Publié le 19 Juillet 2026

Die Walküre (Richard Wagner – Munich, le 26 juin 1870)
Représentations du 01 et 04 juillet 2026
Münchner Opernfestspiele
Bayerische Staatsoper (München)

Siegmund Joachim Bäckström
Hunding Ain Anger
Wotan Nicholas Brownlee
Sieglinde Irene Roberts
Brünnhilde Miina-Liisa Värelä
Fricka Ekaterina Gubanova
Helmwige Dorothea Herbert
Gerhilde Julie Adams
Ortlinde Elene Gvritishvili
Waltraute Claudia Mahnke
Siegrune Niina Keitel
Rossweiße Christina Bock
Grimgerde Natalie Lewis
Schwertleite Noa Beinart

Direction musicale Vladimir Jurowski
Mise en scène Tobias Kratzer (2026)

Coproduction Gran Teatre del Liceu, Barcelona
Oper für alle live - 04 Juillet 2026

Le 11e Ring Munichois, depuis la production de Karl Bruillot créée en 1878, poursuit son développement au Münchner Opernfestspiele 2026 avec le volet le plus célèbre, ‘Die Walküre’, confié au regard d’une magnifique sensibilité de Tobias Kratzer.

Die Walküre (ms Tobias Kratzer) - Acte I - Photo Monika Rittershaus

Die Walküre (ms Tobias Kratzer) - Acte I - Photo Monika Rittershaus

Alors que nous achevions le prologue ‘Das Rheingold’ avec l’avènement d’une nouvelle religion d’apparence nettement factice, cette première journée débute classiquement de nuit dans une maison plutôt moderne et d’aspect chaleureux, isolée dans une forêt de conifères.

Hunding, voué au culte des Dieux, dépose un bélier au pied d’une stèle dédiée à Fricka, et un retable miniature semblable à celui révélé lors de la montée au Walhalla trône dans la pièce principale de sa résidence. Il y surprend Siegmund et Sieglinde, et Ain Anger, bien que dorénavant marqué par le temps, imprime au chef de clan une indéniable stature et une autorité vocale rustre.

Ain Anger (Hunding), Irene Roberts (Sieglinde) et Joachim Bäckström (Siegmund) - Photo Monika Rittershaus

Ain Anger (Hunding), Irene Roberts (Sieglinde) et Joachim Bäckström (Siegmund) - Photo Monika Rittershaus

Tobias Kratzer s’attache à montrer la nature arriérée de Hunding dans son rapport à sa femme, et, surtout, développe la relation entre le frère et la sœur à travers une magnifique réminiscence de leur enfance représentée par une vidéo en noir et blanc qui les montre, dans leur jeunesse, très attachés à la relation avec leur père, Wotan. L’émotion induite par ces images de bonheur familial devient aussi forte que la relation d’amour entre les deux jumeaux – un émouvant parallèle est réalisé avec leur proximité d’enfance -, que, par ailleurs, le metteur en scène cherche à protéger de la morale en les rendant inconscients de leur lien de parenté au moment de leur relation charnelle.

Le Bayerische Staatsoper, le 04 juillet 2026

Le Bayerische Staatsoper, le 04 juillet 2026

Joachim Bäckström se révèle ainsi un Siegmund très convaincant de par la stabilité de sa ligne de chant, sa jeunesse et une solide tenue de souffle, alors qu’Irene Roberts est une Sieglinde de toute beauté, fougueuse et enflammée au timbre subtilement ambré et sensuel, d’une intensité rebelle qui se maintiendra jusqu’au dernier acte, y compris lors des saluts où elle manifestera un enthousiaste débordant et fort communicatif.

De petites touches humoristiques sont omniprésentes, y compris dans la scène avec Notung qui devient ici une épée cachée parmi d’autres auxquelles se mêlera même un sabre laser issu de la mythique trilogie ‘Starwars‘.

Miina-Liisa Värelä (Brünnhilde) et Nicholas Brownlee (Wotan) - Photo Monika Rittershaus

Miina-Liisa Värelä (Brünnhilde) et Nicholas Brownlee (Wotan) - Photo Monika Rittershaus

Le second acte, censé débuter au Walhalla, se poursuit dans le même lieu, ce qui peut initialement perturber la compréhension, mais Tobias Kratzer utilise tous les éléments disponibles pour renforcer sa lecture. Ainsi voit-on Wotan se lamenter de la fin de la domination des Dieux devant le retable de Hunding brisé par Siegmund et Sieglinde, alors que la cruauté de Fricka s’exprime par sa manière d’éviscérer méticuleusement le bélier offert par son adepte.

Il s’agit aussi d’illustrer le constat que dans toute religion il y a la justification de la nécessité de tuer, que ce soit par le sacrifice ou par l'élimination de tout ce qui est considéré comme hérétique, ce qui est inconcevable pour bien des gens, qu’ils soient croyants ou pas.

Une très belle scène s’en suit lorsque Brünnhilde et son père quittent la maison de Hunding pour poursuivre leur échange, la vidéo en transparence donnant l’impression de voir les arbres défiler tout au long de la marche en forêt jusqu’à une petite chapelle pillée qui ne sera pas épargnée des jeunes voleurs, symptôme d’une époque ne respectant plus les croyances. C’est dans cette même forêt que Siegmund et Sieglinde retrouveront leur maison d’origine brûlée, et où, finalement, le fils de Wotan perdra la vie, sous le regard ravi de Fricka.

Nicholas Brownlee (Wotan)

Nicholas Brownlee (Wotan)

Il semblerait que les chanteurs ne soient véritablement arrivés à bien investir leurs personnages respectifs qu’à partir de la représentation du 04 juillet, celle du 01 juillet montrant encore un jeu un peu hésitant, particulièrement pour Miina-Liisa Värelä qui, engoncée dans un costume à l’ancienne qui vise à railler les vieilles représentations des Dieux - tout en satisfaisant les attentes des publics les plus conservateurs, ce qui est très astucieux -, ne se libère totalement qu'au dernier acte avec une excellente résilience vocale, toujours fascinante à entendre y compris par l’énergie physique qu’elle engage.

Nicholas Brownlee domine naturellement le plateau en chantant avec un impact sonore phénoménal et en maintenant constamment une unité de timbre même dans les moments les plus impulsifs, mais aussi de par ses qualités théâtrales qui usent d'impressionnantes intonations vocales.

Irene Roberts (Sieglinde) et Ekaterina Gubanova (Fricka)

Irene Roberts (Sieglinde) et Ekaterina Gubanova (Fricka)

Ekaterina Gubanova est une excellente surprise car, même si elle donne l’impression de trop se consumer dans tant de rôles wagnériens qu’elle défend à travers le monde, de Vienne à New-York, elle offre une caractérisation fine et très expressive de Fricka avec ce grand art du chant déclamé qui évoque beaucoup celui de Waltraud Meier, et qu’elle souligne de subtils traits de noirceur fort touchants.

Nicholas Brownlee (Wotan) - Photo Monika Rittershaus

Nicholas Brownlee (Wotan) - Photo Monika Rittershaus

A l’instar de la séquence vidéo de course à cheval à travers Paris qu’il avait réalisé au dernier acte du ‘Faust’ de Charles Gounod représenté à l’Opéra Bastille en mars 2021, Tobias Kratzer réitère au dernier acte de ‘Die Walküre’ une chevauchée filmée à travers Munich, la cité de création de l’ouvrage, où les Walkyries deviennent des agents de la brigade équestre de la ville, l’une pilotant même un hélicoptère de police en clin d’œil au film de Francis Ford Coppola ‘Apocalypse Now’, mais sans l’ambiguïté morbide du film.

Cette grande scène humoristique démythifie totalement la célèbre ouverture et participe donc aussi à l’entreprise de déconstruction des anciennes religions auxquelles Richard Wagner est lui même associé. Les plus puristes des wagnériens n’accepteront d’ailleurs pas de voir leurs idoles autant banalisées.

Nicholas Brownlee (Wotan) et Miina-Liisa Värelä (Brünnhilde)

Nicholas Brownlee (Wotan) et Miina-Liisa Värelä (Brünnhilde)

Choc visuel fort apprécié par les spectateurs, le retour des corps accidentés récupérés aux quatre coins de la ville se déroule dans la Königssaal de l’opéra de Munich, lieu de pouvoir et d’origine des filles de Wotan où les corps de figurants totalement nus sont nettoyés par des Walkyries exaltées avant que ceux-ci ne se relèvent pour être habillés en guerriers et ne rejoignent l’armée constituée par Wotan - séquence qui ressemble beaucoup à celle qu’avait imaginé Günter Krämer à l’Opéra Bastille en mai 2010 -.

Menée sobrement, la scène d’adieu entre Wotan et Brünnhilde se conclura par une dernière entorse au récit mythologique lorsque Loge, joué par un figurant ressemblant à Sean Pannikar, intervient pour allumer nonchalamment une bougie devant le corps de la Walkyrie, la scène d’embrassement révèlant la maison d’enfance de Siegmund et Sieglinde incendiée par Fricka et le dieu du feu, un sens du récit qui clôt habilement la question du drame initial en faisant de Fricka la véritable instigatrice de la déchéance morale des Dieux.

Joachim Bäckström, Irene Roberts, Miina-Liisa Värelä, Vladimir Jurowski, Nicholas Brownlee et Ekaterina Gubanova

Joachim Bäckström, Irene Roberts, Miina-Liisa Värelä, Vladimir Jurowski, Nicholas Brownlee et Ekaterina Gubanova

Geste fluide, élancé et nerveux dans les attaques, Vladimir Jurowski laisse ressortir une approche détaillée qui montre une attention à ne pas exacerber exagérément les passages les plus spectaculaires, tout en privilégiant une clarté musicale qui bénéficie aux instrumentistes.

Il se met au service d'une dramaturgie qui tient compte de l’intimiste si bien développé par Tobias Kratzer, mais il parait moins libre que lorsque qu'il dirige le répertoire d’après guerre, bien que, lors de la représentation du 04 juillet, il réussit à déployer pleinement l'orchestre wagnérien dans tout l'espace sonore de la salle.

C’est avec grande impatience que l’attente se porte désormais sur ‘Siegfried’, seconde journée prévue à l’automne prochain, pour voir si de nouvelles pistes vont être tracées sur la destinée qui attend ce monde autodestructeur.

Spectateurs attendant sur Max-Joseph Platz le début de la représentation sur grand écran de 'Die Wälküre' du 04 juillet 2026

Spectateurs attendant sur Max-Joseph Platz le début de la représentation sur grand écran de 'Die Wälküre' du 04 juillet 2026

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Publié le 11 Juillet 2026

Der Besuch der alten Dame (Gottfried von Einem – 23 mars 1971, Wiener Staatsoper, Vienne)
Représentation du 03 juillet 2026
Gärntnerplatztheater - Munich

Claire Zachanassian Sophie Rennert
Gatte VII von Claire Zachanassian Tobias Giesecke
Butler Norbert Ernst
Toby Dieter Fernengel 
Roby Christoph Mack
Koby Caspar Krieger
Loby Juan Carlos Falcón
Alfred Ill Ludwig Mittelhammer
Alfred Ills Frau Frances Lucey
Alfred Ills Tochter Anna-Katharina Tonauer
Alfred Ills Sohn Gyula Rab
Bürgermeister Wolfgang Ablinger-Sperrhacke
Pfarrer Timos Sirlantzis
Lehrer Matija Meić
Arzt Jeremy Boulton
Polizist Levente Páll
Erste Frau Yoojin Lee
Zweite Frau Tamara Obermayr
Hofbauer Paul Schweinester
Helmesberger Juho Stén
Zugführer / Kameramann Holger Ohlmann
Bahnhofsvorstand Thomas McGowan
Puppenspielerin (Dame) Manuela Linshalm
Puppenspieler (Dame, Panther) Angelo Konzett
Kondukteur Algın Özcan
Eine Stimme Thomas Hohenberger
Kunstturner Christian Roggenkamp                     
        Wolfgang Ablinger-Sperrhacke

Direction musicale Michael Balke
Mise en scène Nikolaus Habjan (2026)

Compositeur autrichien peu joué hors des pays germaniques, Gottfried von Einem mériterait d'être mieux reconnu dans le reste de l'Europe - et particulièrement en France - ne serait-ce que pour son premier chef-d’œuvre, 'La Mort de Danton', qui fut joué à l'opéra de Bordeaux en mai 1965.

Inspiré d'une comédie satirique de Friedrich Dürrenmatt, 'Der Besuch der alten Dame', créée à Zurich le 29 janvier 1956 et représentée en février 2014 au théâtre du Vieux-Colombier de la Comédie Française dans une mise en scène de Christophe Lidon, 'La Visite de la vieille Dame' appartient à la même catégorie d'ouvrages que celle de 'Gianni Schicchi' de Giacomo Puccini ou bien 'Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny' de Kurt Weill qui abordent la question de la corruption des valeurs et des idéaux de la société moderne par l'argent.

Manuela Linshalm (Puppenspielerin Dame) et Ludwig Mittelhammer (Alfred Ill) - Photo : Markus Tordik

Manuela Linshalm (Puppenspielerin Dame) et Ludwig Mittelhammer (Alfred Ill) - Photo : Markus Tordik

Dans cette pièce, une vieille dame, Claire Zachanassian, revient dans son village d'origine, Güllen, une fois devenue milliardaire. Elle est obsédée par son envie de vengeance vis-à-vis de celui qu'elle a aimé dans sa jeunesse, Alfred, et qui l'a abandonnée quand elle lui révéla être enceinte de lui.

Elle propose aux villageois un deal imparable, un milliard contre la tête d'Alfred! Il y aura bien un refus immédiat de façade, mais la perspective de pouvoir s’abstraire d'une vie médiocre va progressivement s'emparer des âmes des habitants et les pousser à l'acte. Ainsi, au fur et à mesure que les jours passent, Alfred observe les habitants s'acheter vêtements et objets de luxe à crédit, ce qui ne lui laisse aucun doute sur l'idée qui germe dans la tête de chacun.

La salle du Gärntnerplatztheater

La salle du Gärntnerplatztheater

Si l'on souhaite faire une comparaison avec la scène parisienne, le Gärntnerplatztheater est un théâtre de près de 900 places d'une capacité d'accueil intermédiaire entre celles de l'Athénée Théâtre Louis-Jouvet et de la salle Favart de l'Opéra Comique. C'est donc absolument épatant de voir la qualité de la production présentée ce soir, aussi bien sur le plan scénique, musical que théâtral.

Le village est représenté par un fascinant ensemble de petits bâtiments mobiles, maisonnettes, magasins, entrepôts, église, reconfigurables et nimbés d'un ensemble de jeux de lumières qui rappellent un peu l'ambiance des films expressionnistes du cinéma allemand des années 30 par la façon de décomposer l'architecture de la ville en multiples facettes de toutes les nuances de gris possibles.

Scène de corruption finale de 'Der Besuch der alten Dame'

Scène de corruption finale de 'Der Besuch der alten Dame'

Malgré le nombre important d'intervenants, majoritairement autrichiens, il est assez aisé de suivre leur évolution, leurs portraits étant dessinés avec humour. C'est cependant le personnage de Claire Zachanassian qui capte toute l'attention, car cette vieille dame est incarnée par la mezzo-soprano Sophie Rennert et par deux talentueux marionnettistes, Manuela Linshalm et Angelo Konzett, totalement dévoués à animer la marionnette grandeur nature au visage grossi sous une chevelure rousse au front dégarni. Le talent à faire mouvoir les lèvres de cette dernière au fil du chant est effarant de précision, et son masque blanc évoque plus ou moins consciemment le personnage du Joker de 'Batman' qui, comme elle, intervient dans une société pour la déstabiliser et révéler sa véritable nature. 

Inspiré dès son adolescence par le travail du marionnettiste australien Neville Tranter, Nikolaus Habjan consacre sa vie à introduire dans ses mises en scène ce théâtre très humain de la marionnette ('Obéron' - Bayerische Staatsoper 2017, 'Fidelio' - Wiener Staatsoper 2025), et, à nouveau, il réalise une dynamisation particulièrement saisissante en réussissant à donner un caractère fort au personnage monstrueux de Claire, alors que la couleur rouge recouvre progressivement le gris de chacun des villageois.

Sophie Rennert (Claire Zachanassian), Manuela Linshalm (Puppenspielerin Dame) et Angelo Konzett (Panther) - Photo : Markus Tordik

Sophie Rennert (Claire Zachanassian), Manuela Linshalm (Puppenspielerin Dame) et Angelo Konzett (Panther) - Photo : Markus Tordik

On pourrait penser que Sophie Rennert serait réduite à un rôle effacé, mais en réalité se ressent une grand affinité dans sa relation à son double, d'autant plus qu'elle s'en détache régulièrement lorsqu'il s'agit d'incarner la jeune femme qu'était Claire auparavant tout en exhalant une expressivité très naturelle, notamment dans le registre aigu, ainsi qu'une grande sensibilité dans son duo avec Alfred en seconde partie, qui est une sorte de réminiscence du sentiment amoureux, avant que le visage de la vengeance ne refasse surface avec la fermeté la plus inflexible.

Dans cet ouvrage, nous sommes véritablement dans l'humain en ce qu'il a de plus profond et de plus contradictoire, en posant toujours cette question irrésolue qui est le rapport de l'amour à la destruction. Et pour celles et ceux qui connaissent la mise en scène de 'Der Fliegender Holländer' par Dmitri Tcherniakov au Festival de Bayreuth, le lien avec un ouvrage tel que celui de 'Der Besuch der alten Dame' n'en est que plus évident, car il y est aussi question du retour d'un homme dans son village d'enfance pour y régler ses comptes.

Der Besuch der alten Dame (Rennert Balke Habjan) Gärntnerplatztheater

Ainsi, beaucoup de vitalité se dégage de ces chanteurs unis par la destinée du village de Güllen, avec des caractéristiques très diverses qui vont de l'Alfred impeccable du baryton allemand Ludwig Mittelhammer, plus nouvelle victime qu'ancien salaud tel qu'il le dessine dans son interprétation qui vise à attendrir son ancienne amante, jusqu'au pasteur très oscillant de Timos Sirlantzis, ou au maire de la ville clairement déclamé de Wolfgang Ablinger-Sperrhacke, un artiste fortement associé au rôle de Mime dans le Ring de Richard Wagner, qui sait toujours paraître sympathique même dans une situation comme celle de 'Der Besuch der alten Dame' où il va devoir couvrir un meurtre.

Ludwig Mittelhammer et Sophie Rennert

Ludwig Mittelhammer et Sophie Rennert

Dans la fosse d'orchestre, Michael Balke s'empare sans complexe de cette partition foisonnante aux gros traits qui tire le plus grand caractère des différents instruments en imposant parfois une présence percussive qui submerge le plateau, car l'écriture musicale cherche à imprimer de manière forte les sonorités de la nature et le mélange de coloris que représente la foule du village. Toutes les personnalités en sont rehaussées comme si l'orchestre était leur corps dans ce qu'il a de plus pétri, mais il y a aussi des changements d'ambiance où les âmes cherchent à s'entrelacer et à fixer le temps.

Sans réserve, chapeau bas pour ce spectacle qui ne peut laisser qu'une trace indélébile de par sa façon de parler de l'humain avec une vérité acérée.

Le Gärntnerplatztheater

Le Gärntnerplatztheater

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Publié le 6 Juillet 2026

Of one Blood (Brett Dean – 10 mai 2026,
Bayerische Staatsoper)
Représentation du 29 juin 2026
Bayerische Staatsoper - Münchner Opernfestspiele 2026

Elizabeth Tudor, Queen of England Johanni van Oostrum
Mary Stuart, Queen of Scots Vera-Lotte Boecker
Female Consort I Seonwoo Lee
Female Consort II Mirjam Mesak
Female Consort III Lotte Betts-Dean
Female Consort IV Meg Brilleslyper
Female Consort V / Jane Kennedy Freya Apffelstaedt
Male Consort I / Lord Darnley Michael Butler
Male Consort II Joel Williams
Male Consort III / Rizzio Andrew Hamilton
Male Consort IV / Scottish Lord I Armand Rabot
Male Consort V / Scottish Lord II / Executioner Paweł Horodyski
Solo-Cembalo Mahan Esfahani                              
Vera-Lotte Boecker et Vladimir Jurowski

Direction musicale Vladimir Jurowski
Mise en scène Claus Guth (2026)

Création mondiale, commandée par le Bayerische Staatsoper, le Santa Fe Opera, le Garsington Opera et le State Opera South Australia

Après ‘Hamlet’ qui fut créé en 2017 au Festival de Glyndebourne sous la direction de Vladimir Jurowski, ‘Of one Blood’ de Brett Dean est le second opéra du compositeur australien à connaitre les honneurs de la scène.

Pour celles et ceux qui ont valeureusement souffert la redoutable production de ‘Maria Stuarda’ de Gaetano Donizetti mise en scène par Ulrich Rasche au Festival de Salzburg au cours de l’été 2025, cette création leur permet de se confronter à une version historiquement informée de la relation entre Elizabeth Tudor et Mary Stuart – le livret est élaboré par Heather Betts, artiste peintre et épouse du compositeur, sur la base de documents avérés -, et donc d’éprouver une autre approche que celle purement belcantiste.

Johanni van Oostrum (Elizabeth I) et Vera-Lotte Boecker (Mary Stuart) - Photo Monika Rittershaus

Johanni van Oostrum (Elizabeth I) et Vera-Lotte Boecker (Mary Stuart) - Photo Monika Rittershaus

Le premier enjeu de cette œuvre est donc de promouvoir un genre d’opéra ‘instructif’ qui recherche le vrai dans les rapports humains qu’il fait revivre, tout en laissant planer le flou des connaissances historiques.

Et sur ce point, il s’agit indubitablement d’une réussite, car beaucoup de force se dégage de cette opposition entre les deux reines. Les deux portraits sont notamment dépeints en leur associant une cour, cinq femmes pour Mary, cinq lords pour Elizabeth, qui vont influencer les perceptions de chacune d’elles.

Johanni van Oostrum (Elizabeth I) - Photo Monika Rittershaus

Johanni van Oostrum (Elizabeth I) - Photo Monika Rittershaus

En première partie, le livret présente la relation sans véritable amour entre Mary Stuart et Lord Darnley, alors qu’elle est enceinte de lui. Par jalousie, ce dernier fait assassiner l’ami loyal de son épouse, Rizzio, ce dont Elizabeth sera informée. La cour de cette dernière lui rapporte cependant que Mary Stuart la pense impliquée dans le meurtre de Rizzio. Mais à Édimbourg, depuis la naissance du fils de Mary, James, l’entourage envisage d’éliminer Darnley et passe à l’acte, Mary semblant indifférente au sort de ce dernier.

A Londres, Mary Stuart est présentée comme l’instigatrice du meurtre de son époux, mais Elizabeth se méfie, dans un premier temps, de la rumeur, alors que le peuple écossais considère, lui, qu’il ne peut plus faire confiance à sa reine.

Johanni van Oostrum (Elizabeth I) et Vera-Lotte Boecker (Mary Stuart) - Photo Monika Rittershaus

Johanni van Oostrum (Elizabeth I) et Vera-Lotte Boecker (Mary Stuart) - Photo Monika Rittershaus

La seconde partie se déroule 19 ans plus tard, lorsque James est devenu adulte alors que Mary est en résidence surveillée en Angleterre depuis 12 ans après y être venue chercher protection. Son fils la déconsidère, ce dont elle se désespère, mais, plus grave, l’entourage d’Elizabeth insinue que son règne sera l’objet de conspirations tant que sa cousine sera en vie.

Les différences entre elle et Mary deviennent saillantes, celle-ci se présentant comme la défenseuse de la religion catholique, alors qu’Elizabeth se porte garante de l’intégralité territoriale de l’Angleterre, sans avoir besoin d’avoir un homme auprès d’elle.

Au nom de Dieu, Mary consent à donner l’ordre de se débarrasser d’Elizabeth, ce que va apprendre la reine d’Angleterre, ne lui laissant plus le choix que d’ordonner l’exécution de sa cousine pour laquelle sa foi devient sa seule espérance.

Vera-Lotte Boecker (Mary Stuart) - Photo Monika Rittershaus

Vera-Lotte Boecker (Mary Stuart) - Photo Monika Rittershaus

Pour raconter cette relation antagoniste, Brett Dean a composé une musique qui suggère, en première partie, une tension permanente, avec beaucoup d’effets dans les cisaillements des cordes, une rythmique nerveuse, mais pas véritablement de différenciation sensible entre Elizabeth et Mary. C’est surtout à la caractérisation psychologique de ces deux femmes par le texte que l’on s’attache, ainsi qu’à leur traitement vocal qui met bien en valeur les forces de ces deux artistes.

Corsetée dans le rôle d'Elizabeth, la soprano sud-africaine Johanni van Oostrum fait valoir un très beau timbre aux noirceurs suaves qui ne sont pas sans rappeler la sensualité émouvante de Karita Mattila, avec toutefois plus de clarté.

Cette rondeur, présente même dans les grands moments de tension, s’oppose ainsi à l’écriture plus abrupte réservée à Mary pour laquelle la soprano allemande Vera-Lotte Boecker est amenée à affronter des aigus redoutables, tout en dressant un portrait d’un grand aplomb théâtral.

Johanni van Oostrum et Vera-Lotte Boecker

Johanni van Oostrum et Vera-Lotte Boecker

En seconde partie, l’écriture orchestrale se révèle plus élaborée avec de larges descriptions très raffinées de paysages sonores dont Vladimir Jurowski se délecte à en tisser précieusement les moindres motifs, à développer d'irréelles textures scintillantes, sans que l’on n'arrive toutefois à comprendre en quoi ces atmosphères sont spécifiques à l’enjeu émotionnel de cette histoire. Les références aux madrigaux monteverdiens ressemblent plutôt à des figures de style, mais la superbe écriture qui mixe les différents ensembles de chœurs lors de la scène de jugement et d’exécution est probablement le sommet de la partition, et démontre un vrai talent à entrelacer les différents courants vocaux.

Michael Butler, Johanni van Oostrum, Vladimir Jurowski, Vera-Lotte Boecker et Seonwoo Lee

Michael Butler, Johanni van Oostrum, Vladimir Jurowski, Vera-Lotte Boecker et Seonwoo Lee

Sur scène, Claus Guth approche ce drame en situant le mausolée de l'abbaye de Westminster dédié aux deux reines dans une pièce blanche d'une très grande froideur, où deux majestueuses tombes sont soumise à des excavations archéologiques, probablement pour montrer qu'il s'agit d'une recherche de vérité et d'une analyse de ce qui s'est réellement produit il y a 450 ans.

