Publié le 4 Juillet 2021

Yitzhak Rabin : chronique d’un assassinat (Amos Gitai)
Représentation du 01 juillet 2021
Théâtre de la Ville – Théâtre du Châtelet

Avec Sarah Adler, Natalie Dessay, Irène Jacob, Rachel Khan
Guillaume de Chassy, piano, Shani Diluka, piano, Bruno Maurice, accordéon, Alexey Kochetkov, violon, Louis Sclavis, clarinettes, saxophones
Chœur Accentus

Pièces ou extraits musicaux : Maurice Ravel (Kaddish), Benjamin Britten (War Requiem), Gustav Mahler (Das Lied der Erde), György Ligeti ( Lux Aeterna, Éjszaka-Reggel), Paul Hindemith (Kammerkonzert n° 1 op. 24), Jean-Sébastien Bach (Prélude en Do mineur BWV 847 et Prélude en Si mineur BWV 855A), Ernest Bloch (Schelomo), Alexey Kochetkov (Aurora), Henri Duparc (L’Invitation au voyage), Philip Glass (Mad Rush)

Natalie Dessay (à droite) - Photo Théâtre de la Ville

Natalie Dessay (à droite) - Photo Théâtre de la Ville

Washington, le 13 septembre 1993, le premier ministre israélien Yitzhak Rabin et le chef de l’OLP Yasser Arafat échangent une poignée de main historique et font « le pari courageux que l’avenir sera meilleur que le passé ». Un premier accord entre Juifs et Palestiniens prévoit la fin de la lutte qui les oppose et le partage de la terre sainte.

Après une attaque contre une mosquée à Hébron et l’explosion d’un autobus piégé à Tel-Aviv en riposte à cette agression et plus d’une année de négociation, le parti travailliste enjoignit ses partisans à monter au créneau, et la soirée du 04 novembre 1995 débuta par un véritable triomphe avec un afflux de dizaine de milliers d’Israéliens vers la place des Roi d’Israël de Tel-Aviv. Elle s’acheva par l’assassinat d’Yitzhak Rabin par un jeune extrémiste juif de 23 ans nommé Yigal Amir.

Scène de Yitzhak Rabin : chronique d’un assassinat - Photo Christophe Raynaud de Lage

Scène de Yitzhak Rabin : chronique d’un assassinat - Photo Christophe Raynaud de Lage

A l’occasion du triste anniversaire des 25 ans de cet évènement qui nous a éloigné le plus possible d’un accord et contribué à créer des fractures au sein même des relations individuelles à travers le monde entier, Amos Gitai a imaginé une fable pour remémorer le souvenir des circonstances de cette journée terrible.

Sur scène, quatre femmes, Sarah Adler, Irène Jacob, Rachel Khan et Natalie Dessay font revivre le témoignage de Leah Rabin, la veuve du premier ministre. La lecture est alliée à des extraits de films d’archives projetés en arrière-plan et des passages musicaux joués sur scène.

Pour l’amateur lyrique, les vocalises lumineuses de Natalie Dessay qui ouvrent la pièce créent un fascinant moment d’irréalité, puis le texte présente la personnalité d’ Yitzhak Rabin, son volontarisme, son parcours de soldat israélien, son mea-culpa nécessaire pour sa brutalité envers les Palestiniens au cours des premières années de guerre, son entente avec son rival Shimon Pérez, homme raffiné, puis son attitude combative au parlement quand il fallut défendre le plan de paix.

Yitzhak Rabin et Amos Gitai - Crédits : Amos Gitai

Yitzhak Rabin et Amos Gitai - Crédits : Amos Gitai

Au centre de la pièce, la montée de la violence de ses opposants, de la diabolisation de sa démarche et de la diffusion de la haine parmi le camp conservateur est montrée de façon effrayante, et la responsabilité de Benjamin Netanyahu est parfaitement bien suggérée en filigrane par quelques furtives images parfaitement bien insérées.

La lecture opérée par ces voix féminines incite cependant au calme, les extraits musicaux de Bach à Philip Glass créent une atmosphère recueillie sans plainte, et ce qui ressort de cette soirée d’un peu plus d’une heure et demi est le sentiment d’une veillée autour d’un acte central qui reste un lancinant traumatisme universel.

Sous des lumières ombrées, ce spectacle prend une tournure presque religieuse au final, le chœur Accentus chantant de dos, et dans la salle du Châtelet, sous les hauteurs incroyables de son arche de scène dorée, voir le public captivé par ce qui est remémoré donne aussi la possibilité à chacun de partager une question commune et de le montrer.

Voir les commentaires

Publié le 1 Juillet 2021

Tristan und Isolde (Richard Wagner - 1865)
Représentation du 29 juin 2021
Bayerische Staatsoper

Tristan Jonas Kaufmann
König Marke Mika Kares
Isolde Anja Harteros
Kurwenal Wolfgang Koch
Melot Sean Michael Plumb
Brangäne Okka von der Damerau
Ein Hirte Dean Power
Ein Steuermann Christian Rieger
Ein Jünger Seemann Manuel Günther

Direction musicale Kirill Petrenko
Mise en scène Krzysztof Warlikowski (2021)
Décors Małgorzata Szczęśniak
Lumières Felice Ross
Vidéo Denis Guéguin
Chorégraphie Claude Bardouil

                                                                                             Krzysztof Warlikowski

La nouvelle production de Tristan und Isolde par Krzysztof Warlikowski vient se substituer à celle créée par Peter Konwitschny 23 ans plus tôt, le 30 juin 1998, pour le Festival d'opéras de Munich, ville où fut également jouée pour la première fois le poème lyrique de Richard Wagner dans son intégralité, le 10 juin 1865.

Après une vision humoristique et distanciée de l'amour fou à laquelle Waltraud Meier s'est régulièrement livrée sur cette scène, le regard que propose le metteur en scène polonais s'intéresse à l'autre facette de l'ouvrage, le passage de la vie à la mort. Seront donc forcément déçus ceux qui ne veulent y voir que l'extase suprême du second acte, une sorte de métaphore de l'accomplissement du désir sexuel qui est devenu un cliché dans le milieu des amateurs lyriques.

Jonas Kaufmann (Tristan)

Jonas Kaufmann (Tristan)

La mort est présente partout et est signifiée de différentes manières. Il y a d'abord ces mannequins qui représentent des êtres désincarnés car éteints, et deux acteurs, grimés en mannequins, interviennent aussi dès le prélude pour décomposer la gestuelle sensible et affective l'un envers l'autre, ou bien plus tard pour fournir les armes qui mèneront Tristan sur le chemin de la mort. Cette gestuelle est fortement travaillée afin de laisser le doute le plus longtemps possible sur le fait qu’il s’agisse de pantins commandés ou bien de personnes réelles.

Il y a également ce luxueux décor en bois noble et sculpté qui encadre tout l'espace scénique, et qui comporte sur chacun de ses murs deux grandes portes sur fond noir qui évoquent la séparation entre deux êtres. Cette salle, surmontée de deux trophées de chasse, réunit plusieurs symboles : la fierté ancestrale du trône royal du roi Marke, la célébration des forces de l'au-delà, la monumentalité comme lieu de rituel mortifère.

Enfin, dès la fin du prélude, une magnifique vidéographie représente la vue vers l'est depuis le pont d'un navire glissant sur une mer noire, comme si le voyage d'Irlande vers la Cornouaille pouvait être comparé à la traversée du Styx. Isolde semble entraînée à travers un couloir de cabines sans fin, et deux oiseaux blancs - peut être un amour pur - suivent ce long mouvement qui s'achève sur les deux portes du palais.

Okka von der Damrau (Brangäne) et Anja Harteros (Isolde) - Photo Bayerische Staatsoper / W.Hösl

Okka von der Damrau (Brangäne) et Anja Harteros (Isolde) - Photo Bayerische Staatsoper / W.Hösl

Kirill Petrenko et l'orchestre d’État de Bavière impriment d'emblée leur marque, un flux d'une grande vélocité, une compacité orchestrale luxueuse, une plénitude lumineuse et un panache instrumental luxuriant, ce débordement de vie augure d'une très belle entrée en matière.

Puis s'élève l'Isolde hautement aristocratique et dominatrice d'Anja Harteros. Long et haut pantalon noir, chemisier jaune flamboyant, la voix est ardemment percutante, puissante et focalisée, chargée de clairs aigus nimbés d'éclats de velours noir. Il y a par ailleurs une grande adéquation entre la richesse d'expressivité de cette grande artiste et l'effervescence orchestrale. Son personnage prend des dimensions combatives phénoménales, sa gestuelle est toujours en phase avec son rang social élevé, et elle préserve toute la féminité de son être sans l'alourdir. Le galbe vocal reste souple et d'une texture colorée et homogène.

Face à elle, Okka von der Damerau est une fantastique Brangäne, avec un aigu d'argent vibrant qui s'épanouit latéralement et un souffle opulent qui la rendent un peu surhumaine. La relation entre les deux femmes est naturelle même si de par ses regards et gestes critiques la servante cherche à influer sur la situation.

On la voit au premier acte soigner un soldat devenu fou – les dérèglements de ce personnage sont fortement travaillés -, mais la puissance hypnotique des échanges entre les deux femmes occulte l'attention qui pourrait plus reposer sur lui.

Jonas Kaufmann (Tristan) - Photo Bayerische Staatsoper / W.Hösl

Jonas Kaufmann (Tristan) - Photo Bayerische Staatsoper / W.Hösl

Quant à Tristan, il est représenté comme un somptueux militaire de haut-rang en tenue blanche, un homme faisant partie d’un système militaire et social bien établi, mais qui n’a pas l’assurance de son Isolde. Jonas Kaufmann excelle à jouer ces hommes un peu perdus et qui ont toujours quelque chose de touchant. Le passage dans l’autre monde lorsqu’il partage le filtre avec la Reine est étrangement représenté par des effets d’hallucinations méandreux et vivement colorés, mais l’on ne sait pas à ce moment là ce que cela signifie.

La seconde partie entre véritablement dans le travail d’interprétation. Après une scène de chasse qui se produit dans la même salle et qui permet de voir directement les joueurs de cors qui renforcent le caractère oppressant de la haute-société du roi Marke, la scène suivante montre la véritable aspiration d’Isolde à travers une vidéo où on la suit dans ses déambulations à travers un labyrinthe d’escaliers qui la mène à une petite chambre où tout semble bien disposé, sans fenêtre, comme s’il on était dans un petit coin isolé au bout du monde. Il ne se passe que quelques minutes avant qu’on ne la voit s’allonger sur le lit comme s’il s’agissait d’attendre quelque chose ou quelqu’un.

On pense alors énormément à la séquence du film « The Hours » de Stephen Daldry inspirée du roman de Virginia Wolf, Mrs Dalloway, où l’on voyait Laura Brown mettre en scène son suicide alors que des eaux verdâtres envahissaient sa chambre d’hôtel

Anja Harteros (Isolde)

Anja Harteros (Isolde)

La question qui se pose de toute évidence est pourquoi cette Isolde si assurée aspire à la mort, et qu’a t-il pu arriver pour qu’elle et Tristan passent tout le duo d’amour à échanger chacun séparément assis dans un confortable fauteuil avec une telle difficulté à entrer en connexion physique ? Et ce que montre alors Krzysztof Warlikowski est non pas une mise en scène de l’Amour idéalisé et humainement impossible tel que le spectateur viendrait rechercher la représentation chez Wagner pour sa propre aspiration personnelle, mais un Amour impossible irréalisable entre les deux amants eux-mêmes qui ne voient comme unique issue que de passer par le suicide pour trouver dans la mort une possibilité de vivre cet amour.

La vidéo ne se substitue pas à l’action scénique, car elle reste longtemps figée sur l’image de ce lit où gît Isolde. Elle s'insère dans la scénographie comme un élément de décor et crée, par son esthétique soignée, une fascinante image qui hante la mémoire car elle annonce la fin dans le silence.

L’arrivée du Roi Marke se produit au moment où Tristan et Isolde se préparent à passer à l’acte mortel, mais ils retombent dans un univers conventionnel où pèse le poids de la hiérarchie sociale et des ancêtres. Tristan saisit alors sa chance, si l’on peut dire, en se jetant sur l’épée tendue par Melot.

Dans cette seconde partie, Mika Kares incarne un Roi Marke sévère et uniforme en couleur de tessiture, mais n’a pas l’occasion de montrer les différents affects du monarque car une distance affective est aussi opérée entre lui et les amants.

Mika Kares (Le Roi Marke)

Mika Kares (Le Roi Marke)

Anja Harteros reste souveraine, et Jonas Kaufmann, parfois tenté de trop alléger dans les aigus, met en place sa belle tonalité sombre et poétique qui va se déployer totalement dans un dernier acte fort émouvant.

Car tout dans ce dernier acte est conçu pour faire ressentir le vide vital et la froideur du passage de la vie à la mort. Deux mondes sont représentés, celui bien réel de Kurwenal qui assiste à l’agonie de Tristan , et celui de Tristan qui est déjà en train de changer de monde et que l’on perçoit à partir d’une scène où onze enfants inertes, à nouveau des mannequins, sont assis autour d’une grande table et près du cor anglais. La lumière suggère celle d’une Lune glaciale suspendue au dessus de la scène.

Un des mannequins est animé par un acteur bien réel qui échange régulièrement de position avec Jonas Kaufmann pour montrer l’imbrication entre ces deux mondes.

Ce qu’il y a de poignant dans cette image est que les enfants représentent ce qu’il y a de plus vivant en ce monde, et de les voir ainsi figés renvoie à chacun les souvenirs d’une enfance insouciante, du temps passé et d’une vie qui a disparu.

Se superposent à cela la chaleur exaltée de la direction phénoménale de Kirill Petrenko, des plaintes inouïes qui ressortent du riche réseau orchestral, et aussi la douceur à fleur de peau de Jonas Kaufmann qui interprète un Tristan d’une telle beauté mélancolique qu’elle induit un très ambigu sentiment de plénitude irrésistiblement bouleversant dans une atmosphère pourtant cliniquement froide.

Kirill Petrenko

Kirill Petrenko

Wolfgang Koch semble presque trop vivant et enthousiaste par cette présence bien ancrée qu’il dégage à l’avant scène, et la résolution est totale lorsqu’Isolde apparaît pour se suicider à l’aide d’un poison afin de rejoindre Tristan. Le monde de Marke est quant à lui conventionnel jusqu’au bout dans ses réactions au moment de la découverte de la mort de Tristan, mais le roi a le réflexe de déposer un lys blanc en geste d’affection et de reconnaissance pour la pureté du chevalier.

Le Liebestod est alors chanté simplement, avec aplomb et rayonnement mais sans affectation appuyée, devant un fond blanc qui, à la toute fin, enchevêtre nébuleusement des images autour du lit de Tristan ou Isolde où Anja Harteros et Jonas Kaufmann peuvent enfin ouvrir les yeux pour s’admirer pleinement en un sourire complice. Mais leurs mains ne se touchent toujours pas.

Wolfgang Koch (Kurwenal), Anja Harteros (Isolde) et Jonas Kaufmann (Tristan)

Wolfgang Koch (Kurwenal), Anja Harteros (Isolde) et Jonas Kaufmann (Tristan)

Un spectacle fortement méditatif, construit sur un troublant contraste entre la gravité du sujet, la recherche de l’expression de l’amour par la mort, et le déchaînement baroque en timbres et couleurs de ces cordes gorgées de lumières filant dans la fosse pour se métamorphoser en un jaillissement de splendides corolles boisées et cuivrées, afin d'apparaître comme une véritable célébration de la vie.

Claude Bardouil, Malgorzata Szczęśniak et Krzysztof Warlikowski

Claude Bardouil, Malgorzata Szczęśniak et Krzysztof Warlikowski

Voir les commentaires

Publié le 30 Juin 2021

 TV-Web Juillet-Août 2021 Lyrique et Musique

Chaînes publiques (informations partielles à compléter ultérieurement)

Dimanche 04 juillet 2021 sur Arte à 18h55
Olivier Messiaen : Quatuor pour la fin du temps

Lundi 05 juillet 2021 sur Arte à 01h25
Ariane à Naxos (Richard Strauss) - Festival d'Aix-en-Provence 2018- dm Albrecht - ms Mitchell

Lise Davidsen, Eric Cutler, Sabine Devieilhe, Angela Brower

Mardi 06 juillet 2021 sur France 4 (Culture Box) à 21h05
Don Giovanni (Mozart) - le film

Mardi 06 juillet 2021 sur France 4 (Culture Box) à 22h45
La Flûte enchantée (Mozart) chantée en français.

Vendredi 09 juillet 2021 sur Arte à 22h25
Les Noces de Figaro - Festival Aix-en-Provence 2021 - dm Hengelbrock - ms de Beer

Gyula Orendt, Jacquelyn Wagner, Julie Fuchs, Andrè Schuen, Lea Desandre, Emiliano Gonzalez Toro

Dimanche 11 juillet 2021 sur France 3 à 00h25
Sabine Devieilhe à l'Opéra de Lyon

Dimanche 11 juillet 2021 sur Arte à 18h10
Pavarotti, hommage aux arènes de Vérone

Mardi 13 juillet 2021 sur France 4 (Culture Box) à 23h25
Sémiramide (Rossini) - Teatro de La Fenice

Mercredi 14 juillet 2021 sur France 2 à 21h05
Le Concert de Paris 2021

Mercredi 14 juillet 2021 sur France 2 à 23h50
Le Concert de Paris 2020

Vendredi 16 juillet 2021 sur  France 5 à 20h55
Roberto Alagna : Ma vie est un opéra

Vendredi 16 juillet 2021 sur  France 5 à 22h10
Samson et Dalila (Saint-Saëns) - Chorégie d'Orange 2021

Roberto Alagna, Marie Nicole Lemieux

Dimanche 18 juillet 2021 sur  France 3 à 00h30
Don Giovanni (Mozart) - Opéra national de Paris - dm Jordan - ms Van Hove

Dimanche 18 juillet 2021 sur Arte à 18h55
Les grands rivaux en musique - Callas vs Tebaldi

Dimanche 18 juillet 2021 sur Arte à 21h00
Florence Foster Jenkins

Dimanche 18 juillet 2021 sur Arte à 22h45
Maria by Callas - Réalisation Tom Volf

Mardi 20 juillet 2021 sur France 4 (Culture Box) à 21h05
Le Concert de Paris 2021

Dimanche 25 juillet 2021 sur Arte à 18h25
Le "sacrifice " de Dada Masilo - Festival d'Avignon 2021

Lundi 26 juillet 2021 sur Arte à 01h35
La réouverture du Casino de Bâle - dm Bolton

Lundi 26 juillet 2021 sur Arte à 03h20
Force et Freedom - Beethoven entre contrainte et liberté - Nico & the navigators - Kuss Quartett

Mardi 27 juillet 2021 sur France 4 (Culture Box) à 21h05
Nemanja Radulovic - sur le site mégalithique de Carnac

Samedi 07 août 2021 sur Arte à 22h40
Don Giovanni (Mozart) - Festival de Salzbourg - dm Teodor Currentzis - ms Romeo Castellucci

Dimanche 08 août 2021 sur Arte à 18h55
Anna Netrebko et Rolando Villazon chantent La Traviata

Mardi 10 août 2021 sur France 4 (Culture Box) à 21h05
Madame Butterfly (Puccini) - Festival de Glyndebourne

Mardi 10 août 2021 sur France 4 (Culture Box) à 23h30
Samson et Dalila (Saint-Saëns) - Chorégies d'Orange 2021

Dimanche 15 août 2021 sur Arte à 18h25
Anna Netrebko et Yusif Eyvazov chantent Tchaikovski

Lundi 16 août 2021 sur Arte à 01h35
Elektra (Strauss) - Festival de Salzburg 2020 - dm Welser Möst - ms Warlikowski

Stundyte, Grigorian, Baumgarner, WeltonDimanche

Mardi 17 août 2021 sur France 4 (Culture Box) à 21h05
Tristan und Isolde (Wagner) - Staatsoper Berlin - dm Barenboim - ms Tcherniakov

Dimanche 22 août 2021 sur France 3 à 00h20
Béatrice et Bénédict (Berlioz) - Opéra de Lyon - dm Rustioni - ms Michieletto

Mardi 24 août 2021 sur France 4 (Culture Box) à 21h10
Les Noces de Figaro (Mozart) - Théâtre des Champs-Élysées - dm Rhorer - ms Gray

Mercredi 25 août 2021 sur France 4 (Culture Box) à 00h10
Madame Butterfly (Puccini) - Festival de Glyndebourne

Dimanche 29 août 2021 sur Arte à 18h15
Missa Solemnis (Beethoven) - dm Muti

Lundi 30 août 2021 sur Arte à 02h35
Leonard Bernstein - le déchirement d'un génie

Mardi 31 août 2021 sur France 4 (Culture Box) à 21h10
Le lac des Cygnes (Tchaïkovski) - Opéra national de Paris - chr Noureev

Mardi 31 août 2021 sur France 4 (Culture Box) à 23h25
Les Noces de Figaro (Mozart) - Théâtre des Champs-Élysées - dm Rhorer - ms Gray


Mezzo et Mezzo HD (à compléter ultérieurement pour fin juillet et août)

Vendredi 02 juillet 2021 sur Mezzo HD à 21h00
Tosca de Puccini au Festival d'Aix-en-Provence

Samedi 03 juillet 2021 sur Mezzo à 20h30
William Christie dirige 'Titon et l'Aurore' de Mondonville à l'Opéra Comique

Dimanche 04 juillet 2021 sur Mezzo HD à 21h00
Le Couronnement de Poppée de Monteverdi au Festival de Salzbourg

Mardi 06 juillet 2021 sur Mezzo HD à 21h30 (en direct)
Falstaff de Verdi au Festival d'Aix-en-Provence

Mercredi 07 juillet 2021 sur Mezzo à 20h30
Madama Butterfly de Giacomo Puccini au Festival de Glyndebourne

Vendredi 09 juillet 2021 sur Mezzo HD à 21h00
'L'Orfeo' de Monteverdi à l'Opéra Comique de Paris

Samedi 10 juillet 2021 sur Mezzo à 20h30
Hamlet d'Ambroise Thomas à l'Opéra-Comique

Dimanche 11 juillet 2021 sur Mezzo HD à 21h00
Lucio Silla de Mozart au Teatro Real de Madrid

Mercredi 14 juillet 2021 sur Mezzo à 20h30
Le Ballet Royal de la Nuit avec l'Ensemble Correspondances

Vendredi 16 juillet 2021 sur Mezzo HD à 21h00
Roméo et Juliette de Gounod au Liceu de Barcelone

Samedi 17 juillet 2021 sur Mezzo à 20h30
Lucia di Lammermoor de Donizetti au Liceu de Barcelone

Dimanche 18 juillet 2021 sur Mezzo HD à 21h00
'L'Orfeo' de Monteverdi à l'Opéra Comique de Paris

Mercredi 21 juillet 2021 sur Mezzo à 20h30
William Christie dirige 'Titon et l'Aurore' de Mondonville à l'Opéra Comique

Vendredi 23 juillet 2021 sur Mezzo HD à 21h00
Le Couronnement de Poppée de Monteverdi au Festival de Salzbourg

Samedi 24 juillet 2021 sur Mezzo à 20h30
Madama Butterfly de Giacomo Puccini au Festival de Glyndebourne

Dimanche 25 juillet 2021 sur Mezzo HD à 21h00
Roméo et Juliette de Gounod au Liceu de Barcelone

Mercredi 28 juillet 2021 sur Mezzo à 20h30
Il Trovatore de Verdi à l'Opéra de Liège

Vendredi 30 juillet 2021 sur Mezzo HD à 21h00
Lucio Silla de Mozart au Teatro Real de Madrid

Samedi 31 juillet 2021 sur Mezzo à 20h30
'L'Orfeo' de Monteverdi à l'Opéra Comique de Paris

Dimanche 01 août 2021 sur Mezzo HD à 21h00
Elektra de Strauss au Festival de Salzbourg 2020

Mercredi 04 août 2021 sur Mezzo à 20h30
Le Couronnement de Poppée de Monteverdi au Festival de Salzbourg

Vendredi 06 août 2021 sur Mezzo HD à 21h00
Tosca de Puccini au Festival de Pâques de Salzbourg

Samedi 07 août 2021 sur Mezzo à 20h30
Roméo et Juliette de Gounod au Liceu de Barcelone

Dimanche 08 août 2021 sur Mezzo HD à 21h00
Rodelinda de Haendel à l'Opéra de Lille

Mercredi 11 août 2021 sur Mezzo à 20h30
Lucio Silla de Mozart au Teatro Real de Madrid

Vendredi 13 août 2021 sur Mezzo HD à 21h00
Aida de Verdi au Festival de Salzbourg

Samedi 14 août 2021 sur Mezzo à 20h30
Le Couronnement de Poppée de Monteverdi au Festival de Salzbourg

Dimanche 15 août 2021 sur Mezzo HD à 21h00
Tosca de Puccini au Festival de Pâques de Salzbourg

Mercredi 18 août 2021 sur Mezzo à 20h30
Roméo et Juliette de Gounod au Liceu de Barcelone

Vendredi 20 août 2021 sur Mezzo HD à 21h00
Lohengrin de Wagner à La Monnaie de Bruxelles

Samedi 21 août 2021 sur Mezzo à 20h30
Le Couronnement de Poppée de Monteverdi au Festival de Salzbourg

Dimanche 22 août 2021 sur Mezzo HD à 21h00
Falstaff de Verdi au Festival d'Aix-en-Provence

Mercredi 25 août 2021 sur Mezzo à 20h30
Roméo et Juliette de Gounod au Liceu de Barcelone

Vendredi 27 août 2021 sur Mezzo HD à 21h00
Syuyumbike de Reseda Akhiyarova à l'Opéra du Tatarstan

Samedi 28 août 2021 sur Mezzo à 20h30
Lucio Silla de Mozart au Teatro Real de Madrid

Dimanche 29 août 2021 sur Mezzo HD à 21h00
Falstaff de Verdi au Festival d'Aix-en-Provence

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Operavision, Culturebox, Arte Concert etc...

                               Juillet 2021

La Passion selon Saint Matthieu (Église de la Madeleine d'Aix-en-Provence) jusqu'au 01 juillet 2021

Le Vaisseau Fantôme (Klaipėda State Music Theatre) jusqu'au 03 juillet 2021

Concert du nouvel an de l'Orchestre National de France jusqu'au 04 juillet 2021

La Flûte enchantée (Opéra de Dresde) jusqu'au 04 juillet 2021

Tosca (Festival d'Aix en Provence 2019) jusqu'au 05 juillet 2021

50e anniversaire de la mort d'Igor Stravinsky (Elbphilharmonie) Part I jusqu'au 05 juillet 2021

La Flûte enchantée (Macerata Opera Festival) jusqu'au 08 juillet 2021

50e anniversaire de la mort d'Igor Stravinsky (Elbphilharmonie) Part II jusqu'au 09 juillet 2021

Written on Water (Aurélie Dupont - Pontus Lindberg) jusqu'au 13 juillet 2021

Herbert Blomstedt et Martha Argerich : Concerto pour piano n°1 de Beethoven jusqu'au 13 juillet 2021

Tim Dup (La Boule noire) jusqu'au 14 juillet 2021

Capriccio (Opéra de Dresde) jusqu'au 14 juillet 2021

Le chant de la Terre (Festival de Saint-Denis) jusqu'au 15 juillet 2021

La Passion de Simone (Royal Swedish Opera) jusqu'au 16 juillet 2021

Chantons, faisons tapage! (Opéra Comique) jusqu'au 16 juillet 2021

The Queen and her Favorite (La Monnaie) jusqu'au 16 juillet 2021

The King and his Favorite (La Monnaie) jusqu'au 16 juillet 2021

Parsifal (Wien Staatsoper) jusqu'au 17 juillet 2021

Der Freischütz (Théâtre des Champs-Elysées) jusqu'au 17 juillet 2021

Eva Maria Westbroek & Julius Drake (La Monnaie) jusqu'au 19 juillet 2021

The Turn of the Screw (La Monnaie) jusqu'au 22 juillet 2021

Nordic Moods II (La Monnaie) jusqu'au 22 juillet 2021

Il Pirata (Novaya Opera Theater) jusqu'au 23 juillet 2021

Maria by Callas jusqu'au 24 juillet 2021

Créer aujourd'hui (Ballet de l'Opéra national de Paris) jusqu'au 30 juillet 2021

Hippolyte et Aricie (National Theater Mannheim) jusqu'au 31 juillet 2021

                               Août 2021

Macbeth Underworld (Staatstheater Sarrebruck) jusqu'au 01 août 2021

Le Barbier de Séville (Den Norske Opera & Ballet) jusqu'au 05 août 2021

Pavarotti, hommage aux Arènes de Vérone jusqu'au 09 août 2021

La Dame blanche (Opéra de Rennes) jusqu'au 10 août 2021

Lady Macbeth de Mzensk (Birmingham Opera Company) jusqu'au 14 août 2021

Pelléas et Mélisande (Grand Théâtre de Genève) jusqu'au 19 août 2021

Aida - Lotte de Beer et Mervyn Millar jusqu'au 20 août 2021

Aida - Jonas Kaufmann - Sondra Radvanovsky - Ludovic Tézier jusqu'au 20 août 2021

Aida (Opéra National de Paris) jusqu'au 20 août 2021

L'Elixir d'Amour (Opera ZUID) jusqu'au 23 août 2021

Le Donne di Cavalli (Festival de Sablé) jusqu'au 26 août 2021

Love & Politics (Norrlandsoperan) jusqu'au 27 août 2021

Te Deum de Charpentier (Festival de sablé) jusqu'au 28 août 2021

                           Septembre 2021

Fables (Robert Wilson - Comédie Française) jusqu'au 06 septembre 2021

Le vol du boli (Théâtre du Châtelet) jusqu'au 09 septembre 2021

Rachmaninov Concerto n°2 (Stanislas Kochanovsky-Orchestre de Paris) jusqu'au 09 septembre 2021

Lucia di Lammermoor (Staatsoper Hamburg) jusqu'au 11 septembre 2021

Musique en fête jusqu'au 11 septembre 2021

Carmen (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu'au 11 septembre 2021

La Traviata (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu'au 11 septembre 2021

Roméo et Juliette (Polish National Opera) jusqu'au 15 septembre 2021

Der Freischütz (Konzerthaus Berlin) jusqu'au 17 septembre 2021

Cosi fan tutte (Festival de Salzburg 2020) jusqu'au 19 septembre 2021

La Traviata (Festival de Salzbourg 2005) jusqu'au 25 septembre 2021

Faust (Opéra national de Paris) jusqu'au 25 septembre 2021

Mariana Flores et la Cappella Mediterranea (Festival d'Ambronay) jusqu'au 25 septembre 2021

Lucia di Lammermoor (Opéra de Zurich) jusqu'au 26 septembre 2021

Leçons de ténèbres de Couperin par Les Arts Florissants (Festival d'Ambronay) jusqu'au 26 septembre 2021

L'ensemble Sollazzo (Festival d'Ambronay) jusqu'au 27 septembre 2021

Les Indes Galantes (Opéra national de Paris) jusqu'au 27 septembre 2021

La belle au bois dormant (Bolshoi) jusqu'au 30 septembre 2021

Barbe-Bleue (Opéra de Lyon) jusqu'au 30 septembre 2021

                           Octobre 2021

Ensemble Les Ombres (Festival d'Ambronay) jusqu'au 02 octobre 2021

Le défilé du corps de ballet (Opéra national de Paris) jusqu'au 09 octobre 2021

L'école des rêves (Opéra national de Paris) jusqu'au 09 octobre 2021

Pelléas et Mélisande (Opéra de Lille) jusqu'au 09 octobre 2021

La petite messe solennelle de Rossini (Wexford Festival Opera 2020) jusqu'au 10 octobre 2021

Turandot (Gran Teatro del Liceu) jusqu'au 12 octobre 2021

La Bohème (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 13 octobre 2021

Fauteuil d'orchestre (Théâtre des Champs-Elysées) jusqu'au 16 octobre 2021

Wozzeck (Festival de Salzbourg 2017) jusqu'au 16 octobre 2021

Roméo et Juliette (Deutsche Oper am Rhein) jusqu'au 17 octobre 2021

Le Barbier de Séville (Teatro La Fenice) jusqu'au 24 octobre 2021

Ottone In Villa de Vivaldi (Teatro La Fenice) jusqu'au 28 octobre 2021

                           Novembre 2021

Didon et Enée (Grand Théâtre de Genève) jusqu'au 02 novembre 2021

Sonya Yoncheva (Festival de Salzbourg 2020) jusqu'au 02 novembre 2021

Prima la musica e poi le parole & Der Shauspieldirektor (Teatro Malibran) jusqu'au 04 novembre 2021

Elina Garanca (Festival de Salzbourg 2021) jusqu'au 04 novembre 2021

Don Giovanni (Festival de Salzbourg 2021) jusqu'au 05 novembre 2021

Andris Nelsons - Mahler n°3 (Festival de Salzbourg 2021) jusqu'au 06 novembre 2021

Concert Haendel (Théâtre du Châtelet) jusqu'au 07 novembre 2021

Tosca (Royal Swedish Opera) jusqu'au 07 novembre 2021

Elektra (Festival de Salzburg 2020) jusqu'au 12 novembre 2021

Rusalka (Staatstheater Braunschweig) jusqu'au 13 novembre 2021

Benjamin Bernheim et Mathieu Pordoy (Festival de Salzburg 2021) jusqu'au 17 novembre 2021

John Eliot Gardiner et la Camerata Salzburg (Festival de Salzburg 2021) jusqu'au 20 novembre 2021

L’OPRF interprète Weber, Stravinsky, Weill et Offenbach - Direction Barbara Hannigan jusqu'au 27 novembre 2021

Herbert Blomstedt - 4e de Brahms (Festival de Salzbourg 2021) jusqu'au 27 novembre 2021

La Clémence de Titus (Bergen National Opera) jusqu'au 29  novembre 2021

Le Parc (Opéra national de Paris) jusqu'au 30 novembre 2021

                           Décembre 2021

La Passion selon Saint (Théâtre du Châtelet) jusqu'au 04 décembre 2021

9e Symphonie de Mahler (Philharmonie de Paris) jusqu'au 08 décembre 2021

La ronde de Boris Charmatz (Grand Palais) jusqu'au 11 décembre 2021

Don Giovanni (National Theatre Prague) jusqu'au 18 décembre 2021

Intolleranza 1960 (Festival de Salzburg 2021) jusqu'au 19 décembre 2021

Casse-Noisette (Orchestre national de Lille) jusqu'au 21 décembre 2021

Rudi Stephan: Les premiers hommes (Opéra d'Amsterdam) jusqu'au 24 décembre 2021

The Don Giovanni syndrome (Shauspielhaus - Graz) jusqu'au 26 décembre 2021

Inside Don Giovanni  (Shauspielhaus - Graz) jusqu'au 26 décembre 2021

Don Giovanni - The Reckoning (Shauspielhaus - Graz) jusqu'au 27 décembre 2021

Barbara Hannigan  (Festival de Ludwigsbourg) jusqu'au 31 décembre 2021

 

                              Janvier 2022

Andrea Chénier (Hungarian State Opera) jusqu'au 02 janvier 2022

Les Noces de Figaro (Festival d'Aix-en-Provence 2021) jusqu'au 05 janvier 2022

Ariane à Naxos (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu'au 07 janvier 2022

Le Manoir hanté (Poznan Opera) jusqu'au 09 janvier 2022

Balthasar Neumann Ensemble (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu'au 10 janvier 2022

Quinte et sens - une symphonie pour les éléments (Philharmonie) jusqu'au 16 janvier 2022

Actéon (Théâtre du Châtelet) jusqu'au 19 janvier 2022

Christoph et Julian Prégardien chantent Beethoven et Schubert (Philharmonie) jusqu'au 25 janvier 2022

Le Sacre du printemps (Opera North) jusqu'au 23 janvier 2022

Il Trovatore (Teatro dell'Opera di Roma) jusqu'au 28 janvier 2022

                              Février 2022

Luisa Miller (Opéra de Marseille) jusqu'au 15 février 2022

Classique Open Air (Hanovre) jusqu'au 17 février 2022

Dabkeh par Mehdi Kerkouche (Palais de Tokyo) jusqu'au 18 février 2022

Pierre et le Loup (Raconté par François Morel) jusqu'au 19 février 2022

Le Carnaval des animaux (Livret de Smaïn) jusqu'au 19 février 2022

When the Fern Blooms (Lviv National Opera) jusqu'au 20 février 2022

The Turn of the Screw (La Monnaie) jusqu'au 27 février 2022

                              Avril 2022

Le Freischütz (Théâtre des Champs-Élysées) jusqu'au 04 avril 2022

La Cerisaie (Festival d'Avignon) jusqu'au 10 avril 2022

Samson et Dalila (Chorégies d'Orange) jusqu'au 17 avril 2022

                               Mai 2022

Ariane et Barbe-Bleue (Opéra de Lyon) jusqu'au 09 mai 2022

Israël en Egypte (ElbPhilharmonie) jusqu'au 16 mai 2022

Barbara Hannigan : rêve de Hongrie jusqu'au 25 mai 2022

                               Juin 2022

"The Tree" de Carolyn Carlson (Chaillot - Théâtre National de la Danse) jusqu'au 10 juin 2022

                             Juillet 2022

Les Noces de Figaro (Festival d'Aix-en-Provence 2021) jusqu'au 08 juillet 2022

Fosse, mis en scène par Christian Boltanski jusqu'au 14 juillet 2022

Barbara Hannigan dirige Britten, Haydn et Stravinsky jusqu'au 15 juillet 2022

                             Août 2022

Lully et ses contemporains (Festival de Saint-Denis) jusqu'au 02 août 2022

Klaus Mäkelä - 9e de Beethoven (Philharmonie) jusqu'au 30 août 2022

                           Septembre 2022

Edward Elgar : The Dream of Gerontius (Magdalena Kozena et John Relyea) jusqu'au 25 septembre 2022

                          Novembre 2022

Rebeka Warriors & Julien Pregardien jouent Schubert jusqu'au 11 novembre 2022

                           Juin 2023

Der Freischütz (La Fura dels Baus) - moments choisis -  jusqu'au 17 juin 2023

Ariane à Naxos (Festival d'Aix-en-Provence 2018) jusqu'au 17 juin 2023

                           Août 2023

Tristan und Isolde (Festival d'Aix-en-Provence 2021) jusqu'au 30 août 2023

                           Décembre 2023

Concert de Noël 2020 du Philharmonique de Radio France jusqu'au 17 décembre 2023

                           Juillet 2024

Innocence (Festival d'Aix-en-Provence 2021) jusqu'au 01 juillet 2024

Voir les commentaires

Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique

Publié le 23 Juin 2021

Maria Jose Siri et Placido Domingo
Récital du 21 juin 2021
Paris, Salle Gaveau

Giuseppe Verdi Luisa Miller, ouverture
Umberto Giordano « Nemico della patria » (Andrea Chénier)
Giuseppe Verdi « Tacea la notte placida ... Di tale amor » (Il Trovatore)
Giuseppe Verdi « Madamigella Valery? » (La Traviata)
Giuseppe Verdi Les Vêpres siciliennes, ouverture
Ambroise Thomas « O vin, dissipe la tristesse » (Hamlet)
Umberto Giordano « La Mamma morta » (Andrea Chénier)
Fedora, ouverture
Giuseppe Verdi « Udiste ? ... Mira d’acerbe lacrime »  (Il trovatore)

Bis

José Serrano « ¿Qué te importa que no venga? » (Los Claveles)
Pablo Sorozábal « No puede ser » (La tabernera del puerto)
Manuel Penella « Vaya una tarde bonita ...Torero Quiero ser » (El Gato Montes)
Franz Lehár « Lippen schweigen » (Die lustige Witwe)

Direction musicale Mathieu Herzog
Orchestre Appassionato

La venue de Placido Domingo à la Salle Gaveau et de Maria Jose Siri, une spectaculaire soprano habituée des grandes maisons italiennes, et des Arènes de Vérone en particulier, ne pouvait qu’engendrer un débordement d’émotions immédiatement saisissables par un auditoire venu s’emplir d’une vitalité généreuse qui n’en a que plus de prix quand elle provient d’un artiste né en 1941.

Rarement est il également offert au public une telle proximité avec un chanteur qui fit ses débuts au Palais Garnier le 20 mai 1973 dans Il Trovatore, puis revint l’année d’après dans Les Vêpres siciliennes, et dans La Forza del destino en 1975.

Placido Domingo

Placido Domingo

Immense ovation à son arrivée sur scène, le poids des ans palpable mais l’élégance immuable comme comme on imaginerait Giuseppe Verdi revenant sur la scène de La Scala pour présenter à l’âge de 80 ans son ultime opéra, Falstaff, Placido Domingo s’empare d’emblée du grand air de Gerard, « Nemico della patria », le corps en tension, l’émission tremblante, mais l’élocution franche et claire, et un visage qui fait revivre la rancœur d’un personnage au cœur retourné par l’amour. Admiration et sentiment de l’invraisemblable se mêlent subtilement chez l’auditeur.

Puis, Maria Jose Siri le remplace à l’avant scène afin d’incarner Leonore d’Il trovatore. Le flot vocal riche et métallique aux teintes de bronze envahit tout l’espace de son opulence qui permet de tisser de longs aigus renversants, et le regard scintillant de cette grande artiste amplifie cette impression de don sans limite qu’elle rayonne sans mesure.

Maria Jose Siri

Maria Jose Siri

Et lorsque son partenaire la rejoint, le duo du second acte de La Traviata devient l’un des plus inhabituel qu’il soit permis d’entendre. En effet, on ne peut s’empêcher de voir à travers Germont son fils même, Alfredo, devenu vieux, alors que Placido Domingo incarne dans une sorte d’évolution naturelle - lui qui avait commencé à chanter le rôle de l’amoureux de Violetta le 19 mai 1961 à Monterrey, soit 60 ans plus tôt – un changement de génération.

Il est à la fois émouvant de par ses tressaillements qui soulignent une faiblesse, mais aussi d’une très grande force expressive par cette capacité à jouer sur les sentiments du cœur tout en affichant la négativité du père d’Alfredo. Mais face à lui, Maria Jose Siri paraît trop ample pour paraître une femme souffrante et soumise à la volonté d’un vieux père, et c’est donc ce qu’il y a d’atypique et d’opératique à outrance dans cette partie qui fait tout l’intérêt de cet échange habituellement plus intime.

L'orchestre Appassionato

L'orchestre Appassionato

Le lyrique torrentiel de Maria Jose Siri trouve alors dans l’air de Maddalena « La Mamma morta » une nouvelle occasion de conjuguer assurance, puissance de souffle et rayonnement vocal sans la moindre sensiblerie, avec le soutien d’un orchestre qui ne ménage en rien son emportement avec ces deux grands artistes.

Car il est rare d’entendre un orchestre avoir une telle présence au point de représenter un protagoniste à part entière tout au long de la soirée.

Fondé par Mathieu Herzog qui dirige ce soir avec un étonnant sens de l’équilibre entre la flamme des musiciens et la nécessité de préserver un champ vocal suffisant pour les chanteurs, l’ensemble Appassionato est disposé sous l’orgue de façon à porter les cordes sur l’avant scène, les bois en second plan, puis les cuivres et enfin les percussions en fond de scène.

Placido Domingo, Maria Jose Siri et Mathieu Herzog

Placido Domingo, Maria Jose Siri et Mathieu Herzog

La jeunesse des musiciens s’accompagne d’une manière d’être fortement impliquée dans le déroulé de ce qui se joue sur scène, et les regarder tout en profitant des timbres ronds et charnus de leurs instruments contribue tout autant au plaisir de ce spectacle.

L’allant sans complexe avec lequel est menée l’ouverture des Vêpres siciliennes est l’un des grand moment orchestral de la soirée, et l’on aura tous remarqué l’enthousiasme expressif du timbalier se donnant à corps joie de façon fort communicative, mais aussi le comportement des musiciens qui, lorsqu’ils ne sont pas sollicités par la partition, se laissent entraîner par la musique comme pour vibrer à l’unisson de leurs camarades. Véritablement, ils donnent une image de vie extrêmement positive qui est une grande source d’inspiration et de plaisir pour le public.

L'orchestre Appassionato

L'orchestre Appassionato

Le programme de la soirée comprend aussi des airs plus légers, en bis en particulier, qui contribuent à l’agrément et à la respiration du récital, ce qui permet aux artistes de jouer sur un registre comique et ludique, et du fait que tous les insrumentistes et solistes soient réunis finalement sur un espace assez réduit donne aussi une image concentrée et un peu bousculée propice au sentiment de convivialité si important pour tous.

Voir les commentaires

Publié le 18 Juin 2021

Gala Lyrique (Rossini, Mozart, Puccini, Verdi, Wagner, Berlioz, Donizetti)
Récital du 16 juin 2021
Palais Garnier

Guillaume Tell - Ouverture
Manon Lescaut - « Sola, perduta, abbandonata » (Maria Agresta)
Don Giovanni - « Madamina » (Luca Pisaroni)
Il Corsaro (Verdi) - « De corsari il fulmine » (Michael Fabiano)
La Forza del Destino - « Urna fatale » (Ludovic Tézier)
Tannhäuser - « Bacchanale »
Tannhäuser - « O du mein holder Abendstern » (Ludovic Tézier)
La Damnation de Faust – « Devant la maison de celui qui t'adore » (Luca Pisaroni)
Don Pasquale - « Cheti, cheti, immantinente » (Luca Pisaroni - Ludovic Tézier)
La Bohème - Final de l'Acte I (Maria Agresta - Michael Fabiano)

Direction musicale Mark Wigglesworth
Orchestre de l’Opéra national de Paris

Un mois après la réouverture des salles de spectacles au public, le Palais Garnier accueille un quatuor de grands artistes impliqués dans les productions de l’Opéra de Paris en cours de représentations en ce mois de juin, et réunis à travers un unique récital lyrique.

Au trio de ToscaMaria AgrestaMichael Fabiano et  Ludovic Tézier, se joint l’interprète de Rodrique dans Le Soulier de satin, Luca Pisaroni, tous les quatre associés au chef d’orchestre de La Clémence de Titus, Mark Wigglesworth, et à l'orchestre de l'Opéra national de Paris.

Maria Agresta

Maria Agresta

Ce concert est ainsi une occasion de les retrouver de près, mais aussi d'évoquer les réminiscences musicales du Palais Garnier au cours des 50 premières années de son existence, depuis son achèvement en 1875.

Guillaume Tell et Tannhäuser faisaient toujours partie des douze ouvrages les plus joués dans cette salle , avec plus de 300 représentations chacun, et Mark Wigglesworth restitue une lecture d'une très grande finesse de leurs ouvertures respectives, ce qui permet d'apprécier les très belles expressions des violoncelles, leur son boisé et la rutilance de leur éclat, et les qualités lumineuses de l'ensemble orchestral fort impressionnantes dans la bacchanale. Du grand style!

Ludovic Tézier, Luca Pisaroni, Maria Agresta

Ludovic Tézier, Luca Pisaroni, Maria Agresta

La partie récital permet de retrouver celui qui incarnait ici même Leporello en 2006 dans la mise en scène de Michael Haneke, Luca Pisaroni. Il connaît ce personnage par cœur, cela se voit à sa manière de mimer les intentions du texte, et timbre idéalement les intonations ironiques du valet de Don Giovanni en insistant sur la tonalité légère de l'air du catalogue.

Michael Fabiano

Michael Fabiano

L'humble arrivée de Michael Fabiano mélange à la fois le naturel sympathique de ce chanteur et la tension dramatique de l'air de Corrado. Il campe en effet un grand personnage verdien, une solide homogénéité de toute la tessiture de la voix, un engagement enflammé, une poignance et un mordant formidables, et surtout une précision de jeu et une expression du sens de ce qu'il chante qui nous fait vivre émotionnellement au plus près des sentiments portés par le texte et la musique.

Ce grand chanteur et grand acteur Joue, plus loin, aussi bien la sincérité amoureuse de Rodolfo, et Maria Agresta, après un rendu authentiquement blessé, sans noirceurs exagérées et avec une excellente tenue dans les expressions de douleurs, de Manon Lescaut, offre à nouveau avec lui l'image d'un couple d'une attention tout aussi subtile que dans leur dernier acte de Tosca à l'opéra Bastille.

Ludovic Tézier

Ludovic Tézier

Et c'est à Ludovic Tézier que l'on doit ce soir la plus grande variété de traits de caractères. La sévérité de Don Carlo di Vargas et le conflit entre désespoir et détermination se lisent naturellement dans ses résonances verdiennes, un tempérament qui correspond si bien à sa stature sereine et bien ancrée

Il surprend beaucoup plus dans le duo donizettien avec Luca Pisaroni, où la célérité du verbe sollicite souffle et précision dynamique de l'élocution, puis il retourne à un état d'apaisement sous les ombres poétiques de Wolfram, où cette fois s'exprime un ton plus aérien. 

​​Un concert relativement court, mais qui a été un enchantement musical d'une énergie tant essentielle pour chacun.

Voir les commentaires

Publié le 14 Juin 2021

Simon Boccanegra (Giuseppe Verdi – 1881)
Répétition générale du 09 juin 2021
Théâtre des Arts de Rouen

Simon Boccanegra Dario Solari
Jacopo Fiesco Jongming Park
Maria Boccanegra (Amelia) Klara Kolonits
Gabriele Adorno Otar Jorjikia
Paolo Albani Kartal Karagedik
Pietro André Courville

Direction musicale Antonello Allemandi
Mise en scène Philipp Himmelmann (2018)

Orchestre de l'Opéra Rouen Normandie
Choeur Accentuus / Opéra de Rouen Normandie
Coproduction Opéra de Dijon et Stadttheater Klagenfurt

                                        Otar Jorjikia (Gabriele Adorno)

A l’instar de l’Opéra Bastille, l’Opéra de Rouen n’avait plus joué d’opéra depuis 450 jours, mais avait pu, entre-temps, rouvrir pour représenter quelques concerts symphoniques.

Une répétition ouverte au public le jour même du report du couvre-feu à 23h constituait donc un jalon majeur pour la vie du Théâtre des Arts, car retrouver des spectateurs autour d’une œuvre lyrique redevenait enfin possible.

Simon Boccanegra est l’une des œuvres les plus sombres de Giuseppe Verdi où le compositeur représente les luttes des factions afin de faire naître chez les Italiens l’horreur des guerres fratricides. L’œuvre débute en 1339 au moment où Simon Boccanegra, corsaire au service de Gênes, eut une fille illégitime avec Maria, fille de son ennemi Fiesco, qui sera retrouvée morte. Vingt-cinq ans plus tard, le corsaire est devenu le premier doge à vie. Mais une conspiration redoutable est montée contre lui.

Choeur et solistes de Simon Boccanegra salués par l'orchestre installé au parterre.

Choeur et solistes de Simon Boccanegra salués par l'orchestre installé au parterre.

La fluidité des langueurs orchestrales est un élément essentiel de cet ouvrage qui semble créer une résonance entre la puissance évocatrice des paysages marins et les forces conspiratrices de la République.

Cette dimension est particulièrement bien menée par la direction d’Antonello Allemandi qui structure avec brio l'allant de l’orchestre dans les grands mouvements d'ensemble où cordes et cuivres fusionnent parfaitement. Cet alliage est très beau et abouti, et donne beaucoup d’allure et de nerfs tout en préservant une impression de force tranquille. On remarque également que les bois se détachent nettement, surtout les bois graves (basson).

Cette recherche de noirceur et de puissance soutient ainsi la mise en scène qui, toutefois, ne souligne ni les chatoyances ni les lueurs d'espoir contenues dans l’œuvre, que ce soit les lueurs du port de Gênes ou bien la mise en avant d’Adorno comme successeur prometteur de Simon Boccanegra.

Dario Solari (Simon Boccanegra)

Dario Solari (Simon Boccanegra)

Philipp Himmelmann joue en effet sur des impressions claustrophobiques à travers un décor fermé et réagençable autour d’une pièce en forme de cube où l’image sordide du suicide de Maria hante d’emblée le spectateur. La vision de la mer transparaît à travers un fin tableau allongé, et l’ombre du déplacement d’une pale de ventilation induit un sentiment dépressif latent.

Pas de bleu merveilleux ou de référence à une splendeur nouvelle, c’est en vérité l’intérieur éteint de Boccanegra qui est représenté. La mise en scène souffre cependant d’une faiblesse générale dans la direction d’acteur qui n’accentue aucunement les caractères des différents protagonistes alors que tous disposent de timbres bien caractéristiques impossibles à confondre.

De par sa haute tenue, Dario Solari fait belle impression avec un chant souple et charmeur, légèrement velouté, qui donne une crédible amplitude humaine et spirituelle au Doge de Gênes, alors que le Fiesco de Jongming Park résonne de noirceurs caverneuses qui évoquent le dragon Fafner imaginé par Wagner pour Siegfried, sans la moindre rudesse. Le jeu reste stéréotypé, mais la portée vocale profondément noble.

En Kartal Karagedik on peut retrouver les intonations verdiennes et les ambiguïtés d’un Macbeth, ce qui correspond parfaitement au personnage de Paolo Albani, mais là aussi le metteur en scène ne met pas suffisamment en exergue les ombres calculatrices de cet homme qui est le cerveau de la conspiration contre Simon.

Klara Kolonits (Amelia)

Klara Kolonits (Amelia)

Le Gabriele Adorno d’Otar Jorjikia devient vocalement un solide opposant avec une personnalité puissante et virile, relativement homogène sur toute la tessiture, qui fait de lui un être à la hauteur des dirigeants génois.  D’ailleurs, une telle consistance semble encore plus le prédestiner à des répertoires italiens post-verdiens et réalistes, ou au répertoire slave post-romantique du XXe siècle.

Philipp Himmelmann amoindrit cependant son rôle politique en ne lui donnant pas la possibilité de se substituer à Boccanegra – Adorno reste physiquement indifférencié au final -, et on trouve aussi un assombrissement mélancolique d’Amelia par un traitement assez noir de son caractère malgré l’aisance de Klara Kolonits à soutenir des aigus sans peine, mais qui naturalise trop la fille du doge dans la tessiture médiane.

Le chœur est d’une précision d'élocution, d'une clarté et d’un ton chantant absolument magnifiques de bout en bout, comme un précieux collier de perles omniprésent au cours de ce spectacle sans doute trop pessimiste, mais qui ne l’est pas plus que la version de Calixto Bieito que nous connaissons à Paris.

Voir les commentaires

Publié le 6 Juin 2021

Le Soulier de Satin (Marc-André Dalbavie – 2021)
Livret Raphaèle Fleury d’après Paul Claudel
Représentations du 29 mai et du 05 juin 2021
Palais Garnier

Doña Prouhèze Eve-Maud Hubeaux
Don Rodrigue de Manacor Luca Pisaroni
Le Père Jésuite, Le Roi d’Espagne, Saint Denys d’Athènes, Don Almagro, 2ème soldat Marc Labonnette
Don Pélage Yann Beuron
Don Balthazar, Saint Nicolas, Frère Léon Nicolas Cavallier
Don Camille Jean-Sébastien Bou
Doña Isabel, Doña Honoria, La Religieuse Béatrice Uria‑Monzon
Le Sergent Napolitain, Le Capitaine, Don Rodilard, 1er soldat Éric Huchet
Doña Musique, La Bouchère Vannina Santoni
L’Ange Gardien, Saint-Jacques, Saint Adlibitum Max Emanuel Cenčić
Le Vice-Roi de Naples, Saint Boniface, Don Ramire Julien Dran
Doña Sept-Epées Camille Poul
L’Irrépressible, Don Fernand Yann-Jöel Collin
L’Annoncier, Le Chancelier, Don Léopold Cyril Bothorel
Le Chinois Isidore Yuming Hey
La Noire Jobarbara, La Logeuse Mélody Pini               
Eve-Maud Hubeaux (Prouhèze)
La Lune (voix enregistrée) Fanny Ardant

Direction musicale Marc-André Dalbavie
Mise en scène Stanislas Nordey (2021)

Création mondiale

Après Trompe-la-mort de Luca Francesconi (2016) et Bérénice de Michael Jarrell (2018), Le Soulier de Satin est le dernier volet d’une trilogie de créations contemporaines basées sur des textes littéraires français dont Stéphane Lissner, le précédent directeur de l’Opéra de Paris, est le commanditaire.

Mettre en musique un texte qui, au théâtre, est habituellement mis en scène sur une durée de 11 heures, ne peut qu’être fortement réducteur lorsqu’il est construit sur une durée de 4h30, soit la durée du Crépuscule des Dieux de Richard Wagner.

Marc Labonnette (Le Père Jésuite)

Marc Labonnette (Le Père Jésuite)

Pourtant, de par la manière dont est construit ce nouvel opéra qui préserve une totale intelligibilité du texte comme s’il s’agissait d’une pièce de théâtre portée par une orchestration qui souligne les longues réflexions des personnages, crée des atmosphères irréelles, expose des textures luxueuses et engendre des tensions, l’ensemble du spectacle offre une intrigante ouverture sur une œuvre complexe en préservant ses méandres et ses différentes strates, tout en misant sur une scénographie fort dépouillée.

Grand Foyer du Palais Garnier

Grand Foyer du Palais Garnier

Stanislas Nordey, qui avait mis en scène Saint-François d’Assise d’Olivier Messiaen à l’Opéra Bastille en ouverture de mandat du Gerard Mortier en 2004, se retrouve à nouveau face à une œuvre contemporaine comparable, traversée par la foi, et où un ange vient sur terre pour avertir et préparer à la vie céleste.

Il utilise un ensemble de reproductions de toiles peintes de la Renaissance évoquant la vie à la cour d’Espagne, les froideurs et la riche préciosité de son art de vivre, la spiritualité, la beauté des traits de saintes, et les sentiments mélancoliques menant à la mort.

Eve-Maud Hubeaux (Prouhèze)

Eve-Maud Hubeaux (Prouhèze)

Ces toiles circulent de dos ou de face sur des chevalets géants et mobiles, un savant désordre court sur la scène, et la douceur de ces magnifiques peintures suffit à créer chez le spectateur un état contemplatif qui favorise l’imprégnation de la structure musicale. Le chant des divers protagonistes se développe sous la forme de longues mélopées parlées et chantées qui exploitent la variété de couleurs de chaque tessiture et expriment fortement la vérité de chacun des artistes.

Eve-Maud Hubeaux, heureuse d’être parée d’une aussi somptueuse robe rouge, est splendidement mise en valeur tant en terme de personnalité que de couleurs vocales. La richesse de ses graves, la densité de sa voix, la clarté incisive de sa diction, l’impressionnante présence qu’elle imprime à Prouhèze, dépeignent une femme passionnée qui aime la vie et qui tient l’auditeur par la majesté heureuse qu’elle exprime aussi pleinement. C’est véritablement le charme de l’opéra que d’offrir un tel portrait haut-en-couleur que le théâtre ne pourrait que pousser vers l’hystérie pour créer du contraste, alors que la jeune mezzo-soprano peut jouer de la souplesse de son corps pour moduler sa voix sur la longueur en continu et avec des effets percutants.

Luca Pisaroni (Don Rodrigue)

Luca Pisaroni (Don Rodrigue)

Cette histoire d’amour impossible sur fond de guerres impériales espagnoles pour la conquête du monde la relie au Don Rodrigue de Luca Pisaroni qui maîtrise bien l’élocution française et habite son personnage d’amant de sentiments torturés avec une constante noirceur. Mais autant la mise en scène en fait un perdant d’avance, autant le Don Pélage de Yann Beuron garde fière allure malgré le fait qu’il soit un homme marié à une femme qui n’éprouve pas pour lui un amour passionné. Le timbre du ténor français est généreux, de franches teintes chromatiques l’ennoblissent, et la mesure de son personnage ne faiblit à aucun instant.

Jean-Sébastien Bou, qui parfois est un peu moins audible, incarne auprès de ce trio d’ampleur un Don Camille extrêmement névrosé, un homme dépressif qui, malgré la situation qui en fait un objet de cour, trouve la ressource pour avoir des réactions d’orgueil saisissantes.

Jean-Sébastien Bou (Don Camille)

Jean-Sébastien Bou (Don Camille)

Et à l’opposé de ces ombres, il y a des êtres qui n’apparaissent que pour certaines scènes qui sont comme d'éclatants écrins pour ces artistes uniques. On pense bien sûr à la sveltesse de Yuming Hey, acteur fascinant que le public avait pu découvrir dans Jungle Book de Robert Wilson en 2019 au Théâtre de la Ville. Son caractère bondissant et sa voix androgyne bien ciselée inspirent beaucoup de joie au serviteur Isidore qui représente la voix de la désillusion amoureuse et le regard impertinent sur la vie telle qu’elle est.

Dans un esprit différent, le mystérieux ange lunaire de Max Emanuel Cenčić, au galbe d’une parfaite rondeur et d’une patine assombrie, amène avec lui l’univers profondément religieux des beautés baroques, la spiritualité religieuse des Passions de Jean-Sébastien Bach, et dispose d’une fabuleuse scène sous une lumière cendrée quand L’Ange Gardien vient suggérer à Prouhèze de se métamorphoser en étoile.

Yuming Hey (Le Chinois Isidore)

Yuming Hey (Le Chinois Isidore)

Et il y a aussi la fraîcheur dorée et éclatante de Vannina Santoni, Doña Musique assurée et rayonnante, l’art tragique de Béatrice Uria‑Monzon dont le timbre s’est éclairci avec le temps tout en préservant des ombres nocturnes dans la voix, la bonhomie prodigue d’Éric Huchet, la mesure plus classique de Marc Labonnette, et Julian Dran, dans sa belle tenue royale espagnole, évoque énormément le rôle du Comte de Lerme qu’il incarnait à Bastille dans Don Carlos, une belle tenue également dans l’élocution vocale claire et droite.

Max Emanuel Cenčić (L’Ange Gardien)

Max Emanuel Cenčić (L’Ange Gardien)

Le Soulier de Satin est un mélange de pensées et d’histoires grandes et petites, et si Stanislas Nordey est allé à l’essentiel pour le jeu d’acteurs et la scénographie qui décrivent peu les changements de lieu, on ne peut oublier cette magnifique image de la Lune tournant sur elle même pour révéler les différentes mers et cratères de sa surface avec réalisme, alors que la voix de Fanny Ardant exprime les mouvements du cœur des amants dans une scène qui renvoie à l’appel de Brangäne dans Tristan und Isolde.

Béatrice Uria‑Monzon (Doña Honoria)

Béatrice Uria‑Monzon (Doña Honoria)

La musique de Marc-André Dalbavie est riche en timbres et structures et renforce la déclamation mais ne prend pas le dessus sur le contenu littéral. Un fin continuo entretient une tension lancinante, les cuivres s’étirent parfois en évitant les stridences, des scintillements merveilleux émanent de ce corps limpide au fond bouillonnant, et de très beaux effets de cordes évoquent comme du bois zébrés, véritablement dans une recherche de matière luxueuse qui esthétise forcément ce spectacle qui est une probante entrée dans l’univers de Paul Claudel pour celles et ceux qui souhaitent appréhender Le Soulier de Satin à une taille humaine.

Yann Beuron (Don Pélage) et Béatrice Uria‑Monzon (La Religieuse) - Rideau final

Yann Beuron (Don Pélage) et Béatrice Uria‑Monzon (La Religieuse) - Rideau final

Voir les commentaires

Publié le 5 Juin 2021

Tosca (Giacomo Puccini – 1900)
Représentation du 04 juin 2021
Opéra Bastille

Floria Tosca Maria Agresta
Mario Cavaradossi Michael Fabiano
Il Barone Scarpia Ludovic Tézier
Cesare Angelotti Guilhem Worms
Spoletta Carlo Bosi
Sciarrone Philippe Rouillon
Un Carceriere Florent Mbia

Direction musicale Carlo Montanaro
Mise en scène Pierre Audi (2014)

                                Maria Agresta (Tosca)

 

Vendredi 04 juin 2021, à 16h15, avait lieu la réouverture de la grande scène Bastille au public après 450 jours de fermeture, et Alexander Neef est apparu face à l’enthousiasme chaleureux des spectateurs pour présenter formellement ce jour si signifiant pour la vie de l’institution. Moins d’un tiers des places étaient occupées du fait des contraintes sanitaires, mais cela n’a pas empêché qu’une partie du public soit relativement jeune.

Entré au répertoire de l’Opéra de Paris le 10 juin 1960, Tosca fait dorénavant partie des cinq ouvrages lyriques les plus joués de la maison, et, ce soir, en est à sa 340e représentation et à sa troisième reprise dans la mise en scène de Pierre Audi.

Michael Fabiano (Mario) et Maria Agresta (Tosca)

Michael Fabiano (Mario) et Maria Agresta (Tosca)

Dans la première partie, la direction orchestrale de Carlo Montanaro maintient une grande clarté et accompagne les respirations et sentiments des artistes par des déploiements forts poétiques et nuancés des instruments en solo, ce qui est toujours remarquable pour un auditeur qui a si souvent entendu cette musique.

Néanmoins, la théâtralité semble volontairement bridée, les percussions étant utilisées de façon assez discrète, et le son ne recèle aucune noirceur.

Michael Fabiano campe un Mario d’une grande authenticité avec un jeu qui est toujours tourné vers ses partenaires, et son timbre de voix, solide et puissant, est traversé d’une petite vibration qui imprègne son personnage d’une fragilité humaine.

Quand Tosca le rejoint dans l’église, c’est une femme légère, plus joueuse qu’inquiète, qui se présente à lui sous les traits de Maria Agresta, et la soprano napolitaine l’incarne avec des couleurs en phase avec l’orchestre, c’est à dire claires avec des inflexions typiques de la chanteuse qui semble traduire les accents de sa région d’origine.

Ludovic Tézier (Scarpia)

Ludovic Tézier (Scarpia)

L’arrivée que l’on pourrait qualifier de « majestueuse » de Ludovic Tézier fait alors entrer en scène un Scarpia d’une très grande résonance, stylisé, se gardant de toute expression vériste pour se centrer sur un portrait sévère mais pas sordide, comme pour tenter de faire passer un charme malgré la nature du chef de la police. La voix est d’une belle ampleur, d’une totale homogénéité qui se déploie au second acte alors que la direction musicale modère toujours la violence de son discours.

Jusqu’à ce que ne survienne le grand air tant attendu « Vissi d’arte ! ». A ce moment là, se passe quelque chose d’inouï. L’orchestre se diffuse dans l’espace, se pare d’un tissu d’une finesse immatérielle, et Maria Agresta maîtrise cet élan du cœur avec une douceur, une intériorité et une unité dans la voix merveilleuses, et lie parfaitement les passages forte et leurs retours aux nuances toute en retenue de façon saisissante.

Maria Agresta (Tosca) et Ludovic Tézier (Scarpia)

Maria Agresta (Tosca) et Ludovic Tézier (Scarpia)

Le sens musical que révèle également Carlo Montanaro suggère que la suite dans le dernier acte sera une magnifique peinture orchestrale, ce qui se confirme lors de l’ouverture pastorale qui décrit la fin de la nuit sur la campagne romaine. Le son est à nouveau coloré d’immatérialité, avec toujours une retenue dans les effets de volumes qui privilégie les teintes boisées aux effets métalliques, le jeune berger est à la fois poétique et assuré, et Michael Fabiano joue son personnage avec un réalisme dans le moindre détail qui le rend profondément touchant.

Après un « E Lucevan le stelle » où il joue d’une extrême nuance pour ensuite dégager une puissance animale à partir d’une couleur de voix plutôt sombre et franche, le duo qui le réunit à Maria Agresta se dépouille de tout l’artifice de la première partie à l’église qui était un jeu entre protagonistes, et il ne s’agit plus que de tendresse, d’attention, de communion de chant comme de timbre, et cette attention réciproque est si crédible qu’elle en rend tout cette dernière partie confondante.

Michael Fabiano (Mario) et Maria Agresta (Tosca)

Michael Fabiano (Mario) et Maria Agresta (Tosca)

L’effet de ce rideau noir qui tombe après l'élan crânement vaillant de Maria Agresta, pour révéler les ténèbres éclairées par un soleil d’argent au moment où Tosca se donne la mort, conserve toute sa force expressive.

Voir les commentaires

Publié le 1 Juin 2021

Le rapport de la cour des comptes 2016 de l'ONP a montré "qu'à l’examen des 118 spectacles donnés au cours des saisons 2004-2005 à 2012-2013, 48 (soit 40,3 %) n’ont été donnés qu’au cours d’une seule saison. En outre, 26,1 % des spectacles n’ont été donnés qu’au cours de deux saisons différentes. Les deux tiers des spectacles ne sont donc présentés qu’une ou deux fois au public. À l’inverse, seuls 8,4 % des spectacles ont été donnés au cours de quatre saisons et 14,3 % l’ont été au cours de cinq saisons ou plus."

Ce rapport indique également que "quelques productions ont pu être revendues : sur 56 productions lyriques déclassées de 2005 à 2013, 10 ont pu être revendues, dont trois au Teatro Real de Madrid, dont la direction était assurée par M. Mortier, à l’issue de son mandat à l’OnP. 
Le montant de la cession va de 120 000 € HT pour les Vêpres siciliennes à 25 000 € HT pour la Clémence de Titus (Hermann). Ces résultats sont modestes mais la direction de l’OnP assure que toutes les productions déclassées font l’objet d’une recherche de cession, lorsque cette cession n’est pas déjà envisagée en amont, avant même la décision de déclassement."

Grand Foyer du Palais Garnier (2021)

Grand Foyer du Palais Garnier (2021)

L'article suivant récapitule la liste des productions lyriques créées à l'Opéra national de Paris depuis 1973 et qui n'ont pas été reprises une seule fois jusqu'à la saison 2019/2020.

En particulier :
Sous Pierre Bergé (depuis 1989), 34 productions ont été créées et 16 (47%) n'ont pas été reprises
Sous Hugues Gall, la référence, 69 productions ont été créées et seules 14 (20%) n'ont pas été reprises
Sous Gerard Mortier, 48 productions ont été créées et 24 (50%) n'ont pas été reprises jusqu'à présent
Sous Nicolas Joel, 41 productions ont été créées et 24 (59%) n'ont pas été reprises jusqu'à présent

Pour chaque saison, le nombre total de nouvelles productions est indiqué.
Les nouvelles productions incluent les coproductions et les tournées d'autres compagnies.
En rouge gras, les œuvres qui n'ont plus été rejouées jusqu'à la saison 2019/2020 même dans une autre mise en scène.

Lulu / Alban Berg / Patrice Chéreau (Coproduction Scala de Milan 1979) - (C) Daniel Cande - BNF

Lulu / Alban Berg / Patrice Chéreau (Coproduction Scala de Milan 1979) - (C) Daniel Cande - BNF

Direction Rolf Liebermann

Saison 1973/1974 12 nouvelles productions
Don Quichotte / Jules Massenet / Garnier / Peter Ustinov
Tosca / Giacomo Puccini / Garnier / Gunther Rennert (Production Opéra d'Etat de Hambourg)

Saison 1974/1975 5 nouvelles productions
Aucune

Saison 1975/1976 4 nouvelles productions
Aucune

Saison 1976/1977 7 nouvelles productions
Comte Ory (Le) / Gioacchino Rossini / Favart / Robert Dhéry (Production reprise au Grand Théâtre de Genève en 1980)
Platée / Jean-Philippe Rameau / Favart / Henri Ronse

Saison 1977/1978 3 nouvelles productions
Madama Butterfly / Giacomo Puccini / Garnier / Jorge Lavelli (Production Scala de Milan)

Saison 1978/1979 8 nouvelles productions
Lulu / Alban Berg / Garnier / Patrice Chéreau (Coproduction Scala de Milan)
Marchand de Venise (Le) / Reynaldo Hahn / Favart / Marc Cheifetz
Médecin malgré lui (Le) / Charles François Gounod / Favart / Jean-Louis Martin-Barbaz
Nabucco / Giuseppe Verdi / Garnier / Henri Ronse
Tom Jones / François-André Philidor / Favart / Jacques Fabbri
Wozzeck / Alban Berg / Garnier / Luca Ronconi (Tournée du Théâtre de la Scala de Milan)

Saison 1979/1980 4 nouvelles productions
Boris Godounov / Modeste Petrovitch Moussorgski / Garnier / Joseph Losey (Version réorchestrée de Dmitri Chostakovitch)
A Kékszakallu Herceg Vara/Erwartung / Béla Bartók/Arnold Schoenberg / Favart / Humbert Camerlo
Fille du régiment (La) / Gaetano Donizetti / Garnier / Jean-Louis Martin-Barbaz
Porteur d'eau (Le) / Luigi Cherubini / Favart / Bernard Sobel

Lear / Aribert Reimann / Jacques Lassalle (1982) - (C) ONP - DR

Lear / Aribert Reimann / Jacques Lassalle (1982) - (C) ONP - DR

Direction Bernard Lefort 

Saison 1980/1981 10 Nouvelles productions
Arabella / Richard Strauss / Garnier / Hans Hartleb (Production Covent Garden)
Dardanus / Jean-Philippe Rameau / Garnier / Jorge Lavelli
Devin du village (Le)/Liaisons dangereuses (Les) / Jean-Jacques Rousseau/Claude Prey / Conservatoire d'Art Dramatique / Pierre Barrat (Coproduction Festival d'Aix-ern-Provence, Centre Lyrique de Wallonie et Festival d'Avignon)
Don Giovanni / Wolfgang Amadeus Mozart / Garnier / Louis Erlo
Grand Macabre (Le) / György Ligeti / Garnier / Daniel Mesguich
Héritière (L') / Jean-Michel Damase / Favart / Louis Ducreux
Jenufa / Leos Janácek / Garnier / Götz Friedrich (Production Opéra de Stockholm)
Mamelles de Tirésias (Les) / Francis Poulenc / Favart / Jean Rosenthal
Peter Grimes / Benjamin Britten / Garnier / Elijah Moshinsky (Production Covent Garden)
Un Ballo in maschera / Giuseppe Verdi / Garnier / Sonja Frisell

Saison 1981/1982 12 Nouvelles productions
Barbiere di Siviglia (Il) / Gioacchino Rossini / Champs Elysées / Maurice Bénichou
Carmen / Georges Bizet / Palais des Sports / Marcel Maréchal
Cosi fan tutte / Wolfgang Amadeus Mozart / Favart / Jean-Claude Auvray
Fidelio / Ludwig Beethoven (van) / Garnier / David Walsh (Production English National Opera)
Lohengrin / Richard Wagner / Garnier / Jacques Lassalle
L'Orfeo / Claudio Monteverdi / Théâtre Chaillot / Antoine Vitez
Ondine / Jean-Yves Daniel-Lesur / Champs Elysées / Jean-Claude Fall (Création mondiale)
Semiramide / Gioacchino Rossini / Champs Elysées / Pier Luigi Pizzi (Coproduction Teatro Comunale de Gênes et Teatro Regio de Turin représentée au Festival d'Aix-en-Provence)
Tabarro (Il)/Pagliacci / Giacomo Puccini/Ruggero Leoncavallo / Garnier / Patrice Kerbrat

Saison 1982/1983 12 Nouvelles productions
Amour des trois oranges (L') / Serguei Prokofiev / Favart / Daniel Mesguich
Dialogues des carmélites / Francis Poulenc / Favart / John Dexter
Erzsebet / Charles Chaynes / Garnier / Michael Lonsdale (Création mondiale)
Eugène Onéguine / Piotr Ilyitch Tchaikovski / Garnier / Gian Carlo Menotti
Falstaff / Giuseppe Verdi / Garnier / Georges Wilson
Fledermaus (Die) / Johann Strauss / Garnier / Richard Foreman
Lear / Aribert Reimann / Garnier / Jacques Lassalle
Luisa Miller / Giuseppe Verdi / Garnier / Luciano Damiani
Traviata (La) / Giuseppe Verdi / Favart / David Gately

Saint François d'Assise / Olivier Messiaen / Sandro Sequi (1983) - (C) BNF

Saint François d'Assise / Olivier Messiaen / Sandro Sequi (1983) - (C) BNF

Direction Massimo Bogianckino 

Saison 1983/1984 12 Nouvelles productions
Damoiselle élue (La)/Dido and Aeneas / Claude Debussy/ Henry Purcell / Favart / Nicolas Joel
Jerusalem / Giuseppe Verdi / Garnier / Jean-Marie Simon
Madama Butterfly / Giacomo Puccini / Garnier / Pierluigi Samaritani
Manon / Jules Massenet / Favart / Jean-Reynald Prêtre
Moïse et Pharaon / Gioacchino Rossini / Garnier / Luca Ronconi
Saint François d'Assise / Olivier Messiaen / Garnier / Sandro Sequi (Création mondiale)
Tannhäuser / Richard Wagner / Garnier / István Szabó
The English Cat / Hans Werner Henze / Favart / Julian Hope
Werther / Jules Massenet / Garnier / Pierluigi Samaritani

Saison 1984/1985 15 Nouvelles productions
Alceste / Christoph Willibald Gluck / Garnier / Pier Luigi Pizzi
Ariodante / Georg Friedrich Haendel / Champs Elysées / Pier Luigi Pizzi
Barbiere di Siviglia (Il) / Gioacchino Rossini / Favart / Jean-Marie Simon
Convive de pierre (Le) / Alexandre Dargomyjski / Favart / Ottomar Krejca
Docteur Faustus / Konrad Boehmer / Garnier / Charles Hamilton (Création mondiale)
Etoile (L') / Emmanuel Chabrier / Favart / Louis Erlo
Hippolyte et Aricie / Jean-Philippe Rameau / Favart / Pier Luigi Pizzi
Pelléas et Mélisande / Claude Debussy / Champs Elysées / Gian Carlo Menotti
Medea / Gavin Bryars / Champs Elysées / Robert Wilson
Robert le Diable / Giacomo Meyerbeer / Garnier / Petrika Ionesco
Stradella / César Franck / Favart / Adriano Sinivia
Tristan et Isolde / Richard Wagner / Garnier / Michael Hampe
Un Ballo in maschera / Giuseppe Verdi / Garnier / Charles Hamilton (Production Covent Garden - Otto Schenk 1975)

Saison 1985/1986 9 Nouvelles productions
Ecume des jours (L') / Edison Denisov / Favart / Jean-Claude Fall (Création mondiale)
Heure espagnole (L') / Maurice Ravel / Favart / Jean-Louis Martinoty
Médée / Luigi Cherubini / Garnier / Liliana Cavani
Salammbô / Modeste Petrovitch Moussorgski / Garnier / Youri Ljubimov (Production Teatro San Carlo)
Siège de Corinthe (Le) / Gioacchino Rossini / Garnier / Pier Luigi Pizzi
Traviata (La) / Giuseppe Verdi / Garnier / Franco Zeffirelli (Production Teatro Comunale di Bologna, co-production Metropolitan Opera)
Turn of the Screw (The) / Benjamin Britten / Favart / Michael Hampe
Vera Storia (La) / Luciano Berio / Garnier / Lluis Pasqual
Zauberflöte (Die) / Wolfgang Amadeus Mozart / Garnier / Marcel Bluwal

Norma / Vincenzo Bellini / Pier Luigi Pizzi (1987) - (C) Daniel Cande - BNF

Norma / Vincenzo Bellini / Pier Luigi Pizzi (1987) - (C) Daniel Cande - BNF

Direction Jean-Louis Martinoty

Saison 1986/1987 15 Nouvelles productions
Clemenza di Tito (La) / Wolfgang Amadeus Mozart / Favart / Federik Mirdita
Don Carlos / Giuseppe Verdi / Garnier / Marco Arturo Marelli
Don Carlo / Giuseppe Verdi / Garnier / Michel Jankeliowitch (assistant de Marco Arturo Marelli)
Don Quichotte / Jules Massenet / Garnier / Piero Faggioni
Elektra / Richard Strauss / Garnier / Seth Schneidman
Elisir d'amore (L') / Gaetano Donizetti / Garnier / Otto Schenk
Fliegende Holländer (Der) / Richard Wagner / Garnier / Jean-Louis Martinoty
I Puritani / Vincenzo Bellini / Favart / Andrei Serban (Production Welsh National Opera)
Idomeneo / Wolfgang Amadeus Mozart / Favart / Federik Mirdita
Mavra / Igor Stravinsky / Favart / Jean Guizerix
Montségur / Marcel Landowski / Garnier / Nicolas Joel (Production Théâtre du Capitole de Toulouse)
Robinson Crusoé / Jacques Offenbach / Favart / Robert Dhéry
Salomé / Richard Strauss / Garnier / Jorge Lavelli

Saison 1987/1988 11 Nouvelles productions
Célestine (La) / Maurice Ohana / Garnier / Jorge Lavelli (Création mondiale)
Cendrillon / Peter Maxwell Davies / Favart / Richard Caceres
Don Giovanni / Wolfgang Amadeus Mozart / Favart / Göran Järvefelt
Gazza ladra (La) / Gioacchino Rossini / Champs Elysées / Florian Leibrecht
Norma / Vincenzo Bellini / Garnier / Pier Luigi Pizzi
Boris Godounov (version 1869) / Modeste Petrovitch Moussorgski / Favart / Arne Mikk (Production Théâtre Estonia de Tallinn/URSS) 
Tabarro (Il) / Suor Angelica / Giacomo Puccini / Favart / Jean-Louis Martinoty
Thaïs / Jules Massenet / Favart / Nicolas Joel (Production Théâtre du Capitole de Toulouse)
Z Mrtveho Domu / Leos Janácek / Favart / Volker Schloendorff

Saison 1988/1989 4 Nouvelles productions
Doktor Faust / Ferruccio Busoni / Garnier / David Pountney (Production English National Opera / Deutsche Oper Berlin)
Maître et Marguerite (Le) / York Höller / Garnier / Hans Neuenfels (Création mondiale)
Meistersinger von Nürnberg (Die) / Richard Wagner / Garnier / Herbert Wernicke (Production Opéra de Hambourg 1984)
Rigoletto / Giuseppe Verdi / Garnier / Jean-Marie Simon

Jeanne d'Arc au bûcher / Arthur Honegger / Claude Régy (1992) - (C) Daniel Cande - BNF

Jeanne d'Arc au bûcher / Arthur Honegger / Claude Régy (1992) - (C) Daniel Cande - BNF

Direction Pierre Bergé

Saison 1989/1990 1 Nouvelle production
Troyens (Les) / Hector Berlioz / Bastille / Pier Luigi Pizzi

Saison 1990/1991 6 Nouvelles productions
Samson et Dalila / Camille Saint-Saëns / Bastille / Pier Luigi Pizzi
Un Re in ascolto / Luciano Berio / Bastille /Graham Vick (Production Covent-Garden)

Saison 1991/1992 8 Nouvelles productions
Ange de feu (L') / Serguei Prokofiev / Bastille / Andrei Serban
Barbiere di Siviglia (Il) / Gioacchino Rossini / Garnier / Dario Fo (Production Nederlandse Opera)
Boris Godounov (version 1872) / Modeste Petrovitch Moussorgski / Bastille / Yannis Kokkos (Production Teatro Comunale de Bologne) 

Saison 1992/1993 6 Nouvelles productions
Benvenuto Cellini / Hector Berlioz / Bastille / Denis Krief
Capriccio / Richard Strauss / Garnier / Johannes Schaaf (Grand Théâtre de Genève)
Jeanne d'Arc au bûcher / Arthur Honegger / Bastille / Claude Régy
Saint François d'Assise / Olivier Messiaen / Bastille / Peter Sellars (Production Festival de Salzburg)

Saison 1993/1994 8 Nouvelles productions
Adriana Lecouvreur / Francesco Cilea / Bastille / Jean-Luc Boutté
Alceste / Christoph Willibald Gluck / Bastille / Achim Freyer (Coproduction Wiener Festwochen et Staatsoper Berlin)
Brigands (Les) / Jacques Offenbach / Bastille / Jérôme Deschamps (Production Nederlandse Opera)
Fliegende Holländer (Der) / Richard Wagner / Bastille / Werner Herzog
Soldaten (Die) / Bernd Alois Zimmermann / Bastille / Harry Kupfer (Production Stuttgart)

Saison 1994/1995 5 Nouvelles productions
Iphigénie en Tauride / Christoph Willibald Gluck / Bastille / Achim Freyer (Coproduction Wiener Festwochen / Staatsoper Berlin)

Perelà, l'homme de fumée / Pascal Dusapin / Peter Mussbach (2003) - (C) ONP

Perelà, l'homme de fumée / Pascal Dusapin / Peter Mussbach (2003) - (C) ONP

Direction Hugues Gall

Saison 1995/1996 8 Nouvelles productions
Aucune

Saison 1996/1997 9 Nouvelles productions
Hippolyte et Aricie / Jean-Philippe Rameau / Garnier / Jean-Marie Villégier (Coproduction Opéra de Nice - Théâtre de Caen - Opéra de Montpellier - Brooklyn Academy of Music (New York))
Porgy and Bess / George Gershwin / Bastille / Tazewell Thompson (Production Houston Grand Opera)

Saison 1997/1998 8 Nouvelles productions
Tristan et Isolde / Richard Wagner / Bastille / Stein Winge

Saison 1998/1999 8 Nouvelles productions
Aucune

Saison 1999/2000 7 Nouvelles productions
Aucune

Saison 2000/2001 6 Nouvelles productions
Ariodante / Georg Friedrich Haendel / Garnier / Jorge Lavelli

Saison 2001/2002 8 Nouvelles productions
Attila / Giuseppe Verdi / Bastille / Josée Dayan & Jeanne Moreau
Idomeneo / Wolfgang Amadeus Mozart / Garnier / Ivan Fischer
Mädchen mit den Schwefelhölzern (Das) / Helmut Lachenmann / Garnier / Peter Mussbach (Coproduction Stuttgart et Festival d'Automne)
Mavra / Igor Stravinsky / Garnier / Humbert Camerlo (Hommage à Boris Kochno)
Medea / Rolf Liebermann / Bastille / Jorge Lavelli (Création mondiale de la version définitive)

Saison 2002/2003 7 Nouvelles productions
Boréades (Les) / Jean-Philippe Rameau / Garnier / Robert Carsen
Guillaume Tell / Gioacchino Rossini / Bastille / Francesca Zambello
Perelà, l'homme de fumée / Pascal Dusapin / Bastille / Peter Mussbach (Création Mondiale & Coproduction Opéra de Montpellier)
Vêpres siciliennes (Les) / Giuseppe Verdi / Bastille / Andrei Serban

Saison 2003/2004 8 Nouvelles productions
Espace dernier (L') / Matthias Pintscher / Bastille / Michael Simon (Création mondiale)

Parsifal / Richard Wagner / Krzysztof Warlikowski (2008)

Parsifal / Richard Wagner / Krzysztof Warlikowski (2008)

Direction Gerard Mortier

Saison 2004/2005 10 Nouvelles productions
✞ Elektra / Richard Strauss / Bastille / Matthias Hartmann
Hercules / Georg Friedrich Haendel / Garnier / Luc Bondy (Coproduction Festival d'Aix-en-Provence et Wiener Festwochen)
Incoronazione di Poppea (L') / Claudio Monteverdi / Garnier / David Alden (Coproduction Bayerische Staatsoper et Welsh National Opera)
Saint François d'Assise / Olivier Messiaen / Bastille / Stanislas Nordey
Z Mrtveho Domu / Leos Janácek / Bastille / Klaus Michael Grüber (Coproduction Teatro Real de Madrid)

Saison 2005/2006 11 Nouvelles productions
Adriana Mater / Kaija Saariaho / Bastille / Peter Sellars (Création mondiale, collaboration Ircam - Centre Pompidou)
Nos / Dimitri Chostakovitch / Bastille / Yuri Alexandrov (Production Théâtre Mariinski)
Temptation of Saint Anthony (The) / Bernice Johnson Reagon / Garnier / Robert Wilson (Coproduction Ruhrtriennale 2003, Change Performing Arts, Crt Artificio, Ortigia Festival Siracusa, Peralada, Santander Festival, Sadler's Wells London, Aventis Foundation)

Saison 2006/2007 10 Nouvelles productions
A Kékszakallu Herceg Vara/Journal d'un disparu / Béla Bartók/Leos Janácek / Garnier / Alex Ollé et Carlos Padrissa (Coproduction Gran Teatre del Liceu)
Da gelo a gelo / Salvatore Sciarrino / Garnier / Trisha Brown (Création mondiale et coproduction Festival de Schwetzingen et Grand Théâtre de Genève)
Juive (La) / Jacques Fromental Halévy / Bastille / Pierre Audi (Coproduction Nederlandse Opera)
Temps des Gitans (Le) / Stribor Kusturica / Bastille / Emir Kusturica (Création mondiale)
Troyens (Les) / Hector Berlioz / Bastille / Herbert Wernicke (Production hommage à Herbert Wernicke, reprise du Festival de Salzburg 2000)

Saison 2007/2008 8 Nouvelles productions
Ariane et Barbe-Bleue / Paul Dukas / Bastille / Anna Viebrock
Melancholia / Georg Friedrich Haas / Garnier / Stanislas Nordey (Création mondiale, coproduction Den Norske Opera et collaboration avec Stavanger)
Ode à Napoléon/Prigioniero (Il) / Arnold Schoenberg/Luigi Dallapiccola / Garnier / Lluis Pasqual
✞ Parsifal / Richard Wagner / Bastille / Krzysztof Warlikowski

Saison 2008/2009 9 Nouvelles productions
Demofoonte / Niccolo Jommelli / Garnier / Cesare Lievi (Coproduction Salzburger Festspiele et Ravenna Festival)
Eugène Onéguine / Piotr Ilyitch Tchaikovski / Garnier / Dmitri Tcherniakov (Production Théâtre Bolchoï de Moscou)
Fidelio / Ludwig Beethoven (van) / Garnier / Johan Simons
Krol Roger / Karol Szymanowski / Bastille / Krzysztof Warlikowski
Lady Macbeth de Mzensk / Dimitri Chostakovitch / Bastille / Martin Kusej (Production Nederlandse Opera)
Macbeth / Giuseppe Verdi / Bastille / Dmitri Tcherniakov (Coproduction Opéra de Novossibirsk)
Werther / Jules Massenet / Bastille / Jürgen Rose (Production Bayerische Staatsoper)

Mathis der Maler / Paul Hindemith / Olivier Py (2010)

Mathis der Maler / Paul Hindemith / Olivier Py (2010)

Direction Nicolas Joel

Saison 2009/2010 9 Nouvelles productions
Andrea Chénier / Umberto Giordano / Bastille / Giancarlo Del Monaco
Donna del lago (La) / Gioacchino Rossini / Garnier / Lluis Pasqual (Coproduction Scala de Milan)
Faust / Philippe Fénelon / Garnier / Pet Halmen (Production Théâtre du Capitole de Toulouse)
Mireille / Charles François Gounod / Garnier / Nicolas Joel 
Sonnambula (La) / Vincenzo Bellini / Bastille / Marco Arturo Marelli (Coproduction Staatsoper de Vienne et Covent-Garden)
Ville morte (La) / Erich Korngold / Bastille / Willy Decker (Coproduction Staatsoper de Vienne et Festival de Salzburg)

Saison 2010/2011 7 Nouvelles productions
Akhmatova / Bruno Mantovani / Bastille / Nicolas Joel (Création mondiale)
Francesca da Rimini / Riccardo Zandonai / Bastille / Giancarlo Del Monaco (Production Opéra de Zurich)
Mathis der Maler / Paul Hindemith / Bastille / Olivier Py
Il Trittico / Giacomo Puccini / Bastille / Luca Ronconi (Décors et costumes Production Scala de Milan et coproduction Teatro Real de Madrid)

Saison 2011/2012 8 Nouvelles productions
Arabella / Richard Strauss / Bastille / Marco Arturo Marelli (Production Graz 2008)
Cavalleria rusticana/Pagliacci / Pietro Mascagni/Ruggero Leoncavallo / Bastille / Giancarlo Del Monaco (Production Teatro Real de Madrid)
Cerisaie (La) / Philippe Fénelon / Garnier / Georges Lavaudant (Création mondiale en version scénique en collaboration avec le Théâtre Bolshoi)
Hippolyte et Aricie / Jean-Philippe Rameau / Garnier / Ivan Alexandre (Production Théâtre du Capitole de Toulouse)
Manon / Jules Massenet / Bastille / Coline Serreau

Saison 2012/2013 4 Nouvelles productions
Carmen / Georges Bizet / Bastille / Yves Beaunesne
Fille du régiment (La) / Gaetano Donizetti / Bastille / Laurent Pelly (Coproduction Covent-Garden, Vienne et New-York)
Gioconda (La) / Amilcare Ponchielli / Bastille / Pier Luigi Pizzi (Coproduction Gran Teatre del Liceu et Teatro Real de Madrid)

Saison 2013/2014 8 Nouvelles productions
Elektra / Richard Strauss / Bastille / Robert Carsen (Production originale de la fondation Teatro del Maggio Musicale Fiorentino, coproduction Tokyo Opera Nomori)
Fanciulla del West (La) / Giacomo Puccini / Bastille / Nikolaus Lehnhoff (Production Nederlandse Opera)
Incoronazione di Poppea (L') / Claudio Monteverdi / Garnier / Robert Wilson (Coproduction Scala de Milan)

Saison 2014/2015 5 Nouvelles productions
Cid (Le) / Jules Massenet / Garnier / Charles Roubaud (Production Opéra de Marseille)
Entführung aus dem Serail (Die) / Wolfgang Amadeus Mozart / Garnier / Zabou Breitman *
Roi Arthus (Le) / Ernest Chausson / Bastille / Graham Vick

Légendes des symboles

* reprise pressentie au cours des prochaines saisons
production récente dont le déclassement (destruction) est confirmé
production récente dont le déclassement (revente) est confirmé

 

A lire également, Les reprises de productions lyriques de l'Opéra national de Paris de 1988 à nos jours.

Voir les commentaires

Publié le 31 Mai 2021

 TV-Web Juin 2021 Lyrique et Musique

Chaînes publiques

Mardi 01 juin 2021 sur France 4 (Culturebox) à 21h10
Le Lac des Cygnes (Tchaikovski) - chr Preljocaj

Mardi 01 juin 2021 sur France 4 (Culturebox) à 23h55
Le Parc - chr Preljocaj - Opéra de Paris

Dimanche 06 juin 2021 sur Arte de 12h45 à 22h15
Intégrale des symphonies de Beethoven (avec Daniel Harding, Teodor Currentzis ...)

Lundi 07 juin 2021 sur Arte à 00h35
Beethoven - film muet 1927

Lundi 07 juin 2021 sur Arte à 01h50
Beethovenmania - documentaire

Dimanche 13 juin 2021 sur Arte à 19h00
Riccardo Chailly et Martha Argerich : Concerto pour piano n°1 de Beethoven

Lundi 14 juin 2021 sur Arte à 0h50
Prokofiev : Concerto n°3 - Chostakovitch : Symphonie n°5 - dm Chung

Dimanche 20 juin 2021 sur Arte à 18h55
Martha Argerich à Varsovie, 1965

Dimanche 20 juin 2021 sur Arte à 23h55
Montpellier danse

Dimanche 27 juin 2021 sur Arte à 18h45
Concert privé chez Martha Argerich

Dimanche 27 juin 2021 sur Arte à 23h45
Les Concertos brandebourgeois de Bach

 

Mezzo et Mezzo HD

Mercredi 02 juin 2021 sur Mezzo à 20h30
Sadko de Rimski-Korsakov au Bolchoï de Moscou

Vendredi 04 juin 2021 sur Mezzo HD à 21h00
William Christie dirige 'Titon et l'Aurore' de Mondonville à l'Opéra Comique

Samedi 05 juin 2021 sur Mezzo à 21h20
La Traviata de Verdi au Liceu de Barcelone

Samedi 05 juin 2021 sur Mezzo à 23h35
Penthesilea de Dusapin à la Philharmonie de Paris

Dimanche 06 juin 2021 sur Mezzo HD à 21h00
Vanessa de Samuel Barber, Festival de Glyndebourne

Mercredi 09 juin 2021 sur Mezzo à 21h55
Un bal masqué de Verdi au Liceu de Barcelone

Jeudi 10 juin 2021 sur Mezzo HD à 20h00
'L'Orfeo' de Monteverdi à l'Opéra Comique de Paris

Vendredi 11 juin 2021 sur Mezzo HD à 21h35
'Didon et Enée' de Purcell au Grand Théâtre de Genève

Samedi 12 juin 2021 sur Mezzo à 23h30
'Le Tour d'écrou' de Benjamin Britten à la Monnaie de Bruxelles

Dimanche 13 juin 2021 sur Mezzo HD à 21h00
William Christie dirige 'Titon et l'Aurore' de Mondonville à l'Opéra Comique

Mercredi 16 juin 2021 sur Mezzo à 20h30
Les Noces de Figaro de Mozart à l'Opéra de Wallonie-Liège

Vendredi 18 juin 2021 sur Mezzo HD à 21h00
Madama Butterfly de Giacomo Puccini au Festival de Glyndebourne

Samedi 19 juin 2021 sur Mezzo à 20h30
Rodelinda de Haendel à l'Opéra de Lille

Dimanche 20 juin 2021 sur Mezzo HD à 21h00
Hamlet d'Ambroise Thomas à l'Opéra-Comique

Mercredi 23 juin 2021 sur Mezzo à 20h30
Boris Godounov de Moussorgski au Théâtre Bolchoï de Moscou

Vendredi 25 juin 2021 sur Mezzo HD à 21h00
Vanessa de Samuel Barber, Festival de Glyndebourne

Samedi 26 juin 2021 sur Mezzo à 20h30
Lohengrin de Wagner à La Monnaie de Bruxelles

Dimanche 27 juin 2021 sur Mezzo HD à 21h00
Lucia di Lammermoor de Donizetti au Liceu de Barcelone

Mercredi 30 juin 2021 sur Mezzo à 20h30
Don Carlos de Verdi à l'Opéra Royal de Wallonie-Liège

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Operavision, Culturebox, Arte Concert etc...

                               Juin 2021

Don Giovanni (Gran Teatre del Liceu) jusqu'au 04 juin 2021

La Flûte enchantée (Opéra Royal de Versailles) jusqu'au 04 juin 2021

A simple piece (Deutsch Oper am Rhein jusqu'au 05 juin 2021

Soirée exceptionnelle "A rivedere le stelle" (La Scala de Milan) jusqu'au 06 juin 2021

Werther (Teatro Sociale di Como / Alisco) jusqu'au 13 juin 2021

La soupe Pop  (Opéra de Montpellier) jusqu'au 18 juin 2021

Casse-Noisette  (Mariinsky) jusqu'au 21 juin 2021

La Passione - ms Castellucci (Opéra de Hambourg) jusqu'au 24 juin 2021

Seul celui qui connait le désir - chansons de Tchaïkovski (Opéra de Frankfurt jusqu'au 25 juin 2021

La Voix humaine & L'Heure espagnole (Opéra ZUID) jusqu'au 26 juin 2021

La Belle Hélène (Opéra de Lausanne) jusqu'au 27 juin 2021

Les Arts Florissants fêtent leurs 40 ans (Jardins de William Christie) jusqu'au 29 juin 2021

                               Juillet 2021

La Passion selon Saint Matthieu (Église de la Madeleine d'Aix-en-Provence) jusqu'au 01 juillet 2021

Le Vaisseau Fantôme (Klaipėda State Music Theatre) jusqu'au 03 juillet 2021

Concert du nouvel an de l'Orchestre National de France jusqu'au 04 juillet 2021

La Flûte enchantée (Opéra de Dresde) jusqu'au 04 juillet 2021

Tosca (Festival d'Aix en Provence 2019) jusqu'au 05 juillet 2021

50e anniversaire de la mort d'Igor Stravinsky (Elbphilharmonie) Part I jusqu'au 05 juillet 2021

La Flûte enchantée (Macerata Opera Festival) jusqu'au 08 juillet 2021

50e anniversaire de la mort d'Igor Stravinsky (Elbphilharmonie) Part II jusqu'au 09 juillet 2021

Herbert Blomstedt et Martha Argerich : Concerto pour piano n°1 de Beethoven jusqu'au 12 juillet 2021

Written on Water (Aurélie Dupont - Pontus Lindberg) jusqu'au 12 juillet 2021

Tim Dup (La Boule noire) jusqu'au 14 juillet 2021

Capriccio (Opéra de Dresde) jusqu'au 14 juillet 2021

Le chant de la Terre (Festival de Saint-Denis) jusqu'au 15 juillet 2021

La Passion de Simone (Royal Swedish Opera) jusqu'au 16 juillet 2021

Chantons, faisons tapage! (Opéra Comique) jusqu'au 16 juillet 2021

Parsifal (Wien Staatsoper) jusqu'au 17 juillet 2021

Der Freischütz (Théâtre des Champs-Elysées) jusqu'au 17 juillet 2021

Il Pirata (Novaya Opera Theater) jusqu'au 23 juillet 2021

Créer aujourd'hui (Ballet de l'Opéra national de Paris) jusqu'au 30 juillet 2021

Hippolyte et Aricie (National Theater Mannheim) jusqu'au 31 juillet 2021

                               Août 2021

Le Barbier de Séville (Den Norske Opera & Ballet) jusqu'au 05 août 2021

La Dame blanche (Opéra de Rennes) jusqu'au 10 août 2021

Lady Macbeth de Mzensk (Birmingham Opera Company) jusqu'au 14 août 2021

Pelléas et Mélisande (Grand Théâtre de Genève) jusqu'au 19 août 2021

Aida - Lotte de Beer et Mervyn Millar jusqu'au 20 août 2021

Aida - Jonas Kaufmann - Sondra Radvanovsky - Ludovic Tézier jusqu'au 20 août 2021

Aida (Opéra National de Paris) jusqu'au 20 août 2021

L'Elixir d'Amour (Opera ZUID) jusqu'au 23 août 2021

Le Donne di Cavalli (Festival de Sablé) jusqu'au 26 août 2021

Love & Politics (Norrlandsoperan) jusqu'au 27 août 2021

Te Deum de Charpentier (Festival de sablé) jusqu'au 28 août 2021

                           Septembre 2021

Fables (Robert Wilson - Comédie Française) jusqu'au 06 septembre 2021

Le vol du boli (Théâtre du Châtelet) jusqu'au 09 septembre 2021

Rachmaninov Concerto n°2 (Stanislas Kochanovsky-Orchestre de Paris) jusqu'au 09 septembre 2021

Lucia di Lammermoor (Staatsoper Hamburg) jusqu'au 11 septembre 2021

Musique en fête jusqu'au 11 septembre 2021

Carmen (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu'au 11 septembre 2021

La Traviata (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu'au 11 septembre 2021

Roméo et Juliette (Polish National Opera) jusqu'au 15 septembre 2021

Faust (Opéra national de Paris) jusqu'au 25 septembre 2021

Lucia di Lammermoor (Opéra de Zurich) jusqu'au 26 septembre 2021

Mariana Flores et la Cappella Mediterranea (Festival d'Ambronay) jusqu'au 25 septembre 2021

Leçons de ténèbres de Couperin par Les Arts Florissants (Festival d'Ambronay) jusqu'au 26 septembre 2021

L'ensemble Sollazzo (Festival d'Ambronay) jusqu'au 27 septembre 2021

La belle au bois dormant (Bolshoi) jusqu'au 30 septembre 2021

Barbe-Bleue (Opéra de Lyon) jusqu'au 30 septembre 2021

                           Octobre 2021

Ensemble Les Ombres (Festival d'Ambronay) jusqu'au 02 octobre 2021

L'école des rêves (Opéra national de Paris) jusqu'au 09 octobre 2021

Pelléas et Mélisande (Opéra de Lille) jusqu'au 09 octobre 2021

La petite messe solennelle de Rossini (Wexford Festival Opera 2020) jusqu'au 10 octobre 2021

Turandot (Gran Teatro del Liceu) jusqu'au 12 octobre 2021

La Bohème (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 13 octobre 2021

Fauteuil d'orchestre (Théâtre des Champs-Elysées) jusqu'au 16 octobre 2021

Roméo et Juliette (Deutsche Oper am Rhein) jusqu'au 17 octobre 2021

Le Barbier de Séville (Teatro La Fenice) jusqu'au 24 octobre 2021

Ottone In Villa de Vivaldi (Teatro La Fenice) jusqu'au 28 octobre 2021

                           Novembre 2021

Didon et Enée (Grand Théâtre de Genève) jusqu'au 02 novembre 2021

Prima la musica e poi le parole & Der Shauspieldirektor (Teatro Malibran) jusqu'au 04 novembre 2021

Concert Haendel (Théâtre du Châtelet) jusqu'au 07 novembre 2021

Tosca (Royal Swedish Opera) jusqu'au 07 novembre 2021

L’OPRF interprète Weber, Stravinsky, Weill et Offenbach - Direction Barbara Hannigan jusqu'au 27 novembre 2021

La Clémence de Titus (Bergen National Opera) jusqu'au 29  novembre 2021

                           Décembre 2021

La Passion selon Saint (Théâtre du Châtelet) jusqu'au 04 décembre 2021

9e Symphonie de Mahler (Philharmonie de Paris) jusqu'au 08 décembre 2021

La ronde de Boris Charmatz (Grand Palais) jusqu'au 11 décembre 2021

Don Giovanni (National Theatre Prague) jusqu'au 18 décembre 2021

Casse-Noisette (Orchestre national de Lille) jusqu'au 21 décembre 2021

Rudi Stephan: Les premiers hommes (Opéra d'Amsterdam) jusqu'au 24 décembre 2021

The Don Giovanni syndrome (Shauspielhaus - Graz) jusqu'au 26 décembre 2021

Inside Don Giovanni  (Shauspielhaus - Graz) jusqu'au 26 décembre 2021

Don Giovanni - The Reckoning (Shauspielhaus - Graz) jusqu'au 27 décembre 2021

 

                              Janvier 2022

Ariane à Naxos (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu'au 07 janvier 2022

Balthasar Neumann Ensemble (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu'au 10 janvier 2022

Quinte et sens - une symphonie pour les éléments (Philharmonie) jusqu'au 16 janvier 2022

Actéon (Théâtre du Châtelet) jusqu'au 19 janvier 2022

Christoph et Julian Prégardien chantent Beethoven et Schubert (Philharmonie) jusqu'au 25 janvier 2022

                              Février 2022

Dabkeh par Mehdi Kerkouche (Palais de Tokyo) jusqu'au 18 février 2022

Pierre et le Loup (Raconté par François Morel) jusqu'au 19 février 2022

Le Carnaval des animaux (Livret de Smaïn) jusqu'au 19 février 2022

                              Avril 2022

Le Freischütz (Théâtre des Champs-Élysées) jusqu'au 04 avril 2022

                               Mai 2022

Ariane et Barbe-Bleue (Opéra de Lyon) jusqu'au 09 mai 2022

Israël en Egypte (ElbPhilharmonie) jusqu'au 16 mai 2022

Barbara Hannigan : rêve de Hongrie jusqu'au 25 mai 2022

                               Juin 2022

"The Tree" de Carolyn Carlson (Chaillot - Théâtre National de la Danse) jusqu'au 10 juin 2022

                             Juillet 2022

Barbara Hannigan dirige Britten, Haydn et Stravinsky jusqu'au 15 juillet 2022

                           Septembre 2022

Edward Elgar : The Dream of Gerontius (Magdalena Kozena et John Relyea) jusqu'au 25 septembre 2022

                          Novembre 2022

Rebeka Warriors & Julien Pregardien jouent Schubert jusqu'au 11 novembre 2022

                           Juin 2023

Der Freischütz (La Fura dels Baus) - moments choisis -  jusqu'au 17 juin 2023

Ariane à Naxos (Festival d'Aix-en-Provence 2018) jusqu'au 17 juin 2023

                           Décembre 2023

Concert de Noël 2020 du Philharmonique de Radio France jusqu'au 17 décembre 2023

Voir les commentaires

Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique