Publié le 10 Octobre 2026
Der Ring des Nibelungen - Götterdämmerung (Richard Wagner – Bayreuth, le 17 août 1876)
Répétition générale du 02 octobre 2026 et représentations du 08 et 11 octobre 2026
Opéra Bastille
/image%2F1429287%2F20261011%2Fob_6cb2bb_le-crepuscule-des-dieux-wilson-schage.jpg)
Siegfried Andreas Schager
Gunther Johannes Martin Kränzle
Hagen Mika Kares
Alberich Brian Mulligan
Gutrune, Dritte Norn Sinead Campbell Wallace
Waltraute Eve-Maud Hubeaux
Brünnhilde Tamara Wilson
Erste Norn, Aude Extrémo
Zweite Norm Marie-Andrée Bouchard-Lesieur
Flosshilde Katharina Magiera
Woglinde Margarita Polonskaya
Wellgunde Isabel Signoret
Direction Musicale Pablo Heras-Casado
Mise en scène Calixto Bieito (2026)
Nouvelle production
Diffusion en direct sur Paris Opera Play, la plateforme de l'Opéra de Paris, le dimanche 22 novembre 2026 à 14h
Synopsis
La prédiction
Siegfried et Brunnhilde se séparent après s’être échangés l’anneau et le cheval Grane.
Pendant ce temps, le destin s’assombrit pour Wotan. Il a ordonné à ses guerriers d’amonceler autour du Walhalla le bois du Frêne Universel, maintenant mort, avec lequel fut taillée sa lance. Les trois Nornes prédisent l’incendie de la résidence divine.
Le filtre d’oubli
En suivant le Rhin, Siegfried arrive au palais des Gibichungen. Il est accueilli par Gunther et son demi-frère Hagen qui garde le vœux secret de recouvrir l’anneau pour son père, Alberich. Il a auparavant déjà proposé une alliance qui assurera la gloire du royaume : le mariage de Gunther avec Brünnhilde et de Gutrune, sa sœur, avec Siegfried. Il remet alors un filtre à Gutrune qui a le pouvoir de faire oublier l’amour de toute femme. Siegfried le boit, s’éprend de son hôte, et fait serment d’amitié avec Gunther en lui promettant de conquérir pour lui la vierge du roc.
La trahison
Pendant ce temps, Brünnhilde voit arriver une de ses sœur, Waltraute, qui lui suggère de se débarrasser de l’anneau. Elle refuse. Siegfried survient sous les traits de Gunther (grâce au heaume magique), lui arrache l’anneau, et la garde pendant la nuit.
Cette même nuit, Alberich vient exhorter son fils à rester loyal à sa mission.
Au matin, le couple retourne au palais. Brünnhilde comprend la trahison, mais Siegfried jure d’être innocent et, dans un accès de désespoir, la vierge voue la lance de Hagen à la destruction du héros. Gunther se laisse convaincre de la nécessité de tuer Siegfried. Brünnhilde révèle alors que le dos est la partie vulnérable de son corps.
La mort de Siegfried
Le lendemain, une partie de chasse a été arrangée. Siegfried rencontre les ondines qui le préviennent de sa mort prochaine, mais il refuse de leur remettre l’anneau. Plus tard, il est rejoint par ses hôtes. Hagen lui fait boire un breuvage qui ranime sa mémoire et son récit du réveil de la vierge exacerbe le sentiment de trahison de Gunther. Hagen plante la lance dans le dos de Siegfried.
Le sacrifice de Brunnhilde
Au retour de la procession funèbre au palais, Gunther et Hagen se disputent l’anneau et ce dernier tue son frère. Au moment de s’emparer de l’anneau, Brünnhilde apparaît : les Filles du Rhin l’ont instruite de toute la vérité. Elle commande aux vassaux de dresser un bûcher sur lequel elle s’immolera et annonce la fin du Walhalla. Puis, elle plonge dans le bûcher avec Grane. Les flammes envahissent le palais, le consument, le Rhin déborde, éteignant le feu. Hagen se jette à l’eau pour récupérer l’anneau et se noie. Les survivants regardent avec crainte et émerveillement le Walhalla qui brûle avec les dieux.
Avec ce dernier volet, Calixto Bieito prouve à quel point il est toujours un metteur en scène qui compte dans le paysage lyrique en présentant une dernière journée du 'Ring' d'une percutante justesse de jeu et aussi d'une forte signifiance.
Devant une immense machine à tisser froidement métallique, image monumentale qui allie habilement la puissance technologique et l'une des conditions de la vie humaine moderne, rendue encore plus impressive sous les faisceaux lumineux semblant provenir d'un astre se levant au lointain, les trois nornes enroulent péniblement les câbles numériques de la connaissance, les cordes du destin, avant qu'ils ne se rompent, ce qui annonce un inéluctable obscurcissement du monde.
Puis, par un jeu de lumières et de rotation de cette unique pièce de décor, l’ombre d’une maison délabrée apparait.
Les retrouvailles de Siegfried et Brünnhilde débutent sur un ton badin en jouant à la fois de l'anneau, taillé telle une couronne, et de Grane, le cheval de bois de l'innocence, ce qui engendre une complicité presque hilarante entre Tamara Wilson et Andreas Schager, avant que ce dernier ne donne à Siegfried un visage moins léger, quittant ses vieux vêtements souillés du sang de Fafner pour un costume plus présentable, prêt à prendre le chemin vers les hautes sphères des Gibichungen.
Tableau d'une grande force dans sa manière sobre et efficace de représenter la vanité du pouvoir humain, une large table entourée de chaises en cuir s'étire devant un immense écran renvoyant une image de cieux nuageux, possiblement les symptômes d’un monde en guerre, comme si nous étions dans le bureau d'un grand directeur survolant le monde du haut de sa tour de verre.
Tout suggère ici le vide absolu autour de ce lieu dominateur.
Avec son autorité de velours noir, Mika Kares fait vivre un Hagen fabuleux, appuyé d'une présence magnétique éloquente fort bien incarnée, alors que Johannes Martin Kränzle, baryton de caractère très incisif, tout juste un peu plus prudent dans les aigus, se complet dans un jeu frénétique qui fait de Günther, le demi-frère de Hagen, un être fort instable mentalement.
Entourée de ces deux hommes ambitieux, Sinead Campbell Wallace offre à Gutrune une attitude initialement froide avant de révéler sa pleine sensibilité et, surtout, une ampleur vocale dramatique d’un beau métal qui lui donne une stature d’une rare noblesse dans ce rôle.
Toujours dans l’idée de saisir le spectateur par l’artificialité de ce monde numérique, Calixto Bieito révèle par un jeu d’illusion théâtrale la transparence de ce grand dispositif qui se métamorphose en une sorte d’immense grille électronique parcellée de veilleuses rouges au moment de retrouver Brünnhilde.
En lambeaux, Waltraute surgit vêtue d'une tenue post-apocalyptique, comme si elle avait survécu au cataclysme provoqué par Wotan à la fin de ‘La Walkyrie’, bien que gravement brûlée.
Le jeu épileptique effrayant qu'obtient Calixto Bieito de la part d'Eve-Maud Hubeaux augmente la dimension tragique de son intervention, une véritable urgence théâtrale que la mezzo-soprano française appuie de son grand sens déclamatoire avec sa voix moins chargée de noirceur que d'autres interprètes, mais spectaculairement nerveuse.
Ce qui est très intéressant dans la progression dramatique, est de voir comment Tamara Wilson prend d'abord de haut sa partenaire afin d'extirper de Brünnhilde un sentiment de mépris vis-à-vis de sa sœur, ce qui la rend antipathique, pour ensuite se retrouver face à un Andreas Schager, vocalement assombri afin de se faire passer pour Günther sous l'emprise du filtre d'oubli, qui, à son tour, se prend à humilier sa partenaire en lui reprenant l'anneau.
Cette scène est traitée comme si Brünnhilde était une jeune femme qui se retrouvait face à son d'amour d'enfance devenu un homme feignant la maturité avec une insensibilité visant à lui détruire le cœur.
Le second acte recèle moins de surprises en terme de jeu, même si Calixto Bieito maintient les artistes sur un haut niveau d'incarnation, mais débute par une fascinante projection d'images de salles de concert, de théâtres et de cathédrales au style expressionniste et se déformant au fil de la musique évanescente et dépressive de l'ouverture, magnifiques chefs-d’œuvre architecturaux témoins de la puissance d'un monde sur le point de disparaître totalement.
Ce qui s'admire le plus est la capacité du metteur en scène à utiliser les ombres du décor pivot générées par les différents axes de projections de lumières pour l'élargir et atteindre même les parois de l'avant-scène et de la salle, afin d'intégrer celle-ci dans la scénographie.
Excellent de par sa verve maîtrisée, le chœur n'est pas inutilement animé, mais la façon de faire avancer très lentement les vassaux vers la fosse d'orchestre au moment des noces de Gunther et Brünnhilde, telle une force sortie de l'ombre, leur donne une présence feutrée bien ancrée.
La dernière partie est dominée par la valeur esthétique de sa vidéographie. La mémoire de Siegfried altérée par le filtre se trouve explosée en une multitude de vignettes multicolores aspirées dans les limbes d'un trou noir, la métaphore du nihilisme qui entoure le mystère de l'anneau.
Ces visions se déroulent en surplomb d'une scène de repas préalablement préparée par les trois filles du Rhin, telles des maîtresses de maison bourgeoises, Siegfried n'étant que la victime attendue de cette cérémonie, véritable traquenard digne d'un roman d'Agatha Christie, où tous espèrent récupérer l'anneau, y compris Alberich - Brian Mulligan est toujours aussi génial à traduire la folie mentale du nain - ainsi que les nornes convoquées pour l'occasion.
Marie-Andrée Bouchard-Lesieur (Zweite Norn), Andreas Schager (Siegfried) et Brian Mulligan (Alberich)
De ce grand tableau, on ne peut s’empêcher de voir un coup de canif passé aux grands repas de famille faussement amicaux, où les enjeux de pouvoir se cachent sous des jeux de piques entre convives.
Isabel Signoret (Wellgunde), Andreas Schager (Siegfried), Mika Kares (Hagen), Johannes Martin Kränzle (Gunther), Katharina Magiera (Flosshilde), Marie-Andrée Bouchard-Lesieur (Zweite Norn) et Brian Mulligan (Alberich)
Après s'être livré avec un enjouement délirant à ce parcours vers les cimes tout au long de la soirée, Andreas Schager, dont on ne cesse d'être ébloui par son assurance vocale et ses éclats très francs qui sont l’exemple même de l'engagement artistique en ce qu'il a de plus extrême, au risque de trop éprouver sa voix, ce qui s'entend subrepticement, joue avec chacun des invités avant que son Siegfried sans peur ne finisse assassiner sur la table toute en longueur, et ne laisse la place à la grande scène finale que Tamara Wilson chantera en abandonnant l'anneau, jeté seul au sol, avec une fraîcheur et une luminosité vocale à la hauteur du personnage enfantin que lui fait dessiner Calixto Bieito depuis le début, et allégé de toute solennité lorsqu'elle s'éloigne en tournoyant comme emportée dans les remous ténébreux du Rhin.
En effet, elle démontre à quel point elle est capable de faire de son corps bien en chair un moteur théâtral que bien des chanteurs n'ont pas, comme si elle tirait son inspiration de ses interactions vives avec les différents protagonistes, les colorations de son timbre de voix changeant sans discontinuité harmonique, avec une capacité à brillamment profiler le son de façon vaillante, mais aussi en induisant des intonations plus attendries qui dépeignent au final un personnage haut en couleur et d'une résistance à toute épreuve.
Émane ainsi de son interprétation de Brünnhilde une pureté que l'on n'entend pas souvent, y compris sur la grande scène de Bayreuth.
Et à cette distribution émérite, l'impressionnante noirceur d'ébène d'Aude Extrémo et le dramatisme de Marie-Andrée Bouchard-Lesieur, toutes deux nornes associées à Sinead Campbell Wallace, ainsi que l'unité vocale des trois filles du Rhin tenues par Katharina Magiera, Margarita Polonskaya et Isabel Signoret, apportent un contrepoint parfaitement inséré à la coloration d'ensemble du drame.
Enfin, aux commandes de l'Orchestre de l'Opéra national de Paris, Pablo Heras Casado se démarque de la direction qu'il avait tenu pour les premiers volets en choisissant des tempi plus lents, au dramatisme peu appuyé, créant surtout une tissure ondoyante aux timbres ambrés d'une subtile finesse et parcellée d'éclats des vents, mais sans jamais rechercher l'effet par trop flamboyant.
Brian Mulligan, Sinead Campbell Wallace, Mika Kares, Tamara Wilson, Andreas Schager, Johannes Martin Kränzle et Eve-Maud Hubeaux
S'entendent également au fil de la représentation une progressivité dans l'intensité orchestrale et une précision d’orfèvre acérée à dessiner les lignes mélodiques une fois la plénitude de geste atteinte. Très attentif aux chanteurs, il les soutient pour en faire les véritables moteurs du drame, renforçant de fait leur mise en valeur opérée par Calixto Bieito depuis le début de ce 'Ring' empreint de névroses technologiques.
Il en résulte un accueil chaleureux de la part du public pour le chef d'orchestre espagnol, et une impatience à retrouver son compatriote de la direction scénique lors des saluts du Festival 'Ring' prévu au mois de novembre prochain.
/image%2F1429287%2F20261010%2Fob_49f3b4_le-crepuscule-des-dieux-wilson-schage.jpg)
/image%2F1429287%2F20261010%2Fob_31379f_le-crepuscule-des-dieux-wilson-schage.jpg)
/image%2F1429287%2F20261010%2Fob_7155e7_le-crepuscule-des-dieux-wilson-schage.jpg)
/image%2F1429287%2F20261010%2Fob_d5f789_le-crepuscule-des-dieux-wilson-schage.jpg)
/image%2F1429287%2F20261010%2Fob_d29b39_le-crepuscule-des-dieux-wilson-schage.jpg)
/image%2F1429287%2F20261011%2Fob_41a483_le-crepuscule-des-dieux-wilson-schage.jpg)
/image%2F1429287%2F20261010%2Fob_cf279b_le-crepuscule-des-dieux-wilson-schage.jpg)
/image%2F1429287%2F20261010%2Fob_183e1b_le-crepuscule-des-dieux-wilson-schage.jpg)
/image%2F1429287%2F20261010%2Fob_54ff1a_le-crepuscule-des-dieux-wilson-schage.jpg)
/image%2F1429287%2F20261010%2Fob_ce4e5f_le-crepuscule-des-dieux-wilson-schage.jpg)
/image%2F1429287%2F20261010%2Fob_fc57d2_le-crepuscule-des-dieux-wilson-schage.jpg)
/image%2F1429287%2F20261010%2Fob_9d4991_le-crepuscule-des-dieux-wilson-schage.jpg)
/image%2F1429287%2F20261010%2Fob_cd468a_le-crepuscule-des-dieux-wilson-schage.jpg)
/image%2F1429287%2F20261010%2Fob_f369bf_le-crepuscule-des-dieux-wilson-schage.jpg)
/image%2F1429287%2F20261010%2Fob_1f04c4_le-crepuscule-des-dieux-wilson-schage.jpg)
/image%2F1429287%2F20261010%2Fob_ebaf43_le-crepuscule-des-dieux-wilson-schage.jpg)
/image%2F1429287%2F20261010%2Fob_9c2e15_le-crepuscule-des-dieux-wilson-schage.jpg)
/image%2F1429287%2F20261010%2Fob_c2d3af_le-crepuscule-des-dieux-wilson-schage.jpg)
/image%2F1429287%2F20261004%2Fob_39ba4f_antigone-alan-lucien-oyen-theatre-d.jpg)
/image%2F1429287%2F20261004%2Fob_f18ceb_antigone-alan-lucien-oyen-theatre-d.jpg)
/image%2F1429287%2F20261004%2Fob_158874_antigone-alan-lucien-oyen-theatre-d.jpg)
/image%2F1429287%2F20261004%2Fob_8b6061_antigone-alan-lucien-oyen-theatre-d.jpg)
/image%2F1429287%2F20261004%2Fob_52d546_antigone-alan-lucien-oyen-theatre-d.jpg)
/image%2F1429287%2F20261004%2Fob_8507ab_antigone-alan-lucien-oyen-theatre-d.jpg)
/image%2F1429287%2F20261004%2Fob_ac6350_antigone-alan-lucien-oyen-theatre-d.jpg)
/image%2F1429287%2F20261004%2Fob_579cbc_antigone-alan-lucien-oyen-theatre-d.jpg)
/image%2F1429287%2F20261004%2Fob_7121ee_antigone-alan-lucien-oyen-theatre-d.jpg)
/image%2F1429287%2F20261004%2Fob_02bdcd_antigone-alan-lucien-oyen-theatre-d.jpg)
/image%2F1429287%2F20260930%2Fob_42d295_fondtv3.jpg)
/image%2F1429287%2F20260930%2Fob_6eb850_l-oiseau-de-feu-au-louvre.jpg)
/image%2F1429287%2F20260930%2Fob_1007c0_dame-de-pique-bso.jpg)
/image%2F1429287%2F20260930%2Fob_eacf96_la-passagere-weinberg-capitole.jpg)
/image%2F1429287%2F20260930%2Fob_863145_operavision-arte.png)
/image%2F1429287%2F20260929%2Fob_b66d2a_macbeth-sannikova-isaev-chen-dumoussau.jpg)
/image%2F1429287%2F20260929%2Fob_bca38a_macbeth-sannikova-isaev-chen-dumoussau.jpg)
/image%2F1429287%2F20260929%2Fob_a7fd42_macbeth-sannikova-isaev-chen-dumoussau.jpg)
/image%2F1429287%2F20260929%2Fob_47bb72_macbeth-sannikova-isaev-chen-dumoussau.jpg)
/image%2F1429287%2F20260929%2Fob_c7e86c_macbeth-sannikova-isaev-chen-dumoussau.jpg)
/image%2F1429287%2F20260929%2Fob_e7d304_macbeth-sannikova-isaev-chen-dumoussau.jpg)
/image%2F1429287%2F20260929%2Fob_106165_macbeth-sannikova-isaev-chen-dumoussau.jpg)
/image%2F1429287%2F20260920%2Fob_5d4674_hamlet-osborn-zaharia-schonwandt-warl.jpg)
/image%2F1429287%2F20260920%2Fob_6ca008_hamlet-osborn-zaharia-schonwandt-warl.jpg)
/image%2F1429287%2F20260920%2Fob_adadb3_hamlet-osborn-zaharia-schonwandt-warl.jpg)
/image%2F1429287%2F20260920%2Fob_d7792f_hamlet-osborn-zaharia-schonwandt-warl.jpg)
/image%2F1429287%2F20260920%2Fob_ff7f94_hamlet-osborn-zaharia-schonwandt-warl.jpg)
/image%2F1429287%2F20260920%2Fob_c0526a_hamlet-osborn-zaharia-schonwandt-warl.jpg)
/image%2F1429287%2F20260920%2Fob_89f64f_hamlet-osborn-zaharia-schonwandt-warl.jpg)
/image%2F1429287%2F20260920%2Fob_6513cf_hamlet-osborn-zaharia-schonwandt-warl.jpg)
/image%2F1429287%2F20260920%2Fob_0bbe46_hamlet-osborn-zaharia-schonwandt-warl.jpg)
/image%2F1429287%2F20260920%2Fob_edcac4_hamlet-osborn-zaharia-schonwandt-warl.jpg)
/image%2F1429287%2F20260920%2Fob_57ed22_hamlet-osborn-zaharia-schonwandt-warl.jpg)
/image%2F1429287%2F20260920%2Fob_69d286_hamlet-osborn-zaharia-schonwandt-warl.jpg)
/image%2F1429287%2F20260920%2Fob_8f19fb_hamlet-osborn-zaharia-schonwandt-warl.jpg)
/image%2F1429287%2F20260920%2Fob_cbfdb1_hamlet-osborn-zaharia-schonwandt-warl.jpg)
/image%2F1429287%2F20260920%2Fob_a699c3_hamlet-osborn-zaharia-schonwandt-warl.jpg)
/image%2F1429287%2F20260920%2Fob_fa5b08_hamlet-osborn-zaharia-schonwandt-warl.jpg)
/image%2F1429287%2F20260920%2Fob_75deeb_hamlet-osborn-zaharia-schonwandt-warl.jpg)
/image%2F1429287%2F20260920%2Fob_f7fc15_hamlet-osborn-zaharia-schonwandt-warl.jpg)
/image%2F1429287%2F20260920%2Fob_b34f4c_hamlet-osborn-zaharia-schonwandt-warl.jpg)
/image%2F1429287%2F20260920%2Fob_9c0ff2_hamlet-osborn-zaharia-schonwandt-warl.jpg)
/image%2F1429287%2F20260920%2Fob_8ac843_hamlet-osborn-zaharia-schonwandt-warl.jpg)
/image%2F1429287%2F20260920%2Fob_53e006_hamlet-osborn-zaharia-schonwandt-warl.jpg)
/image%2F1429287%2F20260915%2Fob_e749bd_goetterdaemmerung-kent-nagano-dresdner.jpg)
/image%2F1429287%2F20260915%2Fob_e5da57_goetterdaemmerung-kent-nagano-dresdner.jpg)
/image%2F1429287%2F20260915%2Fob_3ed1e5_goetterdaemmerung-kent-nagano-dresdner.jpg)
/image%2F1429287%2F20260915%2Fob_9f1fc6_goetterdaemmerung-kent-nagano-dresdner.jpg)
/image%2F1429287%2F20260915%2Fob_550deb_goetterdaemmerung-kent-nagano-dresdner.jpg)
/image%2F1429287%2F20260915%2Fob_1c87c9_goetterdaemmerung-kent-nagano-dresdner.jpg)
/image%2F1429287%2F20260915%2Fob_7d60c0_goetterdaemmerung-kent-nagano-dresdner.jpg)
/image%2F1429287%2F20260915%2Fob_5358ed_goetterdaemmerung-kent-nagano-dresdner.jpg)
/image%2F1429287%2F20260915%2Fob_22b57f_goetterdaemmerung-kent-nagano-dresdner.jpg)
/image%2F1429287%2F20260915%2Fob_57ea8d_goetterdaemmerung-kent-nagano-dresdner.jpg)
/image%2F1429287%2F20260915%2Fob_4bad27_goetterdaemmerung-kent-nagano-dresdner.jpg)
/image%2F1429287%2F20260913%2Fob_58d5ca_le-cercle-des-poetes-disparus-gallai.jpg)
/image%2F1429287%2F20260913%2Fob_1099c3_le-cercle-des-poetes-disparus-gallai.jpg)
/image%2F1429287%2F20260913%2Fob_dd2348_le-cercle-des-poetes-disparus-gallai.jpg)
/image%2F1429287%2F20260913%2Fob_3228dc_le-cercle-des-poetes-disparus-gallai.jpg)
/image%2F1429287%2F20260913%2Fob_38878e_le-cercle-des-poetes-disparus-gallai.jpg)
/image%2F1429287%2F20260913%2Fob_33a806_le-cercle-des-poetes-disparus-gallai.jpg)
/image%2F1429287%2F20260913%2Fob_59a515_le-cercle-des-poetes-disparus-gallai.jpg)
/image%2F1429287%2F20260913%2Fob_a1856d_le-cercle-des-poetes-disparus-gallai.jpg)
/image%2F1429287%2F20260910%2Fob_daba1d_perle-noire-meditions-pour-josephine.jpg)
/image%2F1429287%2F20260910%2Fob_71f505_perle-noire-meditions-pour-josephine.jpg)
/image%2F1429287%2F20260910%2Fob_a3be1d_perle-noire-meditions-pour-josephine.jpg)
/image%2F1429287%2F20260910%2Fob_db41c7_perle-noire-meditions-pour-josephine.jpg)
/image%2F1429287%2F20260910%2Fob_2c190f_perle-noire-meditions-pour-josephine.jpg)
/image%2F1429287%2F20260910%2Fob_16b7f6_perle-noire-meditions-pour-josephine.jpg)
/image%2F1429287%2F20260910%2Fob_40be52_perle-noire-meditions-pour-josephine.jpg)
/image%2F1429287%2F20260906%2Fob_24f482_the-met-orchestra-yannick-nezet-se.jpg)
/image%2F1429287%2F20260906%2Fob_13e859_the-met-orchestra-yannick-nezet-se.jpg)
/image%2F1429287%2F20260906%2Fob_b042e1_the-met-orchestra-yannick-nezet-se.jpg)
/image%2F1429287%2F20260906%2Fob_83a006_the-met-orchestra-yannick-nezet-se.jpg)
/image%2F1429287%2F20260906%2Fob_1fc53d_the-met-orchestra-yannick-nezet-se.jpg)
/image%2F1429287%2F20260903%2Fob_04144e_the-met-orchestra-yannick-nezet-se.jpg)
/image%2F1429287%2F20260903%2Fob_6a8535_the-met-orchestra-yannick-nezet-se.jpg)
/image%2F1429287%2F20260903%2Fob_81a81e_the-met-orchestra-yannick-nezet-se.jpg)
/image%2F1429287%2F20260903%2Fob_e98734_the-met-orchestra-yannick-nezet-se.jpg)
/image%2F1429287%2F20260903%2Fob_385a79_the-met-orchestra-yannick-nezet-se.jpg)