Articles avec #woo kim tag

Publié le 15 Septembre 2026

Le Crépuscule des Dieux (Richard Wagner - Bayreuther Festspielhaus, Bayreuth, le 17 août 1876)
Version de concert du 13 septembre 2026
Théâtre des Champs-Élysées

Siegfried Young Woo Kim           Woglinde Ania Vegry
Brünnhilde Asa Jäger                    Welgunde Ida Aldrian
Hagen Patrick Zielke                    Flosshilde Eva Vogel 
Gunther Johannes Kammler          Première Norne Jasmin Etminan
Gutrune Sophia Brommer             Deuxième Norne Marie-Luise Dreßen
Alberich Daniel Schmutzhard       Troisième Norne Valentina Farcas
Waltraute Annika Schlicht

Direction musicale Kent Nagano
Dresdner Festspielorchester
Concerto Köln Dresdner Festspielchor der Richard-Wagner-Akademie
Chor der KlangVerwaltung

Depuis juin 2023, Kent Nagano présente une nouvelle version du 'Ring' de Richard Wagner élaborée à partir des travaux musicologiques menés par Kai Hinrich Müller à l’École supérieure de musique et de danse de Cologne, en collaboration avec la Richard Wagner Academy créée à Dresde en septembre 2023.

Kent Nagano et le Dresdner Festspielorchester

Kent Nagano et le Dresdner Festspielorchester

Tubas, Hautbois, cuivres sont reconstitués pour retrouver les textures d'époque, les cordes en métal sont remplacées par du boyau naturel, et le diapason est abaissé de 444 Hz, celui habituellement utilisé par les orchestres allemands, à 435 Hz, ce qui induit notamment moins de tension dans les cordes.

Enfin, le travail sur la voix est revisité afin de privilégier le texte et le sens théâtral au pur beau chant.

Asa Jäger (Brünnhilde)

Asa Jäger (Brünnhilde)

Rien qu'avec ces quelques éléments, le wagnérien passionné qui s'est rendu au Festival de Bayreuth, cet été, pour entendre un redoutable 'Ring' dénué de tout drame, peut espérer entendre une interprétation bien différente que le Théâtre des Champs-Élysées a l'honneur d'accueillir à l'occasion de cette nouvelle version du 'Crépuscule des Dieux' jouée deux jours plus tôt au Festival de Lucerne.

Marie-Luise Dreßen (Deuxième Norne), Kent Nagano, Valentina Farcas (Troisième Norne) et Jasmin Etminan (Première Norne)

Marie-Luise Dreßen (Deuxième Norne), Kent Nagano, Valentina Farcas (Troisième Norne) et Jasmin Etminan (Première Norne)

Et quel bonheur à s'immerger au rythme allant insufflé par Kent Nagano qui entretient un sens du courant puissant et tumultueux, avec parfois une authenticité de sonorité inhabituelle, quand on se remémore le sens de la fusion et de la fluidité lisse qui caractérise généralement les orchestres allemands.

Le timbre et la couleur des violons, violoncelles et contrebasses du paraissent plus sombres qu'à l'accoutumée, mais parcellés d'éclats vibrants tant l'énergie qui les innerve induit une vitalité organique qui éveille et stimule l'auditeur.

Le Dresdner Festspielorchester se fait instrument du drame à part entière avec une théâtralité bien affirmée sans jamais donner l'impression de la moindre lourdeur.

Johannes Kammler (Gunther), Kent Nagano et Young Woo Kim (Siegfried)

Johannes Kammler (Gunther), Kent Nagano et Young Woo Kim (Siegfried)

Il est d'ailleurs assez étonnant de constater que les lignes des cuivres sont fortement intégrées à la texture orchestrale, et que parfois les cors semblent fortement diffus, comme on peut l'entendre au final du second acte, quand Hagen évoque la mort de Siegfried.

Et Kent Nagano module ce son avec un sens phénoménal de la plasticité du mouvement, et une attention aux nuances et à l'équilibre avec les chanteurs qui témoigne d'une volonté de soigner la forme tout en laissant s'épanouir la richesse du parfum des notes.

Götterdämmerung (Nagano Dresdner Festspielorchester) Champs-Elysées

Mais l'autre dimension inattendue de cette soirée grandiose est la qualité des solistes qui sont peu connus en France de par leur jeunesse et le fait que plusieurs d'entre eux sont intégrés à des troupes de théâtres allemands, Young Woo Kim à Cologne, Ida Aldrian à Hambourg ou bien Johannes Kammler à Stuttgart, et d'autres n'en sont qu'aux premières années de leur carrière, tels Asa Jäger ou bien Patrick Zielke.

Concerto Köln Dresdner Festspielchor der Richard-Wagner-Akademie, Chor der KlangVerwaltung, Dresdner Festspielorchester, Patrick Zielke (Hagen) et Kent Nagano

Concerto Köln Dresdner Festspielchor der Richard-Wagner-Akademie, Chor der KlangVerwaltung, Dresdner Festspielorchester, Patrick Zielke (Hagen) et Kent Nagano

En Siegfried, le ténor coréen Young Woo Kim semble au premier abord fort rigide et conventionnel, mais le masque tombe très vite lorsqu'il déploie une expressivité quasi diabolique, un chant d'une solidité à toute épreuve avec un timbre musclé, mais qui a de la souplesse, une diction claire, et une agréable patine ambrée, si bien qu'il n'a de cesse d'impressionner, surtout qu'il joue avec conviction en dépeignant un personnage de plus en plus antipathique mais sans qu'il s'agisse de comédie, le signe d'un artiste qui a un vrai sens théâtral dans la peau.

Sophia Brommer (Gutrune), Young Woo Kim (Siegfried), Patrick Zielke (Hagen), Kent Nagano et Asa Jäger (Brünnhilde)

Sophia Brommer (Gutrune), Young Woo Kim (Siegfried), Patrick Zielke (Hagen), Kent Nagano et Asa Jäger (Brünnhilde)

Elle incarnait la Walkyrie l'année dernière à la Philharmonie, la soprano suédoise Asa Jäger offre à Brünnhilde une voix d'un beau métal qui ne s'altère jamais même dans les moments impulsifs où elle fait preuve d'une autorité redoutable. Puissance et sensibilité féminine se fondent en un beau portrait d'une noblesse saisissante, avec un art du chant bien galbé au flux naturel qui annonce des horizons wagnériens d'une grande pureté pour les années qui viennent, sa grande scène d'immolation finale étant un modèle d'éloquence.

Annika Schlicht, Johannes Kammler, Asa Jäger et Kent Nagano

Annika Schlicht, Johannes Kammler, Asa Jäger et Kent Nagano

Et les yeux fermés, nous pourrions croire que le Baron Ochs du 'Rosenkavalier' de Strauss s'est glissé dans le monde wagnérien tant Patrick Zielke donne un coup de jeunesse à Hagen, dont il clarifie les expressions avec un raffinement de l'élocution qui trouble l'image du fils d'Alberich au point de paraître joviale, avant que sa nature odieuse ne ressorte vivement. 

Par ailleurs, Daniel Schmutzhard donne aussi une sobre élégance au père de Hagen, qualités encore plus développées par Johannes Kammler qui n'est pas loin de rapprocher la stature de Gunther de celle d'un Wotan, avec de la densité dans la noirceur et une belle homogénéité de tessiture.

Annika Schlicht (Waltraute)

Annika Schlicht (Waltraute)

Avec un souffle bien canalisé et une ouverture vocale plus resserrée, Sophia Brommer dessine un portrait piquant et humain de Gutrune, mais quel grand moment que la confrontation entre Brünnhilde et sa sœur Waltraute qu'Annika Schlicht pousse dans une posture dramatique fantastique, avec des graves percutants et une grande vélocité expressive, riche en nuances contrastées !

Enfin, l'arrivée mystérieuse en ouverture des trois Nornes, Jasmin Etminan, Marie-Luise Dreßen et Valentina Farcas, crée une tension captivante, alors que les trois Filles du Rhin, qui apparaissent furtivement au début de l'opéra vétues de vert, font entendre un entrelacement de timbres inhabituels, Ania Vegry ayant tendance à délier sa voix en des aigus rêveurs, alors que Eva Vogel en est exactement le contraire en se tenant sur une posture bien ancrée, Ida Aldrian jouant un rôle sensiblement d'équilibre.

Eva Vogel, Ida Aldrian, Ania Vegry, Kent Nagano et Daniel Schmutzhard

Eva Vogel, Ida Aldrian, Ania Vegry, Kent Nagano et Daniel Schmutzhard

La soirée réserve également plein de petites surprises avec des cornistes installés à divers postes des balcons de la salle, ou bien à l'écoute du chœur, exceptionnel de vitalité et de joie théâtrale au second acte, qui réapparaîtra par les portes latérales du parterre, un ensemble de variations qui enchante l'auditeur et qui ne le laisse jamais face à une interprétation monolithique.

Le plus stupéfiant est de constater rétrospectivement comment une œuvre aussi massive et longue a semblé si allante et aérée avec pourtant un robuste corps dramatique, un début de saison qui s'ouvre en beauté au Théâtre des Champs-Élysées.

Young Woo Kim, Kent Nagano et Asa Jäger

Young Woo Kim, Kent Nagano et Asa Jäger

Voir les commentaires

Publié le 25 Septembre 2022

Les Troyens (Hector Berlioz - Karlsruhe 1890 / Rouen 1920)
Représentation du 24 septembre 2022
Opéra de Cologne - Staatshaus am Rheinpark

Cassandre Isabelle Druet
Didon Veronica Simeoni
Chorèbe Insik Choi
Énée Enea Scala
Panthée Lucas Singer
Anna Adriana Bastidas-Gamboa
Ascagne Giulia Montanari
Narbal Nicolas Cavallier
Iopas Dmitry Ivanchey
Hylas Young Woo Kim
Priam Matthias Hoffmann
Hécube Dalia Schaechter
Helenus Seung-Jick Kim
L'ombre d'Hector Sung Jun Cho
Sentinelles David Howes et Christoph Seidl

Direction musicale François-Xavier Roth
Mise en scène Johannes Erath (2022)
Gürzenich-Orchester Köln & Chor der Oper Köln

                                                         Enea Scala (Énée)

 

Après 'Benvenuto Cellini', interprété en novembre 2015 lors de sa prise de fonction en tant que Generalmusikdirektor de la ville de Cologne, puis 'Béatrice et Bénédict', donné très récemment en mai 2022, François-Xavier Roth poursuit un ambitieux cycle Berlioz en portant à l'affiche son opéra le plus monumental, 'Les Troyens'.

Et en attendant la réouverture du bâtiment historique prévue dorénavant en 2024, les représentations de l'Opéra sont montées dans la salle principale du Staatshaus am Rheinpark que l'on rejoint depuis la cathédrale en suivant le pont Hohenzollern, recouvert de centaines de milliers de cadenas d'amour, qui mène sur l’autre rive du Rhin.

Enea Scala (Énée) et Veronica Simeoni (Didon)

Enea Scala (Énée) et Veronica Simeoni (Didon)

Une fois parvenus dans la salle, la vision du dispositif scénique est insolite, car l'orchestre est disposé de manière circulaire au centre de la scène afin de faire jouer les artistes tout autour des musiciens jusqu'à l'avant-scène, tandis que les harpistes sont, elles, situées latéralement et légèrement en surplomb.

Ne disposant pas de moyens scéniques aussi importants que dans les grandes maisons de répertoire, Johannes Erath n’axe pas sa mise en scène sur des éléments de décors impressionnants, et n’utilise qu’une seule pièce de grande dimension qui nous ramène à l’antiquité, un visage blanc de déesse tombé au sol qui progressivement se dévoile.

En revanche, il travaille profondément le jeu d’acteur des solistes, et aussi celui des choristes, afin de débarrasser le drame de sa lourdeur tragique et en alléger le ton. La vitalité expressive des peuples Troyens et Carthaginois ressort au point de capter très souvent l’attention, et ce peuple devient un véritable personnage en soi, considéré avec une rigoureuse minutie.

Insik Choi (Chorèbe) et le Gürzenich-Orchester Köln

Insik Choi (Chorèbe) et le Gürzenich-Orchester Köln

Dans la première partie, le noir funèbre domine mais aussi le blanc lorsqu’il s’agit de statufier un monde prêt à disparaître. Les poses des Troyens, portées par l’anneau circulaire coulissant qui permet de conduire les entrées et les sorties avec une fluidité parfaitement contrôlée, ne sont donc pas sans ironie, comme si une forme de beauté se figeait. Seul objet moderne mis en avant, une baignoire sert de lieu de refuge intime successivement pour Cassandre et Didon.

Et lors de la scène de suicide des Troyennes, le cheval apparaît sous la forme d’un être humain au corps très élancé mais masqué d’une tête de destrier noir, ce qui en fait le symbole d’une virilité sexuellement puissante et menaçante à l’arrivée des Grecs.

François-Xavier Roth et le cheval de Troie

François-Xavier Roth et le cheval de Troie

Mais c’est en fait dans la second partie à Carthage que le style et la logique de Johannes Erath se développent le plus, au point qu’il réussit à donner un constant intérêt dramaturgique à un volet où la plupart des metteurs en scène s’essoufflent, ou bien, pire, dégénèrent comme l’on a pu le voir récemment à Munich.

Le plus saisissant est la façon donc il donne aux trois derniers actes une vitalité et des couleurs qui les rapprochent de l’atmosphère de comédies fantastiques telles ‘Les Contes d’Hoffmann’, comme si Didon était une sorte de Giulietta qui fascinerait Enée. Des personnages muets agissent même pour montrer l’intervention des Dieux, comme Cupidon qui instille des sentiments amoureux.

Isabelle Druet (Cassandre)

Isabelle Druet (Cassandre)

On ne comprend pas toujours ce que mime le chœur, même si l’on sent qu’il est là pour créer un climat qui va prendre au piège le chef troyen. Mais le clou de ce spectacle se réalise dans le duo d’amour où l’orchestre se met à tourner sur lui-même en sens rétrograde alors que l’anneau scénique tourne en sens inverse, comme si les musiciens étaient au centre d’un système solaire, alors qu’une sphère de discothèque rayonne de ses éclats argentés dans toute la salle. Les musiciens et le chef d'orchestre sont alors mis en perspective de façon tout à fait inédite.

La façon dont Enée efface de sa mémoire les Troyens est au même moment très habilement signifiée, en les dissimulant derrière le visage de la statue antique, et l’arrivée de Priam et Hécube qui, simplement en s’appuyant sur la même sphère, font comprendre à Enée que sa destinée est de conquérir le monde et non de sombrer dans des rêveries ridicules, est très finement percutante.

Et toutes ces scènes sont magnifiées par des jeux de lumières raffinés et des effets vidéos subtiles qui s’allient fort bien à la magie de la musique.

Gürzenich-Orchester Köln

Gürzenich-Orchester Köln

Car François-Xavier Roth fait entendre la musique de Berlioz avec un travail splendide sur les couleurs orchestrales, l’allant rythmique, la finesse sculpturale des motifs mélodiques, la luxueuse patine qui les drape, et une tonicité dramatique qui préserve la polychromie musicale. Le Gürzenich-Orchester Köln, orchestre jeune et doué de clarté, est porté à son meilleur.

‘Les Troyens’ est ainsi interprété dans sa version intégrale avec toutes les musiques de ballet sur lesquelles, d’ailleurs, Johannes Erath reste scéniquement très discret en évitant le piège usuel qui consiste à les charger de chorégraphies indigentes. Il leur donne une signifiance uniquement grâce au chœur qu’il anime de petits courants de vie au cours de ces passages anodins.

Veronica Simeoni (Didon)

Veronica Simeoni (Didon)

Le résultat est que la beauté de la musique n’est jamais relayée au second plan, que l’on peut suivre  avec quel art et conscience des artistes François-Xavier Roth fédère un tel ensemble et en module les lignes musicales, d’autant plus que c’est dans cette seconde partie que les effets de spatialisation des chœurs, superbes de clarté, sont les plus complexes entre ceux qui sont sur scène, en arrière coulisse, sur les côtés, auxquels s’ajoutent des musiciens placés derrière les spectateurs, un univers multidimensionnel qui est un véritable enchantement à entendre.

Troyen endormi

Troyen endormi

La direction d’acteur de Johannes Erath a donc un impact décisif dans le rendu psychologique des personnages, et montre qu’elle prend en compte les traits de caractères que les solistes sauront le mieux défendre.

Isabelle Druet, qui incarnait déjà Cassandre auprès de François-Xavier Roth au Festival Berlioz 2019 de la Côte-Saint-André, dessine un portrait principalement mélodramatique et humain de la fille de Priam. Elle passe d’inflexions torturées à un art déclamatoire éloquent qu’elle charge d’affectations graves avec, de-ci de-là, des effets de clarté qui donnent du relief au texte.

Gürzenich-Orchester Köln & Chor der Oper Köln

Gürzenich-Orchester Köln & Chor der Oper Köln

Si les qualités de diction sont naturelles pour la mezzo-soprano française, elles sont aussi appréciables chez Veronica Simeoni dont le timbre préserve ses belles propriétés de souplesse et de justesse même dans les aigus saillants. Sa Didon dépeinte comme une femme émancipée des années 1930 a tout pour cristalliser les désirs fantasmatiques d’Enée avec un jeu très réaliste. 

Il est d’ailleurs très étonnant de voir comment Enea Scala donne vie à Enée avec sa propre personnalité en faisant vibrer un cœur chargé d’idéal et une tension vocale assurée et très bien canalisée. Il a de l’endurance et une volonté démonstrative qui accroissent chez l’auditeur un irrésistible sentiment de sympathie, d’autant plus qu’il est un acteur également très fortement impliqué.

François-Xavier Roth (en arrière-plan) et Veronica Simeoni (Didon)

François-Xavier Roth (en arrière-plan) et Veronica Simeoni (Didon)

La distribution comprend pas moins de quatre chanteurs sud-coréens. Le rôle le plus important, Chorèbe, est interprété par Insik Choi qui pare le jeune prince d’un velours noble, celui plus court d’Hélénus bénéficie de la finesse de Seung-Jick Kim, alors que Young Woo Kim fait merveille en Hylas. L’ombre d’Hector sera enfin portée en coulisse par la voix sombre et ample de Sung Jun Cho. Tous révèlent comme caractéristique commune une résonance de timbre généreuse.

Johannes Erath met aussi en valeur la relation entre Anna et Narbal qui se déploie sous une forme d’amour stable et robuste. Adriana Bastidas-Gamboa et Nicolas Cavallier leur apportent une profondeur d’une très haute dignité, mais d’autres rôles secondaires se font joliment remarqués comme le très facétieux Christoph Seidl ou l’Ascagne ardent de Giulia Montanari.

Adriana Bastidas-Gamboa (Anna) et Nicolas Cavallier (Narbal)

Adriana Bastidas-Gamboa (Anna) et Nicolas Cavallier (Narbal)

Ce spectacle monté dans un espace à l'acoustique fort agréable démontre qu’il est possible de rendre toute la force et la démesure d’un opéra comme ‘Les Troyens’ avec, évidemment, une excellente équipe artistique, mais aussi avec des moyens tout à fait raisonnables et un concept dramaturgique astucieux. 

L’ouverture de la saison 2022/2023 de l’opéra de Cologne est de fait une réussite incontestable, et la joie qu’elle procure est une récompense pour tous, des artistes aux spectateurs.

François-Xavier Roth et Veronica Simeoni

François-Xavier Roth et Veronica Simeoni

Voir les commentaires