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Publié le 21 Août 2025

Macbeth (Giuseppe Verdi - 14 mars 1847, Florence)
Version révisée du 21 avril 1865, Paris -

Théâtre Lyrique (Place du Châtelet)
Répétition générale du 06 août et représentation du 09 août 2025
Großes Festspielhaus - Salzburg

Macbeth Vladislav Sulimsky
Banco Tareq Nazmi
Lady Macbeth Asmik Grigorian
Dame de Chambre de Lady Macbeth Natalia Gavrilan
Macduff Charles Castronovo
Malcom Davide Tuscano
Un médecin Ilia Kazakov
Serviteur de Macbeth Trevor Haumschilt-Rocha
Tueur Jonas Jud
Première apparition Brett Pruunsild

Direction musicale Philippe Jordan
Mise en scène Krzysztof Warlikowski (2023)
Décors et costumes Malgorzata Szczesniak
Lumières Felice Ross
Vidéo Denis Guéguin et Kamil Polak
Chorégraphie Claude Bardouil
Dramaturgie Christian Longchamp
Angelika Prokopp Sommerakademie der Wiener Philharmoniker
Konzertvereinigung Wiener Staatsopernchor 
Wiener Philharmoniker                                                
Asmik Grigorian et Vladislav Sulimsky

Production ayant fait très forte impression lors de sa création au Festival de Salzburg de 2023, son retour sur scène avec les trois mêmes premiers rôles et le même directeur musical s’offre le luxe d’être l’un des rares spectacles à afficher ‘Sold out’ en cette année où nombre de manifestations lyriques internationales peinent à drainer pleinement leur public.

Le désir de se maintenir au pouvoir en tuant tous potentiels compétiteurs et toutes sources de révoltes est aujourd’hui un thème qui occupe les esprits quand l’actualité de notre planète montre comment des formes de puissances autoritaires tentent d’imposer leurs lois aux populations les plus faibles afin d’étendre leur pouvoir.

Asmik Grigorian (Lady Macbeth) - Photo Ruth Walz

Asmik Grigorian (Lady Macbeth) - Photo Ruth Walz

La vision que propose Krzysztof Warlikowski pour raconter la course à l’abîme de Macbeth avait déjà été commentée ici même (article Macbeth - Grigorian Sulimsky Jordan Warlikowski - Salzburg), mais la revoir permet d’en apprécier la rigueur de son architecture, sa lisibilité facilitée par l’étendue de la scène de la Großes Festspielhaus, sa vie interne et ses images chocs (le cercueil de Duncan transporté par des enfants, le Brindisi solaire de Lady Macbeth chanté comme le faisait Hanna Schygulla dans le film de Fassbinder ‘Lili Marleen’ – 1981, l’empoisonnement des enfants de Macduff par leur propre mère pour leur éviter une mort horrible sous les coups de Macbeth, l’entaille au poignet de Lady Macbeth sur le suraigu final de la scène de somnambulisme).

Le parallèle avec le film de Pasolini ‘Œdipe Roi’ (1967) est évoqué dès les premières projections vidéos qui accompagnent l’ouverture, le rapport au destin symbolisé par l’Oracle d’Œdipe et par les sorcières de Macbeth, dans les deux cas la prédiction qu’un enfant prendra la place du roi plus tard, accentuant l’évidence que Macbeth va être hanté par tout enfant qui pourrait le destituer une fois devenu Roi.

Macbeth et sa femme sont au départ présentés comme issus d’un milieu bourgeois, le médecin de la Lady lui apprenant qu’elle ne pourra pas avoir d’enfants, alors qu’au même moment Macbeth rencontre un groupe de femmes aveugles vivant dans une maison commune et qui lui prédisent sa destinée ainsi que celle de la descendance de Banco.

Asmik Grigorian (Lady Macbeth) et Vladislav Sulimsky (Macbeth) - Photo Ruth Walz

Asmik Grigorian (Lady Macbeth) et Vladislav Sulimsky (Macbeth) - Photo Ruth Walz

La dégénérescence mentale de Macbeth est montrée dès l’arrivée de Duncan, le sang étant visible bien avant le meurtre, puis la scène du fantôme de Banco est jouée avec tension acérée mais aussi humour noir - lorsque les deux serviteurs suppriment les ballons d’enfants que le nouveau Roi confond avec le visage de son ami loyal - tout en en oubliant un par mégarde, puis avec les apparitions de plus en plus nombreuses d‘enfants lors de la scène des fantômes, que ce soit parmi les sorcières - avec une allusion à l’impuissance de Macbeth – ou à l’apparition de la descendance de Banco, tous grimés avec le même visage du père.

Si le thème du tyran dévoreur d’enfants est l’objet d’un célèbre tableau de Goya, Krzysztof Warlikowski met en scène cette image à la fin du deuxième acte, lorsque les invités ont compris que quelque chose ne va pas, sous forme d’un bébé qui devient le plat principal du banquet, ce qui rappelle cette autre image tirée du film ‘Inferno’ (1911) qu’il avait utilisé à l’Opéra de Paris pour ‘Don Carlos’.

Vladislav Sulimsky (Macbeth) et Asmik Grigorian (Lady Macbeth) - Photo Ruth Walz

Vladislav Sulimsky (Macbeth) et Asmik Grigorian (Lady Macbeth) - Photo Ruth Walz

Mais peut-on croire que l’ensemble du public présent dans la salle se positionne en observateur détaché de cette tragédie? Lorsqu’au moment du couronnement de Macbeth nous voyons le couple saluer et remercier sous les applaudissements son audience, alors que chacun acclame, à priori, non pas cette accession illégitime au pouvoir mais la brillante conclusion musicale qui l’accompagne, n’y a t-il pas matière à se sentir piégé, surtout quand le couple est pris d’un fou-rire irrépressible? Cette courte scène déroulée sans musique reste tout aussi amusante que troublante.

Sur la forme, le dessin des personnages silencieux, qui jouent bien un rôle précis dans ce drame, est toujours aussi minutieusement réglé, telle cette dame âgée se précipitant aussi bien pour aider Lady Macbeth à se changer que pour aider Fléance, le fils de Banco, à fuir, une petite main du destin qui, lorsqu’il n’y a plus à agir, reprend méthodiquement son tricot avec le cours du temps qui passe.

Avec un peu de hauteur, on peut également apprécier comment Felice Ross segmente l’espace avec les lumières, rouge sang à l’avant scène au climax de la logique meurtrière du couple, plus tamisées à la périphérie de la scène pour resserrer l’espace autour de l’action centrale, évoluant par de subtiles gradations et en obtenant même d’étranges effets subliminaux violacés dans la grande scène du banquet.

Charles Castronovo (Macduff) - Photo Ruth Walz

Charles Castronovo (Macduff) - Photo Ruth Walz

Poussés à l’extrême de leurs talents de tragédiens, Asmik Grigorian et Vladislav Sulimsky semblent inarrêtables et inaltérables dans cet enchaînement d’actions menant à la chute du pouvoir et à la folie.

D'ailleurs, le baryton biélorusse accentue sa caractérisation avec un relief encore plus marqué qu’il y a deux ans, en premier lieu de par sa façon de creuser le dramatisme vocal de Macbeth, d’une noirceur de roc, mais aussi de par sa façon plus impulsive d’habiter son personnage en imprégnant d’avantage de terreur et d’expressivité à son chant finement articulé. Vocalement et théâtralement, il s’agit d’un portrait mature et tragique du souverain, porté à cran jusqu’au bout, qui sera unanimement salué par un retour d’énergie débordant de la part du public.

Asmik Grigorian et Vladislav Sulimsky

Asmik Grigorian et Vladislav Sulimsky

Reine à Salzburg, Asmik Grigorian réitère sa performance de 2023 avec un panache qui se mesure à l’aisance incroyable avec laquelle elle conduit de façon extravertie le contre-ré bémol qui clôt la scène de somnambulisme. C’est une très belle femme qui est à la manœuvre, glamour pourrait-on dire, forte de caractère, actrice hors-pair qui met en avant la nature décidée de Lady Macbeth avec un déconcertant rayonnement dans la magnifique salle de réception, de vibrantes impulsions de vie se surexposant à des expressions plus pathétiques. Un peu plus claire dans la tessiture aiguë que nombre de titulaires du rôle, elle a une façon d’induire puissance et vibrations avec une progressivité de souffle impressionnante, des miroitements de noirceur dans le médium qui complexifient son caractère, et son merveilleux langage du visage se partage grâce à la technique vidéo qui le met très bien en valeur.

Krzysztof Warlikowski

Krzysztof Warlikowski

Lui aussi reconduit pour cette reprise, Tareq Nazmi est un Banco bien chantant et sonore qui précipite fortement l’attention lors de son grand air d’effroi ‘Come dal ciel precipita’ qui précède le meurtre de l’ami de Macbeth, et c’est avec un très grand sens introspectif que Charles Castronovo décrit la personnalité de Macduff, semblant à la limite du murmure prostré pour ensuite libérer par une abrupte transition des expressions émotionnelles très convaincantes. Son personnage est dépressif, et se passe d’esbroufe facile.

Les personnages plus secondaires s’incorporent aisément à l’action dramatique, que ce soit Davide Tuscano, Malcom plus léger que Macduff, ce qui est très habituel pour ce personnage qui ne survient qu’à la fin, ou la Dame de Chambre incarnée par Natalia Gavrilan avec une présence vocale qui vaut bien celle de Lady Macbeth.

Chœur absolument splendide, intense tout en faisant rayonner une plénitude exaltante dans le Brindisi et l'ensemble final, il est également inspirant dans la scène de déploration ‘Patria Opressa!', le moment le plus recueilli de l’opéra, accentué par la façon dont Krzysztof Warlikowski traduit le tragique de la situation des Macduff et de leurs enfants.

Philippe Jordan

Philippe Jordan

Et en grand chef théâtral tel qu’il se révèle depuis ces dernières années, Philippe Jordan fait du Philharmonique de Vienne un véritable acteur dramatique en symbiose avec la mise en scène poignante et perfectionniste de Krzysztof Warlikowski. Des coups de poignards s’entendent dans la fosse dès l’ouverture, les lignes des cuivres sont à la fois chargées et sophistiquées, les cordes d’une belle plasticité, le mordant de l’action est tenu sans relâche, et nul ne peut échapper à la prise de possession entière de la salle par le son, le directeur étant toujours attentif aux qualités acoustiques du lieu qu’il investit pour accroître l’imprégnation musicale sur l’auditeur.

Version de 1865 interprétée sans le ballet parisien ni le chœur des Sylphes afin de ne pas rompre le déroulé dramaturgique, elle comprend toutefois le solo final de Macbeth ‘Mal per me che m’affidai’ composé en 1847 et supprimé ultérieurement, avant que l’on n’assiste, au moment où le chœur débute le très cavalier ‘Macbeth, Macbeth ovè? … Dovè l’usurpator’, à la fuite de Fléance en pleine forêt, son seul refuge dorénavant face à la folie du monde.

Malgorzata Szczesniak, Philippe Jordan, Felice Ross, Asmik Grigorian, Krzysztof Warlikowski et Charles Castronovo

Malgorzata Szczesniak, Philippe Jordan, Felice Ross, Asmik Grigorian, Krzysztof Warlikowski et Charles Castronovo

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Publié le 24 Octobre 2021

Il Pirata (Vincenzo Bellini - 1827)
Représentation du 19 octobre 2021
Teatro Massimo di Palermo

Ernesto Francesco Vultaggio
Imogène Marta Torbidoni
Gualtiero Giorgio Misseri
Iltulbo Motoharu Takei
Goffredo Giovanni Battista Parodi
Adele Natalia Gavrilan

Direction musicale Francesco Lanzillotta
Mise en scène Luigi Di Gangi et Ugo Giacomazzi (2021)
Chœur et Orchestre du Teatro Massimo di Palermo

Adapté de la pièce "Bertram ou le Pirate" créée le 26 novembre 1822 au Panorama-Dramatique – un théâtre parisien du boulevard du Temple qui ne vécut que deux ans -, "Il Pirata" est le point de départ d'une relation exclusive entre un poète, Felice Romani, et un compositeur, Vincenzo Bellini, qui lui confiera tous ses livrets d'opéras hormis le dernier, "I Puritani".

Marta Torbidoni (Imogène)

Marta Torbidoni (Imogène)

Il s'agit également du premier opéra belcantiste italien qui introduise une scène de folie afin d'éprouver les qualités techniques de la cantatrice principale. La recherche de réalisme et de vérité théâtrale dans la création lyrique ne supplantera qu'ultérieurement ce genre qui disparut quasiment avant la fin du XIXe siècle.

Et si, la Scala de Milan mise à part, les maisons d'opéras italiennes sont connues pour accorder à leur répertoire national plus des trois quarts de leur programmation, le fait d'assister à Palerme même à la représentation d'une œuvre qui se déroule en Sicile - Caldera est une province située à l'ouest de Messine -, pays d’origine du compositeur, engendre inévitablement le sentiment d'être au cœur de la source émotionnelle de l'ouvrage.

Salle du Teatro Massimo di Palermo

Salle du Teatro Massimo di Palermo

Et cela commence dès l'entrée dans le Théâtre Massimo de Palerme et son monumental foyer aux teintes boisées où se tient fièrement un buste de Bellini et où s'admire, un peu plus loin, une splendide maquette de l'édifice au charme ancien.

C'est un orchestre jeune et expansif que l'on retrouve ensuite dans la fosse, s'accordant avec beaucoup d'intensité. La musicalité qu'il exprime dès l'ouverture contient tout ce qui fait le charme des ensembles italiens, des coloris boisés aux teintes chaudes et pastorales, une énergie alerte et une magnifique limpidité qui fait ressortir la clameur des cuivres et le délié poétique des bois sans surexposer les percussions pour autant.

Buste de Bellini à l'entrée du Teatro Massimo di Palermo

Buste de Bellini à l'entrée du Teatro Massimo di Palermo

Quelques imprécisions de justesse s'entendent pendant la première demi heure sans que cela ne gêne l'effet immersif d'ensemble, et Francesco Lanzillotta fédère ses musiciens de façon très soutenue tout en servant aussi bien le relief vivant et ornemental de la musique qu'une excellente attention au rythme des solistes. Les plus beaux effets orchestraux drainés par une ferveur saisissante se manifestent même en seconde partie, comme si les musiciens étaient eux-mêmes emportés par le haut niveau interprétatif de la représentation.

Disposant personnellement d'un point de vue proche de la scène avec une large vision sur l'orchestre, il devient en effet fort réjouissant de voir comment des musiciens sont sensibles à ce qui se joue sur scène, surtout que les chanteurs doivent affronter une écriture vocale redoutable où de grandes stars se sont parfois difficilement heurtés par le passé - le douloureux "Pirata" au Théâtre du Châtelet avec Renée Fleming, il y a près de 20 ans, en est un exemple -.

Musiciens de l'orchestre du Teatro Massimo di Palermo

Musiciens de l'orchestre du Teatro Massimo di Palermo

La production de Luigi Di Gangi et Ugo Giacomazzi utilise peu d'éléments scéniques, le principal étant une proue de navire usée qui pivote sur un plateau tournant. Le chœur, malheureusement masqué - ce qui atténue fortement le dramatisme de la tempête initiale -, représente un peuple d'aujourd'hui vêtu d'habits de pêcheurs. Il est utilisé de façon sobre et réactive - il a du cœur et est animé par un sentiment de révolte -, et aucun jeu outré ou trop caricatural ne vient altérer la crédibilité de sa présence. Les éclairages renforcent enfin l'atmosphère naturaliste du spectacle, un contre champ intéressant pour une œuvre qui ne devrait pas s'y prêter.

Giorgio Misseri (Gualtiero)

Giorgio Misseri (Gualtiero)

Et sans en avoir l'apparence, maquillé de tatouages et habillé sans fioritures, Giorgio Misseri fait entendre un Gualtiero de toute beauté, pas très puissant, mais d'une très agréable clarté chantante, de la chair et une couleur légèrement ombrée dans le médium, et des suraigus très bien tenus sans la moindre stridence. Il induit également beaucoup de profondeur et détaille minutieusement les nuances qui modèlent les expressions de son visage.

Il est un chanteur passionnant à vivre à chaque instant, d'autant plus qu'il donne parfois l'impression de chercher du regard le lien avec le public. On verrait presque de la nonchalance dans l'appréhension d'un tel rôle, ce qui donne de la densité à son personnage superbement posé.

Giorgio Misseri (Gualtiero) et Marta Torbidoni (Imogène)

Giorgio Misseri (Gualtiero) et Marta Torbidoni (Imogène)

Auprès de lui, celle qui incarne son amour de jeunesse dorénavant mariée, Marta Torbidoni, lui adjoint exactement la même présence à la fois grave et irradiée d’une sensible fraîcheur. Timbre vibrant aux belles couleurs à peine corsées portées par une souplesse de ligne magnifiquement mélodieuse, elle a autant de réussite spectaculaire quand l’écriture devient soudainement inflexible, qu’une habile douceur au moment où les sentiments deviennent subtilement éthérés. 

Elle apparaît au début dans un costume noble et sombre pour finalement achever la représentation par une scène de folie où la femme passionnée s’extériorise une dernière fois, mais elle maintient une parfaite unité entre les différentes facettes de sa personnalité, qui est à la fois un mélange de dignité maîtrisée et de vaillance séductrice.

Marta Torbidoni (Imogène)

Marta Torbidoni (Imogène)

Giorgio Misseri et Marta Torbidoni forment ainsi ce soir un couple merveilleux non seulement pour leur brillante virtuosité mais aussi pour leur justesse d'expression qui ne verse ni dans le pathos ni le tragique surligné. Il faut bien mesurer la difficulté à maintenir à la fois un sens de la vérité par une excellente intuition théâtrale tout un chantant sur une telle écriture qui n’est absolument pas naturelle.

Francesco Vultaggio (Ernesto) et Marta Torbidoni (Imogène)

Francesco Vultaggio (Ernesto) et Marta Torbidoni (Imogène)

Chaleureuse Adele de Natalia Gavrilan dont la sensualité charnelle du galbe vocal, riche en sonorités généreuses, s’inscrit dans la même coloration harmonieuse que celle des deux chanteurs principaux, mais homogénéité grisaillante du chant véloce de Francesco Vultaggio qui rend un peu trop monotone les interventions du Duc de Caldora sans faire ressortir de traits véritablement saillants, qu’ils soient mélancoliques ou haineux. Ernesto paraît plutôt constamment ironique et manque de contradictions qui pourraient le rendre plus intéressant.

Enfin, Giovanni Battista Parodi impose surtout un Goffredo bienveillant, très chrétien dans l’âme et d’une impressionnante carrure, et Motoharu Takei défend bien Iltulbo avec des teintes un peu ternes.

Natalia Gavrilan (Adele)

Natalia Gavrilan (Adele)

Et si le chœur est effectivement masqué, le cours du spectacle n’en révèle pas moins la beauté des ensembles, que ce soit la qualité lumineuse des timbres des ténors ou la belle fluidité des voix de femmes.

Accueil généreux des spectateurs dans une salle bien remplie malgré les circonstances et soirée d’un très grand plaisir par tant de poésie humaine sur scène comme dans la fosse des musiciens.

Marta Torbidoni (Imogène)

Marta Torbidoni (Imogène)

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