Publié le 17 Novembre 2025

Орлеанская дева / Orléanskaïa deva / La Pucelle d'Orléans (Pyotr Ilyich Tchaikovsky – Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg, le 25 février 1881)
Représentation du 15 novembre 2025
Dutch National Opera and Ballet - Amsterdam

Jeanne d’Arc Elena Stikhina
Charles VII Allan Clayton
Agnès Sorel Nadezhda Pavlova
Dunois (Soldat français) Vladislav Sulimsky
Lionel (Soldat bourguignon) Andrey Zhilikhovsky
L’archevêque de Reims John Relyea
Raymond (fiancé de Jeanne) Oleksiy Palchykov
Thibaut d’Arc (père de Jeanne) Gábor Bretz
Bertrand / Lauret / un soldat Patrick Guetti
Une voix d’ange Eva Rae Martinez (Dutch National Opera Studio)
Ménestrel Tigran Matinyan

Direction Musicale Valentin Uryupin
Mise en scène Dmitri Tcherniakov (2025)
Netherlands Philharmonic

Chorus of Dutch National Opera
Coproduction New-York Metropolitan Opera

A l’instar de ‘Giovanna d’Arco’, le 7e opéra de Giuseppe Verdi qui connaîtra sa première le 15 février 1845 à la Scala de Milan, ‘La Pucelle d’Orléans’ (‘Орлеанская дева’ en russe) est en partie inspiré de la pièce de Friedrich von Schiller ‘Die Jungfrau von Orleans’ créée à Leipzig le 11 septembre 1801.

Pyotr Ilyich Tchaikovsky avait été très impressionné dans sa jeunesse par l’histoire de Jeanne d’Arc qu’il découvrit à l’âge de huit ans en lisant avec sa gouvernante française le recueil de biographies de Michel Masson ‘Les Enfants célèbres, ou Histoire des enfants de tous les siècles et de tous les pays, qui se sont immortalisés par le malheur, la piété, le courage, le génie, le savoir, et les talents’ (1842), si bien qu’il dédia son premier poème à l’héroïne de l’Histoire de France.

Elena Stikhina (Jeanne d’Arc)

Elena Stikhina (Jeanne d’Arc)

‘The Maid of Orleans’ fut composé à la suite d’’Eugène Onéguine’ - le 5e opéra du compositeur et le plus célèbre avec ‘La Dame de Pique’ -, mais malgré son succès initial au Théâtre Mariinsky, le 25 février 1881, il ne se maintint que difficilement au répertoire – la production de Ilya Yulyevich Shlepyanov a cependant marqué le théâtre du Kirov en 1945 avec la présence de Sofia Petrovna Preobrazhenskaya - avant de réapparaître plus régulièrement sur les scènes lyriques dont le Theater an der Wien (Lotte de Beer, 2019), l’opéra de Ljubliana (Franck Van Laecke, 2020), le Théâtre Mariinsky de St Pétersbourg (Alexei Stepanyuk, 2021), le Deutsche Oper am Rhein (Elisabeth Stöppler, 2022), l'opéra de Saarbrücken (Julia Lwowski, 2024) et le Théâtre Stanislavski & Nemirovich de Moscou dont la première aura lieu le 28 novembre 2025 dans la production d’Alexander Titel.

L'Opéra d'Amsterdam le long de l'Amstel

L'Opéra d'Amsterdam le long de l'Amstel

A Amsterdam, Dmitri Tcherniakov et Valentin Uryupin se sont entendus pour monter cette œuvre apparentée au Grand Opéra français dans une version débarrassée de sa musique de ballet et avec quelques remaniements pour en réduire les faiblesses dramatiques, si bien que l’opéra se déroule uniquement dans une salle d’audience parée de boiseries magnifiquement éclairées avec une cellule grillagée à l’intérieur pour isoler l’accusée du public. Lors des changements de configuration de la salle, les murs peuvent pivoter de façon circulaire afin de créer un mouvement en phase avec la musique tout en masquant partiellement ces aménagements.

Allan Clayton (Charles VII) et Nadezhda Pavlova (Agnès Sorel)

Allan Clayton (Charles VII) et Nadezhda Pavlova (Agnès Sorel)

Ce qui est montré ici est la confrontation entre l’ensemble de la société et une femme qui entend des voix et justifie ses actes en fonction de ce qu’elles lui inspirent. Toute l’action est transposée à notre époque moderne, et l’on pourrait avoir l’impression d’assister au jugement arbitraire d’une personne accusée abusivement de trahison, comme nous pouvons le voir dans les pays autoritaires.

Dmitri Tcherniakov ne raconte donc plus la trame originelle qui s'étale de Domrémy à Rouen en passant par le château royal de Chinon, puisque tout se joue au tribunal, mais il mélange habilement le présent avec des souvenirs passés et les scènes qui se déroulent dans la tête de Jeanne – alors que l’action est linéaire – ce qui créé un espace mental propre à la jeune femme. La salle d’audience est donc aussi la métaphore de son propre moi intérieur où tous les sentiments de culpabilité, de révolte et d’amour s’entrechoquent.

 Oleksiy Palchykov (Raymond)

Oleksiy Palchykov (Raymond)

Personnage central de l’ouvrage, nous voyons comment Jeanne réagit face à ceux qui l’accusent, face à son père désireux de la marier à un français, face à un Charles VII léger et inconsistant, et comment elle s’éveille à l’amour que lui témoigne un soldat bourguignon, Lionel.

Tcherniakov n’a pas son pareil pour induire au chœur des traits de vie tellement réalistes que l’on ne voit plus le moindre jeu conventionnel, ce qui crée des interactions fortes entre des individualités et la foule – particulièrement le militantisme forcené du père de Jeanne -, montre les déchirures personnelles de l’héroïne, marque son décalage avec le reste de la société en l’isolant sous les lumières, et dissocie sa gestuelle du reste des intervenants par des changements de rythmes entre elle et les autres comme s’ils ne vivaient plus dans le même monde.

Il devient donc aisé pour le spectateur d’entrer dans la peau de Jeanne et de soi-même réfléchir à sa perception de ceux qui l’entourent, et d'éprouver même le sentiment d'humiliation induit par toutes sortes d'agressions, test de virginité, travestissement forcé, etc..

Elena Stikhina (Jeanne d’Arc)

Elena Stikhina (Jeanne d’Arc)

Fin octobre, la réalisatrice Katie Mitchell a annoncé qu’elle se retirait du monde de l’opéra qu’elle trouvait trop misogyne. Les femmes sont souvent perdantes à l’opéra, il est vrai, mais il y a pourtant moyen de changer la perspective, et Tcherniakov montre qu’une voie de retournement est toujours possible, comme il le prouve ici lors de la scène du bûcher final où il permet à Jeanne d’Arc de réagir elle même en s’immolant par le feu tout en incendiant la salle d’audience avec tous les jurés présents à l’intérieur, Charles VII et Archevêque de Reims compris. La victime devient ainsi un moyen pour le metteur en scène de régler ses comptes avec une société qu’il ne supporte plus.

Grâce à cette mise en scène, les faiblesses et la pompe de l’ouvrage se surmontent sans trop de longueurs, et on peut comprendre que des voix s’élèvent déjà pour la voir se produire à l’Opéra national de Paris.

Gábor Bretz (Thibaut d’Arc)

Gábor Bretz (Thibaut d’Arc)

Et pour ne rien gâcher, la réalisation musicale de l’Opéra d’Amsterdam est exemplaire, à commencer par la ferveur du chœur nimbée d’une homogénéité harmonieusement poétique qui sait si bien communiquer la prosodie de l’âme slave.

Tonique et volubile, la direction de Valentin Uryupin permet au Netherlands Philharmonic de s’épanouir en mettant en valeur des atmosphères semblant porter des réminiscences d’’Eugène Onéguine’ avec une excellente transparence et de beaux contrastes en sonorités, laissant s’immiscer des motifs de vents diffus au sein de fins voiles de cordes ou, au contraire, peignant haut en couleur l’action théâtrale du drame menée avec une brillante précision dans les mouvements les plus agités.

Véritable rôle taillé sur mesure pour Elena Stikhina, la soprano russe remporte un accueil immensément enthousiasme tant elle fait sienne la personnalité de cette Jeanne d’Arc autant en décalage avec la société que pourrait l’être la jeune Tatiana d’’Eugène Onéguine’. Sa voix est plus lumineuse que les habituelles interprètes mezzo-soprano aux timbres bien plus profonds et noirs, tout en prodiguant de belles variations de tonalité, et sa délicatesse d’élocution fait merveille tant elle sert le portrait d’une femme sensible au tempérament écorché mais fort.

Andrey Zhilikhovsky (Lionel) et Elena Stikhina (Jeanne d’Arc)

Andrey Zhilikhovsky (Lionel) et Elena Stikhina (Jeanne d’Arc)

Quand on sait qu’Allan Clayton est l’un des meilleurs interprètes de 'Peter Grimes' actuellement, un autre personnage en fracture avec un monde qui ne le comprend pas et le juge, le retrouver sous les traits d’un Charles VII mondain et léger surprend beaucoup, mais le ténor britannique défend ce monarque superficiel avec facilité, d’autant plus que Nadezhda Pavlova – inoubliable Donna Anna dans la production salzbourgeoise de ‘Don Giovanni’ mise en scène par Romeo Castellucci – est une Agnès Sorel d’un splendide éclat, avec des aigus très puissants, habile à s’amuser sur scène au grès du jeu frivole, mais classieux, qu’il lui est destiné.

Parmi les personnages plus secondaires mais au poids déterminant, Gábor Bretz se démarque en jouant un Thibaut d’Arc d’une expressivité âpre très convaincante, en très forte interaction avec l’audience présence sur scène, John Relyea, en archevêque de Reims, s’identifie aisément par son timbre d’une noirceur d’outre-tombe, ce qui compense un jeu moins poussé que ce qu’il pourrait servir, et Andrey Zhilikhovsky rend justice à l’amoureux qu’est Lionel, chaleureux au teintes sombres et dépressives, mais dont on se méfie un peu.

Elena Stikhina

Elena Stikhina

Oleksiy Palchykov est par ailleurs un Raymond d’une sensible authenticité qui humanise considérablement le fiancé de Jeanne en lui offrant même une véritable intégrité, malgré sa fragilité, ce qui donne envie d’être à l’écoute de ses sentiments les plus graves.

Enfin, Vladislav Sulimsky tient Dunois avec le même naturel que ses partenaires, mais lui aussi est un interprète de luxe, inoubliable ‘Macbeth’ jusqu’au-boutiste qu'il incarnait à Salzbourg l’été dernier dans la production de Krzysztof Warlikowski.

Dmitri Tcherniakov entend bien mettre en scène les onze opéras de Pyotr Ilyich Tchaikovsky, et comme il ne s’agit que du troisième opéra du compositeur qu’il aborde, autant dire que l’avenir nous réserve encore de nombreuses relectures passionnantes et surprenantes d’œuvres rares avec un tel artiste à leur direction scénique.

John Relyea, Gábor Bretz, Allan Clayton, Valentin Uryupin, Elena Stikhina, Andrey Zhilikhovsky, Nadezhda Pavlova et Vladislav Sulimsky

John Relyea, Gábor Bretz, Allan Clayton, Valentin Uryupin, Elena Stikhina, Andrey Zhilikhovsky, Nadezhda Pavlova et Vladislav Sulimsky

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Publié le 13 Novembre 2025

Der Ring des Nibelungen - Die Walküre (Richard Wagner – Munich, le 26 juin 1870)
Répétition générale du 05 novembre 2025 et représentations du 11 et 30 novembre 2025
Opéra Bastille

Siegmund Stanislas de Barbeyrac
Sieglinde Elza van den Heever
Brünnhilde Tamara Wilson
Wotan Christopher Maltman
Hunding Günther Groissböck
Fricka Ève-Maud Hubeaux
Gerhilde Louise Foor
Ortlinde Laura Wilde
Waltraute Marie-Andrée Bouchard-Lesieur
Schwertleite Katherina Magiera
Helmwige Jessica Faselt
Siegrune Ida Aldrian
Grimgerde Marvic Monreal
Rossweisse Marie-Luise Dreßen

Direction Musicale Pablo Heras-Casado
Mise en scène Calixto Bieito (2025)
Nouvelle production

Diffusion sur France Musique le 24 janvier 2026 à 20h dans l’émission de Judith Chaîne ‘Samedi à l’Opéra’.

Synopsis

Siegmund
Pour se protéger du pouvoir de l’anneau qui lui échappe dorénavant, Wotan prend deux mesures : avec l’aide des neufs Walkyries – la plus aimée est Brünnhilde qu’il eut d’Erda – il réunit dans le Walhalla une armée de guerriers pour le défendre; en même temps, il se met en quête d’un héros libre de toute dépendance envers lui et son engagement rompu. Il croit l’avoir trouvé en Siegmund, le fils que, sous le nom de Wälse, il eut d’une simple mortelle et auquel il donna l’épée magique Notung.

Fricka, gardienne de la morale
Mais Siegmund et Sieglinde, sa sœur jumelle, s’aiment d’un amour incestueux. Fricka, femme de Wotan et gardienne de la sainteté du mariage, demande la mort de Siegmund, ajoutant qu’il ne saurait être le héros désiré par Wotan puisque le dieu le protège. Wotan, faisant taire ses sentiments, décide la mort de Siegmund.

La désobéissance de Brünnhilde
Brünnhilde, prise de compassion pour les jumeaux amants, cherche vainement à sauver Siegmund. Pour la punir de sa désobéissance, Wotan la condamne à être enchaînée en haut du roc des Walkyries, entourée de flammes par le dieu Loge et plongée dans un profond sommeil dont seul un héros, sur lequel Wotan n’a aucun pouvoir, saura l’éveiller.

La naissance de Siegfried
Mais Brünnhilde a pu du moins protéger Sieglinde. Elle lui remet les tronçons de l’épée Notung brisée par la lance de Wotan et prédit que Sieglinde donnera naissance « au plus noble héros du monde ». Sieglinde, errant dans la forêt, se réfugie dans la cave de Mime, le forgeron, et là donne le jour à un fils, qu’elle nomme Siegfried ; avant de mourir, elle le confie à Mime avec les fragments de Notung.

Stanislas de Barbeyrac (Siegmund) et Elza van den Heever (Sieglinde)

Stanislas de Barbeyrac (Siegmund) et Elza van den Heever (Sieglinde)

A l’approche du 150e anniversaire du Festival de Bayreuth, les Ring fleurissent partout dans le monde, certains cycles étant même déjà achevés tels ceux de Géza M. Tóth à Budapest, Andreas Homoki à Zurich, Chen Shi-Zheng à Brisbane, Stefan Herheim au Deutsche Oper, Dmitri Tcherniakov au Staatsoper de Berlin, Romeo Castelluci / Pierre Audi à la Monnaie de Bruxelles, Plamen Kartaloff à Sofia, Brigitte Fassbaender à Erl ou bien Benedikt von Peter à Bâle.

D’autres sont en cours de réalisation sur plusieurs saisons, David McVicar à la Scala de Milan, Barrie Kosky au Royal Opera House de Londres, Tobias Kratzer à Munich, et d’autres vont débuter prochainement tels ceux de Kirill Serebrennikov à Salzburg, Markus Lobbes à Bayreuth en 2026 (suivi de Vasily Barkhatov en 2028), Tatjana Gürbaca à Oslo et Yuval Sharon à New-York.

Le mystère plane en revanche sur le metteur en scène du prochain ‘Ring’ de l’opéra de Vienne.

La Walkyrie (Wilson van den Heever Hubeaux Maltman de Barbeyrac Heras-Casado Bieito) Opéra Paris

La charge dramaturgique et politique est si importante dans cette saga monumentale qu’elle permet une diversité de lectures qui partent d’un narratif mythologique très proche de la trame initiale jusqu’à la mise en perspective de thèmes plus contemporains sur la course au pouvoir et le désir de possession.

Et avec Calixto Bieito à la mise en scène, nous savons qu’il s’agit souvent de montrer comment une œuvre porte en elle quelque chose de visionnaire qui se retrouve dans la réalité d’aujourd’hui, démarche qui déconcertera toujours un peu le spectateur qui attend de l’opéra qu’il le sorte du monde réel forcément décevant.

Très attendue après un prologue qui plaçait les technologies de l’information au centre de l’enjeu de pouvoir, cette première journée du Ring s’inscrit dans la continuité de ‘L’Or du Rhin’, ce qui n’est pas toujours le cas dans certaines productions qui le traitent comme un volet un peu à part.

Tout au long des trois actes, le décor repose, dans cette production, sur une immense structure verticale et frontale dressée à l’avant scène qui comprend plusieurs pièces qui vont se révéler au cours du développement de l’histoire, des projections vidéos temps réel ou préenregistrées s’y incrustant de façon très impressive.

Elza van den Heever (Sieglinde) et Stanislas de Barbeyrac (Siegmund)

Elza van den Heever (Sieglinde) et Stanislas de Barbeyrac (Siegmund)

Le metteur en scène décrit d’abord un monde qui a totalement détruit l’environnement naturel terrestre ou il vit et où l’air est devenu irrespirable. Siegmund fuit à travers une ville détruite et arrive à la demeure de Hunding démolie par les bombardements. 

Seul un arbre bien frêle survit au milieu de la pièce principale, au lieu du tronc d’un chêne puissant, et le jeune fuyard surgit équipé d’un masque à gaz, alors que Sieglinde, femme asservie, l’accueille sur la défensive et armée, attitude dictée par le temps de guerre.

Des caméras de surveillance sont disposées à plusieurs endroits, et l’action est resserrée dans une alcôve au milieu d’un décorum de jeux d’ombres d’un vert-jaune maladif dans la tonalité de la forêt où l’action se déroule.

Günther Groissböck (Hunding)

Günther Groissböck (Hunding)

Il aura fallu attendre 70 ans depuis le dernier Siegmund français d’envergure internationale, Charles Fronval, qui l'interpréta jusqu’en 1956 dans sa langue natale sur les planches du Palais Garnier auprès de Régine Crespin, pour qu’émerge en la personne de Stanislas de Barbeyrac un chanteur français capable d’appréhender ce personnage wagnérien à la fois héroïque et sensible avec une plénitude fascinante. 

Incarnation virile et chaleureuse, timbre mur et ombré qui rend justice à un héros incarnant la jeunesse avec une profondeur fort touchante, Stanislas de Barbeyrac est d’une splendide expressivité, variant intonations, noirceurs bien marquées ou bien exclamations plus feutrées avec une belle longueur de souffle, le jeu d’acteur que lui prodigue Calixto Bieito lui donnant de plus une densité passionnante et aussi un charme formidable.

Puissante avec une impressionnante contenance dans les aigus, mais toujours dotée d’un métal très clair, Elza van den Heever est amenée à arborer un jeu fortement plaintif, la souffrance physique de Sieglinde prenant le dessus sur l’expressivité d’angoisses plus existentielles, et il est sans doute un peu dommage que le metteur en scène ait privilégié un rapport très brut à Siegmund, fort crédible par ailleurs, plutôt qu'une relation plus mystérieuse et interrogative.

Tamara Wilson (Brünnhilde) et Stanislas de Barbeyrac (Siegmund)

Tamara Wilson (Brünnhilde) et Stanislas de Barbeyrac (Siegmund)

Ce premier acte est aussi l’occasion d’apprécier l’assurance très bien tenue de Günther Groissböck, Hunding déjà présent sur cette scène en 2013, certes contenu à un rôle peu flatteur, sorte d’officier du pouvoir aux relents fascistes, mais qui fait entendre une ligne soignée avec des noirceurs acérées.

La direction musicale de Pablo Heras-Casado est d’emblée prégnante avec un allant fluide qui préserve beaucoup d’intimité aux premières scènes aux couleurs délicates, la rondeur des cordes sombres vibrant d’un son plein et somptueux, et les cuivres brillant d’un éclat d’or avec toutefois une certaine réserve.

Certains wagnériens pourraient préférer plus de fauvisme et de traits violents, mais il en découle une restitution de la musique de Wagner très lumineuse et plastique qui prend à contre-pied les clichés que l’on pourrait lui associer. Un univers poétique s’épanouit en conséquence, en opposition avec la rudesse de la vie qui est présentée sur scène.

D’ailleurs, à leur retour en fosse après le premier entracte, le chef d’orchestre et les musiciens de l’Opéra de Paris sont accueillis par une ovation d’une intensité phénoménale et peu habituelle.

Christopher Maltman (Wotan) et Ève-Maud Hubeaux (Fricka)

Christopher Maltman (Wotan) et Ève-Maud Hubeaux (Fricka)

Le second acte commence par la traque de Siegmund et Sieglinde représentée sous le prisme d’un viseur infrarouge montrant deux chiens-loups aux mâchoires puissantes et des chasseurs qui poursuivent des animaux sauvages, cerf et sanglier, mais aussi le couple de frère et sœur, ce qui renvoie inévitablement une image de l’homme s’en prenant à la nature; l'angle technologique choisi par Calixto Bieito dans ‘L’Or du Rhin’ se renforce ainsi par la suite.

Wotan apparaît tel le maître d’un centre concentrant de multiples liaisons de données qui lui permettent de dominer le monde tout en captant le maximum d’informations. 

Remplaçant Iain Paterson temporairement souffrant, Christopher Maltman, le Wotan du ‘Ring’ du Royal Opera House de Londres, s’impose par sa puissance autoritaire et ses assombrissements de timbre d’une impressionnante éloquence sans jamais altérer sa tessiture, avec des attitudes corporelles solidement expressives qui lui donnent beaucoup de véracité, une ampleur qui paraît très aisée.

Le moment où Wotan renonce à protéger Siegmund sous la pression de sa femme le voit détruire son propre système de domination alors que des relents suicidaires le traversent de toutes parts.

Tamara Wilson (Brünnhilde) et Christopher Maltman (Wotan)

Tamara Wilson (Brünnhilde) et Christopher Maltman (Wotan)

Le traitement initial de Brünnhilde en enfant immature jouant avec un cheval bâton apporte cependant une touche d’humour qui accentue le grotesque de ses Hoiotoho!, mais en partant de cette attitude loufoque, le metteur en scène montre comment le rapport entre Wotan et sa fille va s’inverser, cette dernière d’abord chahutée prenant le dessus au point de menacer physiquement son père, ce qui va avoir pour effet de très bien mettre en valeur le jeu de Tamara Wilson et lui donner une contenance attachante.

Mélange de malléabilité et d’incisivité au métal d’argent, la soprano américaine incarne une Walkyrie audacieuse au chant vif et épuré tout en restant très humaine et accessible, ce qui est renforcé par la mise en scène également.

Dans ce même acte, Ève-Maud Hubeaux est une fascinante Fricka, jeune et sensuelle, présentée en femme allemande nazie avec le symbole de la Frauenwerk tatoué sur sa poitrine, façon pour le metteur en scène de montrer comment des femmes conservatrices, ce qu’est la femme de Wotan, avaient pu se rallier au pire des régimes sous le IIIe Reich.

La mezzo soprano française a une façon d’être et de chanter fort charismatique avec un franc déploiement vocal qui mélange féminité et troublante sauvagerie à admirer sans broncher.

Ève-Maud Hubeaux (Fricka)

Ève-Maud Hubeaux (Fricka)

Au fur et à mesure de cet acte, le décor s’illumine sur plusieurs étages avec une complexité de jeux d’ombres et de lumières sidérants, et lorsque réapparaît le couple de jumeaux,  Elza van den Heever ne semble plus qu’incarner une Sieglinde souffrant le martyre à l’approche de la naissance de Siegfried. Elle lance ses appels de douleurs hors d’elle même avec tout ce qu’elle a dans le corps, alors que Stanislas de Barbeyrac continue à être tout aussi vigoureusement enflammé.

Wotan le tuera pourtant de sa propre main – brisant encore plus ses propres lois et son propre système -, malgré un geste affectif d’enlacement de la part de son fils qui ne le touchera pas.

Chevauchée des Walkyries

Chevauchée des Walkyries

Calixto Bieito interpelle ensuite directement l’assistance lors de l’ouverture du 3e acte qu’il déclenche sous des projecteurs tournés vers la salle alors qu’une vidéo numérique défile au dessus de spectateurs aux cerveaux altérés par des implants numériques. La chevauchée des Walkyries devient le vecteur d’une angoisse personnelle vis à vis d’un monde qui perdrait toute son humanité en se laissant envahir par le progrès technologique – un petit robot à quatre pattes viendra narguer l’auditoire -, alors que des images de guerres et de tirs de missiles se mêlent à toutes sortes de références à la société de consommation pour aboutir à une perte de sens totale.

Les Walkyries ne sont plus que des soldats drones au yeux numériques verts jetant les corps de civils de tous les côtés, image inévitablement empruntée au conflit en cours en Ukraine, mais dont le public français bien loti pourrait se sentir éloigné.

Tout au long de cet acte, Pablo Heras-Casado maintient un sens précis du discours et de la respiration musicale avec les chanteurs en privilégiant une gradation progressive de l'intensité orchestrale, ce qui vaut de très beaux effets dramatiques semblant émerger d’une trame continuellement vivante. 

Christopher Maltman (Wotan)

Christopher Maltman (Wotan)

Les huit sœurs de Brünnhilde, dispersées partout en hauteur, chantent à en donner le tournis, puis viennent protéger la Walkyrie de la fureur de Wotan qui se révélera finalement bien trop désaxé.

Le décor s’ouvre et découvre un univers urbain défiguré prêt à s’embraser, mais Calixto Bieito préfère sacrifier l’émotion des adieux d’un père à sa fille pour montrer le non sens d’un acte qui consiste à brûler ce qu’il reste de l’humanité que symbolise Brünnhilde elle-même, quelques dérisoires masques à gaz dispersés au sol restant insuffisants à sauver ne seraient-ce les spectateurs présents ce soir alors que la fumée envahit le parterre. 

Stanislas de Barbeyrac, Elza van den Heever, Tamara Wilson, Christopher Maltman, Ève-Maud Hubeaux, Günther Groissböck et Marie-Andrée Bouchard-Lesieur

Stanislas de Barbeyrac, Elza van den Heever, Tamara Wilson, Christopher Maltman, Ève-Maud Hubeaux, Günther Groissböck et Marie-Andrée Bouchard-Lesieur

Avec cette vision pessimiste et sarcastique, Calixto Bieito réussit à donner un élan à son travail, à l’inscrire dans une problématique qui bouleverse aujourd’hui les repères de notre société, et, de surcroît, extrait de chaque chanteur un jeu qui les transcende et les porte à leur meilleur.

Cela donne beaucoup d’intérêt à l’attente des deux prochains volets, d’autant plus que Pablo Heras-Casado semble lui aussi avoir trouvé une unité musicale plus apaisée dans son rapport à ce chef-d’œuvre incontournable. Alors vivement l’hiver prochain pour découvrir quelle place va trouver Siegfried dans ce monde en perdition!

Stanislas de Barbeyrac, Elza van den Heever, Tamara Wilson, Pablo Heras-Casado, Christopher Maltman, Ève-Maud Hubeaux et Günther Groissböck

Stanislas de Barbeyrac, Elza van den Heever, Tamara Wilson, Pablo Heras-Casado, Christopher Maltman, Ève-Maud Hubeaux et Günther Groissböck

Dernière représentation du 30 novembre 2025

Ce dimanche après-midi là, Pablo Heras-Casado réussit une impressionnante fusion entre l'éruptivité orchestrale et l'expressivité des chanteurs tout en déliant une magnifique clarté pulsée au tissu musical. Avec un tel engagement des musiciens jouant aussi bien le jeu du dramatisme tranchant que celui d'une poétique vibrante, les solistes semblent encore plus enclin à donner le maximum d'eux-mêmes ce qui va engendrer une inévitable ovation survoltée au rideau final.

Elza van den Heever, Stanislas de Barbeyrac, Tamara Wilson, Pablo Heras-Casado et Christopher Maltman, le 30 novembre 2025

Elza van den Heever, Stanislas de Barbeyrac, Tamara Wilson, Pablo Heras-Casado et Christopher Maltman, le 30 novembre 2025

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Publié le 3 Novembre 2025

Iphigénie en Tauride (Christoph Willibald Gluck – Opéra de Paris, Théâtre du Palais Royal, le 18 mai 1779)
Représentation du 02 novembre 2025
Opéra Comique – Salle Favart

Iphigénie Tamara Bounazou
Oreste Theo Hoffman
Pylade Philippe Talbot
Thoas Jean-Fernand Setti
Diane Léontine Maridat-Zimmerlin
Une femme grecque Fanny Soyer

Direction musicale Louis Langrée
Mise en scène Wajdi Mouawad (2025)
Orchestre Le Consort et Chœur Les Éléments

Coproduction Théâtres de la Ville de Luxembourg, Opéra du Capitole – Toulouse Métropole

Œuvre phare du répertoire de l’Académie royale de Musique à l’approche de la Révolution Française et qui s‘y maintiendra tout au long de la Première République (près de 350 représentations en 20 ans entre 1779 et 1799), ‘Iphigénie en Tauride’ de Christoph Willibald Gluck ne fera son entrée au répertoire de la salle Favart que le 18 juin 1900 dans une mise en scène d’Albert Carré (le directeur de l’Opéra Comique) et une chorégraphie de la maîtresse de ballet Mariquita, avec Rose Caron dans le rôle titre, Max Bouvet en Oreste et Léon Beyle en Pylade.

L’Opéra de Paris sera par la suite marqué par la nouvelle production que présentera Krzysztof Warlikowski au Palais Garnier le 8 juin 2006 sous la direction de Marc Minkowski, version scénique qui sera régulièrement reprise pendant 15 ans et qui reste dorénavant une référence théâtrale incontournable encore aujourd’hui.

Tamara Bounazou (Iphigénie) - Opéra-Comique © Stefan Brion

Tamara Bounazou (Iphigénie) - Opéra-Comique © Stefan Brion

Beaucoup plus simple et linéaire dans son approche, la nouvelle production que présente en ce dimanche d’automne Wajdi Mouawad, dramaturge qui s’inspire profondément de la tragédie antique pour parler des souffrances du monde, revient aux origines du Mythe en ajoutant en préambule l’ouverture d’’Iphigénie en Aulide’, premier succès de Gluck à Paris en 1774, au cours de laquelle il projette un texte narratif sur le rideau de scène pour rappeler l’histoire des Atrides et de trois des enfants d’Agamemnon, Oreste, Electre et Iphigénie, au moment de la Guerre de Troie qui dura 10 ans sur les rives de l’Hellespont vers 1250 av. J.-C. 

Scène finale d'Iphigénie en Tauride au Théâtre du Palais Royal

Scène finale d'Iphigénie en Tauride au Théâtre du Palais Royal

Recontextualiser un mythe est ainsi une façon de revenir au sens originel d’une histoire immortelle et de s’assurer que l’ensemble de la salle partage le même état de connaissance.

Puis, par un petit effet de langage très théâtral, le metteur en scène fait un bond dans le temps de plus de trois mille ans pour rappeler que la Tauride était l’autre nom de la Crimée, et embraye sur une photographie de chars russes prise lors de l’invasion de 2014 pour se projeter dans l’histoire du conflit ukrainien.

Une courte scène se déroulant dans un musée de Sébastopol est ensuite ajoutée avec une allusion au passé grec de la péninsule – Oreste et Pylade passant pour des Grecs de retour sur ce territoire pour récupérer des anciennes reliques  -, et apparait un tableau rougeoyant représentant Iphigénie alimentée de toute part de poches de sang.

Philippe Talbot (Pylade), Tamara Bounazou (Iphigénie) et Theo Hoffman (Oreste) - Opéra-Comique © Stefan Brion

Philippe Talbot (Pylade), Tamara Bounazou (Iphigénie) et Theo Hoffman (Oreste) - Opéra-Comique © Stefan Brion

L’opéra débute à ce moment là, et la scène devient un décorum symbolique de l’horreur que vit Iphigénie.

Un gouffre aux parois sombres et abîmées, un monolithe cubique noir dont une face portera les stigmates d’un premier sacrifice humain, les gestes des prêtresses peignent violemment une empreinte du corps de la victime qui imprimera des tâches aux contours indéfinis à la façon d’un test de Rorschach, laissant à l’imaginaire du spectateur d’y voir l’image d’une ville en feu, des têtes monstrueuses, ou toute autre association d’idées qui lui soit propre.

Costumes sobres, lumières réglées dans des tonalités bleu fuchsia, rouge et ocre, progressives dans leurs variations, l’histoire est jouée de façon tout à fait lisible jusqu’à la scène de reconnaissance entre Iphigénie et son frère Oreste, sans que toutefois Wajdi Mouawad ne cherche à donner plus de véracité aux relations entre les êtres, la gestuelle un peu trop souvent conventionnelle ne donnant pas une impression de ressenti intérieur poignant.

Theo Hoffman (Oreste) - Opéra-Comique © Stefan Brion

Theo Hoffman (Oreste) - Opéra-Comique © Stefan Brion

Toutefois, la scène des Euménides tourmentant la culpabilité d’Oreste, le meurtrier de sa propre mère, Clytemnestre, comporte un moment de tension forte lorsque l’interprète, le baryton américain Theo Hoffman, est jugé totalement nu sous les regards des déesses vengeresses, comme dans le tableau de William Bouguereau, ‘Les Remords d’Oreste’. On y voit le corps respirer librement en souplesse, car cela va aussi avec la musicalité du chant.

Musicalement, la distribution réunie fait honneur à la clarté, la poésie et l’intelligibilité du texte avec une excellente homogénéité et rend totalement justice à l’alliage entre la tragédie, les couleurs orchestrales et la beauté du chant français qui intéressaient tant Gluck.

Tamara Bounazou (Iphigénie) et Theo Hoffman (Oreste) - Opéra-Comique © Stefan Brion

Tamara Bounazou (Iphigénie) et Theo Hoffman (Oreste) - Opéra-Comique © Stefan Brion

Dès l’ouverture d’'Iphigénie en Aulide’, Louis Langrée insuffle aux musiciens de l’ensemble Le Consort une vivacité alerte avec une amplitude éclatante et une densité sonore qui jouent un rôle essentiel dans la prégnance du drame. Le chef d’orchestre est aussi bien en osmose avec les artistes en fosse que les solistes qui doivent se sentir très assurés avec une telle direction qui respire l’influx vital et la générosité.

Très présent dans cette œuvre, le chœur Les Éléments est considéré comme un acteur permanent dont la prosodie respire le naturel, et dans le rôle d’une femme grecque, Fanny Soyer, membre de l’Académie de l’Opéra-Comique lors de la saison 2024-2025, est d’une onctuosité vocale d’une très grande douceur.

Léontine Maridat-Zimmerlin, Philippe Talbot, Tamara Bounazou, Louis Langrée, Theo Hoffman et Jean-Fernand Setti

Léontine Maridat-Zimmerlin, Philippe Talbot, Tamara Bounazou, Louis Langrée, Theo Hoffman et Jean-Fernand Setti

Et c’est une très forte impression que procure Tamara Bounazou au public de cette première en affichant une Iphigénie absolument ardente, sa tessiture se pliant à l’aplomb mais aussi à la noirceur d’un rôle bien affirmé tout en veillant à ne jamais relâcher la souplesse et l’épaisseur du délié vocal qui s’enflamme avec une grande assurance. Le personnage de Médée n’est pas si loin, et c’est le portrait d’une femme très fière de son statut de prêtresse qui est fortement mis en valeur ici, jusqu’à la scène de reconnaissance qui finit par faire ressortir tardivement l’humanité de son être.

En Oreste, Theo Hoffman a à la fois le velours et une puissance de caractérisation vocale convaincants tout en ayant une manière d’être très humble et attachante car il met à nu les failles de son personnage. Son duo avec Philippe Talbot est bien équilibré, le ténor français ayant tout autant une clarté ambrée et un phrasé d’une agréable souplesse poétique, iduisant la même impression de tendresse.

Wajdi Mouawad (à droite) et son équipe de production

Wajdi Mouawad (à droite) et son équipe de production

Jean-Fernand Setti n’a évidemment aucun mal à imposer un Thoas mordant et noir mais par trop sympathique, l’incarnation pouvant être rendue avec plus de dureté.

Enfin, Léontine Maridat-Zimmerlin assume très bien l’intervention finale de Diane, étrangement mécanisée par la direction de Wajdi Mouawad, et l’heureux final qui clôt la dernière scène de retour dans le musée déclenche une ovation unanime, l’émotion de Theo Hoffman et de Tamara Bounazou étant les plus directement palpables.

Dans la salle, la présence d’Alexander Neef, concerné au premier chef puisqu’il s’agit d’une œuvre emblématique du répertoire de l’Opéra de Paris mise en scène par un dramaturge qu’il apprécie beaucoup, de Christophe Ghristi, coproducteur du spectacle pour le Théâtre du Capitole de Toulouse, et de Loïc Lachenal, directeur de l’Opéra de Rouen Normandie et des Forces Musicales, souligne l’enjeu que porte cette approche rajeunie d’'Iphigénie en Tauride’ avec une distribution totalement renouvelée.

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Publié le 1 Novembre 2025

TV-Web Novembre 2025 Lyrique et Musique

Chaînes publiques

Dimanche 02 novembre 2025 sur France 5 à 14h35
Mika philharmonique

Dimanche 02 novembre 2025 sur Arte à 18h40
Les chemins de Bach

Dimanche 02 novembre 2025 sur Arte à 23h45
Iveta Apkalna, une organiste au firmament

Lundi 03 novembre 2025 sur Arte à 00h40
Concert d'orgue d'Iveta Apkalna - Cathédrale de Riga

Vendredi 07 novembre 2025 sur France 5 à 21h00
Fauteuils d'orchestre (Anne Sinclair, Benjamin Bernheim, Ermonela Jaho) - Théâtre du Châtelet

Vendredi 07 novembre 2025 sur France 5 à 23h10
Don Quichotte (Massenet) - Opéra de Paris - dm Fournillier - ms Michieletto

Dimanche 09 novembre 2025 sur Arte à 03h55
Le clavecin selon Jean Rondeau

Dimanche 09 novembre 2025 sur Arte à 18h40
Le New York Philharmonic à Pyongyang - Les grands moments de la musique

Lundi 10 novembre 2025 sur Arte à 00h35
Gaetano Donizetti : Maria Stuarda - Teatro Real, Madrid

Lundi 10 novembre 2025 sur France 4 à 01h05
Le Berliner Philharmoniker et Zubin Mehta

Lundi 10 novembre 2025 sur Arte à 03h45
Move! - Dancehall

Lundi 10 novembre 2025 sur Arte à 04h15
Move! - Pasión

Mardi 11 novembre 2025 sur Arte à 00h08
Carmen (film Ernst Lubitsch - 1918)

Vendredi 14 novembre 2025 sur France 4 à 21h05
Gustavia, l'histoire du prince de Suède inconnu (Ballet de Pär Isberg)

Vendredi 14 novembre 2025 sur France 4 à 23h00
Hommage à Patrick Dupond - Opéra de Paris

Dimanche 23 novembre 2025 sur France 3 à 00h20
Don Quichotte (Massenet) - Opéra de Paris - dm Fournillier - ms Michieletto

Dimanche 16 novembre 2025 sur Arte à 18h40
Martha Argerich et Daniel Barenboim à Buenos Aires - Les grands moments de la musique

Lundi 17 novembre 2025 sur Arte à 00h25
Les pionniers de la musique de film - Le son de l'Europe pour Hollywood

Lundi 17 novembre 2025 sur Arte à 01h15
Jean Rondeau joue Louis Couperin - Danses en suites au musée Unterlinden de Colmar

Vendredi 21 novembre 2025 sur France 4 à 21h05
Gala d'anniversaire, 150 ans du palais Garnier

Vendredi 21 novembre 2025 sur France 4 à 23h05
Opéra de Paris, un pas de deux en Guyane

Samedi 22 novembre 2025 sur France 4 à 00h00
La Garde Républicaine à l'Opéra Comique

Dimanche 23 novembre 2025 sur France 3 à 00h20
Les clefs de l'orchestre de Jean-François Zygel - La Moldau de Smetana

Dimanche 23 novembre 2025 sur Arte à 18h45
La Folle Journée de Nantes 2024 : Origines

Lundi 24 novembre 2025 sur Arte à 00h05
Le son du souvenir - Mémoires d’orchestres de Munich à Tel Aviv

Lundi 24 novembre 2025 sur Arte à 01h00
Le West-Eastern Divan Orchestra joue Brahms - Festival de Salzbourg 2021

Dimanche 30 novembre 2025 sur France 3 à 00h20
C'est beau! (Création chorégraphique)

Dimanche 30 novembre 2025 sur Arte à 18h40
Arvo Pärt , œuvres pour chœur et orchestre à cordes

Dimanche 30 novembre 2025 sur Arte à 23h35
Brigitte Fassbaender, chanteuse lyrique et metteuse en scène

Lundi 01 décembre 2025 sur Arte à 00h35
Gioachino Rossini : Guillaume Tell - Opéra de Lausanne

A compléter ultérieurement

TV-Web Novembre 2025 Lyrique et Musique

Mezzo et Mezzo HD

Samedi 01 novembre 2025 sur Mezzo à 20h30
Respighi: La fiamma - Deutsche Oper Berlin

Dimanche 02 novembre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Verdi : Otello - Teatro Real, Madrid

Lundi 03 novembre 2025 sur Mezzo à 20h30
Richard Strauss et ses héroïnes

Mercredi 05 novembre 2025 sur Mezzo à 20h30
Lully : Atys - Opéra de Versailles

Vendredi 07 novembre 2025 sur Mezzo à 20h30
Escaich : Shirine - Opéra de Lyon

Vendredi 07 novembre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Strauss : Arabella - Teatro Real de Madrid

Vendredi 07 novembre 2025 sur Mezzo à 23h30
'L'Enchanteresse' de Tchaïkovski à l'Opéra de Francfort

Samedi 08 novembre 2025 sur Mezzo à 20h30
Verdi: La Traviata - Opéra Royal de Wallonie-Liège

Samedi 08 novembre 2025 sur Mezzo HD à 22h35
José Martínez : Le Corsaire - Ballet de l'Opéra national de Bordeaux

Dimanche 09 novembre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Ravel : L'Heure espagnole - Puccini : Gianni Schicchi - Palau de les Arts, Valencia

Lundi 10 novembre 2025 sur Mezzo à 20h30
Rivalités musicales - Callas contre Tebaldi

Mardi 11 novembre 2025 sur Mezzo à 23h15
Syuyumbike de Reseda Akhiyarova à l'Opéra du Tatarstan

Mercredi 12 novembre 2025 sur Mezzo à 20h30
Donizetti : La Fille du régiment - La Fenice

Vendredi 14 novembre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
'Ernani' de Verdi au Palau de les Arts de Valence

Vendredi 14 novembre 2025 sur Mezzo à 23h40
Johann Strauss: La Chauve-Souris - Opéra de Lille

Samedi 15 novembre 2025 sur Mezzo à 22h15
Delibes : Lakmé - Jodie Devos

Dimanche 16 novembre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Strauss : Arabella - Teatro Real de Madrid

Lundi 17 novembre 2025 sur Mezzo à 20h30
Vibrations électroniques - Le son qui a tout changé

Mardi 18 novembre 2025 sur Mezzo à 23h15
Haendel : Jephtha - Joyce DiDonato, Michael Spyres, Il Pomo d'Oro

Mercredi 19 novembre 2025 sur Mezzo à 20h30
Karlsson: Fanny and Alexander - La Monnaie / De Munt, Bruxelles

Vendredi 21 novembre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Tchaïkovski: Eugène Onéguine - Teatro Real, Madrid

Vendredi 21 novembre 2025 sur Mezzo à 23h40
Respighi: La fiamma - Deutsche Oper Berlin

Samedi 22 novembre 2025 sur Mezzo à 20h30
Mozart : La Flûte enchantée - Festival de Salzbourg

Dimanche 23 novembre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Berlioz : La Damnation de Faust - Théâtre des Champs-Elysées, Paris

Lundi 24 novembre 2025 sur Mezzo à 20h30
Paco de Lucía : Ombre et lumières

Mardi 25 novembre 2025 sur Mezzo HD à 19h30
Puccini : Gianni Schicchi - Palau de les Arts, Valencia

Mardi 25 novembre 2025 sur Mezzo à 23h05
Lully : Atys - Opéra de Versailles

Mercredi 26 novembre 2025 sur Mezzo à 20h30
Rotterdam Philharmonic Orchestra, Yannick Nézet-Séguin - Wagner: Die Walküre

Jeudi 27 novembre 2025 sur Mezzo à 23h20
Escaich : Shirine - Opéra de Lyon

Vendredi 28 novembre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Ravel : L'Heure espagnole - Puccini : Gianni Schicchi - Palau de les Arts, Valencia

Vendredi 28 novembre 2025 sur Mezzo à 23h55
Verdi: La Traviata - Opéra Royal de Wallonie-Liège

Samedi 29 novembre 2025 sur Mezzo à 20h30
Stravinsky : Le Rossignol - Poulenc: Les Mamelles de Tirésias - Théâtre des Champs-Elysées

Samedi 29 novembre 2025 sur Mezzo à 22h15
Ravel : L'Heure espagnole & L'Enfant et les sortilèges - Opéra de Monte-Carlo

Dimanche 30 novembre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Denisov: L'Ecume des jours - Opéra de Lille

TV-Web Novembre 2025 Lyrique et Musique

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Operavision, Culturebox, Arte Concert etc...

                            Accès illimité dans le temps

Placido Domingo, l'homme aux mille vies

La Traviata (Chorégies d'Orange 2016) avec Domingo, Jaho, Meli

Le Requiem de Verdi (Chorégies d'Orange)

Le Barbier de Séville (Chorégies d'Orange 2018) avec Peretyatko, Sempey, Hotea

Roberto Alagna - Ma vie est un opéra

Le Royaume des Deux-Siciles (Roberto Alagna)

Patrick Dupond, un danseur chez les étoiles

Michaël Denard, le « prince » de l'Opéra de Paris

Le Lac des Cygnes, l'Ambitieux projet de Tchaïkovski

Maria Callas - Il était une voix

Body and Soul (Opéra national de Paris)

Dans les coulisses de Casse-Noisette

Dans les coulisses de Roméo et Juliette

Dans les coulisses de La Fille mal gardée

Dans les coulisses de Don Quichotte

Dans les coulisses de Mayerling

Martha Graham, danser avec l'âme

Accès Live à l'Opéra Bastille pour « Le Lac des Cygnes »

Accès live à l'Opéra Garnier dans les coulisses de « La Cenerentola »

                         Novembre 2025

¡Cincuentañero! Les 50 ans de Rolando Villazón (Salzbourg 2022) jusqu'au 02 novembre 2025

Werther (Théâtre national Croate de Zagreb) jusqu'au 03 novembre 2025

Le Messie (Festival de Salzburg 2020) jusqu'au 05 novembre 2025

On Danse Chez Vous : Mehdi Kerkouche (Chaillot) jusqu'au 07 novembre 2025

Le Château de Barbe-Bleue (Opéra ZUID) jusqu'au 09 novembre 2025

Une soirée de ballet à l’Opéra national dʼUkraine jusqu'au 10 novembre 2025

Gala Opera de Vienne 2025 (Garanca, Bernheim, Kaufmann) jusqu'au 11 novembre 2025

Yuja Wang X David Hockney jusqu'au 13 novembre 2025

Asmik Grigorian chante Verdi & Bellini - Cathédrale de Kaunas, Lituanie jusqu'au 14 novembre 2025

Maria Stuarda (Opéra d'Etat Hongrois) jusqu'au 16 novembre 2025

Tosca (Metropolitan Opera) jusqu'au 20 novembre 2025

Grounded (Metropolitan Opera) jusqu'au 20 novembre 2025

Aida (Metropolitan Opera) jusqu'au 20 novembre 2025

Concours des Finalistes Neue Stimmen (Liz Mohn Stiftung - Staatsoper Unter den Linden) jusqu'au 24 novembre 2025

Boris Godounov (Dutch National Opera & Ballet) jusqu'au 25 novembre 2025

Le grand concert du Philharmonique de Vienne (Palais Garnier) jusqu'au 26 novembre 2025

Orphée et Eurydice (Festival Pulsations) jusqu'au 28 novembre 2025

                         Décembre 2025

Melancholia (Opéra Royal de Stockholm) jusqu'au 05 décembre 2025

12e Concours international de chant Stanislaw Moniusko (Opéra national de Varsovie) jusqu'au 07 décembre 2025

Concert d'anniversaire pour Arvo Pärt jusqu'au 10 décembre 2025

L'Heure espagnole / Gianni Schicchi (Palau de les Arts Reina Sofia) jusqu'au 13 décembre 2025

Camille Saint-Saëns : Oratorio de Noël (Orchestre philharmonique de Strasbourg) jusqu'au 16 décembre 2025

Pretty Yende au Festival de Glanum jusqu'au 16 décembre 2025

La Fête de la chanson orientale jusqu'au 17 décembre 2025

Prix Opera XXI 2025 (Palau de les Arts Reina Sofia) jusqu'au 17 décembre 2025

Le Grand Hôtel de l'Opéra (Fondazione Mascarade Opera) jusqu'au 21 décembre 2025

La vie secrète des tableaux (Polish national Opera) jusqu'au 22 décembre 2025

Oper on Fire (Opernstudio NRW) jusqu'au 22 décembre 2025

Chelsea Zurflüh & Jonathan Tetelman (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 26 décembre 2025

Elīna Garanča chante Carmen (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 26 décembre 2025

Klaus Florian Vogt chante Mozart, Wagner et Strauss (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 26 décembre 2025

Stjepan Hauser joue Bach et Morricone (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 26 décembre 2025

Golda Schultz, Rolando Villazón et Ludovic Tézier (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 26 décembre 2025

Robert Schumann : Le Paradis et la Péri (Opéra national de Hambourg) jusqu'au 26 décembre 2025

Finale du RING AWARD 25 jusqu'au 29 décembre 2025

Le Concert de Paris 2025 jusqu'au 31 décembre 2025

                           Janvier 2026

Camilla Nylund chante Sibelius (Usedomer Musikfestival 2025) jusqu'au 02 janvier 2026

Concert au château de Prague 2025 jusqu'au 02 janvier 2026

Giuditta (Opéra national du Rhin) jusqu'au 04 janvier 2026

Fidelio courte animation jusqu'au 09 janvier 2026

Klaus Mäkelä et Gustavo Dudamel dirigent Boulez, Beethoven et Poulenc (10 ans de la Philharmonie de Paris) jusqu'au 10 janvier 2026

Iphigénie en Aulide - Iphigénie en Tauride (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 10 janvier 2026

Leevi Madetoja : Les Ostrobothniens (Opéra national de Finlande, Helsinki) jusqu'au 12 janvier 2026

Les Contes d'Hoffmann (Opernhaus Zürich) jusqu'au 12 janvier 2026

La femme silencieuse (Staatsoper Unter den Linden, Berlin) jusqu'au 13 janvier 2026

Mantoue en musiques - Avec Lea Desandre jusqu'au 15 janvier 2026

Il trittico (Opéra national de Paris) jusqu'au 18 janvier 2026

Concert final de l'Accademia Rossiniana 2025 (Rossini Opera Festival) jusqu'au 21 janvier 2026

Didon et Enée (Opéra Royal de Versailles) jusqu'au 28 janvier 2026

Orchestre symphonique des jeunes d’Erevan (Arménie) Young Euro Classic 2025 jusqu'au 29 janvier 2026

                           Février 2026

Carmen (Palazzetto Bru Zane - Opéra Rouen de Normandie) jusqu'au 01 février 2026

Trial by Jury (Scottish Opera) jusqu'au 3 février 2026

La resurrezione (Teatro dell’Opera di Roma) jusqu'au 8 février 2026

Alexander Rodin : Kateryna (Création mondiale à l'Opéra d'Odessa) jusqu'au 9 février 2026

Didon et Enée (Opéra Royal de Versailles) jusqu'au 12 février 2026

Attila (Opernfestspiele Heidenheim) jusqu'au 15 février 2026

Une nuit d'opéra sous les étoiles de Provence jusqu'au 18 février 2026

Voix des Outre-Mer 2023 (Amphithéâtre Bastille) jusqu'au 22 février 2026

Finale du Concours de Chant Reine Sonja 2025 jusqu'au 22 février 2026

                           Mars 2026

Le Nozze di Figaro (Royal College Music) jusqu'au 01 mars 2026

Concert en soutien au peuple ukrainien (Maison de Radio France) jusqu'au 04 mars 2026

Rusalka (Théâtre national de Brno) jusqu'au 06 mars 2026

BOLERO.S Episode 4 (Mehdi Kerkouche) jusqu'au 11 mars 2026

Faust (Opéra de Lille) jusqu'au 12 mars 2026

Vers la grâce (Opéra national de Paris) jusqu'au 13 mars 2026

Hamlet (Teatro Regio Torino) jusqu'au 19 mars 2026

Jack Lang, le beau rôle jusqu'au 24 mars 2026

Between Two Light (Huang Ruo) jusqu'au 26 mars 2026

                           Avril 2026

Ravel en mille éclats jusqu'au 01 avril 2026

Maria de Buenos Aires (Grand Théâtre de Genève) jusqu'au 02 avril 2026

La vraie histoire de Madonna jusqu'au 14 avril 2026

Giuseppe Verdi : La traviata (Grand Théâtre de Genève) jusqu'au 30 avril 2026

                           Mai 2026

Maria Stuarda (Teatro Real de Madrid) jusqu'au 04 mai 2026

Barry Lyndon Tribute jusqu'au 13 mai 2026

Michel Legrand, la musique enchantée (Dessay, Bertault) jusqu'au 13 mai 2026

Ballet Flamenco de Andalucía : Origen Teatro de la Maestranza, Séville jusqu'au 18 mai 2026

L'Orchestre de la Garde Républicaine à l'Opéra Comique jusqu'au 19 mai 2026

Jean-Philippe Rameau : Platée (Théâtre national de Prague) jusqu'au 30 mai 2026

                           Juin 2026

"La Passion selon saint Jean" de Bach par Sasha Waltz jusqu'au 03 juin 2026

                           Juillet 2026

Gustave Charpentier : Louise Festival d'Aix-en-Provence jusqu'au 12 juillet 2026

Kiev, un opéra en guerre (1/4) - Danser pour résister jusqu'au 12 juillet 2026

Cerrone - Disco symphonique à la Philharmonie jusqu'au 16 juillet 2026

                           Août 2026

Elīna Garanča chante Mahler (Festival de Lucerne 2025) jusqu'au 14 août 2026

Gala d'Opéra - Classic 2025 (Festival de Hanovre) jusqu'au 23 août 2026

                           Septembre 2026

Carlo Vistoli (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 08 septembre 2026

Kiev, un opéra en guerre (2/4) - Exister ou disparaître jusqu'au 12 septembre 2026

Malena Ernman : Terra Mater - Bayreuth Baroque 2025 jusqu'au 12 septembre 2026

Julia Leshneva & Franco Fagioli (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 15 septembre 2026

Francesco Cavalli : Pompeo Magno (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 16 septembre 2026

Gala de l'Opéra de Vienne 2025 jusqu'au 17 septembre 2026

Marina Viotti - Bayreuth Baroque 2025 jusqu'au 19 septembre 2026

JR, Damien Jalet & Thomas Bangalter : Chiroptera (Parvis du Palais Garnier) jusqu'au 30 septembre 2026

                           Octobre 2026

Fête Chorale à Nuremberg : Les voix du Monde jusqu'au 06 octobre 2026

Barbara Hannigan dirige Ligeti et Stravinsky jusqu'au 10 octobre 2026

                         Novembre 2026

Kiev, un opéra en guerre (3/4) - Exilés jusqu'au 14 novembre 2026

Les trois ballets de Stravinsky (Théâtre des Champs-Elysées) jusqu'au 25 novembre 2026

                         Décembre 2026

Concert du nouvel an de l'Orchestre national de France (Radio France) jusqu'au 30 décembre 2026

   

                          Janvier 2027

Samson (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2027

Madame Butterfly (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2027

                        Février 2027

Kiev, un opéra en guerre (4/4) - Transmettre jusqu'au 08 février 2027

                        Mars 2027

Les Sentinelles (Opéra de Bordeaux) jusqu'au 09 mars 2027

                        Avril 2027

Les saisons de la danse (Max Richter) jusqu'au 08 avril 2027

                         Juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 1 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 2 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 3 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 4 jusqu'au 16 juin 2027

 

                         Juillet 2027

Rituel - Millepied & Boulez, Stravinsky, Bartók jusqu'au 29 juillet 2027

                         Octobre 2027

Le couronnement de Poppée par l’Ensemble I Gemelli jusqu'au 03 octobre 2027

                         Mars 2028

Adieu l'Opéra (Opéra national de Paris) jusqu'au 15 mars 2028

                         Avril 2028

Wartime Elegy - Ballet national d'Ukraine  jusqu'au 01 avril 2028

                         Juin 2028

Dream Requiem - Rufus Wainwright (Radio France) jusqu'au 13 juin 2028

 

                         Septembre 2028

La grande affabulation à l'Opéra Comique jusqu'au 24 septembre 2028

                         Novembre 2028

Mikko Franck dirige Dutilleux, Mahler et Strauss (chant Marie-Nicole Lemieux) jusqu'au 21 novembre 2028

 

                         Septembre 2029

Arthur Honegger : Le Roi David Avec Amira Casar et Lambert Wilson jusqu'au 25 septembre 2029

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Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique

Publié le 30 Octobre 2025

Quatuor n°12 américain (Dvorak) et Quatuor n°8 (Chostakovitch)
Concert du 26 octobre 2025
Paroisse Sainte Marie des Batignolles, Paris

Antonín Dvořák (1841-1904) - Quatuor à cordes no 12 en fa majeur, B. 179 (op. 96) ‘Américain’ (01 janvier 1894 – Boston)
Dmitri Chostakovitch (1906-1975) -  Quatuor à cordes no 8 en ut mineur (opus 110)  (02 octobre 1960 – Moscou)

Janus Quartet
1er violon Irma Barbutsa-Ptskialadze 
2d violon Xavier Delcroix 
Alto Claire Rousset
Violoncelle Félix Delcroix

Ensemble formé à Paris en 2016, le Janus Quartet met en valeur le répertoire traditionnel du quatuor à cordes de Joseph Haydn jusqu’à la création contemporaine, tout en exploitant également les musiques plus populaires et les musiques de films qu’ils arrangent de façon à toucher un public plus large.

En ce dimanche après-midi, c’est au cœur de la paroisse Sainte Marie des Batignolles, un édifice ayant l’apparence d’un temple grec et une nef plutôt intime, que la formation interprète un concert d’une heure réunissant le Quatuor à cordes no 12 ‘Américain’ d’Antonín Dvořák et le très sombre Quatuor à cordes no 8 de Dmitri Chostakovitch.

Janus Quartet (Irma Barbutsa-Ptskialadze, Xavier Delcroix, Claire Rousset, Félix Delcroix)

Janus Quartet (Irma Barbutsa-Ptskialadze, Xavier Delcroix, Claire Rousset, Félix Delcroix)

Lié à la période américaine du compositeur tchèque (1892-1895) qui vit naître la Symphonie dite ‘Du Nouveau Monde’, le Quatuor à cordes n°12 évoque un esprit heureux et un charme profondément bucolique qui s’expriment le mieux au cours de son second mouvement lent.

L’empreinte du Janus Quartet sur cette partition assigne d’emblée un jeu sincère doté de caractère qui ancre une présence assez dense balançant entre un premier violon (Irma Barbutsa-Ptskialadze) au panache nerveux et pictural, un second violon (Xavier Delcroix) bien assuré, un alto (Claire Rousset) plus discret et un violoncelle (Félix Delcroix), placé face au 1er violon et donc en avant vers le public, d’une impeccable rondeur.

Leur unité atteint une captivante plénitude justement dans le lyrisme profond du second thème que les musiciens imprègnent d’une douceur fort chaleureuse, comme s’ils avaient atteint une forme de vérité qui leur soit propre.

L'Assomption de la Vierge - Paroisse Sainte Marie des Batignolles

L'Assomption de la Vierge - Paroisse Sainte Marie des Batignolles

Si la seconde partie du quatuor d’Antonín Dvořák voit de plus en plus les sonorités s’assouplir avec un premier violon généreusement exubérant, le Quatuor à cordes no 8 de Dmitri Chostakovitch opère une véritable plongée dans la noirceur désespérée d’une œuvre dédiée ‘aux victimes de la guerre et du fascisme’.

Il s’agit d’un mélange de lente gravité et de révolte vivace, qui se déchaîne cet après-midi sans ambages, dont le quatuor restitue suffisamment l’atmosphère suffocante pour laisser l’auditeur imaginer une marche à travers une ville en ruines.

Claire Rousset a de plus introduit le thème majeur de chaque pièce à travers deux poèmes, l’un léger et insouciant, l’autre plus poignant et vibrant avec les évènements qui se déroulent encore aujourd'hui à l’extrême Est de l’Europe.

L'Archange Saint-Michel

L'Archange Saint-Michel

Et pour finir sur une note plus tendre, le quatuor propose en bis un arrangement du quatrième lied des ‘Mélodies tziganes’ d’Antonín Dvořák, ‘Songs My Mother Taught Me’, air nostalgique si souvent repris, pour le plaisir de tous.

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Publié le 21 Octobre 2025

Musique vocale de la Renaissance de Janequin à Aleotti
Récital du 19 octobre 2025
Paroisse Notre-Dame du Travail, Paris

Luca Marenzio (1553-1599) - ‘Madonna, sua mercè, pur una sera’ (1585 – Rome)
Giovanni Pierluigi da Palestrina (1525-1594) - ‘Sicut cervus - Sitivit anima mea’ (~1581 - Rome)
Vittoria et/ou Raffaella Aleotti (1574-1646) - T'amo Mia Vita (1593 – Ferrare)
John Dowland (1563-1626) - ‘In this trembling shadow’ (1612,  Londres) - extrait de ‘A Pilgrimes Solace’
Claudin de Sermisy (1490-1562) -
‘Au joly bois’ (~1525 - Paris)
John Bennet (1575-1614) - Weep, O Mine Eyes (1599 – Londres), extrait de ‘Madrigalis to Foures Voyces’
Claudio Monteverdi (1567-1643) - Sanctus/Benedictus/Agnus Dei (~1640 – Venise), extrait de ‘Messa à quattro voci da cappella’
Pierre Regnault dit Sandrin (1495-1561) - Doulce mémoire/Fini le bien (~1538), texte attribué à François Ier 
John Wilbye (1574-1638) - Adieu, sweet Amaryllis (~1598 – Londres)
Clément Janequin (1485-1558) - Le Chant des Oiseaux (~1537)
Henry Purcell (1659-1695) - Hush, no more, extrait de ‘The Fairy Queen’ (1692 - Londres)

Quatuor Vocal Marenzio (membres du Chœur de Chambre Arthémys)
Soprano Ava Venise Santoni
Alto Floris Bernard
Ténor Antoine David-Calvet
Basse Olivier Lefaivre

Né en 2024 de la réunion de quatre chanteurs du Chœur de Chambre Arthémys, le Quatuor Vocal Marenzio propose en ce dimanche après-midi d’imprégner le public venu en nombre à la Paroisse Notre-Dame du Travail – environ 300 personnes, ce qui est conséquent – de l’univers des musiques vocales de la Renaissance, en entrelaçant l’art des chansons parisiennes du XVIe siècle au madrigaux anglais de la période élisabéthaine et aux madrigaux italiens qui précéderont la création de l’Opéra à Florence.

Quatuor Vocal Marenzio : Ava Venise Santoni, Floris Bernard, Antoine David-Calvet et Olivier Lefaivre

Quatuor Vocal Marenzio : Ava Venise Santoni, Floris Bernard, Antoine David-Calvet et Olivier Lefaivre

Ainsi, Luca Marenzio, Giovanni Pierluigi da Palestrina et Raffaella Aleotti - nonne à Ferrare et première compositrice de musique sacrée qui verra ses créations imprimées – cotoyent John Dowland, John Bennet et John Wilbye, pour l’école anglaise, et leurs prédécesseurs français, Claudin de Sermisy, Pierre Regnault et Clément Janequin, auteurs de chansons aux formes plus légères.

L’ensemble des quatre solistes est très bien équilibré, la voix d’Ava Venise Santoni s’évadant haut dans la nef de l’église, celle d’Olivier Lefaivre, basse bien timbrée se profilant avec douceur vers le public, tous deux encadrant les deux voix claires masculines et poétiques de Floris Bernard et d’ Antoine David-Calvet, le tout unifié par une tessiture diaphane aux couleurs pastels apportant une touche spirituelle commune à des airs qui peuvent être aussi bien religieux (Luca Marenzio, John Dowland) que plus simplement sensibles (Pierre Regnault, Claudin de Sermisy).

Chapelle Notre-Dame-du-Travail - La Vierge et Jésus

Chapelle Notre-Dame-du-Travail - La Vierge et Jésus

‘Au joly bois’ de Claudin de Sermisy, écrit dans la ligne de poètes tels Clément Marot, verse dans la déception amoureuse mélancolique, alors que ‘Weep, O Mine Eyes’ de John Benne rend hommage à ‘Flow my tears’ de John Downland en plongeant au plus profond des langueurs humaines.

La souplesse corporelle dont font preuve ces quatre interprètes forme toutefois une représentation visuelle qui renforce la nature réconfortante de ces airs.

Mais quelle joie à entendre la rythmique piquante du ‘Chant des Oiseaux’ de Clément Janequin, constellée de petites touches vocales stimulantes et d’amusantes superpositions de timbres!

Quatuor Vocal Marenzio : Floris Bernard, Ava Venise Santoni, Olivier Lefaivre et Antoine David-Calvet

Quatuor Vocal Marenzio : Floris Bernard, Ava Venise Santoni, Olivier Lefaivre et Antoine David-Calvet

Toutefois, le programme proposé n’est pas exclusivement dédié aux musiques vocales de la Renaissance, dont certaines étaient d'ailleurs accompagnées par des instruments - ‘In this trembling shadow’ de John Dowland, par exemple, était écrit pour voix mais aussi pour luth -, car une incursion est menée vers le répertoire des œuvres liturgiques modernes du XVIIe siècle, avec l’extrait de la ‘Messa a quatro voci da cappella’ de Monteverdi, et vers l’opéra avec ‘Hush, no more’, extrait de ‘The Fairy Queen’ d’Henry Purcell, qui achève le concert sur une note de paix intérieure bénéfique aux cœurs réunis pour un moment.

Admirer les visages et les attitudes des spectateurs participe aussi à l'émotion simple de ce récital qui réussit à flouter les diverses influences européennes des musiques vocales qui émergèrent après le Moyen Âge.

La nef de Notre-Dame-du-Travail

La nef de Notre-Dame-du-Travail

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Publié le 16 Octobre 2025

Antigone (Pascal Dusapin – Paris, le 07 octobre 2025)
Création mondiale
Représentation du 09 octobre 2025
Philharmonie de Paris, Grande Salle Pierre Boulez

Antigone Christel Loetzsch
Ismène Anna Prohaska
Créon Tómas Tómasson
Un Messager Jarrett Ott
Hémon Thomas Atkins
Tirésias Edwin Crossley-Mercer
Coryphée Serge Kakudji
Eurydice Natalia Cellier
Enfant accompagnant Tirésias (en alternance) Cosma Moïssakis, Joseph Raynaud-Palombe

Direction musicale Klaus Mäkelä 
Mise en scène Netia Jones (2025)
Orchestre de Paris

Commande de la Philharmonie de Paris et de la Philharmonie de Dresde
Décor fabriqué par les ateliers de la MC93 – Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis à Bobigny
Diffusion sur France Musique le 29 octobre 2025 à 20h

En 50 ans de créations musicales, Pascal Dusapin s’est imposé dans le paysage lyrique au point que la plupart des scènes parisiennes ont accueilli au moins un de ses ouvrages, tels ‘La Melancholia’ (Théâtre du Châtelet, 1992), ‘Perelà, uomo di fumo’ (Opéra Bastille, 2003), ‘Passion’ (Théâtre des Champs-Élysées, 2010), ‘O Mensch!’ (Bouffes du Nord, 2011), ‘Medea’ d’après 'Medeamaterial' (Théâtre des Champs-Élysées, 2012), ‘Penthesilea’ (Philharmonie, 2020), ‘Macbeth Underworld’ (Opéra Comique, 2023) ou ‘Il Viaggio , Dante’ (Palais Garnier, 2025).

Les mythes inspirent profondément les ouvrages lyriques du compositeur nancéien pour tout ce qu’ils drainent de forces sombres incarnées en des personnages charismatiques mais monstrueux. Et s’intéresser aux mythes c’est s’intéresser à l’intériorité d’êtres humains fondamentalement solitaires, et, par conséquent, accepter de voir des aspects de l’humanité qui peuvent exister en nous tous, alors que la société d’aujourd’hui vise souvent à les masquer et à affadir les personnalités. 

Tómas Tómasson (Créon) et Christel Loetzsch (Antigone) - Photo Philharmonie de Paris

Tómas Tómasson (Créon) et Christel Loetzsch (Antigone) - Photo Philharmonie de Paris

La création d’’Antigone’ à la Philharmonie, dans sa version lyrique, l’une des sept pièces de Sophocle qui aient survécu jusqu’à aujourd’hui, trouve un cadre spectaculaire sur la scène centrale de cette salle à l’acoustique irréelle.

Netia Jones, metteuse en scène britannique en vogue dont l’Opéra de Paris reprend ‘Les Noces de Figaro’ au Palais Garnier cette saison, a conçu un dispositif symbolique qui ne tient qu’en un seul bloc, quelques colonnes faiblement espacées en forme de cube, qui évoque l’architecture des temples grecs mais aussi un pouvoir fort qui écrase tout et réduit les individualités à bien peu. Le long de ses murailles, les solistes paraissent en effet bien petits.

Accompagnée de quelques vidéographies abstraites en noir et blanc qui viennent troubler la surface blanche et plane de ce monument, la scénographie sobre dégage une impression générale glaciale qui sied bien à cette histoire qui place au centre de la tragédie l’inflexibilité de Créon à condamner Antigone pour avoir enseveli le corps de son propre frère, Polynice.

Un écran situé en arrière plan à droite de la scène permet d'apprécier l'humanité des traits des solistes révélée par les conflits intérieurs.

Antigone (Dusapin Loetzsch Tómasson Jones Mäkelä) Philharmonie

Au pied de la scène, près de 75 musiciens de l’Orchestre de Paris créent un ensemble impressionnant enveloppé d’une lumière subtilement tamisée. Dès le début, la musique de Pascal Dusapin laisse s’étendre des humeurs noires qui s’immiscent dans les tissures de cordes d’une finesse lumineuse fantastique. Il faut aimer cette austérité raffinée qui nous transporte dans un espace mental hors du temps courant, et apprécier la façon dont les motifs instrumentaux sont ornementés et torsadés comme si l’on assistait à l’épanouissement d’un ouvrage musical travaillé avec des qualités d’orfèvre d’une grande sophistication. Klaus Mäkelä est évidemment à son affaire, lui qui sait mettre en valeur splendidement le lustre sonore de l’Orchestre de Paris et travailler la souplesse de son armature avec un excellent sens d’unité et d’expansion spatiale.

Les mouvements internes à la partition suivent également la dramaturgie théâtrale jusque dans ses déclamations les plus violentes, notamment lors de la confrontation entre Créon et Antigone.

Tómas Tómasson et Klaus Mäkelä

Tómas Tómasson et Klaus Mäkelä

Le baryton basse islandais Tómas Tómasson fait partie de ces chanteurs du grand répertoire de plus en plus amenés à défendre de grands rôles de compositeurs contemporains. 

Grand interprète de 'Lear' (Aribert Reimann), à l’instar du baryton danois Bo Skovhus, ses expressions du visage rigoureuses et son timbre fantomal noir donnent une image terriblement sévère et animale du régent de Thèbes, et Christel Loetzsch, familière des pièces du compositeur français, telles ‘Macbeth Underworld’ (La Monnaie, 2019), ‘Penthesilea’ (Philharmonie, 2020), ‘Il Viaggio, Dante’ (Aix-en-Provence, 2022), lui oppose une Antigone moderne, femme en pantalon noir d’une fascinante prestance physique dont on pourrait croire que son tempérament sûr, renforcé d’un chant dramatique jouant aussi bien de noirceurs introspectives que d'enflammements instinctifs, la sauverait des conséquences du jugement souverain. Sa verve téméraire semble en tout cas la seule attitude possible pour ébranler la rigidité de Créon.

Christel Loetzsch (Antigone)

Christel Loetzsch (Antigone)

Par contraste, Anna Prohaska – souffrante et doublée brillamment ce soir depuis l’orchestre par la jeune soprano Camille Chopin  - incarne une Ismène du passé, femme que l’on sent soumise à la tradition et qui ne peut avoir l’affront d’Antigone.

Tous les autres personnages, plus secondaires, sont très bien caractérisés, l’autorité de Jarrett Ott en Messager, la vulnérabilité de Thomas Atkins en Hémon, la présence d’Edwin Crossley-Mercer en Tirésias, et le Coryphée lumineux de Serge Kakudji, qui interviennent pour nous sortir de l’espace mental de Créon qui pourrait happer la salle toute entière.

Un ouvrage qui vous embarque dans la fascination des entrailles de l’âme d’un homme de pouvoir avec une résonance particulière à une époque qui semble façonnée par de grandes figures autocrates.

Tómas Tómasson, Klaus Mäkelä, Christel Loetzsch

Tómas Tómasson, Klaus Mäkelä, Christel Loetzsch

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Publié le 9 Octobre 2025

Hommage Enesco 70 - Intégrale de l’Œuvre vocale de Georges Enesco (première partie)
Espace Bernanos (4 rue du Havre, Paris)
Récital du 08 octobre 2025

Georges Enesco
Trois mélodies, op.4 (1898)

‘Le Désert’, poème de Jules Lemaitre
‘Le Galop’, poème de Sully Prud’homme
‘Le Soupir’, poème de Sully Prud’homme

Mélodies hors opus
‘Pensée perdue’, poème de Sully Prud’homme
‘Souhait’, poème de Carmen Sylva
‘Würstenbild’, poème de Albert Roderich
‘De ziua ta’, poème du compositeur
‘Chant hindou’, poème de Géraldine Rolland
‘Si j’étais Dieu’, poème de Sully Prud’homme
‘Dédicace’ (récité), poème de G.Enesco
‘Silence’, poème d’Albert Samain
‘Eu mă duc, codrul rămâne’, poème de Mihai Eminescu
‘Doïna’, sur un poème populaire recueilli par V.Alecsandri

Pascal Arnault
4ème sonate (piano solo)

Georges Enesco
Sept chansons sur poèmes de Clément Marot (1496-1544), op.15

‘Estrène à Anne’
‘Languir me fais…’
‘Aux damoyselles paresseuses d’escrire à leurs amys’
‘Estrène de la rose’
‘Présent de couleur blanche’
‘Changeons propos… Du conflict en douleur’

Œdipe (Extraits de l’opéra) - 1931
‘Chanson du Berger’
‘Air d’Œdipe ’ (IIe acte) : Où suis-je
Solo flûte : Ydris Steinmetz
‘Air d’ Œdipe’ (IVe acte) : Adieu douce Antigone
Voix off : Natacha Hamouma-Goguel, soprano

Soprano Gloria Tronel
Baryton Florent Karrer
Ténor Nicolae Hategan
Piano Ingmar Lazar

Situé depuis 1994 dans les locaux de l’Église Saint-Louis d’Antin, elle-même faisant partie de l’ancien Couvent des Capucins de la Chaussée-d ’Antin (1780-1782) actuellement réaffecté au Lycée Condorcet, l’Espace Bernanos abrite un auditorium de 150 places où est présentée sur deux soirées, le 08 et 10 octobre, l’intégrale de l’œuvre vocale de Georges Enesco à l’occasion du 70e anniversaire de sa disparition. L’Institut culturel roumain est notamment partenaire de cette manifestation.

Rendre hommage de cette manière au compositeur franco-roumain, c’est montrer à quel point les poètes français l’ont inspiré.

Œuvres vocales de Georges Enesco (Tronel Karrer Hategan Lazar) Espace Bernanos

La première partie du programme est ainsi dédiée à des mélodies composées entre 1898 et 1946 sur des textes d’écrivains contemporains d’Enesco, tels Géraldine Rolland, Sully Prud’homme, Jules Lemaitre, et la seconde partie laisse place aux vers de Clément Morot (XVIe siècle) qui évoquent l’essence d’un cœur blessé virant aux sentiments les plus mélancoliques, pour se prolonger dans les mélopées de l’unique opéra du musicien, ‘Œdipe’, qui accompagnent la dérive du malheureux père d’Antigone.

Entre ces deux parties, la '4e sonate pour piano' créée à la fin de l’hiver dernier par Pascal Arnault, présent ce soir parmi l’assistance, créera un univers de grondements intérieurs rendus par Ingmar Lazar sans la moindre concession, une peinture violente mystérieusement surmontée d’un leitmotiv reprenant ‘La Marseillaise’.

Pascal Arnault - compositeur de '4e sonate pour piano' (2025)

Pascal Arnault - compositeur de '4e sonate pour piano' (2025)

Trois jeunes chanteurs sont donc réunis pour incarner en alternance, air après air, l’esprit de ces poèmes nostalgiques.

L’aîné, Florent Karrer, est régulièrement présent sur les scènes lyriques nationales depuis 2018 – il jouait le rôle d’un commissaire de police et d’un notaire dans ‘Le Chevalier à la Rose’ mis en scène par Krzysztof Warlikowski au Théâtre des Champs-Élysées en fin de saison dernière -. 

D'un timbre au grain chaud et coloré auquel il donne de la puissance, il installe une présence joviale qui a de l’épaisseur, et l’assombrit quand il va s'agir de dépeindre le désarroi d’ Œdipe.

Alexander Neef avait fait du chef-d'œuvre d’Enesco, créé au Palais Garnier en 1936, le coup d’envoi de sa première véritable saison à la direction de l’Opéra de Paris; réentendre ces extraits permet ainsi de se remémorer les images très poétiques de la mise en scène de Wajdi Mouawad.

Nicolae Hategan et Gloria Tronel

Nicolae Hategan et Gloria Tronel

Bien différent par son style d’emblée sérieux, le ténor roumain Nicolae Hategan, lauréat du Concours Enesco, Grand Prix Opéra 2018, souffle un chant aux tissures agréablement ambrées et mates de couleurs, aérien par moment, et qui, au cours du récital, s'enrichit d'une expressivité éloquente au fur et à mesure que son investissement gagne en caractérisation, comme si son interprétation le faisait se libérer de sa réserve initiale. Il recevra un très bel accueil au final.

Quant à la plus jeune artiste, Gloria Tronel, lauréate du Concours Enesco, Grand Prix Opéra 2023 qui avait impressionné par ses aigus dans la nouvelle production de 'The Exterminating Angel' à l'Opéra de Paris en 2024, elle commence par se délecter de sa luminosité vocale dense, bien timbrée et focalisée, avec un petit air pimpant qui évoque le personnage de Manon, puis s’imprègne de l’esprit du texte avec une joie interprétative très plaisante.

 Natacha Hamouma-Goguel,  Ingmar Lazar et Florent Karrer

Natacha Hamouma-Goguel, Ingmar Lazar et Florent Karrer

Si le public a eu la sensation d’être progressivement saisit par une âme un peu énigmatique sans s’en apercevoir, tout en se dégageant de tout sens du temps, il le doit aussi à Ingmar Lazar qui est un pianiste qui sait créer une intériorité prégnante tout en lui ajoutant des effets impressionnistes personnels, sans jamais se départir d’une grande délicatesse.

Son rapport émotionnel aux solistes, palpable, devient aussi le révélateur d’une force de conviction qui lui permet de les embarquer dans ce voyage intime où l'âme populaire est aussi présente. 

Une bien belle soirée qui a aussi permis de découvrir la fraîcheur du jeu de flûte d’ Ydris Steinmetz lors de l'extrait du second acte d’ 'Œdipe', et la voix florissante en harmoniques de Natacha Hamouma-Goguel.

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Publié le 4 Octobre 2025

Parsifal (Richard Wagner – Bayreuth, le 26 juillet 1882)
Représentation du 28 septembre 2025
Opera Ballet Vlaanderen - Gand

Kundry Dshamilja Kaiser
Parsifal Christopher Sokolowski
Amfortas Kartal Karagedik
Gurnemanz Albert Dohmen
Klingsor Werner Van Mechelen
Titurel Tijl Faveyts

Direction musicale Alejo Pérez
Mise en scène Susanne Kennedy et Markus Selg (2025)
Symfonisch Orkest Opera Ballet Vlaanderen
Koor and Kinderkoor Opera Ballet Vlaanderen

Les productions de ‘Parsifal’ à l’Opéra de Gand se suivent, ne se ressemblent en rien, et sont tout autant captivantes. En avril 2013, Tatjana Gürbaca proposait, avec grande économie de moyens, une vision ultra pessimiste sur la décadence d’un monde adulant le sang, et prêt à encenser un nouveau type de héros guerrier.

Albert Dohmen (Gurnemanz) et Christopher Sokolowski (Parsifal)

Albert Dohmen (Gurnemanz) et Christopher Sokolowski (Parsifal)

Rien de tel à travers la lecture ésotérique de Susanne Kennedy qui est présentée à l’Opéra des Flandres en ouverture de saison 2025/2026. La metteuse en scène allemande s’est alliée au plasticien Markus Selg depuis 2015 pour développer un théâtre de sensations qui brouille la perception du réel.

Loin de mettre en regard l’œuvre testamentaire de Richard Wagner avec l’histoire du XXe siècle, comme l’avait fait Stefan Herheim à Bayreuth et Krzysztof Warlikowski à l’Opéra de Paris en 2008, l’approche proposée à Gand repose sur une impressionnante scénographie vidéographique qui utilise aussi bien toute l’ouverture de scène pour se projeter que les alcôves du décor, tels une entrée de grotte mystérieusement placée au centre de scène ou bien un foyer de feu sur lequel repose le corps de Titurel, pour s’y incruster avec une haute définition d’image.

Parsifal (Sokolowski Kaiser Karagedik Dohmen Pérez Kennedy Selg) Gand

Les premières images paraissent nous amener dans les grands paysages du ‘Seigneur des Anneaux’, puis deviennent plus abstraites avec des teintes changeantes qui prendront une couleur sang à la mort du cygne. Parsifal est assis face à un tunnel intérieur conduisant vers une lumière inatteignable, qui n’est pas sans évoquer la ‘Montée des bienheureux vers l’empyrée’ de Jérôme Bosch, dont les teintes flamandes vont d’ailleurs imprégner la dernière partie du premier acte.

Ce couloir infini prend ensuite la forme d’une artère coronaire dont l’une des valves bat régulièrement au cours de la scène de calvaire d’Amfortas, avant que l’innocent Parsifal se sublime en Siddhartha une fois la cérémonie achevée.

Il faut dire qu’à ce moment là, cet enchaînement d’images qui détourne l’attention d’un jeu scénique sommaire – hormis pour Parsifal -, mais avec une surcharge d’objets décoratifs et mystiques disposés partout au sol, laisse assez circonspect. 

Christopher Sokolowski (Parsifal) et Dshamilja Kaiser (Kundry)

Christopher Sokolowski (Parsifal) et Dshamilja Kaiser (Kundry)

La formation symphonique n’est pas encore totalement déployée, mais la qualité du tissu orchestral est indéniablement appréciable, et Albert Dohmen, qui pour les connaisseurs de l’Opéra Bastille des dernières années du mandat d’Hugues Gall évoque Le Hollandais volant, Amfortas et Jochanaan, fait montre d’un métier encore bien assuré en Gurnemanz, avec une bienveillance sensible.

Kartal Karagedik (Amfortas)

Kartal Karagedik (Amfortas)

Dans le second acte, l’imagerie reste encore dans le registre médiéval, des épées, lances, boucliers et corps jonchant un champ de bataille, le monde Klingsor étant celui de la destruction et de la division. Werner Van Mechelen n’est pas véritablement un méchant, c’est pourquoi l’Amfortas qu’il avait incarné sur cette même scène en 2013 est bien plus mémorable que son appropriation de l'étoffe du magicien, totalement figé par la mise en scène, mais qui reste solide.

Dshamilja Kaiser (Kundry)

Dshamilja Kaiser (Kundry)

L’intervention de Dshamilja Kaiser dans le rôle de Kundry est elle aussi quelque peu momifiée par la direction de Susanne Kennedy, mais elle va se révéler d’un redoutable aplomb à partir de la scène de séduction de Parsifal, tous les aigus étant parfaitement assurés avec une stabilité très convaincante. Dans cet acte, la sainte couronne d’épines irrigue l’alcôve en forme de chambre, qui est aussi un symbole féminin, et Parsifal, à demi-nu, exprime une très forte ambiguïté entre expression sensuelle et cheminement vers la destinée du Christ. Une splendide image clôt cet acte lorsqu’il tend ses bras en croix en s’appuyant sur deux lances tenues par des femmes, en geste de défense.

Dshamilja Kaiser (Kundry) et Christopher Sokolowski (Parsifal)

Dshamilja Kaiser (Kundry) et Christopher Sokolowski (Parsifal)

Christopher Sokolowski, jeune ténor américain de moins de 35 ans, prend une dimension saisissante, son timbre affermi aux coloris relativement sombres dégageant une véritable expressivité théâtrale qui se retrouve aussi dans son jeu fortement intériorisé. Jamais ne donne t-il l’impression d’être un homme naïvement éthéré, et dès le premier acte on sent bien qu’il est déjà chargé de quelque chose de profond.

Christopher Sokolowski (Parsifal)

Christopher Sokolowski (Parsifal)

Le dernier acte est une réussite absolue sur tous les plans. La vidéographie étend des paysages sauvages, auxquels s’insère une statue de Saint érodée par le temps, et recèle une complexité de plans visuels qui se superposent et altèrent l’ambiance visuelle, comme une réponse à l’ambivalence de la musique, et la scène d’onction se déroule sous de magnifiques lumières aquatiques et changeantes, le dernier service du Graal prenant une noirceur d’où surgira furtivement l’ombre destructrice de Shiva, tout le visuel latéral donnant l’impression d’un voyage dans le temps multicolore, esthétisé de façon impressionnante en utilisant les tresses d’épines de la couronne du Christ, débauche de flux lumineux fuyants qui rappelle le film de Stanley Kubrick ‘2001, l’Odyssée de l’espace’.

Kartal Karagedik dessine à ce moment là un Amfortas ramené à la vie et d’une humanité émouvante, et le chœur fait surtout preuve d’une présence assez massive.

Albert Dohmen (Gurnemanz), Christopher Sokolowski (Parsifal) et Dshamilja Kaiser (Kundry)

Albert Dohmen (Gurnemanz), Christopher Sokolowski (Parsifal) et Dshamilja Kaiser (Kundry)

Le final invite à l’optimisme et révèle aussi un désir de paix pour le monde à travers le vol d’une colombe protégeant un Parsifal orné d’une croix solaire, en symbole de la fin de toutes les souffrances.

Et c’est aussi dans cette dernière partie que l’Orchestre symphonique de l’Opéra des Flandres atteint une onctuosité de couleurs somptueuse, avec des cuivres toujours très chargés en noirceur, une évanescence des cordes qui se libère bien mieux de la fosse pour irriguer la scène entière, le tout d’une infaillible unité sous la baguette d’Alejo Pérez qui signe là une réalisation ouvragée avec relief, liant et grand raffinement des détails. Avouons le, on reste enchanté par la façon dont nous avons été menés de façon intriguante dans ce voyage pendant cinq heures, malgré les réserves initiales, et la standing ovation spontanément exprimée dès le baisser de rideau traduit bien la ferveur éprouvée par les spectateurs.

Kartal Karagedik (Amfortas)

Kartal Karagedik (Amfortas)

Et même si le procédé répétitif mais haut en couleurs et évolutif de la vidéographie de Susanne Kennedy et Markus Selg peut donner l’impression qu’ils traitent ‘Parsifal’ comme ils ont pu le faire avec l’opéra de Philip GlassEinstein on the Beach’ à la Villette en 2023, ils montrent cependant qu’ils savent habilement intégrer les archétypes de l’ouvrage à leur travail, tout en accroissant la part de mystère. Chapeau!

Dshamilja Kaiser, Christopher Sokolowski, Albert Dohmen, Kartal Karagedik et Alejo Pérez.

Dshamilja Kaiser, Christopher Sokolowski, Albert Dohmen, Kartal Karagedik et Alejo Pérez.

Parsifal (Sokolowski Kaiser Karagedik Dohmen Pérez Kennedy Selg) Gand

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Publié le 30 Septembre 2025

TV-Web Octobre 2025 Lyrique et Musique

Chaînes publiques

Mercredi 01 octobre 2025 sur France 4 à 21h05
Cerrone «Disco symphonique» à la Philharmonie

Mercredi 01 octobre 2025 sur France 4 à 22h20
Jean-Michel Jarre aux Francofolies de La Rochelle

Jeudi 02 octobre 2025 sur Arte à 02h50
Beethoven : Symphonie n° 9 - Enregistrée en 2022 à Athènes - dm Teodor Currentzis

Dimanche 05 octobre 2025 sur France 3 à 00h20
L'Opéra des cercles sacrés (Opera dos terreiros)

Dimanche 05 octobre 2025 sur Arte à 18h40
Concert au château de Prague 2025

Lundi 06 octobre 2025 sur Arte à 01h20
Berlioz : La damnation de Faust - Théâtre des Champs-Elysées - ONF

Samedi 11 octobre 2025 sur Arte à 18h05
Chanter la vie : les Manouches d’Alsace

Dimanche 12 octobre 2025 sur France 3 à 00h15
Vissi d'arte : Gala Maria Callas - Opéra national de Paris

Dimanche 12 octobre 2025 sur Arte à 18h10
Concert de l'Opéra de Vienne - Elina Garança, Benjamin Bernheim, Jonas Kaufmann

Dimanche 12 octobre 2025 sur Arte à 23h50
Hotel Metamorphosis - Festival de Salzbourg 2025

Mardi 14 octobre 2025 sur France 4 à 00h30
Roberto Alagna : «C'est magnifique»

Mardi 14 octobre 2025 sur France 4 à 21h05
Concerts d'une nuit d'été à Schönbrunn

Mardi 14 octobre 2025 sur France 4 à 22h40
Le Berliner Philharmoniker et Zubin Mehta

Dimanche 19 octobre 2025 sur France 3 à 00h20
Deux hommes et une femme

Dimanche 19 octobre 2025 sur Arte à 03h55
Un voyage musical avec Gustav Mahler - "Où vais-je ?"

Dimanche 19 octobre 2025 sur Arte à 18h40
Riccardo Chailly & Beatrice Rana interprètent Rachmaninov - Lucerne Festival 2025

Lundi 20 octobre 2025 sur Arte à 00h05
Maestro Ennio Morricone

Mardi 21 octobre 2025 sur France 4 à 21h05
Mairi, Marianna, Maria, les années grecques inconnues de la Callas

Mardi 21 octobre 2025 sur France 4 à 22h50
Vissi d'arte : Gala Maria Callas

Jeudi 23 octobre 2025 sur Arte à 01h55
Pianoforte : le concours Frédéric-Chopin à Varsovie

Dimanche 26 octobre 2025 sur Arte à 17h45
Kandinsky : voir la musique, réinventer la peinture

Dimanche 26 octobre 2025 sur Arte à 18h45
Vivaldi et Mozart au Musée du Louvre

Dimanche 26 octobre 2025 sur Arte à 23h45
Les enfants pianistes chinois et leur rêve de carrière

Lundi 27 octobre 2025 sur Arte à 00h40
Récital Chopin par Bruce Liu

Lundi 27 octobre 2025 sur Arte à 01h25
Pianoforte : le concours Frédéric-Chopin à Varsovie

Ve31dredi 2 octobre 2025 sur France 4 à 21h00
Renaud Capuçon : «Au cinéma 2»

TV-Web Octobre 2025 Lyrique et Musique

Mezzo et Mezzo HD

Mercredi 01 octobre 2025 sur Mezzo à 20h30
Verdi: I Lombardi alla prima crociata - Opéra Royal de Wallonie-Liège

Vendredi 03 octobre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Rameau : Les Indes galantes - Opéra de Paris

Vendredi 03 octobre 2025 sur Mezzo à 23h10
Chostakovitch : Le Nez - La Monnaie de Bruxelles

Samedi 04 octobre 2025 sur Mezzo à 20h30
'Eugène Onéguine' de Tchaïkovski à la Monnaie de Bruxelles

Dimanche 05 octobre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Puccini : Madama Butterfly - Greek National Opera

Lundi 06 octobre 2025 sur Mezzo à 20h30
Rachmaninov revisité

Mardi 07 octobre 2025 sur Mezzo à 23h50
Franck : Hulda - Gergely Madaras, Orchestre Philharmonique Royal de Liège

Mercredi 08 octobre 2025 sur Mezzo HD à 19h55
L'Opéra National de Grèce

Mercredi 08 octobre 2025 sur Mezzo à 20h30
Sartorio: L'Orfeo - Philippe Jaroussky - Opéra de Montpellier

Vendredi 10 octobre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Moussorgski : Boris Godounov - DNO Amsterdam

Vendredi 10 octobre 2025 sur Mezzo à 23h05
Ravel : L'Heure espagnole & L'Enfant et les sortilèges - Opéra de Monte-Carlo

Samedi 11 octobre 2025 sur Mezzo à 20h30
Prokofiev: Le Joueur - Festival de Salzbourg

Dimanche 12 octobre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Rachmaninov : Aleko - Bartók : Le château de Barbe-Bleue - Opéra national de Grèce

Lundi 13 octobre 2025 sur Mezzo à 20h30
Claudio Abbado 10 ans après

Mardi 14 octobre 2025 sur Mezzo HD à 19h00
Giorgos Koumendakis : La meurtrière - Opéra national de Grèce

Mercredi 15 octobre 2025 sur Mezzo à 20h30
Dalbavie: Mélancolie de la résistance - Staatsoper Berlin

Vendredi 17 octobre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Dvorák : Rusalka - Dutch National Opera

Vendredi 17 octobre 2025 sur Mezzo à 22h50
Puccini : Il Trittico - Théâtre de la Monnaie

Samedi 18 octobre 2025 sur Mezzo à 20h30
'L'Enchanteresse' de Tchaïkovski à l'Opéra de Francfort

Dimanche 19 octobre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Moussorgski : Boris Godounov - DNO Amsterdam

Dimanche 19 octobre 2025 sur Mezzo à 22h15
Il Giardino Armonico, Giovanni Antonini : Cavalieri

Lundi 20 octobre 2025 sur Mezzo à 20h30
Enrico Caruso - La Voix éternelle

Mercredi 22 octobre 2025 sur Mezzo à 20h30
Syuyumbike de Reseda Akhiyarova à l'Opéra du Tatarstan

Vendredi 24 octobre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Puccini : Madama Butterfly - Greek National Opera

Vendredi 24 octobre 2025 sur Mezzo HD à 23h10
L'Opéra National de Grèce

Samedi 25 octobre 2025 sur Mezzo à 20h30
Johann Strauss: La Chauve-Souris - Opéra de Lille

Dimanche 26 octobre 2025 sur Mezzo HD à 21h00
Dvorák : Rusalka - Dutch National Opera

Lundi 27 octobre 2025 sur Mezzo à 20h30
La vie que j'aime - Le pianiste Menahem Pressler

Mardi 28 octobre 2025 sur Mezzo à 23h25
Sartorio: L'Orfeo - Philippe Jaroussky - Opéra de Montpellier

Mercredi 29 octobre 2025 sur Mezzo à 20h30
Haendel : Jephtha - Joyce DiDonato, Michael Spyres, Il Pomo d'Oro

Jeudi 30 octobre 2025 sur Mezzo à 18h00
Syuyumbike de Reseda Akhiyarova à l'Opéra du Tatarstan

Vendredi 31 octobre 2025 sur Mezzo HD à 21h30
Giorgos Koumendakis : La meurtrière - Opéra national de Grèce

Vendredi 31 octobre 2025 sur Mezzo à 23h10
Prokofiev: Le Joueur - Festival de Salzbourg

TV-Web Octobre 2025 Lyrique et Musique

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Operavision, Culturebox, Arte Concert etc...

                            Accès illimité dans le temps

Placido Domingo, l'homme aux mille vies

La Traviata (Chorégies d'Orange 2016) avec Domingo, Jaho, Meli

Le Requiem de Verdi (Chorégies d'Orange)

Le Barbier de Séville (Chorégies d'Orange 2018) avec Peretyatko, Sempey, Hotea

Roberto Alagna - Ma vie est un opéra

Le Royaume des Deux-Siciles (Roberto Alagna)

Patrick Dupond, un danseur chez les étoiles

Michaël Denard, le « prince » de l'Opéra de Paris

Le Lac des Cygnes, l'Ambitieux projet de Tchaïkovski

Maria Callas - Il était une voix

Body and Soul (Opéra national de Paris)

Dans les coulisses de Casse-Noisette

Dans les coulisses de Roméo et Juliette

Dans les coulisses de La Fille mal gardée

Dans les coulisses de Don Quichotte

Dans les coulisses de Mayerling

Martha Graham, danser avec l'âme

Accès Live à l'Opéra Bastille pour « Le Lac des Cygnes »

Accès live à l'Opéra Garnier dans les coulisses de « La Cenerentola »

                       Octobre 2025

Concert au château de Prague (Smetana, Dvorak) jusqu'au 04 octobre 2025

Mitridate, re di Ponto (Teatro Real de Madrid) jusqu'au 04 octobre 2025

Un giorno di regno (Garsington Opera) jusqu'au 11 octobre 2025

Wòlô bòskô (Opéra national de Varsovie) jusqu'au 17 octobre 2025

La Bohème 2050 (film opéra) jusqu'au 21 octobre 2025

Galaxymphonie : The Final Odyssey jusqu'au 21 octobre 2025

Le Vaisseau fantôme (Irish national Opera) jusqu'au 25 octobre 2025

Giuseppe Verdi : La forza del destino (Scala de Milan) jusqu'au 31 octobre 2025

                         Novembre 2025

¡Cincuentañero! Les 50 ans de Rolando Villazón (Salzbourg 2022) jusqu'au 02 novembre 2025

Werther (Théâtre national Croate de Zagreb) jusqu'au 03 novembre 2025

Le Messie (Festival de Salzburg 2020) jusqu'au 05 novembre 2025

On Danse Chez Vous : Mehdi Kerkouche (Chaillot) jusqu'au 07 novembre 2025

Le Château de Barbe-Bleue (Opéra ZUID) jusqu'au 09 novembre 2025

Une soirée de ballet à l’Opéra national dʼUkraine jusqu'au 10 novembre 2025

Asmik Grigorian chante Verdi & Bellini - Cathédrale de Kaunas, Lituanie jusqu'au 14 novembre 2025

Maria Stuarda (Opéra d'Etat Hongrois) jusqu'au 16 novembre 2025

Tosca (Metropolitan Opera) jusqu'au 20 novembre 2025

Grounded (Metropolitan Opera) jusqu'au 20 novembre 2025

Aida (Metropolitan Opera) jusqu'au 20 novembre 2025

Concours des Finalistes Neue Stimmen (Liz Mohn Stiftung - Staatsoper Unter den Linden) jusqu'au 24 novembre 2025

Boris Godounov (Dutch National Opera & Ballet) jusqu'au 25 novembre 2025

Le grand concert du Philharmonique de Vienne (Palais Garnier) jusqu'au 26 novembre 2025

Orphée et Eurydice (Festival Pulsations) jusqu'au 28 novembre 2025

                         Décembre 2025

Melancholia (Opéra Royal de Stockholm) jusqu'au 05 décembre 2025

12e Concours international de chant Stanislaw Moniusko (Opéra national de Varsovie) jusqu'au 07 décembre 2025

Concert d'anniversaire pour Arvo Pärt jusqu'au 10 décembre 2025

L'Heure espagnole / Gianni Schicchi (Palau de les Arts Reina Sofia) jusqu'au 13 décembre 2025

Camille Saint-Saëns : Oratorio de Noël (Orchestre philharmonique de Strasbourg) jusqu'au 16 décembre 2025

Pretty Yende au Festival de Glanum jusqu'au 16 décembre 2025

La Fête de la chanson orientale jusqu'au 17 décembre 2025

Prix Opera XXI 2025 (Palau de les Arts Reina Sofia) jusqu'au 17 décembre 2025

Le Grand Hôtel de l'Opéra (Fondazione Mascarade Opera) jusqu'au 21 décembre 2025

La vie secrète des tableaux (Polish national Opera) jusqu'au 22 décembre 2025

Oper on Fire (Opernstudio NRW) jusqu'au 22 décembre 2025

Chelsea Zurflüh & Jonathan Tetelman (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 26 décembre 2025

Elīna Garanča chante Carmen (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 26 décembre 2025

Klaus Florian Vogt chante Mozart, Wagner et Strauss (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 26 décembre 2025

Stjepan Hauser joue Bach et Morricone (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 26 décembre 2025

Golda Schultz, Rolando Villazón et Ludovic Tézier (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 26 décembre 2025

Robert Schumann : Le Paradis et la Péri (Opéra national de Hambourg) jusqu'au 26 décembre 2025

Finale du RING AWARD 25 jusqu'au 29 décembre 2025

Le Concert de Paris 2025 jusqu'au 31 décembre 2025

                           Janvier 2026

Concert au château de Prague 2025 jusqu'au 02 janvier 2026

Giuditta (Opéra national du Rhin) jusqu'au 04 janvier 2026

Fidelio courte animation jusqu'au 09 janvier 2026

Klaus Mäkelä et Gustavo Dudamel dirigent Boulez, Beethoven et Poulenc (10 ans de la Philharmonie de Paris) jusqu'au 10 janvier 2026

Iphigénie en Aulide - Iphigénie en Tauride (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 10 janvier 2026

Leevi Madetoja : Les Ostrobothniens (Opéra national de Finlande, Helsinki) jusqu'au 12 janvier 2026

Les Contes d'Hoffmann (Opernhaus Zürich) jusqu'au 12 janvier 2026

Mantoue en musiques - Avec Lea Desandre jusqu'au 15 janvier 2026

Il trittico (Opéra national de Paris) jusqu'au 18 janvier 2026

Concert final de l'Accademia Rossiniana 2025 (Rossini Opera Festival) jusqu'au 21 janvier 2026

Didon et Enée (Opéra Royal de Versailles) jusqu'au 28 janvier 2026

Orchestre symphonique des jeunes d’Erevan (Arménie) Young Euro Classic 2025 jusqu'au 29 janvier 2026

                           Février 2026

Carmen (Palazzetto Bru Zane - Opéra Rouen de Normandie) jusqu'au 01 février 2026

Trial by Jury (Scottish Opera) jusqu'au 3 février 2026

La resurrezione (Teatro dell’Opera di Roma) jusqu'au 8 février 2026

Alexander Rodin : Kateryna (Création mondiale à l'Opéra d'Odessa) jusqu'au 9 février 2026

Didon et Enée (Opéra Royal de Versailles) jusqu'au 12 février 2026

Attila (Opernfestspiele Heidenheim) jusqu'au 15 février 2026

Une nuit d'opéra sous les étoiles de Provence jusqu'au 18 février 2026

Voix des Outre-Mer 2023 (Amphithéâtre Bastille) jusqu'au 22 février 2026

Finale du Concours de Chant Reine Sonja 2025 jusqu'au 22 février 2026

                           Mars 2026

Le Nozze di Figaro (Royal College Music) jusqu'au 01 mars 2026

Concert en soutien au peuple ukrainien (Maison de Radio France) jusqu'au 04 mars 2026

Rusalka (Théâtre national de Brno) jusqu'au 06 mars 2026

BOLERO.S Episode 4 (Mehdi Kerkouche) jusqu'au 11 mars 2026

Faust (Opéra de Lille) jusqu'au 12 mars 2026

Vers la grâce (Opéra national de Paris) jusqu'au 13 mars 2026

Hamlet (Teatro Regio Torino) jusqu'au 19 mars 2026

Jack Lang, le beau rôle jusqu'au 24 mars 2026

Between Two Light (Huang Ruo) jusqu'au 26 mars 2026

                           Avril 2026

Ravel en mille éclats jusqu'au 01 avril 2026

Maria de Buenos Aires (Grand Théâtre de Genève) jusqu'au 02 avril 2026

La vraie histoire de Madonna jusqu'au 14 avril 2026

                           Mai 2026

Maria Stuarda (Teatro Real de Madrid) jusqu'au 04 mai 2026

Barry Lyndon Tribute jusqu'au 13 mai 2026

Michel Legrand, la musique enchantée (Dessay, Bertault) jusqu'au 13 mai 2026

L'Orchestre de la Garde Républicaine à l'Opéra Comique jusqu'au 19 mai 2026

Jean-Philippe Rameau : Platée (Théâtre national de Prague) jusqu'au 30 mai 2026

 

                           Juillet 2026

Gustave Charpentier : Louise Festival d'Aix-en-Provence jusqu'au 12 juillet 2026

Kiev, un opéra en guerre (1/4) - Danser pour résister jusqu'au 12 juillet 2026

Cerrone - Disco symphonique à la Philharmonie jusqu'au 16 juillet 2026

                           Août 2026

Elīna Garanča chante Mahler (Festival de Lucerne 2025) jusqu'au 14 août 2026

Gala d'Opéra - Classic 2025 (Festival de Hanovre) jusqu'au 23 août 2026

                           Septembre 2026

Carlo Vistoli (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 08 septembre 2026

Kiev, un opéra en guerre (2/4) - Exister ou disparaître jusqu'au 12 septembre 2026

Malena Ernman : Terra Mater - Bayreuth Baroque 2025 jusqu'au 12 septembre 2026

Julia Leshneva & Franco Fagioli (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 15 septembre 2026

Francesco Cavalli : Pompeo Magno (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 16 septembre 2026

Gala de l'Opéra de Vienne 2025 jusqu'au 17 septembre 2026

Marina Viotti - Bayreuth Baroque 2025 jusqu'au 19 septembre 2026

JR, Damien Jalet & Thomas Bangalter : Chiroptera (Parvis du Palais Garnier) jusqu'au 30 septembre 2026

                           Octobre 2026

Fête Chorale à Nuremberg : Les voix du Monde jusqu'au 06 octobre 2026

Barbara Hannigan dirige Ligeti et Stravinsky jusqu'au 10 octobre 2026

                         Novembre 2026

Kiev, un opéra en guerre (3/4) - Exilés jusqu'au 14 novembre 2026

Les trois ballets de Stravinsky (Théâtre des Champs-Elysées) jusqu'au 25 novembre 2026

                         Décembre 2026

Concert du nouvel an de l'Orchestre national de France (Radio France) jusqu'au 30 décembre 2026

   

                          Janvier 2027

Samson (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2027

Madame Butterfly (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2027

                        Février 2027

Kiev, un opéra en guerre (4/4) - Transmettre jusqu'au 08 février 2027

                        Mars 2027

Les Sentinelles (Opéra de Bordeaux) jusqu'au 09 mars 2027

 

                         Juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 1 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 2 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 3 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 4 jusqu'au 16 juin 2027

                         Mars 2028

Adieu l'Opéra (Opéra national de Paris) jusqu'au 15 mars 2028

                         Avril 2028

Wartime Elegy - Ballet national d'Ukraine  jusqu'au 01 avril 2028

                         Juin 2028

Dream Requiem - Rufus Wainwright (Radio France) jusqu'au 13 juin 2028

                         Novembre 2028

Mikko Franck dirige Dutilleux, Mahler et Strauss (chant Marie-Nicole Lemieux) jusqu'au 21 novembre 2028

 

                         Septembre 2029

Arthur Honegger : Le Roi David Avec Amira Casar et Lambert Wilson jusqu'au 25 septembre 2029

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Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique