Publié le 31 Août 2026

Programme Septembre 2026 Lyrique et Musique (Télévision & Streaming)

Chaînes publiques

Vendredi 04 septembre 2026 sur France 4 à 23h25
Suresnes Cités Danse - Tendre colère

Samedi 05 septembre 2026 sur France 4 à 00h20
Pretty Yende au festival de Glanum

Dimanche 06 septembre 2026 sur Arte à 18h45
Concerto per Milano 2026 - Hayato Sumino interprète Gershwin

Lundi 07 septembre 2026 sur France 4 à 21h00
Les trésors du Paris haussmannien

Vendredi 11 septembre 2026 sur France 4 à 21h00
Les clefs de l'orchestre - Le songe d'une nuit d'été

Vendredi 11 septembre 2026 sur France 4 à 22h40
Pierre Boulez présente l'Oiseau de feu

Vendredi 11 septembre 2026 sur France 4 à 23h35
Ravel : la grande soirée de ballets (Ballets de Monte-Carlo)

Samedi 12 septembre 2026 sur France 4 à 01h00
Vildanden - Le canard sauvage (Chorégraphie Marit Moum Aune)

Samedi 12 septembre 2026 sur France 3 à 01h35
I-Juca Pirama (Opéra inspiré du poème de Gonçalves Dias)

Dimanche 13 septembre 2026 sur Arte à 18h40
Bertrand Chamayou interprète Franz Liszt

Samedi 19 septembre 2026 sur Arte à 15h45
La "folie" de Louis II : Neuschwanstein, le château enchanté

Dimanche 20 septembre 2026 sur Arte à 00h00
Le compositeur Antonio Salieri - Le mythe du meurtrier de Mozart

Dimanche 20 septembre 2026 sur Arte à 00h55
Des classiques viennois - Avec la bassoniste Sophie Dervaux

Dimanche 20 septembre 2026 sur Arte à 02h00
Cristian Măcelaru et Brahms à Timișoara

Dimanche 20 septembre 2026 sur Arte à 18h45
La Philharmonie tchèque joue Dvořák et Bernstein - Château de Prague 2026

A compléter ultérieurement

Programme Septembre 2026 Lyrique et Musique (Télévision & Streaming)

Mezzo et Mezzo HD

Mardi 01 septembre 2026 sur Mezzo à 23h25
Sartorio: L'Orfeo - Philippe Jaroussky - Opéra de Montpellier

Mercredi 02 septembre 2026 sur Mezzo à 20h30
Johann Strauss: La Chauve-Souris - Opéra de Lille

Vendredi 04 septembre 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Haendel : Alcina - Glyndebourne Festival

Vendredi 04 septembre 2026 sur Mezzo à 22h55
Wagner : Siegfried - Opernhaus Zurich

Samedi 05 septembre 2026 sur Mezzo à 20h30
Verdi : Falstaff - Opéra de Lille

Dimanche 06 septembre 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Haendel: Giulio Cesare - Jaroussky, Arquez, Devieilhe

Lundi 07 septembre 2026 sur Mezzo à 20h30
Renaud Capuçon - un violon sans frontières

Mardi 08 septembre 2026 sur Mezzo à 23h05
Verdi: I Lombardi alla prima crociata - Opéra Royal de Wallonie-Liège

Mercredi 09 septembre 2026 sur Mezzo à 20h30
Magnard: Guercœur - Opéra du Rhin

Vendredi 11 septembre 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Stravinsky : Le Rossignol - Poulenc: Les Mamelles de Tirésias - Théâtre des Champs-Elysées

Vendredi 11 septembre 2026 sur Mezzo à 23h10
Donizetti : La Fille du régiment - La Fenice

Samedi 12 septembre 2026 sur Mezzo à 20h30
Verdi: La Traviata - Opéra Royal de Wallonie-Liège

Dimanche 13 septembre 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Giordano : Fedora - Deutsche Oper, Berlin

Lundi 14 septembre 2026 sur Mezzo à 20h30
Pierre Henry n'est pas mort

Mardi 15 septembre 2026 sur Mezzo à 23h10
Haendel: Flavio - Festival Baroque de Bayreuth

Mercredi 16 septembre 2026 sur Mezzo à 20h30
Monteverdi : Le Couronnement de Poppée - Versailles

Vendredi 18 septembre 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Respighi: La fiamma - Deutsche Oper Berlin

Vendredi 18 septembre 2026 sur Mezzo à 23h20
Wagner : Götterdämmerung - Opernhaus Zurich

Samedi 19 septembre 2026 sur Mezzo à 20h30
Verdi : Otello - Teatro Real, Madrid

Dimanche 20 septembre 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Stravinsky : Le Rossignol - Poulenc: Les Mamelles de Tirésias - Théâtre des Champs-Elysées

Lundi 21 septembre 2026 sur Mezzo à 20h30
Claudio Abbado 10 ans après

Jeudi 24 septembre 2026 sur Mezzo à 20h30
'Ernani' de Verdi au Palau de les Arts de Valence

Vendredi 25 septembre 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Haendel: Giulio Cesare - Jaroussky, Arquez, Devieilhe

Vendredi 25 septembre 2026 sur Mezzo à 23h10
Verdi : Falstaff - Opéra de Lille

Samedi 26 septembre 2026 sur Mezzo à 20h30
Verdi : Le Trouvère - Zubin Mehta, Maggio Musicale Fiorentino

Dimanche 27 septembre 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Respighi: La fiamma - Deutsche Oper Berlin

Lundi 28 septembre 2026 sur Mezzo à 20h30
Monteverdi de Mantoue à Venise - John Eliot Gardiner

Mardi 29 septembre 2026 sur Mezzo à 22h40
Magnard: Guercœur - Opéra du Rhin

Mercredi 30 septembre 2026 sur Mezzo à 20h30
Bellini: I Capuleti e i Montecchi - Opéra Royal de Wallonie Liège

Programme Septembre 2026 Lyrique et Musique (Télévision & Streaming)

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Operavision, Culturebox, Arte Concert etc...

                            Accès illimité dans le temps

Placido Domingo, l'homme aux mille vies

La Traviata (Chorégies d'Orange 2016) avec Domingo, Jaho, Meli

Le Requiem de Verdi (Chorégies d'Orange)

Le Barbier de Séville (Chorégies d'Orange 2018) avec Peretyatko, Sempey, Hotea

Roberto Alagna - Ma vie est un opéra

Le Royaume des Deux-Siciles (Roberto Alagna)

Patrick Dupond, un danseur chez les étoiles

Michaël Denard, le « prince » de l'Opéra de Paris

Le Lac des Cygnes, l'Ambitieux projet de Tchaïkovski

Maria Callas - Il était une voix

Body and Soul (Opéra national de Paris)

Dans les coulisses de Casse-Noisette

Dans les coulisses de Roméo et Juliette

Dans les coulisses de La Fille mal gardée

Dans les coulisses de Don Quichotte

Dans les coulisses de Mayerling

Martha Graham, danser avec l'âme

Accès Live à l'Opéra Bastille pour « Le Lac des Cygnes »

Accès live à l'Opéra Garnier dans les coulisses de « La Cenerentola »

                           Septembre 2026

Vers la grâce - A l'orée du rêve (Opéra national de Paris jusqu'au 02 septembre 2026

Vers la grâce - Répéter toujours (Opéra national de Paris jusqu'au 02 septembre 2026

Vers la grâce - La souffrance du corps (Opéra national de Paris jusqu'au 02 septembre 2026

Vers la grâce - A l'épreuve du rêve (Opéra national de Paris jusqu'au 02 septembre 2026

Masterclass avec Nicole Car (Opera for Peace) jusqu'au 07 septembre 2026

Carlo Vistoli (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 08 septembre 2026

Gala du centenaire de Victoria de los Angeles (Gran Teatre del Liceu) jusqu'au 08 septembre 2026

Melancholia (film de Lars von Trier) jusqu'au 10 septembre 2026

Kiev, un opéra en guerre (2/4) - Exister ou disparaître jusqu'au 12 septembre 2026

Malena Ernman : Terra Mater - Bayreuth Baroque 2025 jusqu'au 12 septembre 2026

Julia Leshneva & Franco Fagioli (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 15 septembre 2026

María de Buenos Aires (Deutsche Oper am Rhein) jusqu'au 15 septembre 2026

Francesco Cavalli : Pompeo Magno (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 16 septembre 2026

Gala de l'Opéra de Vienne 2025 jusqu'au 17 septembre 2026

Marina Viotti - Bayreuth Baroque 2025 jusqu'au 19 septembre 2026

L'Écume des jours (Opéra de Lille) jusqu'au 20 septembre 2026

Ponchielli : La Gioconda (Teatro San Carlo, Naples) jusqu'au 25 septembre 2026

La Grande Affabulation (Opéra Comique) jusqu'au 27 septembre 2026

De Keersmaeker - Dialogue avec Bach - Les suites pour violoncelle jusqu'au 29 septembre 2026

JR, Damien Jalet & Thomas Bangalter : Chiroptera (Parvis du Palais Garnier) jusqu'au 30 septembre 2026

L'heure espagnole & Pulcinella (Opéra-Comique, Paris) jusqu'au 30 septembre 2026

                           Octobre 2026

Fidelio (Opéra national de Vienne) jusqu'au 03 octobre 2026

Richard Wagner : Lohengrin (Festival de Pâques de Baden-Baden 2026) jusqu'au 03 octobre 2026

Fête Chorale à Nuremberg : Les voix du Monde jusqu'au 06 octobre 2026

Barbara Hannigan dirige Ligeti et Stravinsky jusqu'au 10 octobre 2026

A Myth (O. Festival for Opera. Music. Theatre.) jusqu'au 10 octobre 2026

Dorian Gray (Opéra de Poznań) jusqu'au 11 octobre 2026

Rodelinda (Garsington Opera) jusqu'au 17 octobre 2026

La Fiancée vendue (Teatro Real) jusqu'au 23 octobre 2026

                         Novembre 2026

Mikael Karlsson : Melancholia (Opéra Royal de Suède, Stockholm) jusqu'au 01 novembre 2026

Le Corsaire (Ballet national estonien) jusqu'au 01 novembre 2026

Fauteuils d'Orchestre jusqu'au 06 novembre 2026

Georges Bizet : Carmen (Festival de Salzbourg 2026) jusqu'au 06 novembre 2026

Le Roi d'Ys (Opéra national du Rhin) jusqu'au 08 novembre 2026

Simon Boccanegra (Opéra national des Pays-Bas) jusqu'au 10 novembre 2026

Richard Wagner : L'or du Rhin - Festival de Pâques de Salzbourg jusqu'au 12 novembre 2026

Kiev, un opéra en guerre (3/4) - Exilés jusqu'au 14 novembre 2026

Wagner, Saint-Saëns et Debussy (version intégrale) jusqu'au 17 novembre 2026

Medusa (La Monnaie / De Munt) jusqu'au 15 novembre 2026

Festival de piano de la Ruhr 2024 jusqu'au 22 novembre 2026

Così fan tutte (Opéra d'État hongrois) jusqu'au 23 novembre 2026

Wagner : les pouvoirs du Ring - 150 ans de la création de "L'anneau du Nibelung" jusqu'au 24 novembre 2026

Les trois ballets de Stravinsky (Théâtre des Champs-Elysées) jusqu'au 25 novembre 2026

Pascal Rophé dirige Berio, Mahler et Gísladóttir avec Stéphane Degout jusqu'au 28 novembre 2026

I Lituani (Opéra national de Lituanie) jusqu'au 29 novembre 2026

                         Décembre 2026

Le grand concert des pyramides avec Fatma Saïd jusqu'au 11 décembre 2026

Le fantôme de l'Opéra (film de Rupert Julian) jusqu'au 11 décembre 2026

Roméo et Juliette (Teatro dell’Opera di Roma) jusqu'au 12 décembre 2026

Tannhäuser (Théâtre national croate de Zagreb) jusqu'au 19 décembre 2026

Le cinéma de John Williams (Indiana Jones, E.T., Star Wars..) jusqu'au 19 décembre 2026

Fauteuils d'orchestre (Natalie Dessay et Laurent Naouri) jusqu'au 22 décembre 2026

Béjart, 3 regards jusqu'au 22 décembre 2026

La Belle au Bois dormant (Opéra national de Paris) jusqu'au 25 décembre 2026

Norma (Irish National Opera) jusqu'au 26 décembre 2026

Concert du nouvel an de l'Orchestre national de France (Radio France) jusqu'au 30 décembre 2026

Casse-Noisette (Nouveau théâtre national de Tokyo) jusqu'au 31 décembre 2026

Le "Requiem" de Mozart (Festival d'Aix-en-Provence 2019) jusqu'au 31 décembre 2026

   

                          Janvier 2027

La Vie Parisienne (Théâtre du Châtelet) jusqu'au 03 janvier 2027

La bohème (Opéra national de Lettonie) jusqu'au 03 janvier 2027

Samson (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2027

Madame Butterfly (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2027

Villa Belcanto (Mascarade Opera) jusqu'au 17 janvier 2027

Richard Wagner : La Walkyrie (Staatsoper Unter den Linden, Berlin) jusqu'au 19 janvier 2027

Richard Wagner : Siegfried (Staatsoper Unter den Linden, Berlin) jusqu'au 19 janvier 2027

Falstaff (Gran Teatre del Liceu) jusqu'au 24 janvier 2027

Francis Lai : Love Story, Un homme et une femme (Auditorium de Radio France) jusqu'au 30 janvier 2027

Madama Butterfly (Royal Ballet and Opera) jusqu'au 31 janvier 2027

                        Février 2027

Oper on fire (Opernstudio NRW) jusqu'au 07 février 2027

Kiev, un opéra en guerre (4/4) - Transmettre jusqu'au 08 février 2027

Eugène Onéguine au Palais Garnier jusqu'au 09 février 2027

Haendel : airs allemands (Festival de musique sacrée de Madrid 2024) jusqu'au 11 février 2027

Wagner : Le Ring sans paroles - Daniel Harding & l'Orchestre de la Suisse romande jusqu'au 13 février 2027

Il viaggio a Reims (Rossini Opera Festival) jusqu'au 16 février 2027

Robert Schumann : Le Paradis et la Péri (La Seine musicale) jusqu'au 17 février 2027

                        Mars 2027

Les Sentinelles (Opéra de Bordeaux) jusqu'au 09 mars 2027

                        Avril 2027

Les saisons de la danse (Max Richter) jusqu'au 08 avril 2027

Albéric Magnard : Guercœur (Opéra national du Rhin, Strasbourg) jusqu'au 21 avril 2027

                         Mai 2027

Dialogues des Carmélites (Opéra de Rouen) jusqu'au 05 mai 2027 

                         Juin 2027

Humo (Ballet flamenco de Rafaela Carrasco) jusqu'au 02 juin 2027

Antonia Bembo : Ercole Amante (Opéra de Paris) jusqu'au 09 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 1 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 2 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 3 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 4 jusqu'au 16 juin 2027

                         Juillet 2027

"Louise" de Charpentier au Festival d'Aix-en-Provence jusqu'au 09 juillet 2027 

Jules Massenet : Werther (Opéra Comique, Paris) jusqu'au 22 juillet 2027 

Pascal Dusapin : Antigone (Philharmonie de Paris) jusqu'au 28 juillet 2027

Rituel - Millepied & Boulez, Stravinsky, Bartók jusqu'au 29 juillet 2027 

 

                       Octobre 2027

Le couronnement de Poppée par l’Ensemble I Gemelli jusqu'au 03 octobre 2027

                       Janvier 2028

John Williams : E.T. l'extra-terrestre (Auditorium de Radio France) jusqu'au 18 janvier 2028

                         Mars 2028

Adieu l'Opéra (Opéra national de Paris) jusqu'au 16 mars 2028

                         Avril 2028

Wartime Elegy - Ballet national d'Ukraine  jusqu'au 01 avril 2028

Baldassare Galuppi : L'uomo femina (Opéra de Rouen) jusqu'au 25 avril 2028

                         Juin 2028

Dream Requiem - Rufus Wainwright (Radio France) jusqu'au 13 juin 2028

                         Juillet 2028

Festival d'Aix-en-Provence - Interview de Clément Cogitore - Mozart - La flûte enchantée jusqu'au 20 juillet 2028

                         Août 2028

Tchaïkovski : La Pucelle d'Orléans (Opéra national des Pays-Bas, Amsterdam) jusqu'au 01 août 2028

                         Septembre 2028

La grande affabulation à l'Opéra Comique jusqu'au 24 septembre 2028

                         Novembre 2028

Saburo Teshigawara, Sayaka Shoji & Rihoko Sato au château de Champlâtreux (Sur Mesure) jusqu'au 17 novembre 2028

Mikko Franck dirige Dutilleux, Mahler et Strauss (chant Marie-Nicole Lemieux) jusqu'au 21 novembre 2028

                         Décembre 2028

Carolyn Carlson : Midnight Souls - Palais des Papes, Avignon jusqu'au 15 décembre 2028

                         Mars 2029

Chelsea Zurflüh & Jonathan Tetelman (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Elīna Garanča chante Carmen (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Klaus Florian Vogt chante Mozart, Wagner et Strauss (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Stjepan Hauser joue Bach et Morricone (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Golda Schultz, Rolando Villazón et Ludovic Tézier (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

 

                         Mai 2029

Les barockeuses (1/3) - Le baroque féminin, un désir légitime jusqu'au 18 mai 2029

Les barockeuses (2/3) - Dans l’ombre de Dieu jusqu'au 18 mai 2029

Les barockeuses (3/3) - Sur les routes de l’Europe jusqu'au 18 mai 2029

Les barockeuses - Pionnières du baroque jusqu'au 18 mai 2029

                     Juillet 2029

Richard Strauss : La femme sans ombre (Festival d’Aix-en-Provence 2026) jusqu'au 09 juillet 2029

Mozart : La flûte enchantée (Festival d'Aix-en-Provence 2026) jusqu'au 19 juillet 2029

Finale du concours Voix des Outre-mer 2026 jusqu'au 20 juillet 2029

                      Septembre 2029

Arthur Honegger : Le Roi David Avec Amira Casar et Lambert Wilson jusqu'au 25 septembre 2029

                      Juillet 2030

John Neumeier : Casse-noisette (Ballet de Hambourg) jusqu'au 28 juin 2030

                      Mars 2031

Noureev (Ballet de Kirill Serebrennikov et Yuri Possokhov) jusqu'au 30 mars 2031

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Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique

Publié le 24 Août 2026

Jacques Rouché et l’Opéra de Paris – De la Grande Guerre à la Libération
Ouvrage de Claire Paolacci
Avec le soutien du Palazzetto Bru Zane – Centre de musique romantique française, et avec le concours de Sorbonne Université

Editions de Sorbonne Université Presses – Collection MusiqueS – Sortie le 16 janvier 2025
ISBN : 979-10-231-0809-5
Nombre de pages 560

Jacques Rouché et l’Opéra de Paris (1915/1945) – Présentation et Impressions

Prix du jury du livre France Musique - Claude Samuel 2026, la passionnant ouvrage de Claire Paolacci, basé sur une thèse soutenue originellement en juillet 2006, décrit de façon flamboyante le parcours de Jacques Rouché, polytechnicien (X 1882) et directeur mécène de l'Opéra de Paris de 1913 à 1945, depuis ses services rendus lors de l'exposition universelle de 1890 jusqu'à la libération de Paris.

Les premières pages du premier chapitre nous emmènent dans le monde de la création des parfums français de la maison L.T.Piver qui appartient au beau-père de Jacques Rouché (le siège parisien se trouve aujourd'hui au 84 rue du Faubourg Saint Honoré). Son mariage avec Berthe Piver, en 1890, s’avérera décisif dans sa carrière d'industriel où il va affiner ses facultés à sentir les modes et les attentes de son époque.

Devenu membre influent de la direction, il fait appel à des artistes reconnus pour concevoir les flacons et coffrets de parfums, en en faisant de véritables objets d'art.

                                         Caricature de Jacques Rouché
                        Dessin d’Adrien Barrère,1913 Coll. part.

 

Cette réussite commerciale lui permet d'en faire profiter le milieu culturel qui l'entoure, mais Jacques Rouché est bien décidé à devenir directeur de théâtre.

Il utilise ses moyens financiers importants pour investir dans l'Art nouveau en faisant construire son hôtel particulier, rue d'Offémont, puis, pour acquérir des résidences secondaires qu'il remet en état.

En 1907, il rachète 'La Grande Revue' afin d'en faire une revue indépendante qui rende compte des grands évènements organisés à Paris. Des rubriques d'actualités littéraires ou musicales sont proposées, ce qui montre à quel point cet industriel est attaché à vivre avec son temps.

Et avec le rachat de la 'Revue des études franco-russes', revue qui visait à contrer la prédominance de l'Allemagne d'Otto von Bismarck, il s'engage dans le rapprochement culturel et politique de la France et de la Russie.

Jacques Rouché chez lui (1910)

Jacques Rouché chez lui (1910)

Un second chapitre présente l'engagement de Jacques Rouché dans la vie théâtrale, lui qui, au cours de son enfance, se rendait à la Comédie française avec ses parents. Il voyage en Europe pour rencontrer les grands novateurs de la scène théâtrale. Son manifeste 'L'Art théâtral moderne' prône l'importante de la mise en scène et de la nécessité de proposer une vision en phase avec la réalité.

En 1910, Jacques Rouché acquière le Théâtre des Arts (aujourd'hui le Théâtre Hebertot) et initie une collaboration avec de nouveaux auteurs afin de présenter les divers courants esthétiques du théâtre contemporain, sans soumission à un genre en particulier. Louis Jouvet y fera ses débuts.

Au Théâtre du Châtelet, il présente des spectacles de danse, à la suite des Ballets russes, incarnation de l'esthétique française, la France n'ayant su concurrencer le wagnérisme allemand.

'Ma mère l'Oye' de Maurice Ravel est créé au Théâtre des Arts le 28 janvier 1912. Toutes les créations musicales sont recensées dans le présent ouvrage, et l'apport des metteurs en scène de théâtre, Arsène Durec, Edward Gordon Graig ou Jacques Copeau est comparé.

Les peintres sont sollicités pour servir le drame, Maxime Dethomas, Jacques Drésa, Georges Mouveau, en s'emparant de tous les métiers, décors, lumières, costumes, alors que la programmation allie œuvres du passé (Monteverdi, Lully) et œuvres contemporaines (Ravel, Roussel) pour mieux amener le public à apprécier la nouveauté. Rouché mène un savant exercice de tarification afin de maintenir l'équilibre financier tout en améliorant autant que possible l'accessibilité aux publics de toutes les catégories sociales.

Le bilan du Théâtre des Arts est impressionnant, qualité des spectacles, soirées mondaines courues par le Tout-Paris, artistes en demande de commandes, recettes en augmentation, mais la salle est trop petite pour tenir les comptes équilibrés. Bien introduit auprès des riches aristocrate, Jacques Rouché est nommé directeur de l'Académie de musique et de la danse le 27 novembre 1913, pour une prise de fonction le 01 janvier 1915. Sa fortune personnelle assure la prospérité financière du Palais Garnier.

Une de ses premières initiatives est de solliciter les abonnés pour connaître les inflexions qu’ils souhaitent voir mises en œuvres par la nouvelle direction.

Jacques Rouché - Musica 1913 (Illustration de presse)

Jacques Rouché - Musica 1913 (Illustration de presse)

La partie centrale de l'ouvrage fait la part belle au mandat de Jacques Rouché pendant la Grande Guerre et dans l'entre-deux-guerres. Il obtient une ouverture partielle de Garnier pendant la guerre, maintient le lien avec les personnels mobilisés, et s'arrange pour obtenir une rétribution digne au personnel affecté à Garnier.

Et s’il applique la consigne gouvernementale d’exclure les œuvres allemandes et autrichiennes de la programmation, il propose aussi, malgré les circonstances, nombre de créations lyriques et chorégraphies. Vincent d'Indy et Camille Saint-Saëns sont à l'honneur.

En soutien aux Armées, des œuvres patriotiques, ou rendant hommage aux morts pour la France, sont également amenées à résonner avec les circonstances dramatiques. Et il poursuit à travers le corps de ballet ses réflexions développées au Théâtre des Arts sur le rôle de la peinture en tant qu'expression théâtrale.

Enfin, à l'aune d'un accord avec La Scala de Milan, Jacques Rouché entreprend d'interpréter les opéras en langue originale par respect pour l'harmonie musicale.

Toutes ces initiatives vaudront au Palais Garnier d'être reconnu pour son appui à la politique du ministère des Affaires étrangères, et démontrent à nouveau à quel point le directeur entend bien inclure l’Opéra dans l’histoire de la France et sa relation au monde. Il est confirmé dans ses fonctions en février 1919.

Vincent d'Indy à son bureau - Musica 1912 (Illustration de presse)

Vincent d'Indy à son bureau - Musica 1912 (Illustration de presse)

Claire Paolacci développe également un impressionnant chapitre sur la gestion de l’Opéra dans l’entre-deux-guerres, l’augmentation et la diversification de la programmation, la tarification, l’augmentation exponentielle des charges, le soutien où le désengagement de l’état, les conflits sociaux (la dureté de la grève de 1920 obligera à fermer le théâtre pendant 2 mois, mais Rouché gagnera la bataille de l’opinion), le calendrier des soirées exceptionnelles qui en font à lui seul un véritable manifeste de management culturel dans toutes ses dimensions possibles.

La société en commandite que crée Jacques Rouché en octobre 1919, et dont Ida Rubinstein est aussi commanditaire, est cruciale pour la bonne marche du Palais Garnier, car l’État refuse d’augmenter sa participation. Il faudra sa démission en mars 1932 pour qu’il obtienne un nouvel effort du gouvernement et une reconduction jusqu’en 1940.

Mais il y a toujours des hommes politiques qui refusent de reconnaître l’Académie nationale de musique et de danse comme un service public. La crise de l’Opéra Comique en 1936 aboutit à la création de la Réunion des Théâtre Lyriques Nationaux dont Rouché devient l’administrateur, en perdant de fait son statut d’entrepreneur.

Pour asseoir la modernité de l’Opéra, le Palais Garnier devient aussi un lieu de représentations cinématographiques avec orchestre symphonique (‘Napoléon’ en 1927), et la relation aux nouveaux médias s’élargit avec une étrange diffusion par téléphone (expérience menée pour la première fois à Garnier dès 1881!) suivie par l’essor de la radiodiffusion dans les années 30.

Vue aérienne du Palais Garnier, à Paris, le 10 février 1929 - Photo Associated Press

Vue aérienne du Palais Garnier, à Paris, le 10 février 1929 - Photo Associated Press

Deux sections sont ensuite consacrées aux créations lyriques et chorégraphiques.

Pour les premières, le cahier des charges de l’Opéra impose de privilégier la création d’ouvrages français, et en particulier par des anciens pensionnaires de l’Académie de France à Rome – le tableau de ces créations comprend d’ailleurs deux petites erreurs, car ‘La Fille de Roland’ et ‘Mârouf Savetier du Caire’ de Henri Rabaud ont été créés à l’Opéra Comique -. Des mélodies populaires parcourent ces ouvrages pour régénérer l’art national, mais Wagner est décidément beaucoup trop fort.

Appel à de jeunes peintres, modernisation des systèmes d’éclairages, rénovation de la mise en scène et de la machinerie, suppression des loges de scène, ne suffisent pas à intéresser les grands artistes et se heurtent au conservatisme des abonnés et du public. Rouché s’inquiète de l’avenir de l’opéra dorénavant concurrencé par les nouveaux loisirs.

Si l’opéra décline, le ballet, lui, est en plein développement. Rouché applique les mêmes recettes que pour le lyrique - la réforme par les décors et les costumes -, et tente des collaborations avec des artistes russes (Anna Pavlova, Fokine, Nijinska).

A la suite du décès de Diaghilev à Venise en août 1929, il embauche ses collaborateurs, Balanchine et Lifar, le second devenant à la fois danseur et chorégraphe. Le corps de ballet résiste à la discipline qu’il impose, mais Lifar valorise leur rôle d’acteur indispensable pour faire vivre l’âme d’une œuvre.

Il ouvre la voie du néo-classicisme français, se rend en Grèce, travaille avec les compositeurs contemporains, et obtient reconnaissance en tant que ‘créateur’ aussi bien de la part du public que de la critique.

Maquette pour les décors de Mavra (Igor Stravinsky) pour la saison des Ballet Russes 1922 (Compagnie des Ballets et Opéras Russes de Serge Diaghilev, mise en scène de Bronislava Nijinska), Théâtre National de l'Opéra

Maquette pour les décors de Mavra (Igor Stravinsky) pour la saison des Ballet Russes 1922 (Compagnie des Ballets et Opéras Russes de Serge Diaghilev, mise en scène de Bronislava Nijinska), Théâtre National de l'Opéra

Les wagnériens seront également heureux de découvrir que tout un chapitre est dédié à l’Opéra en tant qu’outil de propagande de l’État, et de voir comment Rouché va, petit-à-petit, au cours de l’entre deux-guerres, représenter de plus en plus Mozart, fort consensuel, puis Wagner qui, lui, est assimilé au pangermanisme prussien par une partie des français, tout le contraire de ce qu’il était réellement. Car si Wagner divise, tout directeur d’opéra sait qu’il fait pleinement recettes.

Par ailleurs, la mise en valeur d’ouvrages d’artistes des nations alliées aboutira à la création d’Œdipe’ de Georges Enesco.

Mais globalement, la création irrigue le ballet, alors que le désintérêt gagne l’opéra, le premier ayant l’aptitude à réunir, alors que le second est une arme politique.

Marisa Ferrer (Jocaste) et André Pernet (Œdipe) lors de la première d'Œdipe' au Théâtre National de l'Opéra, 1936

Marisa Ferrer (Jocaste) et André Pernet (Œdipe) lors de la première d'Œdipe' au Théâtre National de l'Opéra, 1936

La dernière partie de l’ouvrage dédiée à ‘L’épreuve de la seconde guerre mondiale’ est probablement la plus émotionnellement acérée, car elle pose la question à chacun de nous-même sur l’attitude qu’il aurait adopté au cours de la période d’occupation s’il était en responsabilité.

Jouer est la priorité pour Rouché et Lifar, aussi bien au début de la guerre qu’après l’armistice de 1940 et jusqu’à la libération. Le public vient au théâtre, mais les autorités de tutelles allemandes et vichystes suivent ce qu’il se passe à l’Opéra. Berlioz est mis à l’honneur dès la réouverture.

Bien qu'il soit assujetti aux lois antisémites imposées par l'occupant, Rouché conserve autant qu’il le peut les personnels israélites et plaide en faveur des compositeurs et librettistes d’origine juives (Dukas, Szyfer). Les soirées allemandes mettent en valeur les compositeurs contemporains (Pfitzner, Egk) mais elles sont perçues comme un assujettissement aux autorités d’occupation. Survient une situation paradoxales où les Allemands interdisent de jouer Wagner, Mozart, Strauss, Beethoven, au grand dam de Rouché qui sait que ce répertoire est très prisé du public parisien. Il n’hésite pas à négocier pour porter ces compositeurs à l’affiche, mais propose de nombreuses soirées françaises et met également Garnier à disposition de galas de charité.

Après la libération, Rouché doit affronter les procès d’épuration et défend sa politique de maintien de l’activité sous l’occupation. Suspendu le 21 février 1945 et mis à la retraite, il sera réhabilité en 1951.

Portrait de Serge Lifar dans le rôle du Chevalier (‘Le Chevalier et la Damoiselle’). Fondation Lifar, Fonds Serge Lifar - Photo Studio Harcourt, Paris, 1941.

Portrait de Serge Lifar dans le rôle du Chevalier (‘Le Chevalier et la Damoiselle’). Fondation Lifar, Fonds Serge Lifar - Photo Studio Harcourt, Paris, 1941.

Le cas de Serge Lifar, artiste engagé à défendre la création pour un art, le ballet, favorisé sous l’occupation par les autorités vichystes et allemandes, est étudié en détails, car le danseur et chorégraphe d’origine ukrainien entend bien poursuivre une réforme théâtrale qui s’appuie sur les préceptes défendus par Jacques Rouché. Cette créativité haut en couleur se développe avec la complicité du compositeur Philippe Gaubert et culmine avec ‘Le Chevalier et la Damoiselle’. A nouveau, l'ouvrage montre comment il met en valeur les danseurs et danseuses tout en approfondissant le sens de son art.

Mais il faut aussi se battre pour obtenir les meilleures conditions pour une troupe très engagée physiquement alors que les restrictions sont en vigueur. Si dans les faits la compromission avec l’occupant est soulignée, il n’en est pas moins vrai que la musique et la danse française ont été promues dans un des rares lieux où il était possible de se rassembler.

Cette aventure menée avec une forte conviction artistique dans une période trouble est ainsi récapitulée en conclusion de l’ouvrage de Claire Paolacci qui rappelle que c’est l’autonomie financière de Jacques Rouché qui lui a permis au départ de diriger l’Opéra avec une certaine indépendance vis-à-vis de l’État.

Ce livre est aussi un fascinant témoignage du processus de la création artistique et de sa force malgré les circonstances politiques.

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Publié le 19 Août 2026

La Montaña Palentina (Castilla y León) - 11 août 2026

La Montaña Palentina (Castilla y León) - 11 août 2026

Réplique de l'éclipse de Soleil qui s'était produite le 01 août 2008 dans l'Altaï, à la frontière extrême de la Chine et de la Mongolie - elle fut l'occasion de mener un impressionnant périple dans une contrée sauvage peuplée par les Kazakhs -, l'éclipse du 12 août 2026 a pour originalité de n'être observable par le plus grand nombre qu'en fin de parcours, vers 20h30, en traversant le centre-nord de l'Espagne jusqu'aux îles Baléares de façon à couvrir 14 millions d'habitants, auxquels se sont ajoutés plusieurs millions de visiteurs venus admirer ce phénomène rare depuis l'Espagne et le reste du monde.

Le parcours à travers le Pays Basque, les Asturies et la Castille et León - 10 au 15 août 2026

Le parcours à travers le Pays Basque, les Asturies et la Castille et León - 10 au 15 août 2026

Il était risqué de choisir les Asturies comme destination d'observation, la présence de la cordillère cantabrique ayant tendance à refroidir l'air humide provenant de l'Atlantique pour créer des bandes de nuages, et, malheureusement, la dégradation soudaine des conditions météorologiques le soir de l'éclipse n'a permis de vivre le basculement dans l'ombre de la Lune que sous une dense couverture nuageuse.

Néanmoins, cela n'invalide pas le parcours à travers le nord de l'Espagne qui a été mené en six jours et qui a permis de découvrir une magnifique région marquée par un passé très fort.

'Guernica' Guernikara

'Guernica' Guernikara

Guernica et Durango (Pays Basque)

En passant du Pays Basque français au Pays Basque espagnol via Saint-Jean-de-Luz et San Sebastian, un petit détour par Guernica s'imposait, cette ville martyre étant aussi un symbole fort de la résistance basque que les barbaries fasciste et nazie, sollicitées en appui aux nationalistes du général Franco, cherchèrent à écraser (bombardement des civils le 26 avril 1937). 

La défaite républicaine qui suivra sera à l'origine d'un exode massif vers la France, 'La Retirada', si bien qu'une partie des réfugiés et leurs descendants s'intègreront définitivement à la France.

La Foru Plaza (Guernica)

La Foru Plaza (Guernica)

Le célèbre tableau peint à Paris par Pablo Picasso, 'Guernica', préservé dès 1939 au MoMA de New-York, ne rejoindra le Musée Reina Sofia de Madrid que le 10 septembre 1981, mais une copie en carreaux de céramique a été installée en 1997 à Guernica pour demander le transfert du tableau dans la ville qui en est l'objet.
Aujourd'hui, Guernica est une ville au centre très animé mais qui entretient la mémoire de ces évènements tragiques.

A quelques kilomètres plus au sud, on découvre Durango qui est une ville qui connut le 31 mars 1937 les prémisses des bombardements aériens de civil menés par l’aviation italienne fasciste, et dont le centre historique au charme médiéval a été restauré; l'Arc de Santa Ana est l'une des rares constructions qui furent épargnées.

Arc et église de Santa Ana - Durango

Arc et église de Santa Ana - Durango

L'éclipse à Miyares (Asturies)

Après cette première journée mémorielle, vient le moment de rejoindre le village de Miyares situé à l'est d'Oviedo dans les Asturies, tout en recherchant un point d'observation de l'éclipse alternatif, en cas de situation météorologique difficile le long de la chaîne cantabrique. Le sud de la ville de Cistierna, dans la province de León, semble une zone favorable.

Pour la rejoindre, il faut traverser le Parc National des Pics d'Europe à travers une route magnifique, la N-621, qui passe à son point le plus haut par le Puerto di san Glorio (1609 m), marquant ainsi le passage de la Cantabrie à la Castille-et-León. La vue sur les étendues majestueuses de la Montaña Palentina est un émerveillement d'autant plus que le Soleil brille à son zénith ce jour là.

La Montaña Palentina (Castilla y León) - 11 août 2026

La Montaña Palentina (Castilla y León) - 11 août 2026

Puis, la route redescend pour rejoindre un impressionnant lac de barrage entouré d'éperons rocheux spectaculaires, 'L'embalse de Riaño' (1100 m), où nombre de vacanciers s'adonnent aux sports nautiques.
Et une fois dépassé Cistierna, l'horizon ouest se dégage - il faut en effet s'assurer que rien n'obstruera la vue au moins à 5° au dessus de l'horizon - jusqu'au village de Vidanes qui s'avère être un bon endroit pour l'observation.

'L'embalse de Riaño' (1100 m)

'L'embalse de Riaño' (1100 m)

Enfin, pour rejoindre Miyares, situé à 120 km au nord, il faut à nouveau traverser deux parcs nationaux montagneux, la 'Montaña de Riaño y Mampodre' et celui de 'Ponga', 3 heures de route étant nécessaires en passant par des points de vue toujours aussi majestueux, mais aussi le défilé de 'Los Beyos' flanqué de parois abruptes et ressérées.

Le Soleil vu depuis Miyares à 20h15, le 11 août 2026

Le Soleil vu depuis Miyares à 20h15, le 11 août 2026

La surprise est alors de découvrir que ce village des Asturies composé de belles villas au style colonial est situé au creux d'un splendide paysage de montagnes, tout en donnant une impression d'immensité au cœur d'une nature grouillante de vie, entre les hirondelles de rochers virevoltantes de toits en toits et le son des cloches incessant provenant des animaux profitant des hauts pâturages. 

Le soir, le Soleil est parfaitement visible 24h avant l'éclipse totale, si bien que, malgré le risque de couverture nuageuse annoncé, mais sans être rédhibitoire, il est décidé de rester à cet endroit pour la journée du 12 août 2026.

Miyares dans les dernière brumes matinales, le 12 août 2026

Miyares dans les dernière brumes matinales, le 12 août 2026

Le lendemain, une fois les brumes matinales dissipées, la journée est très ensoleillée jusqu'à 17h30, et seuls trois petits groupes de tâches solaires sont visibles, dont l'un plus marqué en bas à gauche du disque, ce qui va rendre la dégradation météorologique d'autant plus brutale après un temps si radieux. 

Le Soleil et ses tâches solaires, le 12 août 2026 à 12h45

Le Soleil et ses tâches solaires, le 12 août 2026 à 12h45

Les nuages bas formés le long de la côte atlantique entrent à l'intérieur des terres beaucoup plus en profondeur que prévu par les modèles météos, au point de couvrir totalement, et avec une importante épaisseur, la totalité du ciel.

L'éclipse sera donc vécue entre 19h30 et 21h20 sous cette couverture nuageuse tout en restant à l'écoute de la nature et de sa phase d'endormissement, les hirondelles des roches ayant totalement disparues vers 20h10. L'assombrissement devient sensible à ce moment là, et la plongée dans le noir à 20h27 s'accompagne du son des grillons uniquement pendant la phase de totalité, pour une durée de 1 minute et 43 secondes.

Vue des Asturies et vol d'une hirondelle des rochers depuis Miyares, le 12 août 2026

Vue des Asturies et vol d'une hirondelle des rochers depuis Miyares, le 12 août 2026

Puis, à la sortie de l'ombre, des applaudissements montent des maisons environnantes, le phénomène, même vécu sous les nuages, ayant été fortement appréciés par les habitants. Cette clameur humaine fait aussi systématiquement partie du spectacle à la fin de la totalité.

Une légère bruine survient sans qu'il soit possible d'affirmer avec certitude qu'il s’agisse d'une conséquence du refroidissement de l'atmosphère induit par le passage de la Lune devant le Soleil.

Les mesures de luminosité réalisées avec un appareil photo à sensibilité et temps de pose fixes montrent que, 25 minutes après l'éclipse totale, le ciel a la même luminosité que 10 minutes avant la totalité, ce qui montre combien l’obscurcissement du à l'arrivée de la Lune s'est couplé à celui du coucher du Soleil.

L'évolution de la luminosité entre 20h05 et 20h55 - Miyares, le 12 août 2026
L'évolution de la luminosité entre 20h05 et 20h55 - Miyares, le 12 août 2026
L'évolution de la luminosité entre 20h05 et 20h55 - Miyares, le 12 août 2026
L'évolution de la luminosité entre 20h05 et 20h55 - Miyares, le 12 août 2026
L'évolution de la luminosité entre 20h05 et 20h55 - Miyares, le 12 août 2026
L'évolution de la luminosité entre 20h05 et 20h55 - Miyares, le 12 août 2026
L'évolution de la luminosité entre 20h05 et 20h55 - Miyares, le 12 août 2026
L'évolution de la luminosité entre 20h05 et 20h55 - Miyares, le 12 août 2026

L'évolution de la luminosité entre 20h05 et 20h55 - Miyares, le 12 août 2026

En juillet 2009, l'éclipse totale sur Shanghai s'était aussi déroulée sous les nuages, mais il était difficile de les éviter, tandis que la faible portion de territoire du nord des Asturies et de la Cantabrie affectée pendant l'éclipse permettait de réduire le risque assez facilement en se déplaçant d'une centaine de kilomètres ou en montant en altitude au dessus de 1000m, ce qui rend l'expérience bien plus décevante. 

Mais deux grandes éclipses totales sont prévues en Afrique du Nord et en Australie, respectivement en août 2027 et juillet 2028, ce qui sera l'occasion de rattraper ce qui pourrait s'apparenter à un acte manqué.

L'Arc de Santa Maria (Burgos) - le 14 août 2026

L'Arc de Santa Maria (Burgos) - le 14 août 2026

Burgos

La suite du voyage se déroule par beau temps sur les routes des grandes étendues de cultures de la région de León afin de rejoindre la ville de Burgos, la capitale du royaume de Castille, qui était un endroit bien plus sûr comme base d'observation de l'éclipse.

L'arrivée dans le centre de cette ville fondée en 884 par Diego Rodriguez Porcelos, au nord de laquelle naîtra vers 1043 Rodrigo Díaz de Vivar, dit 'El Cid Campeador', est un véritable choc comparable à celui de la découverte de la place Saint-Marc de Venise.

La Cathédrale Santa Maria de Burgos - le 14 août 2026

La Cathédrale Santa Maria de Burgos - le 14 août 2026

Car une fois passé l'Arc de Santa Maria, la porte la plus monumentale de la ville où apparaît Charles Quint en son centre avec Le Cid à sa gauche et  Diego Rodriguez Porcelos au premier niveau, la cathédrale de Santa Maria, dont l'architecture est basée sur celle de Bourges, apparaît dans tout son éclat, une inimaginable construction en dentelles flanquée d'une grande chapelle et d'un cloître, et dominée par une tour lanterne d'une finesse d'orfèvre, en dessous de laquelle gisent les corps du Cid et de Chimène

Il faut s'équiper de jumelles pour en observer tous les détails et les multiples statues, et il faut des heures pour apprécier son intériorité faite de multiples chapelles dont le style s'étale du gothique flamboyant au baroque et style rococo.

Détail extérieur de la Cathédrale Santa Maria de Burgos

Détail extérieur de la Cathédrale Santa Maria de Burgos

D'ailleurs, les églises environnantes permettent de traverser le temps de San Gil (1163 - style médiéval) à Carmen (1968 - style moderne), en passant par San Esteban (Grand gothique) ou San Lorenzo (baroque Jésuite).

Iglesia de Santiago y Santa Águeda (Burgos)

Iglesia de Santiago y Santa Águeda (Burgos)

L'énergie vitale de Burgos, sa propreté, sa fréquentation touristique harmonieusement mélangée à la vie locale et son architecture éblouissante, présentent les plus beaux des visages avant d'achever un périple auquel ne manque que la couronne solaire dominant l'horizon.

Le prochain voyage éclipse du 02 août 2027 aura donc pour objet une double revanche, revoir sur fond de ciel bleu l'éclipse de Shanghai du 22 juillet 2009, dont elle est la réplique, et atténuer le ratage observationnel de cette année, tout en ne négligeant pas la dimension culturelle et historique des lieux visités.

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Rédigé par David

Publié dans #Astres, #Eclipse

Publié le 9 Août 2026

Der Ring des Nibelungen (Richard Wagner - 1849/1876)
Bayreuther Festspiele 2026
27 juillet - Das Rheingold
28 juillet - Die Walküre
30 juillet - Siegfried
01 août - Götterdämmerung

Direction Musicale Christian Thielemann
Conception artistique et technique Marcus Lobbes et Nils Corte
Dramaturgie Andri Hardmeier
Storytelling numérique et IA Roman Senkl
Art Visuel Nils Corte et Phil Hagen Jungschlaeger
Décors Wolf Gutjahr
Costumes Pia Maria Mackert

Loge / Siegmund / Siegfried Klaus Florian Vogt
Wotan / Der Wanderer Michael Volle Brünnhilde Camilla Nylund
Alberich Jochen Schmeckenbecher    Sieglinde Elza van den Heever
Fasolt / Hunding / Hagen Mika Kares
Froh Siyabonga Maqungo    Donner Alexander Grassauer
Mime Gerhard Siegel Gunther Michael Kupfer-Radecky
Fafner Peter Rose    Fricka / 1.Norn Anna Kissjudit
Erda / Waltraute (Götterdämmerung) Christa Mayer
Schwertleite Freya Apffelstaedt    Freia Evelin Novak
Rossweisse Natalia Skrycka Wellgunde Natalia Skrycka
Helmwige / Gutrune / 3. Norn Magdalena Hinterdobler
Grimgerde / Floßhilde Marie Henriette Reinhold
Siegrune / 2. Norn Alexandra Ionis
Waltraute (Die Walküre) Karis Tucker
Gerhilde Martina Welschenbach Ortlinde Brit-Tone Müllertz
Waldvogel Victoria Randem Woglinde Katharina Konradi

Pour les 150 ans du Festival et de la création de 'L'Anneau du Nibelung' qui avait été mis en scène par Richard Wagner lui-même, Katharina Wagner avait annoncé que le Ring ne serait proposé en 2026 qu'en version semi-scénique, une nouvelle production de la Tétralogie mise en scène par Vasily Barkhatov et dirigée par Pablo Heras-Casado étant en préparation pour 2028.

Camilla Nylund (Brünnhilde) - Photo : Enrico Nawrath

Camilla Nylund (Brünnhilde) - Photo : Enrico Nawrath

Nous étions donc prévenus que la version d'anniversaire serait confiée à Marcus Lobbes et Nils Corte, deux metteurs en scène allemands passionnés par l'apport du numérique au théâtre contemporain, et que les images générées par Intelligence Artificielle domineraient le visuel des représentations.

Il faut dire que la première de ‘Das Rheingold’ est sans doute la plus éprouvante car les spectateurs se sont retrouvés happés pendant 2h30, sans entracte, par une profusion d’images aux formes perpétuellement changeantes et aux couleurs vives, dont il s’est avéré possible de déceler, de temps en temps, des références à des 'Ring' passés, tels celui de Patrice Chéreau (1976 – 100 ans du festival) ou celui de Frank Castorf (2013 – 200 ans de la naissance de Richard Wagner). Mais les silhouettes humaines et les visages ne prennent jamais de formes définitives et précises, ce qui est fort frustrant, et l’on peine à voir le lien entre ces mondes abstraits donnant l’illusion du 3D et la dramaturgie de l’ouvrage.

Nous comprenons ainsi que nous allons assister à une installation de 15h en musique, au milieu de laquelle les chanteurs s’insèrent simplement par leurs voix. 

Le Festspielhaus de Bayreuth - Entracte de 'Die Walküre'

Le Festspielhaus de Bayreuth - Entracte de 'Die Walküre'

Toutefois, la scène de montée au Walhalla, baignée de couleurs et lumières arc-en-ciel, sera la plus impressive de tout le prologue.

Afin de laisser de la distance entre les premiers rangs de spectateurs et l’immense toile vidéographique, l’avant-scène située au dessus de l’orchestre se trouve interdite aux chanteurs, qui se retrouvent donc relégués à une dizaine de mètres en arrière, derrière le rideau semi-transparent. 

On perd donc le contact avec leurs visages, ce qui rend ce concept, totalement antithéâtral, opposé à la finalité même du Festspielhaus telle que l’a voulu Richard Wagner.

Mais malgré la distance, les voix se projettent avec une excellente définition, cette production ayant au moins l’avantage de mettre en valeur les qualités acoustiques exceptionnelles de la salle.

Les solistes, tous vêtus d’un intrigant costume en forme de plumage argenté, paraissent même à certains moments totalement suspendus au milieu du flot de couleurs et de lumières.

Ce 'Ring' peut donc s’apprécier pour sa pure poésie musicale, en prêtant moins d’attention aux images qu’à l’ambiance lumineuse d’ensemble.

'Die Walküre', acte II - Photo : Enrico Nawrath

'Die Walküre', acte II - Photo : Enrico Nawrath

Dans ‘Walküre’, les images semblent prendre plus le temps de se poser, avec des changements plus espacés, et, à nouveau, le final baigne dans une lumière très impressive. Mais le jeu d’acteur reste tout à fait inexistant, et la mort de Siegmund se déroule sans le moindre geste de la part des protagonistes, ce qui sera toutefois corrigé dans ‘Götterdämmerung’ où, cette fois, Hagen aura bien le geste fatal envers Siegfried.

Cependant, la logique des images reste la même, avec des injections de réminiscences de ‘Ring’ passés qui évoluent dans le temps, mais avec aussi des images qui cherchent à fixer ces ‘Ring’ dans leur époque au risque d’incongruités déplacées, comme cet astronaute marchant sur la Lune en plein milieu de ‘Siegfried’ pour indiquer que l’on se trouve en juillet 1969.

S’il a été possible d’affronter pendant 15 heures ce flot d’images comme si l’on admirait une œuvre d’art moderne vivante, c’est bien parce que l’interprétation musicale a donné une dimension irrésistiblement poétique à cette saga pourtant d’une grande force dramatique.

Klaus Florian Vogt (Siegfried - 'Götterdämmerung')

Klaus Florian Vogt (Siegfried - 'Götterdämmerung')

A nouveau, Klaus Florian Vogt fait l’évènement à Bayreuth, sa maison d’élection, en relevant le défi de chanter les trois rôles de Loge, Siegmund et Siegfried en une semaine, comme l’avait fait avant lui Wolfgang Windgassen à l’opéra de Vienne en 1962 (31 mai – 6 juin) et 1963 (08 juin – 15 juin).

Apparaissant comme le plus lumineux Loge jamais entendu à ce jour, qui a fait trembler tout le théâtre de Bayreuth comme jamais après la première représentation de 'Das Rheingold’, le ténor allemand offre ensuite un portrait exceptionnel de Siegmund avec son timbre dorénavant ambré et d’une candeur surnaturelle dans cette magnifique salle, puis, tire d’intonations plus acérées pour dépeindre le caractère moins romantique et plus querelleur de Siegfried, sans se départir de sa magnificence dans les moments les plus élégiaques auprès de Brünnhilde, que ce soit dans ‘Siegfried’ ou ‘Götterdämmerung’.

Camilla Nylund (Brünnhilde) et Michael Volle (Wotan)

Camilla Nylund (Brünnhilde) et Michael Volle (Wotan)

Face à cette figure artistique emblématique de l’univers wagnérien, Camilla Nylund fait vivre les sentiments de la Walkyrie avec un chant racé et d’une précision d’orfèvre qui va somptueusement se déployer dès le 3e acte de ‘La Walkyrie’, lors de l’inéluctable confrontation avec Wotan. L’écouter polir le cristal de sa voix, en chauffer les couleurs avec un perfectionnisme rare pour les faire s’épanouir dans l’immensité du théâtre est merveilleux à entendre, surtout qu’elle peut aussi induire des aigus pleinement timbrés et d’un fort impact. 

Toutefois, pour la scène d’immolation finale de ‘Götterdämmerung’, elle va légèrement atténuer le volume afin de préserver son magnifique sens du relief sculptural. Très grand accueil bien mérité pour cette artiste si touchante qui, à deux reprises, partagera une étreinte chaleureuse avec Klaus Florian Vogt au rideau final.

Sans être aussi noir que le Wotan de Nicholas Brownlee à Munich, Michael Volle donne une superbe prestance au Dieu des Dieux avec un lyrisme d’une grande clarté qui poétise sensiblement le langage wagnérien. De par l’absence de mise en scène et de drame, l’ampleur de son chant a aussi tendance à atténuer les aspérités les plus violentes de ce personnage qui craint de voir sa puissance s’effondrer.

Gerhard Siegel (Mime)

Gerhard Siegel (Mime)

Dans cette interprétation dénuée de jeu scénique convainquant, Gerhard Siegel fait sensation à travers son incarnation fantastique de Mime, car il fait preuve, jusqu’à la dernière parole, d’une inventivité coloriste et expressive telle qu’il anime son personnage par la seule théâtralité de son chant. Le public n’oubliera pas de lui en être reconnaissant à la fin de ‘Siegfried’.

En grande forme, et visiblement très heureuse d’être présente pour la seconde fois à Bayreuth après avoir interprété Elsa de ‘Lohengrin’ l’année précédente, Elza van den Heever brosse une caractérisation très intense de Sieglinde, un kaléidoscope de clarté et de noirceur qui émane de son chant fortement vibrant, et qui cherche à décrire un tempérament incendiaire à fleur de peau.

Mika Kares (Hunding), Elza van den Heever (Sieglinde) et Klaus Florian Vogt (Siegmund)

Mika Kares (Hunding), Elza van den Heever (Sieglinde) et Klaus Florian Vogt (Siegmund)

Première Norne fort sensuelle, mais surtout Fricka sulfureuse, Anna Kissjudit a un timbre inhabituellement profond et sombre pour ce rôle, ce qui a pour effet d’induire une nature à la fois voluptueuse et inquiétante qui contraste fortement avec la clarté plus humaine de Michael Volle, alors que Christa Mayer, en Waltraude ('Götterdämmerung') et Erda, colore par de multiples reflets le chant crépusculaire de ces deux êtres.

Et si Mika Kares fait entendre pour Fasolt, Hunding puis Hagen une suavité très fluide avec du corps, Jochen Schmeckenbecher défend bien le nain Alberich mais sans avoir toutes les aspérités et les contrastes bien marqués que l’on attend chez ce personnage si maléfique.

'Siegfried' inspiré de la production de Frank Castorf - Photo : Enrico Nawrath

'Siegfried' inspiré de la production de Frank Castorf - Photo : Enrico Nawrath

Enfin, Magdalena Hinterdobler est une excellente découverte en Gutrune (elle incarne aussi Helmwige et la troisième Norne) car elle arrive à faire exister avec beaucoup de fraîcheur la sœur de Gunther (interprété par un Michael Kupfer-Radecky un peu trop fantomatique) en rendant véritablement palpables ses sentiments envers Siegfried.

Christian Thielemann

Christian Thielemann

Mais si nous arrivons à être embarqués dans ce grand poème mythologique malgré le concept visuel trop artificiel de la production, c’est aussi grâce à la verve de Christian Thielemann dont la direction insuffle à l’orchestre du festival un formidable sens du mélange des formes, en appuyant sur certains contrastes de cuivres ou de bois tout en maintenant des lignes très souples, sans être trop nerveuses pour autant.

Et c’est bien grâce à la magnificence du tissu sonore qu’il obtient en en faisant vivre les multiples scintillements et le souffle viril des vents dans un geste d’une largeur infinie, que l’on reconnaît de sa part une très forte appropriation de l’esprit wagnérien. Une belle osmose se dégage aussi avec les voix, la fusion d’ensemble avec l’acoustique du Festspielhaus atteignant son summum pour ‘Götterdämmerung’.

Camilla Nylund et Klaus Florian Vogt ('Götterdämmerung')

Camilla Nylund et Klaus Florian Vogt ('Götterdämmerung')

Que les metteurs en scène se rassurent, l’IA n’est pas près de se substituer à eux pour rendre une lecture forte et pertinente d’une œuvre lyrique, et il suffit de se remémorer le travail qu’ont réalisé Bill Viola et Peter Sellars à l’occasion de la nouvelle production de ‘Tristan und Isolde’ donnée à l’opéra Bastille en 2005, pour mesurer comment des créateurs ont su élaborer une vidéographie qui évolue avec les idéaux du texte et la puissance de la musique, sans perdre de vue la nécessité de laisser un espace aux chanteurs percutés par ces images.

Klaus Florian Vogt (Loge)

Klaus Florian Vogt (Loge)

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Publié le 5 Août 2026

Rienzi (Richard Wagner – le 20 octobre 1842, Dresde)
Représentation du 26 juillet 2026
Bayreuther Festspiele

Cola Rienzi, päpstlicher Notar Andreas Schager
Irene, seine Schwester Gabriela Scherer
Steffano Colonna, Haupt der Familie Colonna Andreas Bauer Kanabas
Adriano, sein Sohn Jennifer Holloway
Paolo Orsini, Haupt der Familie Orsini Michael Nagy
Kardinal Raimondo, päpstlicher Legat Vitalij Kowaljow
Baroncelli Matthias Stier
Cecco del Vecchio Michael Kupfer-Radecky
Ein Friedensbote Victoria Randem

Direction Musicale Nathalie Stutzmann                               Nathalie Stutzmann
Mise en scène Alexandra Szemerédy, Magdolna Parditka (2026)
Nouvelle production et première historique à Bayreuth

Devenu tribun et libérateur de la ‘Sainte République Romaine sous l’autorité du Seigneur Jésus Christ, le plus Miséricordieux’ le 20 mai 1347, fait prisonnier à Avignon par Clément VI, puis de retour au pouvoir en août 1354 grâce à Innocent VI, Cola di Rienzo fut transformé par le pouvoir et commit des exactions, si bien qu’il fut victime d’un soulèvement populaire et lynché à mort par la foule, le 08 octobre de la même année, celle-ci ne supportant plus le poids des taxes qui lui était imposé.

Andreas Schager (Rienzi), Gabriela Scherer (Irene) et Jennifer Holloway (Adriano) - scène finale

Andreas Schager (Rienzi), Gabriela Scherer (Irene) et Jennifer Holloway (Adriano) - scène finale

Totalement oubliée pendant plusieurs siècles, cette figure réapparut au début du XIXe siècle et inspira de nombreux romantiques européens. Ainsi, Lord Byron en fit l'éloge dans son poème ‘Childe Harold's Pilgrimage’ :
Then turn we to her latest Tribune's name,
From her ten thousand tyrants turn to thee,
Redeemer of dark centuries of shame—
The friend of Petrarch—hope of Italy—
Rienzi! last of Romans! While the tree
Of Freedom's withered trunk puts forth a leaf,
Even for thy tomb a garland let it be—
The Forum's champion, and the people's chief—
Her new-born Numa thou—with reign, alas! too brief.

Puis, pas moins de quatre livrets d’opéras italiens lui furent dédiés : ‘Rienzi’ (1829) de Luigi Balocchi, mis en musique par Giuseppe Persiani, ‘Cola di Rienzo’ (1842) de Leopoldo Tarantini, mis en musique par Achille Peri‘Rienzi’ (1848) de Carlo Cambiaggio, mis en musique par Augusto Cagnoni, et 'Rienzi' (1888–1889) de Antonio Ghislanzoni, mis en musique par Gaetano Coronaro.

Présentation de 'Rienzi' par l'équipe de 3sat devant le Festspielhaus de Bayreuth

Présentation de 'Rienzi' par l'équipe de 3sat devant le Festspielhaus de Bayreuth

Richard Wagner en écrivit lui-même son propre livret ainsi que sa musique dans un style proche du grand opéra français, pour en faire un grand symbole révolutionnaire.

Cependant, considérant plus tard cet ouvrage de jeunesse trop éloigné des principes qui guidèrent la réalisation de ses opéras de la maturité, il se refusa à le représenter à Bayreuth, mais Cosima Wagner en produisit une version à Karlsruhe en 1893 et 1895, ainsi que Wieland Wagner à Stuttgart en 1957.

Toutefois, dans un contexte mondial de montée des populismes où l’on voit de grands orateurs accéder au pouvoir en flattant le peuple pour ensuite s’en prendre à une partie de cette même population, il apparaît bien pertinent de faire résonner au moins une fois au Festspielhaus de Bayreuth la musique de ‘Rienzi’ afin de ressentir ce qu’elle peut nous dire aujourd’hui.

A la vision de cet opéra, il vient naturellement à l'esprit un autre ouvrage lyrique qui traite des luttes de factions contrariées par un élu du peuple, et qui se déroule à la même époque mais à Gênes cette fois, 'Simon Boccanegra' de Giuseppe Verdi.

Andreas Schager (Rienzi) et un enfant (le frère de Rienzi)

Andreas Schager (Rienzi) et un enfant (le frère de Rienzi)

Depuis la première version du livret de 1838 (Riga) à celle de Cosima (1847), les nombreuses révisions de 'Rienzi' ont consisté en considérations pratiques (la durée de l’ouvrage), musicales (privilégier ou bien atténuer les influences italiennes) ou dramaturgiques (assombrir ou idéaliser le portrait de Rienzi), mais pour le 150e anniversaire du Festival de Bayreuth, c’est bien une version sombre et critique du tribun et de la société qui l’entoure qui est dressée sur la scène du Festspielhaus, tout en veillant à humaniser cette figure controversée.

Ainsi, Alexandra Szemerédy et Magdolna Parditka montrent dès l’ouverture le drame personnel qui empreint l’âme de Rienzi, lui qui a perdu son frère aimé à cause des luttes de clans qui minent Rome.

La scène est très ambiguë, car si Irène, la sœur de Rienzi, est montrée comme une force qui l’appuie dans la préparation de ses discours publics, leur jeune frère parait être leur propre enfant atteint d’une maladie grave, souffrant durement.

L’évocation de ce jeune frère reviendra au début du second acte, présenté comme un songe où l’on voit l’enfant blessé descendre le grand escalier du pouvoir sous le chant des messagers, pour finir dans les bras de Rienzi effondré.

Le décor, mobile et complexe, dresse des immeubles de béton représentés selon une coupe verticale qui permet de voir les habitants de Rome vivre dans de monotones pièces illuminées chacune par un grand écran, et chaque individu est lui aussi connecté à la société par un écran portable.

Gabriela Scherer (Irene) et Jennifer Holloway (Adriano)

Gabriela Scherer (Irene) et Jennifer Holloway (Adriano)

Les scènes d’agora se déroulent en revanche devant une sorte d’amphithéâtre scindé en deux par un grand escalier recouvert d’un tapis rouge, et des miroirs en distordent l’apparence.

Le regard oscille ainsi entre, d’une part, la vision d’une population peu heureuse, contrôlée et manipulée, et, d’autre part, celle de la scène politique qui n’est pas sans évoquer la grandiloquence nazi par sa structure pyramidale et ses couleurs, lieu où la société se met sur son 31 et joue toutes sortes de rôles.

Enfin, des caméras permettent de projeter les visages en gros-plans des protagonistes, et de rendre encore plus vivante la course électorale qui domine le premier acte.

La tentation de lui donner une signification messianique et de détourner le sentiment religieux est par ailleurs attaquée de façon très frontale à partir d'un extrait de la 'Passion selon Saint Matthieu', projeté lors de l'avènement de Rienzi, qui met en garde sur les faux prophètes qui risquent de mener à la destruction du monde.

Andreas Schager (Rienzi)

Andreas Schager (Rienzi)

Tous imprégnés d’un excellent jeu d’acteurs, on ne peut qu’admirer à nouveau à quel point Andreas Schager sait investir son personnage de leader politique en le rendant fort crédible. Le chant est puissant et d'une ample clarté, une générosité à cœur ouvert qui ajoute de l'âme à son interprétation.

Dans cet univers conspirationniste, la mise en scène allège l’atmosphère en exploitant brillamment le ballet du deuxième acte pour en faire une drôle pantomime des héros wagnériens du 'Ring', 'Tristan und Isolde',  'Lohengrin' ou 'Parsifal', comme si la scène de Bayreuth servait à camoufler les intrigues politiques les plus dures. 

Le chœur s'en donne à cœur joie aussi bien par la manière de faire vivre cette société déjantée en affichant une splendide maîtrise des grands ensembles lyriques, 'Rienzi' lui offrant un rôle très exigeant, parfois très proche de la comédie, auquel les choristes impriment un souffle inspirant et d'une harmonie splendidement élégiaque.

Gabriela Scherer (Irene), Jennifer Holloway (Adriano) et Andreas Schager (Rienzi) - Photo : Enrico Nawrath

Gabriela Scherer (Irene), Jennifer Holloway (Adriano) et Andreas Schager (Rienzi) - Photo : Enrico Nawrath

Si le second acte s'achève dans une ambiance qui rappelle beaucoup la scène finale de 'Un Ballo in Maschera' de Giuseppe Verdi, le troisième acte aborde la question de la dérive autoritaire du pouvoir et de la montée d'une société fasciste, même s'il s'agit d'une réaction au soulèvement des nobles. 

Conscription forcée, assassinat d'insurgés, c'est un visage très antipathique de Rienzi qui est montré, ce qui va inciter Adriano à prendre les armes pour attenter à la vie du leader à l'acte suivant. Le basculement dans la noirceur est ainsi prégnant de bout en bout.

Jennifer Holloway, qui chante le rôle d'Adriano, peut compter sur une émission très bien canalisée qui exprime la sévérité du caractère du fils de Steffano Colonna, tiraillé entre son amour pour Irène et celui pour son père qui est devenu l'ennemi de Rienzi.

Les deux derniers actes, plus courts, sont ceux où la marque interprétative d'Alexandra Szemerédy et Magdolna Parditka est la plus prégnante, car la prière de Rienzi est déplacée du début du 5e acte au début du 4e acte, comme pour avancer le moment où le héros prend conscience de l'obscurité dans laquelle est plongée Rome. Il apparaît comme victime de pulsions suicidaires.

La vengeance qu'ourdit Adriano pour contrer la rumeur d'un nouveau complot mené par le tribun sera bien vaine, puisque Rienzi et Irène vont préférer mourir sur fond de destruction de la cité et face aux poings vindicatifs du peuple privé de son leader.

Salut final avec, au centre, Jennifer Holloway, Andreas Schager et Thomas Eitler-de Lint (Chef de chœur)

Salut final avec, au centre, Jennifer Holloway, Andreas Schager et Thomas Eitler-de Lint (Chef de chœur)

La réussite de ce spectacle réside ainsi dans sa façon de montrer le passage de l'idéalisme sincère à la rigidité du pouvoir, puis à la prise de conscience de la méprise sur lui même du soi-disant 'leader messianique'. Nous ne sommes jamais sûrs du comportement qu'adoptera un élu une fois placé aux plus hautes responsabilités politiques.

Si Andreas Schager est tout à fait immense dans son incarnation, il est entouré d'interprètes tout aussi investis que lui à forger l'unité de cet univers, que ce soit Jennifer Holloway, dont nous avons vu la conviction avec laquelle elle anime Adriano, mais aussi Gabriela Scherer dont la voix vibre avec sensibilité, finesse et fragilité, les personnages masculins barytons et basses animés par Andreas Bauer Kanabas, Michael Nagy, Vitalij Kowaljow et Michael Kupfer-Radecky ayant tous une excellente emprise autoritaire.

Salut final avec, au centre, Andreas Schager, Nathalie Stutzmann et Gabriela Scherer

Salut final avec, au centre, Andreas Schager, Nathalie Stutzmann et Gabriela Scherer

A la direction musicale, Nathalie Stutzmann se révèle très attentive au respect de la clarté française d'écriture sans chercher à la germaniser, à l'inverse de ce qu'elle avait fait pour 'Faust' à Munich en début d'année, un vrai défi pour une salle telle que le Festspielhaus de Bayreuth! L'ouverture est d'ailleurs jouée avec une douceur si caressante qu'un sentiment d'amour semble irriguer toute la salle.

L'équilibre avec le plateau est parfait, le chœur très bien intégré au discours musical, un véritable triomphe que réserve le public surchauffé à la chef d'orchestre française lors des saluts finaux.

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Publié le 19 Juillet 2026

Die Walküre (Richard Wagner – Munich, le 26 juin 1870)
Représentations du 01 et 04 juillet 2026
Münchner Opernfestspiele
Bayerische Staatsoper (München)

Siegmund Joachim Bäckström
Hunding Ain Anger
Wotan Nicholas Brownlee
Sieglinde Irene Roberts
Brünnhilde Miina-Liisa Värelä
Fricka Ekaterina Gubanova
Helmwige Dorothea Herbert
Gerhilde Julie Adams
Ortlinde Elene Gvritishvili
Waltraute Claudia Mahnke
Siegrune Niina Keitel
Rossweiße Christina Bock
Grimgerde Natalie Lewis
Schwertleite Noa Beinart

Direction musicale Vladimir Jurowski
Mise en scène Tobias Kratzer (2026)

Coproduction Gran Teatre del Liceu, Barcelona
Oper für alle live - 04 Juillet 2026

Le 11e Ring Munichois, depuis la production de Karl Bruillot créée en 1878, poursuit son développement au Münchner Opernfestspiele 2026 avec le volet le plus célèbre, ‘Die Walküre’, confié au regard d’une magnifique sensibilité de Tobias Kratzer.

Die Walküre (ms Tobias Kratzer) - Acte I - Photo Monika Rittershaus

Die Walküre (ms Tobias Kratzer) - Acte I - Photo Monika Rittershaus

Alors que nous achevions le prologue ‘Das Rheingold’ avec l’avènement d’une nouvelle religion d’apparence nettement factice, cette première journée débute classiquement de nuit dans une maison plutôt moderne et d’aspect chaleureux, isolée dans une forêt de conifères.

Hunding, voué au culte des Dieux, dépose un bélier au pied d’une stèle dédiée à Fricka, et un retable miniature semblable à celui révélé lors de la montée au Walhalla trône dans la pièce principale de sa résidence. Il y surprend Siegmund et Sieglinde, et Ain Anger, bien que dorénavant marqué par le temps, imprime au chef de clan une indéniable stature et une autorité vocale rustre.

Ain Anger (Hunding), Irene Roberts (Sieglinde) et Joachim Bäckström (Siegmund) - Photo Monika Rittershaus

Ain Anger (Hunding), Irene Roberts (Sieglinde) et Joachim Bäckström (Siegmund) - Photo Monika Rittershaus

Tobias Kratzer s’attache à montrer la nature arriérée de Hunding dans son rapport à sa femme, et, surtout, développe la relation entre le frère et la sœur à travers une magnifique réminiscence de leur enfance représentée par une vidéo en noir et blanc qui les montre, dans leur jeunesse, très attachés à la relation avec leur père, Wotan. L’émotion induite par ces images de bonheur familial devient aussi forte que la relation d’amour entre les deux jumeaux – un émouvant parallèle est réalisé avec leur proximité d’enfance -, que, par ailleurs, le metteur en scène cherche à protéger de la morale en les rendant inconscients de leur lien de parenté au moment de leur relation charnelle.

Le Bayerische Staatsoper, le 04 juillet 2026

Le Bayerische Staatsoper, le 04 juillet 2026

Joachim Bäckström se révèle ainsi un Siegmund très convaincant de par la stabilité de sa ligne de chant, sa jeunesse et une solide tenue de souffle, alors qu’Irene Roberts est une Sieglinde de toute beauté, fougueuse et enflammée au timbre subtilement ambré et sensuel, d’une intensité rebelle qui se maintiendra jusqu’au dernier acte, y compris lors des saluts où elle manifestera un enthousiaste débordant et fort communicatif.

De petites touches humoristiques sont omniprésentes, y compris dans la scène avec Notung qui devient ici une épée cachée parmi d’autres auxquelles se mêlera même un sabre laser issu de la mythique trilogie ‘Starwars‘.

Miina-Liisa Värelä (Brünnhilde) et Nicholas Brownlee (Wotan) - Photo Monika Rittershaus

Miina-Liisa Värelä (Brünnhilde) et Nicholas Brownlee (Wotan) - Photo Monika Rittershaus

Le second acte, censé débuter au Walhalla, se poursuit dans le même lieu, ce qui peut initialement perturber la compréhension, mais Tobias Kratzer utilise tous les éléments disponibles pour renforcer sa lecture. Ainsi voit-on Wotan se lamenter de la fin de la domination des Dieux devant le retable de Hunding brisé par Siegmund et Sieglinde, alors que la cruauté de Fricka s’exprime par sa manière d’éviscérer méticuleusement le bélier offert par son adepte.

Il s’agit aussi d’illustrer le constat que dans toute religion il y a la justification de la nécessité de tuer, que ce soit par le sacrifice ou par l'élimination de tout ce qui est considéré comme hérétique, ce qui est inconcevable pour bien des gens, qu’ils soient croyants ou pas.

Une très belle scène s’en suit lorsque Brünnhilde et son père quittent la maison de Hunding pour poursuivre leur échange, la vidéo en transparence donnant l’impression de voir les arbres défiler tout au long de la marche en forêt jusqu’à une petite chapelle pillée qui ne sera pas épargnée des jeunes voleurs, symptôme d’une époque ne respectant plus les croyances. C’est dans cette même forêt que Siegmund et Sieglinde retrouveront leur maison d’origine brûlée, et où, finalement, le fils de Wotan perdra la vie, sous le regard ravi de Fricka.

Nicholas Brownlee (Wotan)

Nicholas Brownlee (Wotan)

Il semblerait que les chanteurs ne soient véritablement arrivés à bien investir leurs personnages respectifs qu’à partir de la représentation du 04 juillet, celle du 01 juillet montrant encore un jeu un peu hésitant, particulièrement pour Miina-Liisa Värelä qui, engoncée dans un costume à l’ancienne qui vise à railler les vieilles représentations des Dieux - tout en satisfaisant les attentes des publics les plus conservateurs, ce qui est très astucieux -, ne se libère totalement qu'au dernier acte avec une excellente résilience vocale, toujours fascinante à entendre y compris par l’énergie physique qu’elle engage.

Nicholas Brownlee domine naturellement le plateau en chantant avec un impact sonore phénoménal et en maintenant constamment une unité de timbre même dans les moments les plus impulsifs, mais aussi de par ses qualités théâtrales qui usent d'impressionnantes intonations vocales.

Irene Roberts (Sieglinde) et Ekaterina Gubanova (Fricka)

Irene Roberts (Sieglinde) et Ekaterina Gubanova (Fricka)

Ekaterina Gubanova est une excellente surprise car, même si elle donne l’impression de trop se consumer dans tant de rôles wagnériens qu’elle défend à travers le monde, de Vienne à New-York, elle offre une caractérisation fine et très expressive de Fricka avec ce grand art du chant déclamé qui évoque beaucoup celui de Waltraud Meier, et qu’elle souligne de subtils traits de noirceur fort touchants.

Nicholas Brownlee (Wotan) - Photo Monika Rittershaus

Nicholas Brownlee (Wotan) - Photo Monika Rittershaus

A l’instar de la séquence vidéo de course à cheval à travers Paris qu’il avait réalisé au dernier acte du ‘Faust’ de Charles Gounod représenté à l’Opéra Bastille en mars 2021, Tobias Kratzer réitère au dernier acte de ‘Die Walküre’ une chevauchée filmée à travers Munich, la cité de création de l’ouvrage, où les Walkyries deviennent des agents de la brigade équestre de la ville, l’une pilotant même un hélicoptère de police en clin d’œil au film de Francis Ford Coppola ‘Apocalypse Now’, mais sans l’ambiguïté morbide du film.

Cette grande scène humoristique démythifie totalement la célèbre ouverture et participe donc aussi à l’entreprise de déconstruction des anciennes religions auxquelles Richard Wagner est lui même associé. Les plus puristes des wagnériens n’accepteront d’ailleurs pas de voir leurs idoles autant banalisées.

Nicholas Brownlee (Wotan) et Miina-Liisa Värelä (Brünnhilde)

Nicholas Brownlee (Wotan) et Miina-Liisa Värelä (Brünnhilde)

Choc visuel fort apprécié par les spectateurs, le retour des corps accidentés récupérés aux quatre coins de la ville se déroule dans la Königssaal de l’opéra de Munich, lieu de pouvoir et d’origine des filles de Wotan où les corps de figurants totalement nus sont nettoyés par des Walkyries exaltées avant que ceux-ci ne se relèvent pour être habillés en guerriers et ne rejoignent l’armée constituée par Wotan - séquence qui ressemble beaucoup à celle qu’avait imaginé Günter Krämer à l’Opéra Bastille en mai 2010 -.

Menée sobrement, la scène d’adieu entre Wotan et Brünnhilde se conclura par une dernière entorse au récit mythologique lorsque Loge, joué par un figurant ressemblant à Sean Pannikar, intervient pour allumer nonchalamment une bougie devant le corps de la Walkyrie, la scène d’embrassement révèlant la maison d’enfance de Siegmund et Sieglinde incendiée par Fricka et le dieu du feu, un sens du récit qui clôt habilement la question du drame initial en faisant de Fricka la véritable instigatrice de la déchéance morale des Dieux.

Joachim Bäckström, Irene Roberts, Miina-Liisa Värelä, Vladimir Jurowski, Nicholas Brownlee et Ekaterina Gubanova

Joachim Bäckström, Irene Roberts, Miina-Liisa Värelä, Vladimir Jurowski, Nicholas Brownlee et Ekaterina Gubanova

Geste fluide, élancé et nerveux dans les attaques, Vladimir Jurowski laisse ressortir une approche détaillée qui montre une attention à ne pas exacerber exagérément les passages les plus spectaculaires, tout en privilégiant une clarté musicale qui bénéficie aux instrumentistes.

Il se met au service d'une dramaturgie qui tient compte de l’intimiste si bien développé par Tobias Kratzer, mais il parait moins libre que lorsque qu'il dirige le répertoire d’après guerre, bien que, lors de la représentation du 04 juillet, il réussit à déployer pleinement l'orchestre wagnérien dans tout l'espace sonore de la salle.

C’est avec grande impatience que l’attente se porte désormais sur ‘Siegfried’, seconde journée prévue à l’automne prochain, pour voir si de nouvelles pistes vont être tracées sur la destinée qui attend ce monde autodestructeur.

Spectateurs attendant sur Max-Joseph Platz le début de la représentation sur grand écran de 'Die Wälküre' du 04 juillet 2026

Spectateurs attendant sur Max-Joseph Platz le début de la représentation sur grand écran de 'Die Wälküre' du 04 juillet 2026

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Publié le 11 Juillet 2026

Der Besuch der alten Dame (Gottfried von Einem – 23 mars 1971, Wiener Staatsoper, Vienne)
Représentation du 03 juillet 2026
Gärntnerplatztheater - Munich

Claire Zachanassian Sophie Rennert
Gatte VII von Claire Zachanassian Tobias Giesecke
Butler Norbert Ernst
Toby Dieter Fernengel 
Roby Christoph Mack
Koby Caspar Krieger
Loby Juan Carlos Falcón
Alfred Ill Ludwig Mittelhammer
Alfred Ills Frau Frances Lucey
Alfred Ills Tochter Anna-Katharina Tonauer
Alfred Ills Sohn Gyula Rab
Bürgermeister Wolfgang Ablinger-Sperrhacke
Pfarrer Timos Sirlantzis
Lehrer Matija Meić
Arzt Jeremy Boulton
Polizist Levente Páll
Erste Frau Yoojin Lee
Zweite Frau Tamara Obermayr
Hofbauer Paul Schweinester
Helmesberger Juho Stén
Zugführer / Kameramann Holger Ohlmann
Bahnhofsvorstand Thomas McGowan
Puppenspielerin (Dame) Manuela Linshalm
Puppenspieler (Dame, Panther) Angelo Konzett
Kondukteur Algın Özcan
Eine Stimme Thomas Hohenberger
Kunstturner Christian Roggenkamp                     
        Wolfgang Ablinger-Sperrhacke

Direction musicale Michael Balke
Mise en scène Nikolaus Habjan (2026)

Compositeur autrichien peu joué hors des pays germaniques, Gottfried von Einem mériterait d'être mieux reconnu dans le reste de l'Europe - et particulièrement en France - ne serait-ce que pour son premier chef-d’œuvre, 'La Mort de Danton', qui fut joué à l'opéra de Bordeaux en mai 1965.

Inspiré d'une comédie satirique de Friedrich Dürrenmatt, 'Der Besuch der alten Dame', créée à Zurich le 29 janvier 1956 et représentée en février 2014 au théâtre du Vieux-Colombier de la Comédie Française dans une mise en scène de Christophe Lidon, 'La Visite de la vieille Dame' appartient à la même catégorie d'ouvrages que celle de 'Gianni Schicchi' de Giacomo Puccini ou bien 'Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny' de Kurt Weill qui abordent la question de la corruption des valeurs et des idéaux de la société moderne par l'argent.

Manuela Linshalm (Puppenspielerin Dame) et Ludwig Mittelhammer (Alfred Ill) - Photo : Markus Tordik

Manuela Linshalm (Puppenspielerin Dame) et Ludwig Mittelhammer (Alfred Ill) - Photo : Markus Tordik

Dans cette pièce, une vieille dame, Claire Zachanassian, revient dans son village d'origine, Güllen, une fois devenue milliardaire. Elle est obsédée par son envie de vengeance vis-à-vis de celui qu'elle a aimé dans sa jeunesse, Alfred, et qui l'a abandonnée quand elle lui révéla être enceinte de lui.

Elle propose aux villageois un deal imparable, un milliard contre la tête d'Alfred! Il y aura bien un refus immédiat de façade, mais la perspective de pouvoir s’abstraire d'une vie médiocre va progressivement s'emparer des âmes des habitants et les pousser à l'acte. Ainsi, au fur et à mesure que les jours passent, Alfred observe les habitants s'acheter vêtements et objets de luxe à crédit, ce qui ne lui laisse aucun doute sur l'idée qui germe dans la tête de chacun.

La salle du Gärntnerplatztheater

La salle du Gärntnerplatztheater

Si l'on souhaite faire une comparaison avec la scène parisienne, le Gärntnerplatztheater est un théâtre de près de 900 places d'une capacité d'accueil intermédiaire entre celles de l'Athénée Théâtre Louis-Jouvet et de la salle Favart de l'Opéra Comique. C'est donc absolument épatant de voir la qualité de la production présentée ce soir, aussi bien sur le plan scénique, musical que théâtral.

Le village est représenté par un fascinant ensemble de petits bâtiments mobiles, maisonnettes, magasins, entrepôts, église, reconfigurables et nimbés d'un ensemble de jeux de lumières qui rappellent un peu l'ambiance des films expressionnistes du cinéma allemand des années 30 par la façon de décomposer l'architecture de la ville en multiples facettes de toutes les nuances de gris possibles.

Scène de corruption finale de 'Der Besuch der alten Dame'

Scène de corruption finale de 'Der Besuch der alten Dame'

Malgré le nombre important d'intervenants, majoritairement autrichiens, il est assez aisé de suivre leur évolution, leurs portraits étant dessinés avec humour. C'est cependant le personnage de Claire Zachanassian qui capte toute l'attention, car cette vieille dame est incarnée par la mezzo-soprano Sophie Rennert et par deux talentueux marionnettistes, Manuela Linshalm et Angelo Konzett, totalement dévoués à animer la marionnette grandeur nature au visage grossi sous une chevelure rousse au front dégarni. Le talent à faire mouvoir les lèvres de cette dernière au fil du chant est effarant de précision, et son masque blanc évoque plus ou moins consciemment le personnage du Joker de 'Batman' qui, comme elle, intervient dans une société pour la déstabiliser et révéler sa véritable nature. 

Inspiré dès son adolescence par le travail du marionnettiste australien Neville Tranter, Nikolaus Habjan consacre sa vie à introduire dans ses mises en scène ce théâtre très humain de la marionnette ('Obéron' - Bayerische Staatsoper 2017, 'Fidelio' - Wiener Staatsoper 2025), et, à nouveau, il réalise une dynamisation particulièrement saisissante en réussissant à donner un caractère fort au personnage monstrueux de Claire, alors que la couleur rouge recouvre progressivement le gris de chacun des villageois.

Sophie Rennert (Claire Zachanassian), Manuela Linshalm (Puppenspielerin Dame) et Angelo Konzett (Panther) - Photo : Markus Tordik

Sophie Rennert (Claire Zachanassian), Manuela Linshalm (Puppenspielerin Dame) et Angelo Konzett (Panther) - Photo : Markus Tordik

On pourrait penser que Sophie Rennert serait réduite à un rôle effacé, mais en réalité se ressent une grand affinité dans sa relation à son double, d'autant plus qu'elle s'en détache régulièrement lorsqu'il s'agit d'incarner la jeune femme qu'était Claire auparavant tout en exhalant une expressivité très naturelle, notamment dans le registre aigu, ainsi qu'une grande sensibilité dans son duo avec Alfred en seconde partie, qui est une sorte de réminiscence du sentiment amoureux, avant que le visage de la vengeance ne refasse surface avec la fermeté la plus inflexible.

Dans cet ouvrage, nous sommes véritablement dans l'humain en ce qu'il a de plus profond et de plus contradictoire, en posant toujours cette question irrésolue qui est le rapport de l'amour à la destruction. Et pour celles et ceux qui connaissent la mise en scène de 'Der Fliegender Holländer' par Dmitri Tcherniakov au Festival de Bayreuth, le lien avec un ouvrage tel que celui de 'Der Besuch der alten Dame' n'en est que plus évident, car il y est aussi question du retour d'un homme dans son village d'enfance pour y régler ses comptes.

Der Besuch der alten Dame (Rennert Balke Habjan) Gärntnerplatztheater

Ainsi, beaucoup de vitalité se dégage de ces chanteurs unis par la destinée du village de Güllen, avec des caractéristiques très diverses qui vont de l'Alfred impeccable du baryton allemand Ludwig Mittelhammer, plus nouvelle victime qu'ancien salaud tel qu'il le dessine dans son interprétation qui vise à attendrir son ancienne amante, jusqu'au pasteur très oscillant de Timos Sirlantzis, ou au maire de la ville clairement déclamé de Wolfgang Ablinger-Sperrhacke, un artiste fortement associé au rôle de Mime dans le Ring de Richard Wagner, qui sait toujours paraître sympathique même dans une situation comme celle de 'Der Besuch der alten Dame' où il va devoir couvrir un meurtre.

Ludwig Mittelhammer et Sophie Rennert

Ludwig Mittelhammer et Sophie Rennert

Dans la fosse d'orchestre, Michael Balke s'empare sans complexe de cette partition foisonnante aux gros traits qui tire le plus grand caractère des différents instruments en imposant parfois une présence percussive qui submerge le plateau, car l'écriture musicale cherche à imprimer de manière forte les sonorités de la nature et le mélange de coloris que représente la foule du village. Toutes les personnalités en sont rehaussées comme si l'orchestre était leur corps dans ce qu'il a de plus pétri, mais il y a aussi des changements d'ambiance où les âmes cherchent à s'entrelacer et à fixer le temps.

Sans réserve, chapeau bas pour ce spectacle qui ne peut laisser qu'une trace indélébile de par sa façon de parler de l'humain avec une vérité acérée.

Le Gärntnerplatztheater

Le Gärntnerplatztheater

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Publié le 6 Juillet 2026

Of one Blood (Brett Dean – 10 mai 2026,
Bayerische Staatsoper)
Représentation du 29 juin 2026
Bayerische Staatsoper - Münchner Opernfestspiele 2026

Elizabeth Tudor, Queen of England Johanni van Oostrum
Mary Stuart, Queen of Scots Vera-Lotte Boecker
Female Consort I Seonwoo Lee
Female Consort II Mirjam Mesak
Female Consort III Lotte Betts-Dean
Female Consort IV Meg Brilleslyper
Female Consort V / Jane Kennedy Freya Apffelstaedt
Male Consort I / Lord Darnley Michael Butler
Male Consort II Joel Williams
Male Consort III / Rizzio Andrew Hamilton
Male Consort IV / Scottish Lord I Armand Rabot
Male Consort V / Scottish Lord II / Executioner Paweł Horodyski
Solo-Cembalo Mahan Esfahani                              
Vera-Lotte Boecker et Vladimir Jurowski

Direction musicale Vladimir Jurowski
Mise en scène Claus Guth (2026)

Création mondiale, commandée par le Bayerische Staatsoper, le Santa Fe Opera, le Garsington Opera et le State Opera South Australia

Après ‘Hamlet’ qui fut créé en 2017 au Festival de Glyndebourne sous la direction de Vladimir Jurowski, ‘Of one Blood’ de Brett Dean est le second opéra du compositeur australien à connaitre les honneurs de la scène.

Pour celles et ceux qui ont valeureusement souffert la redoutable production de ‘Maria Stuarda’ de Gaetano Donizetti mise en scène par Ulrich Rasche au Festival de Salzburg au cours de l’été 2025, cette création leur permet de se confronter à une version historiquement informée de la relation entre Elizabeth Tudor et Mary Stuart – le livret est élaboré par Heather Betts, artiste peintre et épouse du compositeur, sur la base de documents avérés -, et donc d’éprouver une autre approche que celle purement belcantiste.

Johanni van Oostrum (Elizabeth I) et Vera-Lotte Boecker (Mary Stuart) - Photo Monika Rittershaus

Johanni van Oostrum (Elizabeth I) et Vera-Lotte Boecker (Mary Stuart) - Photo Monika Rittershaus

Le premier enjeu de cette œuvre est donc de promouvoir un genre d’opéra ‘instructif’ qui recherche le vrai dans les rapports humains qu’il fait revivre, tout en laissant planer le flou des connaissances historiques.

Et sur ce point, il s’agit indubitablement d’une réussite, car beaucoup de force se dégage de cette opposition entre les deux reines. Les deux portraits sont notamment dépeints en leur associant une cour, cinq femmes pour Mary, cinq lords pour Elizabeth, qui vont influencer les perceptions de chacune d’elles.

Johanni van Oostrum (Elizabeth I) - Photo Monika Rittershaus

Johanni van Oostrum (Elizabeth I) - Photo Monika Rittershaus

En première partie, le livret présente la relation sans véritable amour entre Mary Stuart et Lord Darnley, alors qu’elle est enceinte de lui. Par jalousie, ce dernier fait assassiner l’ami loyal de son épouse, Rizzio, ce dont Elizabeth sera informée. La cour de cette dernière lui rapporte cependant que Mary Stuart la pense impliquée dans le meurtre de Rizzio. Mais à Édimbourg, depuis la naissance du fils de Mary, James, l’entourage envisage d’éliminer Darnley et passe à l’acte, Mary semblant indifférente au sort de ce dernier.

A Londres, Mary Stuart est présentée comme l’instigatrice du meurtre de son époux, mais Elizabeth se méfie, dans un premier temps, de la rumeur, alors que le peuple écossais considère, lui, qu’il ne peut plus faire confiance à sa reine.

Johanni van Oostrum (Elizabeth I) et Vera-Lotte Boecker (Mary Stuart) - Photo Monika Rittershaus

Johanni van Oostrum (Elizabeth I) et Vera-Lotte Boecker (Mary Stuart) - Photo Monika Rittershaus

La seconde partie se déroule 19 ans plus tard, lorsque James est devenu adulte alors que Mary est en résidence surveillée en Angleterre depuis 12 ans après y être venue chercher protection. Son fils la déconsidère, ce dont elle se désespère, mais, plus grave, l’entourage d’Elizabeth insinue que son règne sera l’objet de conspirations tant que sa cousine sera en vie.

Les différences entre elle et Mary deviennent saillantes, celle-ci se présentant comme la défenseuse de la religion catholique, alors qu’Elizabeth se porte garante de l’intégralité territoriale de l’Angleterre, sans avoir besoin d’avoir un homme auprès d’elle.

Au nom de Dieu, Mary consent à donner l’ordre de se débarrasser d’Elizabeth, ce que va apprendre la reine d’Angleterre, ne lui laissant plus le choix que d’ordonner l’exécution de sa cousine pour laquelle sa foi devient sa seule espérance.

Vera-Lotte Boecker (Mary Stuart) - Photo Monika Rittershaus

Vera-Lotte Boecker (Mary Stuart) - Photo Monika Rittershaus

Pour raconter cette relation antagoniste, Brett Dean a composé une musique qui suggère, en première partie, une tension permanente, avec beaucoup d’effets dans les cisaillements des cordes, une rythmique nerveuse, mais pas véritablement de différenciation sensible entre Elizabeth et Mary. C’est surtout à la caractérisation psychologique de ces deux femmes par le texte que l’on s’attache, ainsi qu’à leur traitement vocal qui met bien en valeur les forces de ces deux artistes.

Corsetée dans le rôle d'Elizabeth, la soprano sud-africaine Johanni van Oostrum fait valoir un très beau timbre aux noirceurs suaves qui ne sont pas sans rappeler la sensualité émouvante de Karita Mattila, avec toutefois plus de clarté.

Cette rondeur, présente même dans les grands moments de tension, s’oppose ainsi à l’écriture plus abrupte réservée à Mary pour laquelle la soprano allemande Vera-Lotte Boecker est amenée à affronter des aigus redoutables, tout en dressant un portrait d’un grand aplomb théâtral.

Johanni van Oostrum et Vera-Lotte Boecker

Johanni van Oostrum et Vera-Lotte Boecker

En seconde partie, l’écriture orchestrale se révèle plus élaborée avec de larges descriptions très raffinées de paysages sonores dont Vladimir Jurowski se délecte à en tisser précieusement les moindres motifs, à développer d'irréelles textures scintillantes, sans que l’on n'arrive toutefois à comprendre en quoi ces atmosphères sont spécifiques à l’enjeu émotionnel de cette histoire. Les références aux madrigaux monteverdiens ressemblent plutôt à des figures de style, mais la superbe écriture qui mixe les différents ensembles de chœurs lors de la scène de jugement et d’exécution est probablement le sommet de la partition, et démontre un vrai talent à entrelacer les différents courants vocaux.

Michael Butler, Johanni van Oostrum, Vladimir Jurowski, Vera-Lotte Boecker et Seonwoo Lee

Michael Butler, Johanni van Oostrum, Vladimir Jurowski, Vera-Lotte Boecker et Seonwoo Lee

Sur scène, Claus Guth approche ce drame en situant le mausolée de l'abbaye de Westminster dédié aux deux reines dans une pièce blanche d'une très grande froideur, où deux majestueuses tombes sont soumise à des excavations archéologiques, probablement pour montrer qu'il s'agit d'une recherche de vérité et d'une analyse de ce qui s'est réellement produit il y a 450 ans.

C'est surtout l'efficacité du maniement des symboles qui marque l'imaginaire, tel ce chapiteau ornemental noir qui agit bien plus qu'un simple élément décoratif, tant il représente le destin qui pèse sur les deux femmes, et qui, fusionné à une impressionnante séparation, elle aussi noire, prend la forme d'une immense croix frontale.

Claus Guth, Brett Dean et Heather Betts

Claus Guth, Brett Dean et Heather Betts

Cette scénographie très bien réglée intellectualise beaucoup cette rencontre fictive, qui n'eut lieu que pas correspondance, en stylisant la gestuelle afin de ne pas briser la concordance avec le rythme musical.

En pouvant compter sur un ensemble de chœurs très bien préparé, impressionnant de précision, voilà une proposition qui apporte beaucoup au spectateur en ce sens qu'elle permet d'associer un souvenir sensitif très fort à une relation historique qui comporte encore aujourd'hui de nombreuses zones d'ombre. Et le public, très attentif, fera honneur de bout-en-bout à cette interprétation théâtrale saisissante.

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Publié le 2 Juillet 2026

La conférence des oiseaux (Jan Krejčík) - Sous le soleil d’Abba (Benny Andersson & Björn Ulvaeus)
Représentation du 28 juin 2026
Ferme du Manet (Montigny-le-Bretonneux)

La Conférence des Oiseaux (Jan Krejčík)
Chœur d’enfants du conservatoire et de l’école de Paul Fort
Création mondiale

Sous le Soleil d’Abba (Benny Andersson & Björn Ulvaeus)
Arrangement de Jan Krejčík, Thibault Capelle et Delphine Bessat
Atelier Chœur en scène

Violon Virginie Turban
Flûte traversière Camille Afettouche
Clarinette Clément Pernoud Monedero
Violoncelle Carole Carrive
Percussions Yoann Demaiziere
Piano Davide Perrone                                   
                     Jan Krejčík

Direction musicale Jan Krejčík
Mise en scène et travail des rôles Joris Tartamella, Guy Lumbroso et Kénan Desaldeleer
Chorégraphie Chœur en scène Catherine Allix

Sur une commande de la ville de Montigny-le-Bretonneux et du Conservatoire municipal, le Concert des chœurs présente en cette fin de saison une création mondiale, ‘La Conférence des Oiseaux’, confiée au compositeur et chef d’orchestre tchèque, Jan Krejčík.

La conférence des oiseaux - Chœur d’enfants du conservatoire et de l’école de Paul Fort

La conférence des oiseaux - Chœur d’enfants du conservatoire et de l’école de Paul Fort

A partir de l’adaptation du poème original du poète persan Farid al-Din Attar que réalisa l’écrivain tchèque Peter Sís en 2011, Jan Krejčík a conçu un nouvel arrangement du texte de ‘La conférence des Oiseaux’ et, surtout, composé une musique originale pour violon, violoncelle, flûte traversière, clarinette, piano et une batterie de percussions.

Carole Carrive (Violoncelle), Camille Afettouche (Flûte traversière), Virginie Turban (Violon) et Clément Pernoud Monedero (Clarinette)

Carole Carrive (Violoncelle), Camille Afettouche (Flûte traversière), Virginie Turban (Violon) et Clément Pernoud Monedero (Clarinette)

Sous les regards de 400 spectateurs venus en familles, ce ne sont pas moins de 70 très jeunes élèves de l’école de Paul Fort qui, ensemble, racontent en chantant l’histoire de ces oiseaux partis en quête de leur roi sous la conduite d’une huppe.

Par moment, la batterie semble comme entraîner les choristes dans une marche décidée, mais l’écriture musicale se révèle polymorphe, créant des ambiances intimistes, comme chez Debussy, ou induisant une forme de gravité mélancolique dans le chant des enfants qui évoque celle que l’on retrouve dans les ouvrages slaves. Ce mélange d’influences musicales est tout aussi stimulante pour les chanteurs que pour les auditeurs qui éprouvent ainsi une écriture contemporaine et personnelle.

La conférence des oiseaux - Jan Krejčík et le Chœur d’enfants du conservatoire et de l’école de Paul Fort

La conférence des oiseaux - Jan Krejčík et le Chœur d’enfants du conservatoire et de l’école de Paul Fort

Deux récitantes placées côté cour racontent les épreuves que doivent traverser le groupe d’oiseaux, mais au fur et à mesure que les questionnements s’enchaînent, il apparaît de plus en plus clair que les enfants traversent toutes sortes de vallées pour être mis à l’épreuve. Les leçons de vie qu’ils en tirent deviennent le cœur d’une réflexion  sur le sens que l’on donne aux choses et aux évènements qui nous arrivent tels, par exemple, le rapport que l’on peut avoir au regard des autres, la nécessité de faire des choix pour avancer, ou bien la question de la place de chacun dans le monde.

Ces jeunes choristes, regards tournés vers Jan Krejčík qui les coordonne avec bienveillance et fixité, impressionnent pas le conséquent travail de mémorisation et d’harmonisation qu’ils ont du fournir tout le long de cette année, tout en restant spontanés dans leur façon de faire face au public.

La conférence des oiseaux - Chœur d’enfants du conservatoire et de l’école de Paul Fort

La conférence des oiseaux - Chœur d’enfants du conservatoire et de l’école de Paul Fort

Changement de répertoire en seconde partie avec ‘Sous le soleil d’Abba’, une adaptation de la comédie musicale ‘Mamma Mia’ composée de 12 tubes du groupe suédois qui marquèrent la fin des années 70, ‘The Winner Takes It All’, ‘Money, Money, Money’, ‘Gimme ! Gimme ! Gimme !’, ‘Voulez-vous’, ou bien ‘I have a dream’, qui seront interprétés cette fois par dix adolescents de l’Atelier Chœur en scène.

Sous le Soleil d'Abba - Atelier Chœur en scène

Sous le Soleil d'Abba - Atelier Chœur en scène

Jan Krejčík, Thibault Capelle et Delphine Bessat ont réorchestré la musique d’Abba, et si les scènes parlées sont jouées en français, les chansons sont, elles, brillamment interprétées en anglais et avec aisance.

Sous le Soleil d'Abba - Jan Krejčík et l'Atelier Chœur en scène

Sous le Soleil d'Abba - Jan Krejčík et l'Atelier Chœur en scène

Loin d’être poussive, la chorégraphie très entraînante de Catherine Allix permet de mettre en valeur les chanteurs et chanteuses dans leur capacité à se mouvoir très librement tout en sourires, alors que leurs qualités vocales se révèlent aussi avec délice.

Sous le Soleil d'Abba - Atelier Chœur en scène

Sous le Soleil d'Abba - Atelier Chœur en scène

C’est ainsi à un véritable bain de fraîcheur que l’on est invité à assister, et tous ces jeunes chanteurs peuvent se sentir très fiers et heureux d’avoir pu ainsi donner le meilleur d’eux-mêmes à la réussite de ce spectacle très émouvant car, inévitablement, il renvoie aussi à la jeunesse des spectateurs qui connurent cette fin de période des années d'insouciance disco.

Jan Krejčík (compositeur et chef d'orchestre) et Davide Perrone (Piano)

Jan Krejčík (compositeur et chef d'orchestre) et Davide Perrone (Piano)

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Publié le 30 Juin 2026

Programme Juillet-Août 2026 Lyrique et Musique (Télévision & Streaming)

Chaînes publiques

Vendredi 03 juillet 2026 sur France 4 à 21h00
Requiem de Mozart - Théâtre Antique d'Orange

Vendredi 03 juillet 2026 sur France 4 à 22h20
Carmina Burana - Théâtre Antique d'Orange

Vendredi 03 juillet 2026 sur France 4 à 23h30
Entre duel et duo - Jean-François Zygel & André Manoukian, concert au festival Les Baux Pianos

Dimanche 05 juillet 2026 sur France 3 à 01h25
360 (Mehdi Kerkouche)

Dimanche 05 juillet 2026 sur Arte à 01h30
Jonas Kaufmann et Ludovic Tézier chantent Verdi

Dimanche 05 juillet 2026 sur France 5 à 14h40
Entre duel et duo - Jean-François Zygel & André Manoukian, concert au Théâtre des Taillades

Dimanche 05 juillet 2026 sur Arte à 18h55
Mantoue en musiques - Avec Lea Desandre

Mardi 07 juillet 2026 sur Arte à 03h10
Jakub Jozef Orlinski - Music for a While

Vendredi 10 juillet 2026 sur France 4 à 21h00
Une nuit d'opéra sous les étoiles de Provence

Vendredi 10 juillet 2026 sur France 4 à 22h35
Les Musicales du Luberon - Mozart 1791

Vendredi 10 juillet 2026 sur France 4 à 23h35
La flûte enchantée (Mozart) - Théâtre des Champs-Elysées (ms Klapisch)

Samedi 11 juillet 2026 sur Arte à 22h30
La flûte enchantée (Mozart) - Festival d'Aix-en-Provence 2026

Dimanche 12 juillet 2026 sur France 3 à 00h30
Les clefs de l'orchestre de Jean-François Zygel - La Moldau de Smetana

Dimanche 12 juillet 2026 sur Arte à 01h40
Leif Ove Andsnes interprète Mozart

Dimanche 12 juillet 2026 sur Arte à 18h55
Lang Lang interprète Camille Saint-Saëns - Concerto pour piano n° 2

Lundi 13 juillet 2026 sur France 2 à 21h10
Le Concert de Paris 2026

Lundi 13 juillet 2026 sur France 2 à 23h25
Le Concert de Paris 2025

Mardi 14 juillet 2026 sur France 4 à 21h00
Musiques en fête 2026

Mardi 14 juillet 2026 sur France 4 à 23h25
Musiques en fête 2025

Mercredi 15 juillet 2026 sur France 4 à 01h40
Requiem de Mozart - Théâtre Antique d'Orange

Mercredi 15 juillet 2026 sur France 4 à 03h00
Les clefs de l'orchestre de Jean-François Zygel - La Moldau de Smetana

Vendredi 17 juillet 2026 sur France 3 à 01h00
Requiem de Mozart - Théâtre Antique d'Orange

Dimanche 19 juillet 2026 sur France 5 à 14h25
Möbius Morphosis ( Ballet de Rachid Ouramdane et la Compagnie XY)

Dimanche 19 juillet 2026 sur Arte à 18h55
Varsovie en musiques - Le palais sur l'eau

Mardi 21 juillet 2026 sur France 4 à 21h00
Le Concert de Paris 2026

Mardi 21 juillet 2026 sur France 4 à 22h30
L'orchestre de chambre du festival Pablo Casals de Prades

Mardi 21 juillet 2026 sur Arte à 22h30
La flûte enchantée (Mozart) - Festival d'Aix-en-Provence 2026

Mardi 21 juillet 2026 sur France 4 à 23h55
Notre sacre (Bianca Li)

Vendredi 24 juillet 2026 sur France 3 à 00h25
Don Giovanni (Mozart) - Capitole de Toulouse

Vendredi 24 juillet 2026 sur Arte à 19h30
Dates sur les trottoirs / Festival de Bayreuth

Vendredi 24 juillet 2026 sur France 5 à 21h00
Renaud Capuçon aux Chorégies d'Orange

Samedi 25 juillet 2026 sur France 3 à 01h05
Entre duel et duo - Jean-François Zygel & André Manoukian, concert au festival Les Baux Pianos

Dimanche 26 juillet 2026 sur Arte à 01h10
Young Euro Classic 2025 - Moments choisis

Dimanche 26 juillet 2026 sur Arte à 18h55
La Folle Journée de Nantes 2025 - Villes phares : Vienne & Paris

Jeudi 30 juillet 2026 sur France 4 à 21h00
Carmen (film de Benjamin Millepied)

Jeudi 30 juillet 2026 sur France 4 à 22h50
Apaches (ballet) - Saïdo Lehlouh - Opéra national de Paris

Vendredi 31 juillet 2026 sur France 4 à 00h05
L'Ombre (ballet)

Samedi 01  août 2026 sur France 3 à 00h20
Le Concert de Paris 2026

Dimanche 02 août 2026 sur Arte à 18h55
Concert pique-nique à Vienne - Avec l'Orchestre symphonique de Vienne

Mercredi 05 août 2026 sur France 4 à 01h40
La Flûte enchantée (Mozart) - Théâtre des Champs-Elysées

Samedi 08 août 2026 sur Arte à 22h30
Georges Bizet : Carmen - Festival de Salzbourg 2026 - Asmik Grigorian - dm Teodor Currentzis

Dimanche 09 août 2026 sur Arte à 01h30
Hans Werner Henze : compositeur, communiste, dandy

Dimanche 09 août 2026 sur France 5 à 14h20
360 (Mehdi Kerkouche)

Dimanche 09 août 2026 sur Arte à 18h55
Emily Pogorelc interprète Mozart - Festival de Salzbourg 2024

Lundi 10 août 2026 sur Arte à 01h05
Yuja Wang X David Hockney

Mercredi 12 août 2026 sur Arte à 20h30
Melancholia (Film de Lars von Trier)

Mercredi 12 août 2026 sur Arte à 23h05
Eclipse totale sur l'Europe (Joby Lubman, 2025)

Vendredi 14 août 2026 sur France 3 à 00h30
Plage aux spectacles!

Samedi 15 août 2026 sur France 3 à 02h15
L'Opéra des cercles sacrés (Opera dos terreiros)

Samedi 15 août 2026 sur Arte à 23h20
Wagner : les pouvoirs du Ring - 150 ans de la création de "L'anneau du Nibelung"

Dimanche 16 août 2026 sur Arte à 00h20
Richard Wagner : L'or du Rhin - Festival de Pâques de Salzbourg

Dimanche 16 août 2026 sur Arte à 02h45
De Keersmaeker - Dialogue avec Bach - Les suites pour violoncelle

Dimanche 16 août 2026 sur Arte à 18h55
Wagner, Saint-Saëns, Debussy avec Daniele Gatti et Gautier Capuçon

Dimanche 16 août 2026 sur Arte à 23h35
Richard Wagner : Lohengrin - Festival de Pâques de Baden-Baden 2026

Vendredi 21 août 2026 sur France 3 à 00h30
Plage aux spectacles!

Vendredi 21 août 2026 sur France 4 à 20h50
Traversée musicale à l'Hôtel de la Marine

Dimanche 23 août 2026 sur Arte à 18h55
Maria João Pires interprète Mozart - Festival de Lucerne 2023

Lundi 24 août 2026 sur Arte à 00h10
Moderne, vivant, affirmé : le paysage musical polonais

Lundi 24 août 2026 sur Arte à 01h05
La "Sixième symphonie" de Bruckner - dm Mirga Gražinytė-Tyla

Mercredi 26 août 2026 sur Arte à 03h30
Helmut Berger - Ma vie

Vendredi 28 août 2026 sur France 3 à 00h25
Plage aux spectacles!

Dimanche 30 août 2026 sur Arte à 00h20
Gluck : Iphigénie en Aulide / Iphigénie en Tauride - Festival d'Aix-en-Provence 2024 - ms Tcherniakov

Dimanche 30 août 2026 sur Arte à 18h40
Vivaldi par Lea Desandre - Festival de Salzbourg 2026

 

Dimanche 30 août 2026 sur France 2 à 22h40
Boléro (film d'Anne Fontaine) - la commande du 'Boléro' à Maurice Ravel par Ida Rubinstein

Lundi 31  août 2026 sur Arte à 01h45
Zimerman et Bernstein interprètent Brahms - Les grands moments de la musique

Programme Juillet-Août 2026 Lyrique et Musique (Télévision & Streaming)

Mezzo et Mezzo HD

Mercredi 01 juillet 2026 sur Mezzo à 20h30
'L'Enchanteresse' de Tchaïkovski à l'Opéra de Francfort

Vendredi 03 juillet 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Puccini : Manon Lescaut - Opéra de Monte-Carlo

Samedi 04 juillet 2026 sur Mezzo à 20h30
John Adams : Nixon in China - Opéra de Paris

Dimanche 05 juillet 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Janácek : Káta Kabanová - Festival de Salzbourg

Lundi 06 juillet 2026 sur Mezzo à 20h30
Le roi de la valse : Johann Strauss père et fils

Mardi 07 juillet 2026 sur Mezzo à 23h00
Karlsson: Fanny and Alexander - La Monnaie / De Munt, Bruxelles

Mercredi 08 juillet 2026 sur Mezzo à 20h30
Johann Strauss II : La Chauve-souris - Opéra Royal de Wallonie-Liège

Vendredi 10 juillet 2026 sur Mezzo HD à 21h00
'Le nozze di Figaro' de Mozart au Festival de Salzbourg

Vendredi 10 juillet 2026 sur Mezzo à 23h25
'Eugène Onéguine' de Tchaïkovski à la Monnaie de Bruxelles

Samedi 11 juillet 2026 sur Mezzo à 20h30
'Eugène Onéguine' de Tchaïkovski à la Monnaie de Bruxelles

Dimanche 12 juillet 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Lehár : The Merry Widow - Glyndebourne Festival

Lundi 13 juillet 2026 sur Mezzo à 20h30
David Oïstrakh, artiste du peuple ?

Mardi 14 juillet 2026 sur Mezzo à 22h35
Weinberg : La Passagère - Opéra national du Capitole, Toulouse

Mercredi 15 juillet 2026 sur Mezzo à 20h30
Donizetti : Lucrezia Borgia - Opéra Royal de Wallonie-Liège

Vendredi 17 juillet 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Haendel : Semele - Glyndebourne Festival

Vendredi 17 juillet 2026 sur Mezzo à 23h45
Chostakovitch : Le Nez - La Monnaie de Bruxelles

Samedi 18 juillet 2026 sur Mezzo à 20h30
Wagner : Das Rheingold - Opernhaus Zurich

Dimanche 19 juillet 2026 sur Mezzo HD à 21h00
'Adelaide di Borgogna' de Rossini à Pesaro

Lundi 20 juillet 2026 sur Mezzo à 20h30
Richter, l'énigme

Mardi 21 juillet 2026 sur Mezzo à 23h35
'L'Enchanteresse' de Tchaïkovski à l'Opéra de Francfort

Mercredi 22 juillet 2026 sur Mezzo à 20h30
Dalbavie: Mélancolie de la résistance - Staatsoper Berlin

Vendredi 24 juillet 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Puccini: La bohème - Glyndebourne Festival | mezzo.tv

Vendredi 24 juillet 2026 sur Mezzo à 23h20
John Adams : Nixon in China - Opéra de Paris

Samedi 25 juillet 2026 sur Mezzo à 20h30
Wagner : Die Walküre - Opernhaus Zurich

Dimanche 26 juillet 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Puccini : Turandot - Vérone

Lundi 27 juillet 2026 sur Mezzo à 20h30
Yehudi Menuhin, le violon du siècle

Mardi 28 juillet 2026 sur Mezzo à 23h35
Johann Strauss II : La Chauve-souris - Opéra Royal de Wallonie-Liège

Mercredi 29 juillet 2026 sur Mezzo à 20h30
Verdi : Un Ballo in maschera - Palau de les Arts, Valencia

Vendredi 31 juillet 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Mozart : La Flûte enchantée - Festival de Salzbourg

Vendredi 31 juillet 2026 sur Mezzo à 23h40
Mozart : Don Giovanni - Vicenza Opera Festival

Samedi 01 août 2026 sur Mezzo à 20h30
Rameau : Les Fêtes d'Hébé - William Christie, Les Arts Florissants

Dimanche 02 août 2026 sur Mezzo HD à 21h00
'Le nozze di Figaro' de Mozart au Festival de Salzbourg

Lundi 03 août 2026 sur Mezzo à 20h30
Dietrich Fischer-Dieskau : Dernières paroles

Mardi 04 août 2026 sur Mezzo à 23h40
Donizetti : Lucrezia Borgia - Opéra Royal de Wallonie-Liège

Mercredi 05 août 2026 sur Mezzo à 20h30
Beethoven: Fidelio - Dutch National Opera

Vendredi 07 août 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Janácek : Káta Kabanová - Festival de Salzbourg

Vendredi 07 août 2026 sur Mezzo à 23h25
Wagner : Das Rheingold - Opernhaus Zurich

Samedi 08 août 2026 sur Mezzo à 20h30
Bizet : Les Pêcheurs de perles - Opéra national du Capitole de Toulouse

Dimanche 09 août 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Donizetti : Maria Stuarda - Festival de Salzbourg

Mardi 11 août 2026 sur Mezzo à 23h15
Dalbavie: Mélancolie de la résistance - Staatsoper Berlin

Mercredi 12 août 2026 sur Mezzo à 20h30
Sartorio: L'Orfeo - Philippe Jaroussky - Opéra de Montpellier

Vendredi 14 août 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Puccini: Tosca - Arena di Verona

Vendredi 14 août 2026 sur Mezzo à 22h30
Wagner : Die Walküre - Opernhaus Zurich

Samedi 15 août 2026 sur Mezzo à 20h30
Wagner : Siegfried - Opernhaus Zurich

Dimanche 16 août 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Prokofiev: The Gambler - Salzburg Festival

Lundi 17 août 2026 sur Mezzo à 20h30
The Sound Weavers: Ludovico Einaudi, Hauschka, Joep Beving, Hania Rani

Mardi 18 août 2026 sur Mezzo à 23h15
Verdi: Un Ballo in maschera - Palau de les Arts, Valencia

Mercredi 19 août 2026 sur Mezzo à 20h30
Verdi: I Lombardi alla prima crociata - Opéra Royal de Wallonie-Liège

Vendredi 21 août 2026 sur Mezzo HD à 21h00
'Adelaide di Borgogna' at the Rossini Opera Festival in Pesaro

Vendredi 21 août 2026 sur Mezzo à 23h45
Rameau: Les Fêtes d'Hébé - William Christie, Les Arts Florissants

Samedi 22 août 2026 sur Mezzo à 20h30
Donizetti: La Fille du régiment - La Fenice

Samedi 22 août 2026 sur Mezzo HD à 22h30
Strauss: Ariadne auf Naxos - Salzburg Festival

Dimanche 23 août 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Mozart : Magic Flute - Salzbourg Festival

Lundi 24 août 2026 sur Mezzo à 20h30
Rivalry in Music – Furtwängler vs. Toscanini

Mardi 25 août 2026 sur Mezzo à 23h30
Beethoven: Fidelio - Dutch National Opera

Mercredi 25 août 2026 sur Mezzo à 20h30
Handel: Flavio - Bayreuth Baroque Opera Festival

Vendredi 28 août 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Puccini: Turandot - Verona

Samedi 29 août 2026 sur Mezzo à 20h30
Wagner : Götterdämmerung - Opernhaus Zurich

Dimanche 30 août 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Smyth: The Wreckers - Glyndebourne Festival

Lundi 31 août 2026 sur Mezzo à 20h30
Rivalry in Music – Callas vs. Tebaldi

Programme Juillet-Août 2026 Lyrique et Musique (Télévision & Streaming)

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Operavision, Culturebox, Arte Concert etc...

                            Accès illimité dans le temps

Placido Domingo, l'homme aux mille vies

La Traviata (Chorégies d'Orange 2016) avec Domingo, Jaho, Meli

Le Requiem de Verdi (Chorégies d'Orange)

Le Barbier de Séville (Chorégies d'Orange 2018) avec Peretyatko, Sempey, Hotea

Roberto Alagna - Ma vie est un opéra

Le Royaume des Deux-Siciles (Roberto Alagna)

Patrick Dupond, un danseur chez les étoiles

Michaël Denard, le « prince » de l'Opéra de Paris

Le Lac des Cygnes, l'Ambitieux projet de Tchaïkovski

Maria Callas - Il était une voix

Body and Soul (Opéra national de Paris)

Dans les coulisses de Casse-Noisette

Dans les coulisses de Roméo et Juliette

Dans les coulisses de La Fille mal gardée

Dans les coulisses de Don Quichotte

Dans les coulisses de Mayerling

Martha Graham, danser avec l'âme

Accès Live à l'Opéra Bastille pour « Le Lac des Cygnes »

Accès live à l'Opéra Garnier dans les coulisses de « La Cenerentola »

                           Juillet 2026

Giacomo Puccini : Tosca (Arènes de Vérone 2023) jusqu'au 01 juillet 2026

Lucrezia Borgia (Théâtre National de Mannheim) jusqu'au 01 juillet 2026

La Force du Destin, une saison à la Scala jusqu'au 03 juillet 2026

Clivia (Theater Magdeburg) jusqu'au 09 juillet 2026

Gustave Charpentier : Louise Festival d'Aix-en-Provence jusqu'au 12 juillet 2026

Kiev, un opéra en guerre (1/4) - Danser pour résister jusqu'au 12 juillet 2026

Cerrone - Disco symphonique à la Philharmonie jusqu'au 16 juillet 2026

El barberillo de Lavapiés (Theater Basel) jusqu'au 16 juillet 2026

Zaïde ou le chemin de la lumière (Festival de Salzbourg 2025) jusqu'au 17 juillet 2026

Il barbiere di Siviglia (Opéra de chambre de Varsovie) jusqu'au 23 juillet 2026

L’occasione fa il ladro (MusikTheater an der Wien au Kammeroper Wien) jusqu'au 30 juillet 2026

                           Août 2026

Soirée Génération Opéra (Studio de l'Opéra Bastille) jusqu'au 01 août 2026

Orfeo ed Euridice (Teatro Regio di Parma) jusqu'au 06 août 2026

Asmik Grigorian (Festival de Salzbourg 2024) jusqu'au 07 août 2026

Cavalleria rusticana / Pagliacci (Opéra Orchestre National Montpellier Occitanie) jusqu'au 13 août 2026

Elīna Garanča chante Mahler (Festival de Lucerne 2025) jusqu'au 14 août 2026

Gala d'Opéra - Classic 2025 (Festival de Hanovre) jusqu'au 23 août 2026

Don Giovanni (Opéra Ballet des Flandres) jusqu'au 27 août 2026

Harnoncourt interprète “L’Orfeo” de Monteverdi - Le documentaire jusqu'au 27 août 2026

Elīna Garanča - My Playlist jusqu'au 28 août 2026

Concert du Nouvel An à la Fenice de Venise jusqu'au 31 août 2026

Resilient Man jusqu'au 31 août 2026

                           Septembre 2026

Vers la grâce - A l'orée du rêve (Opéra national de Paris jusqu'au 02 septembre 2026

Vers la grâce - Répéter toujours (Opéra national de Paris jusqu'au 02 septembre 2026

Vers la grâce - La souffrance du corps (Opéra national de Paris jusqu'au 02 septembre 2026

Vers la grâce - A l'épreuve du rêve (Opéra national de Paris jusqu'au 02 septembre 2026

Masterclass avec Nicole Car (Opera for Peace) jusqu'au 07 septembre 2026

Carlo Vistoli (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 08 septembre 2026

Gala du centenaire de Victoria de los Angeles (Gran Teatre del Liceu) jusqu'au 08 septembre 2026

Melancholia (film de Lars von Trier) jusqu'au 10 septembre 2026

Kiev, un opéra en guerre (2/4) - Exister ou disparaître jusqu'au 12 septembre 2026

Malena Ernman : Terra Mater - Bayreuth Baroque 2025 jusqu'au 12 septembre 2026

Julia Leshneva & Franco Fagioli (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 15 septembre 2026

María de Buenos Aires (Deutsche Oper am Rhein) jusqu'au 15 septembre 2026

Francesco Cavalli : Pompeo Magno (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 16 septembre 2026

Gala de l'Opéra de Vienne 2025 jusqu'au 17 septembre 2026

Marina Viotti - Bayreuth Baroque 2025 jusqu'au 19 septembre 2026

L'Écume des jours (Opéra de Lille) jusqu'au 20 septembre 2026

Ponchielli : La Gioconda (Teatro San Carlo, Naples) jusqu'au 25 septembre 2026

La Grande Affabulation (Opéra Comique) jusqu'au 27 septembre 2026

De Keersmaeker - Dialogue avec Bach - Les suites pour violoncelle jusqu'au 29 septembre 2026

JR, Damien Jalet & Thomas Bangalter : Chiroptera (Parvis du Palais Garnier) jusqu'au 30 septembre 2026

L'heure espagnole & Pulcinella (Opéra-Comique, Paris) jusqu'au 30 septembre 2026

                           Octobre 2026

Fidelio (Opéra national de Vienne) jusqu'au 03 octobre 2026

Richard Wagner : Lohengrin (Festival de Pâques de Baden-Baden 2026) jusqu'au 03 octobre 2026

Fête Chorale à Nuremberg : Les voix du Monde jusqu'au 06 octobre 2026

Barbara Hannigan dirige Ligeti et Stravinsky jusqu'au 10 octobre 2026

A Myth (O. Festival for Opera. Music. Theatre.) jusqu'au 10 octobre 2026

Dorian Gray (Opéra de Poznań) jusqu'au 11 octobre 2026

Rodelinda (Garsington Opera) jusqu'au 17 octobre 2026

La Fiancée vendue (Teatro Real) jusqu'au 23 octobre 2026

                         Novembre 2026

Mikael Karlsson : Melancholia (Opéra Royal de Suède, Stockholm) jusqu'au 01 novembre 2026

Le Corsaire (Ballet national estonien) jusqu'au 01 novembre 2026

Fauteuils d'Orchestre jusqu'au 06 novembre 2026

Georges Bizet : Carmen (Festival de Salzbourg 2026) jusqu'au 06 novembre 2026

Le Roi d'Ys (Opéra national du Rhin) jusqu'au 08 novembre 2026

Simon Boccanegra (Opéra national des Pays-Bas) jusqu'au 10 novembre 2026

Richard Wagner : L'or du Rhin - Festival de Pâques de Salzbourg jusqu'au 12 novembre 2026

Kiev, un opéra en guerre (3/4) - Exilés jusqu'au 14 novembre 2026

Wagner, Saint-Saëns et Debussy (version intégrale) jusqu'au 17 novembre 2026

Medusa (La Monnaie / De Munt) jusqu'au 15 novembre 2026

Festival de piano de la Ruhr 2024 jusqu'au 22 novembre 2026

Così fan tutte (Opéra d'État hongrois) jusqu'au 23 novembre 2026

Wagner : les pouvoirs du Ring - 150 ans de la création de "L'anneau du Nibelung" jusqu'au 24 novembre 2026

Les trois ballets de Stravinsky (Théâtre des Champs-Elysées) jusqu'au 25 novembre 2026

Pascal Rophé dirige Berio, Mahler et Gísladóttir avec Stéphane Degout jusqu'au 28 novembre 2026

I Lituani (Opéra national de Lituanie) jusqu'au 29 novembre 2026

                         Décembre 2026

Le grand concert des pyramides avec Fatma Saïd jusqu'au 11 décembre 2026

Le fantôme de l'Opéra (film de Rupert Julian) jusqu'au 11 décembre 2026

Roméo et Juliette (Teatro dell’Opera di Roma) jusqu'au 12 décembre 2026

Tannhäuser (Théâtre national croate de Zagreb) jusqu'au 19 décembre 2026

Le cinéma de John Williams (Indiana Jones, E.T., Star Wars..) jusqu'au 19 décembre 2026

Fauteuils d'orchestre (Natalie Dessay et Laurent Naouri) jusqu'au 22 décembre 2026

Béjart, 3 regards jusqu'au 22 décembre 2026

La Belle au Bois dormant (Opéra national de Paris) jusqu'au 25 décembre 2026

Norma (Irish National Opera) jusqu'au 26 décembre 2026

Concert du nouvel an de l'Orchestre national de France (Radio France) jusqu'au 30 décembre 2026

Casse-Noisette (Nouveau théâtre national de Tokyo) jusqu'au 31 décembre 2026

Le "Requiem" de Mozart (Festival d'Aix-en-Provence 2019) jusqu'au 31 décembre 2026

   

                          Janvier 2027

La Vie Parisienne (Théâtre du Châtelet) jusqu'au 03 janvier 2027

La bohème (Opéra national de Lettonie) jusqu'au 03 janvier 2027

Samson (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2027

Madame Butterfly (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2027

Villa Belcanto (Mascarade Opera) jusqu'au 17 janvier 2027

Richard Wagner : La Walkyrie (Staatsoper Unter den Linden, Berlin) jusqu'au 19 janvier 2027

Richard Wagner : Siegfried (Staatsoper Unter den Linden, Berlin) jusqu'au 19 janvier 2027

Falstaff (Gran Teatre del Liceu) jusqu'au 24 janvier 2027

Francis Lai : Love Story, Un homme et une femme (Auditorium de Radio France) jusqu'au 30 janvier 2027

Madama Butterfly (Royal Ballet and Opera) jusqu'au 31 janvier 2027

                        Février 2027

Oper on fire (Opernstudio NRW) jusqu'au 07 février 2027

Kiev, un opéra en guerre (4/4) - Transmettre jusqu'au 08 février 2027

Eugène Onéguine au Palais Garnier jusqu'au 09 février 2027

Haendel : airs allemands (Festival de musique sacrée de Madrid 2024) jusqu'au 11 février 2027

Wagner : Le Ring sans paroles - Daniel Harding & l'Orchestre de la Suisse romande jusqu'au 13 février 2027

Il viaggio a Reims (Rossini Opera Festival) jusqu'au 16 février 2027

Robert Schumann : Le Paradis et la Péri (La Seine musicale) jusqu'au 17 février 2027

                        Mars 2027

Les Sentinelles (Opéra de Bordeaux) jusqu'au 09 mars 2027

                        Avril 2027

Les saisons de la danse (Max Richter) jusqu'au 08 avril 2027

Albéric Magnard : Guercœur (Opéra national du Rhin, Strasbourg) jusqu'au 21 avril 2027

                         Mai 2027

Dialogues des Carmélites (Opéra de Rouen) jusqu'au 05 mai 2027 

                         Juin 2027

Humo (Ballet flamenco de Rafaela Carrasco) jusqu'au 02 juin 2027

Antonia Bembo : Ercole Amante (Opéra de Paris) jusqu'au 09 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 1 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 2 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 3 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 4 jusqu'au 16 juin 2027

                         Juillet 2027

"Louise" de Charpentier au Festival d'Aix-en-Provence jusqu'au 09 juillet 2027 

Jules Massenet : Werther (Opéra Comique, Paris) jusqu'au 22 juillet 2027 

Pascal Dusapin : Antigone (Philharmonie de Paris) jusqu'au 28 juillet 2027

Rituel - Millepied & Boulez, Stravinsky, Bartók jusqu'au 29 juillet 2027 

 

                       Octobre 2027

Le couronnement de Poppée par l’Ensemble I Gemelli jusqu'au 03 octobre 2027

                         Janvier 2028

John Williams : E.T. l'extra-terrestre (Auditorium de Radio France) jusqu'au 18 janvier 2028

                         Mars 2028

Adieu l'Opéra (Opéra national de Paris) jusqu'au 16 mars 2028

                         Avril 2028

Wartime Elegy - Ballet national d'Ukraine  jusqu'au 01 avril 2028

Baldassare Galuppi : L'uomo femina (Opéra de Rouen) jusqu'au 25 avril 2028

                         Juin 2028

Dream Requiem - Rufus Wainwright (Radio France) jusqu'au 13 juin 2028

                         Juillet 2028

Festival d'Aix-en-Provence - Interview de Clément Cogitore - Mozart - La flûte enchantée jusqu'au 20 juillet 2028

                         Août 2028

Tchaïkovski : La Pucelle d'Orléans (Opéra national des Pays-Bas, Amsterdam) jusqu'au 01 août 2028

                         Septembre 2028

La grande affabulation à l'Opéra Comique jusqu'au 24 septembre 2028

                         Novembre 2028

Saburo Teshigawara, Sayaka Shoji & Rihoko Sato au château de Champlâtreux (Sur Mesure) jusqu'au 17 novembre 2028

Mikko Franck dirige Dutilleux, Mahler et Strauss (chant Marie-Nicole Lemieux) jusqu'au 21 novembre 2028

                         Décembre 2028

Carolyn Carlson : Midnight Souls - Palais des Papes, Avignon jusqu'au 15 décembre 2028

                         Mars 2029

Chelsea Zurflüh & Jonathan Tetelman (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Elīna Garanča chante Carmen (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Klaus Florian Vogt chante Mozart, Wagner et Strauss (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Stjepan Hauser joue Bach et Morricone (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Golda Schultz, Rolando Villazón et Ludovic Tézier (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

 

                         Mai 2029

Les barockeuses (1/3) - Le baroque féminin, un désir légitime jusqu'au 18 mai 2029

Les barockeuses (2/3) - Dans l’ombre de Dieu jusqu'au 18 mai 2029

Les barockeuses (3/3) - Sur les routes de l’Europe jusqu'au 18 mai 2029

Les barockeuses - Pionnières du baroque jusqu'au 18 mai 2029

                     Juillet 2029

Richard Strauss : La femme sans ombre (Festival d’Aix-en-Provence 2026) jusqu'au 09 juillet 2029

Mozart : La flûte enchantée (Festival d'Aix-en-Provence 2026) jusqu'au 19 juillet 2029

Finale du concours Voix des Outre-mer 2026 jusqu'au 20 juillet 2029

                      Septembre 2029

Arthur Honegger : Le Roi David Avec Amira Casar et Lambert Wilson jusqu'au 25 septembre 2029

                      Juillet 2030

John Neumeier : Casse-noisette (Ballet de Hambourg) jusqu'au 28 juin 2030

                      Mars 2031

Noureev (Ballet de Kirill Serebrennikov et Yuri Possokhov) jusqu'au 30 mars 2031

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Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique