Publié le 14 Juillet 2020

Fanfare de cuivres, Œuvres Chorales, Wolfgang Amadeus Mozart
Concert du 13 juillet 2020
Palais Garnier

Fanfare de cuivres

Paul Dukas Fanfare pour précéder « La Péri » (1912)
Richard Strauss Feierlicher Einzug, TrV 224 (1909)

Œuvres chorales

Gabriel Fauré Madrigal, op. 35 (1883)
Camille Saint-Saëns Calme des nuits, op.68 n° 1 (1882)

Wolfgang Amadeus Mozart Les Noces de Figaro (1786) Ouverture, Hai gia vinta la causa (air du Comte Almaviva), Crudel ! Perche finora (duo Susanna / le Comte Almaviva), Deh non vieni tardar (air de Susanna)
Julie Fuchs, Stéphane Degout

Symphonie n°41, Jupiter en ut majeur (K 551) (1788)

Direction Musicale Philippe Jordan
Piano Corinne Durous
Chef des chœurs José Luis Basso
Orchestre et chœurs de l’Opéra national de Paris

Quatre mois après un arrêt brusque de toute représentation publique, et quatre jours après l’Orchestre de Paris, les musiciens de l’Opéra national de Paris connaissent à leur tour la joie émue de retrouver leur directeur musical, Philippe Jordan, sur une scène qu’ils apprécient tant devant un premier public composé d’abonnés, mécènes et amis. Ce même concert sera rejoué le lendemain, cette fois pour un public composé de personnels soignants et de jeunes issus de quartiers défavorisés.

Concert Solidaire (Orchestre et chœurs de l’Opéra de Paris - Fuchs - Degout – dm Jordan) Palais Garnier

Un bref discours de Stéphane Lissner et un mot attentionné à Roselyne Bachelot et Jack Lang, deux fortes personnalités de la Culture en France, nous donne rendez-vous au mois de septembre prochain pour retrouver l’Opéra de Paris dans sa pleine mission de service public, et les premiers musiciens apparaissent ensuite sur le plateau derrière lequel un rideau de Garnier brossé en trompe-l’œil flamboie.

Stéphane Lissner

Stéphane Lissner

Le choix des pièces de ce soir est régi par la nécessité de valoriser les diverses composantes de l’orchestre et de faire entendre leur pleine mesure après plusieurs mois d’arrêt qui risqueraient de fragiliser leur talent artistique.

La Fanfare pour précéder « La Péri » de Paul Dukas permet ainsi d’entendre comment le groupe de cuivres manie les changements de contrastes, la fine agilité et la fusion du son chaud dans un retour à une plénitude sereine.

Philippe Jordan et les musiciens de l'Orchestre de l'Opéra national de Paris

Philippe Jordan et les musiciens de l'Orchestre de l'Opéra national de Paris

L’art du cérémoniel se prolonge ensuite avec l’Entrée solennelle des Chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean de Richard Strauss qui permet aux timbales de se joindre à ces réminiscences qui évoquent les appels lointains du Vaisseau Fantôme ou de l’Or du Rhin.

Après ces deux premières pièces, Philippe Jordan laisse la scène à José Luis Basso et au chœur qui, nourris applaudissements, vont interpréter deux œuvres intimes et méditatives.

José Luis Basso et le Choeur de l'Opéra national de Paris

José Luis Basso et le Choeur de l'Opéra national de Paris

Le Madrigal de Gabriel Fauré est comme un subtil jeu de correspondance entre voix de femmes et voix d’hommes qui s’entremêlent sur les contradictions de sentiments amoureux fluctuants, au son lancinant du piano, alors que le poème Calme des nuits de Camille Saint-Saëns pousse le chœur dans ses frémissements les plus sensibles.

Le temps de l’opéra s'installe alors avec le retour de l’orchestre pour faire résonner au Palais Garnier des extraits d’un opéra qui n’y a plus été joué depuis avril 2006, Les Noces de Figaro.

L'Orchestre de l'Opéra national de Paris

L'Orchestre de l'Opéra national de Paris

L’art symphonique de Philippe Jordan et son goût pour les mouvements nuancés tout en douceur met en valeur les souffles de vie impertinents des vents à travers l’ouverture la plus emblématique de l’Opéra de Paris depuis l’ère Liebermann, et c’est un Stéphane Degout envahi de la fureur du Comte Almaviva avec mordant et charme suave qui se mêle magnifiquement à l’énergie pimpante des musiciens.

Julie Fuchs s’amuse beaucoup à dominer la situation en opposant au Comte une Comtesse finement lumineuse, d’une idéale tendresse mozartienne, ce qui crée un piquant jeu humoristique entre eux deux.

Julie Fuchs, Philippe Jordan et Stéphane Degout

Julie Fuchs, Philippe Jordan et Stéphane Degout

Puis vient le grand moment symphonique avec la Symphonie N°41, Jupiter, qui, elle aussi, n’avait plus était jouée à Garnier depuis septembre 2006 sous la baguette de Sylvain Cambreling.

Une fougue bienveillante et heureuse, le soin des détails souples et virevoltants, des traits clairs et fluides, cette réunion des instrumentistes dans une gaîté communicative et un final en forme de marche décidée redonnent de l’espoir à tous, et le plaisir de réunir ceux dont la joie intérieure est intimement liée à la vie en ce théâtre.

Julie Fuchs, Philippe Jordan et Stéphane Degout

Julie Fuchs, Philippe Jordan et Stéphane Degout

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Publié le 13 Juillet 2020

Présentation de la saison Lyrique 2020 / 2021 de l’Opéra National de Paris
Sous le coup de la crise sanitaire provoquée par la circulation rapide du Coronavirus, les grandes salles de l’Opéra de Paris ont refermé leur portes le 09 mars 2020, entraînant l’annulation de plusieurs spectacles et l’impossibilité de présenter en direct au public la programmation de la saison 2020/2021.

Le choeur de l'Opéra National de Paris (Gala des 40 ans de l'AROP - 27 février 2020)

Le choeur de l'Opéra National de Paris (Gala des 40 ans de l'AROP - 27 février 2020)

Les informations dont on disposait au printemps dernier laissaient entrevoir que la première partie de la Tétralogie qui devait être le point d’orgue de la saison 2019/2020 serait décalée en septembre ou octobre 2020, mais depuis, nous savons que l'opéra Bastille et le Palais Garnier seront en travaux jusqu'à la fin de l'année.

Nous présenterons ci-dessous la saison telle qu’elle a fut dévoilée le 12 mars 2020, et elle reste entièrement valable à partir de janvier 2021.

Toutefois, suite au mouvement de grève mené par une partie du personnel de l’Opéra de Paris en décembre 2019 et janvier 2020, deux nouvelles productions ont été supprimées, Jenufa (Janacek), qui aurait du être mis en scène par Krzysztof Warlikowski et dirigé par Oksana Lyniv, et Le Rouge et le Noir, ballet de Pierre Lacotte chorégraphié sur une musique de Jules Massenet.

Pour connaitre comment les prochaines saisons seront impactées, l'article ci-dessous Pronostic des futures saisons de l'Opéra National de Paris (2021/2022/2023/2024/2025), régulièrement mis à jour, recense les informations diffusées dans la presse.

7 nouvelles productions, incluant celles de Siegfried et du Crépuscule des Dieux, sont ainsi présentées, dont une création mondiale de Marc-André Dalbavie, Le Soulier de Satin, qui sera donnée en fin de saison dans la grande salle de l’Opéra Bastille.

 

Au total, ce sont 17 œuvres du répertoire, auxquelles s’ajoutera le dernier spectacle de Marina Abramovic, ‘7 deaths of Maria Callas’, qu’il sera possible d’entendre dans les deux grandes salles au cours de 163 soirées lyriques, parmi lesquelles 8 soirées seront dédiées à deux cycles complets du Festival Ring de Richard Wagner.

Elément de décor de Don Carlo (ms Krzysztof Warlikowski) - Saison 2019/2020

Elément de décor de Don Carlo (ms Krzysztof Warlikowski) - Saison 2019/2020

Les nouvelles productions

Siegfried (Richard Wagner – 1876) – Nouvelle Production
Du 10 octobre au 18 octobre 2020 (3 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Philippe Jordan, mise en scène Calixto Bieito
Andreas Schager, Gerhard Siegel, Iain Paterson, Jochen Schmeckenbecher, Dimitry Ivashchenko, Wiebke Lehmkuhl, Julie Fuchs, Martina Serafin

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 23 juin 2013

Alors que la production de Günter Krämer de 2010/2011 permettait de porter sur la scène Bastille le Ring qui n’avait plus été donné à l’Opéra National de Paris depuis 1957, dix ans plus tard, on peut s’attendre à ce que la nouvelle production de Calixto Bieito, qui a mis en scène Parsifal à l’opéra de Stuttgart en s’inspirant d’une nouvelle post-apocalyptique de Cormac McCarthy, vienne remettre en question la vision de ce monde légendaire.
Une fois ses quatre volets joués séparément, la Tétralogie pourra être entendue deux fois sous forme de cycle dans la continuité de ces représentations en novembre et décembre 2020.

Götterdämmerung (Richard Wagner – 1876) – Nouvelle Production
Du 13 au 21 novembre 2020 (3 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Philippe Jordan, mise en scène Calixto Bieito
Andreas Schager, Johannes Martin Kränzle, Jochen Schmeckenbecher, Ain Anger, Ricarda Merbeth, Anna Gabler, Michaela Schuster, Wiebke Lehmkuhl, Tamara Banjesev, Megan Marin, Claudia Huckle

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 26 juin 2013

La salle du Palais Garnier au cours d'une représentation de La Traviata (ms Ivo van Hove)

La salle du Palais Garnier au cours d'une représentation de La Traviata (ms Ivo van Hove)

7 Deaths of Maria Callas (Marko Nikodijević – 2019) – Coproduction Bayerische Staatsoper, Deutsche Oper Berlin, Maggio Musicale Fiorentino, Greek National Opera
Du 02 au 05 septembre 2020 (4 représentations au Palais Garnier)

Direction musicale Yoel Gamzou, mise en scène Marina Abramović (2020)
Willem Dafoe, Nadezhda Karyazina, Whitney Morrison, Leah Hawkins, Adela Zaharia, Selene Zanetti, Gabriella Reyes, Hera Hyesang Park

Entrée au répertoire

Plasticienne que le public du Palais Garnier connaît depuis 2013 lorsqu’elle cosigna une chorégraphie du « Boléro » de Ravel avec Sidi Larbi Cherkaoui et Damien Jalet, Marina Abramović présente une pièce sur ces héroïnes d’opéra qui meurent par amour et que Maria Callas a pour la plupart incarnée intégralement sur scène ou au disque, ou au moins à travers un air tel l’« Ave Maria » de Desdemone dans Otello. Sept chanteuses interpréteront sept idées de femmes, et la voix de Marina racontera l’histoire de chaque opéra.

Aida (Giuseppe Verdi – 1853) – Nouvelle Production
Du 12 février au 27 mars 2021 (14 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Michele Mariotti, mise en scène Lotte de Beer
Soloman Howard, Elīna Garanča/Ksenia Dudnikova, Sondra Radvanovsky/Elena Stikhina/Jennifer Rowley, Jonas Kaufmann/Piero Pretti, Dmitry Belosselskiy, Ludovic Tézier/Claudio Sgura, Alessandro Liberatore, Gabriella Reyes

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 16 juillet 2016

Après un demi-siècle d’absence au répertoire de l’Opéra de Paris, Aida connait sa seconde production en moins de 10 ans – la première production d’Olivier Py se voulait à la fois monumentale et évocatrice des méfaits du colonialisme au XIXe siècle -, et sera confiée à Lotte de Beer, dont l’arrivée sur la scène Bastille est à voir comme une ouverture supplémentaire de l’institution à la nouvelle génération de metteurs en scène internationaux, sous l’impulsion de Stéphane Lissner.
Et le niveau des interprètes est tel que l’on peut s’attendre à un engouement passionné pour cette nouvelle série de représentations.

Vue sur la librairie du Palais Garnier

Vue sur la librairie du Palais Garnier

Faust (Charles Gounod – 1859) – Nouvelle production
Du 16 mars au 21 avril 2021 (13 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Lorenzo Viotti, mise en scène Tobias Kratzer
Benjamin Bernheim/ Stephen Costello, Ildar Abdrazakov/John Relyea, Florian Sempey, Christian Helmer, Ermonela Jaho/Anita Hartig, Michèle Losier, Sylvie Brunet‑Grupposo

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 28 mars 2015

Après avoir rendu à l’Opéra de Paris deux productions dignes du répertoire français pour Carmen et Manon, Stéphane Lissner achève cette remise sur pied par une nouvelle production de Faust dirigée par Tobias Kratzer, qui apporta la saison passée une production critique, drôle et sensible, de Tannhäuser au Festival de Bayreuth.
La réussite de cette production parachèvera ainsi un cycle de renouvellement scénique des grands piliers du répertoire français qui avaient été gravement endommagés sous la direction de Nicolas Joel.
Avec plus de 2400 représentations depuis 1869, Faust reste l’œuvre la plus jouée du répertoire de l’Opéra de Paris, et elle fait encore partie aujourd’hui des 15 ouvrages phares de l’institution, loin devant Les Huguenots (Meyerbeer) qui comptabilisent pourtant plus de 1100 représentations depuis près de deux siècles.

La Dame de Pique (Piotr Ilyitch Tchaikovski – 1890) – Coproduction Staatsoper Unter den Linden, Berlin
Du 25 mai au 12 juin 2021 (7 représentations au Palais Garnier)

Direction musicale Daniel Barenboim/Oksana Lyniv, mise en scène Dmitri Tcherniakov
Brandon Jovanovich, John Lundgren, Étienne Dupuis, Alexey Dolgov, Gábor Bretz, Vasily Gorshkov, Pyotr Migunov, Nicky Spence, Violeta Urmana, Asmik Grigorian, Clémentine Margaine, Carole Wilson, Marianne Croux, Maria Nazarova, Yulia Mazurova, Nikolai Zemlyanskyh

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 06 février 2012

La Dame de Pique fait partie des 50 ouvrages les plus joués du répertoire de l’Opéra de Paris, mais n’avait plus connu de nouvelle production depuis celle de Lev Dodin (1999).
Le destin d’Hermann est celui d’un homme pour qui l’appât du gain ne devait servir que celle qu’il aime, Lisa, avant qu’il ne perde de vue cette fin pour s’enfermer dans la folie de l’argent. Dmitri Tcherniakov fera t’il de cette plongée dans le rien une mise en abîme de la société d’aujourd’hui ?

La scène Bastille envahie par le public le week-end du Festival Monde 2019

La scène Bastille envahie par le public le week-end du Festival Monde 2019

Le Soulier de Satin (Marc-André Dalbavie – 2021) – Nouvelle production
Du 29 mai au 13 juin 2021 (5 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Marc-André Dalbavie, mise en scène Stanislas Nordey
Luca Pisaroni, Eve-Maud Hubeaux, Jean-Sébastien Bou, Marc Labonnette, Max Emanuel Cenčić, Yann Beuron, Nicolas Cavallier, Vannina Santoni, Julien Dran, Béatrice Uria‑Monzon, Éric Huchet, Camille Poul

Création mondiale

« L’ordre est le plaisir de la raison : mais le désordre est le délice de l’imagination », ainsi l’affirme Paul Claudel dans l’avertissement de son chef-d’œuvre que peu de metteurs en scène ont osé monter intégralement.

En 1987, Antoine Vitez présenta au Festival d’Avignon cette pièce qui fut filmée et proposée aux téléspectateurs de France 3 le lundi de Pâques du 27 mars 1989 entre midi et 23h.
20 ans plus tard, Arte diffusa sur son site internet, le samedi 21 mars 2009, la version intégrale du Soulier de Satin qu’Olivier Py mettait en scène au Théâtre de l’Odéon.
En mai/juin 2021, c’est donc au tour de l’Opéra Bastille de créer une version un peu plus courte, 6h50 seulement, sur une musique de Marc-André Dalbavie, et dans une mise en scène de Stanilas Nordey dont on peut s’attendre à ce qu’il montre une vision politique du monde à travers ce drame mystique d’un amour absolu.

La Tarification du plan de salle est revue en conséquence : de 15 à 28 euros pour les moins de 28 ans, de 15 à 40 euros pour les moins de 40 ans, et de 15 à 70 euros pour les plus de 40 ans.

L’anneau du Nibelung (Richard Wagner - 1876)
Du 23 novembre au 06 décembre 2020 (2 cycles de 4 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Philippe Jordan, mise en scène Calixto Bieito
Andreas Schager, Gerhard Siegel, Johannes Martin Kränzle, Jonas Kaufmann, John Releya, Eva-Maria Westbroek, Iain Paterson, Lauri Vasar, Matthew Newlin, Norbert Ernst, Jochen Schmeckenbecher, Ain Anger, Dimitry Ivashchenko, Ricarda Merbeth, Anna Gabler, Michaela Schuster, Wiebke Lehmkuhl, Tamara Banjesevic, Megan Marino, Claudia Huckle, Julie Fuchs, Martina Serafin, Wilhelm Schwinghammer, Ekaterina Gubanova, Christina Bock
Tétralogie jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille du 18 au 26 juin 2013

Nouvelle production

Etienne Dupuis, Stanislas de Barbeyrac - Iphigénie en Tauride (ms Krzysztof Warlikowski - 2016)

Etienne Dupuis, Stanislas de Barbeyrac - Iphigénie en Tauride (ms Krzysztof Warlikowski - 2016)

Les reprises

L’Elixir d’amour (Gaetano  Donizetti – 1832)
Du 08 septembre au 04 octobre 2020 (10 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Riccardo Frizza, mise en scène Laurent Pelly (2006)
Julie Fuchs, Xabier Anduaga, Gabriele Viviani, Bryn Terfel, Lucrezia Drei

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 25 novembre 2018

Carmen (Georges Bizet – 1875)
Du 12 septembre au 23 octobre et du 16 au 31 décembre 2020 (19 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Domingo Hindoyan/Keri-Lynn Wilson, mise en scène Calixto Bieito (2017)
Vittorio Grigolo/Charles Castronovo, Adam Plachetka/Lucas Meachem, Christian Helmer, Rodolphe Briand, Guilhem Worms, Pierre Doyen, Clémentine Margaine/Elīna Garanča/Varduhi Abrahamya, Nadine Sierra/Valentina Naforniţă, Charlotte Despaux, Adèle Charvet

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 23 mai 2019

Iphigénie en Tauride (Christoph Willibald Gluck – 1779)
Du 17 septembre au 13 octobre 2020 (9 représentations au Palais Garnier)

Direction musicale Thomas Hengelbrock, mise en scène Krzysztof Warlikowski (2006)
Véronique Gens, Florian Sempey, Stanislas de Barbeyrac, Laurent Naouri, Marianne Croux, Jeanne Ireland, Christophe Gay, Renate Jett

Œuvre jouée pour la dernière fois au Palais Garnier le 25 décembre 2016

La Fille de neige (ms Dmitri Tcherniakov - 2016)

La Fille de neige (ms Dmitri Tcherniakov - 2016)

La Fille de neige (Nikolai Rimski-Korsakov– 1882)
Du 22 octobre au 10 novembre 2020 (7 représentations à l’Opéra Bastille)

Direction musicale Mikhail Tatarnikov, mise en scène Dmitri Tcherniakov (2017)
Aida Garifullina, Yuriy Mynenko, Oksana Dyka, Marie-Nicole Lemieux, Stanislav Trofimov, Vasily Gorshkov, Carole Wilson, Vasily Efimov, René Barbera, Vladislav Sulimsky, Andrii Goniukov, Yasuko Arita, John Bernard, Laurent Laberdesque, Christian Rodrigue Moungoungou

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 03 mai 2017

La Traviata (Giuseppe Verdi – 1853)  - Coproduction Wiener Staatsoper
Du 24 novembre au 23 décembre 2020 (10 représentations au Palais Garnier)

Direction musicale James Gaffigan, mise en scène Simon Stone (2019)
Zuzana Marková, Catherine Trottmann, Marion Lebègue, Frédéric Antoun, Peter Mattei, Maciej Kwaśnikowski, Michal Partyka, Jean-Luc Ballestra, Tomislav Lavoie, Hyun-Jong Roh, Slawomir Szychowiak, Bernard Arrieta

Œuvre jouée pour la dernière fois au Palais Garnier le 16 octobre 2019

Benjamin Bernheim (La Traviata - ms Simon Stone - 2019)

Benjamin Bernheim (La Traviata - ms Simon Stone - 2019)

La Flûte enchantée (Wolfgang Amadé Mozart – 1791) – Coproduction Festspielhaus Baden-Baden
Du 12 janvier au 22 février 2021 (15 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Cornelius Meister, mise en scène Robert Carsen (2014)
Cyrille Dubois/Stanislas de Barbeyrac, Tamara Banjesevic, Christina Bock, Marie‑Luise Dressen, Alex Esposito/Florian Sempey, Mélissa Petit, Nicolas Testé, Wolfgang Ablinger‑Sperrhacke, Julie Fuchs/Christiane Karg, Sabine Devieilhe/Nina Minasyan, Martin Gantner, Michael Nagl, Franz Gürtelschmied, Lucian Krasznec

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 15 juin 2019

Le Trouvère (Giuseppe Verdi  – 1853) – Coproduction Nederlandse Opera, Amsterdam et Teatro Dell’Opera, Roma
Du 21 janvier au 03 mars 2021 (13 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Nicola Luisotti, mise en scène Alex Ollé (2016)
Luca Salsi/Artur Ruciński, Krassimira Stoyanova/Marina Rebeka, Brian Jagde/Yusif Eyvazov, Daniela Barcellona, Krzysztof Bączyk, Élodie Hache, Yu Shao, Fabio Bellenghi, Taesung Lee

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 14 juillet 2018

Capriccio (ms Robert Carsen - 2016)

Capriccio (ms Robert Carsen - 2016)

Capriccio (Richard Strauss – 1942)
Du 26 janvier au 21 février 2021 (8 représentations au Palais Garnier)

Direction musicale Marc Albrecht, mise en scène Robert Carsen (2004)
Diana Damrau, Wolfgang Koch, Pavol Breslik, Audun Iversen, Günther Groissböck, Ekaterina Gubanova, Graham Clark, Christina Gansch, Xabier Anduaga, Luke Stoker

Œuvre jouée pour la dernière fois au Palais Garnier le 14 février 2016

Tosca (Giacomo Puccini – 1900)
Du 6 mai au 25 juin 2021 (15 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Giacomo Sagripanti/Dan Ettinger, mise en scène Pierre Audi (2015)
Aleksandra Kurzak/Maria Agresta, Roberto Alagna/Michael Fabiano, Željko Lučić/Ludovic Tézier, Guilhem Worms, Frédéric Caton, Carlo Bosi, Philippe Rouillon, Florent Mbia

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 15 juillet 2015

Stéphane Lissner - Pourquoi l'Opéra Aujourdhui? (Collège de France - 17 juin 2017)

Stéphane Lissner - Pourquoi l'Opéra Aujourdhui? (Collège de France - 17 juin 2017)

Premières impressions sur la saison 2020/2021

Cette saison est orientée au 3/4 vers le répertoire du XIXe siècle, tout en accordant près de 30 % de ses soirées à la langue française. Cette part considérable consacrée au siècle de l’opéra romantique et bien sûr une conséquence de la présence de la Tétralogie de Richard Wagner, mais traduit aussi la nécessité de donner la primauté aux ouvrages les plus célèbres, associés à de grandes distributions, pour amortir le choc des grèves de l’hiver 2019/2020.

Par ailleurs, hormis les deux créations mondiales de ‘7th Deaths of Maria Callas’ (qui devrait être créé cet été à Athènes et Berlin) et du ‘Soulier de Satin’, tous les ouvrages présentés ont déjà été joués à l’Opéra de Paris au cours des 10 dernières années.

Pour sa dernière saison à Paris, Stéphane Lissner aura à cœur de parachever ses projets les plus ambitieux, l'Anneau du Nibelung, un cycle de 3 créations tirées d’œuvres littéraires françaises, et un cycle de nouvelles productions d’opéras russes.

Seul le cycle Da Ponte à Garnier restera inachevé, car la nouvelle production des 'Noces de Figaro' sera peut-être reportée au mandat d’Alexander Neef.

Le Ring

S’il était confirmé que les représentations de l’Or du Rhin et de la Walkyrie qui devaient être jouées au printemps 2020 seront reportées à l’automne suivant, ce sont 24 représentations des épisodes de l’Anneau du Nibelung qui devraient être données fin 2020. Philippe Jordan dirigera donc son deuxième Ring à l’Opéra de Paris en 10 ans, et son troisième après celui du New-York Metropolitan Opera au printemps 2019, et nous savons également que Calixto Bieito préservera l’imaginaire poétique inhérent à cette épopée lyrique hors du commun.

Giuseppe Verdi et le répertoire italien

Si Verdi est un peu moins sollicité cette saison, avec trois ouvrages programmés, l’attention va se porter sur Aida dont la nouvelle production de Lotte de Beer et les distributions associées devraient assurer salle comble tous les soirs.

En effet, après le Ring, c’est sur Aida , mais aussi Tosca de Puccini, que se concentre le plus grand nombre de stars. Le répertoire Italien le plus connu est véritablement affiché pour lui faire profiter des plus grands chanteurs (Elina Garanca, Sondra Radvanovsky, Elena Stikina, Jonas Kaufmann, Ludovic Tézier, Aleksandra Kurzak, Maria Agresta, Roberto Alagna, Michael Fabiano, Zeljko Lucic …).

Sondra Radvanovsky (Il Trovatore - ms Alex Ollé - 2018)

Sondra Radvanovsky (Il Trovatore - ms Alex Ollé - 2018)

L’opéra en langue française

Pour sa sixième saison à la direction de l’Opéra National de Paris, Stéphane Lissner propose 4 œuvres en langue française, dont deux nouvelles productions : une tragédie lyrique, Iphigénie en Tauride, un opéra comique, Carmen, une tragédie romantique, Faust, et enfin, un drame mystique, Le Soulier de Satin.
On retrouvera dans ce répertoire Florian Sempey, Stanislas de Barbeyrac, Laurent Naouri, Clémentine Margaine, Benjamin Berheim, Eve-Maud Hubeaux, Jean-Sébastien Bou, Yann Beuron, Nicolas Cavallier et Béatrice Uria-Monzon.

Le répertoire slave

La reprise de Snegoutchka (La Fille de neige) de Rimski-Korsakov et la nouvelle production de La Dame de Pique de Tchaïkovski permettront de clore magnifiquement un cycle d’opéras russes, et de rendre hommage à deux reprises à Dmitri Tcherniakov, metteur en scène dont aucune de ses productions ne laisse indifférent par l’éclairage humain contemporain, et toujours sensible, qu’il porte avec une beauté tragique dans le regard.

Le retour de Daniel Barenboim dans La Dame de Pique – l’ancien directeur artistique et musical du projet Bastille de 1987 à 1989 avait rompu son contrat suite à ses désaccords avec Pierre Bergé sur la mission du nouvel édifice – est l’un des évènements de la fin de saison, à l’instar de la venue pour la première fois d’Asmik Grigorian sur la scène Garnier pour incarner Lisa entourée de Brandon Jovanovitch, Etienne Dupuis, Violetta Urmana (La Comtesse) et Clémentine Margaine.

Pour les dernières représentations, c’est Oksana Lyniv qui assurera la direction d’orchestre, elle qui avait interprété une lecture féline et néoclassique de La Dame de Pique à l’opéra de Stuttgart en janvier 2019.

Florian Sempey (La Flûte enchantée - ms Robert Carsen - 2017)

Florian Sempey (La Flûte enchantée - ms Robert Carsen - 2017)

Wolfgang Amadé Mozart

Mozart n’est présent qu’une seule fois cette saison avec La Flûte Enchantée mis en scène par Robert Carsen, car la création des Noces de Figaro au Palais Garnier n'aura pas lieu, elle qui devait y rejoindre les productions de Cosi fan Tutte par Anne Teresa de Keersmaeker et celle de Don Giovanni par Ivo van Hove.

Cette Flûte Enchantée aura le mérite non seulement de réunir Cyrille Dubois, Florian Sempey, Stanislas de Barbeyrac, Nicolas Testé, Julie Fuchs et Sabine Devieilhe, mais aussi celui d’être dirigée par Cornelius Meister, le nouveau et talentueux directeur musical de l’opéra de Stuttgart.

Richard Strauss

Absent quatre saisons d’affilée, Richard Strauss est de retour au Palais Garnier avec Capriccio dans la mise en scène de Robert Carsen qui avait clos merveilleusement le mandat d’Hugues Gall en 2004. Seule œuvre du répertoire du XXe siècle reprise cette saison, elle bénéficie d’une distribution prestigieuse avec Diana Damrau, Simon Keenlyside, Pavol Breslik, Günther Groissböck, Aundun Iversen, Graham Clark, Xabier Anduaga et Ekaterina Gubanova.

Présentation de la saison Lyrique 2020 / 2021 de l’Opéra National de Paris

Les tarifs 2020/2021

Cette saison lyrique est écourtée de 15 jours car elle s’achève fin juin, avec une trentaine de soirées de moins que les saisons précédentes.

Il se trouve qu’habituellement les représentations de juillet bénéficient de tarifs plus avantageux, 10 à 20 % de moins qu’en pleine saison, mais elles ont aussi du mal à remplir au moment où les Parisiens festivaliers sont à Orange, Avignon ou Aix-en-Provence.

La suppression de ces soirées, au cours d’une saison où le prix moyen pour le Ring est de 180 euros, fait remonter mécaniquement le prix moyen des places à 130 euros à l’Opéra Bastille, soit 10 % de plus que pour 2019/2020.

A Bastille, les prix moyens varient selon les productions : 145 euros pour Tosca et Aida, 130 euros pour Carmen, Faust et La Flûte Enchantée, 108  euros pour Le Trouvère et La Fille de Neige, 90 euros pour L’Elixir d’Amour, et 50 euros pour Le Soulier de Satin.

Les prix des reprises restent stables dans leurs catégories respectives, et seuls ceux de L’Elixir d’Amour et de Snegoutchka baissent de 20 % par rapport à la tarification qui leur était appliquée quelques années plus tôt.

Les places à 5 euros à Bastille ne sont par ailleurs plus mentionnées dans la brochure de saison 2020/2021.

Que cette saison se déroule dans les meilleures conditions possibles est le mieux que l'on puisse souhaiter à une maison qui, comme toutes celles de son envergure dans le monde entier, est fortement fragilisée par les mesures de fermeture décidées au printemps 2020.

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Publié le 13 Juillet 2020

Le Tombeau de Couperin (Maurice Ravel - 1919) et La Symphonie n°7 (Ludwig van Beethoven - 1813)
Concert du 09 juillet 2020
Philharmonie de Paris

 

Maurice Ravel Le Tombeau de Couperin
Ludwig van Beethoven Symphonie n° 7

Direction musicale Klaus Mäkelä
Orchestre de Paris

 

                                                     Klaus Mäkelä

Tant pour les musiciens que les auditeurs, le long accueil chaleureux et tonitruant, chargé de silences qui signifiaient le manque, la reconnaissance, l’amour et la joie, restera un moment inoubliable.

Laurent Bayle disait que, ce soir, les mesures sanitaires n’avaient permis de réunir qu’environ 1200 spectateurs, c’est-à-dire la moitié de la capacité de la Philharmonie. Néanmoins, le public semblait avoir totalement investi la salle de sa présence physique, tout en faisant résonner ses applaudissements comme s’il y avait le double d'invités.

Musiciens de l'Orchestre de Paris

Musiciens de l'Orchestre de Paris

Mais cette première soirée publique sera aussi celle d’une découverte, l’osmose fusionnelle qui transparaît d’emblée entre l’Orchestre de Paris et son futur directeur musical, Klaus Mäkelä.

Certes, tout se mélange en cette représentation exceptionnelle, l’excitation des retrouvailles, le mouvement entropique qui nait d’un sentiment de libération, et la relation galvanisante entre les musiciens et leur nouveau chef aboutit ainsi à une interprétation ample - comme si le jeune leader était le souffle d’un vent impétueux qui anime les mouvements de houles qui traversent majestueusement le corps de l’orchestre de part en part - et finement détaillée du Tombeau de Couperin, où émerveillent la poésie chantante des vents et les frémissements aériens des cordes suraigües.

Klaus Mäkelä et les musiciens de l'Orchestre de Paris

Klaus Mäkelä et les musiciens de l'Orchestre de Paris

Cette cohésion renforcée par une tonicité agile – on admire l'excellente combinaison des timbales et des bois sombres - se retrouve dans la 7e symphonie de Beethoven, empreinte de théâtralité et de gestuelle frénétique, qui est une véritable invitation à la danse, ce qui se retrouve parfois dans les postures du chef qui engage tout son corps pour contrôler les respirations expansives et contractiles de l’orchestre.

La force d’attraction de cette interprétation vibrante est une promesse pour la rentrée prochaine, et l'espoir d'un retour à  une quasi-normalité dans la façon de vivre ces grands moments de partage qui se prolongent bien après les concerts.

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Publié le 7 Juillet 2020

La comète Neowise fut découverte le 27 mars 2020 par le Wide-field Infrared Survey Explorer, un télescope américain mis en orbite en décembre 2009 afin de détecter le rayonnement infrarouge d’objets célestes tels les amas d’étoiles et les astéroïdes géocroiseurs (c’est à dire ceux qui croisent régulièrement la trajectoire de la Terre, et qui sont donc un potentiel danger pour l'humanité).

Chevaux et Neowise - le 07 juillet à 04h04 (F3.9, Exposition 6 s, ISO 400, focale 51mm)

Chevaux et Neowise - le 07 juillet à 04h04 (F3.9, Exposition 6 s, ISO 400, focale 51mm)

Les multiples observations qui suivirent permirent d’affiner notre connaissance de sa trajectoire qui est inclinée à 129° par rapport à l’écliptique, et qui opère un mouvement rétrograde par rapport aux autres planètes du système solaire.

Se situant à l’opposé de la Terre par rapport au Soleil, au cours du mois de juin, la comète atteint son périhélie le 03 juillet 2020, à une distance de notre astre semblable à celui de Mercure, pour se révéler parfaitement visible à l’œil nu dans les jours qui suivent. Se rapprochant à présent de la Terre, qu’elle approchera le 23 juillet à 100 millions de km (soit 50 millions de km en moins que le 03 juillet), elle repart dorénavant vers les limites glacées et si éloignées du système solaire qu’elle atteindra dans plus de 3000 ans.

Trajectoire de Neowise du 22 juin au 23 juillet 2020 - Copyright © 2020 TheSkyLive.com

Trajectoire de Neowise du 22 juin au 23 juillet 2020 - Copyright © 2020 TheSkyLive.com

En France, elle s’élève petit à petit au sud de la constellation du Cocher, au Nord-Nord-Est, pour rejoindre la 9e étoile la plus brillante de la Grande Ourse, Talitha (magnitude 3), le 18 juillet soir avant minuit.

Le 07 juillet, depuis la région du Perche (Manou), le ciel dégagé permet de la voir se lever au dessus de l’horizon à 03h50, pour devenir visible à l’œil nu vers 04h05, à 4° de hauteur, jusqu’à 4h45 à 8° de hauteur, avant que les lueurs du jour ne la noyent une heure avant le lever du Soleil (6h05). Sa magnitude estimée se situe entre 0 et 1. Aux jumelles, la queue de poussière dorée semble révéler à sa base deux jets principaux. Il fait frais (5°) et la nuit bruisse de la vie animale.

Neowise - le 07 juillet à 04h32 (F5.5, Exposition 4 s, ISO 400, focale 236mm)

Neowise - le 07 juillet à 04h32 (F5.5, Exposition 4 s, ISO 400, focale 236mm)

Les jours d'après, Neowise sera visible de plus en plus tôt (à 4° de hauteur dès 3h15 jusqu’à 12° à 4h50, le 11 juillet), et va devenir très rapidement circumpolaire.

Ainsi, le 12 juillet matin elle sera visible à 4° de hauteur dès 02h15 du matin, mais le sera aussi le soir à 23h15, à 8° de hauteur, jusqu’à 0h45 à 4° de hauteur.

Neowise - le 07 juillet à 04h39 (F5.9, Exposition 1 s, ISO 800, focale 1200mm)

Neowise - le 07 juillet à 04h39 (F5.9, Exposition 1 s, ISO 800, focale 1200mm)

Et à partir du 13 juillet, elle restera toute la nuit à plus de 4° de hauteur. Le soir, à partir de 23h15, sera alors le meilleur moment pour l’observer tout le long du mois, mais sa luminosité baissera probablement à la magnitude 3, puis à la magnitude 5 en fin de mois, tout en poursuivant son mouvement d'élévation dans le ciel nuit après nuit.

Lever de Neowise - le 07 juillet à 03h52 (F4.0, Exposition 6 s, ISO 400, focale 55mm)

Lever de Neowise - le 07 juillet à 03h52 (F4.0, Exposition 6 s, ISO 400, focale 55mm)

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Rédigé par David

Publié dans #Astres

Publié le 1 Juillet 2020

A l’occasion de la célébration des 30 ans de la prise de la Bastille par l’Opéra de Paris, le 13 juillet 1989, cet article fait le point sur l’évolution du prix des places pour le lyrique à l’Opéra Bastille, dans la suite logique des 3 articles successivement rédigés en 2011, La politique tarifaire de l'Opéra de Paris de 1998 à 2012, puis 2012,  Les tarifs populaires 2013 de l'Opéra National de Paris, et enfin 2016, Prix des places et politique tarifaire - Opéra National de Paris 2016/2017.

Il synthétise les principales étapes tarifaires du Lyrique à Bastille (60% des recettes totales) observées au cours du mandat d’Hugues Gall (1995-2004), de Gerard Mortier (2004-2009), de Nicolas Joel (2009-2015), jusqu'au 5 premières années du mandat de Stéphane Lissner (2015-2020).

Le contenu de cet article est uniquement basé sur les informations mises à disposition des spectateurs dans les programmes de présentation des saisons, et ne prend pas en compte les éventuelles campagnes de promotions.

Prix des places et politique tarifaire - Opéra National de Paris de 1998 (Hugues Gall) à 2020 (Stéphane Lissner)

Période Hugues Gall (1995/2004) – la moitié des places à moins de 90 euros 

Avec 450 places à moins de 30 euros, et un prix moyen de 70 euros, le lyrique est fortement attractif à Bastille au cours du premier mandat d’Hugues Gall. 

Mais au tournant de l’an 2000, les grèves qui ont conduit à l’annulation de quasiment toutes les représentations de Guerre et Paix creusent le déficit cumulé (20 millions d’euros) de l’Opéra, si bien que, suite aux négociations salariales, la direction décide de réajuster les prix de plus du double de l’inflation chaque année, et ne propose plus que 2 ouvrages chaque saison à tarifs réduits – il s’agit d’ouvrages du XXe siècle -, au lieu de 3 les années précédentes.

La grille tarifaire nominale ne dépasse pas 114 euros en 2003/2004, et, en fin de mandat, près de la moitié des places coûte dorénavant plus de 90 euros.

 

Tarifs 2003/2004 (euros)

Catégories

1

2

3

4

5

6

7

Tarif Nominal

114

97

79

61

40

23

10

Tarifs Réduits

89/61

76/50

65/40

50/30

33/21

20/14

10/7

Tosca (2003) - ms Werner Schroeter, dm Marcello Viotti, Falk Struckmann  & Anna Shafajinskaia

Tosca (2003) - ms Werner Schroeter, dm Marcello Viotti, Falk Struckmann & Anna Shafajinskaia

Période Gerard Mortier (2004/2009) – des places majorées à 150 euros

A son arrivée, Gerard Mortier augmente les prix de 12%, mais modifie en conséquence le plan de salle de l‘Opéra Bastille afin d’ajouter une catégorie de places à 20 euros. Sont également créées 62 places debout à 5 euros (catégorie 9) situées en fond de parterre.

Par ailleurs, il n’existe plus d’opéras à tarif réduit (Janacek, Poulenc et Messian sont joués à tarif nominal), et les prix de la reprise de Guerre et Paix et de la nouvelle production de Tristan und Isolde par Peter Sellars sont majorés de 12% supplémentaires.

 

Tarifs avant 2009

Catégories

1

2

3

4

5

6

7

8

9

Tarif Majoré

150

120

100

80

60

40

20

10

5

Tarif Nominal

130

110

85

70

50

35

20

9

5

 

Au cours des saisons qui suivent, les opéras à tarif majoré se généralisent aussi bien sur des reprises (Tristan und Isolde, Le Chevalier à la Rose, Lohengrin, Les Capulets et les Montaigus - avec Anna Netrebko -, Don Carlo) que des nouvelles productions (Les Troyens, La Juive, Le Bal Masqué, Luisa Miller, Parsifal, Werther et Macbeth).

 

Tristan und Isolde (2005) - ms Peter Sellars - dm Esa-Pekka Salonen, Waltraud Meier & Ben Heppner

Tristan und Isolde (2005) - ms Peter Sellars - dm Esa-Pekka Salonen, Waltraud Meier & Ben Heppner

Tarifs 2008/2009

Catégories

1

2

3

4

5

6

7

8

9

Tarif Tristan

196

164

136

108

82

50

20

10

5

Tarif Majoré

172

152

126

101

76

40

20

10

5

Tarif Nominal

138

116

89

74

53

35

20

9

5


Cette grille reste stable pendant 4 ans, mais, pour la dernière saison (2008/2009), les prix augmentent à nouveau de 6% sur les catégories 1 à 5, et le tarif majoré grimpe de 20%.

Et pour la dernière reprise de Tristan und Isolde avec Waltraud Meier, chef-d’œuvre emblématique de l’ère Mortier, la première catégorie est portée à 196 euros.

Toutefois, malgré cette dernière augmentation, 45% des sièges de la salle sont vendus à moins de 90 euros, et le quota de places à 30 euros ou moins est ramené à 300 par soir.

Prix des places et politique tarifaire - Opéra National de Paris de 1998 (Hugues Gall) à 2020 (Stéphane Lissner)

Période Nicolas Joel (2009/2015) – le tarif nominal à 180 euros en première

Lorsque Nicolas Joel prend officiellement ses fonctions, la moitié des productions sont dorénavant majorées de 15% à 30% (Tarifs V, N et Productions du Ring), si bien qu’il ne reste plus que 33% de places à 90 euros ou moins.  
Les reprises de L’Elixir d’Amour – avec Anna Netrebko ou Tatiana Lisnic – et de La Bohème sont notamment concernées.

En 2010/2011, une nouvelle catégorie de place Optima fait son apparition, 30% plus chère que la première catégorie, et le tarif réduit (première à 110 euros) fait son retour pour la seule création mondiale du mandat, Akhmatova de Bruno Mantovani.

 

Tarifs avant 2012 (euros)

Catégories

Optima

1

2

3

4

5

6

7

8

9

Tarif Ring

180

180

160

135

110

80

50

30

15

5

Tarif Majoré N

180

170

150

130

105

75

40

20

15

5

Tarif Majoré V

180

155

135

115

95

75

40

20

15

5

Tarif Nominal

140

140

115

90

75

55

35

20

15

5

Tarif Akhmatova

110

110

85

65

50

40

30

20

15

5

 

Puis, en 2011/2012, la direction de Nicolas Joel décide d'élargir son offre sur les places de 90 à 150 euros. Ce sont les places à moins de 30 euros qui servent à cette conversion. Les places à 20 euros disparaissent (catégorie 7), le nombre de places debout à 5 euros, relocalisées en haut de galeries, est réduit de moitié (32 restantes), si bien que le contingent de places à 35 euros (catégorie 6) augmente mécaniquement.

Mais, alors qu’en octobre 2009 Le Barbier de Séville par Coline Serreau était joué à prix nominal, sa reprise en juin 2012 est cette fois classée en tarif majoré V, soit 20% d'augmentation sur 3 ans, alors que la distribution est identique (Siragusa/Deshayes).

Il ne reste plus que 165 places (6%) à moins de 30 euros par soir.
La direction, consciente que la subvention étatique stagne pour la première fois à 106 millions d’euros, se prépare maintenant à sa baisse annoncée de 10 millions sur les 3 ans à venir.

Mathis le peintre (2010) - ms Olivier Py - dm Christoph Eschenbach, Matthias Goerne & Melanie Diener

Mathis le peintre (2010) - ms Olivier Py - dm Christoph Eschenbach, Matthias Goerne & Melanie Diener

Tarifs après 2012  (euros)

Catégories

Optima

1

2

3

4

5

6

7

8

Festival Ring

890

790

710

650

530

450

310

 

 

Tarif Majoré N

210

190

155

135

100

70

35

15

5

Tarif Majoré V

195

180

150

130

100

70

35

15

5

Tarif Nominal

180

155

135

115

90

70

35

15

5

Tarif Réduit

150

140

115

90

70

50

30

15

5

 

A partir de 2012/2013, le plan de salle est considérablement remanié : les places à 15 euros (catégorie 8) du premier balcon sont surclassées en catégories 6, 5 ou 4 (35 euros à 90 euros), moyennant l’ajout de surtitres.
Nicolas Joel et Christophe Tardieu (son adjoint) se targuent dans la presse d’une baisse de 5 euros sur les catégories 4, 5 et 6, mais se gardent bien de signaler que tous les opéras de la saison, dont le Festival Ring, sont majorés, excepté La Khovantchina.

L'ancien tarif majoré V (180 euros en Optima et 155 euros en première) devient donc le nouveau tarif nominal.

Le nombre de places à 30 euros ou moins n’est plus que de 100 par soir en moyenne.

Plan de salle de la salle Bastille, par catégories de places, depuis la saison 2012/2013

 

Pour 2013/2014, la direction de Nicolas Joel augmente le tarif majoré respectivement de 15 et 10 euros en catégories Optima et première, qui est appliqué aux nouvelles productions d’Aida, La Flûte enchantée et La Traviata. 

Seules les reprises de Lucia di Lammermoor, L’Affaire Makropoulos et Les Capulets et les Montaigus sont à tarif réduit (140 euros en première).

Enfin, pour la dernière saison qui est reprise en main par Stéphane Lissner, suite à la dégradation de l’état de santé de Nicolas Joel, une nouvelle catégorie de majoration apparaît (5% plus chère) à 210 euros en Optima.   

Les nouvelles productions du Barbier de Séville, Tosca, Le Roi Arthus, Adrienne Lecouvreur et la reprise de La Traviata bénéficient de cette tarification maximale, et si les reprises d’Ariane à Naxos, Pelléas et Mélisande et Rusalka sont au tarif réduit, aucune production n’est au tarif nominal.

De plus, les tarifs sont modulés de +10% (fin de semaine) ou -20% (début de semaine) certains soirs.

A la fin de la saison 2014/2015, il ne reste donc plus que 25% de places à moins de 90 euros, alors que la subvention étatique est dorénavant ramenée à 96 millions d’euros, soit son niveau le plus bas depuis 2005/2006.

Prix des places et politique tarifaire - Opéra National de Paris de 1998 (Hugues Gall) à 2020 (Stéphane Lissner)
Prix des places et politique tarifaire - Opéra National de Paris de 1998 (Hugues Gall) à 2020 (Stéphane Lissner)

Période Stéphane Lissner (2015/2021) – baisse du prix moyen des places de 5%

Dès sa première saison, Stéphane Lissner met en place les avant-premières jeunes, ce qui va permettre aux - de 28 ans de découvrir pour 10 euros à Bastille un vaste répertoire au cours des 5 premières saisons : Les Indes galantes, Les Huguenots, Benvenuto Cellini, La Damnation de Faust, Il Trovatore, Rigoletto, Les Troyens, Boris Godounov, Carmen, Samson et Dalila, Simon Boccanegra, Les Contes d’Hoffmann, Manon, Le Prince Igor, Cavalleria Rusticana/Sancta Susanna, La Bohème, De la Maison des Morts, Moses und Aron, Lady Macbeth de Mzensk.

Mais pour 2015/2016, toutes les productions, hormis Le Barbier de Séville et Werther, sont à tarif majoré, si bien que les reprises de Madame Butterfly et de Don Giovanni, programmées en septembre, s’avèrent bien trop chères, la fréquentation n’atteignant pas les 90%. La subvention publique réduit encore d' 1 million d'euros, et le prix moyen du lyrique à Bastille atteint son plus haut niveau à 133 euros la place.

 

Tarifs 2015/2016 (euros)

Catégories

Optima

1

2

3

4

5

6

7

8

Tarif Majoré N

210/205

190/185

160/155

140/135

100

70

35

15

5

Tarif Majoré V

195

180

150

130

100

70

35

15

5

Tarif Nominal

180

155

135

115

90

70

35

15

5

 

Puis, l’annonce de la saison 2016/2017, qui comprend 9 nouvelles productions dans les grandes salles, déroute quelque peu les spectateurs, car le plan de salle est totalement repensé afin de rendre plus équitable la répartition des prix par catégorie selon le niveau de confort acoustique et visuel. 

Ce réaménagement ne cache aucune augmentation générale déguisée, bien au contraire, et permet de mieux graduer les changements de catégories en ajoutant une catégorie 7 à 50 euros et une catégorie 2 à 145 euros.

Ainsi, 8 places à 35 euros sont déclassées à 15 euros, ce qui monte à 112 le nombre de places par soir à 5 ou 15 euros.

La catégorie 50 euros est créée à partir de 45 places à 35 euros et 55 places à 70 euros, et les places de plus de 90 euros sont réparties sur 6 catégories au lieu de 5 habituellement.

Enfin, les prix des places baissent de 5 euros sur plusieurs catégories de tarifs majorés supérieures à 100 euros, et le tarif réduit (150 euros maximum) est rétabli pour Lucia di Lammermoor et Wozzeck.

Les prix sont parfois  modulés de +10% (fin de semaine) ou -10% (début de semaine) certains soirs, et sont également majorés de 20% pour les spectacles avec Jonas Kaufmann (Les Contes d’Hoffmann, Lohengrin) ou Anna Netrebko (Eugène Onéguine). Mais, suite à l’annulation de Jonas Kaufmann pour cause d’accident vocal, l’institution ne reconduira plus ce type de majoration liée uniquement à la présence d'un artiste.

Le prix moyen des places est cependant stabilisé, et l’amplitude des prix selon les soirs passe du simple au double (90 euros pour Wozzeck ou bien 170 euros pour Eugène Onéguine avec Anna Netrebko).

Le nombre de places accessibles à moins de 60 euros augmente de 20%.

Don Carlos (2017) - ms Krzysztof Warlikowski - dm Philippe Jordan, Jonas Kaufmann, Sonya Yoncheva

Don Carlos (2017) - ms Krzysztof Warlikowski - dm Philippe Jordan, Jonas Kaufmann, Sonya Yoncheva

Tarifs 2019/2020 (euros)

Catégories

Optima

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

Tarif Ring

280

250

220

190

170

130

100

75

60

40

25

Tarif Majoré N

210

190

175

155

135

100

70

50

35

15

5

Tarif Majoré V

195

165

155

145

125

100

70

50

35

15

5

Tarif Nominal

180

150

130

115

105

85

70

50

35

15

5

Tarif Réduit

145

120

105

90

80

65

50

40

35

15

5

 

En 2017/2018, un mouvement de réduction des prix est clairement visible avec la programmation de 6 productions à tarif nominal et de 2 productions à tarif réduit (De la Maison des Morts et Pelléas et Mélisande).

A partir de cette saison, l'Opéra de Paris réserve certaines soirées pour les - de 40 ans avec une réduction de 40% sur le prix du billet. Le Barbier de SévilleL’Élixir d'amourLe TrouvèreBoris GodounovLa Veuve Joyeuse, La BohèmeRusalka, Madame Butterfly, L'heure espagnole/Gianni Schicchi et Lady Macbeth de Mzensk leur dédieront une soirée spéciale au cours des saisons à venir.

Le prix moyen des places, pour le lyrique à Bastille, baisse ainsi à 126 euros, avec une amplitude qui varie de 90 euros, pour De la Maison des Morts et Pelléas et Mélisande, à 150 euros pour les nouvelles productions du répertoire du XIXe siècle.

En 2018/2019, 4 productions sont à tarif nominal, dont la nouvelle production de Lady Macbeth de Mzensk mise en scène par Krzysztof Warlikowski interprétée par la formidable Aušrinė Stundytė, et une seule production est à tarif réduit (Rusalka).

Mais dorénavant, les prix de ces grilles tarifaires baissent de 10% en moyenne (hormis pour la catégorie 8 de Rusalka qui passe de 30 euros à 35 euros).

Les nouvelles productions sont au tarif majoré V (195 euros maximum), alors que les reprises avec stars du grand répertoire italien, de Carmen, et de la nouvelle production des Troyens (plus de 5 heures avec les entractes) sont au tarif majoré N (210 euros maximum).

Le prix moyen le plus bas descend même à 80 euros, le 29 janvier 2019, pour Rusalka qui s’avère être une excellente reprise avec Camilla Nylund, Klaus Florian Vogt et Karita Mattila, sous la direction de Susanna Mälkki.

 

Plan de salle de la salle Bastille, par catégories de places, depuis la saison 2016/2017

 

Enfin, pour 2019/2020, les nouvelles productions sont au tarif majoré alors que 4 reprises sont au tarif nominal et 3 autres au tarif réduit.

Ainsi, par rapport à leurs précédentes représentations, les reprises de Boris Godounov et de Rigoletto sont 20% moins chères, celle de La Bohème est 25% moins chère, celles de Madame Butterfly et d'I Puritani sont 30% moins chères, et celle des Contes d'Hoffmann coûte 40% de moins qu'en 2016. Il y a même 5 soirées où toutes les places hors premières catégories sont inférieures à 100 euros.

Mais il est vrai que les 10 représentations des deux premiers volets du nouveau Ring mis en scène par Calixto Bieito sont données au prix des soirées de Gala de Réveillon (175 euros en moyenne par soirée) avec un prix maximum à 280 euros et une catégorie 8 à 60 euros.

Globalement, le prix moyen d’une place à l’opéra Bastille pour le lyrique passe à 118 euros, et la répartition des places retrouve sa configuration de 2011/2012, c'est-à-dire que plus de la moitié des places à Bastille pour le lyrique est dorénavant inférieure à 120 euros, et 35% des places sont à 90 euros ou moins.

Cette bataille pour les prix reste fragile face aux risques de réduction de la subvention, et devra être consolidée pour 2020/2021, mais Stéphane Lissner est engagé dans un travail de long terme afin d’améliorer l’efficacité du fonctionnement de Bastille et Garnier, et est en passe de prouver que l’Opéra est économiquement gouvernable, même si la représentativité du répertoire du XXe siècle, pourtant l'une des vocations de Bastille, souffre un peu de ces contraintes.

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Publié le 30 Juin 2020

TV-Web Juillet 2020 Lyrique et Musique

Chaînes publiques

Dimanche 05 juillet 2020 sur Arte à 18h55
Les Arts Florissants fêtent leurs 40 ans

Lundi 06 juillet 2020 sur France 3 à 01h30
Aida (Verdi) - Chorégies d'Orange - dm Arrivabeni - ms Fourny

O'Connor, Rachvelishvili, Alvarez

Lundi 06 juillet 2020 sur Arte à 02h00
The Rake's Progress (Stravinsky) - Aix-en-Provence - dm Jensen - ms McBurney

Appleby, Ketelsen, Bullock

Lundi 06 juillet 2020 sur Arte à 22h40
Fltzcarraldo (Werner Herzog) - Film 1982

Samedi 11 juillet 2020 sur Arte à 22h40
Tosca (Puccini) - Aix-en-Provence - dm Rustioni - ms Honoré

Blue, Malfitano, Calleja, Markov

Lundi 13 juillet 2020 sur Arte à 02h20
Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny (Weill) - Aix-en-Provence - dm Salonen - ms van Hove

Mattila, White, Dasch, Schukoff

Mardi 14 juillet 2020 sur France 2 à 21h05
Le concert de Paris 2020

Mardi 14 juillet 2020 sur France 2 à 23h40
Le concert de Paris 2019

Samedi 18 juillet 2020 sur Arte à 22h15
Richard III (Shakespeare) - ms Ostermeier

Dimanche 19 juillet 2020 sur Arte à 18h00
Requiem (Mozart) - Aix-en-Provence - dm Pichon - ms Castellucci

Lundi 20 juillet 2020 sur Arte à 01h00
Joël Pommerat - Le théâtre comme absolu

 

Mezzo et Mezzo HD

Mercredi 01 juillet 2020 sur Mezzo à 20h30
Norma de Bellini - Opéra royal de Wallonie

Vendredi 03 juillet 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Fidelio de Beethoven au Theater an der Wien

Samedi 04 juillet 2020 sur Mezzo à 20h30
Tosca de Puccini au Festival de Pâques de Salzbourg

Dimanche 05 juillet 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Der Freischütz de Weber à la Scala de Milan

Mercredi 08 juillet 2020 sur Mezzo à 20h30
Le Couronnement de Poppée de Monteverdi au Festival de Salzbourg

Vendredi 10 juillet 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Don Giovanni de Mozart au Festival d'Aix-en-Provence

Samedi 11 juillet 2020 sur Mezzo à 20h30
La Flûte enchantée de Mozart au Festival de Glyndebourne

Dimanche 12 juillet 2020 sur Mezzo HD à 21h00
La Clémence de Titus de Mozart au Festival de Salzbourg

Mercredi 15 juillet 2020 sur Mezzo à 20h30
La Clémence de Titus de Mozart au Festival de Glyndebourne

Vendredi 17 juillet 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Aida de Verdi au Festival de Salzbourg

Samedi 18 juillet 2020 sur Mezzo à 20h30
Richard Coeur de Lion de Grétry à l'Opéra Royal de Versailles

Dimanche 19 juillet 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Don Giovanni de Mozart au Festival d'Aix-en-Provence

Mercredi 22 juillet 2020 sur Mezzo à 20h30
Anna Bolena de Donizetti à l'Opéra Royal de Wallonie-Liège

Vendredi 24 juillet 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Tosca de Puccini au Festival d'Aix-en-Provence

Samedi 25 juillet 2020 sur Mezzo à 20h30
La Bohème de Puccini au Metropolitan Opera

Dimanche 26 juillet 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Aida de Verdi au Festival de Salzbourg

Mercredi 29 juillet 2020 sur Mezzo à 20h30
Orlando Furioso de Vivaldi à Venise

Vendredi 31 juillet 2020 sur Mezzo HD à 21h00
A déterminer ultérieurement

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Operavision, Culturebox, ConcertArte etc...

Concert solidaire du 14 juillet 2020 au Palais Garnier (Opéra national de Paris)

Le Barbier de Séville (Teatro de la Maestranza) à partir du 24 juillet 2020

                               Juillet 2020

Gala pour la réouverture de l'Opéra d'Etat de Prague jusqu'au 03 juillet 2020

Le Christ au Mont des Oliviers (Barbican Hall) jusqu'au 03 juillet 2020

Prometheus (Beethoven) jusqu'au 04 juillet 2020

Anne Teresa De Keersmaker (Opéra National de Paris) jusqu'au 05 juillet 2020

Guillaume Tell (Rossini Opera Festival) jusqu'au 07 juillet 2020

Fauteuil d'orchestre au Festival d'Aix-en-Provence jusqu'au 07 juillet 2020

Pelléas et Mélisande (Komische Oper Berlin) jusqu'au 08 juillet 2020

La Passion selon Sain-Matthieu (Opéra de Hambourg) jusqu'au 08 juillet 2020

Libera Me (Opéra de Zurich) jusqu'au 08 juillet 2020

Parsifal (Teatro Massimo de Palerme) jusqu'au 09 juillet 2020

La passion selon Saint-Jean (Église Saint-Thomas de Leipzig) jusqu'au 10 juillet 2020

Tosca (Festival d'Aix en Provence 2019) jusqu'au 10 juillet 2020

The Rake's Progress (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu'au 11 juillet 2020

Fidelio (Theater an der Wien) jusqu'au 11 juillet 2020

Maurice Béjart, l'âme de la danse jusqu'au 13 juillet 2020

Madame Butterfly (Royal Swedish Opera) jusqu'au 17 juillet 2020

La Bohème (Komische Oper Berlin) jusqu'au 17 juillet 2020

Billy Budd (Den Norske Opera) jusqu'au 17 juillet 2020

Musiques baroques d'Espagne et d'Italie (Festival de Grenade) jusqu'au 24 juillet 2020

Tempêtes de printemps (Komisch Oper Berlin) jusqu'au 24 juillet 2020

Lohengrin (Semperoper Dresden) jusqu'au 26 juillet 2020

Sonate d'automne (Finnish National Opera & Ballet) jusqu'au 27 juillet 2020

Aida Garifullina - Un rêve argentin jusqu'au 27 juillet 2020

Leonore (Opéra de Vienne) jusqu'au 30 juillet 2020

The Ice Break (Birmingham Opera company) jusqu'au 30 juillet 2020

I played, I danced (Latvian National Ballet & Opera) jusqu'au 31 juillet 2020

Eugène Onéguine (Komische Oper Berlin) jusqu'au 31 juillet 2020

                               Août 2020

Giselle (Opéra National de Paris) jusqu’au 05 août 2020

Pelléas et Mélisande (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu’au 05 août 2020

Le songe d'une nuit d'été (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu’au 05 août 2020

Don Giovanni (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu’au 05 août 2020

Elektra (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu’au 05 août 2020

Lady Macbeth de Mzensk (Opéra d'Amsterdam) jusqu'au 12 août 2020

Raymonda (Théâtre du Mariinsky) jusqu'au 12 août 2020

The Legend of the Invisible City of Kitezh (Opéra d'Amsterdam) jusqu'au 14 août 2020

Rusalka (Opera Ballet Vlaanderen) jusqu'au 14 août 2020

The Turn of the Screw (Opera North) jusqu'au 21 août 2020

Alceste (Bayerische Staatsoper) jusqu'au 24 août 2020

Boris Godounov (Sofia Opera & Ballet) jusqu'au 28 août 2020

Violanta (Opera Regio Torino) jusqu'au 28 août 2020

"Aus Licht" de Stockhausen (Dutch National Opera) jusqu'au 31 août 2020

Concert Bach (Wittemberg) jusqu'au 31 août 2020

                               Septembre 2020

L'Orfeo (Opéra de Lausanne) jusqu'au 05 septembre 2020

Rigoletto (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu'au 05 septembre 2020

Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu'au 09 septembre 2020

Don Giovani (Finnish National Opera & Ballet) jusqu'au 11 septembre 2020

Moses und Aaron (Komische Oper Berlin) jusqu'au 11 septembre 2020

Philippe Jaroussky chante Telemann et Bach jusqu'au 13 septembre 2020

Peer Gynt par David Bobee (Maison des Arts de Créteil) jusqu'au 21 septembre 2020

Halka (Poznan Opera) jusqu'au 21 septembre 2020

Un soir de fête avec Roberto Alagna jusqu'au 22 septembre 2020

Lucio Silla (La Monnaie) jusqu'au 24 septembre 2020

Les Noces de Figaro (Garsington opera) jusqu'au 25 septembre 2020

Madame Butterfly (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 25 septembre 2020

Death in Venice (English National Opera) jusqu'au 25 septembre 2020

                               Octobre 2020

Il sogno di Scipione (La Fenice jusqu'au 01 octobre 2020

Alceste (La Fenice) jusqu'au 02 octobre 2020

L'Inondation (Opéra Comique) jusqu'au 02 octobre 2020

Pinocchio (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu'au 05 octobre 2020

Médée (Festival d'Avignon) jusqu'au 05 octobre 2020

Inferno (Festival d'Avignon) jusqu'au 05 octobre 2020

Parsifal (Opera Vlaanderen) jusqu'au 06 octobre 2020

Les Indes Galantes (Opéra National de Paris) jusqu'au 09 octobre 2020

I Puritani (Opéra de Stuttgart) jusqu'au 09 octobre 2020

The Indian Queen (Opéra de Lille) jusqu'au 11 octobre 2020

La Flûte enchantée (Opéra Royal de la Monnaie) jusqu'au 12 octobre 2020

Turandot (Gran Teatre del Liceu de Barcelone) jusqu'au 14 octobre 2020

Maria de Buenos Aires (Opéra de Strasbourg) jusqu'au 14 octobre 2020

I Due Foscari (Teatro Regio Parma) jusqu'au 14 octobre 2020

Nabucco (Teatro Regio Parma) jusqu'au 16 octobre 2020

Richard Cœur de Lyon (Opéra Royal de Versailles) jusqu'au 17 octobre 2020

L'Enfant et les Sortilèges (Opéra de Lyon) jusqu'au 17 octobre 2020

Il Trovatore (NCPA Bejing) jusqu'au 21 octobre 2020

Il Ritorno d'Ulisse in patria (National Theater Mannheim)) jusqu'au 23 octobre 2020

Journal d'un disparu (Armel Opera Festival) jusqu'au 24 octobre 2020

Rigoletto for children (ASLICO) jusqu'au 26 octobre 2020

Lucia di Lammermoor (Teatro Real de Madrid) jusqu'au 28 octobre 2020

Shell Shock, a Requiem for a War (Philharmonie) jusqu'au 30 octobre 2020

                               Novembre 2020

Fortunio (Opéra Comique) jusqu'au 02 novembre 2020

La Dame de Pique (Moscow State Stanislavsky Music Theatre) jusqu'au 05 novembre 2020

Der Schmied von Gent (Opéra des Flandres) jusqu'au 06 novembre 2020

Cosi fan tutte (Opéra de Lausanne) jusqu'au 10 novembre 2020

Tristan und Isolde (La Monnaie de Bruxelles) jusqu'au 20 novembre 2020

War and Peace (Moscow State Stanislavsky Music Theatre) jusqu'au 26 novembre 2020

Renaud Capuçon & Friends jouent "Les Métamorphoses" (Philharmonie de Paris) jusqu'au 27 novembre 2020

Ercole Amante (Opéra Comique) jusqu'au 30 novembre 2020

                               Décembre 2020

The Escapist (Alexander Ekman / Royal Swedish Opera) jusqu'au 03 décembre 2020

The Skating Rink (Garsington Opera) jusqu'au 08 décembre 2020

Laurence Equilbey dirige Thamos de Mozart (Seine Musicale) jusqu'au 13 décembre 2020

Prométhée, ballet de Beethoven jusqu'au 13 décembre 2020

Odyssée Baroque - Les 40 ans des Arts Florissants - jusqu'au 21 décembre 2020

A Midsummer Night's Dream (Opéra Orchestre de Montpellier) jusqu'au 22 décembre 2020

Les Fantômes de Versailles (John Corigliano) jusqu'au 23 décembre 2020

Le vin herbé (Welsh National Opera) jusqu'au 28 décembre 2020

Concert de la maîtrise populaire de l'Opéra Comique jusqu'au 28 décembre 2020

                               Janvier 2021

Karita Mattila (Savonlinna 2020) jusqu'au 04 janvier 2021

Tosca (New Zealand Opera) jusqu'au 04 janvier 2021

Magdalena Kozena et Simon Rattle(Festival d'Aix-en-Provence) jusqu'au 05 janvier 2021

L'Orfeo (Nederlandse Reisopera) jusqu'au 07 janvier 2021

Jakub Jozef Orlinski et Michal Biel (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu'au 07 janvier 2021

Christian Gerhaher et Gerold Huber (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu'au 11 janvier 2021

Sabine Devieilhe et Mathieu Pordoy (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu'au 13 janvier 2021

Infinite Now (Opera Ballet Vlaanderen) jusqu'au 18 janvier 2021

The Opera Locos (Théâtre libre) jusqu'au 21 janvier 2021

                               Février 2021

Les fantômes de Versailles (Château de Versailles) jusqu'au 14 février 2021

Don Carlos (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 15 février 2021

                               Mars 2021

Requiem de Campra (Opéra de Versailles) jusqu'au 06 mars 2021

Emmanuelle Haim dirige le Requiem de Campra (Chapelle Royale de Versailles) jusqu'au 06 mars 2021

Symphonies n°5 & 7 "Apothéose de la danse" (Opéra de Versailles) jusqu'au 14 mars 2021

                               Avril 2021

Le concert de Paris 2020 jusqu'au 14 avril 2021

                               Juillet 2021

Tosca (Festival d'Aix en Provence 2019) jusqu'au 05 juillet 2021

Le chant de la Terre (Festival de Saint-Denis) jusqu'au 15 juillet 2021

                              Janvier 2022

Ariane à Naxos (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu'au 07 janvier 2022

Balthasar Neumann Ensemble (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu'au 10 janvier 2022

                               Mai 2022

Barbara Hannigan : rêve de Hongrie jusqu'au 25 mai 2022

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Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique

Publié le 27 Juin 2020

Pour l’Opéra National de Paris, la constitution d’un répertoire de productions qui puisse être régulièrement repris est devenu un enjeu crucial dès l’ouverture de l’Opéra Bastille.

Et pour comprendre cet enjeu, il faut bien prendre en considération que la force d’attractivité d’un ouvrage varie en fonction de la culture des publics, des distributions invitées, mais aussi de la volonté d’une direction de défendre activement des ouvrages moins connus.

Si l’on observe comment l’Opéra Bastille a amené des publics les plus divers à le fréquenter, on remarque que certains ouvrages ont été repris plus régulièrement que d’autres.

Les reprises de productions lyriques de l'Opéra National de Paris de 1988 à nos jours

Ainsi, 13 opéras, que l’on surnommera ici les ‘Blockbusters’, ont une telle renommée à Paris qu’ils peuvent être repris tous les 2 à 4 ans avec des taux de fréquentation d’au moins 90 % sur des séries de 10 à 20 représentations. Il s’agit de Don Giovanni, Les Noces de Figaro, Cosi fan tutte et La Flûte Enchantée de Wolfgang Amadé Mozart, Le Barbier de Séville de Gioachino Rossini, Rigoletto et La Traviata de Giuseppe Verdi, La Bohème, Tosca et Madame Butterfly de Giacomo Puccini, Carmen de Georges Bizet, Faust de Charles Gounod, et Les Contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach.

Rien qu’avec ces 13 opéras, la base d’un quart de la programmation de l’Opéra National de Paris est solidement posée.

Les opéras de Wagner (L’Anneau du Nibelung, Tristan und Isolde, Tannhäuser, Lohengrin, Die Meistersingers, Parsifal, Der Fliegende Hollander), une douzaine d’opéras de Verdi (Attila, Nabucco, Macbeth, Il Trovatore, Un ballo in Maschera, La Forza del destino, Don Carlo(s), Falstaff, Otello, Luisa Miller, Simon Boccanegra, Aida), ainsi que des œuvres de Mozart (La Clémence de Titus, L’enlèvement au sérail, Idoménée) et de Gluck (Orphée et Eurydice, Iphigénie en Tauride) obtiennent également des taux de fréquentation de plus de 90 % lorsqu’ils sont repris tous les 5 à 7 ans sur des séries de 7 à 10 représentations.

Dans les autres répertoires, les ouvrages russes (Eugène Onéquine, La Dame de Pique, La Khovantchina, Boris Godounov), les ouvrages dramatiques français (Manon, Werther, La Damnation de Faust, Les Troyens, Roméo et Juliette, Pelléas et Mélisande), le répertoire bel cantiste italien (Bellini, Donizetti) et les œuvres les plus formidablement orchestrées de Richard Strauss (Elektra, Salomé, Capriccio, La Femme sans ombre, Le Chevalier à la rose, Ariane à Naxos) sont repris avec succès tous les 6 à 10 ans sur des séries de 7 à 10 représentations.

Enfin, le répertoire des XXe et XXIe siècles (Janacek, Britten, Berg, les opéras français du XXe siècle, les créations ...) obtient des taux de fréquentation de l’ordre de 80 % sur des séries de 6 à 8 représentations tous les 6 à 12 ans.

On constate donc qu’à l’exception d'une cinquantaine d’opéras les plus célèbres, un directeur a peu de chance d’obtenir plus de 90 % de fréquentation lors de la reprise d’une production qu’il a créé au cours de son mandat de 6 ans, sauf à attacher une distribution de plus en plus prestigieuse au fil du temps. Il est souvent préférable que ce soit le directeur suivant qui s’en charge.

L’article qui suit propose de donner un aperçu des grandes reprises de l’Opéra de Paris, depuis la direction de Pierre Bergé et l’ouverture de l’Opéra Bastille jusqu’au tournant de 2020, selon deux points de vue différents : en premier lieu, une présentation des spectacles de chaque directeur qui furent repris (ce qui concerne surtout Pierre Bergé, Hugues Gall et Gerard Mortier pour lesquels le recul est suffisant), puis une présentation des reprises des prédécesseurs (ce qui concerne surtout Gerard Mortier, Nicolas Joel et Stéphane Lissner qui ont pu puiser dans un répertoire déjà bien existant).

Les reprises de productions lyriques de l'Opéra National de Paris de 1988 à nos jours

Les nouvelles productions de chaque directeur qui furent reprises

Pierre Bergé (1988-1994)

Nommé en 1988, Pierre Bergé fut directeur jusqu’au 3 février 1994, et c’est Jean-Paul Cluzel qui assura l’intérim avant la prise de fonction d’Hugues Gall en 1995. Sa programmation couvrit ainsi 7 saisons, mais le Palais Garnier resta fermé pour travaux de 1994 à 1996.

Sur 33 productions créées, 15 seront reprises, dont 9 par ses successeurs. Et plus de 20 ans après leur création,  Stéphane Lissner en reprendra encore 2.

Svetla Vassileva et Teodor Ilincai - Madame Butterfly (ms Robert Wilson, 2014)

Svetla Vassileva et Teodor Ilincai - Madame Butterfly (ms Robert Wilson, 2014)

La production phare : Madame Butterfly par Robert Wilson (10 séries)

La production la plus emblématique de Pierre Bergé est incontestablement celle de Madame Butterfly (Giacomo Puccini) mis en scène par Robert Wilson. Pierre Bergé découvrit son travail le 11 juin 1971, quand le metteur en scène texan produisit au Théâtre de la Musique (aujourd’hui La Gaité Lyrique) Deafman Glance, une histoire inspirée par son amitié avec un enfant sourd qu’il avait adopté. Plus tard, en 1990, Pierre Bergé deviendra le principal soutien de la fondation de Robert Wilson, The Watermill Center.

Entré au répertoire le 19 novembre 1993, Madame Butterfly a été joué jusqu’au 13 novembre 2019, soit 114 représentations données sans interruption en 26 ans par chaque directeur jusqu’à Stéphane Lissner, deux fois par mandat.

C’est Liping Zhang, en janvier 2006, qui sublima le rôle de Cio-Cio-San en s’appropriant avec une profondeur inégalée l‘esprit de Robert Wilson. Cette production reste toujours dans la course des reprises possibles et semble irremplaçable au tournant des années 2020.

 Patrizia Ciofi - Lucia di Lammermoor (ms Andrei Serban, 2013)

Patrizia Ciofi - Lucia di Lammermoor (ms Andrei Serban, 2013)

La Flûte enchantée, Tosca, Lucia di Lammermoor (6 séries)

Une autre production de Robert Wilson attachée à l’ère Pierre Bergé est La Flûte enchantée. Cette production fut créée le 27 juin 1991 pour le bicentenaire de la mort de Mozart et rencontra un grand succès pendant 5 saisons sous Pierre Bergé et 2 saisons sous Hugues Gall, qui en profita pour remplacer les costumes de John Conklin par ceux du créateur japonais Takada Kenzo.
Simon Keenlyside y apparut en Pagageno en 1995, et Natalie Dessay en Reine de la Nuit en 1999. 80 soirées furent programmées au total.

Il y eut également la Tosca du cinéaste allemand Werner Schroeter, représentée 105 fois de 1994 à 2012, une fois sous Bergé, cinq fois sous Gall et deux fois sous Mortier et Joel.

Au côté de ces productions ‘Blockbuster’, une production du bel canto italien connaîtra une très belle carrière. C’est ainsi que, le 26 janvier 1995, Roberto Alagna fit ses débuts à l’Opéra de Paris dans la nouvelle production de Lucia Di Lammermoor (Gaetano Donizetti) mise en scène par Andrei Serban. Elle est la seule production avec Madame Butterfly à être systématiquement rappelée par chaque directeur jusqu’à Stéphane Lissner, avec Pretty Yende le 16 novembre 2016, pour un total de 70 représentations.

Les Contes d’Hoffmann et Un Ballo in Maschera (3 séries sous Pierre Bergé uniquement)

Une autre production ‘Blockbuster’ n’a pas su s’imposer au-delà de 3 saisons de Pierre Bergé, du 15 avril 1992 au 29 octobre 1993 :  Les Contes d’Hoffmann du cinéaste Roman Polanski.
Après 28 soirées en 1 an et demi, la production dut être retirée, mais c’est pour ce spectacle que Natalie Dessay fit ses début sur les planches de la scène Bastille.

Un autre ratage sera la production d’Un Ballo in Maschera mis en scène par Nicolas Joel, qui ne dépassera pas 3 séries sous Pierre Bergé, après la dernière apparition de Luciano Pavarotti à l’Opéra de Paris en avril 1992. Mais la projection sur écran géant le 6 avril 1992 permit à 30 000 personnes, rien que dans la capitale, d’y assister.

Ces deux productions ont été jouées pour moins de 30 représentations chacune.

Angela Denoke - Salomé (ms André Engel, 2011)

Angela Denoke - Salomé (ms André Engel, 2011)

Les 9 autres productions jouées en moins de 25 représentations (2 ou 3 séries)

9 autres productions ont connu 2 ou 3 séries en moins de 25 représentations. Il s’agit Elektra (par David Pountney), Salomé (par André Engel), Manon Lescaut (par lequel le public parisien découvrit Robert Carsen), Simon Boccanegra (Nicolas Brieger), Otello (Petrika Ionesco), Idomeneo (Jean-Pierre Miquel), La Dame de Pique (Andrei M.Konchalovsky), La Damnation de Faust (Luca Ronconi), Lady Macbeth de Mzensk (André Engel).

La production d’Otello sera le théâtre d’un drame le 16 juillet 1992, où une choriste perdra la vie lors de l’exposition universelle de Séville.

Bien que coproduites avec, respectivement, l’Opéra des Flandres et la Scala de Milan, Manon Lescaut et La Dame de Pique resteront propriétés de l’opéra Bastille.

Toutefois, la seule de ces 9 productions qui ait dépassé l’ère Hugues Gall est celle de Salomé réalisée par André Engel, que Nicolas Joel rescussita étonnamment en septembre 2011, deux ans après la reprise de Salomé dans la mise en scène de Lev Dodin.

Caractéristiques des 15 reprises de l'ère Pierre Bergé

Tous ces spectacles ont été représentés à l’Opéra Bastille et sont à une majorité écrasante (55 %) issus du répertoire italien. Seuls deux ouvrages sont français (La Damnation de Faust et Les Contes d’Hoffmann), et si une production du répertoire bel cantiste italien s’est imposée avec le temps (Lucia di Lammermoor), aucune production marquante de Verdi ou Wagner n’a émergé de ce mandat.

Pierre Bergé n’a finalement obtenu qu’un seul Grand Prix du Syndicat de la Critique pour la production de Saint-François d’Assise de Messian (coproduction Festival de Salzbourg), dans la mise en scène de Peter Sellars et sous la direction de Sylvain Cambreling (décembre 1992), mais cette production ne fut jamais reprise.

Il en va de même de Lady Macbeth de Mzensk (Chostakovitch) par André Engel qui aurait mérité plus que deux séries, mais il semblerait que ce soit sa complexité technique qui ait empêché sa reprise par Hugues Gall.

Par ailleurs, plusieurs productions d’opéras du XXe siècle ne furent jamais reprises : L’Ange de Feu (Prokofiev) par Andrei Serban, Jeanne d’Arc au bûcher (Honneger) par Claude Regy, ou bien Die Soldaten (Zimmermann) par Harry Kupfer (production de l’opéra de Stuttgart).

La Bohème (ms Jonathan Miller, 2009)

La Bohème (ms Jonathan Miller, 2009)

Hugues Gall (1995-2004)

Une fois les travaux du Palais Garnier achevés, Hugues Gall eut la charge de constituer, de septembre 1995 à août 2004, un véritable vivier de productions pour l’Opéra de Paris.

Ainsi, sur les 70 productions qu’il a créé en 9 ans, 55 ont été reprises au moins une fois, dont 38 par ses successeurs. Et Stéphane Lissner en reprendra encore 12 sur la période 2014/2021.

La production phare : La Bohème (10 séries)

C’est dans La Bohème mis en scène par Jonathan Miller que Roberto Alagna incarna Rodolfo le 11 décembre 1995, et qu'il fut rejoint en novembre 2001 par Angela Gheorghiu pour compléter un duo inoubliable. Jouée 6 fois sous Gall, 1 fois sous Mortier et 3 fois sous Joel, cette production totalisera plus de 120 représentations.

Laura Aikin - Les Contes d'Hoffmann (ms Robert Carsen, 2010)

Laura Aikin - Les Contes d'Hoffmann (ms Robert Carsen, 2010)

La Barbier de Séville, Rigoletto, Les Contes d’Hoffmann (6 à 9 séries sur 70 à 90 soirées)

Le Barbier de Séville transposé au Moyen Orient par Coline SerreauJoyce DiDonato fit ses débuts à l’Opéra de Paris à sa création en avril 2002 -,  Rigoletto de Jérôme Savary et Les Contes d’Hoffmann de Robert Carsen, production créée à l’opéra Bastille en mars 2000 avec l’inoubliable Natalie Dessay en Olympia et l’insidieux Samuel Ramey en quatre diables, sont 3 productions qui ont connu plus de 70 représentations.

La Clemenza di Tito, Platée, Cosi fan tutte, Pelléas et Mélisande (5 à 7 séries sur 50 à 60 soirées)

4 productions ont connu au moins 6 séries sur 50 à 60 soirées : La Clémence de Titus (par Willy Decker), Platée, dont la production réussie de Laurent Pelly a permis au chef-d’œuvre comique de Rameau de connaître le grand succès de son histoire, Cosi fan tutte (par Ezio Toffolutti) et une autre production de Robert Wilson, Pelléas et Mélisande, qui confirme la belle adéquation entre l’intemporalité de son langage théâtral et l’irréalité de l’univers de Claude Debussy. Créée au Palais Garnier le 07 février 1997, en coproduction avec le Festival de Salzbourg, cette production était encore programmée à l'opéra Bastille le 06 octobre 2017.

Elena Tsallagova et Stéphane Degout - Pelléas et Mélisande (ms Robert Wilson, 2012)

Elena Tsallagova et Stéphane Degout - Pelléas et Mélisande (ms Robert Wilson, 2012)

13 productions jouées sur 4 à 5 séries et reprises par au moins deux successeurs

7 productions ont connu 4 à 5 séries sur 40 à 50 représentations et furent reprises par au moins deux autres directeurs : L’Italienne à Alger et  Otello (toutes deux d’Andrei Serban), Don Carlo (Graham Vick) – dont certains ont encore conservé le souvenir nostalgique -, Eugène Onéguine (Willy Decker) et Alcina (Robert Carsen), et deux ouvrages de Richard Strauss, Capriccio, un hommage de Robert Carsen au Palais Garnier, et Le Chevalier à la Rose mis en scène par Herbert Wernicke (Festival de Salzbourg 1995).  Et la magnifique Rusalka (Anton Dvorak) de Robert Carsen, dont une série a été jouée par chacun des directeurs jusqu’à Stéphane Lissner, a connu une trentaine de soirées.

Ces quatre dernières productions (dont trois sont de Robert Carsen) sont des incontournables, et ont pour particularité d’avoir toutes accueilli Renée Fleming à leur création parisienne.

Entré au répertoire en plein conflit social en juin 1995 – une seule soirée sera donnée et uniquement en version de concert -, I Capuleti i e Montecchi (Bellini), dans la mise en scène de Robert Carsen qui provenait du Grand Théâtre de Genève que dirigeait Hugues Gall, sera repris sur 5 saisons de Gall à Joel jusqu’au 23 mai 2014, pour 40 représentations. Laura Claycomb, Jennifer Larmore, Vesselina Kasarova, Cristina Gallardo-Domas, Joyce DiDonato, Patrizia Ciofi, Anna Netrebko s’y sont succédé.

Aux côtés de ces 9 productions, celle de Jorge Lavelli conçue pour La Veuve Joyeuse (Lehar) compte près de 60 représentations en 4 séries seulement, jouées en alternance à Garnier et Bastille.

3 autres productions furent reprises par deux autres directeurs pour moins de 30 soirées : Ariane à Naxos (Laurent Pelly), Falstaff (Dominique Pitoiset), La Dame de Pique (Lev Dodin).

Joyce DiDonato et Anna Netrebko - I Capuleti e i Montecchi (ms Robert Carsen, 2008)

Joyce DiDonato et Anna Netrebko - I Capuleti e i Montecchi (ms Robert Carsen, 2008)

Carmen, Don Giovanni, La Traviata, Manon, Nabucco, Parsifal (4 à 5 séries)

6 spectacles ont été régulièrement repris uniquement par Hugues Gall. La Carmen d’Alfredo Arias connut 5 séries pour près de 60 représentations, et Don Giovanni (Dominique Pitoiset), La Traviata (Jonathan Miller), Nabucco (Robert Carsen), Manon (Gilbert Deflo), Parsifal (Graham Vick), purent profiter de 4 séries de 25 à 40 soirées au total.

Der Fliegende Holländer, Lulu et Billy Budd (4 séries dont une reprise par un successeur)

Parallèlement à ces productions, se distinguent celles de Willy Decker pour Der Fliegende Holländer et Lulu, et celle de Francesca Zambello pour Billy BuddLulu et Billy Budd ont été récompensés par le Grand prix du Syndicat de la critique. Ces trois spectacles  furent joués 3 fois sous le mandat d’Hugues Gall, et connurent une seule reprise par Nicolas Joel pour moins de 30 représentations. A l’aune des années 2020, ils restent fascinants et tout à fait recommandables

Lucas Meachem - Billy Budd (ms Francesca Zambello, 2010)

Lucas Meachem - Billy Budd (ms Francesca Zambello, 2010)

Les 25 autres productions reprises au moins une fois

6 productions n’ont connu que 3 séries de 18 à 30 représentations au total, dont au plus une reprise par un successeur d’Hugues Gall : Lohengrin (Robert Carsen), La Damnation de Faust (Robert Lepage), La Cenerentola (Jérôme Savary), Norma (Yannis Kokkos), L’Enfant et les sortilèges / Der Zwerg (Richard Jones), Guerre et Paix (Francesca Zambello).

Enfin, les autres productions reprises au moins une fois comprennent Salomé (Lev Dodin), Gianni Schicchi / L’heure espagnole (Laurent Pelly), Turandot, Il Trovatore, Boris Godounov, Dialogues des Carmélites et Salammbô (tous mis en scène par Francesca Zambello), La Chauve-Souris (Coline Serreau), Macbeth (Phyllida Lloyd), La Khovantchina et Les Indes Galantes (Andrei Serban), Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny et Peter Grimes (mis en scène par Graham Vick), Don Quichotte (Gilbert Deflo), Die Frau ohne Schatten (Robert Wilson), La Flûte enchantée (Benno Besson), Juliette ou la clé des songes (Richard Jones), Wozzeck (Pierre Strosser) et K… (André Engel).

Hugues Gall a repris deux créations, Salammbô de Philippe Fénelon (premier opéra créé sur commande à Bastille le 16 mai 1998) et K…de Philippe Manoury, toutes deux ayant su trouver leur public.

Eva-Maria Westbroek - Die Frau ohne Schatten (ms Robert Wilson, 2008)

Eva-Maria Westbroek - Die Frau ohne Schatten (ms Robert Wilson, 2008)

Caractéristiques des 55 reprises de l'ère Hugues Gall

Avec Hugues Gall, l’Opéra de Paris s’est doté d’un formidable stock de productions dont la moitié a connu au moins 4 séries de représentations à ce jour. Le pari de réussir à faire connaître 200 à 300 œuvres du répertoire lyrique débute et se gagne à ce moment là.

9 des 13 ’Blockbusters’ en font partie, le directeur n’ayant pas jugé utile de remplacer les deux productions Liebermann de Faust et des Noces de Figaro, et les deux productions Bergé de Tosca et Madame Butterfly.

Seule sa production de Die Zauberflöte par Benno Besson, pourtant attachante avec sa scénographie naïve, n’a pu perdurer.

Et c'est Les Contes d’Hoffmann de Robert Carsen qui, sur le temps, a montré son endurance jusqu’en 2020, tant la mise en scène joue avec ravissement sur les illusions du théâtre.

Parmi les grandes réussites ne peuvent s’oublier Platée, La Clémence de Titus (austère mais profonde), Pelléas et Mélisande, Capriccio, Don Carlo, Der Rosenkavalier, Alcina, Lulu, Billy Budd, Rusalka.

Benjamin Bernheim - Capriccio (ms Robert Carsen, 2016)

Benjamin Bernheim - Capriccio (ms Robert Carsen, 2016)

Le répertoire français trouve enfin un nouveau souffle, particulièrement celui qui provient de l’Opéra Comique et du passé baroque de l’Académie de Musique (Rameau).

Et toutes les productions d’opéras slaves (Tchaïkovski, Moussorgsky, Prokofiev …) seront reprises au moins 1 fois par l’un de ses successeurs, et Rusalka (par Robert Carsen) le sera par tous.

Finalement, Hugues Gall obtiendra au cours de son mandat quatre Grand Prix Musique du Syndicat de la Critique pour Lulu (Willy Decker) et Billy Budd (Francesca Zambello), mais aussi Juliette ou la clé des songes (Richard Jones) et le grandiose Guerre et Paix (Francesca Zambello), et deux Prix Musique Création Française pour K…(Manoury) et Perela l’Homme de fumée (Dusapin)

Au total, près de 80 % de ces productions auront connu au moins une reprise, mais Lohengrin et Le Vaisseau Fantôme seront les deux seules productions wagnériennes capables de tenir une dizaine d’années au plus.

Et Hugues Gall est celui qui aura le mieux défendu Benjamin Britten, le Billy Budd de Francesca Zambello s’étant révélé comme le seul ouvrage du XXe siècle entré au répertoire sous le mandat du directeur qui ait connu une reprise bien plus tard.

La création mondiale de la version définitive de Medea (Rolf Liebermann) mise en scène par Jorge Lavelli n’a, elle, jamais été reprise.

Tristan und Isolde (ms Bill Viola / Peter Sellars, 2008)

Tristan und Isolde (ms Bill Viola / Peter Sellars, 2008)

Gerard Mortier (2004-2009)

Sans obtenir la même autonomie de gestion qu’Hugues Gall, Gerard Mortier a pu bénéficier d’une liberté artistique qu’il n’avait pas connu auparavant. Sa programmation diffère de celle de son prédécesseur en ce sens qu’elle place l’Europe au cœur de sa réflexion, et permet d’élargir le répertoire aux œuvres d’Europe centrale.

Malheureusement, son successeur, Nicolas Joel, va détruire en partie cet héritage et entraver nombre de reprises possibles de cette période fructueuse.

Ainsi, sur les 48 productions que Gerard Mortier a créé au cours de son mandat de seulement 5 ans, 24 ont été reprises au moins une fois, dont 17 par ses successeurs Nicolas Joel et Stéphane Lissner.

Bien entendu, sur une étendue de 17 ans (de 2004 à 2021), le nombre de reprises n’est pas tout à fait comparable à celui d’Hugues Gall qui bénéficie d’un recul de 26 ans (1995 à 2021).

Marie-Agnès Gillot et Stéphane Bullion - Orphée et Eurydice (ms Pina Bausch, 2014)

Marie-Agnès Gillot et Stéphane Bullion - Orphée et Eurydice (ms Pina Bausch, 2014)

Orphée et Eurydice, Don Giovanni, L’Elixir d’amour, Tristan und Isolde (5 à 6 séries sur plus de 40 soirées)

Invitée par Pierre Bergé en février 1993, un mois avant que Garnier ne se ferme à l’opéra, la compagnie Tanztheater Wuppertal de Pina Bausch avait présenté sa version d’Orphée et Eurydice, profondément poignante. Le 30 mai 2005, Brigitte Lefevre et Gerard Mortier présentèrent la même version chorégraphique interprétée par les danseurs de l’Opéra de Paris sous la direction de Thomas Hengelbrock. La reprise fut diffusée en direct sur Arte en février 2008, un samedi soir.

Cette production est devenu un incontournable du Palais Garnier depuis 15 ans et a été reprise deux fois par Nicolas Joel, et une fois par Stéphane Lissner pour plus de 60 représentations au total.

Un autre spectacle emblématique de Gerard Mortier, créé le 27 janvier 2006 à Garnier pour l’anniversaire des 250 ans de la naissance de Mozart, connaîtra 5 séries jusqu’à Stéphane Lissner pour 55 représentations au total : Don Giovanni par le cinéaste Michael Haneke.  La transposition dans le monde contemporain des affaires, et de la dictature des haut-cadres impunis, se révéla à la fois déroutante et pertinente.

Autre réussite, la production de L’Elixir d’Amour par Laurent Pelly, transposée dans l’Italie des années 50, a vu se succéder nombre de stars au cours de 6 séries en 12 ans sur plus de 50 représentations. On peut comprendre que l’allusion à Tristan und Isolde, dans la scène de séduction initiale, ait touché au cœur Gerard Mortier.

Et c’est en adaptant le Tristan Project de Bill Viola et Esa-Pekka Salonen sous la forme d’une mise en scène onirique dirigée par Peter Sellars, que le choc exceptionnel engendré par la rencontre entre la musique de Wagner, les images numériques, et les directions successives d’Esa-Pekka Salonen, Valery Gergiev et Semyon Bychkov ont permis de jouer 40 représentations en 5 séries entre le 12 avril 2005 et le 9 octobre 2018, en incluant les reprises dirigées plus tard par Philippe Jordan.

Angela Denoke - L'Affaire Makropoulos (ms Krzysztof Warlikowski, 2009)

Angela Denoke - L'Affaire Makropoulos (ms Krzysztof Warlikowski, 2009)

Les 13 productions reprises au moins une fois par un autre directeur

6 productions de Gerard Mortier ont déjà connu trois séries sur 20 à 30 représentations, toutes reprises au moins une fois par un successeur : Un Ballo in Maschera et L’Amour des 3 oranges par Gilbert Deflo, Iphigénie en Taurride et L’Affaire Makropoulos (transposé dans l’univers du cinéma hollywoodien) par Krzysztof Warlikowski, Idomeneo par Luc Bondy et Wozzeck par Christoph Marthaler, qui fut monté à l’opéra Bastille et atteignit 90 % de fréquentation, du jamais vu pour cet opéra socialement dur et au climat angoissant, qui fut repris par Nicolas Joel et Stéphane Lissner.

7 autres productions n’ont été reprises pour l'instant qu’une fois sur 15 à 20 représentations, et par un successeur de Gerard Mortier : Luisa Miller et La Fiancée vendue mis en scène par Gilbert Deflo, et Tannhäuser de Robert Carsen, situé dans l'univers des artistes peintres.

Les quatre autres productions sont des œuvres du XXe et XXIe siècle, le cœur de cible de Gerard Mortier : La Petite renarde rusée de Janacek, adapté par André Engel à l’opéra Bastille, et trois autres productions programmées à Garnier, The Rake’s Progress (par Olivier Py), Katia Kabanova (par Christoph Marthaler) - en provenance de Salzbourg via le Capitole de Toulouse - et Yvonne, princesse de Bourgogne (Luc Bondy). La production de Katia Kabanova par Christoph Marthaler effaça donc les 12 ans de carrière de la version de Götz Friedrich.

Hannah Esther Minutillo - Cardillac (ms André Engel, 2008)

Hannah Esther Minutillo - Cardillac (ms André Engel, 2008)

Les 7 productions reprises une fois sous le mandat de Gerard Mortier

Parmi les 7 productions qui n’ont connu qu'une reprise sous Gerard Mortier, le spectateur a la stupéfaction de reconnaître trois ‘blockbusters’ : La Flûte Enchantée imaginée par la Fura Dels Baus pour le Festival de la Ruhrtriennale, La Traviata transfigurée par l'interprétation de Christine Schäfer en Edith Piaf, et une vision ironique des Noces de Figaro, deux œuvres revisitées par Christoph Marthaler.

Un grand Verdi, Simon Boccanegra, brandi en pleine élection présidentielle, un grand Beethoven, Fidelio, imaginé dans une prison dure, tous deux mis en scène par Johan Simons, puis un grand Mozart, La Clémence de Titus, dans la production d’Ursel Herrmann que Gerard Mortier faisait circuler en Europe depuis plus de 20 ans, passionneront ou irriteront l’audience.

Enfin, deux ouvrages du XXe siècle se déroulant à Paris ont été confiés à André Engel : Louise de Gustave Charpentier et Cardillac de Paul Hindemith, dans des décors luxueux et évocateurs.

Mais hormis Cardillac, toutes ces productions seront déclassées par Nicolas Joel lors de sa prise de fonction, ce que le rapport de la cour des comptes soulignera en 2016.

Désirée Rancatore - L'Elixir d'amour (ms Laurent Pelly, 2007)

Désirée Rancatore - L'Elixir d'amour (ms Laurent Pelly, 2007)

Caractéristiques des 24 reprises de l'ère Gerard Mortier

Avec Gerard Mortier, le renouvellement de 4 des 11 ‘Blockbusters’ (La Traviata, Les Noces de Figaro, La Flûte enchantée, Don Giovanni) aura uniquement permis au Don Giovanni de Michael Haneke de développer une carrière satisfaisante, probablement auprès de plus de 130 000 spectateurs. Et à nouveau, La Flûte enchantée de Robert Wilson n’a toujours pas trouvé son successeur.

Seul Carmen n’aura pas du tout été programmé, ce qui est d’autant plus étonnant que Gerard Mortier appréciait le chef-d’œuvre de Georges Bizet, mais peut-être que la production d’Alfredo Arias lui paraissait rédhibitoire.

Parmi les grandes réussites, les deux productions d’opéras de Christoph Willibald Gluck, Orphée et Eurydice et Iphigénie en Tauride, ont redonné une place majeure à deux œuvres essentielles de l’histoire de l’Académie royale de Musique, et Richard Wagner a même eu droit à trois grandes réalisations, dont seule celle de Tristan et Isolde a acquis une renommée mondiale. Celle de Parsifal par Krzysztof Warlikowski avait tout pour suivre le même chemin, mais elle a été détruite.

Il est également regrettable que les seules productions verdiennes qui aient survécu à Gerard Mortier soient celles de Gilbert Deflo, Luisa Miller et Un Ballo in Maschera, qui ne réinterprètent pas le drame musical.

Mais même s’il n’a rien investi dans une quelconque œuvre de Puccini ou de Rossini, le directeur flamand a réussi à faire de L’Elixir d’Amour l'un des grands tubes de l’opéra Bastille.

 Olga Pasichnyk et Mariusz Kwiecien - Le Roi Roger (ms Krzysztof Warlikowski, 2009)

Olga Pasichnyk et Mariusz Kwiecien - Le Roi Roger (ms Krzysztof Warlikowski, 2009)

Il laisse également derrière lui un ensemble de productions prestigieuses d’opéras du XXe et XXIe siècle, L’Affaire Makropoulos, Wozzeck, Katia Kabanova, Cardillac, The Rake’progress, Yvonne, princesse de Bourgogne, L’Amour des 3 oranges, La petite renarde rusée, qui n’ont probablement pas achevé leur vie au tournant des années 2020.

Il est cependant dommage que les productions du Roi Roger (Szymanowski), Adriana Mater (Saariaho) et Lady Macbeth de Mzensk (Choskatovitch) n’aient pas connu de reprises.

En 5 ans, Gerard Mortier aura tout de même obtenu deux Grand Prix Musique du Syndicat de la Critique pour Tristan und Isolde (Viola/Sellars) et Lady Macbeth de Mzensk (Kucej), et un Prix Musique Création française pour Yvonne, princesse de Bourgogne (Bondy).

A ce jour, près de 50 % de ses productions auront connu au moins une reprise, et un tiers une reprise par l'un de ses successeurs.

Gluck, les œuvres slaves et le répertoire du XX/XXIe siècle sont les grands gagnants de son mandat.

Jonas Kaufmann et Sophie Koch - Werther (ms Benoit Jacquot, 2009)

Jonas Kaufmann et Sophie Koch - Werther (ms Benoit Jacquot, 2009)

Nicolas Joel (2009-2014)

La nomination de Nicolas Joel à la suite de Gerard Mortier a, sans surprise, constitué un choc esthétique qui s’est révélé plus destructif que complémentaire. La cour des comptes signalera dans son rapport de 2016 que 22 productions, dont une bonne partie créées par Gerard Mortier, seront détruites, empêchant toute reprise. Car d'après Nicolas Joel, pour que les productions perdurent, elles doivent respecter un certain classicisme.

Il est naturellement en charge de la programmation de 6 saisons de 2009 à 2015, mais l’arrivée anticipée de Stéphane Lissner un an plus tôt, en provenance de La Scala de Milan, altéra en partie la saison 2014/2015.  

Ainsi, sur les 40 productions qu’il a créé, 15 ont été reprises au moins une fois, dont 7 par son successeur Stéphane Lissner, ce qui est un nombre relativement faible (14 productions ont été reprises par le successeur de Gerard Mortier, malgré leurs désaccords).

Florian Sempey - La Flûte enchantée (ms Robert Carsen, 2017)

Florian Sempey - La Flûte enchantée (ms Robert Carsen, 2017)

La Flûte enchantée, La Traviata, Werther (3 à 5 séries sur 25 à plus de 60 soirées)

L’opéra Bastille doit à Nicolas Joel de lui avoir trouvé deux productions ‘Blockbusters’ capables de se substituer à celles de La Flûte enchantée de Robert Wilson (1991) et de La Traviata de Jonathan Miller (1997).

Ainsi, c’est respectivement en mars et juin 2014 que Robert Carsen créa sa version funèbre de La Flûte enchantée, en coproduction avec Baden-Baden, et Benoit Jacquot une version relativement statique de La Traviata qui faisait référence à l’Olympia de Manet.

Ces deux spectacles ont déjà connu près de 60 représentations, mais si celle de La Traviata s'effaça au bout de 5 séries pour laisser place, en septembre 2019, à la réalisation contemporaine de Simon Stone, celle de La Flûte enchantée atteindra sa 5e série début 2021 pour près de 80 soirées.

Avant de concevoir sa Traviata, Benoit Jacquot offrit à l’opéra Bastille un spectacle qui fit date, Werther, qui, en janvier 2010, réunit Sophie Kock, Jonas Kaufmann, Ludovic Tézier et Anne-Catherine Gillet pour une interprétation exceptionnelle. Une seconde série aura lieu avec Roberto Alagna et Karine Deshayes, suivie par une autre reprise sous Stéphane Lissner avec Piotr Beczala et Elina Garanca. Rien n’oblige à remplacer cette production irréprochable.

Oksana Dyka - Aida (ms Olivier Py, 2013)

Oksana Dyka - Aida (ms Olivier Py, 2013)

Les 4 productions jouées 2 fois dont une fois par le successeur

Le 10 octobre 2013, et après 50 ans d’absence, Aida réapparut à l’Opéra de Paris dans une nouvelle mise en scène d’Olivier Py qui dénonçait, non sans lourdeur, l’idéologie colonialiste du XIXe siècle. Enfin, une production de ce grand Verdi délaissait les icônes égyptiennes !

Stéphane Lissner reprit une fois cette production en juin 2016 pour en faire profiter Sondra Radvanovsky, Liudmyla Monastryrska et Anita Rachvelishvili, mais surprit tout le monde en annonçant une nouvelle production par Lotte De Beer pour février 2021.

Un autre grand Verdi revint à l’Opéra de Paris en novembre 2011, La Forza del destino, dans une classique mise en scène de Jean-Claude Auvray au fort beau dernier tableau (un immense Christ en croix gisant sur un sol ensanglanté, incurvé vers l’arrière scène).

Bien servi par Nicolas Joel, le bel canto italien s’enrichit à Bastille de l’interprétation épurée d’I Puritani par Laurent Pelly qui avait surtout pour élément central le squelette en fer forgé d’un château médiéval.

Enfin, l’un des échecs majeurs de Nicolas Joel, le Faust redoutablement mis en scène par Jean-Louis Martinoty, sera repris par Stéphane Lissner dans une adaptation de Jean-Romain Vesperini.

Ces 4 productions auront ainsi connu deux séries de 18 à 24 représentations réparties sur 2 mandats de directeurs.

Der Ring des Nibelungen (ms Günther Krämer, 2011)

Der Ring des Nibelungen (ms Günther Krämer, 2011)

Les 8 productions jouées 2 fois sous Nicolas Joel

C’est à Nicolas Joel que l’on doit une première Tétralogie wagnérienne à l’opéra Bastille, dans la vision allemande de Günter Krämer qui mêlait références guerrières et burlesques contemporaines, et les symboles mythologiques. D’abord programmée sur deux saisons, puis reprise sur une saison de façon séparée, et enfin montée en un cycle d’une semaine, elle permit à Philippe Jordan de faire ses armes sur l’Anneau du Nibelung dont il tirera une interprétation totalement aboutie lors de la reprise.

De cette période naquit également une version poétique en noir et blanc d’Alceste de Gluck par Olivier Py, ainsi qu’une nouvelle production de Giulio Cesare par Laurent Pelly, située dans un musée d’art antique.

Rossini vit alors la production de La Cenerentola de Jean-Pierre Ponnelle (La Scala de Milan – 1973) renaître au Palais Garnier, et donc effacer la production de Jérôme Savary. Et le chef d’œuvre d’Engelbert Humperdinck, Hänsel und Gretel, fit son entrée au répertoire en avril 2013.

Toutes ces productions auront connu entre 15 (L’Anneau du Nibelung) et 30 (La Cenerentola) soirées en deux séries.

Mathis der Maler (ms Olivier Py, 2010)

Mathis der Maler (ms Olivier Py, 2010)

Caractéristiques des 15 reprises de l'ère Nicolas Joel

Nicolas Joel s’est donc imposé avant tout comme un directeur ayant le plus exploité le répertoire constitué par ses trois prédécesseurs, en les associant à des distributions brillantes, mais a partiellement failli à le renouveler ou à l’étendre largement, car il confia quasiment toutes ses nouveautés à des metteurs en scène français qui, exceptés Olivier Py et Benoit Jacquot, n’ont pas tenu la route.

Il laisse toutefois au répertoire trois productions d’œuvres du XXe ou XXIe siècle successibles d’être reprises : la splendeur de Mathis der Maler (Paul Hindemith), magnifiquement mis en scène par Olivier Py, la production du Roi Arthus (Ernest Chausson) par Graham Vick, et Il Trittico (Giacomo Puccini) par Luca Ronconi.

Le répertoire de l’Opéra de Paris a donc gagné sous son mandat une dizaine de productions durables dont La Flûte enchantée et La TraviataWerther (Grand Prix Musique du Syndicat de la Critique), Alceste, Hänsel et Gretel, Giulio Cesare, Hippolyte et Aricie (production du Capitole de Toulouse), I Puritani et une production d’Adriana Lecouvreur qui aurait du être reprise en 2020.

Marcelo Alvarez  et Anita Rachvelishvili - Il Trovatore (ms Àlex Ollé, 2018)

Marcelo Alvarez et Anita Rachvelishvili - Il Trovatore (ms Àlex Ollé, 2018)

Stéphane Lissner (2014-2021)

Après un parcours l’ayant mené au Théâtre du Châtelet en 1988, au moment de l’arrivée de Pierre Bergé à la direction de l’Opéra de Paris, puis au Festival d’Aix-en-Provence en 1998, et à La Scala de Milan en 2005, Stéphane Lissner est entré en fonction à l’Opéra de Paris un an plus tôt que prévu, en juillet 2014, ce qui l’a amené à assumer la dernière saison de Nicolas Joel qu’il a eu le temps de légèrement remanier.

Il a notamment déprogrammé deux opéras véristes, une reprise d’Andrea Chénier et la création de La Wally, ce qui lui a permis de confier une nouvelle production de Tosca à Pierre Audi, l’actuel directeur du Festival d’Aix-en-Provence.

Cependant, suite aux grèves de décembre et janvier de l’hiver 2019/2020, et la fermeture de l’Opéra de mars à novembre 2020 pour cause de covid et travaux de sécurité dans les deux théâtres, plusieurs productions ont été annulées.

La nouvelle production de L’Anneau du Nibelung par Calixto Bieito sera peut-être achevée par son successeur en 2023, Jenufa de Janacek, chanté en langue originale, ne fera pas son entrée au répertoire en 2021, et les reprises de La Bohème, Don Giovanni, Boris Godounov, Adriana Lecouvreur, Iphigénie en Tauride, Cosi fan tutte, Rigoletto, L’Elixir d’Amour, Snegourotchka n’auront pas lieu en 2020.
Par ailleurs, les dernières séries de Manon et Carmen ont été écourtées.

Toutefois, il a réussi à reprendre 13 productions sur les 38 qu’il a créé (une fois déduites les 6 productions annulées par les évènements de 2020), ce qui est comparable au rythme de reprise de Gerard Mortier, et supérieur à Nicolas Joel qui n’en avait repris qu’une dizaine.

Il est évidemment trop tôt pour anticiper l’avenir de ces nouvelles productions.

Clémentine Margaine et Roberto Alagna - Carmen (ms Calixto Bieito, 2017)

Clémentine Margaine et Roberto Alagna - Carmen (ms Calixto Bieito, 2017)

Tosca, Le Barbier de Séville, Carmen, Il Trovatore (3 à 4 séries sur 40 à 60 soirées)

Le mandat de Stéphane Lissner s’inscrit dans un mouvement de renouvellement théâtral des grandes œuvres du répertoire qui a concerné en premier lieu 9 des 13 ‘Blockbuster’, laissant intactes les productions des Contes d’Hoffmann et de La Flûte enchantée de Robert Carsen, ainsi que la Madame Butterfly de Robert Wilson.

Deux de ces ‘blockbusters’ ont été repris quatre fois, Tosca (58 soirées), renouvelé par Pierre Audi sans faire regretter la production de Werner Schroeter, Le Barbier de Séville (39 soirées par l’imaginatif vénitien Damiano Micheletto), et le troisième, Carmen (46 soirées dans la production de Calixto Bieito créée au Festival de Peralada en 1999), a été repris trois fois.

Le Trouvère, qui n’est pas un ‘Blockbuster’ mais bien un grand Verdi, dans une version transposée par Alex Ollé au coeur de la Première Guerre mondiale, a remplacé l’ancienne production de Francesca Zambello, et a été joué trois fois à un rythme sans doute un peu trop élevé, car il n’a pas dépassé 80 % de fréquentation à sa première reprise, programmée en début d’été il est vrai.

Jonas Kaufmann - Don Carlos (ms Krzysztof Warlikowski, 2017)

Jonas Kaufmann - Don Carlos (ms Krzysztof Warlikowski, 2017)

Les 9 productions jouées deux fois sous son mandat

La Traviata de Simon Stone, star des soirées de luxe parisiennes, Rigoletto, personnage doublé par un comédien qui représente son destin triste dans la production de Claus Guth, Cosi fan Tutte, où les chanteurs sont tous doublés par des danseurs dans la chorégraphie d'Anne Teresa De Keersmaeker, sont trois autres Blockbusters créés et repris une fois, malgré l’annulation d’une série de ces deux derniers spectacles.

Un grand Verdi, Don Carlos, et sa version milanaise Don Carlo, est l’une des grandes réussites de cette période qui permettra d’entendre dans son intégralité la version des répétitions parisiennes de 1866 restée inconnue même au public du XIXe siècle. Krzysztof Warlikowski soigna cette production où il gomma un peu de sa personnalité pour laisser au récit de l’histoire et aux impressions glacées une place prépondérante.

A Garnier, la résurrection de la production de La Cenerentola par Nicolas Joel, dans l’ancienne production de Jean-Pierre Ponnelle, ayant fait long feux, c’est une version plus sombre qu’a présenté Guillaume Gallienne en juin 2017. Elle fut reprise un an après avec une distribution encore plus éblouissante (Lawrence Brownlee , Florian Sempey et Marianne Crebassa), peu après l’entrée au répertoire en juin 2018 de Don Pasquale de Donizetti, dans la mise en scène vidéographique de Damiano Michieletto, elle aussi reprise la saison d’après.

Marion Barbeau et Sonya Yoncheva - Iolanta/Casse-Noisette (ms Dmitri Tcherniakov, 2016)

Marion Barbeau et Sonya Yoncheva - Iolanta/Casse-Noisette (ms Dmitri Tcherniakov, 2016)

Le répertoire slave a bien été défendu chaque saison par Stéphane Lissner, mais seul le dyptique Iolanta/Casse-Noisette mis en scène par Dmitri Tcherniakov a pu être repris avant l’impact des grèves et de la pandémie de covid-19.

Un autre diptyque, Le Château de Barbe-Bleue / La Voix humaine, dirigé par Esa-Pekka Salonen à la création en novembre 2015, dans la mise en scène de Krzysztof Warlikowski, a été repris, toujours à Garnier, en mars 2018.

Enfin, la nouvelle production de Lear d’Aribert Reimann a été jouée deux fois dans la mise en scène de Calixto Bieito, 33 ans après la production de Jean Lassalle.

Les 3/4 des titres que Stéphane Lissner reprit parmi ses nouvelles productions sont en langue italienne.

Johan Graham-Hall - Moses und Aaron (ms Romeo Castellucci, 2015)

Johan Graham-Hall - Moses und Aaron (ms Romeo Castellucci, 2015)

Caractéristiques des 13 reprises sous l'ère Stéphane Lissner

Stéphane Lissner a principalement repris ses propres productions d’opéras italiens du XVIIIe et XIXe siècle (8 productions) et aurait du aussi reprendre ses opéras slaves si la pandémie ne l’avait contraint à annuler sept mois de spectacles.

Peu prodigue en nouvelles productions d’œuvres du XXe siècle, il aura tout de même repris le diptyque Le Château de Barbe-Bleue/La Voix humaine et Lear, mais pas sa spectaculaire production de Moses und Aaron qui avait fortement impressionné en début de mandat.

Il laisse un important stock de plus de 30 productions à reprendre (dont 3 créations contemporaines, Trompe La Mort, Bérénice et Le Soulier de Satin et 3 rares opéras baroques, Eliogabalo, Il Primo Omicidio, Jephta).

Catherine Naglestad - Tosca (ms Werner Schroeter, 2007)

Catherine Naglestad - Tosca (ms Werner Schroeter, 2007)

Les reprises des prédécesseurs programmées par chaque directeur

Pierre Bergé (1988-1994)

Pierre Bergé a repris 4 spectacles créés par ses prédécesseurs à Garnier, et les a adapté à la scène Bastille : Les célèbres Noces de Figaro mis en scène par Giorgio Strehler à l’ouverture du mandat de Rolf Liebermann (reprises 4 fois), la Katia Kabanova de Götz Friedrich (reprise 3 fois), le Faust de Jorge Lavelli (repris 2 fois), et le Giulio Cesare de Nicholas Hytner (repris une fois). Ils seront tous reprogrammés par Hugues Gall.

Hugues Gall (1995-2004)

Hugues Gall a repris 13 spectacles de ses prédecesseurs dont 9 créés par Pierre Bergé ou Jean-Paul Cluzel (1995).

Il a rentabilisé la production de Tosca par Werner Schroeter (5 reprises) et celles de Lucia di Lammermoor (3 reprises).

Il a repris deux fois également Madama Butterfly et Die Zauberflöte (toutes deux de Robert Wilson), Simon Boccanegra et Idomeneo, et une fois Salomé, Manon Lescaut et La Damnation de Faust de Luca Roconi.

Et de Rolf Liebermann, il reprit quatre fois Faust et trois fois Les Noces de Figaro, alors que sous son mandat subsisteront pour la dernière fois deux reprises datant de Jean-Louis Martinoty, Giulio Cesare et Katia Kabanova.

Antonino Siragusa - Le Barbier de Séville (ms Coline Serreau, 2009)

Antonino Siragusa - Le Barbier de Séville (ms Coline Serreau, 2009)

Gerard Mortier (2004-2009)

Gerard Mortier a repris 28 spectacles de ses prédécesseurs dont 25 spectacles d’Hugues Gall.

De Pierre Bergé, il reprit 2 fois Madame Butterfly et Tosca, et une fois Lucia di Lammermoor, et d’Hugues Gall il programma La Bohème, 5 productions de Richard Strauss (Salomé, Le Chevalier à la rose, Ariane à Naxos, La Femme sans ombre, Capriccio), 4 productions de Giuseppe Verdi (Rigoletto – 2 fois -, Le Trouvère, Don Carlo et Otello), 2 productions de Gioachino Rossini (Le Barbier de Séville – 2 fois -, L’Italienne à Alger), Alcina, Platée, Les Capulets et Montaigus, 5 productions d’opéras slaves (Rusalka, La Dame de Pique, Juliette ou la clé des songes, Guerre et Paix, Boris Godounov), 4 productions d’opéras français (Les Contes d’Hoffmann, La Damnation de Faust, Pelléas et Mélisande, Dialogues des Carmélites), ainsi qu'un grand Wagner, Lohengrin.

Nicolas Joel (2009-2014)

Nicolas Joel a repris 44 spectacles de ses prédécesseurs, dont 14 spectacles de Gerard Mortier, 25 spectacles d’Hugues Gall, 4 spectacles de Pierre Bergé et 1 spectacle de Rolf Liebermann. Il est le directeur qui aura le plus puisé dans le passé constitué par ses deux prédécesseurs.

Il reprit trois fois La Bohème de Jonathan Miller, et deux fois les productions suivantes : Les Noces de Figaro de Giorgio Strehler, mais dans les décors en provenance de La Scala de Milan, Les Contes d’Hoffmann de Robert Carsen, Cosi fan tutte d’Ezio Toffolutti (Patrice Chéreau ne souhaitant pas reprendre sa production de Cosi fan tutte qu’avait invité Gerard Mortier au Palais Garnier), Tosca, Madame Butterfly, Ariane à Naxos, Le Barbier de Séville, L’Italienne à Alger, Don Giovanni, Orphée et Eurydice, La Clémence de Titus (par Willy Decker).

Il ne reprit en revanche qu’une fois Rigoletto, mais pas Carmen dont la nouvelle production confiée à Yves Beausnesne sera un échec dommageable à Anna Caterina Antonacci.

En plus du nouveau Ring, Richard Wagner fut bien représenté par Tannhäuser, Tristan und Isolde et Der Fliegende Holländer, Giuseppe Verdi par Otello, Don Carlo, Falstaff et Luisa Miller, le répertoire russe par La Dame de Pique, Eugène Onéguine, L'Amour des 3 oranges et La Khovantchina, et beaucoup de reprises concernèrent le XXe siècle dont Billy Budd, L’Affaire Makropoulos, Wozzeck, Lulu et Der Zwerg.

Don Giovanni (ms Michael Haneke, 2012)

Don Giovanni (ms Michael Haneke, 2012)

Stéphane Lissner (2014-2021)

Stéphane Lissner a repris 29 spectacles de ses prédécesseurs, soit 7 spectacles de Nicolas Joel, 8 spectacles de Gerard Mortier, 12 spectacles d’Hugues Gall et 2 spectacles de Pierre Bergé, ce qui traduit une recherche d’équilibre dans l’exploitation du réservoir de productions accumulées sur 25 ans, tout en créant plus de nouveaux spectacles (38 nouvelles productions).

Parmi les ‘Blockbusters’, il reprit de Nicolas Joel quatre fois La Flûte enchantée (Robert Carsen) et trois fois La Traviata (Benoît Jacquot), rejoua de Gerard Mortier une fois Don Giovanni (Mickael Haneke), programma d’Hugues Gall deux fois Les Contes d’Hoffmann (Robert Carsen), et ranima également de Pierre Bergé deux fois l’inusable production de Madame Butterfly (Robert Wilson).

Le Tristan Isolde de Bill Viola et Peter Sellars est le seul spectacle wagnérien, facture Gerard Mortier, qu’il reconduisit pour une une seule série, et il emprunta des productions de Verdi chez Nicolas Joel, avec Aida (Olivier Py) et La Force du Destin (Jean Claude Auvray), chez Gerard Mortier, avec Le Bal masqué (Gilbert Deflo), et chez Hugues Gall, avec Otello (Andrei Serban) et Falstaff (Dominique Pitoiset).

Pour le répertoire slave, Stéphane Lissner s’inspira d’Hugues Gall dont il reprit Eugène Onéguine (Willy Decker) et Rusalka (Robert Carsen), mais il se réfèra également à lui pour les œuvres du XXe siècle (Le Chevalier à la Rose, Pelléas et Mélisande, Capriccio, La Veuve joyeuse), exceptés Wozzeck (Luc Bondy) et Yvonne, princesse de Bourgogne qu’il emprunta à Gerard Mortier.

Par ailleurs, les reprises de Gluck furent des productions Gerard Mortier (Orphée et Eurydice, Iphigénie en Tauride).

Quant au répertoire belcantiste italien (I Puritani, l’Elixir d’Amour, Lucia di Lammermoor), Stéphane Lissner piocha chez tous ses prédécesseurs, sauf Hugues Gall.

Svetlana Aksenova - Rusalka (ms Robert Carsen, 2015)

Svetlana Aksenova - Rusalka (ms Robert Carsen, 2015)

Synthèse sur l’évolution des productions du répertoire de l’Opéra de Paris.

Ce sont Hugues Gall et Stéphane Lissner qui ont le plus fortement contribué à remodeler le visage des 13 ‘blockbusters’ de l’Opéra de Paris, en revisitant les deux tiers de ces productions à 20 ans d’intervalle, ce qui est un bon rythme de renouvellement et de réactualisation.

A l’inverse, les interventions de Gerard Mortier et Nicolas Joel sur ce répertoire ne se seront pas installées durablement, hormis pour le Don Giovanni du premier, et La Flûte enchantée du second.

Néanmoins, depuis le double choc de la confrontation entre Les Noces de Figaro par Christoph Marthaler et Les Noces de Figaro par Giorgio Strelher, lors de la transition Hugues Gall / Gerard Mortier / Nicolas Joel, puis les annulations de productions dues aux grèves contre la réforme des retraites en 2019/2020, l’Opéra de Paris ne dispose plus d’une production de répertoire pour ce chef-d’œuvre incontournable de Mozart. Alexander Neef, le successeur de Stéphane Lissner, devrait en faire l'une de ses priorités.

Ce sont alors les productions de L’Elixir d’Amour et d’Il Trovatore qui ont comblé la place laissée par Les Noces de Figaro, ces dernières saisons, en étant programmées plus que nécessaire à l’opéra Bastille.

Emma Bell - Alcina (ms Robert Carsen, 2007)

Emma Bell - Alcina (ms Robert Carsen, 2007)

Plus globalement, depuis 1989, Pierre Bergé a certes initié le développement de nouvelles productions à l’Opéra Bastille, mais c’est Hugues Gall qui a apporté un répertoire considérable à Garnier et Bastille, grâce notamment à un très bon soutien étatique (en 2003/2004, la subvention couvrait 60 % du budget de l’Opéra de Paris). Aucun autre directeur ne peut se targuer d’avoir produit plus 70 productions, dont 55 seront reprises au moins une fois, et 35 programmées par ses successeurs, dans un répertoire qui couvre 265 ans, d’Alcina (1735) à K… (2001).

Il est par ailleurs tout à fait remarquable de constater que sur les 55 productions d’Hugues Gall reprises au moins une fois, 22 concernent des ouvrages du XXe/XXIe siècle (Rusalka, Pelléas et Mélisande, Le Chevalier à la rose, Ariane à Naxos, La Femme sans ombre, Lulu, Capriccio, Billy Budd ...).

L’apport durable de Gerard Mortier se concentre plus spécifiquement sur Christoph Willibald Gluck, L’Elixir d’Amour de Donizetti et Tristan und Isolde de Wagner, ses productions verdiennes les plus neutres (Luisa Miller et Le Bal masqué par Gilbert Deflo) et des compositeurs du XXe siècle tels Janacek, Berg, Stravinsky, Szymanowsky, Hindemith et du XXIe siècle tels Kaija Saariaho et Philippe Boesmans.

Pourtant, Gerard Mortier avait apporté près de 50 nouvelles productions (dont une quinzaine invitées), mais une dizaine seront prématurément déclassées par son successeur (Louise, Le Roi Roger, Parsifal, Macbeth, Fidelio, Simon Boccanegra et la plupart de ses Mozart).

Mireille Delusnch, Paul Gay - Yvonne, princesse de Bourgogne (ms Luc Bondy, 2009)

Mireille Delusnch, Paul Gay - Yvonne, princesse de Bourgogne (ms Luc Bondy, 2009)

Des 40 productions de Nicolas Joel (dont une quinzaine de productions invitées et remaniées), le répertoire du XXe siècle retient surtout Mathis der Maler, Il Trittico et Le Roi Arthus. Le répertoire baroque et classique repose sur Giulio Cesare, Hippolyte et Aricie et Alceste (Gluck), le répertoire italien sur Il Puritani de Bellini, La Forza del Destino et Aida de Verdi, Adrianna Lecouvreur de Cilea et Andrea Chénier de Giordano, et enfin le répertoire français sur Werther de Massenet.

Avec autant de nouvelles productions que son prédécesseur (mais avec 50 millions d'euros de subventions étatiques en moins sur la totalité de son mandat), et malgré les annulations du Ring, de Jenufa, des Noces de Figaro et Macbeth pour cause de grèves et de pandémie, Stéphane Lissner a comblé un vide dans les nouvelles productions d’opéras français du XIXe siècle (Manon, Faust, Carmen, Les Troyens, Les Huguenots, Samson et Dalila), a élargi le répertoire baroque à deux nouveaux compositeurs (Eliogaballo de Cavalli et  Il Primo Omicidio de Scarlatti), renouvelé Les Indes galantes de Jean-Philippe Rameau, fait connaître Jephta de Haendel, développé le répertoire slave avec Iolanta, Snegourotchka, Prince Igor, créé 3 ouvrages basés sur des romans français, et apporté de splendides nouvelles productions d’opéras du XXe siècle (Lady Macbeth de Mzensk, Moses und Aron, Lear, Le château de Barbe Bleue / La Voix humaine).

Aida Garifullina et Elena Manistina - Snegourotchka (ms Dmitri Tcherniakov, 2017)

Aida Garifullina et Elena Manistina - Snegourotchka (ms Dmitri Tcherniakov, 2017)

Dans l’ensemble, le répertoire de l’Opéra de Paris est riche et diversifié, mais certaines failles évidentes restent à combler chez Monteverdi (Orfeo, Le Retour d’Ulysse dans sa patrie), Donizetti (Roberto Devereux, Anna Bolena, Maria Stuarda, Lucrezia Borgia), Verdi (Nabucco, Attila, Ernani, Giovanna d’Arco, Macbeth, Jérusalem, Les Vêpres siciliennes), Puccini (Manon Lescaut, Turandot), Beethoven (Fidelio), Janacek (Jenufa), Benjamin Britten (Peter Grimes, Mort à Venise, Le Songe d’une nuit d’été, The turn of the screw) ou le répertoire américain (Gershwin, Bernstein, Glass, Adams ...).

Et si ce répertoire de reprises exploitables sur 20 ans est essentiel à la viabilité économique de l’Opéra de Paris, il ne fait pas oublier que la mémoire émotionnelle d’une maison se joue aussi dans des productions exceptionnelles associées à des distributions non moins exceptionnelles qui ne sont généralement pas amenées à se reproduire dans le temps.

 

Lire également Les productions de l'Opéra de Paris qui n'ont jamais été reprises.

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Publié le 31 Mai 2020

TV-Web Juin 2020 Lyrique et Musique

Chaînes publiques

Lundi 01 juin 2020 sur Arte à 01h10
Falstaff (Verdi) - Opéra de Hambourg - dm Nagano - ms Bieito

Maestri, Sacher, Kovalevska, Brück, Palchykov, Martirossian

Mardi 02 juin 2020 sur France 2 à 01h25
Les Contes d'Hoffmann (Offenbach) - Monte-Carlo - dm Lacombe - ms Grinda
Florez, Peretyatko

Samedi 06 juin 2020 sur France 5 à 22h25
Fortunio (Messager) - Opéra Comique - dm Langrée - ms Podalydès

Dubois, Gillet, Leguérinel, Bou, Martin, Dear, Feix

Dimanche 07 juin 2020 sur France 3 à 00h15
La folie Offenbach - Orchestre de l'Opéra de Rouen - ms Duffaut

Dimanche 07 juin 2020 sur Arte à 01h05
Lacrymosa (Court métrage)

Un étudiant doit passer une audition au violon devant un jury

Dimanche 07 juin 2020 sur Arte à 19h00
La Folle Journée de Nantes 2018

Mardi 09 juin 2020 sur France 2 à 01h20
Turandot (Puccini) - Teatro Real Madrid - dm Luisotti - ms Wilson

Theorin, Kunde, Gimenez, Mastroni, Auyanet

Samedi 13 juin 2020 sur France 5 à 22h25
Ouverture de la salle Zaryadze de Moscou

Dimanche 14 juin 2020 sur France 3 à 00h15
Le Postillon de Longjumeau (Adam) - Opéra Comique - dm Rouland - ms Fau
Spyres, Valiquette, Leguérinel, Kubla

Dimanche 14 juin 2020 sur Arte à 18h00
Marius Petipa, le maitre français du ballet russe

Dimanche 14 juin 2020 sur Arte à 18h55
La Folle Journée 2019 - Carnets de voyage

Dimanche 14 juin 2020 sur Arte à 20h55
Billy Elliot - film de Stephen Daldry (2000)

Dimanche 14 juin 2020 sur Arte à 23h35
Béjart, l'âme de la danse

Lundi 15 juin 2020 sur Arte à 00h40
Move! Dissimulation et effeuillage

Lundi 15 juin 2020 sur Arte à 01h10
Raymonda (Glazounov) - Mariinsky - chr Petipa

Dimanche 21 juin 2020 sur Arte à 05h45
Gershwin par Jean-Yves Thibaudet et Philippe Jordan

Dimanche 21 juin 2020 sur Arte à 05h45
Orain - Beethoven et les chants

Dimanche 21 juin 2020 sur Arte à 15h05
Nelson Freire joue Beethoven

Dimanche 21 juin 2020 sur Arte à 15h50
Beethovenmania

Dimanche 21 juin 2020 sur Arte à 16h45
La "Neuvième" de Beethoven

Dimanche 21 juin 2020 sur Arte à 18h20
Réouverture de l'opéra de Berlin - Symphonie n°9 de Beethoven

Programme à compléter ultérieurement


Mezzo et Mezzo HD

Mercredi 03 juin 2020 sur Mezzo à 20h30
Les Noces de Figaro de Mozart à l'Opéra de Wallonie-Liège

Vendredi 05 juin 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Don Pasquale de Donizetti à la Monnaie de Bruxelles

Samedi 06 juin 2020 sur Mezzo à 20h30
Mariss Jansons dirige La Dame de Pique de Tchaïkovski

Dimanche 07 juin 2020 sur Mezzo HD à 21h00
La Flûte enchantée de Mozart au Festival de Glyndebourne

Mercredi 10 juin 2020 sur Mezzo à 20h30
Mazepa de Tchaïkovski au Mariinski de Saint-Pétersbourg

Vendredi 12 juin 2020 sur Mezzo HD à 21h00
La Clémence de Titus de Mozart au Festival de Glyndebourne

Samedi 13 juin 2020 sur Mezzo à 20h30
Lulu de Berg au Metropolitan Opera

Dimanche 14 juin 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Richard Coeur de Lion de Grétry à l'Opéra Royal de Versailles

Mercredi 17 juin 2020 sur Mezzo à 20h30
Luisa Miller de Verdi au Metropolitan Opera

Vendredi 19 juin 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Phaéton de Lully à l'Opéra Royal de Versailles

Samedi 20 juin 2020 sur Mezzo à 20h30
Aida de Verdi au Festival de Salzbourg

Dimanche 21 juin 2020 sur Mezzo HD à 18h40
Jonas Kaufmann et Bryn Terfel chantent La Damnation de Faust de Berlioz à l'Opéra de Paris

Mercredi 24 juin 2020 sur Mezzo à 20h30
Der Freischütz de Weber à la Scala de Milan

Vendredi 26 juin 2020 sur Mezzo HD à 21h00
La Flûte enchantée de Mozart au Festival de Glyndebourne

Samedi 27 juin 2020 sur Mezzo à 20h30
Manon Lescaut de Puccini à l'Opéra royal de Wallonie-Liège

Dimanche 28 juin 2020 sur Mezzo HD à 21h00
L'Orfeo de Luigi Rossi dirigé par Raphaël Pichon

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Operavision, Culturebox, ConcertArte etc...

                               Juin 2020

The Importance of Being Earnest (Nouvel opera Fribourg) jusqu'au 02 juin 2020

Le mystère de l'écureuil bleu (Opéra Comique) jusqu'au 05 juin 2020

Tosca (Polish National Opera) jusqu'au 05 juin 2020

Didon et Enée (Sasha Waltz - Festival International de Ludwigsburg) jusqu'au 05 juin 2020

Brothers (Icelandic Opera) jusqu'au 12 juin 2020

Parade (Théâtre du Châtelet) jusqu'au 13 juin 2020

Fidelio (Festival de Salzburg 2015) jusqu'au 14 juin 2020

Les Noces de Figaro (Théâtre des Champs-Élysées) jusqu'au 14 juin 2020

Les Carmina Burana (Radio France) jusqu'au 15 juin 2020

La Flûte Enchantée (Opéra de Lyon) jusqu'au 23 juin 2020

Norma (Théâtre du Capitole) jusqu'au 23 juin 2020

Berlioz, le concert monstre (Philharmonie de Paris) jusqu'au 24 juin 2020

Requiem de Mozart, Yoann Bourgeois (La Seine musicale) jusqu'au 29 juin 2020

Turandot (Teatro Real de Madrid) jusqu'au 29 juin 2020

La Cenerentola (Irish National Opera) jusqu'au 30 juin 2020

La foire de Sorotchinsky (Komische Oper Berlin) jusqu'au 30 juin 2020

                               Juillet 2020

Gala pour la réouverture de l'Opéra d'Etat de Prague jusqu'au 03 juillet 2020

Le Christ au Mont des Oliviers (Barbican Hall) jusqu'au 03 juillet 2020

Guillaume Tell (Rossini Opera Festival) jusqu'au 07 juillet 2020

Fauteuil d'orchestre au Festival d'Aix-en-Provence jusqu'au 07 juillet 2020

Pelléas et Mélisande (Komische Oper Berlin) jusqu'au 08 juillet 2020

La Passion selon Sain-Matthieu (Opéra de Hambourg) jusqu'au 08 juillet 2020

Libera Me (Opéra de Zurich) jusqu'au 08 juillet 2020

Parsifal (Teatro Massimo de Palerme) jusqu'au 09 juillet 2020

La passion selon Saint-Jean (Église Saint-Thomas de Leipzig) jusqu'au 10 juillet 2020

The Rake's Progress (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu'au 10 juillet 2020

Tosca (Festival d'Aix en Provence 2019) jusqu'au 10 juillet 2020

Fidelio (Theater an der Wien) jusqu'au 11 juillet 2020

Madame Butterfly (Royal Swedish Opera) jusqu'au 17 juillet 2020

La Bohème (Komische Oper Berlin) jusqu'au 17 juillet 2020

Billy Budd (Den Norske Opera) jusqu'au 17 juillet 2020

Musiques baroques d'Espagne et d'Italie (Festival de Grenade) jusqu'au 24 juillet 2020

Tempêtes de printemps (Komisch Oper Berlin) jusqu'au 24 juillet 2020

Sonate d'automne (Finnish National Opera & ballet) jusqu'au 27 juillet 2020

Leonore (Opéra de Vienne) jusqu'au 30 juillet 2020

I played, I danced (Latvian National Ballet & Opera) jusqu'au 31 juillet 2020

Eugène Onéguine (Komische Oper Berlin) jusqu'au 31 juillet 2020

Les Trois ténors, les Inédits jusqu'au 31 juillet 2020

                               Août 2020

Giselle (Opéra National de Paris) jusqu’au 05 août 2020

Lady Macbeth de Mzensk (Opéra d'Amsterdam) jusqu'au 12 août 2020

The Legend of the Invisible City of Kitezh (Opéra d'Amsterdam) jusqu'au 14 août 2020

Rusalka (Opera Ballet Vlaanderen) jusqu'au 14 août 2020

The Turn of the Screw (Opera North) jusqu'au 21 août 2020

Boris Godounov (Sofia Opera & Ballet) jusqu'au 28 août 2020

Violanta (Opera Regio Torino) jusqu'au 28 août 2020

"Aus Licht" de Stockhausen (Dutch National Opera) jusqu'au 31 août 2020

                               Septembre 2020

Don Giovani (Finnish National Opera & Ballet) jusqu'au 11 septembre 2020

Peer Gynt par David Bobee (Maison des Arts de Créteil) jusqu'au 21 septembre 2020

Halka (Poznan Opera) jusqu'au 21 septembre 2020

Un soir de fête avec Roberto Alagna jusqu'au 22 septembre 2020

Lucio Silla (La Monnaie) jusqu'au 24 septembre 2020

Les noces de Figaro (Garsington opera) jusqu'au 25 septembre 2020

Madame Butterfly (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 25 septembre 2020

                               Octobre 2020

Il sogno di Scipione (La Fenice jusqu'au 01 octobre 2020

Alceste (La Fenice) jusqu'au 02 octobre 2020

L'Inondation (Opéra Comique) jusqu'au 02 octobre 2020

Parsifal (Opera Vlaanderen) jusqu'au 06 octobre 2020

Les Indes Galantes (Opéra National de Paris) jusqu'au 09 octobre 2020

The Indian Queen (Opéra de Lille) jusqu'au 11 octobre 2020

Turandot (Gran Teatre del Liceu de Barcelone) jusqu'au 14 octobre 2020

Maria de Buenos Aires (Opéra de Strasbourg) jusqu'au 14 octobre 2020

I Due Foscari (Teatro Regio Parma) jusqu'au 14 octobre 2020

Nabucco (Teatro Regio Parma) jusqu'au 16 octobre 2020

Richard Cœur de Lyon (Opéra Royal de Versailles) jusqu'au 17 octobre 2020

L'Enfant et les Sortilèges (Opéra de Lyon) jusqu'au 17 octobre 2020

Il Trovatore (NCPA Bejing) jusqu'au 21 octobre 2020

Il Ritorno d'Ulisse in patria (National Theater Mannheim)) jusqu'au 23 octobre 2020

Journal d'un disparu (Armel Opera Festival) jusqu'au 24 octobre 2020

Rigoletto for children (ASLICO) jusqu'au 26 octobre 2020

Lucia di Lammermoor (Teatro Real de Madrid) jusqu'au 28 octobre 2020

Shell Shock, a Requiem for a War (Philharmonie) jusqu'au 30 octobre 2020

                               Novembre 2020

Fortunio (Opéra Comique) jusqu'au 02 novembre 2020

La Dame de Pique (Moscow State Stanislavsky Music Theatre) jusqu'au 05 novembre 2020

Der Schmied von Gent (Opéra des Flandres) jusqu'au 06 novembre 2020

Tristan und Isolde (La Monnaie de Bruxelles) jusqu'au 20 novembre 2020

War and Peace (Moscow State Stanislavsky Music Theatre) jusqu'au 26 novembre 2020

Renaud Capuçon & Friends jouent "Les Métamorphoses" (Philharmonie de Paris) jusqu'au 27 novembre 2020

Ercole Amante (Opéra Comique) jusqu'au 30 novembre 2020

                               Décembre 2020

The Escapist (Alexander Ekman / Royal Swedish Opera) jusqu'au 03 décembre 2020

Laurence Equilbey dirige Thamos de Mozart (Seine Musicale) jusqu'au 13 décembre 2020

Prométhée, ballet de Beethoven jusqu'au 13 décembre 2020

Odyssée Baroque - Les 40 ans des Arts Florissants - jusqu'au 21 décembre 2020

Les Fantômes de Versailles (John Corigliano) jusqu'au 23 décembre 2020

                               Janvier 2021

The Opera Locos (Théâtre libre) jusqu'au 21 janvier 2021

                               Février 2021

Les fantômes de Versailles (Château de Versailles) jusqu'au 14 février 2021

Don Carlos (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 15 février 2021

                               Mars 2021

Requiem de Campra (Opéra de Versailles) jusqu'au 06 mars 2021

Emmanuelle Haim dirige le Requiem de Campra (Chapelle Royale de Versailles) jusqu'au 06 mars 2021

Symphonies n°5 & 7 "Apothéose de la danse" (Opéra de Versailles) jusqu'au 14 mars 2021

                               Mai 2022

Barbara Hannigan : rêve de Hongrie jusqu'au 25 mai 2022

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Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique

Publié le 30 Avril 2020

TV-Web Mai 2020 Lyrique et Musique

Chaînes publiques

Samedi 02 mai 2020 sur France 5 à 22h30
Les plus beaux moments des Victoires de la Musique Classique

Dimanche 03 mai 2020 sur France 3 à 00h05
La Calisto (Cavalli) - dm Rousset - ms Clément

Tsallagova, Genaux, Borchev, Mineccia, Milanesi, De Mey

Dimanche 03 mai 2020 sur France 3 à 02h50
Hommage à Jérôme Robbins

Dimanche 03 mai 2020 sur Arte à 18h40
Les Trois ténors, les inédits

Dimanche 03 mai 2020 sur France 5 à 20h50
Cyrano de Bergerac (Rostand) - ms Podalydès - Comédie Française

Dimanche 03 mai 2020 sur Arte à 22h50
Franck Sinatra - Le crooner à la voix de velour

Lundi 04 mai 2020 sur Arte à 00h20
Barenboim, Crebassa, Pahud ... jouent Debussy

Lundi 04 mai 2020 sur France 3 à 01h40
La Clémence de Titus (Mozart) - dm Ticciati - ms Guth - Glyndebourne

Croft, Stephany, Harvey, Coote

Samedi 09 mai 2020 sur France 5 à 22h30
La Traviata (Verdi) - dm Mariotti - ms Stone - Opéra de Paris

Yende, Bernheim, Tézier

Dimanche 10 mai 2020 sur France 3 à 00h05
Les P'tites Michu (Messager) - dm Dumoussaud - ms Barché

Cochet, Polchi, Estèphe, Lenormand, Bigourdan, Grappe

Dimanche 10 mai 2020 sur France 5 à 20h50
Le petit maître corrigé (Marivaux) - ms Hervieu-Léger - Comédie Française

Lundi 11 mai 2020 sur Arte à 00h40
Midori joue Bach

Lundi 11 mai 2020 sur France 2 à 01h40
La Calisto (Cavalli) - Opéra du Rhin - dm Rousset - ms Clément
Tsallagova, Genaux, Parodi, Mineccia, de Mey

Mardi 12 mai 2020 sur France 2 à 01h15
Il Corsaro (Verdi) - dm Biondi - ms Raab

Fabiano, Dyka, Mkhitaryan, Priante

Samedi 16 mai 2020 sur France 5 à 22h25
Verdi, une vie d'opéra - Théâtre des Champs-Élysées

Peretyatko, Tézier, Gubanova, Hunold, Spyres ...

Dimanche 17 mai 2020 sur France 3 à 00h15
Tannhaüser (Wagner) - dm Stutzmann - ms Grinda

Cura, Lapointe, Van der Linden, Kremer, Extremo, Constans

Dimanche 17 mai 2020 sur Arte à 18h15
Young Euro Classic fête ses 20 ans

Lundi 18 mai 2020 sur Arte à 00h45
Young Euro Classic 2019 - La Symphonie n°9 (Beethoven)

Mardi 19 mai 2020 sur France 2 à 00h05
Les clés de l'orchestre : la 9e de Beethoven - dm Franck

Dasch, Kolosova, Elsner, Youn

Samedi 23 mai 2020 sur France 5 à 22h30
Norma (Bellini) - dm Bisanti - ms Delbée - Capitole de Toulouse

Deshayes, Rebeka, Hernandez

Dimanche 24 mai 2020 sur France 3 à 00h15
Anna Bolena (Donizetti) - dm Jean - ms Bondy-Bischofberger

Lungu, Aldrich, Mhamdi, Colombara, Jordi

Dimanche 24 mai 2020 sur Arte à 18h30
Bernstein, Gershwin - dm Jordan - piano Thibaudet

Mardi 26 mai 2020 sur France 2 à 00h05
Choeurs Eurovision 2020

Dimanche 31 mai 2020 sur France 3 à 00h15
Maria Callas, une vie d'opéra

Kurzak, Alagna, Deshayes, Sempey, Rebeka, Santoni, Duprels, Gimadieva, Pirgu

Lundi 01 juin 2020 sur Arte à 01h00
Falstaff (Verdi) - dm Kober - ms Bieito - Opéra de Hambourg

Maestri, Sacher, Kovalevska, Brück, Palchykov, Kluge

 

Mezzo et Mezzo HD

Vendredi 01 mai 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Tosca de Puccini au Festival de Pâques de Salzbourg

Samedi 02 mai 2020 sur Mezzo à 20h30
Phaéton de Lully à l'Opéra Royal de Versailles

Dimanche 03 mai 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Lulu de Berg au Metropolitan Opera

Mercredi 06 mai 2020 sur Mezzo à 20h30
Don Pasquale de Donizetti à la Monnaie de Bruxelles

Vendredi 08 mai 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Luisa Miller de Verdi au Metropolitan Opera

Samedi 09 mai 2020 sur Mezzo à 20h30
Macbeth de Verdi - Opéra royal de Wallonie

Dimanche 10 mai 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Tristan et Isolde de Wagner au Staatsoper de Berlin

Mercredi 13 mai 2020 sur Mezzo à 20h30
I Puritani de Bellini à l'Opéra Royal de Wallonie-Liège

Vendredi 15 mai 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Mitridate de Mozart au Théâtre des Champs-Elysées

Samedi 16 mai 2020 sur Mezzo à 20h30
L'Orfeo de Luigi Rossi dirigé par Raphaël Pichon

Dimanche 17 mai 2020 sur Mezzo HD à 21h35
Luisa Miller de Verdi au Metropolitan Opera

Mercredi 20 mai 2020 sur Mezzo à 20h30
Mitridate de Mozart au Théâtre des Champs-Élysées

Vendredi 22 mai 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Lulu de Berg au Metropolitan Opera

Samedi 23 mai 2020 sur Mezzo à 20h30
Fidelio de Beethoven au Theater an der Wien

Dimanche 24 mai 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Les Fiançailles au Couvent de Prokofiev au Staatsoper de Berlin

Jeudi 28 mai 2020 sur Mezzo à 20h30
Norma de Bellini - Opéra royal de Wallonie

Vendredi 29 mai 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Tristan et Isolde de Wagner au Staatsoper de Berlin

Samedi 30 mai 2020 sur Mezzo à 20h30
Roméo et Juliette de Gounod au Liceu de Barcelone

Dimanche 31 mai 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Phaéton de Lully à l'Opéra royal de Versailles

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Operavision, Culturebox, ConcertArte etc...

                               Mai 2020

Nikolai Subic Arinjski (Croatian National Theater in Zagreb) jusqu'au 01 mai 2020

Carmen (Opéra de Lyon) jusqu'au 01 mai 2020

Fantasio (Opéra Comique) jusqu'au 02 mai 2020

Philippe Jordan dirige les 3e et 5e symphonies de Tchaïkovski (Opéra de Paris) jusqu'au 03 mai 2020

Carmen (Opéra National de Paris) jusqu'au 03 mai 2020

La Passion selon Saint-Jean (Festival de Pâques) jusqu'au 04 mai 2020

Tosca (Opéra National de Finlande) jusqu'au 04 mai 2020

Giselle (Opéra National de Paris) jusqu'au 05 mai 2020

Trois Contes (Opéra de Lille) jusqu'au 05 mai 2020

Ermione (Teatro di San Carlo) jusqu'au 08 mai 2020

Roméo et Juliette (Prokofiev) - Royal Ballet de Londres jusqu'au 08 mai 2020

Le Requiem de Mozart (Aix-en-Provence) jusqu'au 09 mai 2020

La Nonne sanglante (Opéra Comique) jusqu'au 09 mai 2020

La passion selon Saint-Matthieu (Château de Versailles) jusqu'au 10 mai 2020

Cosi fan tutte (Royal Opera House) jusqu'au 10 mai 2020

Le Projet Beethoven de John Neumeier jusqu'au 12 mai 2020

Davide penitente (Bartabas/Salzbourg) jusqu'au 14 mai 2020

Don Giovanni (Aix-en-Provence) jusqu'au 15 mai 2020

Les Boréades (Opéra de Dijon) jusqu'au 15 mai 2020

Anthropocene (Scottish Opera) jusqu'au 15 mai 2020

Kein Licht (Opéra Comique) jusqu'au 15 mai 2020

Emmanuel Krivine dirige Debussy et Ravel aux côtés de Karine Deshayes jusqu'au 15 mai 2020

Les Contes d'Hoffmann (Théâtre Royal de la Monnaie) jusqu'au 18 mai 2020

L'enlèvement au sérail (Festival de Glyndebourne) jusqu'au 20 mai 2020

Cendrillon (Opéra National de Paris) jusqu'au 21 mai 2020

L'Ange de feu (Aix-en-Provence) jusqu'au 21 mai 2020

La Clémence de Titus (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 22 mai 2020

La belle Hélène (Théâtre du Châtelet) jusqu'au 23 mai 2020

La messe en si (Philharmonie de Paris) jusqu'au 24 mai 2020

Les Vêpres siciliennes (Théâtre Mariinsky) jusqu'au 25 mai 2020

Oedipus Rex (Aix-en-Provence) jusqu'au 28 mai 2020

The Bartered Bride (Garsington Opera) jusqu'au 29 mai 2020

Miranda (Opéra Comique) jusqu'au 29 mai 2020

Xerxes (Deutsch Oper am Rheim)  jusqu'au 31 mai 2020

Génocide arménien, 100 ans de mémoire, jusqu'au 31 mai 2020

Boris Godounov (Opéra National de Paris) jusqu'au 31 mai 2020

                               Juin 2020

The Importance of Being Earnest (Nouvel opera Fribourg) jusqu'au 02 juin 2020

Le mystère de l'écureuil bleu (Opéra Comique) jusqu'au 05 juin 2020

Tosca (Polish National Opera) jusqu'au 05 juin 2020

Didon et Enée (Sasha Waltz - Festival International de Ludwigsburg) jusqu'au 05 juin 2020

Brothers (Icelandic Opera) jusqu'au 12 juin 2020

Parade (Théâtre du Châtelet) jusqu'au 13 juin 2020

Fidelio (Festival de Salzburg 2015) jusqu'au 14 juin 2020

Les Noces de Figaro (Champs-Élysées) jusqu'au 14 juin 2020

Les Carmina Burana (Radio France) jusqu'au 15 juin 2020

La Flûte Enchantée (Opéra de Lyon) jusqu'au 23 juin 2020

Norma (Théâtre du Capitole) jusqu'au 23 juin 2020

Berlioz, le concert monstre (Philharmonie de Paris) jusqu'au 24 juin 2020

Requiem de Mozart, Yoann Bourgeois (La Seine musicale) jusqu'au 29 juin 2020

Turandot (Teatro Real de Madrid) jusqu'au 29 juin 2020

La Cenerentola (Irish National Opera) jusqu'au 30 juin 2020

                               Juillet 2020

Gala pour la réouverture de l'Opéra d'Etat de Prague jusqu'au 03 juillet 2020

Le Christ au Mont des Oliviers (Barbican Hall) jusqu'au 03 juillet 2020

Guillaume Tell (Rossini Opera Festival) jusqu'au 07 juillet 2020

Fauteuil d'orchestre au Festival d'Aix-en-Provence jusqu'au 07 juillet 2020

Pelléas et Mélisande (Komische Oper Berlin) jusqu'au 08 juillet 2020

La Passion selon Sain-Matthieu (Opéra de Hambourg) jusqu'au 08 juillet 2020

Libera Me (Opéra de Zurich) jusqu'au 08 juillet 2020

Parsifal (Teatro Massimo de Palerme) jusqu'au 09 juillet 2020

La passion selon Saint-Jean (Église Saint-Thomas de Leipzig) jusqu'au 10 juillet 2020

The Rake's Progress (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu'au 10 juillet 2020

Tosca (Festival d'Aix en Provence 2019) jusqu'au 10 juillet 2020

Fidelio (Theater an der Wien) jusqu'au 11 juillet 2020

Madame Butterfly (Royal Swedish Opera) jusqu'au 17 juillet 2020

La Bohème (Komische Oper Berlin) jusqu'au 17 juillet 2020

Billy Budd (Den Norske Opera) jusqu'au 17 juillet 2020

Musiques baroques d'Espagne et d'Italie (Festival de Grenade) jusqu'au 24 juillet 2020

Tempêtes de printemps (Komisch Oper Berlin) jusqu'au 24 juillet 2020

Sonate d'automne (Finnish National Opera & ballet) jusqu'au 27 juillet 2020

Leonore (Opéra de Vienne) jusqu'au 30 juillet 2020

I played, I danced (Latvian National Ballet & Opera) jusqu'au 31 juillet 2020

Eugène Onéguine (Komische Oper Berlin) jusqu'au 31 juillet 2020

Les Trois ténors, les Inédits jusqu'au 31 juillet 2020

                               Août 2020

Giselle (Opéra National de Paris) jusqu’au 05 août 2020

Lady Macbeth de Mzensk (Opéra d'Amsterdam) jusqu'au 12 août 2020

The Legend of the Invisible City of Kitezh (Opéra d'Amsterdam) jusqu'au 14 août 2020

Rusalka (Opera Ballet Vlaanderen) jusqu'au 14 août 2020

The Turn of the Screw (Opera North) jusqu'au 21 août 2020

Violanta (Opera Regio Torino) jusqu'au 28 août 2020

"Aus Licht" de Stockhausen (Dutch National Opera) jusqu'au 31 août 2020

                               Septembre 2020

Don Giovani (Finnish National Opera & Ballet) jusqu'au 11 septembre 2020

Peer Gynt par David Bobee (Maison des Arts de Créteil) jusqu'au 21 septembre 2020

Halka (Poznan Opera) jusqu'au 21 septembre 2020

Un soir de fête avec Roberto Alagna jusqu'au 22 septembre 2020

Lucio Silla (La Monnaie) jusqu'au 24 septembre 2020

Les noces de Figaro (Garsington opera) jusqu'au 25 septembre 2020

Madame Butterfly (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 25 septembre 2020

                               Octobre 2020

Il sogno di Scipione (La Fenice jusqu'au 01 octobre 2020

Alceste (La Fenice) jusqu'au 02 octobre 2020

L'Inondation (Opéra Comique) jusqu'au 02 octobre 2020

Parsifal (Opera Vlaanderen) jusqu'au 06 octobre 2020

Les Indes Galantes (Opéra National de Paris) jusqu'au 09 octobre 2020

The Indian Queen (Opéra de Lille) jusqu'au 11 octobre 2020

Turandot (Gran Teatre del Liceu de Barcelone) jusqu'au 14 octobre 2020

Maria de Buenos Aires (Opéra de Strasbourg) jusqu'au 14 octobre 2020

I Due Foscari (Teatro Regio Parma) jusqu'au 14 octobre 2020

Nabucco (Teatro Regio Parma) jusqu'au 16 octobre 2020

Richard Cœur de Lyon (Opéra Royal de Versailles) jusqu'au 17 octobre 2020

L'Enfant et les Sortilèges (Opéra de Lyon) jusqu'au 17 octobre 2020

Il Trovatore (NCPA Bejing) jusqu'au 21 octobre 2020

Il Ritorno d'Ulisse in patria (National Theater Mannheim)) jusqu'au 23 octobre 2020

Journal d'un disparu (Armel Opera Festival) jusqu'au 24 octobre 2020

Rigoletto for children (ASLICO) jusqu'au 26 octobre 2020

Lucia di Lammermoor (Teatro Real de Madrid) jusqu'au 28 octobre 2020

Shell Shock, a Requiem for a War (Philharmonie) jusqu'au 30 octobre 2020

                               Novembre 2020

Fortunio (Opéra Comique) jusqu'au 02 novembre 2020

La Dame de Pique (Moscow State Stanislavsky Music Theatre) jusqu'au 05 novembre 2020

Der Schmied von Gent (Opéra des Flandres) jusqu'au 06 novembre 2020

Tristan und Isolde (La Monnaie de Bruxelles) jusqu'au 20 novembre 2020

War and Peace (Moscow State Stanislavsky Music Theatre) jusqu'au 26 novembre 2020

Renaud Capuçon & Friends jouent "Les Métamorphoses" (Philharmonie de Paris) jusqu'au 27 novembre 2020

Ercole Amante (Opéra Comique) jusqu'au 30 novembre 2020

                               Décembre 2020

The Escapist (Alexander Ekman / Royal Swedish Opera) jusqu'au 03 décembre 2020

Laurence Equilbey dirige Thamos de Mozart (Seine Musicale) jusqu'au 13 décembre 2020

Prométhée, ballet de Beethoven jusqu'au 13 décembre 2020

Odyssée Baroque - Les 40 ans des Arts Florissants - jusqu'au 21 décembre 2020

Les Fantômes de Versailles (John Corigliano) jusqu'au 23 décembre 2020

                               Janvier 2021

The Opera Locos (Théâtre libre) jusqu'au 21 janvier 2021

                               Février 2021

Les fantômes de Versailles (Château de Versailles) jusqu'au 14 février 2021

Don Carlos (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 15 février 2021

                               Mars 2021

Requiem de Campra (Opéra de Versailles) jusqu'au 06 mars 2021

Emmanuelle Haim dirige le Requiem de Campra (Chapelle Royale de Versailles) jusqu'au 06 mars 2021

Symphonies n°5 & 7 "Apothéose de la danse" (Opéra de Versailles) jusqu'au 14 mars 2021

                               Mai 2022

Barbara Hannigan : rêve de Hongrie jusqu'au 25 mai 2022

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Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique

Publié le 3 Avril 2020

Présentation de la saison Lyrique 2020 / 2021 du Théâtre des Champs Élysées

Depuis le samedi 27 mars 2020, la onzième saison de Michel Franck à la direction du Théâtre des Champs Élysées est officiellement dévoilée.

Cette saison s’inscrit dans la continuité des saisons passées et comprend 5 productions d’opéras en version scénique données sur un total de 21 soirées, 17 opéras en version concert et 6 oratorio et œuvres religieuses (dont 2 soirs pour la Missa solemnis de Beethoven), 19 concerts symphoniques, 18 récitals vocaux (dont 2 soirs pour La Folle soirée de l’Opéra), 17 récitals de piano, 8 concerts de musique de chambre, 5 concerts de violon et piano au cours du week-end du 14 février, 26 concerts du dimanche matin (dont le Requiem de Mozart avec l’orchestre et chœur Les Ambassadeurs, et Pierre et le loup pour le jeune public avec les ensembles Les Dissonances et Ouranos) et 7 ballets dansés sur 35 soirées dont 3 classes du ballet national de Lettonie données en matinées.

Par ailleurs, une version de l’Élixir d’amour de Donizetti ramenée à une durée d’une heure et quinze minutes sera créée pour le jeune public et donnée en onze représentations sur le temps scolaire, ainsi que sur trois matinées tout public.

Ce spectacle sera une coproduction avec l’opéra de Rouen Normandie.

Cette ligne programmatique reste donc fidèle à la diversité des formes musicales qui caractérise le Théâtre des Champs-Élysées, avec toutefois à nouveau une réduction des concerts symphoniques (20 concerts alors qu'une quarantaine était à l'affiche trois ans plus tôt) au profit de la musique de chambre et des concerts du dimanche matin.

Salomé (Richard Strauss) - ms Krzysztof Warlikowski (novembre 2020)

Salomé (Richard Strauss) - ms Krzysztof Warlikowski (novembre 2020)

Opéras en version scénique de septembre à décembre 2020

Der Messias (Georg Friedrich Haendel - Wolfgang Amadeus Mozart)
16, 18, 19 septembre (3 représentations)

Direction musicale Marc Minkowski  Mise en scène Robert Wilson
Elena Tsallagova, Helena Rasker, Richard Croft,,José Coca Loza, Alexis Fousekis |
Les Musiciens du Louvre, Philharmonia Chor Wien
Production Fondation Mozarteum de Salzbourg, en coproduction avec le Festival de Salzbourg et le Grand Théâtre de Genève

Le Ballet royal de la Nuit (Jean de Cambefort, Antoine Boësset, Louis Constantin, Michel Lambert, Francesco Cavalli, Luigi Rossi)
07 et 08 octobre (2 représentations)

Direction musicale Sébastien Daucé, Mise en scène Francesca Lattuada
Lucile Richardot, Violaine Le Chenadec, Caroline Weynants, Ilektra Platiopoulou, Caroline Dangin-Bardot, Perrine Devillers, Deborah Cachet, David Tricou, Davy Cornillot, Etienne Bazola, Renaud Bres , Nicolas Brooymans
Ensemble Correspondances
Production Théâtre de Caen, en coproduction avec l’ Ensemble Correspondances, l’Opéra de Dijon, le Château de Versailles Spectacles, et le Théâtres de la Ville de Luxembourg

Salomé (Richard Strauss)
14, 17, 19, 22, 24 novembre (5 représentations)

Direction musicale Henrik Nánási, Mise en scène Krzysztof Warlikowski
Patricia Petibon, Gábor Bretz, Wolfgang Ablinger-Sperrhacke, Sophie Koch, Oleksiy Palchykov, Emanuela Pascu, Scott MacAllister, François Piolino, Rodolphe Briand, Gregory Bonfatti, Geoffroy Buffière, Kristof Klorek, Jean-Vincent Blot, Ugo Rabec, Mark Van Arsdale, Francesco Salvadori, Tamara Bounazou
Orchestre National de France
Coproduction Bayerische Staatsoper

Der Messias (Haendel - Mozart) - ms Robert Wilson (septembre 2020)

Der Messias (Haendel - Mozart) - ms Robert Wilson (septembre 2020)

Opéras en version scénique de janvier à juin 2021

La Voix humaine - Point d’orgue (Francis Poulenc / Jean Cocteau - Thierry Escaich / Olivier Py) Création mondiale
6, 8, 10, 12, 14 mars (5 représentations)
Direction musicale Jérémie Rhorer, Mise en scène Olivier Py
Patricia Petibon, Jean-Sébastien Bou, Cyrille Dubois
Orchestre Philharmonique du Luxembourg
Coproduction Opéra de Dijon et Opéra de Tours

La Somnambule (Vincenzo Bellini)
15, 17, 20, 22, 24, 26 juin (6 représentations)

Direction musicale Riccardo Frizza, Mise en scène Rolando Villazón
Nadine Sierra, Alexander Tsymbalyuk, Francesco Demuro, Annunziata Vestri, Jennifer France, Marc Scoffoni
Orchestre de chambre de Paris, Chœur de Radio France, Maîtrise des Hauts-de-Seine
Coproduction Semperoper Dresden et Opéra de Nice Côte d’Azur

Le Combat de Tancrède et Clorinde (Monteverdi) - Magdalena Kožená (novembre 2020)

Le Combat de Tancrède et Clorinde (Monteverdi) - Magdalena Kožená (novembre 2020)

Opéras et oratorio en version de concert de septembre à décembre 2020

Oreste (Georg Friedrich Haendel) le 13 novembre
Franco Fagioli, Francesca Aspromonte, Julia Lezhneva, Kristian Adams, Renato Dolcini, Francesca Ascioti

Maxim Emelyanychev direction, Il Pomo d’Oro

Le Combat de Tancrède et Clorinde (Claudio Monteverdi) le 20 novembre
Magdalena Kožená

Andrea Marcon  direction, La Cetra - Barockorchester Basel

Werther  (Jules Massenet) le 23 novembre
Sir Simon Keenlyside, Stéphanie d’Oustrac, Jean-Sébastien Bou, Florie Valiquette, Marc Barrard

Daniele Rustioni direction, Orchestre et Maîtrise de l’Opéra National de Lyon
Coproduction Opéra National de Lyon

Les Saisons (Joseph Haydn) le 07 décembre
Camilla Tilling, Robin Tritschler, Mikhail Timoshenko

Emmanuelle Haïm direction, Orchestre et Chœur du Concert d’Astrée

L’Olimpiade (Antonio Vivaldi) le 09 décembre
Riccardo Novaro, Ambroisine Bré, Benedetta Mazzucato, Chiara Skerath, Carlo Vistoli , Ana Maria Labin, Luigi Di Donato

Jean-Christophe Spinosi direction, Ensemble Matheus, Chœur de chambre Mélisme(s)

Missa solemnis (Ludwig van Beethoven) le 18 et 19 décembre
Genia Kühmeier, Wiebke Lehmkuhl, Steve Davislin, Matthias Goerne

Andrés Orozco-Estrada direction, Orchestre National de France, Chœur de Radio France

Te Deum (Marc-Antoine Charpentier) - dm Sébastien Daucé - janvier 2021

Te Deum (Marc-Antoine Charpentier) - dm Sébastien Daucé - janvier 2021

Opéras et oratorio en version de concert de janvier à mars 2021

Te Deum (Marc-Antoine Charpentier) le 09 janvier
En première partie Charpentier Ouverture pour quelque belle entreprise H. 540, Dumont Memorare O piissima Virgo Maria, Charpentier Symphonie du Kyrie de la Missa Assumpta est Maria H. 11, Salve regina à trois choeurs H. 24, Dumont Super flumina Babylonis, Charpentier Messe pour les Trépassés H. 2, Ouverture pour le sacre d’un évêque H. 536
Caroline Weynants, Caroline Dangin-Bardot, Perrine Devillers, Marie Pouchelon, David Tricou, Léo Vermot-Desroches, Antonin Rondepierre, Randol Rodriguez, Ryan Veillet, Etienne Bazola, René Ramos Premier, Nicolas Brooymans, Renaud Brese

Sébastien Daucé direction, Ensemble Correspondances

Così fan tutte (Wolfgang Amadeus Mozart) le 27 janvier
Julia Kleiter, Emőke Baráth, Sandrine Piau, Michael Spyres, Vittorio Prato

Giovanni Antonini direction, Kammerorchester Basel Basler Madrigalisten

Psaume 116 ( Franz Schreker) & Un Requiem allemand (Johannes Brahms) le 08 février
Katharina Konradi, Matthias Goerne

Thomas Hengelbrock direction, Balthasar-Neumann-Ensemble, Balthasar-Neumann-Chor

Un Ballo in maschera (Giuseppe Verdi) le 16 mars
Mary Elizabeth Williams, Bongiwe Nakani, Harriet Eyley, Matteo Lippi, Simone Piazzola

Mirga Gražynitė-Tyla direction, City of Birmingham Symphony Orchestra & Chorus

Didon (Desmarest) - Véronique Gens - mars 2021

Didon (Desmarest) - Véronique Gens - mars 2021

Stabat Mater (Giovanni Battista Pergolesi) le 17 mars
En première partie Scarlatti Salve Regina, Leo Salve Regina

Emőke Baráth, Carlo Vistoli
Emmanuelle Haïm direction, Le Concert d’Astrée

Passion selon Saint Matthieu (Jean-Sébastien Bach) le 18 mars
Mary Bevan, Paula Murrihy, Mark Padmore, Samuel Hasselhorn, Matthew Brook

Mark Padmore direction, Orchestra of the Age of Enlightenment, Choir of the Age of Enlightenment

Didon (Henry Desmarest) le 23 mars
Véronique Gens, Reinoud van Mechelen, Thomas Dolié, Marie Perbost, Judith Van, Wanrooij, Marie Gautrot, Marine Lafdal-Franc ,
Nicholas Scott, Guilhem Worms
Hervé Niquet direction, Orchestre et Choeur du Concert Spirituel
Coproduction Concert Spirituel & Centre de musique baroque de Versailles

Passion selon Saint Jean (Jean-Sébastien Bach) le 25 mars
Eugénie Lefebvre, Paul Figuier, Anders J. Dahlin, Paco Garcia, Nicolas Brooymans, Etienne Bazola

Louis-Noël Bestion de Camboulas direction, Ensemble Les Surprises

Parsifal (Richard Wagner) - Brandon Jovanovich - avril 2021

Parsifal (Richard Wagner) - Brandon Jovanovich - avril 2021

Opéras et oratorio en version de concert d'avril à juillet 2021

Messe du Couronnement (Wolfgang Amadé Mozart) le 02 avril
En première partie Haydn Symphonie n° 82 « L’Ours », Zelenka Introduction du Miserere, Mozart Ave verum corpus K. 618

Nina Quilichini, Josè Maria Lo Monaco, Philippe Talbot , Christian Senn
Jean-Christophe Spinosi direction, Ensemble Matheus et Chœur de chambre Mélisme(s)

Parsifal (Richard Wagner) le 07 avril
Brandon Jovanovich, Anja Kampe, Günther Groissböck, Derek Welton, Sir Simon Keenlyside, Bálint Szabó, Kevin Conners, Christian Valle

Franz Welser-Mös direction, Bayerisches Staatsorchester, Chor der Bayerischen Staatsoper

Les Puritains (Vincenzo Bellini) le 08 avril
Jessica Pratt, Xabier Anduaga, Gabriele Viviani, Krzysztof Bączyk, Tamara Bounazou, Pascal Gourgand, Alban Dufourt

Giacomo Sagripanti direction, Orchestre de chambre de Paris, Ensemble Aedes

Tamerlano (Georg Friedrich Haendel) le 10 avril
Bejun Mehta, Michael Spyres, Avery Amereau, Jakub Józef Orliński, Ashley Riches

Harry Bicket direction, The English Concert

Magnificat (Jean-Sébastien Bach) le 03 mai
En première partie  Bach, Haendel, Vivaldi Extraits de pièces vocales par de jeunes chanteurs et breakdancers participant au programme « Mozart dans la 6T
Marlène Assayag, Emilie Rose Bry, Tim Mead, Nahuel Di Pierro

Jean-Christophe Spinosi direction, Ensemble Matheus, Chœur de chambre Mélisme(s)

Capriccio (Richard Strauss) - dm Christian Thielemann - mai 2021

Capriccio (Richard Strauss) - dm Christian Thielemann - mai 2021

Capriccio (Richard Strauss) le 11 mai
Krassimira Stoyanova, Christoph Pohl, Daniel Behle, Nikolay Borchev, Georg Zeppenfeld, Christa Mayer

Christian Thielemann direction,Staatskapelle Dresden

Requiem (Wolfgang Amadeus Mozart) & Messe pour le sacre de Napoléon (Giovanni Paisiello) le 18 juin
Florie Valiquette, Chantal Santon-Jeffery , Eléonore Pancrazi, Sahy Ratia, Thomas Dolié

Julien Chauvin direction, Le Concert de la Loge, Chœur de chambre de Namur

La Fille de Madame Angot (Charles Lecocq) le 30 juin
Anne-Catherine Gillet, Véronique Gens, Mathias Vidal, Yann Beuron, Matthieu Lécroart, Ingrid Perruche, Antoine Philippot, Flannan Obé, David Witczak

Sébastien Rouland direction, Orchestre de chambre de Paris, Chœur de la Radio Flamande

La Belle Hélène (Jacques Offenbach) le 01 juillet
Michèle Losier, Pauline Texier, Camille Poul, Marie Lenormand , Cyrille Dubois, Marc Barrard, Eric Huchet, Philippe Ermelier, Aliénor Feix, Raphaël Brémard, Sahy Ratia, Samuel Namotte

Alexandre Bloch direction, Orchestre National de Lille, Chœur de chambre de Namur

Sonya Yoncheva (Strozzi, Carissimi, Monteverdi, Sandrin, Caccini) - mai 2021

Sonya Yoncheva (Strozzi, Carissimi, Monteverdi, Sandrin, Caccini) - mai 2021

Les Récitals vocaux de septembre à décembre 2020

Sabine Devieilhe / Alexandre Tharaud – Debussy, Poulenc, Fauré, Ravel le 28 septembre
Philippe Jaroussky / Emőke Baráth / Lucile Richardot / Emiliano Gonzalez Toro – Vivaldi le 01 octobre
Rachel Willis-Sørensen /  Karine Deshayes / Erwin Schrott – Mozart, Rossini, Bellini, Donizetti le 16 novembre
Philippe Jaroussky – Caldara, Vivaldi, Bononcini, Hasse, Scarlatti … le 18 novembre
Jonas Kaufmann – airs de Noël le 06 décembre
Sumi Jo  – Lecocq, Puccini, Offenbach, Lehar, Auber, Massenet le 08 décembre
Jakub Józef Orliński – Cavalli, Bononcini, Haendel, Hasse le 12 décembre

Elsa Dreisig (Mozart) - juin 2021

Elsa Dreisig (Mozart) - juin 2021

Les Récitals vocaux de janvier à juillet 2021

Lisette Oropesa - Aya Wakizono le 11 janvier
Michael Spyres, Lawrence Brownlee – Rossini, Donizetti, Verdi, Boieldieu le 21 janvier
Olga Peretyatko, Karine Deshayes – Rossini, Donizetti, Bellini le 10 février
Jodie Devos – Haendel, Bach le 07 mai
Patrizia Ciofi, Lea Desandre, Anthea Pichanick – Haendel, Porpora, Broschi, Caldara le 06 avril
Sonya Yoncheva – Strozzi, Carissimi, Monteverdi, Sandrin, Caccini le 02 mai
Patricia Petibon, Dimitri Naïditch – Mozart, Fauré, Debussy, Puccini le 09 mai
Pretty Yende, Benjamin Bernheim – Donizetti, Verdi, Massenet le 19 mai
Philippe Jaroussky, Emöke Barath – Sartorio, Monteverdi, Marini, Rossi le 25 juin
Elsa Dreisig – Mozart le 28 juin
La Folle Soirée de l’Opéra – Les plus beaux airs d’opéra par les plus belles voix – le 02 et 03 juillet

Elisabeth Leonskaja (Mozart, Berg, Brahms) -  décembre 2020

Elisabeth Leonskaja (Mozart, Berg, Brahms) - décembre 2020

Concerts de septembre à décembre 2020 (sélection subjective)

Boris Berezovsky (piano) - Ravel, Debussy, Stravinsky, Prokofiev le 25 septembre
Orchestre de chambre de Paris – Marzena Diakun, Jodie Devos, Adèle Charvet, Marie-Ange Nguci, Lucienne Renaudin-Vary – French bœuf de rentrée ! le 26 septembre

Rotterdams Philharmonisch Orkest – Lahav Shani, Renaud Capuçon (violon), Kian Soltani (violoncelle) – Beethoven, Mozart le 10 octobre
Orchestre de chambre de Paris – Antonio Méndez, Thibaut Garcia – Falla, Rodrigo, Beethoven le 22 octobre
Happy birthday Marielle Nordmann ! - Schubert, Mendelssohn, Beethoven, Tchaïkovski… le 15 décembre
Orchestre Philharmonique de Saint-Petersbourg – Yuri Termikarov, Denis Matsuev – Rachmaninov, Tchaikovski le 01 décembre
Elisabeth Leonskaja (piano) – Mozart, Berg, Brahms le 11 décembre
Piccolo, Saxo et Compagnie - Concert de Noël Jeune public le 13 décembre

Victor Julien-Laferrière, Maxim Emelyanychev (Schumann, Brahms, Fauré, Poulenc) - janvier 2021

Victor Julien-Laferrière, Maxim Emelyanychev (Schumann, Brahms, Fauré, Poulenc) - janvier 2021

Concerts de janvier à mars 2021 (sélection subjective)

Victor Julien-Laferrière, Maxim Emelyanychev - Schumann, Brahms, Fauré, Poulenc le 10 janvier
Seong-Jin Cho (piano) - Schumann, Szymanowski, Chopin le 12 janvier
Orchestre National de France – Emmanuel Krivine, Christina Landshamer, Anna Stéphany, Eric Ruf– Rachmaninov, Mendelssohn le 13 janvier
Alexander Melnikov (piano) - Debussy, Berlioz-Liszt le 15 janvier
Philharmonia Orchestra – Esa-Pekka Salonen, Yefim Bronfman – Weber, Beethoven le 29 janvier
Orchestre Philharmonique du Luxembourg – Gustavo Gimeno, Anja Harteros – Wagner, Franck le 02 février
Clara-Jumi Kang, Edgar Moreau, Sunwook Kim - Tchaïkovski, Chostakovitch le 04 février
Orchestre National de France – Emmanuel Krivine, Nicolas Alstaedt (violon) – Schumann, Sibelius le 11 février
Grand Week-end violon le 13 & 14 février
Orchestre de chambre de Paris - Avi Avital – Vivaldi, Bach, Bartok, Dorman le 11 mars
Avi Avital, Ohad Ben-Ari - Mozart, De Falla, Bach, Lavry le 14 mars
Pierre et le loup… Sergei Prokofiev - Jeune public le 21 mars
Quatuor Tetzlaff - Mozart, Sibelius le 28 mars

Pierre et le loup… Sergei Prokofiev - Jeune public - mars 2021

Pierre et le loup… Sergei Prokofiev - Jeune public - mars 2021

Concerts d'avril à mai 2021 (sélection subjective)

Gabetta Consort, Andrés Gabetta, Mario Stefano Pietrodarchi - Purcell, Vivaldi, Piazzolla, Molinelli le 11 avril
Quatuor Belcea - Britten, Brahms le 02 mai
Simon Ghraichy (piano) - Bach-Liszt, Bach-Busoni, Mozart-Liszt, Albéniz… le 26 mai
Orchestre du Conservatoire de Paris et des Ecoles d’art américaines de Fontainebleau - Bruno Mantovani, Philippe Bianconi – Boulanger, Ravel, Varèse le 09 avril
Orchestre de chambre de Paris - Thomas Dausgaard, Haochen Zhang - Strauss 06 mai
Wiener Philharmoniker – Riccardo Muti – Mendelssohn, Schumann, Brahms le 07 mai
Valentina Lisitsa (piano) - Prokofiev, Rachmaninov le 12 mai
Mahler Chamber Orchestra - Leif Ove Andsnes, Matthew Truscott, Christiane Karg Mozart le 20 mai

Le Ballet royal de la Nuit (de Cambefort, Boësset, Cavalli, Rossi ...) octobre 2020

Le Ballet royal de la Nuit (de Cambefort, Boësset, Cavalli, Rossi ...) octobre 2020

Première impression sur la saison 2020 / 2021

Avec quatre opéras en version de concert (réunissant Desmaret, Massenet, Lecoq, Offenbach) et surtout deux séries d’opéras en versions scéniques ( Le Ballet royal de la Nuit et le dyptique La Voix Humaine / Point d’orgue) jouées sur un total de sept soirées, la langue française est fort bien représentée à travers un voyage dans le temps qui s’étire sur 350 ans.

Le Ballet royal de la Nuit révèlera les musiques du temps de Louis XIV composées avant même la création de l’Académie Royale de Musique (1669), et Thierry Escaich sera pour la première fois joué au Théâtre des Champs-Élysées pour la création mondiale de Point d’orgue, le compositeur étant également organiste.

Et la tragédie lyrique de Didon par Henri Desmaret permettra de découvrir un univers contemporain de celui de Lully.

Enfin, les deux soirées de fin de saison consacrées à l’opérette (La Fille de Madame Angot et La Belle Hélène) concentreront comme rarement la fraîcheur du chant français, Anne-Catherine Gillet, Véronique Gens, Mathias Vidal, Yann Beuron, Cyrille Dubois, Marc Barrard et bien d’autres jeunes artistes.

Gustavo Gimeno, Anja Harteros (Wagner, Franck) février 2021

Gustavo Gimeno, Anja Harteros (Wagner, Franck) février 2021

Le répertoire allemand est lui aussi avantageusement mis en valeur avec six soirées d’œuvres lyriques en versions de concert (dont Parsifal de Richard Wagner et Capriccio de Richard Strauss - ce dernier étant présent pour la troisième année consécutive), et deux opéras en version scénique (Salomé et Der Messias) qui permettront de retrouver Krzysztof Warlikowski et Robert Wilson à la mise en scène, deux univers artistiques profondément différents mais fortement identitaires.

Rarement joués en ce lieu à travers leurs œuvres vocales, Franz Schreker et Johannes Brahms seront également réunis à travers la même soirée pour entendre Le Psaume 116 et Un Requiem allemand, deux ouvrages composés pour la même formation musicale.

Et avec trois œuvres chacun, Bach et Haendel seront bien évidemment représentés avec la même constance depuis plus d’une décennie.

Le répertoire italien, habituellement dominant, s’efface donc un peu cette saison, mais a tout de même droit à sept opéras en version de concert (de Monteverdi et Vivaldi à Bellini et Verdi) et à un opéra en version scénique (La Sonnambula de Bellini). Après 3 ans d'absence, Bellini revient donc cette saison avec deux de ses opéras les plus connus, mais Rossini est bel et bien absent, ce qui est fort rare.

Et parmi les œuvres chantées en latin, la Messe pour le sacre de Napoléon (Giovanni Paisiello) et le Te Deum de Marc-Antoine Charpentier seront deux pièces spirituelles à redécouvrir en ce théâtre.

Krzysztof Warlikowski - metteur en scène de Salomé (Strauss) - novembre 2020

Krzysztof Warlikowski - metteur en scène de Salomé (Strauss) - novembre 2020

Les fondamentaux du Théâtre des Champs-Élysées sont ainsi respectés (80 % du répertoire lyrique consacré au XVIIIe et XIXe siècle), mais les amoureux du répertoire du XVIIe siècle seront aussi plutôt ravis.

La configuration de cette saison, par l’étendue de son répertoire, laisse penser qu’elle atteindra son apothéose à plusieurs moments mais pour des publics très différents : les romantiques (Wagner, Strauss, Schreker, Brahms), l’après-guerre et le XXIe siècle (Escaich/Poulenc), les monuments religieux (Der Messias, Missa Solemnis), le baroque et l’opéra de cour, le bel canto, une richesse bien prometteuse.

L'intégralité de la saison c'est ici : Saison 2020/2021 du Théâtre des Champs-Elysées

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