Publié le 14 Août 2009

Deux ans après l’éclipse de 1999 en France, vécue par beaucoup sous les nuages, l’envie d’aller au rendez vous de l’éclipse suivante en Afrique devint irrépressible. Plus stable que l’Angola, la Zambie offre des conditions météorologiques favorables aussi bien pour l’observation que pour la vie quotidienne.  
Sur un plateau à plus de 1000 mètres d’altitude et en plein hiver, l’air moins chaud et moins humide qu’en été est un confort qui compense en partie la qualité rudimentaire du mode de voyage.

Eclipse Totale de Soleil le 21 juin 2001 en Zambie

Au cœur d’un pays peu touristique, la nature est plus sauvage qu’ailleurs. Elle se tient à distance, difficile d’approcher de près les antilopes, et les éléphants peuvent être très agressifs, comme en témoigne l’état d’un bus que nous avons croisé après une charge frontale.
Une nuit, le fracas des branches d’un pachyderme se nourrissant tout en arpentant le camp jonché de tentes, avec obligation de ne pas bouger tout en craignant de se faire écraser, reste un excellent test de mémoire auditive.

Ne pouvant rejoindre la réserve de Kafue vers l’ouest à cause du mauvais état de la piste, nous devons nous replier au nord de Lusaka près du site aménagé pour les touristes venus en grand nombre.
Le jeudi 21 en pleine savane, les instruments astronomiques de tous types sont disséminés au milieu des tentes dès le début de l’après midi.

La trajectoire de l'ombre de la Lune le jeudi 21 juin 2001 en Zambie

La trajectoire de l'ombre de la Lune le jeudi 21 juin 2001 en Zambie

L’attente est animée par l’estimation en temps réel de la localisation de l’ombre de la Lune.
A 13H00 heure locale, l’éclipse partielle commence sur la côte angolaise, à 13H25 elle débute à l’ouest de la Zambie, à 13H40 le premier contact se produit sur notre site, et à 14H40 l’ombre de la lune entre sur le territoire africain.
Pour nous, le second contact (début de la totalité) se produit à 15H08mn40s, l’ombre se déplace à près de 4300km/h. Le spectacle à 30° au dessus de l’horizon est sensationnel, l’enthousiasme s’approche de la panique car seules trois petites minutes et trente six secondes nous sont laissées pour tout saisir.

La chute de température est très sensible, nous passons de 25°C à 18°C au moment de la totalité, mais la descente se poursuit jusqu'à 13°C, 45 minutes après l'éclipse totale, une inertie thermique considérable due à l'altitude, la faible hauteur du soleil sur l'horizon, et le fait que nous sommes en hiver.

Le diamant. Appareil argentique Zenith 11, focale 200mm, ouverture 3.9, Iso 100

Le diamant. Appareil argentique Zenith 11, focale 200mm, ouverture 3.9, Iso 100

La nature est à ce moment endormie. Le retour spontané du soleil réveille subitement un groupe de vanneaux couronnés, perturbés par le phénomène et par notre inhabituelle présence.
Leur vol tournoyant au dessus de nos têtes tout en criant va durer quelques minutes.

La Zambie, c’est aussi le souvenir des chutes Victoria se jetant le long d’une large falaise pour se concentrer dans un couloir étroit, le coucher de soleil sur le Zambèze, les crocodiles somnolents, la beauté des visages et des habits des femmes.

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Rédigé par David

Publié dans #Astres, #Eclipse

Publié le 13 Août 2009

L'éclipse de soleil du 11 août 1999, vue depuis Laon 20 minutes avant la totalité.  Appareil Zenith 11 argentique, focale 200mm, ouverture 3.9, Iso 100

L'éclipse de soleil du 11 août 1999, vue depuis Laon 20 minutes avant la totalité. Appareil Zenith 11 argentique, focale 200mm, ouverture 3.9, Iso 100

Dix ans sont déjà passés depuis l’éclipse de soleil dont l’ombre au sol balaya la campagne à 30 km au Nord de Paris.
La capitale ne fut pas plongée dans le noir, mais le soleil apparut tel qu’il pouvait être vu 30 secondes avant la totalité.
Il fallut donc se déplacer à plusieurs dizaines de kilomètres afin de se positionner sur la ligne de centralité.

Trajectoire en France de l'ombre de la lune lors de l'éclipse solaire du 11 août 1999 (diamètre 110 km)

Trajectoire en France de l'ombre de la lune lors de l'éclipse solaire du 11 août 1999 (diamètre 110 km)

La Normandie était une possibilité, le Nord Est en était une autre. Le sud de Laon s’avéra être un mauvais choix, mais il était trop tard pour bouger une fois sur place.
Néanmoins, la phase partielle vue à travers les nuages dans un bain de lumière de plus en plus verdâtre dramatisa l’attente, jusqu’à l’arrivée de l’ombre de la lune qui, en quelques secondes, éteignit successivement toutes les couches nuageuses (le soleil n‘était plus visible depuis 15 minutes).

C’était trop inhabituel pour de pas en être choqué, d’autant plus que j’attendais cette éclipse depuis 15 ans.

L’obscurité dura 2mn12s autour de 12h25 heure locale, et il fallait être à Bucarest pour profiter jusqu'à 2mn23s d'éclipse totale.

Trajectoire des éclipses du 11 août 1999 et du 21 août 2017 (Saros 145)

Trajectoire des éclipses du 11 août 1999 et du 21 août 2017 (Saros 145)

Appartenant à une série récente (Saros 145), cette éclipse de soleil se reproduira le lundi 21 août 2017 ( voir compte-rendu ici) pour traverser d’ouest en est les Etats-Unis, et, cette fois, le noir total s’étendra sur 2mn40s.

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Rédigé par David

Publié dans #Astres, #Eclipse

Publié le 12 Août 2009

Aida (Verdi)
Représentation du 10 août 2009
Théâtre antique de Sanxay

Direction musicale Didier Lucchesi
Orchestre, Chœur et Ballet des Soirées Lyriques de Sanxay

Mise en scène Antoine Selva
Chorégraphe Laurence Fanon

Aida Maria-José Siri
Amnéris Malgorzata Walewska
Radamès Thiago Arancam
Amonasro Michele Kalmandi
Ramphis Balint Szabo
Le Roi d’Egypte Dan Paul Dumitrescu
La Grande Prêtresse Sarah Vaysset
Le Messager Dominique Rossignol               Malgorzata Walewska (Amnéris)

Le festival lyrique de Sanxay est une manifestation qui célèbre l’opéra de manière simple et naturelle, lové au creux des vestiges de l’ancien théâtre d’un sanctuaire thermal gallo-romain.

En pleine campagne et au son des grillons, la disparition des dernières lueurs du soleil laisse place à la musique et aux voix, auxquels les corbeaux répondent parfois.

Et afin d’apporter une dernière touche subtile à l’ensemble, les soirées coïncident avec le maximum d’intensité des Perséides, étoiles filantes laissées par la comète Swift Tuttle.
Hasard incroyable,  lorsque Aida rejoignit Radamès ce soir dans son tombeau, « Vois! déjà l’ange de la mort a déployé son aile » fût suivi d’un débris très lumineux dans le ciel à droite de la scène.

Le théâtre antique de Sanxay. La reconstitution des deux mille gradins tels qu'ils étaient à l'époque est à l'étude.

Le théâtre antique de Sanxay. La reconstitution des deux mille gradins tels qu'ils étaient à l'époque est à l'étude.

Pour cette nouvelle édition d’un événement majeur de la vie culturelle de la région Poitou-Charentes, la distribution réunie est d’un style musical soigné, avec quelques défauts de justesse uniquement dans les personnages secondaires (la Grande Prêtresse et le Messager).

Maria-José Siri assure d’ailleurs le rôle d’Aida en toute confiance, tous les passages aigus sont réussis en couleurs, sans le moindre accroc, le souffle vital qui l’anime est fort touchant, et son interprétation scénique est la plus riche de tous.

Seulement il est difficile de croire au très jeune Radamès de Thiago Arancam (27 ans).

Vocalement son chant est un exemple de contrôle pour ne jamais sacrifier la moindre ligne aux exigences du rôle, le timbre a également quelque chose de mûr, mais la puissance et la stature du guerrier n’y sont pas vraiment.

On sent beaucoup plus le ténor sentimental et poétique sans mièvrerie.
N’ayant visiblement pas bénéficié d’un travail sérieux avec le metteur en scène pour acquérir une expression théâtrale crédible, il s’égare par conséquent dans des gestes artificiels, ce qui est un peu perturbant.

Fascinante par sa noirceur, Malgorzata Walewska gère au mieux une certaine inertie vocale qui la freine dans son agressivité, mordant qui ne manque pas à Michele Kalmandi, car son Amonasro est vivant et digne. Avec Maria-José Siri, ils forment un couple père-fille auquel on croit, d’autant plus que les deux chanteurs ont les voix les mieux projetées.   Thiago Arancam (Radamès) et Maria-José Siri (Aida)

Le soutien musical assuré par Didier Lucchesi et l’orchestre recherche la souplesse et l’homogénéité sonore, c’est à dire qu’aucun effet (même avec les trompettes) ne vient amplifier le rôle de tel ou tel instrument, le spectaculaire est donc volontairement très limité.

Si l’on se concentre sur la réalisation théâtrale, il est impossible de reprocher à Antoine Selva un grand écart avec les conventions.
On comprend bien que le mur d’avant scène sera aussi celui qui se refermera sur les amants, et un soin est apporté aux multiples tableaux rituels du livret.

Thiago Arancam (Radamès) et Maria-José Siri (Aida)

Thiago Arancam (Radamès) et Maria-José Siri (Aida)

Mais en y regardant de plus près, la déesse Hathor ressemble assez étrangement à la vierge Marie (avec un enfant dans les bras), et l’hymne religieux où Radamès reçoit les armes fait plutôt penser à un baptême.

 

S’opère alors une assimilation entre la civilisation égyptienne et la culture chrétienne, figée et ennuyeuse dans ses protocoles.

Les Ethiopiens deviennent une sorte de peuple sauvage, effrayant pour des Egyptiens qui se vivent comme un peuple raffiné.

Didier Lucchesi, Thiago Arancam, Maria-José Siri, Michele Kalmandi

Didier Lucchesi, Thiago Arancam, Maria-José Siri, Michele Kalmandi

Par chance, Antoine Selva nous réserve quand même une surprise en les faisant intervenir pendant le défilé triomphal en beaux danseurs noirs et agiles (chorégraphie de Laurence Fanon).

L’opposition entre cette vitalité éclatante - qui conçoit bien la mort pour ce qu'elle est, comme le montre un crâne de vache érigé en épouvantail - et la rigidité du peuple de Radamès qui rejette la peur de la mort - car conçue comme un simple passage vers un autre monde- , en donne une vision finissante de l’Égypte.

Cela n’empêche pas de regretter que beaucoup trop de metteurs en scène enferment encore aujourd’hui l’opéra dans du mauvais théâtre, ce qui est moins gênant ici - car le plaisir d’être dans un lieu ouvert en pleine nature est fort, et Antoine Selva a quelque chose à dire - que sur des scènes parisiennes, comme cela va de plus en plus se produire.

Résumé et contexte historique de Aida.

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Publié le 7 Août 2009

Il y a douze ans, la Comète Hale Bopp venait au plus proche du Soleil chercher une vitesse vertigineuse approchant les 160.000 km/h.
En mars et avril 1997 elle était visible à l’œil nu dés le crépuscule, et en quittant la pollution lumineuse de la région parisienne, il devenait alors possible d’aller observer la splendide coma le soir même à son périhélie, son plan orbital s’inclinant à 90° par rapport à celui de la Terre autour du Soleil.

La comète Hale-Bopp en mars 1997 depuis l'Ouest de Paris - Boitier Zenith objectif 50mm, ouverture 2.8

La comète Hale-Bopp en mars 1997 depuis l'Ouest de Paris - Boitier Zenith objectif 50mm, ouverture 2.8

omète Hale-Bopp en mars 1997 depuis l'Ouest de Paris - Boitier Zenith objectif 50mm, ouverture 2.8

A l’époque, la photographie argentique n’était pas encore dominée par la photographie numérique. Deux clichés pris simplement avec un boîtier Zénith sur trépied et sans suivi viennent s’ajouter aux nombreux témoignages accessibles.

Avec les distances respectives au périhélie et à l’aphélie de 0.914 UA et 370,8 UA (1 Unité Astronomique = 150 millions de kilomètres = rayon orbite terrestre), le retour de cette comète n’est pas prévu avant 4530.

La comète Hale-Bopp en avril 1997 depuis la région de Blois - Boitier Zenith objectif 200mm, ouverture 3.9

La comète Hale-Bopp en avril 1997 depuis la région de Blois - Boitier Zenith objectif 200mm, ouverture 3.9

Si ces quelques chiffres nous apprennent surtout que nous avons pu admirer une comète qui est repartie pour traverser le système solaire 10 fois plus loin de notre étoile que ne l’est Pluton, ils nous rappellent également une erreur de Jules Verne dans un de ses roman peu connu, Hector Servadac -Voyages et aventures à travers le monde solaire (1877).

Il y est question d’une comète nommée Gallia, dont la trajectoire est cette fois située dans le même plan solaire que la Terre, et qui la frôle en emportant 36 êtres humains.

Elle est décrite comme ayant une période de 2 ans, une distance à l’Aphélie de 220 millions de lieues (5.87 UA), mais également une distance au Périhélie égale à la distance de Vénus au Soleil (soit 0.72 UA environ).

Et là, quelques amateurs du calcul astronomique sortent la table des lois de Kepler, posent simplement la troisième de ces lois, a³=P², c’est à dire qu’il y a un rapport constant entre le demi grand axe de l’orbite d’un corps céleste (a) et sa période de révolution (P).
Ainsi, au vu des caractéristiques métriques fournies par Jules Verne, la période de cette comète ne devrait pas être de 2 ans, mais de 6 ans.

Cette inexactitude n’est peut être pas involontaire. Le romancier cite lui même les lois de Kepler dans Hector Servadac, mais sa dramaturgie se fonde sur l’influence de la planète Jupiter sur la trajectoire de la comète, et sur la faible périodicité de cette dernière.

C’est incompatible de la troisième loi de Kepler, et il se pourrait que ce soit la raison pour laquelle la distance au périhélie de Gallia n’est pas donnée directement, alors que tout y est d’habitude très précisément chiffré.

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Rédigé par David

Publié dans #Astres, #Comète

Publié le 4 Août 2009

Genèse de l’œuvre

Après la création triomphale de Don Carlos (traduction italienne de la version de Paris) à Milan le 25 mars 1868, s’en suit un épisode polémique.


Verdi n’accepte pas sa nomination de la Couronne d’Italie, à cause de lettres ou de déclarations gouvernementales jugeant mal l’art musical italien.
Son devoir de citoyen le conduit également à s’opposer à la création du théâtre lyrique de Busseto, jugé trop coûteux. 
L’inauguration se fera donc sans lui le 15 août 1868.

Fin décembre, Verdi entreprend de changer le final de La Forza del Destino afin de pouvoir jouer l’ouvrage à la Scala de Milan.
Il supprime tous les meurtres de la première version, excepté la mort de Leonora, et retouche en plus l’action et la musique du troisième acte.
Le 27 février 1869, La Forza del Destino ainsi remaniée, pour la première fois à Milan affronte le public. Le succès est très grand.

Pendant ce temps, Camille Du Locle, lorgnant sur la direction du Théâtre Lyrique, propose régulièrement à Verdi des livrets. Son attention se porte sur un « programme égyptien » anonyme.
Le librettiste l’avertit qu’au cas où il l’accepterait, l’œuvre devrait être représentée au Théâtre Italien du Caire.

Verdi entretient une correspondance active pour connaître les circonstances historiques et géographiques, les us et coutumes de l’Egypte antique, qui seront le cadre de « Aïda ».
Il envisage même l’emploi de certains instruments anciens de ce pays.

L’ouvrage va être conçu dans le fracas de la guerre déclarée par la France à l’Allemagne le 17 juillet 1870.
Arrivent les terribles journées de la bataille de Sedan qui voient l’encerclement des troupes françaises. Verdi termine le second acte à ce moment là, la fameuse marche des trompettes notamment.

Il est cependant impossible de monter Aïda en janvier 1871, Paris est assiégée et les décors et costumes y sont bloqués.

Verdi en profite pour retoucher la partition et poursuivre les pourparlers pour représenter Aïda à la Scala.
C’est seulement la veille de Noël, le 24 décembre 1871, que Aïda est créée au Caire. Succès triomphal.

Verdi enchaîne avec les répétitions pour la Scala, et l’ouvrage y est représenté le 08 février 1872.
Il est appelé à l’avant scène 32 fois, dont 8 à la fin.
Parme, Padoue puis Naples lui réservent le même accueil, et pour Paris, il faut attendre le 22 avril 1876.

Aïda

La trame d’Aïda ne permet pas de situer exactement l’époque du livret. Thèbes a un rôle majeur, donc nous sommes entre -2000 et -1000, et comme la Nubie (ancienne Ethiopie) n’est pas encore totalement annexée, la situation politique semble se situer avant -1500.
La présence du temple de Vulcain à Memphis est un faible indice car il fût construit par le premier pharaon, Ménès, vers -3000 (Herodote, "L'enquête", Livre II Euterpe).

Cependant, Otto Weinreich (philologue), puis Mary Jane Phillips-Matz (biographe), ont émis l’hypothèse que les origines d’Aïda se trouvent dans les Ethiopiques d’Heliodore, dont le récit se situe vers -500.

Ce fût l’une des œuvres les plus lues dans l’Antiquité, et elle inspira des écrivains du XVIième siècle.
Cervantès écrit en 1617 son œuvre posthume, « Persiles y Sigismunda », revivifiant ainsi les Ethiopiques, au goût de l’époque pour les histoires de pirates.
Henry Desmarest compose par la suite une tragédie lyrique, « Théagène et Chariclée », représentée sans succès à l’Académie Royale de Musique le 12 avril 1695.

Le roman du poète phénicien relate l’histoire de Théagène, noble Thessalien descendant d‘Achille, et de Chariclée, descendante de la maison royale d’Ethiopie et du dieu du soleil Hélios.

Blanche, la jeune fille est confiée au prêtre Chariclès par sa mère, craignant les soupçons injustifiés de son époux, et devient prêtresse d’Artémis à Delphes.

La rencontre avec Théagène déclenche un coup de foudre, et les deux amants s’enfuient pour l’Egypte.
Capturés et séparés par des pirates, ils se retrouvent par miracle à Memphis.
Théagène est devenu l’esclave du satrape d’Egypte, Orondate.

Mais la femme de ce dernier et sœur du Roi de Perse, Arsace, tombe amoureuse du jeune Grec.
Jalouse de l’amour qui le lie à Chariclée, elle le fait emmurer vivant, et tente de faire juger et brûler celle qu’ il aime.
Tous deux sont épargnés par le châtiment, s’échappent, puis sont capturés par le Roi d’Ethiopie, Hydaspes.
Après sa victoire sur les Egyptiens, le monarque décide d’offrir le jeune couple en sacrifice.

Les origines royales de la princesse éthiopienne et la force athlétique du Thessalien les sauvent de la mort, et la fin s’achève de manière heureuse.  
 

Les similarités avec l’histoire d’Aïda deviennent évidentes, bien que livret de Verdi soit un drame conventionnel et improbable pour l'époque (le choix entre Amnéris et Aïda est un dilemme bourgeois classique).

L’histoire débute à Memphis.
Radames, courageux soldat égyptien, est épris d’Aïda, esclave éthiopienne, fille du roi d‘Ethiopie Amonasro.
Jalouse, la princesse Amnéris, obtient les aveux de l’amour de la jeune femme pour celui qui va vaincre les armées éthiopiennes à Thèbes.

De retour de la guerre, il obtient la libération des prisonniers, mais le Roi d’Egypte lui offre la main de sa fille.
Une ruse d’Amonasro, fait prisonnier lors de la bataille de Thèbes, lui fait par la suite révéler involontairement ses plans d’attaques, ce dont est témoin Amnéris.
Le Roi s’échappe avec sa fille, tandis que Radames est arrêté.

Il ne renonce pas à Aïda pour autant, et pour cela est condamné à être enterré vivant.
La princesse éthiopienne le rejoint dans son caveau pour y mourir avec lui.

La suite Otello

L'ouvrage précédent Don Carlos

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Rédigé par David

Publié dans #Verdi

Publié le 31 Juillet 2009

Dimanche 02 août 2009 sur Arte à 19H00

M. Pressler et G. Capuçon au Verbier Festival 2008

 

Lundi 03 août 2009 sur TF1 à 02H50

Angels in America

Opéra de Peter Eötvös enregistré au théâtre du Châtelet le 29 novembre 2004.
Mise en scène de Philippe Calvario, d'après la pièce de Tony Kushner.
Avec Julia Migenes, Barbara Hendricks, Daniel Belcher...

 

 

Lundi 03 août 2009 sur Arte à 22H35

Portrait. Edita Gruberova, soprano coloratura

Un portrait enrichi d’interviews de ceux qui ont croisé son chemin, comme les cantatrices Brigitte Fassbaender et Elina Garanča, le chef d’orchestre Nikolaus Harnoncourt et le  critique musical allemand, Joachim Kaiser.

 

Mardi 04 août 2009 sur France 3 à 20H35

Roberto Alagna aux Chorégies d'Orange

Documentaire suivi de Cavalleria Rusticana et Pagliacci avec Béatrice Uria-Monzon, Anne-Catherine Gillet.

 

Dimanche 09 août 2009 sur Arte à 19H00

Juraj Valcuha dirige joue Wagner, Pfitzner et R. Strauss

Richard Wagner : Ouverture de l’opéra Rienzi

Hans Pfitzner : Prélude au 3e acte de l’opéra Palestrina

Richard Strauss : Suite du Chevalier à la rose

Lundi 10 août 2009 sur TF1 à 02H10

Concert du dimanche matin au Théâtre du Châtelet Par le concert d'Astrée, direction Emmanuelle Haïm

 

Lundi 10 août 2009 sur Arte à 22H35
Le
voyage de Michael autour de la Terre de Karlheinz Stockhausen.
Ensemble musikFabrik

 

Jeudi 13 août 2009 sur France 3 à 00H15
Faustus, the Last Night (Pascal Dusapin)
Mise en scène Peter Mussbach. Orchestre de l4opéra de Lyon. Direction Jonathan Stockhammer.
 
Dimanche 16 août 2009 sur Arte à 19H00

Barenboim interprète les Sonates pour piano de Beethoven (1)
 
Lun
di 17 août 2009 sur TF1 à 02H55
Concert du dimanche matin au Théâtre du Châtelet
Par l'ensemble orchestral de Paris, direction Alain Altinoglu
 

Jeudi 20 août 2009 sur France 3 à 00H30
La Flûte Enchantée (Mozart)
Par le Mahler Chamber Orchestra, direction Daniel Harding

Günther Groissböck, Christoph Strehl, Pavol Breslik, Lubica Vargicova, Olesya Golovneva, Helena Juntunen, Adrian Eröd, Malin Christensson.
Mise en scène Krystian Lupa


Dimanche 23 août 2009 sur Arte à 19H00
Barenboim interprète les Sonates pour piano de Beethoven (2)
 
Lundi 24 août 2009 sur TF1 à 02H55
Concert du dimanche matin au Théâtre du Châtelet
Par l'ensemble orchestral de Paris, direction Janos Furst, avec Isabelle Faust (violon) : oeuvres de Mendelssohn et Dvorak.
   
Jeudi 27 août 2009 sur France 3 à 00H45

Les Noces de Figaro (Mozart)
Enregistré à l'Opéra Garnier en 2006.
Mise en scène Christoph Marthaler avec Christine Schäfer, Heidi Grant Murphy, Peter Mattei, Lorenzo Regazzo, Christiane Oelze, Roland Bracht, Hélène Schneiderman, direction Sylvain Cambreling

   
Di
manche 30 août 2009 sur Arte à 19H00
Festival de Lucerne : Mahler, symphonie n° 4.
Direction Claudio Abbado. Magdalena Kozena, mezzo.

 
Lun
di 31 août 2009 sur TF1 à 02H40
Concert du dimanche matin au Théâtre du Châtelet
Par l'ensemble baroque de Limoges, direction Christophe Coin, avec Catherine Flambard.

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Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique

Publié le 25 Juillet 2009

Le soleil avant l'éclipse (8h08) - ISO 100, Focale 432mm, Vitesse 1/10s, Ouverture 3.3, filtre orange.

Le soleil avant l'éclipse (8h08) - ISO 100, Focale 432mm, Vitesse 1/10s, Ouverture 3.3, filtre orange.

Nous nous attendions bien à avoir des difficultés à observer l’éclipse de soleil depuis Shanghaï, car les statistiques et les prévisions météorologiques n’étaient pas favorables.
La ville la plus dynamique de Chine ne se situant pas sur la ligne de centralité (voir l’article préparatoire sur l’éclipse), il fallait tout de même arriver à tirer quelque chose de beau et fort, d’un phénomène qui risquait très probablement de se produire sous les nuages.

Les passants s'installent petit à petit sur le Bund.

Les passants s'installent petit à petit sur le Bund.

Je n’ai donc pas choisi de suivre ceux qui se sont rendus très tôt le matin à 70kms au sud, et m’en suis allé sur le boulevard du Bund, démoli par les travaux préparatoires à l’exposition universelle de 2010, pour obtenir un point de vue intéressant sur les tours du quartier de Pudong.
 

Je le trouvais devant  le vieux bâtiment néoclassique de la Bank of China, construit par les architectes  Palmer et Turner entre 1918 et 1920.

Posté à côté d’un homme élégant et très âgé, mais au visage d’une sereine beauté, l’attente se déroula sous un ciel chargé, d’où émergeait parfois le disque solaire avant le début de l‘éclipse.
Et pendant tout ce temps, les passants s’arrêtèrent pour nous tenir compagnie, l’instinct de regroupement était le plus fort.

Parmi eux, un jeune garçon trouva comme occupation de dessiner la « Perle de l’Orient » (1994),  tour qui évoque une structure sur laquelle se fixent comme des perles un peu kitsch.

                                                                 Enfant dessinant l'Oriental Pearl TV Tower

A partir du début de l’éclipse (8H23), nous ne verrons quasiment plus le soleil, et l’espoir s’évanouit définitivement quand la pluie surgit 10 minutes avant la totalité, d’abord avec une intensité soutenue, puis sous forme d’un véritable déluge 15 minutes après la totalité.

On aurait pu croire à une volonté du ciel de perturber au mieux le vécu sur Terre du passage de la Lune devant le Soleil, mais il ne fait pas trop de doute que l’explication soit simplement physique.

L’air étant saturé d’humidité, le refroidissement du à l’éclipse n’a fait que faire précipiter les nuages, et comme la chute de température s’est poursuivie au delà des 5 minutes passées dans la nuit, la condensation devint alors plus violente.Malgré tout, il reste ce moment extraordinaire où tout s’accélère dans la dernière minute avant la totalité, les nuages s’assombrissent de plus en plus rapidement, les contrastes s’accentuent, et puis survient comme un grand plongeon sur un ciel uniformément noir, une étrange sensation d‘infini. Nous sommes dans l'ombre de la Lune.

C’est cette fois une nuit noire et profonde de 9H36 du matin jusqu’à 9H41.
Il ne reste plus qu'à contempler les tours et leurs petites lumières, parmi lesquelles scintillent les flashs des observateurs.

Un groupe d'amateurs de l'Association Française d'Astronomie (AFA) s'est rendu le long de la côte Pacifique, mais malgré quelques bribes de la phase partielle, il n'a pas été possible de voir la couronne solaire. Et selon CNN, il en fût de même sur les îlesYangshan.
Ceux qui s'installèrent en altitude, à plus d'une centaine de kilomètres à l'ouest de Shanghaï (Jiangnan par exemple),
ont eu plus de chance.

 

Evolution de la luminosité sur le quartier de Pudong pendant les 25 dernières minutes

Pudong à 09H11  (H-25mn)   ISO 100, Focale 36mm, Vitesse 1/200s, Ouverture 2.8

Pudong à 09H11 (H-25mn) ISO 100, Focale 36mm, Vitesse 1/200s, Ouverture 2.8

Pudong à 09H21  (H-15mn)   ISO 100, Focale 36mm, Vitesse 1/200s, Ouverture 2.8

Pudong à 09H21 (H-15mn) ISO 100, Focale 36mm, Vitesse 1/200s, Ouverture 2.8

Pudong à 09H29  (H-7mn)   ISO 100, Focale 36mm, Vitesse 1/200s, Ouverture 2.8

Pudong à 09H29 (H-7mn) ISO 100, Focale 36mm, Vitesse 1/200s, Ouverture 2.8

Pudong à 09H37  (Eclipse totale)   ISO 100, Focale 36mm, Vitesse 1/2s, Ouverture 2.8

Pudong à 09H37 (Eclipse totale) ISO 100, Focale 36mm, Vitesse 1/2s, Ouverture 2.8

Six reportages de 1 à 2 mn sont visualisables sur le site de CNN Darkness falls in Asia during total eclipse, luring masses. Interviews à Mumbaï et Taregana (Inde), Yangshan Island, Iwo Jima et en Chine.

Détente dans un parc de Shanghaï

Détente dans un parc de Shanghaï

Ou se reproduira cette éclipse?

Alors même les médias les plus sérieux n’ont pas arrêté de dire que c’était l’éclipse la plus longue du siècle. C’est vrai, et la trajectoire de l'ombre de la Lune traversait 2 pays les plus peuplés au monde, l'Inde et la Chine, ce qui signifie que de l'ordre de 300 millions d'humains se trouvaient dans la bande de totalité, chose qui est très rare.
Mais pour obtenir une durée de 6mn 39s, il fallait être en plein Pacifique sur de petites îles.
Le soleil n’a jamais disparu plus de 5mn 58s sur le continent asiatique.

Et donc, il ne faudra pas rater la réplique de cette éclipse dans 18 ans, 11 jours et 8 heures, le 2 août 2027 exactement, car cette fois la trajectoire traversera le Maroc (4mn50), l’Algérie (5mn30), la Tunisie (5mn40), la Lybie (6mn15), l’Egypte (6mn20),  l’Arabie Saoudite (6mn10) et La Mecque, le Yémen (5mn55) et la Somalie (5mn30). Les statistiques météorologiques sont autrement plus favorables.

C’est réellement ce jour là que se produira l’éclipse la plus longue du siècle sur le continent, en plein sur le Temple d’Amon à Louxor (un vrai symbole), et pour une durée de 6mn 23s.

Plus de 100 millions de personnes, vivant principalement en Egypte, se situeront dans la zone de totalité.

Eclipse de soleil sur Pudong (Shanghaï) le 22 juillet 2009

L'éclipse du 22 juillet 2009 appartient au Saros 136 qui donne actuellement les éclipses les plus longues.
Elle se reproduira le 02 août 2027 sur l'Afrique du Nord, soit à 120° vers l'Ouest (ce sont les 8 heures du cycle de 18 ans, 11 jours et 8 heures qui provoquent ce décalage) pour une durée maximale de 6mn23s .
A partir de mai 2096, les éclipses du Saros 139 (auquel appartient l'éclipse de Lybie en 2006) deviendront les plus longues (6m06s cette année là), pour atteindre 7mn29 en juillet 2186.

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Rédigé par David

Publié dans #Astres, #Eclipse

Publié le 12 Juillet 2009

Genèse de l’œuvre

Après un passage à Paris, Verdi revient à Sant’Agata fin 1863 où il passe l’hiver à s’ennuyer, sans volonté aucune de reprendre ses travaux de composition.

L’année 1864 est une année de réflexion. Verdi ne veut toujours pas laisser Paris monter « La Forza del Destino » telle qu’elle est. Mais le 16 octobre, Escudier propose au nom de Carvalho (directeur du Théâtre Lyrique) de traduire Macbeth.
Seulement, 17 ans ont passé depuis la création, et Verdi y trouve maintenant des morceaux qui manquent de caractère.

Il lui faut donc reprendre l’air de Lady Macbeth acte II, rajouter un ballet, refaire la vision et le trio Macbeth acte III, refaire le début de l’acte IV ainsi que le final en supprimant la mort en scène de Macbeth.

La première de Macbeth a lieu le 21 avril 1865 au Théâtre Lyrique de Paris, et Verdi va vite comprendre qu’il n’a pas réussi son remaniement, la création de l’Africaine de Meyerbeer à l’Opéra, une semaine après, l’éclipsant totalement.

Pourtant, il reçoit dans la foulée une commande de l’Opéra appuyée par Escudier.
Verdi en profite pour mettre définitivement un terme à sa carrière politique en appuyant la candidature de Giuseppe Piroli pour représenter Busseto.

Fin novembre, Verdi et sa femme quittent Sant’Agata pour Paris.

Le compositeur s’accorde avec Emile Perrin (le directeur) sur le choix de Don Carlos, et Joseph Mery est choisi pour faire la réduction de la pièce de Schiller.

Il décède au cours de son travail, et c’est donc son gendre Camille du Locle qui reprend la tâche.

C’est la quatrième pièce du poète allemand que Verdi adapte, après Giovanna d’Arco, I Masnadieri et Luisa Miller.

De retour en Italie début 1866, Verdi se met à l’œuvre alors qu’une nouvelle tempête est en train de s’accumuler.
En avril 1866, l’Italie s’allie à la Prusse, qui s’apprête à retirer à l’Autriche l’hégémonie dans la confédération des états germaniques. 
Les armées autrichiennes défont les troupes italiennes à Custozza le 24 juin, mais le 3 juillet, les troupes prussiennes écrasent l’Autriche à Sadowa.
La paix de Vienne est signée le 03 octobre 1866, et l’Italie obtient la Lombardie-Vénétie contre le versement de 35 millions de florins.

Début septembre, Verdi est déjà de retour à Paris. Les répétitions commencent et s’éternisent jusqu’à fin février 1867. Le 14 janvier, le père de Verdi meurt, à Busseto, ce qui lui rappelle l’année maudite de 1840.

La répétition générale a lieu finalement le 9 mars.
Le 11 mars 1867, avec une grande solennité, Paris accueille la première représentation de Don Carlos
L’accueil est mitigé pour plusieurs raisons, jalousie des compositeurs français, splendeur froide de l’ouvrage, durée excessive.
Verdi indique quelques coupures à faire pour la seconde représentation, puis plie bagage pour Gênes où il compte retrouver la Strepponi dans leur nouvelle demeure.

Au début du mois de juin, Don Carlos (en italien) est créé au Covent Garden de Londres. Trois passages sont bisés mais ce n’est pas encore un succès.

A la surprise de tous, et après un mois seulement de répétitions (contre huit mois à Paris), Don Carlo (c'est le nom que prend la version italienne) fait un triomphe le 27 octobre 1867 à Bologne.

L’orchestre est dans les mains de Mariani, ce qui fait dire à Verdi : « Vous voyez que j’ai raison de dire qu’une main, seule, mais qui soit puissante et sûre d’elle, peut faire de grands miracles! »

Quelques années plus tard, Verdi va apporter à la partition de Don Carlos de nouvelles idées musicales pour la création milanaise (lire l'article du Don Carlos de Paris au Don Carlo de Modène)

Don Carlos

En 1519, le Roi d’Espagne, Charles Quint, devient Empereur du Saint Empire Germanique.

Il hérite des possessions castillanes, aragonaises, autrichiennes et bourguignonnes.

Son règne va être principalement marqué par la rivalité incessante avec François Ier.

Le 24 février 1525, 6000 Français sont tués lors de la désastreuse bataille de Pavie, où le Roi de France est fait prisonnier.
Charles Quint récupère le Milanais, la Bourgogne ainsi que l’Artois et la Flandre. 

Au total, quatre guerres se seront succédé pour aboutir à la paix de Crépy en Laonnois.

L’Empereur cède la Bourgogne.

Le 16 janvier 1556, fatigué et malade, Charles Quint renonce à l’espoir de restaurer l’unité impériale et abdique en faveur de son fils Philippe II. Il se retire au monastère de Saint Just, où il meurt le 21 septembre 1558.

Les 2 et 3 avril 1559, la paix du Cateau-Cambrésis est signée. Elle marque la fin des guerres d’Italie. Outre des clauses territoriales, le traité engage des mariages princiers, Elisabeth, fille d’Henri II de France, épousera Philippe II, veuf de Marie Tudor, et Marguerite, fille de François Ier, épousera Emmanuel-Philibert, duc de Savoie.

Philippe II est cependant mal considéré en Flandre. L’insurrection qui y apparaît à partir de 1566, est vivement réprimée par le Duc d’Albe. Il installe un régime de terreur, et crée le « Conseil du sang » qui condamne à mort plus de 8000 rebelles.

L’inquisition est également établie aux Pays-Bas, où elle instruit des procès pour hérésie.  

 

« Don Carlos » débute en 1559 après la signature du traité de Cateau-Cambrésis.

Dans la forêt de Fontainebleau, Don Carlos, le fils de Philippe II, rencontre Elisabeth de Valois : ils tombent respectivement amoureux.

Malheureusement, le mariage arrangé entre Philippe II et Elisabeth met fin rapidement à cette idylle.

L’ami d’enfance de Don Carlos, Rodrigue, devient l’homme de confiance de l‘Empereur mais ne peut cacher sa sympathie pour le mouvement de révolte en Flandre face à l’oppression de l’Espagne.

En parallèle, la princesse Eboli, attirée par Don Carlos qui a pris cause pour les Flamands également, découvre les sentiments qui l’unissent à l’Elisabeth, ce qui la conduit à révéler cette relation à Philippe.

La situation devenant extrêmement compliquée pour le Roi, celui-ci recourt à l’Inquisiteur qui voit surtout en Rodrigue, le vrai danger.

L’ensemble de la cour plonge dans le drame lorsque l’inquisiteur fait assassiner Rodrigue, qu’Eboli dévoile sa traîtrise et se retire au couvent, alors que l’inquisiteur et Philippe retrouvent Don Carlos et Elisabeth à Saint Just, avant que le spectre de Charles Quint n’emporte son petit fils dans l'obscurité du monastère.

La suite Aïda

L'ouvrage précédent La Force du destin

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Rédigé par David

Publié dans #Verdi

Publié le 3 Juillet 2009

Dimanche 05 juillet 2009 sur Arte à 19H00

Fritz Wunderlich : Archives inoubliables (Pergolesi, Rossini, Tchaïkovski: 1959-1963)

 

Lundi 06 juillet 2009 sur TF1 à 02H10

Gianni Schicchi (Puccini)

Opéra Garnier 2004, mise en scène Laurent Pelly, direction Seiji Osawa avec Patricia Ciofi, Alessandro Corbelli

     

Jeudi 09 juillet 2009 sur France 3 à 23H15

Richard Wagner : Le Crépuscule des Dieux Acte III

En léger différé du festival d'Aix en Provence
Mise en scène : Stéphane Braunschweig.
Avec l'Orchestre Philharmonique de Berlin dirigé par Sir Simon Rattle.
Avec Ben Heppner, Anne Sofie von Otter, Katarina Dalayman, Mikhaïl Petrenko, Gerd Grochowski, Emma Vetter.
 
Vendredi 10 juillet 2009 sur Arte à 21H40

Mozart: Idomeneo. Olivier Py, mise en scène

Opéra en direct du Festival d´Aix en Provence, théâtre de l´Archevêché.

Avec : Richard Croft (Idoménée), Yann Beuron (Idamante), Sophie Karthaüser (Ilia), Mireille Delunsch (Électre)

 

Dimanche 12 juillet 2009 sur Arte à 19H00

Sir Simon Rattle et l’Orchestre Philharmonique de Berlin. Concert du Nouvel an 2007 du Berliner Philharmoniker

   

 

Lundi 13 juillet 2009 sur Arte à 22H20

Musica- Maguy Marin, la danse cachée

   

 

Mercredi 15 juillet 2009 sur France 2 à 21H45

La Traviata (Verdi)

En direct des Chorégies d'Oranges, avec Patricia Ciofi, Marzio Giossi, direction Myung-Whun Chung

    

Dimanche 19 juillet 2009 sur Arte à 19H00

Evgueni Kissin (Verbier Festival 2007)

 

Lundi 27 juillet 2009 sur Arte à 22H45

Dialogues: le compositeur Valentin Silvestrov

 

 

Mardi 28 juillet 2009 sur France 2 à 00H40

Lucia di Lammermoor (Donizetti)

Avec Patrizia Ciofi (Lucia di Lammermoor), Marie-Nicole Lemieux (Alisa), Rolando Villazon (Edgardo), Roberto Frontali (Enrico).

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Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique

Publié le 25 Juin 2009

Waltraud Meier et le Deutsches Symphonie-Orchester Berlin
Concert du 24 juin 2009 à la Salle Pleyel

Direction musicale Ingo Metzmacher
Deustches Symphonie-Orchester de Berlin

Claude Debussy La Mer
Richard Wagner Prélude et Mort d’Isolde
Gustav Malher Adagio de la symphonie n°10
Richard Strauss Quatre Derniers Lieder

Le sentiment de finitude se nourrit de lenteur et de recueillement, et que c’est beau lorsque sa messagère se libère de sa force passionnelle pour nous toucher par la seule délicatesse du mot.
Imperturbable lorsque l’orchestre se gonfle puis soudainement s’atténue comme pour lui servir d’écrin, Waltraud Meier est humble voix, moins opératique, mais profondément humaine, le regard en lien direct avec les auditeurs les plus proches
.

Waltraud Meier (Mort d'Isolde, Vier Letzte Lieder) à Pleyel

Un programme introspectif pour lequel Mer, Nuit et Mort trouvent leur représentation définitive en seconde partie, à travers deux ouvrages testamentaires aux couleurs «temps passé» du Deutsches Symphonie-Orchester de Berlin.

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