer à faire rayonner ce beau ‘théâtre lyrique d’intérêt national’ bien au-delà de la région des hauts-de-France, d’autant plus que, forte de son expérience à l’opéra de Stuttgart, elle peut s’appuyer sur un système de coproductions ou de reprises européennes avec les scènes du nord et de l‘est.

Aušrinė Stundytė (Emilia Marty) - © Frederic Iovino

Aušrinė Stundytė (Emilia Marty) - © Frederic Iovino

Créée en septembre 2016 à l’opéra d’Anvers et remontée à l’opéra de Genève en octobre 2020, la production du metteur en scène hongrois Kornél Mundruczó poursuit son chemin à Lille à quelques mois du centenaire de la création de ‘L’Affaire Makropoulos’ au Théâtre national de Brno.

Elle comprend un premier tableau qui se déroule à l’avant scène dans une salle de tribunal où Albert Mc Gregor cherche à prouver qu’il est un héritier du baron Prus, ancien amant d’Elina Makropoulos, femme elle-même à la recherche de documents auprès de Maître Kolenaty qui attesteraient de cette descendance, mais qui comprendraient aussi la formule de l’elixir qui la rendue immortelle.

Aušrinė Stundytė (Emilia Marty), Jan Hnyk (Maître Kolenaty) et  Denys Pivnitskyi (Albert Gregor) - © Frederic Iovino

Aušrinė Stundytė (Emilia Marty), Jan Hnyk (Maître Kolenaty) et Denys Pivnitskyi (Albert Gregor) - © Frederic Iovino

Puis, le décor s’ouvre en second partie sur un immense appartement moderne avec baies vitrées où des vidéos simulent un environnement extérieur vivant, les feuillages des arbres bruissant au vent, avec un grand lit situé en fond de scène, le tout créant un cadre psychologique où une grande attention est accordée aux jeux de lumières. Cette scénographie soigneusement travaillée permet ainsi de recréer un climat de film d’enquête où va se dérouler la mise à nue psychologique d’ Elina Makropoulos, contrainte tous les 60 ans depuis le XVIIe siècle à changer de nom tout en conservant les mêmes initiales.

Aušrinė Stundytė (Emilia Marty), Paul Kaufmann (Vítek), Marie-Andrée Bouchard-Lesieur (Krista) et Florian Panzieri (Janek) - © Frederic Iovino

Aušrinė Stundytė (Emilia Marty), Paul Kaufmann (Vítek), Marie-Andrée Bouchard-Lesieur (Krista) et Florian Panzieri (Janek) - © Frederic Iovino

Dans cette vision totalement centrée sur la déliquescence morbide d’Emilia Marty, que l’on voit petit à petit révéler son instinct suicidaire – la vidéo d’une course à moto allant vers l’abîme dans un paysage forestier et montagneux le suggère naturellement – en perdant progressivement ses vêtements, sa chevelure, pour ne révéler qu’un corps heurté, Aušrinė Stundytė est une artiste faite pour restituer les déchirures de cette femme, son chant fauve, noir et écorché ayant une force expressive qu’elle marque d’impulsions bien timbrées quand il s’agit de souligner des troubles d’angoisse.

Et comme elle sait rendre saisissantes ces tensions sur scène par un jeu physiquement très prenant, elle paraît totalement humaine dans tous ses emportements névrotiques, si bien que ses partenaires, tous très solides par ailleurs, paraissent moins complexes dans leurs incarnations.

Marie-Andrée Bouchard-Lesieur (Krista) et Florian Panzieri (Janek) - © Frederic Iovino

Marie-Andrée Bouchard-Lesieur (Krista) et Florian Panzieri (Janek) - © Frederic Iovino

Toutefois, la basse tchèque Jan Hnyk dépeint un Maître Kolenaty très affirmé avec du style et beaucoup de crédibilité, alors que Robin Adams donne un aspect mafieux et animal à Jaroslav Prus qui en fait un homme dangereux dont la simple présence est source de tension.

Jeune ténor ukrainien au chant massif et impulsif, Denys Pivnitskyi donne une interprétation très virile et passionnée d’ Albert Gregor, non dénuée de sensibilité mais avec un volontarisme qui oublie, peut-être, de faire passer des sentiments plus affectés. On sent qu’il a le caractère pour les rôles véristes ayant un impact très direct sur l’audience, et il donne aussi envie d’être entendu dans le rôle d’Hermann de ‘La Dame de Pique’ de Tchaïkovski.

Aušrinė Stundytė

Aušrinė Stundytė

A l’opposé, Jean-Paul Fouchécourt – inoubliable Platée à l’Opéra national de Paris - fait une brève apparition en Hauk-Sendorf, et son chant clair et doucereux est comme une furtive caresse pour Emilia Marty que la mise en scène met très bien en valeur, comme pour en faire l’unique souvenir du passé qui réchauffe pour un moment le cœur de l’héroïne.

En clerc alcoolique et peu responsable, Paul Kaufmann incarne un Vitek voyou et rustre, alors que sa fille, Krista, est chantée par Marie-Andrée Bouchard-Lesieur qui en est le contraire, femme au chant vibrant et chaleureux qui fait ressentir une véritable compassion humaine pour Emilia, et non une simple admiration béate.

Enfin, Florian Panzieri illustre un Janek très poétique, même si la mise en scène le marginalise un peu trop.

Jan Hnyk, Denys Pivnitskyi, Dennis Russell Davies, Aušrinė Stundytė, Robin Adams, Jean-Paul Fouchécourt et Marie-Andrée Bouchard-Lesieur

Jan Hnyk, Denys Pivnitskyi, Dennis Russell Davies, Aušrinė Stundytė, Robin Adams, Jean-Paul Fouchécourt et Marie-Andrée Bouchard-Lesieur

Dans la fosse d’orchestre, le chef américain Dennis Russell Davies, qui fut le directeur artistique de l’orchestre Philharmonique de Brno, surprend au cours de l’ouverture par sa façon de condenser le son de la formation musicale lilloise, mais il tisse par la suite une lecture dense et précise qui fait vivre le drame avec une unité et une brillance des couleurs qui l’ennoblissent plus qu’elles n’en accentuent les aspérités.

Salle comble en ce début de samedi soir, l’opéra de Lille donne déjà envie de connaitre quelle suite se prépare pour sa prochaine saison.

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Publié le 9 Février 2026

L’annonce faite à Marie (Philippe Leroux – Théâtre Graslin de Nantes, le 09 octobre 2022)
Livret de Raphaèle Fleury inspiré de la pièce éponyme de Paul Claudel (1912)
Représentation du 03 février 2026
Théâtre du Châtelet

Violaine Vercors Raphaële Kennedy
Mara Vercors Sophia Burgos
Élisabeth Vercors Els Janssens
Anne Vercors Marc Scoffoni
Jacques Hury Charles Rice
Pierre de Craon Vincent Bouchot
Aubaine Mélissa Casola Santos, Alycia Casola Santos (en alternance)

Direction musicale Ariane Matiakh
Mise en scène Célie Pauthe (2022)
Ensemble intercontemporain

Commande de l’État et d’Angers Nantes Opéra Coproduction : Angers Nantes Opéra, Opéra de Rennes, Ircam-Centre Pompidou.
Avec le soutien du Fonds de création lyrique (SACD).                     Célie Pauthe

Compositeur prolifique dans la musique symphonique, de chambre ou vocale, Philippe Leroux n’a pour l’instant écrit qu’un seul opéra qui fut créé à l’opéra de Nantes en octobre 2022, ‘L’Annonce faite à Marie’, d’après le drame de Paul Claudel (1912), dans une mise en scène de Célie Pauthe.

Raphaële Kennedy (Violaine) et Sophia Burgos (Mara) - Photo Thomas Amouroux

Raphaële Kennedy (Violaine) et Sophia Burgos (Mara) - Photo Thomas Amouroux

C’est ce même spectacle porté par la même distribution, mais interprété cette fois par l’Ensemble intercontemporain au lieu de l’Ensemble Cairns dirigé par Guillaume Bourgogne lors de la création, qui est présenté au Théâtre du Châtelet.

L’histoire se déroule dans un décor unique et dépouillé, une pièce fermée aux murs violentés par des traits âpres sous des éclairages mouvants et bien adaptés à l’ambiance dramatique, et cette scénographie sobre mais forte, surlignée par une vidéographie d’un paysage pittoresque, invite l’auditeur à s’imprégner d’une écriture vocale de premier abord non réaliste - avec des variations et répétitions étranges -, mais qui, si on l’écoute bien, se fond harmonieusement à l’acoustique instrumentale, ce qui engendre un effet poétique qui ajoute du caractère aux personnages.

Vincent Bouchot (Pierre) et Raphaële Kennedy (Violaine) - Photo Thomas Amouroux

Vincent Bouchot (Pierre) et Raphaële Kennedy (Violaine) - Photo Thomas Amouroux

S’il arrive parfois d’entendre des créations contemporaines qui semblent laisser les individualités dans un état désincarné, ce n’est pas le cas ici, et chacun des protagonistes prend une force intérieure indéniable. L’œuvre garde donc un aspect naturaliste qui montre chacun sous la forme brute de son âme, et surtout met en scène l’opposition entre deux sœurs, l’une étant devenue lépreuse, alors que la seconde, Mara, la jalouse pour avoir aimé Jacques, un homme adopté par sa famille.

Ce qui est frappant, ici, est la nature fortement égoïste de Mara, ne pensant qu’à son propre bonheur et à son enfant que sa sœur va, par miracle, sauver de la mort, et tout aussi fascinante est l’attitude de Violaine qui tient debout pas la foi qui l’anime alors qu’elle perd tout ce qui faisait sa joie de vivre.

On pourrait ainsi faire un parallèle entre le personnage de Golaud, aussi noir et terrestre que Mara, et la spiritualité mystérieuse de Mélisande que l’on peut associer à Violaine, car cette œuvre se frotte aux aspects les plus rugueux de l’âme humaine.

L’annonce faite à Marie (Kennedy Burgos Janssens Matiakh Pauthe) Châtelet

L’interprétation de Raphaële Kennedy, d’abord très vive, se charge en densité pour atteindre un état de sidération saisissant quand elle passe dans le monde mystique, alors que Sophia Burgos donne à Mara un relief prégnant, des couleurs fortes, ave une excellente diction.

Leurs partenaires, Els Janssens (Elisabeth), Marc Scoffoni (Anne), Charles Rice (Jacques) et Vincent Bouchot (Pierre), dépeignent de la même manière des sentiments heurtés et très forts.

Charles Rice, Raphaële Kennedy et Ariane Matiakh

Charles Rice, Raphaële Kennedy et Ariane Matiakh

A la direction de l’Ensemble intercontemporain, Ariane Matiakh fait vivre cette musique avec une sensible maniabilité et une attention bienveillante aux solistes, qui doivent jouer avec une dynamique vocale très inventive.

Un public jeune s'est déplacé pour l’occasion, peut-être pensant qu’il s’agissait de la pièce de théâtre, si bien qu’au cours des 2h30 de spectacle, sans entracte, une partie d’entre eux s’est désistée, sans doute aussi étonnée par tant d’effets acoustiques qui, pourtant, profitent de l’ampleur de la salle. Mais l’accueil de ceux restés jusqu’au bout sera, lui, chargé d’une émotion très chaleureuse.