C'est surtout l'efficacité du maniement des symboles qui marque l'imaginaire, tel ce chapiteau ornemental noir qui agit bien plus qu'un simple élément décoratif, tant il représente le destin qui pèse sur les deux femmes, et qui, fusionné à une impressionnante séparation, elle aussi noire, prend la forme d'une immense croix frontale.

Claus Guth, Brett Dean et Heather Betts

Claus Guth, Brett Dean et Heather Betts

Cette scénographie très bien réglée intellectualise beaucoup cette rencontre fictive, qui n'eut lieu que pas correspondance, en stylisant la gestuelle afin de ne pas briser la concordance avec le rythme musical.

En pouvant compter sur un ensemble de chœurs très bien préparé, impressionnant de précision, voilà une proposition qui apporte beaucoup au spectateur en ce sens qu'elle permet d'associer un souvenir sensitif très fort à une relation historique qui comporte encore aujourd'hui de nombreuses zones d'ombre. Et le public, très attentif, fera honneur de bout-en-bout à cette interprétation théâtrale saisissante.

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Publié le 2 Juillet 2026

La conférence des oiseaux (Jan Krejčík) - Sous le soleil d’Abba (Benny Andersson & Björn Ulvaeus)
Représentation du 28 juin 2026
Ferme du Manet (Montigny-le-Bretonneux)

La Conférence des Oiseaux (Jan Krejčík)
Chœur d’enfants du conservatoire et de l’école de Paul Fort
Création mondiale

Sous le Soleil d’Abba (Benny Andersson & Björn Ulvaeus)
Arrangement de Jan Krejčík, Thibault Capelle et Delphine Bessat
Atelier Chœur en scène

Violon Virginie Turban
Flûte traversière Camille Afettouche
Clarinette Clément Pernoud Monedero
Violoncelle Carole Carrive
Percussions Yoann Demaiziere
Piano Davide Perrone                                   
                     Jan Krejčík

Direction musicale Jan Krejčík
Mise en scène et travail des rôles Joris Tartamella, Guy Lumbroso et Kénan Desaldeleer
Chorégraphie Chœur en scène Catherine Allix

Sur une commande de la ville de Montigny-le-Bretonneux et du Conservatoire municipal, le Concert des chœurs présente en cette fin de saison une création mondiale, ‘La Conférence des Oiseaux’, confiée au compositeur et chef d’orchestre tchèque, Jan Krejčík.

La conférence des oiseaux - Chœur d’enfants du conservatoire et de l’école de Paul Fort

La conférence des oiseaux - Chœur d’enfants du conservatoire et de l’école de Paul Fort

A partir de l’adaptation du poème original du poète persan Farid al-Din Attar que réalisa l’écrivain tchèque Peter Sís en 2011, Jan Krejčík a conçu un nouvel arrangement du texte de ‘La conférence des Oiseaux’ et, surtout, composé une musique originale pour violon, violoncelle, flûte traversière, clarinette, piano et une batterie de percussions.

Carole Carrive (Violoncelle), Camille Afettouche (Flûte traversière), Virginie Turban (Violon) et Clément Pernoud Monedero (Clarinette)

Carole Carrive (Violoncelle), Camille Afettouche (Flûte traversière), Virginie Turban (Violon) et Clément Pernoud Monedero (Clarinette)

Sous les regards de 400 spectateurs venus en familles, ce ne sont pas moins de 70 très jeunes élèves de l’école de Paul Fort qui, ensemble, racontent en chantant l’histoire de ces oiseaux partis en quête de leur roi sous la conduite d’une huppe.

Par moment, la batterie semble comme entraîner les choristes dans une marche décidée, mais l’écriture musicale se révèle polymorphe, créant des ambiances intimistes, comme chez Debussy, ou induisant une forme de gravité mélancolique dans le chant des enfants qui évoque celle que l’on retrouve dans les ouvrages slaves. Ce mélange d’influences musicales est tout aussi stimulante pour les chanteurs que pour les auditeurs qui éprouvent ainsi une écriture contemporaine et personnelle.

La conférence des oiseaux - Jan Krejčík et le Chœur d’enfants du conservatoire et de l’école de Paul Fort

La conférence des oiseaux - Jan Krejčík et le Chœur d’enfants du conservatoire et de l’école de Paul Fort

Deux récitantes placées côté cour racontent les épreuves que doivent traverser le groupe d’oiseaux, mais au fur et à mesure que les questionnements s’enchaînent, il apparaît de plus en plus clair que les enfants traversent toutes sortes de vallées pour être mis à l’épreuve. Les leçons de vie qu’ils en tirent deviennent le cœur d’une réflexion  sur le sens que l’on donne aux choses et aux évènements qui nous arrivent tels, par exemple, le rapport que l’on peut avoir au regard des autres, la nécessité de faire des choix pour avancer, ou bien la question de la place de chacun dans le monde.

Ces jeunes choristes, regards tournés vers Jan Krejčík qui les coordonne avec bienveillance et fixité, impressionnent pas le conséquent travail de mémorisation et d’harmonisation qu’ils ont du fournir tout le long de cette année, tout en restant spontanés dans leur façon de faire face au public.

La conférence des oiseaux - Chœur d’enfants du conservatoire et de l’école de Paul Fort

La conférence des oiseaux - Chœur d’enfants du conservatoire et de l’école de Paul Fort

Changement de répertoire en seconde partie avec ‘Sous le soleil d’Abba’, une adaptation de la comédie musicale ‘Mamma Mia’ composée de 12 tubes du groupe suédois qui marquèrent la fin des années 70, ‘The Winner Takes It All’, ‘Money, Money, Money’, ‘Gimme ! Gimme ! Gimme !’, ‘Voulez-vous’, ou bien ‘I have a dream’, qui seront interprétés cette fois par dix adolescents de l’Atelier Chœur en scène.

Sous le Soleil d'Abba - Atelier Chœur en scène

Sous le Soleil d'Abba - Atelier Chœur en scène

Jan Krejčík, Thibault Capelle et Delphine Bessat ont réorchestré la musique d’Abba, et si les scènes parlées sont jouées en français, les chansons sont, elles, brillamment interprétées en anglais et avec aisance.

Sous le Soleil d'Abba - Jan Krejčík et l'Atelier Chœur en scène

Sous le Soleil d'Abba - Jan Krejčík et l'Atelier Chœur en scène

Loin d’être poussive, la chorégraphie très entraînante de Catherine Allix permet de mettre en valeur les chanteurs et chanteuses dans leur capacité à se mouvoir très librement tout en sourires, alors que leurs qualités vocales se révèlent aussi avec délice.

Sous le Soleil d'Abba - Atelier Chœur en scène

Sous le Soleil d'Abba - Atelier Chœur en scène

C’est ainsi à un véritable bain de fraîcheur que l’on est invité à assister, et tous ces jeunes chanteurs peuvent se sentir très fiers et heureux d’avoir pu ainsi donner le meilleur d’eux-mêmes à la réussite de ce spectacle très émouvant car, inévitablement, il renvoie aussi à la jeunesse des spectateurs qui connurent cette fin de période des années d'insouciance disco.

Jan Krejčík (compositeur et chef d'orchestre) et Davide Perrone (Piano)

Jan Krejčík (compositeur et chef d'orchestre) et Davide Perrone (Piano)

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Publié le 30 Juin 2026

Programme Juillet-Août 2026 Lyrique et Musique (Télévision & Streaming)

Chaînes publiques

Vendredi 03 juillet 2026 sur France 4 à 21h00
Requiem de Mozart - Théâtre Antique d'Orange

Vendredi 03 juillet 2026 sur France 4 à 22h20
Carmina Burana - Théâtre Antique d'Orange

Vendredi 03 juillet 2026 sur France 4 à 23h30
Entre duel et duo - Jean-François Zygel & André Manoukian, concert au festival Les Baux Pianos

Dimanche 05 juillet 2026 sur France 3 à 01h25
360 (Mehdi Kerkouche)

Dimanche 05 juillet 2026 sur Arte à 01h30
Jonas Kaufmann et Ludovic Tézier chantent Verdi

Dimanche 05 juillet 2026 sur France 5 à 14h40
Entre duel et duo - Jean-François Zygel & André Manoukian, concert au Théâtre des Taillades

Dimanche 05 juillet 2026 sur Arte à 18h55
Mantoue en musiques - Avec Lea Desandre

Mardi 07 juillet 2026 sur Arte à 03h10
Jakub Jozef Orlinski - Music for a While

Vendredi 10 juillet 2026 sur France 4 à 21h00
Une nuit d'opéra sous les étoiles de Provence

Vendredi 10 juillet 2026 sur France 4 à 22h35
Les Musicales du Luberon - Mozart 1791

Vendredi 10 juillet 2026 sur France 4 à 23h35
La flûte enchantée (Mozart) - Théâtre des Champs-Elysées (ms Klapisch)

Samedi 11 juillet 2026 sur Arte à 22h30
La flûte enchantée (Mozart) - Festival d'Aix-en-Provence 2026

Dimanche 12 juillet 2026 sur France 3 à 00h30
Les clefs de l'orchestre de Jean-François Zygel - La Moldau de Smetana

Dimanche 12 juillet 2026 sur Arte à 01h40
Leif Ove Andsnes interprète Mozart

Dimanche 12 juillet 2026 sur Arte à 18h55
Lang Lang interprète Camille Saint-Saëns - Concerto pour piano n° 2

Lundi 13 juillet 2026 sur France 2 à 21h10
Le Concert de Paris 2026

Lundi 13 juillet 2026 sur France 2 à 23h25
Le Concert de Paris 2025

Mardi 14 juillet 2026 sur France 4 à 21h00
Musiques en fête 2026

Mardi 14 juillet 2026 sur France 4 à 23h25
Musiques en fête 2025

Mercredi 15 juillet 2026 sur France 4 à 01h40
Requiem de Mozart - Théâtre Antique d'Orange

Mercredi 15 juillet 2026 sur France 4 à 03h00
Les clefs de l'orchestre de Jean-François Zygel - La Moldau de Smetana

Vendredi 17 juillet 2026 sur France 3 à 01h00
Requiem de Mozart - Théâtre Antique d'Orange

Dimanche 19 juillet 2026 sur France 5 à 14h25
Möbius Morphosis ( Ballet de Rachid Ouramdane et la Compagnie XY)

Dimanche 19 juillet 2026 sur Arte à 18h55
Varsovie en musiques - Le palais sur l'eau

Mardi 21 juillet 2026 sur France 4 à 21h00
Le Concert de Paris 2026

Mardi 21 juillet 2026 sur France 4 à 22h30
L'orchestre de chambre du festival Pablo Casals de Prades

Mardi 21 juillet 2026 sur Arte à 22h30
La flûte enchantée (Mozart) - Festival d'Aix-en-Provence 2026

Mardi 21 juillet 2026 sur France 4 à 23h55
Notre sacre (Bianca Li)

Vendredi 24 juillet 2026 sur France 3 à 00h25
Don Giovanni (Mozart) - Capitole de Toulouse

Vendredi 24 juillet 2026 sur France 5 à 21h00
Renaud Capuçon aux Chorégies d'Orange

A compléter ultérieurement

Programme Juillet-Août 2026 Lyrique et Musique (Télévision & Streaming)

Mezzo et Mezzo HD

Mercredi 01 juillet 2026 sur Mezzo à 20h30
'L'Enchanteresse' de Tchaïkovski à l'Opéra de Francfort

Vendredi 03 juillet 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Puccini : Manon Lescaut - Opéra de Monte-Carlo

Samedi 04 juillet 2026 sur Mezzo à 20h30
John Adams : Nixon in China - Opéra de Paris

Dimanche 05 juillet 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Janácek : Káta Kabanová - Festival de Salzbourg

Lundi 06 juillet 2026 sur Mezzo à 20h30
Le roi de la valse : Johann Strauss père et fils

Mardi 07 juillet 2026 sur Mezzo à 23h00
Karlsson: Fanny and Alexander - La Monnaie / De Munt, Bruxelles

Mercredi 08 juillet 2026 sur Mezzo à 20h30
Johann Strauss II : La Chauve-souris - Opéra Royal de Wallonie-Liège

Vendredi 10 juillet 2026 sur Mezzo HD à 21h00
'Le nozze di Figaro' de Mozart au Festival de Salzbourg

Vendredi 10 juillet 2026 sur Mezzo à 23h25
'Eugène Onéguine' de Tchaïkovski à la Monnaie de Bruxelles

Samedi 11 juillet 2026 sur Mezzo à 20h30
'Eugène Onéguine' de Tchaïkovski à la Monnaie de Bruxelles

Dimanche 12 juillet 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Lehár : The Merry Widow - Glyndebourne Festival

Lundi 13 juillet 2026 sur Mezzo à 20h30
David Oïstrakh, artiste du peuple ?

Mardi 14 juillet 2026 sur Mezzo à 22h35
Weinberg : La Passagère - Opéra national du Capitole, Toulouse

Mercredi 15 juillet 2026 sur Mezzo à 20h30
Donizetti : Lucrezia Borgia - Opéra Royal de Wallonie-Liège

Vendredi 17 juillet 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Haendel : Semele - Glyndebourne Festival

Vendredi 17 juillet 2026 sur Mezzo à 23h45
Chostakovitch : Le Nez - La Monnaie de Bruxelles

Samedi 18 juillet 2026 sur Mezzo à 20h30
Wagner : Das Rheingold - Opernhaus Zurich

Dimanche 19 juillet 2026 sur Mezzo HD à 21h00
'Adelaide di Borgogna' de Rossini à Pesaro

Lundi 20 juillet 2026 sur Mezzo à 20h30
Richter, l'énigme

Mardi 21 juillet 2026 sur Mezzo à 23h35
'L'Enchanteresse' de Tchaïkovski à l'Opéra de Francfort

Mercredi 22 juillet 2026 sur Mezzo à 20h30
Dalbavie: Mélancolie de la résistance - Staatsoper Berlin

Vendredi 24 juillet 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Puccini: La bohème - Glyndebourne Festival | mezzo.tv

Vendredi 24 juillet 2026 sur Mezzo à 23h20
John Adams : Nixon in China - Opéra de Paris

Samedi 25 juillet 2026 sur Mezzo à 20h30
Wagner : Die Walküre - Opernhaus Zurich

Dimanche 26 juillet 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Puccini : Turandot - Vérone

Lundi 27 juillet 2026 sur Mezzo à 20h30
Yehudi Menuhin, le violon du siècle

Mardi 28 juillet 2026 sur Mezzo à 23h35
Johann Strauss II : La Chauve-souris - Opéra Royal de Wallonie-Liège

Mercredi 29 juillet 2026 sur Mezzo à 20h30
Verdi : Un Ballo in maschera - Palau de les Arts, Valencia

Vendredi 31 juillet 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Mozart : La Flûte enchantée - Festival de Salzbourg

Vendredi 31 juillet 2026 sur Mezzo à 23h40
Mozart : Don Giovanni - Vicenza Opera Festival

Samedi 01 août 2026 sur Mezzo à 20h30
Rameau : Les Fêtes d'Hébé - William Christie, Les Arts Florissants

Dimanche 02 août 2026 sur Mezzo HD à 21h00
'Le nozze di Figaro' de Mozart au Festival de Salzbourg

Lundi 03 août 2026 sur Mezzo à 20h30
Dietrich Fischer-Dieskau : Dernières paroles

Mardi 04 août 2026 sur Mezzo à 23h40
Donizetti : Lucrezia Borgia - Opéra Royal de Wallonie-Liège

Mercredi 05 août 2026 sur Mezzo à 20h30
Beethoven: Fidelio - Dutch National Opera

Vendredi 07 août 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Janácek : Káta Kabanová - Festival de Salzbourg

Vendredi 07 août 2026 sur Mezzo à 23h25
Wagner : Das Rheingold - Opernhaus Zurich

Samedi 08 août 2026 sur Mezzo à 20h30
Bizet : Les Pêcheurs de perles - Opéra national du Capitole de Toulouse

Dimanche 09 août 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Donizetti : Maria Stuarda - Festival de Salzbourg

Mardi 11 août 2026 sur Mezzo à 23h15
Dalbavie: Mélancolie de la résistance - Staatsoper Berlin

Mercredi 12 août 2026 sur Mezzo à 20h30
artorio: L'Orfeo - Philippe Jaroussky - Opéra de Montpellier

Vendredi 14 août 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Puccini: Tosca - Arena di Verona

Vendredi 14 août 2026 sur Mezzo à 22h30
Wagner : Die Walküre - Opernhaus Zurich

A compléter ultérieurement

Programme Juillet-Août 2026 Lyrique et Musique (Télévision & Streaming)

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Operavision, Culturebox, Arte Concert etc...

                            Accès illimité dans le temps

Placido Domingo, l'homme aux mille vies

La Traviata (Chorégies d'Orange 2016) avec Domingo, Jaho, Meli

Le Requiem de Verdi (Chorégies d'Orange)

Le Barbier de Séville (Chorégies d'Orange 2018) avec Peretyatko, Sempey, Hotea

Roberto Alagna - Ma vie est un opéra

Le Royaume des Deux-Siciles (Roberto Alagna)

Patrick Dupond, un danseur chez les étoiles

Michaël Denard, le « prince » de l'Opéra de Paris

Le Lac des Cygnes, l'Ambitieux projet de Tchaïkovski

Maria Callas - Il était une voix

Body and Soul (Opéra national de Paris)

Dans les coulisses de Casse-Noisette

Dans les coulisses de Roméo et Juliette

Dans les coulisses de La Fille mal gardée

Dans les coulisses de Don Quichotte

Dans les coulisses de Mayerling

Martha Graham, danser avec l'âme

Accès Live à l'Opéra Bastille pour « Le Lac des Cygnes »

Accès live à l'Opéra Garnier dans les coulisses de « La Cenerentola »

                           Juillet 2026

Giacomo Puccini : Tosca (Arènes de Vérone 2023) jusqu'au 01 juillet 2026

Lucrezia Borgia (Théâtre National de Mannheim) jusqu'au 01 juillet 2026

La Force du Destin, une saison à la Scala jusqu'au 03 juillet 2026

Clivia (Theater Magdeburg) jusqu'au 09 juillet 2026

Gustave Charpentier : Louise Festival d'Aix-en-Provence jusqu'au 12 juillet 2026

Kiev, un opéra en guerre (1/4) - Danser pour résister jusqu'au 12 juillet 2026

Cerrone - Disco symphonique à la Philharmonie jusqu'au 16 juillet 2026

El barberillo de Lavapiés (Theater Basel) jusqu'au 16 juillet 2026

Zaïde ou le chemin de la lumière (Festival de Salzbourg 2025) jusqu'au 17 juillet 2026

Il barbiere di Siviglia (Opéra de chambre de Varsovie) jusqu'au 23 juillet 2026

L’occasione fa il ladro (MusikTheater an der Wien au Kammeroper Wien) jusqu'au 30 juillet 2026

                           Août 2026

Soirée Génération Opéra (Studio de l'Opéra Bastille) jusqu'au 01 août 2026

Orfeo ed Euridice (Teatro Regio di Parma) jusqu'au 06 août 2026

Asmik Grigorian (Festival de Salzbourg 2024) jusqu'au 07 août 2026

Cavalleria rusticana / Pagliacci (Opéra Orchestre National Montpellier Occitanie) jusqu'au 13 août 2026

Elīna Garanča chante Mahler (Festival de Lucerne 2025) jusqu'au 14 août 2026

Gala d'Opéra - Classic 2025 (Festival de Hanovre) jusqu'au 23 août 2026

Don Giovanni (Opéra Ballet des Flandres) jusqu'au 27 août 2026

Harnoncourt interprète “L’Orfeo” de Monteverdi - Le documentaire jusqu'au 27 août 2026

Elīna Garanča - My Playlist jusqu'au 28 août 2026

Concert du Nouvel An à la Fenice de Venise jusqu'au 31 août 2026

Resilient Man jusqu'au 31 août 2026

                           Septembre 2026

Masterclass avec Nicole Car (Opera for Peace) jusqu'au 07 septembre 2026

Carlo Vistoli (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 08 septembre 2026

Gala du centenaire de Victoria de los Angeles (Gran Teatre del Liceu) jusqu'au 08 septembre 2026

Kiev, un opéra en guerre (2/4) - Exister ou disparaître jusqu'au 12 septembre 2026

Malena Ernman : Terra Mater - Bayreuth Baroque 2025 jusqu'au 12 septembre 2026

Julia Leshneva & Franco Fagioli (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 15 septembre 2026

María de Buenos Aires (Deutsche Oper am Rhein) jusqu'au 15 septembre 2026

Francesco Cavalli : Pompeo Magno (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 16 septembre 2026

Gala de l'Opéra de Vienne 2025 jusqu'au 17 septembre 2026

Marina Viotti - Bayreuth Baroque 2025 jusqu'au 19 septembre 2026

L'Écume des jours (Opéra de Lille) jusqu'au 20 septembre 2026

Ponchielli : La Gioconda (Teatro San Carlo, Naples) jusqu'au 25 septembre 2026

La Grande Affabulation (Opéra Comique) jusqu'au 27 septembre 2026

JR, Damien Jalet & Thomas Bangalter : Chiroptera (Parvis du Palais Garnier) jusqu'au 30 septembre 2026

L'heure espagnole & Pulcinella (Opéra-Comique, Paris) jusqu'au 30 septembre 2026

                           Octobre 2026

Fidelio (Opéra national de Vienne) jusqu'au 03 octobre 2026

Fête Chorale à Nuremberg : Les voix du Monde jusqu'au 06 octobre 2026

Barbara Hannigan dirige Ligeti et Stravinsky jusqu'au 10 octobre 2026

A Myth (O. Festival for Opera. Music. Theatre.) jusqu'au 10 octobre 2026

Dorian Gray (Opéra de Poznań) jusqu'au 11 octobre 2026

Rodelinda (Garsington Opera) jusqu'au 17 octobre 2026

La Fiancée vendue (Teatro Real) jusqu'au 23 octobre 2026

                         Novembre 2026

Le Corsaire (Ballet national estonien) jusqu'au 01 novembre 2026

Fauteuils d'Orchestre jusqu'au 06 novembre 2026

Le Roi d'Ys (Opéra national du Rhin) jusqu'au 08 novembre 2026

Kiev, un opéra en guerre (3/4) - Exilés jusqu'au 14 novembre 2026

Medusa (La Monnaie / De Munt) jusqu'au 15 novembre 2026

Festival de piano de la Ruhr 2024 jusqu'au 22 novembre 2026

Così fan tutte (Opéra d'État hongrois) jusqu'au 23 novembre 2026

Les trois ballets de Stravinsky (Théâtre des Champs-Elysées) jusqu'au 25 novembre 2026

Pascal Rophé dirige Berio, Mahler et Gísladóttir avec Stéphane Degout jusqu'au 28 novembre 2026

I Lituani (Opéra national de Lituanie) jusqu'au 29 novembre 2026

                         Décembre 2026

Le grand concert des pyramides avec Fatma Saïd jusqu'au 11 décembre 2026

Roméo et Juliette (Teatro dell’Opera di Roma) jusqu'au 12 décembre 2026

Tannhäuser (Théâtre national croate de Zagreb) jusqu'au 19 décembre 2026

Le cinéma de John Williams (Indiana Jones, E.T., Star Wars..) jusqu'au 19 décembre 2026

Fauteuils d'orchestre (Natalie Dessay et Laurent Naouri) jusqu'au 22 décembre 2026

Béjart, 3 regards jusqu'au 22 décembre 2026

La Belle au Bois dormant (Opéra national de Paris) jusqu'au 25 décembre 2026

Concert du nouvel an de l'Orchestre national de France (Radio France) jusqu'au 30 décembre 2026

Casse-Noisette (Nouveau théâtre national de Tokyo) jusqu'au 31 décembre 2026

   

                          Janvier 2027

Samson (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2027

Madame Butterfly (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2027

Francis Lai : Love Story, Un homme et une femme (Auditorium de Radio France) jusqu'au 30 janvier 2027

                        Février 2027

Kiev, un opéra en guerre (4/4) - Transmettre jusqu'au 08 février 2027

Eugène Onéguine au Palais Garnier jusqu'au 09 février 2027

Haendel : airs allemands (Festival de musique sacrée de Madrid 2024) jusqu'au 11 février 2027

Robert Schumann : Le Paradis et la Péri (La Seine musicale) jusqu'au 17 février 2027

                        Mars 2027

Les Sentinelles (Opéra de Bordeaux) jusqu'au 09 mars 2027

                        Avril 2027

Les saisons de la danse (Max Richter) jusqu'au 08 avril 2027

Albéric Magnard : Guercœur (Opéra national du Rhin, Strasbourg) jusqu'au 21 avril 2027

                         Mai 2027

Dialogues des Carmélites (Opéra de Rouen) jusqu'au 05 mai 2027 

                         Juin 2027

Humo (Ballet flamenco de Rafaela Carrasco) jusqu'au 02 juin 2027

Antonia Bembo : Ercole Amante (Opéra de Paris) jusqu'au 09 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 1 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 2 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 3 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 4 jusqu'au 16 juin 2027

                         Juillet 2027

"Louise" de Charpentier au Festival d'Aix-en-Provence jusqu'au 09 juillet 2027 

Jules Massenet : Werther (Opéra Comique, Paris) jusqu'au 22 juillet 2027 

Pascal Dusapin : Antigone (Philharmonie de Paris) jusqu'au 28 juillet 2027

Rituel - Millepied & Boulez, Stravinsky, Bartók jusqu'au 29 juillet 2027 

 

                       Octobre 2027

Le couronnement de Poppée par l’Ensemble I Gemelli jusqu'au 03 octobre 2027

                         Janvier 2028

John Williams : E.T. l'extra-terrestre (Auditorium de Radio France) jusqu'au 18 janvier 2028

                         Mars 2028

Adieu l'Opéra (Opéra national de Paris) jusqu'au 16 mars 2028

                         Avril 2028

Wartime Elegy - Ballet national d'Ukraine  jusqu'au 01 avril 2028

Baldassare Galuppi : L'uomo femina (Opéra de Rouen) jusqu'au 25 avril 2028

                         Juin 2028

Dream Requiem - Rufus Wainwright (Radio France) jusqu'au 13 juin 2028

 

                         Août 2028

Tchaïkovski : La Pucelle d'Orléans (Opéra national des Pays-Bas, Amsterdam) jusqu'au 01 août 2028

                         Septembre 2028

La grande affabulation à l'Opéra Comique jusqu'au 24 septembre 2028

                         Novembre 2028

Saburo Teshigawara, Sayaka Shoji & Rihoko Sato au château de Champlâtreux (Sur Mesure) jusqu'au 17 novembre 2028

Mikko Franck dirige Dutilleux, Mahler et Strauss (chant Marie-Nicole Lemieux) jusqu'au 21 novembre 2028

                         Décembre 2028

Carolyn Carlson : Midnight Souls - Palais des Papes, Avignon jusqu'au 15 décembre 2028

                         Mars 2029

Chelsea Zurflüh & Jonathan Tetelman (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Elīna Garanča chante Carmen (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Klaus Florian Vogt chante Mozart, Wagner et Strauss (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Stjepan Hauser joue Bach et Morricone (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Golda Schultz, Rolando Villazón et Ludovic Tézier (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

                     Juillet 2029

Finale du concours Voix des Outre-mer 2026 jusqu'au 20 juillet 2029

                      Septembre 2029

Arthur Honegger : Le Roi David Avec Amira Casar et Lambert Wilson jusqu'au 25 septembre 2029

                      Juillet 2030

John Neumeier : Casse-noisette (Ballet de Hambourg) jusqu'au 28 juin 2030

                      Mars 2031

Noureev (Ballet de Kirill Serebrennikov et Yuri Possokhov) jusqu'au 30 mars 2031

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Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique

Publié le 14 Juin 2026

Nisi Dominus - Salve Regina - Stabat Mater -
Dixit Dominus (Haendel, Vivaldi)
Concert du 11 juin 2026
Théâtre des Champs-Elysées

Haendel Nisi Dominus (1707, Rome)
Vivaldi  Concerto a la rustica RV 151 (~1724, Venise)
              Stabat Mater RV 621 (1712, Brescia)
Haendel Salve Regina Hwv 241 (1707, Rome)
              Dixit Dominus Hwv 232 (1707, Rome)

Sopranos Song Hee Lee, Lydia Hoen Thore
Alto Monika Jägerová
Contre ténor Arnaud Gluck
Ténors Petr Nekoranec, Clément Pottier
Basse Trevor Eliot Bowes

1er violon invitée Rachel Podger

Direction musicale Marc Minkowski
Les Musiciens du Louvre                                         
         Marc Minkowski

Si les plus célèbres œuvres spirituelles en latin d’Antonio Vivaldi, ‘Gloria’ et ‘Magnificat’ sont régulièrement à l’affiche du Théâtre des Champs-Élysées, ce n’est pas le cas de son ‘Stabat Mater’ qui n’avait plus été interprété sur cette scène depuis décembre 2005, avec, à l’époque, la participation de Vesselina Kasarova.

Marc Minkowski et les Musiciens du Louvre présentent ce soir un programme centré sur cette œuvre particulièrement profonde en l’entourant d’œuvres religieuses de Haendel, toutes composées en 1707 à Rome lors de sa période de formation italienne, dont les rares ‘Nisi Dominus’ et ‘Salve Regina’.

Nisi Dominus - Salve Regina - Stabat Mater (Minkowski) Champs-Élysées

En introduction, le psaume 127 ‘Nisi Dominus aedificaverit domum’ nous ramène aux prémisses du ‘Messie’ que composera Haendel 35 ans plus tard. Sans surprise avec Marc Minkowski, la lecture orchestrale est énergique, les cordes vibrant suffisamment pour rendre un agréable brillant, et deux des dix choristes se démarquent d’emblée, Petr Nekoranec, ténor d’une belle projection au timbre chaud bien affirmé, et le contre ténor Arnaud Gluck, originaire de Limoges, à l’élégie angélique.

Rachel Podger, première violon invitée, est impeccable de finesse dans son jeu de correspondances avec les solistes, surtout que la texture de son violon d’Antonio Pazarini (Gênes, 1739) révèle beaucoup d’authenticité.

Rachel Podger (première violon)

Rachel Podger (première violon)

Puis, la vivacité vivaldienne du ‘Concerto a la rustica’, une pièce créée au même moment que ‘Les quatre saisons’, induit un effet d’étourdissement virtuose avant que les auditeurs ne soient littéralement plongés dans la haute suavité du ‘Stabat Mater’, une commande de l’église Santa Maria della Pace de Brescia que la contralto tchèque Monika Jägerová va interpréter avec un sens poignant du recueillement intérieur, son beau timbre sombre étant doué d’une douceur moirée d’un effet enjôleur quand elle pose de délicats traits de noirceur.

Nous nous retrouvons à l’entracte tous saisis par la puissance sereine et la force thérapeutique d’un tel rendu musical qui met chacun dans un plein bien-être, alors que dans le ‘Stabat Mater’ il est pourtant question d’une souffrance qui est ici magnifiée.

Monika Jägerová - ‘Stabat Mater’ de Vivaldi

Monika Jägerová - ‘Stabat Mater’ de Vivaldi

En seconde partie, le ‘Salve Regina’ de Haendel met en avant la soprano danoise Lydia Hoen Tjore et sa très agréable manière d’alléger sa voix dans les aigus et de les faire vaguer avec finesse en s’adressant à Marie, avant que la pièce d’ampleur ‘Dixit Dominus’ ne fasse à nouveau place à la ferveur d’ensemble du chœur, dont les qualités de chaque individualités peuvent se distinguer.

Le duo de Song Hee Lee et Lydia Hoen Thore dans ‘De torrente in Via Bibet’, qui vient écarter pour un moment l’élan choral, crée à nouveau un voile aérien mêlant leurs deux timbres clairs pour libérer ce moment méditatif très apaisant.

Song Hee Lee et Lydia Hoen Thore - ‘Dixit Dominus’ de Haendel

Song Hee Lee et Lydia Hoen Thore - ‘Dixit Dominus’ de Haendel

Dans toute sa simplicité, mais avec la sagesse de celui qui prépare l’avenir, Marc Minkowski prendra le temps au final d’accorder sa reconnaissance à chacun des musiciens et solistes - il laissera même le ténor bordelais Clément Pottier quitter momentanément le chœur pour montrer sa dextérité à diriger, avec une célérité étourdissante, une reprise orchestrale -, façon de préparer le passage aux nouvelles générations et d’augurer un avenir inspirant.

Nisi Dominus - Salve Regina - Stabat Mater (Minkowski) Champs-Élysées

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Publié le 1 Juin 2026

Depuis l’éclipse annulaire de Soleil du 03 octobre 2005, dont la ligne de centralité était passée au dessus de Madrid, plus aucune éclipse de Soleil n’avait touché le continent européen.

L’éclipse totale de Soleil du 12 août 2026 initie ainsi une série de quatre éclipses, deux totales et deux annulaires, qui croiseront l’Europe en quatre ans jusqu'en 2030, dont les trois premières en Espagne, et la dernière en Grèce et Bulgarie

La trajectoire de l'éclipse totale de Soleil du 12 août 2026 en Islande et Espagne. (C) Xavier Jubier : http://xjubier.free.f

La trajectoire de l'éclipse totale de Soleil du 12 août 2026 en Islande et Espagne. (C) Xavier Jubier : http://xjubier.free.f

Cette éclipse n’est pas la réplique de celle qui toucha la France le 11 août 1999, mais la reprise de celle qui pouvait être observée à la frontière de la Chine, de la Russie et de la Mongolie le 01 août 2008. En effet, les éclipses se répètent tous les 18 ans, 11 jours et 8 heures avec une légère modification de leur configuration à chaque fois.

En France, cette éclipse ne sera pas totale, mais elle restera un évènement, car il faudra attendre plus de 33 ans, jusqu’au 05 novembre 2059, pour qu’une éclipse ait un impact aussi fort sur le territoire.

Vue d'ensemble de la trajectoire de l'éclipse du 12 août 2026 - (C)  https://www.eclipseatlas.com/

Vue d'ensemble de la trajectoire de l'éclipse du 12 août 2026 - (C) https://www.eclipseatlas.com/

Cette éclipse totale va débuter dans la région polaire inhabitée du nord du kraï de Krasnoïarsk, en Russie, à 19h, heure de Paris, puis parcourra l’océan Arctique pour atteindre le Groenland à 19h12 où, possiblement, quelques dizaines de personnes situées dans des postes avancés pourront l’observer.

Puis, son ombre atteindra la façade ouest de l’Islande à 19h42, le village de pêcheurs Ólafsvík à 19h46 (où elle durera 2mn04), Reykjavik à 19h48 (où elle durera 1 mn), et poursuivra à travers l’Océan Atlantique pour atteindre le Nord-Ouest de l’Espagne un peu avant 20h27, jusqu’à Palma, aux Îles Baléares, à 20h31.

Eclipse de Soleil du 01 août 2008 observée à la frontière de la Mongolie et de la Chine (hauteur dans le ciel de 25°).

Eclipse de Soleil du 01 août 2008 observée à la frontière de la Mongolie et de la Chine (hauteur dans le ciel de 25°).

C’est bien sûr en Espagne que les conditions météorologiques seront statistiquement les plus favorables, même si l’on a pu constater en 2024 que le Québec était le meilleur endroit pour suivre l’éclipse de Soleil, à l’inverse de ce que les moyennes de couverture nuageuse laissaient penser.

Ainsi, à Oviedo, capitale de la province des Asturies, l’éclipse sera totale pendant 1mn et 48 secondes, à 10° au dessus de l’horizon, alors qu'elle durera 1mn et 39 secondes à Peníscola (province de Castellón) à 4° au dessus de l’horizon, et qu'à Palma il sera possible de profiter de 1mn et 36 secondes d'éclipse à 2° au dessus de l’horizon.

En cas d’absence de nuages, le spectacle sera absolument somptueux avec la couronne solaire dominant les paysages visibles à l’horizon.

A ce moment là, la Lune sera située à 366 370 km de distance de la Terre, ce qui rendra son diamètre apparent plus grand que celui du Soleil.

Durée de la totalité en Espagne - (C)  https://www.eclipseatlas.com/

Durée de la totalité en Espagne - (C) https://www.eclipseatlas.com/

Circonstances à Oviedo

Au centre d’Oviedo, le déroulement de l’éclipse comprendra quatre jalons importants :

1. A 19h31mn22s, heure locale, la Lune commencera à recouvrir le bord solaire, à 20° au-dessus de l’horizon Nord-Ouest.

2. 56 minutes plus tard, à 20h27mn06s, à 10° au-dessus de l’horizon, la Lune recouvrira entièrement le Soleil sous une spectaculaire couronne magnétique, laissant apparaître Vénus à 45° à gauche du Soleil, et Jupiter et Mercure à l’horizon à 15° à droite du Soleil. La vitesse de l’ombre au sol (300 km de largeur) sera de 7700 km/h.

3. Une minute et 48 secondes plus tard, à 20h28mn54s, la Lune commencera à se dégager de la surface solaire et le jour crépusculaire reviendra.

4. Enfin, à 21h21mn06s, la Lune aura totalement cessé d’occulter le Soleil qui se couchera 10 mn plus tard.

Circonstances de l’éclipse totale de soleil du 12 août 2026 en Espagne et impact en France

La situation en France

En France, c’est dans le sud-ouest que l’éclipse partielle aura l’effet le plus crépusculaire possible avec un taux de recouvrement du disque solaire par la Lune de 99,6 % à Hendaye, alors qu’au nord-est l’effet sera amoindri avec toutefois un taux de recouvrement de 89,8% à Strasbourg (voir tableau ci-dessous).

Selon votre localisation en France, l'éclipse partielle débutera entre 19h20 et 19h30, et le maximum sera atteint entre 20h15 et 20h30 toujours en fonction de votre localisation. Puis, il sera possible de suivre le dégagement du disque solaire jusqu'au coucher du Soleil, hormis à l'est, à Strasbourg, Metz et Lyon, où le Soleil se couchera avant la fin de la phase partielle.

L'utilisation de lunettes spéciales éclipse solaire est absolument obligatoire tout au long du phénomène.

Villes Horaire du début de l'éclipse partielle Horaire du Maximum de l'éclipse partielle Horaire de la fin de l'éclipse partielle  Part du Soleil éclipsée au maximum Hauteur sur l'horizon au moment du maximum
Hendaye 19h32 20h27 21h19 99,6%
Perpignan 19h33 20h27 21h18 98,2%
Marseille 19h32 20h25 21h16 96,3%
Nice 19h31 20h24 21h14 95%
Bordeaux 19h29 20h24 21h17 97,5%
Toulouse 19h31 20h26 21h18 97,8%
Aurillac 19h29 20h24 21h15 95,8%
Nantes 19h25 20h21 21h13 95,7%
Bourges 19h25 20h20 21h07 93,7%
Lyon 19h28 20h22 20h54 93,8%
Brest 19h22 20h19 21h13 96,4% 12°
Orléans 19h24 20h19 21h11 93,1%
Strasbourg 19h23 20h16 20h49 89,8%
Caen 19h21 20h17 21h10 93,2%
Paris 19h22 20h17 21h09 92%
Metz 19h22 20h16 20h57 90%
Lille 19h19 20h14 21h06 90,3%

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Rédigé par David

Publié dans #Astres, #Eclipse

Publié le 31 Mai 2026

Programme Juin 2026 Lyrique et Musique (Télévision & Streaming)

Chaînes publiques

Vendredi 05 juin 2026 sur France 4 à 21h05
Nuit espagnole avec Plácido Domingo

Vendredi 05 juin 2026 sur France 4 à 22h35
Vissi d'Arte : gala Maria Callas - Opéra national de Paris

Samedi 06 juin 2026 sur France 4 à 00h30
Il était une fois «Casse-Noisette»

Samedi 06 juin 2026 sur France 3 à 00h35
Vildanden - Le canard sauvage (Marit Moum Aune et le Ballet national de Norvège)

Samedi 06 juin 2026 sur Arte à 22h25
"Requiem" de Mozart à la basilique de la Sagrada Família

Samedi 06 juin 2026 sur Arte à 23h15
Mon nom est Pati - Le ténor Pati

Dimanche 07 juin 2026 sur France 5 à 14h35
Vissi d'Arte : gala Maria Callas - Opéra national de Paris

Dimanche 07 juin 2026 sur Arte à 18h45
"Les quatre saisons" à Venise - Théotime Langlois de Swarte et l’ensemble Le Consor

Jeudi 11 juin 2026 sur France 4 à 22h55
Chasing Rainbows, hommage à l'âge d'or de la comédie musicale

Vendredi 12 juin 2026 sur Arte à 06h10
À l’ombre des grands châteaux - Neuschwanstein

Vendredi 12 juin 2026 sur France 4 à 21h00
Roberto Alagna : «C'est magnifique»

Vendredi 12 juin 2026 sur France 4 à 22h50
Nuit espagnole avec Plácido Domingo

Samedi 13 juin 2026 sur France 3 à 00h20
Miniatures françaises (Concert à la Tout Eiffel - Orchestre national de Bretagne)

Dimanche 14 juin 2026 sur Arte à 00h05
Carl Maria von Weber : l'esprit libre

Dimanche 14 juin 2026 sur Arte à 01h00
Gustave Charpentier : Louise - Festival d'Aix-en-Provence 2025

Dimanche 14 juin 2026 sur Arte à 18h50
"Requiem" de Mozart à la basilique de la Sagrada Família

Mardi 16 juin 2026 sur France 4 à 01h00
Gautier Capuçon : «Symphonie d'un été en France»

Mardi 16 juin 2026 sur Arte à 01h05
Le fantôme de l'opéra (film de Rupert Julian, 1925)

Mardi 16 juin 2026 sur Arte à 02h40
Joséphine Baker - Première icône noire

Mardi 16 juin 2026 sur France 4 à 21h00
L'orchestre de la Garde républicaine à l'Opéra-Comique

Mardi 16 juin 2026 sur France 4 à 22h15
Long-Thibaud 2023 : le concours international de violon

Mardi 16 juin 2026 sur France 4 à 23h10
Les clefs de l'orchestre de Jean-François Zygel - La Moldau de Smetana

Mercredi 17 juin 2026 sur France 4 à 00h30
Le Berliner Philharmoniker et Zubin Mehta

Mercredi 17 juin 2026 sur Arte à 03h00
"Berlin Alexanderplatz", du roman à l'opéra

Vendredi 19 juin 2026 sur France 3 à 21h00
Musiques en Fête, en direct des Chorégies d'Orange

Samedi 20 juin 2026 sur France 3 à 00h10
Gautier Capuçon : «Symphonie d'un été en France»

Samedi 20 juin 2026 sur France 3 à 01h10
Don Giovanni (Mozart) - Opéra de Lille - ms Cassiers

Samedi 20 juin 2026 sur France 2 à 20h50
La Fête de la Musique

Samedi 20 juin 2026 sur France 2 à 22h35
Les meilleurs moments de la Fête de la Musique

Dimanche 21 juin 2026 sur Arte à 02h55
Les sept péchés capitaux - Par la compagnie Gauthier Dance

Dimanche 21 juin 2026 sur Arte à 15h30
Europiano (1/2) - Les plus beaux concertos pour piano à travers l’Europe
Johannes Brahms, Edvard Grieg, Frédéric Chopin, Ludwig van Beethoven, Maurice Ravel, Wolfgang Amadeus Mozart

Dimanche 21 juin 2026 sur Arte à 20h05
Europiano (2/2) - Les plus beaux concertos pour piano à travers l’Europe
Ludwig van Beethoven, Robert Schumann, Peter Iljitsch Tschaikowsky, Sergej Rachmaninow

Lundi 22 juin 2026 sur Arte à 01h145
They Shot the Piano Player

Vendredi 26 juin 2026 sur France 4 à 01h35
Gautier Capuçon à l'Olympia

Vendredi 26 juin 2026 sur France 5 à 21h05
Entre duel et duo - Jean-François Zygel & André Manoukian, concert au Théâtre des Taillades

Samedi 27 juin 2026 sur France 3 à 01h00
Chasing Rainbows, hommage à l'âge d'or de la comédie musicale

Samedi 27 juin 2026 sur France 4 à 01h00
Roberto Alagna : «C'est magnifique»

Samedi 27 juin 2026 sur LCP / Public Sénat à 21h00
Qui a volé "Le Boléro" de Ravel?

Dimanche 28 juin 2026 sur Arte à 14h35
Carte blanche à Sonia Wieder-Atherton

Dimanche 28 juin 2026 sur Arte à 18h55
Jean-Yves Thibaudet interprète Khatchatourian

Lundi 29 juin 2026 sur W9 à 21h25
West Side Story (Spielberg)

Mardi 30 juin 2026 sur Arte à 00h50
L'ange blond de Visconti - Björn Andrésen, de l'éphèbe à l'acteur

Programme Juin 2026 Lyrique et Musique (Télévision & Streaming)

Mezzo et Mezzo HD

Lundi 01 juin 2026 sur Mezzo à 20h30
The Noseda effect

Mardi 02 juin 2026 sur Mezzo à 23h30
Platée de Rameau à l'Opéra de Paris

Mercredi 03 juin 2026 sur Mezzo à 20h30
Denisov: L'Ecume des jours - Opéra de Lille

Vendredi 05 juin 2026 sur Mezzo HD à 21h00
'La Femme sans ombre' de Strauss à Baden-Baden

Vendredi 05 juin 2026 sur Mezzo à 22h30
'Roméo et Juliette' de Gounod à l'Opernhaus de Zurich

Samedi 06 juin 2026 sur Mezzo à 20h30
Berlioz : La Damnation de Faust - Théâtre des Champs-Elysées

Dimanche 07 juin 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Puccini : Manon Lescaut - Opéra de Monte-Carlo

Lundi 08 juin 2026 sur Mezzo à 20h30
Jacques Loussier : quand le classique rencontre le jazz

Mardi 09 juin 2026 sur Mezzo à 23h25
Lully : Atys - Opéra de Versailles

Mercredi 10 juin 2026 sur Mezzo à 20h30
Il Giardino Armonico, Giovanni Antonini : Cavalieri

Vendredi 12 juin 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Massenet : Thaïs - Opéra de Monte-Carlo

Vendredi 12 juin 2026 sur Mezzo à 23h30
Puccini: Tosca - Arena di Verona

Samedi 13 juin 2026 sur Mezzo à 20h30
Tchaïkovski: Iolanta | Grand Théâtre de Bordeaux

Dimanche 14 juin 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Ravel : L'Heure espagnole & L'Enfant et les sortilèges - Opéra de Monte-Carlo

Lundi 15 juin 2026 sur Mezzo à 20h30
André Midani : dans les coulisses de la musique brésilienne

Mardi 16 juin 2026 sur Mezzo à 23h00
Charpentier : Médée - Théâtre des Champs-Elysées

Mercredi 17 juin 2026 sur Mezzo à 20h30
Karlsson: Fanny and Alexander - La Monnaie / De Munt, Bruxelles

Vendredi 19 juin 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Berlioz : La Damnation de Faust - Pene Pati, Aude Extremo - Monte-Carlo

Vendredi 19 juin 2026 sur Mezzo à 23h05
Puccini : Il Trittico - Théâtre de la Monnaie

Samedi 20 juin 2026 sur Mezzo à 20h30
'Eugène Onéguine' de Tchaïkovski à la Monnaie de Bruxelles

Dimanche 21 juin 2026 sur Mezzo HD à 21h00
'La Femme sans ombre' de Strauss à Baden-Baden

Lundi 22 juin 2026 sur Mezzo à 20h30
Hans Van Manen - Moving to Music

Mardi 23 juin 2026 sur Mezzo à 23h00
Denisov: L'Ecume des jours - Opéra de Lille

Mercredi 24 juin 2026 sur Mezzo à 20h30
Weinberg : La Passagère - Opéra national du Capitole, Toulouse

Vendredi 26 juin 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Strauss : Elektra - Baden-Baden

Vendredi 26 juin 2026 sur Mezzo à 23h30
Berlioz : La Damnation de Faust - Théâtre des Champs-Elysées

Samedi 27 juin 2026 sur Mezzo à 20h30
Chostakovitch : Le Nez - La Monnaie de Bruxelles

Dimanche 28 juin 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Massenet : Thaïs - Opéra de Monte-Carlo

Lundi 29 juin 2026 sur Mezzo à 20h30
Pierre Boulez, Académie du Festival de Lucerne

Programme Juin 2026 Lyrique et Musique (Télévision & Streaming)

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Operavision, Culturebox, Arte Concert etc...

                            Accès illimité dans le temps

Placido Domingo, l'homme aux mille vies

La Traviata (Chorégies d'Orange 2016) avec Domingo, Jaho, Meli

Le Requiem de Verdi (Chorégies d'Orange)

Le Barbier de Séville (Chorégies d'Orange 2018) avec Peretyatko, Sempey, Hotea

Roberto Alagna - Ma vie est un opéra

Le Royaume des Deux-Siciles (Roberto Alagna)

Patrick Dupond, un danseur chez les étoiles

Michaël Denard, le « prince » de l'Opéra de Paris

Le Lac des Cygnes, l'Ambitieux projet de Tchaïkovski

Maria Callas - Il était une voix

Body and Soul (Opéra national de Paris)

Dans les coulisses de Casse-Noisette

Dans les coulisses de Roméo et Juliette

Dans les coulisses de La Fille mal gardée

Dans les coulisses de Don Quichotte

Dans les coulisses de Mayerling

Martha Graham, danser avec l'âme

Accès Live à l'Opéra Bastille pour « Le Lac des Cygnes »

Accès live à l'Opéra Garnier dans les coulisses de « La Cenerentola »

                           Juin 2026

"La Passion selon saint Jean" de Bach par Sasha Waltz jusqu'au 03 juin 2026

Leevi Madetoja : Les Ostrobothniens (Opéra national de Finlande, Helsinki) jusqu'au 04 juin 2026

Lucia di Lammermoor (Capitole de Toulouse) jusqu'au 04 juin 2026

Ifigenia in Aulide (Festival de Musique ancienne d'Innsbruck) jusqu'au 05 juin 2026

Mikael Karlsson : Melancholia (Opéra Royal de Suède, Stockholm) jusqu'au 09 juin 2026

Mozart : Don Giovanni (Opéra de Munich) jusqu'au 11 juin 2026

Natasha (Nouveau théâtre national de Tokyo) jusqu'au 12 juin 2026

Gluck : Orphée & Eurydice (Halle 47, Floirac) jusqu'au 14 juin 2026

Pēteris Vasks : The Fruit of Silence - Avec le Chœur national de Lettonie jusqu'au 16 juin 2026

Théâtre d'opéra et de ballet de Dnipro- La Chanson de la Forêt - Skorulskyi jusqu'au 19 juin 2026

Martynas Rimeikis : Coppélia (Ballet national de Lituanie) jusqu'au 22 juin 2026

Haendel : Le Messie - Cathédrale de Lausanne, 2025 jusqu'au 22 juin 2026

Royal Ballet and Opera - Cendrillon - Prokofiev jusqu'au 26 juin 2026

John Neumeier : Dona Nobis Pacem - Donne-nous la paix jusqu'au 28 juin 2026

"La Passion selon saint Jean" de Bach par Sasha Waltz jusqu'au 30 juin 2026

                           Juillet 2026

Giacomo Puccini : Tosca (Arènes de Vérone 2023) jusqu'au 01 juillet 2026

Lucrezia Borgia (Théâtre National de Mannheim) jusqu'au 01 juillet 2026

La Force du Destin, une saison à la Scala jusqu'au 03 juillet 2026

Clivia (Theater Magdeburg) jusqu'au 09 juillet 2026

Gustave Charpentier : Louise Festival d'Aix-en-Provence jusqu'au 12 juillet 2026

Kiev, un opéra en guerre (1/4) - Danser pour résister jusqu'au 12 juillet 2026

Cerrone - Disco symphonique à la Philharmonie jusqu'au 16 juillet 2026

El barberillo de Lavapiés (Theater Basel) jusqu'au 16 juillet 2026

Zaïde ou le chemin de la lumière (Festival de Salzbourg 2025) jusqu'au 17 juillet 2026

Il barbiere di Siviglia (Opéra de chambre de Varsovie) jusqu'au 23 juillet 2026

L’occasione fa il ladro (MusikTheater an der Wien au Kammeroper Wien) jusqu'au 30 juillet 2026

                           Août 2026

Soirée Génération Opéra (Studio de l'Opéra Bastille) jusqu'au 01 août 2026

Orfeo ed Euridice (Teatro Regio di Parma) jusqu'au 06 août 2026

Asmik Grigorian (Festival de Salzbourg 2024) jusqu'au 07 août 2026

Cavalleria rusticana / Pagliacci (Opéra Orchestre National Montpellier Occitanie) jusqu'au 13 août 2026

Elīna Garanča chante Mahler (Festival de Lucerne 2025) jusqu'au 14 août 2026

Gala d'Opéra - Classic 2025 (Festival de Hanovre) jusqu'au 23 août 2026

Don Giovanni (Opéra Ballet des Flandres) jusqu'au 27 août 2026

Harnoncourt interprète “L’Orfeo” de Monteverdi - Le documentaire jusqu'au 27 août 2026

Elīna Garanča - My Playlist jusqu'au 28 août 2026

Concert du Nouvel An à la Fenice de Venise jusqu'au 31 août 2026

Resilient Man jusqu'au 31 août 2026

                           Septembre 2026

Masterclass avec Nicole Car (Opera for Peace) jusqu'au 07 septembre 2026

Carlo Vistoli (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 08 septembre 2026

Gala du centenaire de Victoria de los Angeles (Gran Teatre del Liceu) jusqu'au 08 septembre 2026

Kiev, un opéra en guerre (2/4) - Exister ou disparaître jusqu'au 12 septembre 2026

Malena Ernman : Terra Mater - Bayreuth Baroque 2025 jusqu'au 12 septembre 2026

Julia Leshneva & Franco Fagioli (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 15 septembre 2026

María de Buenos Aires (Deutsche Oper am Rhein) jusqu'au 15 septembre 2026

Francesco Cavalli : Pompeo Magno (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 16 septembre 2026

Gala de l'Opéra de Vienne 2025 jusqu'au 17 septembre 2026

Marina Viotti - Bayreuth Baroque 2025 jusqu'au 19 septembre 2026

L'Écume des jours (Opéra de Lille) jusqu'au 20 septembre 2026

Ponchielli : La Gioconda (Teatro San Carlo, Naples) jusqu'au 25 septembre 2026

La Grande Affabulation (Opéra Comique) jusqu'au 27 septembre 2026

JR, Damien Jalet & Thomas Bangalter : Chiroptera (Parvis du Palais Garnier) jusqu'au 30 septembre 2026

L'heure espagnole & Pulcinella (Opéra-Comique, Paris) jusqu'au 30 septembre 2026

                           Octobre 2026

Fidelio (Opéra national de Vienne) jusqu'au 03 octobre 2026

Fête Chorale à Nuremberg : Les voix du Monde jusqu'au 06 octobre 2026

Barbara Hannigan dirige Ligeti et Stravinsky jusqu'au 10 octobre 2026

A Myth (O. Festival for Opera. Music. Theatre.) jusqu'au 10 octobre 2026

Dorian Gray (Opéra de Poznań) jusqu'au 11 octobre 2026

Rodelinda (Garsington Opera) jusqu'au 17 octobre 2026

La Fiancée vendue (Teatro Real) jusqu'au 23 octobre 2026

                         Novembre 2026

Le Corsaire (Ballet national estonien) jusqu'au 01 novembre 2026

Fauteuils d'Orchestre jusqu'au 06 novembre 2026

Le Roi d'Ys (Opéra national du Rhin) jusqu'au 08 novembre 2026

Kiev, un opéra en guerre (3/4) - Exilés jusqu'au 14 novembre 2026

Medusa (La Monnaie / De Munt) jusqu'au 15 novembre 2026

Festival de piano de la Ruhr 2024 jusqu'au 22 novembre 2026

Così fan tutte (Opéra d'État hongrois) jusqu'au 23 novembre 2026

Les trois ballets de Stravinsky (Théâtre des Champs-Elysées) jusqu'au 25 novembre 2026

Pascal Rophé dirige Berio, Mahler et Gísladóttir avec Stéphane Degout jusqu'au 28 novembre 2026

I Lituani (Opéra national de Lituanie) jusqu'au 29 novembre 2026

                         Décembre 2026

Le grand concert des pyramides avec Fatma Saïd jusqu'au 11 décembre 2026

Roméo et Juliette (Teatro dell’Opera di Roma) jusqu'au 12 décembre 2026

Tannhäuser (Théâtre national croate de Zagreb) jusqu'au 19 décembre 2026

Le cinéma de John Williams (Indiana Jones, E.T., Star Wars..) jusqu'au 19 décembre 2026

Fauteuils d'orchestre (Natalie Dessay et Laurent Naouri) jusqu'au 22 décembre 2026

Béjart, 3 regards jusqu'au 22 décembre 2026

La Belle au Bois dormant (Opéra national de Paris) jusqu'au 25 décembre 2026

Concert du nouvel an de l'Orchestre national de France (Radio France) jusqu'au 30 décembre 2026

Casse-Noisette (Nouveau théâtre national de Tokyo) jusqu'au 31 décembre 2026

   

                          Janvier 2027

Samson (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2027

Madame Butterfly (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2027

Francis Lai : Love Story, Un homme et une femme (Auditorium de Radio France) jusqu'au 30 janvier 2027

                        Février 2027

Kiev, un opéra en guerre (4/4) - Transmettre jusqu'au 08 février 2027

Eugène Onéguine au Palais Garnier jusqu'au 09 février 2027

Haendel : airs allemands (Festival de musique sacrée de Madrid 2024) jusqu'au 11 février 2027

Robert Schumann : Le Paradis et la Péri (La Seine musicale) jusqu'au 17 février 2027

                        Mars 2027

Les Sentinelles (Opéra de Bordeaux) jusqu'au 09 mars 2027

                        Avril 2027

Les saisons de la danse (Max Richter) jusqu'au 08 avril 2027

Albéric Magnard : Guercœur (Opéra national du Rhin, Strasbourg) jusqu'au 21 avril 2027

                         Mai 2027

Dialogues des Carmélites (Opéra de Rouen) jusqu'au 05 mai 2027 

                         Juin 2027

Humo (Ballet flamenco de Rafaela Carrasco) jusqu'au 02 juin 2027

Antonia Bembo : Ercole Amante (Opéra de Paris) jusqu'au 09 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 1 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 2 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 3 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 4 jusqu'au 16 juin 2027

                         Juillet 2027

"Louise" de Charpentier au Festival d'Aix-en-Provence jusqu'au 09 juillet 2027 

Jules Massenet : Werther (Opéra Comique, Paris) jusqu'au 22 juillet 2027 

Pascal Dusapin : Antigone (Philharmonie de Paris) jusqu'au 28 juillet 2027

Rituel - Millepied & Boulez, Stravinsky, Bartók jusqu'au 29 juillet 2027 

 

                       Octobre 2027

Le couronnement de Poppée par l’Ensemble I Gemelli jusqu'au 03 octobre 2027

                         Janvier 2028

John Williams : E.T. l'extra-terrestre (Auditorium de Radio France) jusqu'au 18 janvier 2028

                         Mars 2028

Adieu l'Opéra (Opéra national de Paris) jusqu'au 16 mars 2028

                         Avril 2028

Wartime Elegy - Ballet national d'Ukraine  jusqu'au 01 avril 2028

Baldassare Galuppi : L'uomo femina (Opéra de Rouen) jusqu'au 25 avril 2028

                         Juin 2028

Dream Requiem - Rufus Wainwright (Radio France) jusqu'au 13 juin 2028

 

                         Août 2028

Tchaïkovski : La Pucelle d'Orléans (Opéra national des Pays-Bas, Amsterdam) jusqu'au 01 août 2028

                         Septembre 2028

La grande affabulation à l'Opéra Comique jusqu'au 24 septembre 2028

                         Novembre 2028

Saburo Teshigawara, Sayaka Shoji & Rihoko Sato au château de Champlâtreux (Sur Mesure) jusqu'au 17 novembre 2028

Mikko Franck dirige Dutilleux, Mahler et Strauss (chant Marie-Nicole Lemieux) jusqu'au 21 novembre 2028

                         Décembre 2028

Carolyn Carlson : Midnight Souls - Palais des Papes, Avignon jusqu'au 15 décembre 2028

                         Mars 2029

Chelsea Zurflüh & Jonathan Tetelman (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Elīna Garanča chante Carmen (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Klaus Florian Vogt chante Mozart, Wagner et Strauss (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Stjepan Hauser joue Bach et Morricone (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Golda Schultz, Rolando Villazón et Ludovic Tézier (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

                     Juillet 2029

Finale du concours Voix des Outre-mer 2026 jusqu'au 20 juillet 2029

                      Septembre 2029

Arthur Honegger : Le Roi David Avec Amira Casar et Lambert Wilson jusqu'au 25 septembre 2029

                      Juillet 2030

John Neumeier : Casse-noisette (Ballet de Hambourg) jusqu'au 28 juin 2030

                      Mars 2031

Noureev (Ballet de Kirill Serebrennikov et Yuri Possokhov) jusqu'au 30 mars 2031

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Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique

Publié le 27 Mai 2026

Teatro Real - Nueva temporada 2026 / 2027

La douzième saison de Joan Matabosch à la direction artistique du Teatro Real de Madrid, révélée le mercredi 15 avril 2026, sera celle des 30 ans de la réouverture du théâtre madrilène, et cet anniversaire sera marqué par la prédominance de la langue italienne qui couvrira 70% des représentations.

Ainsi, cette nouvelle saison présentera dans la grande salle 8 spectacles lyriques en version scénique, soit 3 de moins que cette saison, et 8 soirées d’opéras et d’oratorio en version de concert, pour un total stable de 102 représentations, auxquelles s’ajouteront 4 représentations de ‘He who loves beauty’ au Teatro de La Abadía.

Et 5 ouvrages seront représentés sur cette scène pour la première fois.

Saison lyrique 2026/2027 du Teatro Real de Madrid

L’Opéra Italien du XIXe siècle

Le répertoire italien du XIXe siècle va représenter 56% des soirées, avec principalement quatre grands titres, un par saison, donnés en moyenne sur de longues séries de 14 représentations avec des distributions multiples, pour un total de 55 soirées.

A l’automne, ‘Manon Lescaut’ de Giacomo Puccini (en coproduction avec l’opéra de Cologne qui l’a représenté en septembre 2025) mis en scène par Carlos Wagner permettra de retrouver en alternance Sondra Radvanovsky et Saioa Hernández sous la direction de Nicola Luisotti.
Le premier grand succès du compositeur toscan n’avait plus été joué au Teatro Real depuis 1924, année de sa disparition.

Puis, au début de l’hiver, ‘Simon Boccanegra’ de Giuseppe Verdi reviendra sur scène après 16 ans d’absence dans une nouvelle coproduction avec le National Theatre, Tokyo et l’Opéra national de Finlande que Pierre Audi avait créé en avril 2024, un an avant sa disparition.
Nicola Luisotti et Daniel Montané se partageront la direction, et le rôle titre sera défendu par Ludovic Tézier et Daniel Luis de Vicente, selon les soirs.

Ludovic Tézier - 'Simon Boccanegra' et 'Tannhäuser'

Ludovic Tézier - 'Simon Boccanegra' et 'Tannhäuser'

Et au printemps 2027, la production de ‘Norma’ de Vincenzo Bellini mise en scène par Justin Way en 2021 reviendra pour 16 représentations sous la direction de Francesco Lanzillotta et John Fiore avec pas moins de quatre cantatrices dans le rôle principal, Lisette Oropesa, Jessica Pratt, Lidia Fridman, Marina Rebeka. Cette longue série, que probablement aucune autre grande maison ne se risquerait à programmer pour du belcanto, traduit à quel point Madrid dispose d’un très large public passionné par le grand répertoire romantique italien, du moment qu’il est défendu par de grands artistes.

Enfin, l’été ouvrira avec la production de l’Opéra national de Paris d’’Il Barbiere di Siviglia’ mise en scène par Damiano Michieletto, le grand succès romain de Gioachino Rossini n’ayant plus été joué depuis 14 ans. Giacomo Sagripanti assurera la direction musicale, et trois Rosine se partageront l’affiche, Marina Viotti, Isabel Leonard et Olga Syniakova.

Deux autres ouvrages seront donnés en version de concert pour deux soirs chacun, ‘La Gioconda’ d’Amilcare Ponchielli, avec Anna Netrebko, Eve-Maud Hubeaux et Lucile Richardot (direction Marco Armiliato), et ‘Fedora’ d’Umberto Giordano, avec Sonya Yoncheva et  Sabina Puertolas (direction Daniel Oren).

'Il Barbiere di Siviglia' - ms Damiano Michieletto

'Il Barbiere di Siviglia' - ms Damiano Michieletto

Les ouvrages du XXe et XXIe siècles

Face à la prédominance de l’opéra romantique italien, le répertoire des XXe et XXIe siècles résiste bien car il va occuper 15% des soirées.

Et c’est dans cette catégorie que le Teatro Real de Madrid va faire l’évènement, bien plus que dans le répertoire italien, en présentant en avant-première une nouvelle production de ‘Katja Kabanova’ de Leoš Janáček, coproduite avec ‘La Scala de Milan’ (prévue en 2030) et le Houston Grand Opera (prévue en 2028), mise en scène par Christof Loy, un grand habitué de la maison. 

Mané Galoyan, Bogdan Volkov, Christa Mayer et Michael Laurenz défendront, sous la direction musicale de Gustavo Gimeno, cet ouvrage qui n’avait plus été repris depuis 2008.

Mané Galoyan - ‘Katja Kabanova’ ms Christof Loy

Mané Galoyan - ‘Katja Kabanova’ ms Christof Loy

Et quatre jours après la dernière représentation de ‘Katja Kabanova’, le compositeur et chef d’orchestre Manuel Busto aura le double honneur de diriger en première mondiale sa première grande œuvre lyrique, ‘Bodas de sangre’, d’après le texte de Federico Garcia Lorca, afin de commémorer les 100 ans de la Génération de 27, ce groupe littéraire avant-gardiste qui fut brisé par la Guerre civile espagnole – les nationalistes exécuteront Federico Garcia Lorca à Grenade au cours de l’été 1936 -.

Bárbara Lluch mettra en scène cette création coproduite avec le Teatro de la Maestranza de Séville, qui sera interprétée par Marina Monzó, Ana Ibarra, Marina Pardo et José Antonio López.

Bárbara Lluch - ms ‘Bodas de sangre’

Bárbara Lluch - ms ‘Bodas de sangre’

Puis, le Teatro de La Abadía (500 places) accueillera pour 4 soirées l’hommage musical de Rafael R. Villalobos à Benjamin Britten inauguré à l’Espace Turina de Séville début 2026 sous le titre ‘He who loves beauty’, œuvre qui rassemble des partitions de Benjamin Britten (‘Sept sonnets de Michel-Ange’) d’Henry Purcell et John Downland. Cette célébration des 50 ans de la disparition du compositeur britannique mettra en valeur sa relation à Peter Pears, son compagnon de 40 ans de vie.

Enfin, Anna Netrebko fera sa prise de rôle de Judith dans ‘Le Château de Barbe-Bleue’ de Béla Bartók au Teatro Real de Madrid le 28 novembre 2026, auprès d’ Alexander Köpeczi, avec le Hungarian Radio Symphony Orchestra, sous la direction d’ Henrik Nánási.

Teatro de La Abadía (Madrid) - 'He who loves beauty’ - ms et dm Rafael R. Villalobos

Teatro de La Abadía (Madrid) - 'He who loves beauty’ - ms et dm Rafael R. Villalobos

Wolfgang Amadé Mozart

Absent de la saison 2025/2026, Wolfgang Amadé Mozart est de retour pour 13 représentations avec une nouvelle production des ‘Noces de Figaro’ réalisée en coproduction avec le New-York Metropolitan Opera et mise en scène par Robert Carsen, 30 ans après sa première version présentée au Théâtre des Champs-Élysées en 1997.

Sous la direction de Stefano Montanari, Elsa Dreisig et Olga Kulchynska se partageront le rôle de la Comtesse Almaviva.

Elsa Dreisig - 'Les Noces de figaro' (ms Robert Carsen)

Elsa Dreisig - 'Les Noces de figaro' (ms Robert Carsen)

Richard Wagner

Madrid est une place wagnérienne et elle le prouve en proposant une nouvelle production de ‘Tannhäuser’ pour 11 représentations, ce qui est considérable, mise en scène par David Hermann et présentée auparavant à l’Opéra de Lyon en 2022.

Clay Hilley et Andreas Schager assumeront selon les soirs le rôle titre,  Ludovic Tézier et Andrè Schuen incarneront Wolfram, Malin Byström et Elisabeth Teige seront Elisabeth, et Ausrine Stundyte et Irene Roberts exhaleront la sensualité de Vénus, sous la direction de Gustavo Gimeno.

 Teodor Currentzis -  ‘Matthäus-Passion’

 Teodor Currentzis - ‘Matthäus-Passion’

Les ouvrages baroques en version de concert

Enfin, le répertoire baroque n’aura droit qu’à cinq ouvrages en version de concert pour un soir chacun, ‘Riccardo Primo, re d’Inghilterra’ de Georg Friedrich Haendel, avec Jakub Josef Orlinski, Melissa Petit et Juliette Mey, ‘Mitridate’ de Nicola Antonio Porpora, avec Michael Spyres, ‘San Giovanni Battista’ d’Alessandro Stradella avec Jakub Józef Orlinski, Mélissa Petit, Alex Rosen et Emmanuelle de Negri, tous trois jamais joués sur cette scène, 'Le Messie' de Georg Friedrich Haendel, avec Julia Doyle et Tim Meadet une luxueuse ‘Matthäus-Passion’ dirigée par  Teodor Currentzis, avec Christophe Dumaux.

Manuel Busto - 'Bodas de sangre'

Manuel Busto - 'Bodas de sangre'

Cette saison sans opéras français ni opéras russes du XIXe siècle reste globalement diversifiée mais fortement réfléchie pour séduire un public amateur de grandes voix dans les œuvres du grand répertoire italien, et ne cherche que modérément à stimuler la curiosité de son public, ce qui est un peu dommage.

Néanmoins, le véritable moment fort se situera à la fin de l’hiver, début mars, avec les nouvelles productions de ‘Katja Kabanova’ et de ‘Bodas de sangre’, et ce choix de proposer six productions de plus de dix représentations chacune sera à suivre pour voir comment le Teatro Real de Madrid arrivera à maintenir un haut niveau de fréquentation.

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Publié le 24 Mai 2026

Les Lundis musicaux – Laurence Kilsby et Ella O’Neill
Récital du 18 mai 2026                
Athénée Théâtre Louis-Jouvet

Noël Coward (1899-1973)
Parisian Pierrot

Francis Poulenc (1899-1963)
Voyage à Paris (Guillaume Apollinaire)
Montparnasse, Hyde Park (Deux mélodies de Guillaume Apollinaire, FP 127)

Arthur Honegger (1892-1955)
Jeanne, Adèle, Cécile, Irène, Rosemonde (Petit cours de morale, H. 148)

Ned Rorem (1923-2022)
For Poulenc (Four songs)
Ode (Poèmes pour la Paix)
Early in the morning

Aaron Copland (1900-1990)
Old Poem

Noël Coward (1899-1973)
Mad About the Boy

Earl Wild (1915-2010)
Embraceable you (‘Seven Virtuoso Etudes’ sur des chansons de George Gershwin)

Raoul Pugno (1852-1914) et Nadia Boulanger (1887-1979)
C’était en juin, S’il arrive jamais (Les heures claires)

Gabriel Fauré (1845-1924)
Prison, Soir (2 Mélodies, op. 83)

Reynaldo Hahn (1874-1947)
L'heure exquise (Sept chansons grises - Paul Verlaine)

James Golborn
Hemingway Songs

Kurt Weill (1900-1950)
I am a Stranger Here Myself (One Touch of Venus)

Cole Porter (1891-1964)
Where, oh where?

Ténor Laurence Kilsby
Piano Ella O’Neill

Avec le soutien de la Karolina Blaberg Stiftung

Le 18 novembre 2022, l’Opéra national de Paris présentait à l’amphithéâtre Messiaen, pour un seul soir, les artistes de son Académie à l’occasion d’un spectacle conçu par l’artiste vidéographique Denis Guéguin, et c’est au ténor britannique Laurence Kilsby que revint le plaisir d’ouvrir avec beaucoup de charme cette soirée sur les paroles de ‘Wandrers Nachtlied’ de Franz Schubert.

Depuis, il s’est produit sur la scène du Palais Garnier (‘Castor et Pollux’ – janvier 2025), puis il participera en janvier 2027 à la nouvelle production de ‘Theodora’ mise en scène par Krzysztof Warlikowski au Grand Théâtre de Genève, et sera ensuite sur la scène Bastille en mai 2027 pour la nouvelle production d’‘Idomeneo’ qui sera mise en scène cette fois par Wajdi Mouawad.

Mais il mène également des projets de concerts avec la pianiste Ella O’Neill, tel ce programme ‘Schumann’ donné à Heidelberg en septembre 2023, suivi d’un récital Brahms, Wolf, Schoenberg, Britten interprété à Londres en septembre 2024, alors que dorénavant ‘ Paris est une fête’ (‘A Moveable Feast’), inspiré du mémoire d’Ernest Hemingway, présenté d’abord à Londres en septembre 2025, puis à Madrid en février 2026, arrive au théâtre de l’Athénée de Paris.

Laurence Kilsby

Laurence Kilsby

En préambule, Alphonse Cemin, ancien membre de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Paris et directeur artistique des ‘Lundis musicaux’ depuis leur reprogrammation en 2014, rend hommage à Felicity Lott, disparue cinq jours plus tôt, qui est venue à 6 reprises (15 novembre 1982, 8 octobre 1984, 7 avril 1986, 5 octobre 1987, 24 février 2020 et 24 mars 2025) se produire sur les planches du théâtre du square de l’Opéra avec la bonne humeur qui lui est tant attachée.

Raffiné, voir maniéré, dans ses attitudes, afin d’évoquer l’élégance des dandys qui recherchaient l’évasion dans les cabarets de l’entre deux-guerres, et totalement vêtu de noir en écho au monde de la nuit, mais aussi plus subtilement en accord avec le vague à l’âme qui transparaît dans ces mélodies sur lesquelles plane souvent l’ombre d’un amour perdu ou impossible, Laurence Kilsby offre un visage d’une grande confiance pour lier ces compositeurs francophones et anglophones qui ont aimé dépeindre leurs impressions de Paris, tout en restant proche de ses origines britanniques et de son attachement à Londres.

Alors que Francis Poulenc évoque un Paris qui permet de s’évader des tristesses du monde (‘Le voyage à Paris’), puis emprunte le regard d’un étranger pour observer la vie dans le Hyde Park londonien, Arthur Honegger (‘Petit cours de morale’) visite l’Angleterre pour y rencontrer le monde, et émeut devant les larmes d’un Lord qui prend la mesure de l’amour de sa mère une fois celle-ci disparue.

Laurence Kilsby

Laurence Kilsby

Le jeune chanteur, qui atteindra bientôt 28 ans au cours de l'été, a déjà la maturité pour interagir avec le public de façon ludique sans surjouer, et, en fin musicien, il manie son timbre très homogène avec une agilité qui semble naturelle, aussi bien pour en extraire une clarté embaumante dans l’aigu que pour ancrer son caractère en affirmant un médium plus teinté.

S’il sait rendre la poésie du texte français avec netteté, c’est dans les mélodies anglaises qu’il peut beaucoup plus jouer avec les nuances du texte et des expressions pour faire vivre son personnage, d’autant plus que les airs choisis parlent pour la plupart à la première personne.

Ainsi, si le ‘Parisian Pierrot’ de Noël Coward plante d’emblée l’atmosphère parisienne et l’esprit d’un personnage brillant en société mais imprégné d’un spleen chevillé au corps, la seconde mélodie du dramaturge britannique que Laurence Kilsby interprète au cœur du récital, ‘Mad about the boy’, sur le thème d’un amour non partagé pour une star qui a été repris par de nombreux artistes, y compris de blues et de jazz telles Dinah Washington ou Eartha kitt, l’autorise à y jeter toute son âme dans une sorte d’extase désespérée absolument jubilatoire.

Ella O’Neill et Laurence Kilsby

Ella O’Neill et Laurence Kilsby

Il y a aussi ce délicieux rapprochement de ‘For Poulenc’, ‘Ode’ et ‘Early in the morning’ du compositeur américain Ned Rorem qui font résonner des mots français dans un texte anglais comme s’il s’agissait de rendre l’atmosphère, l’architecture des rues de Paris, leurs senteurs de café et de croissants et leurs jeux amoureux tels qu’un étranger pourrait l'imaginer.

Avec ‘L’heure exquise’ de Reynaldo Hahn, la subtilité mélodique qui touche immédiatement au cœur de cet air si connu ramène l’auditeur à sa mémoire nostalgique tout en appréciant l’extrême finesse avec laquelle Laurence Kilsby se l’approprie.

Et en reprenant deux poèmes extraits des ‘Heures claires’, ‘C’était en juin’ et ‘S’il arrive jamais’, de Nadia Boulanger et du pianiste Raoul Pugno, deux artistes qui se rencontrèrent au Conservatoire de Paris en 1904, suivis de deux mélodies de Gabriel Fauré qui en était le directeur, c’est toute l’ambiance des salons intellectuels parisiens et de leurs exigences esthétiques qui est recréée, surtout qu’il est ici question de la crainte d’avoir un jour à s’accrocher à un amour finissant, une émotion intérieure rendue ce soir avec un sens de la respiration fort palpable.

Ella O’Neill et Laurence Kilsby

Ella O’Neill et Laurence Kilsby

Puis, étonnante incursion du répertoire contemporain avec une création ‘Hemingway songs’ écrite spécialement par James Golborn pour Laurence Kilsby et Ella O’Neill, compositeur et pianiste basé à Londres qui sera salué à la fin de l’air, avant que nous ne replongions dans les émois de la rencontre et des attentes amoureuses avec ‘I am a Stranger Here Myself‘ de Kurt Weill, dont le chanteur canadien obsédé d’opéra qu'est Rufus Wainwright, qui fit ses débuts confidentiels à Paris au Batofar en octobre 2003, a lui même gravé une version jazzy au disque l’année dernière, suivi de ‘Where, oh where?’ de Cole Porter, deux mélodies qui replacent Laurence Kilsby dans un jeu démonstratif qui floute la frontière entre ce qui est du domaine de l’interprétation et ce qui relève du sentiment personnel.

Face à l'insistance du public, il interprétera en bis, accompagné de la dextérité généreusement pleine et cristalline d’ Ella O’Neill - qui eut droit à un passage solo dans la transcription ‘Embraceable you‘ d’Earl Wild composée d’après une chanson de George Gershwin -, deux airs crépusculaires, ‘Non, je ne regrette rien’ de Charles Dumont – immortalisé par Edith Piaf -, et, en hommage à la fine straussienne que fut Felicity Lott, ‘Morgen’ de Richard Strauss, chanté dans l’esprit d’un monde disparu, mais avec sérénité.

Pour retrouver Laurence Kilsby et Ella O’Neill à travers un nouveau programme, il faudra se rendre au Concertgebouw d’Amsterdam en avril 2027 pour les entendre dans un récital basé sur ‘La petite sirène’.

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