Célie Pauthe, Raphaële Kennedy, Ariane Matiakh, Philippe Leroux, Mélissa Casola et Sophia Burgos

Célie Pauthe, Raphaële Kennedy, Ariane Matiakh, Philippe Leroux, Mélissa Casola et Sophia Burgos

Et à l’occasion de cette dernière représentation, Alexander Neef, le directeur de l’Opéra national de Paris, est venu assister à cette œuvre contemporaine, lui même ayant assuré, en juin 2021, la création au Palais Garnier d’un autre opéra basé sur une pièce de Paul Claudel et un livret de Raphaèle Fleury, ‘Le Soulier de Satin’, mu par la musique riche en timbres de Marc-André Dalbavie.

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Publié le 7 Février 2026

Un Bal Masqué (Giuseppe Verdi – Rome, le 17 février 1859)
Répétition générale du 24 janvier 2026 et représentations du 27 janvier, 05 et 17 février 2026
Opéra Bastille

Riccardo Matthew Polenzani
Renato Étienne Dupuis (24 et 27 janvier)
             Ludovic Tézier (05 et 17 février)
Amelia Anna Netrebko (24, 27 janvier, 05 février)
             Angela Meade (17 février)
Ulrica Elizabeth DeShong
Oscar Sara Blanch
Silvano Andres Cascante
Samuel Christian Rodrigue Moungoungou
Tom Blake Denson
Un Giudice Ju In Yoon
Un Serviteur d'Amélia Se-Jin Hwang

Direction musicale Speranza Scappucci
Mise en scène Gilbert Deflo (2007)

Diffusion en direct au cinéma le 08 février 2026 et diffusion ultérieure sur Paris Opera Play, la plateforme de l’Opéra national de Paris

Ce compte rendu sera mis à jour après les représentations avec Ludovic Tézier et Angela Meade.

Le 14 janvier 1858, l’Impératrice Eugénie et l’Empereur Napoléon III échappèrent à un attentat devant l’opéra de la rue Le Peletier, à Paris. L’auteur, Felice Orsini, souhaitait venger l’intervention de l’armée française en Italie qui avait assiégé et pris Rome en juillet 1849, ce qui avait mis fin à la jeune République romaine.

Au même moment, Giuseppe Verdi travaillait à un nouvel opéra pour le Teatro San Carlo de Naples basé sur un drame français d’Eugène Scribe, ‘Gustave III ou Le Bal masqué’, qui avait été créé le 27 février 1833 à la salle Le Peletier sur une musique de Daniel-François-Esprit Auber.

La censure refusant de mettre en scène le meurtre d’un souverain, Verdi proposa son livret au Théâtre Apollo à Rome, mais dut le réviser de façon à déplacer l’action en Amérique et remplacer le Roi Gustave III de Suède par le gouverneur de Boston, Riccardo di Norwich.

Matthew Polenzani (Riccardo) et Anna Netrebko (Amelia)

Matthew Polenzani (Riccardo) et Anna Netrebko (Amelia)

La première d’’Un Ballo in Maschera’ fut un immense succès, le 17 février 1859, mais le compositeur quitta Rome pour San’Agata, sentant que l’insurrection italienne approchait.

Donné pour la première fois à Paris à la salle Ventadour du Théâtre des Italiens, le 13 janvier 1861, puis au Théâtre lyrique le 17 novembre 1869 (l’actuel Théâtre de la Ville), ‘Un Ballo in Maschera’ n’est entré au répertoire du Palais Garnier que le 01 juillet 1951 dans une mise en scène de Carlo Piccinato et avec l’orchestre du Teatro San Carlo de Naples.

Il faudra attendre le 17 novembre 1958 pour qu’il soit interprété par la troupe de l’Opéra sous la direction de Gabriele Santini, dans une production de Margharita Wallmann, avec Régine Crespin en Amélia.

Palais du gouverneur de Boston - scène d'ouverture

Palais du gouverneur de Boston - scène d'ouverture

Depuis le 04 juin 2007, c’est la production de Gilbert Deflo qui s’est installée à l’Opéra Bastille, occasion d’offrir au second tableau une scène vaudou probablement inspirée par la présence d’une importante communauté haïtienne à Boston.

L’atmosphère d’ensemble est plutôt lugubre, mais l’épure néoclassique et sobre du palais du gouverneur et de la salle de bal au sol laqué, dominée par le blanc et le noir et flanquée en arrière scène d’un second orchestre d’accompagnement, ajoute une touche d’élégance bienvenue. C’est d’ailleurs du second balcon que les reflets de scène sur les dalles miroitantes font leur meilleur effet.

La direction d’acteur, elle, dépend surtout de l’inventivité des solistes, et de leur savoir être, la mise en scène évitant toutefois l’écueil de la surcharge vestimentaire.

Elizabeth DeShong (Ulrica)

Elizabeth DeShong (Ulrica)

Si Ludovic Tézier a abordé son premier grand rôle verdien à l’Opéra de Paris en 2007 dans cette production où il incarnait Renato, c’est Étienne Dupuis qui reprend ce grand personnage, lui qui jouait Silvano auprès du baryton marseillais lors de la reprise de 2009.

Le chanteur québécois possède une ligne de chant racée au grain fumé très homogène, avec un métal mordant qu’il sait exhaler de façon démonstrative ce qui ne manque pas d'impressionner la grande salle Bastille. Il en découle que son incarnation noire ne laisse aucune place au moindre sentiment de compassion pour Renato et sa nature retors.

Étienne Dupuis (Renato) et Anna Netrebko (Amelia)

Étienne Dupuis (Renato) et Anna Netrebko (Amelia)

Matthew Polenzani, que le public parisien connaît bien depuis l’ouverture de la saison 2006/2007 quand il chantait le rôle d’Edgardo dans ‘Lucia di Lammermoor’ auprès de Natalie Dessay et Ludovic Tézier, s’est d’abord illustré dans les rôles mozartiens et belcantistes.

Il ne s’est donc pas départi de son affinité avec ces répertoires raffinés, ce qui s’entend à travers ses lignes nobles, très nuancées et d’une clarté légère qui font son charme.

Matthew Polenzani (Riccardo) et Étienne Dupuis (Renato)

Matthew Polenzani (Riccardo) et Étienne Dupuis (Renato)

Cependant, depuis cette période, il a aussi fortement gagné en intensité dramatique. Avec lui, le personnage de Riccardo trouve une expressivité très poignante, le ténor américain ayant une belle façon d’utiliser sa gestuelle pour faire passer les tourments du Comte, une endurance vocale et une italianité qui lui donnent de l’aplomb avec des vibrations qui ajoutent un caractère touchant, même si les modulations du timbre n’ont pas tout à fait les couleurs plus ambrées que l’on pourrait attendre chez Verdi.

Matthew Polenzani (Riccardo) et Sara Blanch (Oscar)

Matthew Polenzani (Riccardo) et Sara Blanch (Oscar)

En Amelia, Anna Netrebko démontre à quelle point elle est une somptueuse personnification des grandes sopranos lyrico-dramatiques verdiennes. S’engageant à sa première apparition avec une noirceur très prononcée mais qui s‘éclaire ensuite avec une puissance qui lui permet d’afficher une présence saisissante, elle offre des variations de nuances renversantes et des filets de voix lumineux qui s’élargissent pour se recentrer ensuite sur son luxueux galbe vocal, dense et sombre. La voix joue ainsi avec l'effet de sidération du temps suspendu et le sentiment de chair.

Anna Netrebko (Amelia)

Anna Netrebko (Amelia)

Pour ses début à l’Opéra national de Paris, la mezzo-soprano américaine Elizabeth DeShong, d’un excellent tempérament scénique, fait très forte impression par la solidité et la célérité de son émission, une tessiture aiguë brillante qui résiste aux expressions les plus sauvages, une unité de couleur avec des graves bien marqués, sans être trop sombres ni trop profonds pour autant, et un jeu vif qui donne l’impression qu’elle est totalement en phase avec la direction incisive de Speranza Scappucci.

Anna Netrebko (Amelia) et Elizabeth DeShong (Ulrica)

Anna Netrebko (Amelia) et Elizabeth DeShong (Ulrica)

Autre artiste à faire ses débuts sur cette même scène, la soprano catalane Sara Blanch fait vivre le personnage d’Oscar avec une très réjouissante fraîcheur, un timbre fruité et une virtuosité habilement maîtrisée qui lui donnent une légèreté fort séduisante.

Sara Blanch (Oscar) et Étienne Dupuis (Renato)

Sara Blanch (Oscar) et Étienne Dupuis (Renato)

Et les seconds rôles sont tous très bien chantés avec un vrai sens de l’harmonie des couleurs, en particulier le duo Samuel et Tom formé par Christian Rodrigue Moungoungou et Blake Denson dont les noirceurs du timbre, plus prononcées pour le second, s'allient très bien, dans leur grand trio martial, à celle plus métallique d'Étienne Dupuis.

En Silvano, Andres Cascante sait également allier solidité et affabilité avec de la prestance.

Blake Denson (Tom), Étienne Dupuis (Renato) et Christian Rodrigue Moungoungou (Samuel)

Blake Denson (Tom), Étienne Dupuis (Renato) et Christian Rodrigue Moungoungou (Samuel)

Dans la fosse d’orchestre, Speranza Scappucci, cheffe principale du Royal Opera House de Londres depuis cette saison, mène le drame avec une tonicité et une impulsivité qui tirent profit des couleurs de l'orchestre de l'Opéra national de Paris, le lustre des cuivres, très travaillé, se fondant aux nappes des cordes avec un sens plastique qui reste souple au fil d'une rythmique acérée.

Dans le feu de l’action, les fulgurances des vents fusent splendidement, et les atmosphères, superbement nuancées dès l’ouverture, sont très bien rendues par l’intensité des vibrations des cordes, la densité sonore et la brillance du tissu orchestral, les effets spectaculaires ayant la vigueur et l’ampleur qui sont la marque des grands opéras.

Sara Blanch, Matthew Polenzani, Anna Netrebko, Speranza Scappucci, Étienne Dupuis et Elizabeth DeShong - Répétition générale

Sara Blanch, Matthew Polenzani, Anna Netrebko, Speranza Scappucci, Étienne Dupuis et Elizabeth DeShong - Répétition générale

Chœur harmonieux qui permet aussi de distinguer les individualités, musique de scène entêtante et bien réglée dans la scène du bal, tout concourt à faire de cette nouvelle réalisation scénique d’’Un Ballo in Maschera’ la meilleure reprise en terme de vitalité, d’équilibre et d’unité musicale.

Sara Blanch, Matthew Polenzani, Alessandro Di Stefano, Speranza Scappucci, Gilbert Deflo, Anna Netrebko, Étienne Dupuis et Elizabeth DeShong

Sara Blanch, Matthew Polenzani, Alessandro Di Stefano, Speranza Scappucci, Gilbert Deflo, Anna Netrebko, Étienne Dupuis et Elizabeth DeShong

Représentation du 05 février 2026

Très attendue, la représentation du 05 février était la première avec Ludovic Tézier, et l'une des deux seules chantées en commun avec Anna Netrebko, ce qui n'a pas manqué de faire affluer tout le Paris lyrique mondain à l'Opéra Bastille, la difficulté à trouver une place en étant la plus visible conséquence.

Ludovic Tézier (Renato) - Un Ballo in Maschera, le 05 février 2026

Ludovic Tézier (Renato) - Un Ballo in Maschera, le 05 février 2026

L'artiste marseillais s'est présenté tel qu'il est aujourd'hui, c'est à dire une incarnation emblématique des grands barytons verdiens de tradition qui suscite immédiatement notre imaginaire en nous ramenant à l'essence d'une expression qui traduise l'identité même du compositeur. Sa voix centrale résonne avec plénitude mais possède aussi un relief qui forge le caractère mature de Renato qui semble pétrir sa violence interne pour qu'elle n'altère pas sa stature et n'engendre aucun emportement excessif.. 

C'est donc une interprétation moins impulsive que celle d'Etienne Dupuis, mais plus menaçante par la noirceur et la puissance qu'elle tient sous contrôle.

Ludovic Tézier (Renato) et Anna Netrebko (Amelia) - Un Ballo in Maschera, le 05 février 2026

Ludovic Tézier (Renato) et Anna Netrebko (Amelia) - Un Ballo in Maschera, le 05 février 2026

Entouré de partenaires avec lesquels il forme une communauté humaine ayant chacun d'excellentes qualités interprétatives, une cheffe d'orchestre, Speranza Scappucci, impulsant une énergie dramatique stimulante, tous assurent l'unité de ce spectacle qui s'inscrit dans l'esprit d'une série de représentations arborant un  très grand effet en salle, ce qui se retrouve dans la concentration et l'enthousiasme des spectateurs proches de chacun d'entre-nous.

Sara Blanch, Matthew Polenzani, Alessandro Di Stefano, Speranza Scappucci, Anna Netrebko, Ludovic Tézier et Elizabeth DeShong à l'issue d'Un Ballo in Maschera, le 05 février 2026.

Sara Blanch, Matthew Polenzani, Alessandro Di Stefano, Speranza Scappucci, Anna Netrebko, Ludovic Tézier et Elizabeth DeShong à l'issue d'Un Ballo in Maschera, le 05 février 2026.

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Publié le 1 Février 2026

Programme Février 2026 Lyrique et Musique (Télévision & Streaming)

Chaînes publiques

Dimanche 01 février 2026 sur Arte à 00h15
Giuseppe Verdi : La forza del destino - Scala de Milan

Dimanche 01 février 2026 sur France 3 à 00h30
«Roots» Un voyage musical autour du monde (Nemanja Radulovic)

Dimanche 01 février 2026 sur France 4 à 00h50
Jean-François Zygel - Mon Schubert à moi

Dimanche 01 février 2026 sur Arte à 17h30
La Folle Journée de Nantes 2026 - Les fleuves

Lundi 02 février 2026 sur Arte à 00h35
Ladysmith Black Mambazo, le son de l'Afrique

Lundi 02 février 2026 sur Arte à 01h30
Texas - Château d'Hérouville, 2023

Dimanche 02 février 2026 sur France 4 à 21h00
La vraie vie de Madonna (documentaire)

Dimanche 02 février 2026 sur France 4 à 21h55
In France with Madonna (documentaire)

Mardi 03 février 2026 sur Arte à 00h00
Pol Pot Dancing - La danseuse et le dictateur

Vendredi 06 février 2026 sur France 4 à 21h00
Béjart, 3 regards

Vendredi 06 février 2026 sur France 4 à 22h45
Soirée Maurice Béjart - Opéra national de Paris

Vendredi 06 février 2026 sur France 5 à 22h55
Une journée (extra)ordinaire : 24h à l'Opéra Garnier

Vendredi 06 février 2026 sur France 4 à 23h50
Catedral (Patricia Guerrero) - direction artistique Juan Dolores Caballero

Dimanche 08 février 2026 sur Arte à 00h15
Jeneba Kanneh-Mason - Festival de piano de la Ruhr 2025

Dimanche 08 février 2026 sur France 3 à 00h20
Soirée Maurice Béjart - Opéra national de Paris

Dimanche 08 février 2026 sur Arte à 01h20
Marc-André Hamelin - Festival de piano de la Ruhr 2025

Dimanche 08 février 2026 sur Arte à 18h45
Renaud Capuçon et Julia Hagen interprètent Brahms

Dimanche 08 février 2026 sur France 4 à 19h35
Il était une fois «Casse-Noisette»

Mardi 10 février 2026 sur France 4 à 21h00
Vivaldi en 4 saisons

Mardi 10 février 2026 sur France 4 à 22h35
La reine des neiges (Opéra national d'Ukraine) - Théâtre des Champs-Elysées

Mercredi 11 février 2026 sur France 4 à 00h15
Les clefs de l'orchestre de Jean-Francois Zygel - Shéhérazade de Nikolaï Rimski-Korsakov

Samedi 14 février 2026 sur Arte à 00h00
Sade : Bring Me Home - Live in California

Dimanche 15 février 2026 sur France 3 à 00h30
Béjart, 3 regards

Dimanche 15 février 2026 sur Arte à 00h55
Marie Jacquot dirige Weill, Dukas et Korngold - Avec Victor Julien-Lafferrière

Dimanche 15 février 2026 sur Arte à 02h30
Festival du château de Ludwigsbourg 2022 - La révolution inachevée - dm Vitali Alekseenok

Dimanche 15 février 2026 sur France 5 à 14h35
Casse-Noisette - Opéra national de Paris

Dimanche 15 février 2026 sur Arte à 18h45
Lang Lang au Carnegie Hall - Les grands moments de la musique

Vendredi 20 février 2026 sur France 4 à 21h00
La folie Offenbach

Dimanche 22 février 2026 sur France 3 à 00h20
La Reine des neiges - Théâtre des Champs-Elysées

Dimanche 22février 2026 sur France 5 à 14h35
Vivaldi en quatre saisons - documentaire

Dimanche 22 février 2026 sur Arte à 18h40
Menuhin et Karajan interprètent Mozart - Les grands moments de la musique

Dimanche 22 février 2026 sur Arte à 23h50
Joana Mallwitz dirige Ravel, Beethoven, Meredith et Dessner

Lundi 23 février 2026 sur Arte à 01h20
Le West-Eastern Divan Orchestra, Daniel Barenboim & Lang Lang - De Falla et Ravel

Vendredi 27 février 2026 sur France 4 à 21h00
Le grand concert du Philharmonique de Vienne au Palais Garnier

Vendredi 27 février 2026 sur France 4 à 22h30
Jean-François Zygel & André Manoukian, le concert aux Invalides

Dimanche 01 mars 2026 sur A0te à 01h20
"La Gioconda" au Teatro San Carlo

Programme Février 2026 Lyrique et Musique (Télévision & Streaming)

Mezzo et Mezzo HD

Dimanche 01 février 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Monteverdi : Le Couronnement de Poppée - Versailles

Lundi 02 février 2026 sur Mezzo à 20h30
Les tisserands de son : Ludovico Einaudi, Hauschka, Joep Beving, Hania Rani

Mardi 03 février 2026 sur Mezzo à 23h20
Porpora: Ifigenia in Aulide - Bayreuth Baroque Opera Festival

Mercredi 04 février 2026 sur Mezzo à 20h30
Wagner : Siegfried - Opernhaus Zurich

Vendredi 06 février 2026 sur Mezzo HD à 21h00
'Les Pêcheurs de perles' de Bizet au Capitole de Toulouse

Vendredi 06 février 2026 sur Mezzo à 22h55
Puccini: Tosca - Arena di Verona

Samedi 07 février 2026 sur Mezzo à 20h30
Rameau : Les Indes galantes - Opéra de Paris

Dimanche 08 février 2026 sur Mezzo à 20h30
Weinberg : La Passagère - Théâtre du Capitole, Toulouse

Dimanche 08 février 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Weinberg : La Passagère - Théâtre du Capitole, Toulouse

Lundi 09 février 2026 sur Mezzo à 20h30
André Midani : dans les coulisses de la musique brésilienne

Mardi 10 février 2026 sur Mezzo à 23h10
Wagner: Tannhäuser - Staatsoper de Vienne

Mercredi 11 février 2026 sur Mezzo à 20h30
Magnard: Guercœur - Opéra du Rhin

Vendredi 13 février 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Lully : Atys - Opéra de Versailles

Samedi 14 février 2026 sur Mezzo à 20h30
Massenet : Thaïs - Opéra de Monte-Carlo

Dimanche 15 février 2026 sur Mezzo HD à 21h00
'Les Pêcheurs de perles' de Bizet au Capitole de Toulouse

Lundi 16 février 2026 sur Mezzo à 20h30
Les Juifs de Wagner

Lundi 16 février 2026 sur Mezzo HD à 22h10
Tchaïkovski: Iolanta | Grand Théâtre de Bordeaux

Mardi 17 février 2026 sur Mezzo à 23h55
Haendel: Giulio Cesare - Jaroussky, Arquez, Devieilhe

Mercredi 18 février 2026 sur Mezzo à 20h30
Puccini : Il Trittico - Théâtre de la Monnaie

Vendredi 20 février 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Monteverdi : Le Couronnement de Poppée - Versailles

Samedi 21 février 2026 sur Mezzo à 20h30
Strauss : Arabella - Teatro Real de Madrid

Dimanche 22 février 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Lully : Atys - Opéra de Versailles

Lundi 23 février 2026 sur Mezzo à 20h30
Carl Nielsen – Entre ciel et terre

Mardi 24 février 2026 sur Mezzo à 22h50
Wagner : Siegfried - Opernhaus Zurich

Mercredi 25 février 2026 sur Mezzo à 20h30
'Serse' de Haendel à l'Opéra de Rouen

Vendredi 27 février 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Respighi: La fiamma - Deutsche Oper Berlin

Vendredi 27 février 2026 sur Mezzo à 23h05
Rameau : Les Indes galantes - Opéra de Paris

Samedi 28 février 2026 sur Mezzo à 20h30
Wagner : Götterdämmerung - Opernhaus Zurich

Programme Février 2026 Lyrique et Musique (Télévision & Streaming)

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Operavision, Culturebox, Arte Concert etc...

                            Accès illimité dans le temps

Placido Domingo, l'homme aux mille vies

La Traviata (Chorégies d'Orange 2016) avec Domingo, Jaho, Meli

Le Requiem de Verdi (Chorégies d'Orange)

Le Barbier de Séville (Chorégies d'Orange 2018) avec Peretyatko, Sempey, Hotea

Roberto Alagna - Ma vie est un opéra

Le Royaume des Deux-Siciles (Roberto Alagna)

Patrick Dupond, un danseur chez les étoiles

Michaël Denard, le « prince » de l'Opéra de Paris

Le Lac des Cygnes, l'Ambitieux projet de Tchaïkovski

Maria Callas - Il était une voix

Body and Soul (Opéra national de Paris)

Dans les coulisses de Casse-Noisette

Dans les coulisses de Roméo et Juliette

Dans les coulisses de La Fille mal gardée

Dans les coulisses de Don Quichotte

Dans les coulisses de Mayerling

Martha Graham, danser avec l'âme

Accès Live à l'Opéra Bastille pour « Le Lac des Cygnes »

Accès live à l'Opéra Garnier dans les coulisses de « La Cenerentola »

                           Février 2026

Carmen (Palazzetto Bru Zane - Opéra Rouen de Normandie) jusqu'au 01 février 2026

Bach Evolution Sur Mesure jusqu'au 02 février 2026

Trial by Jury (Scottish Opera) jusqu'au 03 février 2026

La resurrezione (Teatro dell’Opera di Roma) jusqu'au 8 février 2026

Alexander Rodin : Kateryna (Création mondiale à l'Opéra d'Odessa) jusqu'au 9 février 2026

Haendel : Giulio Cesare (Julie Fuchs à Amsterdam) jusqu'au 11 février 2026

Didon et Enée (Opéra Royal de Versailles) jusqu'au 12 février 2026

Jean-Philippe Rameau : Platée (Théâtre national de Prague) jusqu'au 15 février 2026

Attila (Opernfestspiele Heidenheim) jusqu'au 15 février 2026

Une nuit d'opéra sous les étoiles de Provence jusqu'au 18 février 2026

Voix des Outre-Mer 2023 (Amphithéâtre Bastille) jusqu'au 22 février 2026

Finale du Concours de Chant Reine Sonja 2025 jusqu'au 22 février 2026

Christmas in Vienna 2025 Avec Julie Fuchs, Ludovic Tézier... jusqu'au 22 février 2026

Vêpres de Noël de Dresde 1624 (Ensemble Polyharmonique) jusqu'au 27 février 2026

Arvo Pärt (Festival de Lusace) jusqu'au 27 février 2026

Giacomo Puccini : Turandot (Staatsoper Unter den Linden, Berlin) jusqu'au 27 février 2026

                           Mars 2026

Le Nozze di Figaro (Royal College Music) jusqu'au 01 mars 2026

Concert en soutien au peuple ukrainien (Maison de Radio France) jusqu'au 04 mars 2026

Rusalka (Théâtre national de Brno) jusqu'au 06 mars 2026

BOLERO.S Episode 4 (Mehdi Kerkouche) jusqu'au 11 mars 2026

Luciano Pavarotti (Central Park, New York) jusqu'au 11 mars 2026

Les trois ténors, naissance d'une légende jusqu'au 11 mars 2026

Faust (Opéra de Lille) jusqu'au 12 mars 2026

Vers la grâce (Opéra national de Paris) jusqu'au 13 mars 2026

Hamlet (Teatro Regio Torino) jusqu'au 19 mars 2026

Concert de la Saint-Sylvestre 2022 avec les Berliner Philharmoniker jusqu'au 23 mars 2026

Jack Lang, le beau rôle jusqu'au 24 mars 2026

Johann Strauss au cirque Roncalli jusqu'au 25 mars 2026

Between Two Light (Huang Ruo) jusqu'au 26 mars 2026

Johann Strauss : La chauve-souris (Opéra de Bavière) jusqu'au 27 mars 2026

Johann Strauss : Wiener Blut (Château de Schönbrunn, Vienne) jusqu'au 28 mars 2026

Florian Leopold Gassmann : L'opera seria (Scala de Milan) jusqu'au 29 mars 2026

Chasing Rainbows : hommage à l'âge d'or de la comédie musicale avec Léa Desandre jusqu'au 29 mars 2026

John Neumeier : Casse-noisette - Ballet de Hambourg jusqu'au 30 mars 2026

Concert de la Saint-Sylvestre des Berliner Philharmoniker Avec Kirill Petrenko et Benjamin Bernheim jusqu'au 31 mars 2026

                           Avril 2026

Ravel en mille éclats jusqu'au 01 avril 2026

Maria de Buenos Aires (Grand Théâtre de Genève) jusqu'au 02 avril 2026

Simon Rattle & Magdalena Kožená à Prague jusqu'au 02 avril 2026

La Cenerentola (Rossini in Wildbad) jusqu'au 05 avril 2026

Chostakovitch : Lady Macbeth de Mzensk (Scala de Milan) jusqu'au 06 avril 2026

Fauteuils d'Orchestre jusqu'au 09 avril 2026

La Comtesse (Opéra de Poznań) jusqu'au 12 avril 2026

La vraie histoire de Madonna jusqu'au 14 avril 2026

Les Chasseurs de tigres (Théâtre national d'opérette de Kiev) jusqu'au 17 avril 2026

L'elisir d'amore (Garsington Opera) jusqu'au 25 avril 2026

Hotel Metamorphosis (Festival de Salzbourg 2025) jusqu'au 27 avril 2026

Giuseppe Verdi : La Traviata (Grand Théâtre de Genève) jusqu'au 30 avril 2026

Giuseppe Verdi : La forza del destino (Scala de Milan) jusqu'au 30 avril 2026

                           Mai 2026

Le Trouvère (Wexford Festival Opera) jusqu'au 02 mai 2026

Maria Stuarda (Teatro Real de Madrid) jusqu'au 04 mai 2026

Don Juan no existe (Festival Perelada) jusqu'au 08 mai 2026

Barry Lyndon Tribute jusqu'au 13 mai 2026

Michel Legrand, la musique enchantée (Dessay, Bertault) jusqu'au 13 mai 2026

Iolanta (Opéra National de Bordeaux) jusqu'au 14 mai 2026

Gustavia, l'histoire du prince de Suède inconnu (Pär Isberg, avec Guillaume Diop) jusqu'au 14 mai 2026

Ballet Flamenco de Andalucía : Origen Teatro de la Maestranza, Séville jusqu'au 18 mai 2026

L'Orchestre de la Garde Républicaine à l'Opéra Comique jusqu'au 19 mai 2026

Jocasta's Line (Opéra et ballet de Norvège) jusqu'au 21 mai 2026

Jean-Philippe Rameau : Platée (Théâtre national de Prague) jusqu'au 30 mai 2026

                           Juin 2026

"La Passion selon saint Jean" de Bach par Sasha Waltz jusqu'au 03 juin 2026

Ifigenia in Aulide (Festival de Musique ancienne d'Innsbruck) jusqu'au 05 juin 2026

Natasha (Nouveau théâtre national de Tokyo) jusqu'au 12 juin 2026

Pēteris Vasks : The Fruit of Silence - Avec le Chœur national de Lettonie jusqu'au 16 juin 2026

Théâtre d'opéra et de ballet de Dnipro- La Chanson de la Forêt - Skorulskyi jusqu'au 19 juin 2026

Martynas Rimeikis : Coppélia (Ballet national de Lituanie) jusqu'au 22 juin 2026

Haendel : Le Messie - Cathédrale de Lausanne, 2025 jusqu'au 22 juin 2026

Royal Ballet and Opera - Cendrillon - Prokofiev jusqu'au 26 juin 2026

"La Passion selon saint Jean" de Bach par Sasha Waltz jusqu'au 30 juin 2026

                           Juillet 2026

Lucrezia Borgia (Théâtre National de Mannheim) jusqu'au 01 juillet 2026

La Force du Destin, une saison à la Scala jusqu'au 03 juillet 2026

Clivia (Theater Magdeburg) jusqu'au 09 juillet 2026

Gustave Charpentier : Louise Festival d'Aix-en-Provence jusqu'au 12 juillet 2026

Kiev, un opéra en guerre (1/4) - Danser pour résister jusqu'au 12 juillet 2026

Cerrone - Disco symphonique à la Philharmonie jusqu'au 16 juillet 2026

El barberillo de Lavapiés (Theater Basel) jusqu'au 16 juillet 2026

Il barbiere di Siviglia (Opéra de chambre de Varsovie) jusqu'au 23 juillet 2026

L’occasione fa il ladro (MusikTheater an der Wien au Kammeroper Wien) jusqu'au 30 juillet 2026

                           Août 2026

Elīna Garanča chante Mahler (Festival de Lucerne 2025) jusqu'au 14 août 2026

Gala d'Opéra - Classic 2025 (Festival de Hanovre) jusqu'au 23 août 2026

Concert du Nouvel An à la Fenice de Venise jusqu'au 31 août 2026

                           Septembre 2026

Carlo Vistoli (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 08 septembre 2026

Kiev, un opéra en guerre (2/4) - Exister ou disparaître jusqu'au 12 septembre 2026

Malena Ernman : Terra Mater - Bayreuth Baroque 2025 jusqu'au 12 septembre 2026

Julia Leshneva & Franco Fagioli (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 15 septembre 2026

Francesco Cavalli : Pompeo Magno (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 16 septembre 2026

Gala de l'Opéra de Vienne 2025 jusqu'au 17 septembre 2026

Marina Viotti - Bayreuth Baroque 2025 jusqu'au 19 septembre 2026

JR, Damien Jalet & Thomas Bangalter : Chiroptera (Parvis du Palais Garnier) jusqu'au 30 septembre 2026

L'heure espagnole & Pulcinella (Opéra-Comique, Paris) jusqu'au 30 septembre 2026

                           Octobre 2026

Fête Chorale à Nuremberg : Les voix du Monde jusqu'au 06 octobre 2026

Barbara Hannigan dirige Ligeti et Stravinsky jusqu'au 10 octobre 2026

                         Novembre 2026

Fauteuils d'Orchestre jusqu'au 06 novembre 2026

Kiev, un opéra en guerre (3/4) - Exilés jusqu'au 14 novembre 2026

Les trois ballets de Stravinsky (Théâtre des Champs-Elysées) jusqu'au 25 novembre 2026

Pascal Rophé dirige Berio, Mahler et Gísladóttir avec Stéphane Degout jusqu'au 28 novembre 2026

                         Décembre 2026

Le grand concert des pyramides avec Fatma Saïd jusqu'au 11 décembre 2026

Le cinéma de John Williams (Indiana Jones, E.T., Star Wars..) jusqu'au 19 décembre 2026

Fauteuils d'orchestre (Natalie Dessay et Laurent Naouri) jusqu'au 22 décembre 2026

Béjart, 3 regards jusqu'au 22 décembre 2026

La Belle au Bois dormant ( Opéra national de Paris) jusqu'au 25 décembre 2026

Concert du nouvel an de l'Orchestre national de France (Radio France) jusqu'au 30 décembre 2026

   

                          Janvier 2027

Samson (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2027

Madame Butterfly (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2027

                        Février 2027

Kiev, un opéra en guerre (4/4) - Transmettre jusqu'au 08 février 2027

Eugène Onéguine au Palais Garnier jusqu'au 09 février 2027

Haendel : airs allemands (Festival de musique sacrée de Madrid 2024) jusqu'au 11 février 2027

Robert Schumann : Le Paradis et la Péri (La Seine musicale) jusqu'au 17 février 2027

                        Mars 2027

Les Sentinelles (Opéra de Bordeaux) jusqu'au 09 mars 2027

                        Avril 2027

Les saisons de la danse (Max Richter) jusqu'au 08 avril 2027

                         Juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 1 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 2 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 3 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 4 jusqu'au 16 juin 2027

                         Juillet 2027

"Louise" de Charpentier au Festival d'Aix-en-Provence jusqu'au 09 juillet 2027 

Jules Massenet : Werther (Opéra Comique, Paris) jusqu'au 22 juillet 2027 

Rituel - Millepied & Boulez, Stravinsky, Bartók jusqu'au 29 juillet 2027 

 

                       Octobre 2027

Le couronnement de Poppée par l’Ensemble I Gemelli jusqu'au 03 octobre 2027

 

                         Mars 2028

Adieu l'Opéra (Opéra national de Paris) jusqu'au 15 mars 2028

                         Avril 2028

Wartime Elegy - Ballet national d'Ukraine  jusqu'au 01 avril 2028

                         Juin 2028

Dream Requiem - Rufus Wainwright (Radio France) jusqu'au 13 juin 2028

                         Septembre 2028

La grande affabulation à l'Opéra Comique jusqu'au 24 septembre 2028

                         Novembre 2028

Mikko Franck dirige Dutilleux, Mahler et Strauss (chant Marie-Nicole Lemieux) jusqu'au 21 novembre 2028

                         Décembre 2028

Carolyn Carlson : Midnight Souls - Palais des Papes, Avignon jusqu'au 15 décembre 2028

                         Mars 2029

Chelsea Zurflüh & Jonathan Tetelman (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Elīna Garanča chante Carmen (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Klaus Florian Vogt chante Mozart, Wagner et Strauss (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Stjepan Hauser joue Bach et Morricone (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Golda Schultz, Rolando Villazón et Ludovic Tézier (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

                     Septembre 2029

Finale du concours Voix des Outre-mer 2026 jusqu'au 20 juillet 2029

                      Septembre 2029

Arthur Honegger : Le Roi David Avec Amira Casar et Lambert Wilson jusqu'au 25 septembre 2029

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Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique