Publié le 12 Février 2026

Věc Makropulos (Leoš Janáček - 18 décembre 1926, Théâtre national de Brno)
D’après la pièce de Karel Čapek (21 novembre 1922, Théâtre de Vinohrady de Prague)
Représentation du 07 février 2026
Opéra de Lille

Emilia Marty Aušrinė Stundytė
Albert Gregor Denys Pivnitskyi
Jaroslav Prus Robin Adams
Vítek Paul Kaufmann
Krista Marie-Andrée Bouchard-Lesieur
Janek Florian Panzieri
Maître Kolenaty Jan Hnyk
Hauk-Sendorf Jean-Paul Fouchécourt

Direction musicale Dennis Russell Davies
Mise en scène Kornél Mundruczó (2016)
                        Marcos Darbyshire (reprise)

Décors et costumes Monika Pormale
Lumières Felice Ross
Chœur de l’Opera Ballet Vlaanderen
Orchestre National de Lille

Production de l’Opera Ballet Vlaanderen

 

Avec pas moins de quatre opéras du XXe siècle programmés pour sa première saison à la direction de l’opéra de Lille, Barbara Eckle propose aux Lillois un programme éclectique qui devrait contribuer à faire rayonner ce beau ‘théâtre lyrique d’intérêt national’ bien au-delà de la région des hauts-de-France, d’autant plus que, forte de son expérience à l’opéra de Stuttgart, elle peut s’appuyer sur un système de coproductions ou de reprises européennes avec les scènes du nord et de l‘est.

Aušrinė Stundytė (Emilia Marty) - © Frederic Iovino

Aušrinė Stundytė (Emilia Marty) - © Frederic Iovino

Créée en septembre 2016 à l’opéra d’Anvers et remontée à l’opéra de Genève en octobre 2020, la production du metteur en scène hongrois Kornél Mundruczó poursuit son chemin à Lille à quelques mois du centenaire de la création de ‘L’Affaire Makropoulos’ au Théâtre national de Brno.

Elle comprend un premier tableau qui se déroule à l’avant scène dans une salle de tribunal où Albert Mc Gregor cherche à prouver qu’il est un héritier du baron Prus, ancien amant d’Elina Makropoulos, femme elle-même à la recherche de documents auprès de Maître Kolenaty qui attesteraient de cette descendance, mais qui comprendraient aussi la formule de l’elixir qui la rendue immortelle.

Aušrinė Stundytė (Emilia Marty), Jan Hnyk (Maître Kolenaty) et  Denys Pivnitskyi (Albert Gregor) - © Frederic Iovino

Aušrinė Stundytė (Emilia Marty), Jan Hnyk (Maître Kolenaty) et Denys Pivnitskyi (Albert Gregor) - © Frederic Iovino

Puis, le décor s’ouvre en second partie sur un immense appartement moderne avec baies vitrées où des vidéos simulent un environnement extérieur vivant, les feuillages des arbres bruissant au vent, avec un grand lit situé en fond de scène, le tout créant un cadre psychologique où une grande attention est accordée aux jeux de lumières. Cette scénographie soigneusement travaillée permet ainsi de recréer un climat de film d’enquête où va se dérouler la mise à nue psychologique d’ Elina Makropoulos, contrainte tous les 60 ans depuis le XVIIe siècle à changer de nom tout en conservant les mêmes initiales.

Aušrinė Stundytė (Emilia Marty), Paul Kaufmann (Vítek), Marie-Andrée Bouchard-Lesieur (Krista) et Florian Panzieri (Janek) - © Frederic Iovino

Aušrinė Stundytė (Emilia Marty), Paul Kaufmann (Vítek), Marie-Andrée Bouchard-Lesieur (Krista) et Florian Panzieri (Janek) - © Frederic Iovino

Dans cette vision totalement centrée sur la déliquescence morbide d’Emilia Marty, que l’on voit petit à petit révéler son instinct suicidaire – la vidéo d’une course à moto allant vers l’abîme dans un paysage forestier et montagneux le suggère naturellement – en perdant progressivement ses vêtements, sa chevelure, pour ne révéler qu’un corps heurté, Aušrinė Stundytė est une artiste faite pour restituer les déchirures de cette femme, son chant fauve, noir et écorché ayant une force expressive qu’elle marque d’impulsions bien timbrées quand il s’agit de souligner des troubles d’angoisse.

Et comme elle sait rendre saisissantes ces tensions sur scène par un jeu physiquement très prenant, elle paraît totalement humaine dans tous ses emportements névrotiques, si bien que ses partenaires, tous très solides par ailleurs, paraissent moins complexes dans leurs incarnations.

Marie-Andrée Bouchard-Lesieur (Krista) et Florian Panzieri (Janek) - © Frederic Iovino

Marie-Andrée Bouchard-Lesieur (Krista) et Florian Panzieri (Janek) - © Frederic Iovino

Toutefois, la basse tchèque Jan Hnyk dépeint un Maître Kolenaty très affirmé avec du style et beaucoup de crédibilité, alors que Robin Adams donne un aspect mafieux et animal à Jaroslav Prus qui en fait un homme dangereux dont la simple présence est source de tension.

Jeune ténor ukrainien au chant massif et impulsif, Denys Pivnitskyi donne une interprétation très virile et passionnée d’ Albert Gregor, non dénuée de sensibilité mais avec un volontarisme qui oublie, peut-être, de faire passer des sentiments plus affectés. On sent qu’il a le caractère pour les rôles véristes ayant un impact très direct sur l’audience, et il donne aussi envie d’être entendu dans le rôle d’Hermann de ‘La Dame de Pique’ de Tchaïkovski.

Aušrinė Stundytė

Aušrinė Stundytė

A l’opposé, Jean-Paul Fouchécourt – inoubliable Platée à l’Opéra national de Paris - fait une brève apparition en Hauk-Sendorf, et son chant clair et doucereux est comme une furtive caresse pour Emilia Marty que la mise en scène met très bien en valeur, comme pour en faire l’unique souvenir du passé qui réchauffe pour un moment le cœur de l’héroïne.

En clerc alcoolique et peu responsable, Paul Kaufmann incarne un Vitek voyou et rustre, alors que sa fille, Krista, est chantée par Marie-Andrée Bouchard-Lesieur qui en est le contraire, femme au chant vibrant et chaleureux qui fait ressentir une véritable compassion humaine pour Emilia, et non une simple admiration béate.

Enfin, Florian Panzieri illustre un Janek très poétique, même si la mise en scène le marginalise un peu trop.

Jan Hnyk, Denys Pivnitskyi, Dennis Russell Davies, Aušrinė Stundytė, Robin Adams, Jean-Paul Fouchécourt et Marie-Andrée Bouchard-Lesieur

Jan Hnyk, Denys Pivnitskyi, Dennis Russell Davies, Aušrinė Stundytė, Robin Adams, Jean-Paul Fouchécourt et Marie-Andrée Bouchard-Lesieur

Dans la fosse d’orchestre, le chef américain Dennis Russell Davies, qui fut le directeur artistique de l’orchestre Philharmonique de Brno, surprend au cours de l’ouverture par sa façon de condenser le son de la formation musicale lilloise, mais il tisse par la suite une lecture dense et précise qui fait vivre le drame avec une unité et une brillance des couleurs qui l’ennoblissent plus qu’elles n’en accentuent les aspérités.

Salle comble en ce début de samedi soir, l’opéra de Lille donne déjà envie de connaitre quelle suite se prépare pour sa prochaine saison.

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Publié le 9 Février 2026

L’annonce faite à Marie (Philippe Leroux – Théâtre Graslin de Nantes, le 09 octobre 2022)
Livret de Raphaèle Fleury inspiré de la pièce éponyme de Paul Claudel (1912)
Représentation du 03 février 2026
Théâtre du Châtelet

Violaine Vercors Raphaële Kennedy
Mara Vercors Sophia Burgos
Élisabeth Vercors Els Janssens
Anne Vercors Marc Scoffoni
Jacques Hury Charles Rice
Pierre de Craon Vincent Bouchot
Aubaine Mélissa Casola Santos, Alycia Casola Santos (en alternance)

Direction musicale Ariane Matiakh
Mise en scène Célie Pauthe (2022)
Ensemble intercontemporain

Commande de l’État et d’Angers Nantes Opéra Coproduction : Angers Nantes Opéra, Opéra de Rennes, Ircam-Centre Pompidou.
Avec le soutien du Fonds de création lyrique (SACD).                     Célie Pauthe

Compositeur prolifique dans la musique symphonique, de chambre ou vocale, Philippe Leroux n’a pour l’instant écrit qu’un seul opéra qui fut créé à l’opéra de Nantes en octobre 2022, ‘L’Annonce faite à Marie’, d’après le drame de Paul Claudel (1912), dans une mise en scène de Célie Pauthe.

Raphaële Kennedy (Violaine) et Sophia Burgos (Mara) - Photo Thomas Amouroux

Raphaële Kennedy (Violaine) et Sophia Burgos (Mara) - Photo Thomas Amouroux

C’est ce même spectacle porté par la même distribution, mais interprété cette fois par l’Ensemble intercontemporain au lieu de l’Ensemble Cairns dirigé par Guillaume Bourgogne lors de la création, qui est présenté au Théâtre du Châtelet.

L’histoire se déroule dans un décor unique et dépouillé, une pièce fermée aux murs violentés par des traits âpres sous des éclairages mouvants et bien adaptés à l’ambiance dramatique, et cette scénographie sobre mais forte, surlignée par une vidéographie d’un paysage pittoresque, invite l’auditeur à s’imprégner d’une écriture vocale de premier abord non réaliste - avec des variations et répétitions étranges -, mais qui, si on l’écoute bien, se fond harmonieusement à l’acoustique instrumentale, ce qui engendre un effet poétique qui ajoute du caractère aux personnages.

Vincent Bouchot (Pierre) et Raphaële Kennedy (Violaine) - Photo Thomas Amouroux

Vincent Bouchot (Pierre) et Raphaële Kennedy (Violaine) - Photo Thomas Amouroux

S’il arrive parfois d’entendre des créations contemporaines qui semblent laisser les individualités dans un état désincarné, ce n’est pas le cas ici, et chacun des protagonistes prend une force intérieure indéniable. L’œuvre garde donc un aspect naturaliste qui montre chacun sous la forme brute de son âme, et surtout met en scène l’opposition entre deux sœurs, l’une étant devenue lépreuse, alors que la seconde, Mara, la jalouse pour avoir aimé Jacques, un homme adopté par sa famille.

Ce qui est frappant, ici, est la nature fortement égoïste de Mara, ne pensant qu’à son propre bonheur et à son enfant que sa sœur va, par miracle, sauver de la mort, et tout aussi fascinante est l’attitude de Violaine qui tient debout pas la foi qui l’anime alors qu’elle perd tout ce qui faisait sa joie de vivre.

On pourrait ainsi faire un parallèle entre le personnage de Golaud, aussi noir et terrestre que Mara, et la spiritualité mystérieuse de Mélisande que l’on peut associer à Violaine, car cette œuvre se frotte aux aspects les plus rugueux de l’âme humaine.

L’annonce faite à Marie (Kennedy Burgos Janssens Matiakh Pauthe) Châtelet

L’interprétation de Raphaële Kennedy, d’abord très vive, se charge en densité pour atteindre un état de sidération saisissant quand elle passe dans le monde mystique, alors que Sophia Burgos donne à Mara un relief prégnant, des couleurs fortes, ave une excellente diction.

Leurs partenaires, Els Janssens (Elisabeth), Marc Scoffoni (Anne), Charles Rice (Jacques) et Vincent Bouchot (Pierre), dépeignent de la même manière des sentiments heurtés et très forts.

Charles Rice, Raphaële Kennedy et Ariane Matiakh

Charles Rice, Raphaële Kennedy et Ariane Matiakh

A la direction de l’Ensemble intercontemporain, Ariane Matiakh fait vivre cette musique avec une sensible maniabilité et une attention bienveillante aux solistes, qui doivent jouer avec une dynamique vocale très inventive.

Un public jeune s'est déplacé pour l’occasion, peut-être pensant qu’il s’agissait de la pièce de théâtre, si bien qu’au cours des 2h30 de spectacle, sans entracte, une partie d’entre eux s’est désistée, sans doute aussi étonnée par tant d’effets acoustiques qui, pourtant, profitent de l’ampleur de la salle. Mais l’accueil de ceux restés jusqu’au bout sera, lui, chargé d’une émotion très chaleureuse.

Célie Pauthe, Raphaële Kennedy, Ariane Matiakh, Philippe Leroux, Mélissa Casola et Sophia Burgos

Célie Pauthe, Raphaële Kennedy, Ariane Matiakh, Philippe Leroux, Mélissa Casola et Sophia Burgos

Et à l’occasion de cette dernière représentation, Alexander Neef, le directeur de l’Opéra national de Paris, est venu assister à cette œuvre contemporaine, lui même ayant assuré, en juin 2021, la création au Palais Garnier d’un autre opéra basé sur une pièce de Paul Claudel et un livret de Raphaèle Fleury, ‘Le Soulier de Satin’, mu par la musique riche en timbres de Marc-André Dalbavie.

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Publié le 7 Février 2026

Un Bal Masqué (Giuseppe Verdi – Rome, le 17 février 1859)
Répétition générale du 24 janvier 2026 et représentations du 27 janvier, 05 et 17 février 2026
Opéra Bastille

Riccardo Matthew Polenzani
Renato Étienne Dupuis (24 et 27 janvier)
             Ludovic Tézier (05 et 17 février)
Amelia Anna Netrebko (24, 27 janvier, 05 février)
             Angela Meade (17 février)
Ulrica Elizabeth DeShong
Oscar Sara Blanch
Silvano Andres Cascante
Samuel Christian Rodrigue Moungoungou
Tom Blake Denson
Un Giudice Ju In Yoon
Un Serviteur d'Amélia Se-Jin Hwang

Direction musicale Speranza Scappucci
Mise en scène Gilbert Deflo (2007)

Diffusion en direct au cinéma le 08 février 2026 et diffusion ultérieure sur Paris Opera Play, la plateforme de l’Opéra national de Paris

Ce compte rendu sera mis à jour après les représentations avec Ludovic Tézier et Angela Meade.

Le 14 janvier 1858, l’Impératrice Eugénie et l’Empereur Napoléon III échappèrent à un attentat devant l’opéra de la rue Le Peletier, à Paris. L’auteur, Felice Orsini, souhaitait venger l’intervention de l’armée française en Italie qui avait assiégé et pris Rome en juillet 1849, ce qui avait mis fin à la jeune République romaine.

Au même moment, Giuseppe Verdi travaillait à un nouvel opéra pour le Teatro San Carlo de Naples basé sur un drame français d’Eugène Scribe, ‘Gustave III ou Le Bal masqué’, qui avait été créé le 27 février 1833 à la salle Le Peletier sur une musique de Daniel-François-Esprit Auber.

La censure refusant de mettre en scène le meurtre d’un souverain, Verdi proposa son livret au Théâtre Apollo à Rome, mais dut le réviser de façon à déplacer l’action en Amérique et remplacer le Roi Gustave III de Suède par le gouverneur de Boston, Riccardo di Norwich.

Matthew Polenzani (Riccardo) et Anna Netrebko (Amelia)

Matthew Polenzani (Riccardo) et Anna Netrebko (Amelia)

La première d’’Un Ballo in Maschera’ fut un immense succès, le 17 février 1859, mais le compositeur quitta Rome pour San’Agata, sentant que l’insurrection italienne approchait.

Donné pour la première fois à Paris à la salle Ventadour du Théâtre des Italiens, le 13 janvier 1861, puis au Théâtre lyrique le 17 novembre 1869 (l’actuel Théâtre de la Ville), ‘Un Ballo in Maschera’ n’est entré au répertoire du Palais Garnier que le 01 juillet 1951 dans une mise en scène de Carlo Piccinato et avec l’orchestre du Teatro San Carlo de Naples.

Il faudra attendre le 17 novembre 1958 pour qu’il soit interprété par la troupe de l’Opéra sous la direction de Gabriele Santini, dans une production de Margharita Wallmann, avec Régine Crespin en Amélia.

Palais du gouverneur de Boston - scène d'ouverture

Palais du gouverneur de Boston - scène d'ouverture

Depuis le 04 juin 2007, c’est la production de Gilbert Deflo qui s’est installée à l’Opéra Bastille, occasion d’offrir au second tableau une scène vaudou probablement inspirée par la présence d’une importante communauté haïtienne à Boston.

L’atmosphère d’ensemble est plutôt lugubre, mais l’épure néoclassique et sobre du palais du gouverneur et de la salle de bal au sol laqué, dominée par le blanc et le noir et flanquée en arrière scène d’un second orchestre d’accompagnement, ajoute une touche d’élégance bienvenue. C’est d’ailleurs du second balcon que les reflets de scène sur les dalles miroitantes font leur meilleur effet.

La direction d’acteur, elle, dépend surtout de l’inventivité des solistes, et de leur savoir être, la mise en scène évitant toutefois l’écueil de la surcharge vestimentaire.

Elizabeth DeShong (Ulrica)

Elizabeth DeShong (Ulrica)

Si Ludovic Tézier a abordé son premier grand rôle verdien à l’Opéra de Paris en 2007 dans cette production où il incarnait Renato, c’est Étienne Dupuis qui reprend ce grand personnage, lui qui jouait Silvano auprès du baryton marseillais lors de la reprise de 2009.

Le chanteur québécois possède une ligne de chant racée au grain fumé très homogène, avec un métal mordant qu’il sait exhaler de façon démonstrative ce qui ne manque pas d'impressionner la grande salle Bastille. Il en découle que son incarnation noire ne laisse aucune place au moindre sentiment de compassion pour Renato et sa nature retors.

Étienne Dupuis (Renato) et Anna Netrebko (Amelia)

Étienne Dupuis (Renato) et Anna Netrebko (Amelia)

Matthew Polenzani, que le public parisien connaît bien depuis l’ouverture de la saison 2006/2007 quand il chantait le rôle d’Edgardo dans ‘Lucia di Lammermoor’ auprès de Natalie Dessay et Ludovic Tézier, s’est d’abord illustré dans les rôles mozartiens et belcantistes.

Il ne s’est donc pas départi de son affinité avec ces répertoires raffinés, ce qui s’entend à travers ses lignes nobles, très nuancées et d’une clarté légère qui font son charme.

Matthew Polenzani (Riccardo) et Étienne Dupuis (Renato)

Matthew Polenzani (Riccardo) et Étienne Dupuis (Renato)

Cependant, depuis cette période, il a aussi fortement gagné en intensité dramatique. Avec lui, le personnage de Riccardo trouve une expressivité très poignante, le ténor américain ayant une belle façon d’utiliser sa gestuelle pour faire passer les tourments du Comte, une endurance vocale et une italianité qui lui donnent de l’aplomb avec des vibrations qui ajoutent un caractère touchant, même si les modulations du timbre n’ont pas tout à fait les couleurs plus ambrées que l’on pourrait attendre chez Verdi.

Matthew Polenzani (Riccardo) et Sara Blanch (Oscar)

Matthew Polenzani (Riccardo) et Sara Blanch (Oscar)

En Amelia, Anna Netrebko démontre à quelle point elle est une somptueuse personnification des grandes sopranos lyrico-dramatiques verdiennes. S’engageant à sa première apparition avec une noirceur très prononcée mais qui s‘éclaire ensuite avec une puissance qui lui permet d’afficher une présence saisissante, elle offre des variations de nuances renversantes et des filets de voix lumineux qui s’élargissent pour se recentrer ensuite sur son luxueux galbe vocal, dense et sombre. La voix joue ainsi avec l'effet de sidération du temps suspendu et le sentiment de chair.

Anna Netrebko (Amelia)

Anna Netrebko (Amelia)

Pour ses début à l’Opéra national de Paris, la mezzo-soprano américaine Elizabeth DeShong, d’un excellent tempérament scénique, fait très forte impression par la solidité et la célérité de son émission, une tessiture aiguë brillante qui résiste aux expressions les plus sauvages, une unité de couleur avec des graves bien marqués, sans être trop sombres ni trop profonds pour autant, et un jeu vif qui donne l’impression qu’elle est totalement en phase avec la direction incisive de Speranza Scappucci.

Anna Netrebko (Amelia) et Elizabeth DeShong (Ulrica)

Anna Netrebko (Amelia) et Elizabeth DeShong (Ulrica)

Autre artiste à faire ses débuts sur cette même scène, la soprano catalane Sara Blanch fait vivre le personnage d’Oscar avec une très réjouissante fraîcheur, un timbre fruité et une virtuosité habilement maîtrisée qui lui donnent une légèreté fort séduisante.

Sara Blanch (Oscar) et Étienne Dupuis (Renato)

Sara Blanch (Oscar) et Étienne Dupuis (Renato)

Et les seconds rôles sont tous très bien chantés avec un vrai sens de l’harmonie des couleurs, en particulier le duo Samuel et Tom formé par Christian Rodrigue Moungoungou et Blake Denson dont les noirceurs du timbre, plus prononcées pour le second, s'allient très bien, dans leur grand trio martial, à celle plus métallique d'Étienne Dupuis.

En Silvano, Andres Cascante sait également allier solidité et affabilité avec de la prestance.

Blake Denson (Tom), Étienne Dupuis (Renato) et Christian Rodrigue Moungoungou (Samuel)

Blake Denson (Tom), Étienne Dupuis (Renato) et Christian Rodrigue Moungoungou (Samuel)

Dans la fosse d’orchestre, Speranza Scappucci, cheffe principale du Royal Opera House de Londres depuis cette saison, mène le drame avec une tonicité et une impulsivité qui tirent profit des couleurs de l'orchestre de l'Opéra national de Paris, le lustre des cuivres, très travaillé, se fondant aux nappes des cordes avec un sens plastique qui reste souple au fil d'une rythmique acérée.

Dans le feu de l’action, les fulgurances des vents fusent splendidement, et les atmosphères, superbement nuancées dès l’ouverture, sont très bien rendues par l’intensité des vibrations des cordes, la densité sonore et la brillance du tissu orchestral, les effets spectaculaires ayant la vigueur et l’ampleur qui sont la marque des grands opéras.

Sara Blanch, Matthew Polenzani, Anna Netrebko, Speranza Scappucci, Étienne Dupuis et Elizabeth DeShong - Répétition générale

Sara Blanch, Matthew Polenzani, Anna Netrebko, Speranza Scappucci, Étienne Dupuis et Elizabeth DeShong - Répétition générale

Chœur harmonieux qui permet aussi de distinguer les individualités, musique de scène entêtante et bien réglée dans la scène du bal, tout concourt à faire de cette nouvelle réalisation scénique d’’Un Ballo in Maschera’ la meilleure reprise en terme de vitalité, d’équilibre et d’unité musicale.

Sara Blanch, Matthew Polenzani, Alessandro Di Stefano, Speranza Scappucci, Gilbert Deflo, Anna Netrebko, Étienne Dupuis et Elizabeth DeShong

Sara Blanch, Matthew Polenzani, Alessandro Di Stefano, Speranza Scappucci, Gilbert Deflo, Anna Netrebko, Étienne Dupuis et Elizabeth DeShong

Représentation du 05 février 2026

Très attendue, la représentation du 05 février était la première avec Ludovic Tézier, et l'une des deux seules chantées en commun avec Anna Netrebko, ce qui n'a pas manqué de faire affluer tout le Paris lyrique mondain à l'Opéra Bastille, la difficulté à trouver une place en étant la plus visible conséquence.

Ludovic Tézier (Renato) - Un Ballo in Maschera, le 05 février 2026

Ludovic Tézier (Renato) - Un Ballo in Maschera, le 05 février 2026

L'artiste marseillais s'est présenté tel qu'il est aujourd'hui, c'est à dire une incarnation emblématique des grands barytons verdiens de tradition qui suscite immédiatement notre imaginaire en nous ramenant à l'essence d'une expression qui traduise l'identité même du compositeur. Sa voix centrale résonne avec plénitude mais possède aussi un relief qui forge le caractère mature de Renato qui semble pétrir sa violence interne pour qu'elle n'altère pas sa stature et n'engendre aucun emportement excessif.. 

C'est donc une interprétation moins impulsive que celle d'Etienne Dupuis, mais plus menaçante par la noirceur et la puissance qu'elle tient sous contrôle.

Ludovic Tézier (Renato) et Anna Netrebko (Amelia) - Un Ballo in Maschera, le 05 février 2026

Ludovic Tézier (Renato) et Anna Netrebko (Amelia) - Un Ballo in Maschera, le 05 février 2026

Entouré de partenaires avec lesquels il forme une communauté humaine ayant chacun d'excellentes qualités interprétatives, une cheffe d'orchestre, Speranza Scappucci, impulsant une énergie dramatique stimulante, tous assurent l'unité de ce spectacle qui s'inscrit dans l'esprit d'une série de représentations arborant un  très grand effet en salle, ce qui se retrouve dans la concentration et l'enthousiasme des spectateurs proches de chacun d'entre-nous.

Sara Blanch, Matthew Polenzani, Alessandro Di Stefano, Speranza Scappucci, Anna Netrebko, Ludovic Tézier et Elizabeth DeShong à l'issue d'Un Ballo in Maschera, le 05 février 2026.

Sara Blanch, Matthew Polenzani, Alessandro Di Stefano, Speranza Scappucci, Anna Netrebko, Ludovic Tézier et Elizabeth DeShong à l'issue d'Un Ballo in Maschera, le 05 février 2026.

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Publié le 1 Février 2026

Programme Février 2026 Lyrique et Musique (Télévision & Streaming)

Chaînes publiques

Dimanche 01 février 2026 sur Arte à 00h15
Giuseppe Verdi : La forza del destino - Scala de Milan

Dimanche 01 février 2026 sur France 3 à 00h30
«Roots» Un voyage musical autour du monde (Nemanja Radulovic)

Dimanche 01 février 2026 sur France 4 à 00h50
Jean-François Zygel - Mon Schubert à moi

Dimanche 01 février 2026 sur Arte à 17h30
La Folle Journée de Nantes 2026 - Les fleuves

Lundi 02 février 2026 sur Arte à 00h35
Ladysmith Black Mambazo, le son de l'Afrique

Lundi 02 février 2026 sur Arte à 01h30
Texas - Château d'Hérouville, 2023

Dimanche 02 février 2026 sur France 4 à 21h00
La vraie vie de Madonna (documentaire)

Dimanche 02 février 2026 sur France 4 à 21h55
In France with Madonna (documentaire)

Mardi 03 février 2026 sur Arte à 00h00
Pol Pot Dancing - La danseuse et le dictateur

Vendredi 06 février 2026 sur France 4 à 21h00
Béjart, 3 regards

Vendredi 06 février 2026 sur France 4 à 22h45
Soirée Maurice Béjart - Opéra national de Paris

Vendredi 06 février 2026 sur France 5 à 22h55
Une journée (extra)ordinaire : 24h à l'Opéra Garnier

Vendredi 06 février 2026 sur France 4 à 23h50
Catedral (Patricia Guerrero) - direction artistique Juan Dolores Caballero

Dimanche 08 février 2026 sur Arte à 00h15
Jeneba Kanneh-Mason - Festival de piano de la Ruhr 2025

Dimanche 08 février 2026 sur France 3 à 00h20
Soirée Maurice Béjart - Opéra national de Paris

Dimanche 08 février 2026 sur Arte à 01h20
Marc-André Hamelin - Festival de piano de la Ruhr 2025

Dimanche 08 février 2026 sur Arte à 18h45
Renaud Capuçon et Julia Hagen interprètent Brahms

Dimanche 08 février 2026 sur France 4 à 19h35
Il était une fois «Casse-Noisette»

Mardi 10 février 2026 sur France 4 à 21h00
Vivaldi en 4 saisons

Mardi 10 février 2026 sur France 4 à 22h35
La reine des neiges (Opéra national d'Ukraine) - Théâtre des Champs-Elysées

Mercredi 11 février 2026 sur France 4 à 00h15
Les clefs de l'orchestre de Jean-Francois Zygel - Shéhérazade de Nikolaï Rimski-Korsakov

Samedi 14 février 2026 sur Arte à 00h00
Sade : Bring Me Home - Live in California

Dimanche 15 février 2026 sur France 3 à 00h30
Béjart, 3 regards

Dimanche 15 février 2026 sur Arte à 00h55
Marie Jacquot dirige Weill, Dukas et Korngold - Avec Victor Julien-Lafferrière

Dimanche 15 février 2026 sur Arte à 02h30
Festival du château de Ludwigsbourg 2022 - La révolution inachevée - dm Vitali Alekseenok

Dimanche 15 février 2026 sur France 5 à 14h35
Casse-Noisette - Opéra national de Paris

Dimanche 15 février 2026 sur Arte à 18h45
Lang Lang au Carnegie Hall - Les grands moments de la musique

Vendredi 20 février 2026 sur France 4 à 21h00
La folie Offenbach

Dimanche 22 février 2026 sur France 3 à 00h20
La Reine des neiges - Théâtre des Champs-Elysées

Dimanche 22février 2026 sur France 5 à 14h35
Vivaldi en quatre saisons - documentaire

Dimanche 22 février 2026 sur Arte à 18h40
Menuhin et Karajan interprètent Mozart - Les grands moments de la musique

Dimanche 22 février 2026 sur Arte à 23h50
Joana Mallwitz dirige Ravel, Beethoven, Meredith et Dessner

Lundi 23 février 2026 sur Arte à 01h20
Le West-Eastern Divan Orchestra, Daniel Barenboim & Lang Lang - De Falla et Ravel

Vendredi 27 février 2026 sur France 4 à 21h00
Le grand concert du Philharmonique de Vienne au Palais Garnier

Vendredi 27 février 2026 sur France 4 à 22h30
Jean-François Zygel & André Manoukian, le concert aux Invalides

Dimanche 01 mars 2026 sur A0te à 01h20
"La Gioconda" au Teatro San Carlo

Programme Février 2026 Lyrique et Musique (Télévision & Streaming)

Mezzo et Mezzo HD

Dimanche 01 février 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Monteverdi : Le Couronnement de Poppée - Versailles

Lundi 02 février 2026 sur Mezzo à 20h30
Les tisserands de son : Ludovico Einaudi, Hauschka, Joep Beving, Hania Rani

Mardi 03 février 2026 sur Mezzo à 23h20
Porpora: Ifigenia in Aulide - Bayreuth Baroque Opera Festival

Mercredi 04 février 2026 sur Mezzo à 20h30
Wagner : Siegfried - Opernhaus Zurich

Vendredi 06 février 2026 sur Mezzo HD à 21h00
'Les Pêcheurs de perles' de Bizet au Capitole de Toulouse

Vendredi 06 février 2026 sur Mezzo à 22h55
Puccini: Tosca - Arena di Verona

Samedi 07 février 2026 sur Mezzo à 20h30
Rameau : Les Indes galantes - Opéra de Paris

Dimanche 08 février 2026 sur Mezzo à 20h30
Weinberg : La Passagère - Théâtre du Capitole, Toulouse

Dimanche 08 février 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Weinberg : La Passagère - Théâtre du Capitole, Toulouse

Lundi 09 février 2026 sur Mezzo à 20h30
André Midani : dans les coulisses de la musique brésilienne

Mardi 10 février 2026 sur Mezzo à 23h10
Wagner: Tannhäuser - Staatsoper de Vienne

Mercredi 11 février 2026 sur Mezzo à 20h30
Magnard: Guercœur - Opéra du Rhin

Vendredi 13 février 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Lully : Atys - Opéra de Versailles

Samedi 14 février 2026 sur Mezzo à 20h30
Massenet : Thaïs - Opéra de Monte-Carlo

Dimanche 15 février 2026 sur Mezzo HD à 21h00
'Les Pêcheurs de perles' de Bizet au Capitole de Toulouse

Lundi 16 février 2026 sur Mezzo à 20h30
Les Juifs de Wagner

Lundi 16 février 2026 sur Mezzo HD à 22h10
Tchaïkovski: Iolanta | Grand Théâtre de Bordeaux

Mardi 17 février 2026 sur Mezzo à 23h55
Haendel: Giulio Cesare - Jaroussky, Arquez, Devieilhe

Mercredi 18 février 2026 sur Mezzo à 20h30
Puccini : Il Trittico - Théâtre de la Monnaie

Vendredi 20 février 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Monteverdi : Le Couronnement de Poppée - Versailles

Samedi 21 février 2026 sur Mezzo à 20h30
Strauss : Arabella - Teatro Real de Madrid

Dimanche 22 février 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Lully : Atys - Opéra de Versailles

Lundi 23 février 2026 sur Mezzo à 20h30
Carl Nielsen – Entre ciel et terre

Mardi 24 février 2026 sur Mezzo à 22h50
Wagner : Siegfried - Opernhaus Zurich

Mercredi 25 février 2026 sur Mezzo à 20h30
'Serse' de Haendel à l'Opéra de Rouen

Vendredi 27 février 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Respighi: La fiamma - Deutsche Oper Berlin

Vendredi 27 février 2026 sur Mezzo à 23h05
Rameau : Les Indes galantes - Opéra de Paris

Samedi 28 février 2026 sur Mezzo à 20h30
Wagner : Götterdämmerung - Opernhaus Zurich

Programme Février 2026 Lyrique et Musique (Télévision & Streaming)

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Operavision, Culturebox, Arte Concert etc...

                            Accès illimité dans le temps

Placido Domingo, l'homme aux mille vies

La Traviata (Chorégies d'Orange 2016) avec Domingo, Jaho, Meli

Le Requiem de Verdi (Chorégies d'Orange)

Le Barbier de Séville (Chorégies d'Orange 2018) avec Peretyatko, Sempey, Hotea

Roberto Alagna - Ma vie est un opéra

Le Royaume des Deux-Siciles (Roberto Alagna)

Patrick Dupond, un danseur chez les étoiles

Michaël Denard, le « prince » de l'Opéra de Paris

Le Lac des Cygnes, l'Ambitieux projet de Tchaïkovski

Maria Callas - Il était une voix

Body and Soul (Opéra national de Paris)

Dans les coulisses de Casse-Noisette

Dans les coulisses de Roméo et Juliette

Dans les coulisses de La Fille mal gardée

Dans les coulisses de Don Quichotte

Dans les coulisses de Mayerling

Martha Graham, danser avec l'âme

Accès Live à l'Opéra Bastille pour « Le Lac des Cygnes »

Accès live à l'Opéra Garnier dans les coulisses de « La Cenerentola »

                           Février 2026

Carmen (Palazzetto Bru Zane - Opéra Rouen de Normandie) jusqu'au 01 février 2026

Bach Evolution Sur Mesure jusqu'au 02 février 2026

Trial by Jury (Scottish Opera) jusqu'au 03 février 2026

La resurrezione (Teatro dell’Opera di Roma) jusqu'au 8 février 2026

Alexander Rodin : Kateryna (Création mondiale à l'Opéra d'Odessa) jusqu'au 9 février 2026

Haendel : Giulio Cesare (Julie Fuchs à Amsterdam) jusqu'au 11 février 2026

Didon et Enée (Opéra Royal de Versailles) jusqu'au 12 février 2026

Jean-Philippe Rameau : Platée (Théâtre national de Prague) jusqu'au 15 février 2026

Attila (Opernfestspiele Heidenheim) jusqu'au 15 février 2026

Une nuit d'opéra sous les étoiles de Provence jusqu'au 18 février 2026

Voix des Outre-Mer 2023 (Amphithéâtre Bastille) jusqu'au 22 février 2026

Finale du Concours de Chant Reine Sonja 2025 jusqu'au 22 février 2026

Christmas in Vienna 2025 Avec Julie Fuchs, Ludovic Tézier... jusqu'au 22 février 2026

Vêpres de Noël de Dresde 1624 (Ensemble Polyharmonique) jusqu'au 27 février 2026

Arvo Pärt (Festival de Lusace) jusqu'au 27 février 2026

Giacomo Puccini : Turandot (Staatsoper Unter den Linden, Berlin) jusqu'au 27 février 2026

                           Mars 2026

Le Nozze di Figaro (Royal College Music) jusqu'au 01 mars 2026

Concert en soutien au peuple ukrainien (Maison de Radio France) jusqu'au 04 mars 2026

Rusalka (Théâtre national de Brno) jusqu'au 06 mars 2026

BOLERO.S Episode 4 (Mehdi Kerkouche) jusqu'au 11 mars 2026

Luciano Pavarotti (Central Park, New York) jusqu'au 11 mars 2026

Les trois ténors, naissance d'une légende jusqu'au 11 mars 2026

Faust (Opéra de Lille) jusqu'au 12 mars 2026

Vers la grâce (Opéra national de Paris) jusqu'au 13 mars 2026

Hamlet (Teatro Regio Torino) jusqu'au 19 mars 2026

Concert de la Saint-Sylvestre 2022 avec les Berliner Philharmoniker jusqu'au 23 mars 2026

Jack Lang, le beau rôle jusqu'au 24 mars 2026

Johann Strauss au cirque Roncalli jusqu'au 25 mars 2026

Between Two Light (Huang Ruo) jusqu'au 26 mars 2026

Johann Strauss : La chauve-souris (Opéra de Bavière) jusqu'au 27 mars 2026

Johann Strauss : Wiener Blut (Château de Schönbrunn, Vienne) jusqu'au 28 mars 2026

Florian Leopold Gassmann : L'opera seria (Scala de Milan) jusqu'au 29 mars 2026

Chasing Rainbows : hommage à l'âge d'or de la comédie musicale avec Léa Desandre jusqu'au 29 mars 2026

John Neumeier : Casse-noisette - Ballet de Hambourg jusqu'au 30 mars 2026

Concert de la Saint-Sylvestre des Berliner Philharmoniker Avec Kirill Petrenko et Benjamin Bernheim jusqu'au 31 mars 2026

                           Avril 2026

Ravel en mille éclats jusqu'au 01 avril 2026

Maria de Buenos Aires (Grand Théâtre de Genève) jusqu'au 02 avril 2026

Simon Rattle & Magdalena Kožená à Prague jusqu'au 02 avril 2026

La Cenerentola (Rossini in Wildbad) jusqu'au 05 avril 2026

Chostakovitch : Lady Macbeth de Mzensk (Scala de Milan) jusqu'au 06 avril 2026

Fauteuils d'Orchestre jusqu'au 09 avril 2026

La Comtesse (Opéra de Poznań) jusqu'au 12 avril 2026

La vraie histoire de Madonna jusqu'au 14 avril 2026

Les Chasseurs de tigres (Théâtre national d'opérette de Kiev) jusqu'au 17 avril 2026

L'elisir d'amore (Garsington Opera) jusqu'au 25 avril 2026

Hotel Metamorphosis (Festival de Salzbourg 2025) jusqu'au 27 avril 2026

Giuseppe Verdi : La Traviata (Grand Théâtre de Genève) jusqu'au 30 avril 2026

Giuseppe Verdi : La forza del destino (Scala de Milan) jusqu'au 30 avril 2026

                           Mai 2026

Le Trouvère (Wexford Festival Opera) jusqu'au 02 mai 2026

Maria Stuarda (Teatro Real de Madrid) jusqu'au 04 mai 2026

Don Juan no existe (Festival Perelada) jusqu'au 08 mai 2026

Barry Lyndon Tribute jusqu'au 13 mai 2026

Michel Legrand, la musique enchantée (Dessay, Bertault) jusqu'au 13 mai 2026

Iolanta (Opéra National de Bordeaux) jusqu'au 14 mai 2026

Gustavia, l'histoire du prince de Suède inconnu (Pär Isberg, avec Guillaume Diop) jusqu'au 14 mai 2026

Ballet Flamenco de Andalucía : Origen Teatro de la Maestranza, Séville jusqu'au 18 mai 2026

L'Orchestre de la Garde Républicaine à l'Opéra Comique jusqu'au 19 mai 2026

Jocasta's Line (Opéra et ballet de Norvège) jusqu'au 21 mai 2026

Jean-Philippe Rameau : Platée (Théâtre national de Prague) jusqu'au 30 mai 2026

                           Juin 2026

"La Passion selon saint Jean" de Bach par Sasha Waltz jusqu'au 03 juin 2026

Ifigenia in Aulide (Festival de Musique ancienne d'Innsbruck) jusqu'au 05 juin 2026

Natasha (Nouveau théâtre national de Tokyo) jusqu'au 12 juin 2026

Pēteris Vasks : The Fruit of Silence - Avec le Chœur national de Lettonie jusqu'au 16 juin 2026

Théâtre d'opéra et de ballet de Dnipro- La Chanson de la Forêt - Skorulskyi jusqu'au 19 juin 2026

Martynas Rimeikis : Coppélia (Ballet national de Lituanie) jusqu'au 22 juin 2026

Haendel : Le Messie - Cathédrale de Lausanne, 2025 jusqu'au 22 juin 2026

Royal Ballet and Opera - Cendrillon - Prokofiev jusqu'au 26 juin 2026

"La Passion selon saint Jean" de Bach par Sasha Waltz jusqu'au 30 juin 2026

                           Juillet 2026

Lucrezia Borgia (Théâtre National de Mannheim) jusqu'au 01 juillet 2026

La Force du Destin, une saison à la Scala jusqu'au 03 juillet 2026

Clivia (Theater Magdeburg) jusqu'au 09 juillet 2026

Gustave Charpentier : Louise Festival d'Aix-en-Provence jusqu'au 12 juillet 2026

Kiev, un opéra en guerre (1/4) - Danser pour résister jusqu'au 12 juillet 2026

Cerrone - Disco symphonique à la Philharmonie jusqu'au 16 juillet 2026

El barberillo de Lavapiés (Theater Basel) jusqu'au 16 juillet 2026

Il barbiere di Siviglia (Opéra de chambre de Varsovie) jusqu'au 23 juillet 2026

L’occasione fa il ladro (MusikTheater an der Wien au Kammeroper Wien) jusqu'au 30 juillet 2026

                           Août 2026

Elīna Garanča chante Mahler (Festival de Lucerne 2025) jusqu'au 14 août 2026

Gala d'Opéra - Classic 2025 (Festival de Hanovre) jusqu'au 23 août 2026

Concert du Nouvel An à la Fenice de Venise jusqu'au 31 août 2026

                           Septembre 2026

Carlo Vistoli (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 08 septembre 2026

Kiev, un opéra en guerre (2/4) - Exister ou disparaître jusqu'au 12 septembre 2026

Malena Ernman : Terra Mater - Bayreuth Baroque 2025 jusqu'au 12 septembre 2026

Julia Leshneva & Franco Fagioli (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 15 septembre 2026

Francesco Cavalli : Pompeo Magno (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 16 septembre 2026

Gala de l'Opéra de Vienne 2025 jusqu'au 17 septembre 2026

Marina Viotti - Bayreuth Baroque 2025 jusqu'au 19 septembre 2026

JR, Damien Jalet & Thomas Bangalter : Chiroptera (Parvis du Palais Garnier) jusqu'au 30 septembre 2026

L'heure espagnole & Pulcinella (Opéra-Comique, Paris) jusqu'au 30 septembre 2026

                           Octobre 2026

Fête Chorale à Nuremberg : Les voix du Monde jusqu'au 06 octobre 2026

Barbara Hannigan dirige Ligeti et Stravinsky jusqu'au 10 octobre 2026

                         Novembre 2026

Fauteuils d'Orchestre jusqu'au 06 novembre 2026

Kiev, un opéra en guerre (3/4) - Exilés jusqu'au 14 novembre 2026

Les trois ballets de Stravinsky (Théâtre des Champs-Elysées) jusqu'au 25 novembre 2026

Pascal Rophé dirige Berio, Mahler et Gísladóttir avec Stéphane Degout jusqu'au 28 novembre 2026

                         Décembre 2026

Le grand concert des pyramides avec Fatma Saïd jusqu'au 11 décembre 2026

Le cinéma de John Williams (Indiana Jones, E.T., Star Wars..) jusqu'au 19 décembre 2026

Fauteuils d'orchestre (Natalie Dessay et Laurent Naouri) jusqu'au 22 décembre 2026

Béjart, 3 regards jusqu'au 22 décembre 2026

La Belle au Bois dormant ( Opéra national de Paris) jusqu'au 25 décembre 2026

Concert du nouvel an de l'Orchestre national de France (Radio France) jusqu'au 30 décembre 2026

   

                          Janvier 2027

Samson (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2027

Madame Butterfly (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2027

                        Février 2027

Kiev, un opéra en guerre (4/4) - Transmettre jusqu'au 08 février 2027

Eugène Onéguine au Palais Garnier jusqu'au 09 février 2027

Haendel : airs allemands (Festival de musique sacrée de Madrid 2024) jusqu'au 11 février 2027

Robert Schumann : Le Paradis et la Péri (La Seine musicale) jusqu'au 17 février 2027

                        Mars 2027

Les Sentinelles (Opéra de Bordeaux) jusqu'au 09 mars 2027

                        Avril 2027

Les saisons de la danse (Max Richter) jusqu'au 08 avril 2027

                         Juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 1 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 2 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 3 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 4 jusqu'au 16 juin 2027

                         Juillet 2027

"Louise" de Charpentier au Festival d'Aix-en-Provence jusqu'au 09 juillet 2027 

Jules Massenet : Werther (Opéra Comique, Paris) jusqu'au 22 juillet 2027 

Rituel - Millepied & Boulez, Stravinsky, Bartók jusqu'au 29 juillet 2027 

 

                       Octobre 2027

Le couronnement de Poppée par l’Ensemble I Gemelli jusqu'au 03 octobre 2027

 

                         Mars 2028

Adieu l'Opéra (Opéra national de Paris) jusqu'au 15 mars 2028

                         Avril 2028

Wartime Elegy - Ballet national d'Ukraine  jusqu'au 01 avril 2028

                         Juin 2028

Dream Requiem - Rufus Wainwright (Radio France) jusqu'au 13 juin 2028

                         Septembre 2028

La grande affabulation à l'Opéra Comique jusqu'au 24 septembre 2028

                         Novembre 2028

Mikko Franck dirige Dutilleux, Mahler et Strauss (chant Marie-Nicole Lemieux) jusqu'au 21 novembre 2028

                         Décembre 2028

Carolyn Carlson : Midnight Souls - Palais des Papes, Avignon jusqu'au 15 décembre 2028

                         Mars 2029

Chelsea Zurflüh & Jonathan Tetelman (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Elīna Garanča chante Carmen (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Klaus Florian Vogt chante Mozart, Wagner et Strauss (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Stjepan Hauser joue Bach et Morricone (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Golda Schultz, Rolando Villazón et Ludovic Tézier (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

                     Septembre 2029

Finale du concours Voix des Outre-mer 2026 jusqu'au 20 juillet 2029

                      Septembre 2029

Arthur Honegger : Le Roi David Avec Amira Casar et Lambert Wilson jusqu'au 25 septembre 2029

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Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique

Publié le 25 Janvier 2026

Der Ring des Nibelungen - Siegfried (Richard Wagner – Bayreuth, le 16 août 1876)
Répétition générale du 12 janvier 2026 et représentations du 17 et 25 janvier 2026
Opéra Bastille

Siegfried Andreas Schager
Mime Gerhard Siegel
Der Wanderer Paul Carey Jones (12 janvier)

                       Derek Welton (17 et 25  janvier)
Alberich Brian Mulligan
Fafner Mika Kares
Erda Marie-Nicole Lemieux
Brünnhilde Tamara Wilson
Waldvogel Ilanah Lobel-Torres

Direction Musicale Pablo Heras-Casado
Mise en scène Calixto Bieito (2026)
Nouvelle production

Diffusion sur France Musique le 21 février 2026 à 20h dans l’émission de Judith Chaîne ‘Samedi à l’Opéra’.

Synopsis

Notung
Mime élève Siegfried dans le secret espoir que le jeune homme, un jour, tuera Fafner pour lui procurer l’anneau. Wotan, sous le déguisement du Voyageur, a suivi de près les évènements, sans intervenir lui-même. Grâce à un jeu de questions et de réponses, Mime comprend que seul Siegfried reforgera Notung, l’épée capable de tuer Fafner.

Siegfried et le Dragon
Au lieu de ressouder les tronçons ensemble, Siegfried les brise, les fond et les coule à nouveau, refaisant entièrement Notung. Il tue Fafner. Pénétrant les pensées homicides de Mime, il le tue à son tour. Il prend possession de l’anneau et du heaume magique, ainsi que de tout le trésor de Fafner.
Ayant accidentellement goûté le sang du dragon, Siegfried comprend le chant d’un oiseau qui lui révèle l’existence de la vierge du roc, Brünnhilde, plongée dans son sommeil et entourée de flammes. Siegfried décide d’éveiller la Walkyrie endormie et de la prendre pour épouse.

La lance brisée
De son côté, Wotan tire Erda du sommeil tellurique qu’elle a poursuivi depuis la naissance de Brünnhilde, afin de découvrir s’il existe un moyen d’éviter la fin imminente de son règne. Mais même Erda ne peut l’aider et Wotan s’apprête sans rancœur à céder son pouvoir à son petit-fils qu’il voit approcher. Mais l’attitude de Siegfried est si offensante que Wotan, dans un dernier sursaut de révolte, lui barre le chemin de sa lance. L’épée Notung brise la lance, symbole du pouvoir du dieu.

Le réveil de Brünnhilde
Siegfried, traversant le cercle de feu, gravit le rocher de la Walkyrie où il éveille la vierge guerrière. La joie de Brünnhilde à sa vue est suivie de l’amer regret de n’être plus une inviolable déité, mais une simple mortelle. Elle va toutefois trouver dans les bras de Siegfried de nouvelles et humaines passions. 

Andreas Schager (Siegfried) et Gerhard Siegel (Mime)

Andreas Schager (Siegfried) et Gerhard Siegel (Mime)

Esthétiquement, le troisième volet du ‘Ring’ mis en scène par Calixto Bieito à l’opéra Bastille se démarque de ‘L’Or du Rhin’ et de ‘La Walkyrie’ qui se situaient dans un monde hautement technologique courant vers l’abîme - avec pour conséquence la destruction de tout environnement naturel -, pour revenir à un contexte en apparence proche du livret d’origine, la forêt où Mime a élevé Siegfried.

Gerhard Siegel (Mime) et Andreas Schager (Siegfried)

Gerhard Siegel (Mime) et Andreas Schager (Siegfried)

Toutefois, dans cette forêt, les arbres poussent du haut vers le bas ou horizontalement, ce qui peut être interprété de différentes manières, le chaos du monde engendré par Wotan possiblement, celle plus concevable étant que Siegfried souffre d’une perception déformée du monde qui l’entoure.

La réalisation scénique de ce décor mobile où les arbres peuvent évoluer de manière inhabituelle est complexe et très réussie, aussi bien par les zones d’ombres qu’elle crée que par l’emploi de faisceaux lumineux qui simulent les frémissements des feuillages.

Brian Mulligan (Alberich)

Brian Mulligan (Alberich)

La dramaturgie comporte une multitude de petits écarts et d’ajouts dans l’utilisation des objets symboliques qui altèrent le sens d’origine de l’histoire. Ainsi, voit-on d’emblée le Wanderer reconstituer sa lance, ou bien Siegfried utiliser n’importe comment Notung et se cogner la tête au moment où résonne la musique de la forge de l’épée, ce qui donne l’impression d’un monde qui se reconstruit alors que la confusion règne dans la tête du héros.

Apparaissent des humanoïdes aux visages informes, dont l’un donnera naissance à un être, au second acte, avec l’aide d’Alberich, avant que Siegfried n'évoque la mère qu’il n’a pas connu.

Andreas Schager (Siegfried) et Mika Kares (Fafner)

Andreas Schager (Siegfried) et Mika Kares (Fafner)

On retrouve cet art visuel spectaculaire lors de la rencontre avec Fafner qui est présenté sous la forme d’un masque surdimensionné et manipulable rétroéclairé par un cône de lumière qui, traversant ses yeux et sa bouche, diffracte ses rayons vers la salle. Mais la transformation du dragon en étrange personnage portant un masque de lapin ne fait que conforter l’impression que cette séquence se déroule dans l’espace mental de Siegfried.

Andreas Schager (Siegfried) et Mika Kares (Fafner)

Andreas Schager (Siegfried) et Mika Kares (Fafner)

En revanche, le chemin initiatique que prend le héros en se recouvrant du sang de sa victime après avoir retiré l’anneau de ses entrailles, pour ensuite marcher vers le rocher de Brünnhilde, devenu un immense glaçon d’une blancheur éclatante en suspens sur un fond obscur, et dont la paroi évoque également l’hymen de la Walkyrie que le jeune homme s’évertue à déchirer, aboutit à rendre un sentiment de traversée du temps depuis l’ancien monde du Walhalla, et aussi à donner une image de la découverte de l’amour très attachante.

Andreas Schager (Siegfried)

Andreas Schager (Siegfried)

Notung se découvre un nouveau rôle, et il suffit que Brünnhilde s’en saisisse pour la pointer sur le torse de son libérateur, après que ce dernier ait réchauffé et réconforté tendrement sa nouvelle compagne, pour comprendre dans quelle position de faiblesse se retrouve Siegfried qui éprouve dorénavant la folie de la vulnérabilité. L'image renvoie également à la rencontre entre Tristan et Isolde en Irlande, après la mort du Morholt.

Andreas Schager (Siegfried) et Tamara Wilson (Brünnhilde)

Andreas Schager (Siegfried) et Tamara Wilson (Brünnhilde)

Et bien évidemment, l’heldentenor autrichien Andreas Schager, qui fut nommé 'Österreichischer Kammersänger' à l’issue d’une représentation de ‘La Walkyrie’ à l’opéra de Vienne en juin 2025, est un soliste atypique qui s’engage au-delà de l’imaginable dans la caractérisation de ses personnages, avec un enthousiasme extatique absolument ahurissant.

En très grande forme et avec un éclat vocal saillant et un timbre d’une splendide chaleur virile, Andreas Schager impose une présence d’adulte adolescent qui va probablement au-delà du jeu imaginé par Calixto Bieito, ce qui donne un coup de sang fougueux supplémentaire à cette mise en scène taillée à coups de burin.

Andreas Schager (Siegfried) et Tamara Wilson (Brünnhilde)

Andreas Schager (Siegfried) et Tamara Wilson (Brünnhilde)

Gerhard Siegel, très investi dans son rôle de Mime affairiste, limite mafieux, chante avec acuité et aussi un certain moelleux qui le départit d’autres interprétations du nain plus sarcastiques, et Brian Mulligan a ce visage un peu sauvage et un métal dans la voix qui façonnent un Alberich traversé à la fois de monstruosité et d’humanité mal dans sa peau qu’il fait vivre de manière quasiment hallucinée.

Tamara Wilson (Brünnhilde)

Tamara Wilson (Brünnhilde)

Autre artiste au chant acéré, Tamara Wilson, Brünnhilde d’airain, fait entendre des inflexions attendrissantes qui se mêlent à son art de fuser des lignes vocales d’un brillant de glace et d’une véritable pureté d’expression qui en font sa force. Et il faut dire aussi qu’elle sait jouer de son corps, surtout qu’un partenaire tel Andreas Schager ne peut qu’insuffler une volonté de théâtraliser à la hauteur de son naturel excessif.

Marie-Nicole Lemieux (Erda)

Marie-Nicole Lemieux (Erda)

Fortement désacralisée par la mise en scène qui montre le désintérêt de Siegfried pour le pouvoir et qui lui cèdera l’anneau, Erda devient un symbole désuet de l’asservissement conventionnel par le mariage, et Marie-Nicole Lemieux la dépeint de ses couleurs baroques faites d’une complexité d’agrégats allant des noirceurs rauques à une clarté ocrée qui signent sur le plan vocal un portrait sévère mais humain de la divinité du savoir. Par ailleurs, Mika Kares, dont la voix est sensiblement atténuée par le dispositif scénique, aura fait vivre en Fafner un étrange sentiment de douce mélancolie au moment de sa mort.

Derek Welton (Der Wanderer)

Derek Welton (Der Wanderer)

Quant au traitement du personnage du Wanderer, il vise principalement à en faire un dieu jouant ses dernières cartes mais sans grande efficacité, et si Derek Welton creuse un puits de noirceur, tout en gagnant en relief au second acte, il faut signaler la découverte de Paul Carey Jones, chanteur Gallois familier du Longborough Festival Opera donné chaque été dans le centre de l’Angleterre, qui a incarné un Wotan d’une grande clarté de caractérisation lors de la dernière répétition et de l’avant-première jeunes, démontrant une excellente et probante appropriation de son personnage qui mérite d’être mieux connue.

Enfin, Ilanah Lobel-Torres met joliment en valeur l’oiseau, même si la mise en scène la laisse totalement en coulisses, hormis lors de son envol dans les cintres.

Paul Carey Jones (Der Wanderer) - pré-générale du 12 janvier 2026

Paul Carey Jones (Der Wanderer) - pré-générale du 12 janvier 2026

Enthousiaste, Pablo Heras-Casado trouve en ‘Siegfried’ une inspiration immédiate qui se manifeste par une direction très claire et excitante qui montre l’orchestre de l’Opéra de Paris sous son meilleur jour et qui, dès le premier acte, entraîne les solistes dans un jeu théâtral tendu et une belle coloration rutilante et affinée qui de plus gagne en excellence plastique pour atteindre un tranchant et un allant dramatiques qui ne faiblissent jamais, avec des effets souvent fort impressifs. 

Le meilleur de Wagner, c’est indubitablement à l’Opéra de Paris en ce début d'année 2026!

Andreas Schager

Andreas Schager

Derek Welton, Tamara Wilson, Pablo Heras-Casado, Andreas Schager et Marie-Nicole Lemieux

Derek Welton, Tamara Wilson, Pablo Heras-Casado, Andreas Schager et Marie-Nicole Lemieux

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Publié le 16 Janvier 2026

Europa (Krzysztof Warlikowski – le 07 janvier 2026, Nowy Teatr de Varsovie)
Basée sur la pièce de Wajdi Mouawad ‘Europa's Pledge’ (‘Le Serment d'Europe’)
Représentations du 07, 08 et 09 janvier 2026
Nowy Teatr, Varsovie

Europa Andrzej Chyra
Europa (La petite fille) Claude Bardouil
Assia Magdalena Cielecka
Zacharie Bartosz Gelner
Wediaa Małgorzata Hajewska-Krzysztofik
Jovette Maja Ostaszewska
Mégara Magdalena Popławska

Mise en scène Krzysztof Warlikowski (2026)
Décors et costumes Małgorzata Szczęśniak
Lumières Felice Ross
Dramaturgie Piotr Gruszczyński, Anna Lewandowska, Carolin Losch
Musique Paweł Mykietyn
Chorégraphie Claude Bardouil
Vidéo Kamil Polak
Maquillage Monika Kaleta

Coproduction avec le Théâtre de Liège                                       Krzysztof Warlikowski

Le mal, la mort, les traumatismes de la guerre et la menace de l‘extermination imprègnent l’œuvre de Krzysztof Warlikowski aussi bien au théâtre (‘(A)pollonia’, ‘Odyssey, scénario pour Hollywood’, ‘Elizabeth Costello’) qu’à l’opéra (‘Parsifal’, ‘Macbeth’, ‘Salomé’), thèmes qui se trouvent concentrés dans le dernier texte de Wajdi Mouawad, ‘Le Serment d'Europe’ – texte qui sera édité pour le grand public le 04 mars 2026 -, que le dramaturge libano-québecois a lui même mis en scène au Festival d’Athènes et d’Epidaure au début du mois d’août 2025.

Claude Bardouil (Europa) - Photo Magda Hueckel

Claude Bardouil (Europa) - Photo Magda Hueckel

Il est rare de voir un metteur en scène s’emparer d’une pièce nouvellement créée pour, cinq mois plus tard, en proposer une lecture personnelle, mais Krzysztof Warlikowski connaît bien Wajdi Mouawad auquel il a fait appel pour collaborer à plusieurs de ses pièces, ‘Un Tramway’, ‘Contes Africains’ et ‘Phèdre(s)’.

Le sujet est dur, puisqu’il s’agit d’entrer dans la psyché d’une femme, Europa, qui a assisté 75 ans plus tôt, à l’âge de 8 ans, à de sordides exactions menées dans une école contre 18 enfants lors d’un conflit entre deux communautés en contribuant elle-même à leur perte, mais aussi à des viols commis par son propre clan, et qui cherche à retrouver les 3 filles qu’elle eut au cours de sa vie afin de leur apprendre qui est leur mère et ce qu’elle a fait, en espérant trouver leur pardon.

Andrzej Chyra (Europa) - Photo Magda Hueckel

Andrzej Chyra (Europa) - Photo Magda Hueckel

Le conflit évoqué est imaginaire – il s’est déroulé en 1952 dans un pays nommé ‘Hafezstan’ –, mais est malheureusement significatif des déchaînements de violences qui marquent l’histoire de l’humanité depuis ses prémisses. En ne ciblant pas une guerre précise, la représentation peut ainsi déployer une logique universelle et laisser à chacun intérioriser les épreuves décrites en les faisant raisonner avec les atrocités dont il a connaissance, de la Shoah au Darfour du Nord en passant par les récents conflits européens, de la Yougoslavie à l’Ukraine.

Magdalena Cielecka (Assia) et Andrzej Chyra (Europa) - Photo Magda Hueckel

Magdalena Cielecka (Assia) et Andrzej Chyra (Europa) - Photo Magda Hueckel

Le spectacle débute de manière allégorique et cinématographique à travers une séquence où une représentante de l’ONU, Assia, jouée avec un fascinant charme charismatique par Magdalena Cielecka, décrit de façon symbolique le cycle d’apparition et de disparition du Soleil dans le nord du Groenland au moment des équinoxes, et comment il devient alors nécessaire de raconter aux enfants l’existence de notre étoile pour qu’ils s’en souviennent lors de son retour.
Le texte n’est pas issu de la pièce, mais d’une tribune écrite par Wajdi Mouawad pour le journal ‘Le Monde’ en septembre 2025 à l’occasion de son voyage avec le président français Emmanuel Macron afin d’aller plaider la cause de la Palestine à l’ONU. Même si nous sommes dorénavant dans l’obscurité, la lumière reviendra un jour.

Andrzej Chyra (Europa) et Claude Bardouil (Europa fille) - Photo Magda Hueckel

Andrzej Chyra (Europa) et Claude Bardouil (Europa fille) - Photo Magda Hueckel

Sur scène, le décor de Małgorzata Szczęśniak représente une ancienne salle de classe occupée par quelques chaises et tables rangées sur l’un des côtés, près d’un couloir grillagé où sont affichées au mur des dizaines de photographies noir-et-blanc de personnes civiles exécutées par le passé.
L’écran central sert habilement de tableau d’école, et tout le bas du mur de la pièce est recouvert de rouge, comme si elle avait été auparavant emplie par des flots de sang.

Cette couleur rouge va être précisément employée pour souligner les points de tension du drame, rouge pour les talons et la jupe similicuir d’Assia, en tant qu’éléments de suggestion sexuels, rouge pour le pull qui recouvre le torse de Zacharie, le fils de Wediaa, qui a tué et dévoré celle qu’il aimait, mais rouge également pour le dossier des deux sièges du tribunal laissés vides lors de la comparution du jeune homme.

Certaines scènes seront jouées en arrière scène, derrière le mur, mais filmées par un regard fin et admiratif et projetées en gros plan, ce qui accroît la proximité avec les expressions humaines des actrices.

Europe, sous les traits d’Andrzej Chyra qui célèbre cette année ses 25 ans de collaboration avec Krzysztof Warlikowski, apparaît en vieille dame revêtue de noir, visiblement dépressive et accompagnée d’un personnage qui n’est évoqué qu’au début de la pièce, la fillette qu’elle fut au moment des faits criminels et qu’elle invoque pour lui donner du courage.

Claude Bardouil

Claude Bardouil

Ce personnage de ‘petite fille’ prend ici une place prédominante, car aussi bien la façon dont elle est filmée, rampant nerveusement et apeurée dans obscurité sous les tables de la classe, que sa chorégraphie à la fois virtuose, heurtée et titubante, expriment l’angoisse de la culpabilité. 

Le masque qu’elle porte lui donne une figure fantomatique à l’identité indéfinie, mais permet aussi de dissimuler le visage fort et expressif de Claude Bardouil qui arrive, par sa souplesse élancée, à créer un personnage féminin troublant dont les spasmes ne font qu’amplifier un conflit intérieur intenable.

Les enfants innocents remémorés par les récits horrifiques d’Europa sont tous des victimes de crimes, alors que cette jeune fille a, elle, perpétré un acte délateur et ressentit quelque chose à ce geste dont la responsabilité est devenue insupportable.

Bartosz Gelner (Zacharie) - Photo Magda Hueckel

Bartosz Gelner (Zacharie) - Photo Magda Hueckel

Vient alors la question de la transmission du mal et de comment le juguler, le cœur de la nouvelle de Wajdi Mouawad.

L’enquête que mène Assia l’amène à retrouver les 3 filles que recherche Europa. Cette quête à travers le monde permet d’apprécier le sens de la finition et le geste vidéographique de Kamil Polak à travers une très belle séquence numérique de survol de la Terre en avion.

Des 3 enfants survivantes d’Europa, Wediaa porte une problématique primordiale, car c’est son fils, Zacharie, qui a hérité de la ‘malédiction’ d’Europa. Małgorzata Hajewska-Krzysztofik et Bartosz Gelner offrent une poignante confrontation de sang-froid, la mère exigeant que son fils lui avoue ce qu’il a fait à sa fiancée, avec en arrière fond une scène de tribunal incrustée dans le décor où Claude Bardouil joue le rôle d’un juge, seul, purement observateur et peut-être moins dans le jugement que dans l’écoute.

Bartosz Gelner

Bartosz Gelner

Le rapport entre la mère et son fils est très bien mis en valeur, que ce soit lorsqu’ils sortent d’une soirée au théâtre, en jouant dans le hall du Nowy Teatr, par la manière dont ils sont filmés, mais également par la précision des jeux de lumières de Felice Ross qui sait faire ressortir de façon saisissante tel ou tel intervenant, tel ou tel objet signifiant.

Une des dernières scènes de la pièce montrera le jeune homme dans les derniers instants où il viole sa fiancée, mais sans voyeurisme, Claude Bardouil jouant aussi le rôle de la victime.

Les expressions de leurs visages traduisent sensiblement leurs émotions et leurs pensées. 
Małgorzata Hajewska-Krzysztofik réussit à mêler des sentiments en larme à une détermination sans faille, alors que Bartosz Gelner donne une image du fils au regard incroyablement dur et affûté, mais sensible au lien qui le relie à sa mère. Il tient des propos qui donnent l’impression qu’il a cherché à éprouver son amour, ce qui pose la question jusqu’à quel point une mère peut aimer son fils quoi qu’il fasse, mais il se demande aussi si ses propres actes font encore de lui un être humain.

Impossible de ne pas penser à ces mères que l'on a vu ces dernières années défendre leur fils ayant rejoint l’État islamique, montrant de fait la puissance de leur amour.

Ce qui est intrigant dans cette relation, est que le mal qui était en ‘Europa’ n’a pas atteint directement sa fille, mais a transité à travers elle jusqu’à son fils, sans qu’elle n’y puisse rien. Elle s’interroge elle-même et se sent remise en cause

Małgorzata Hajewska-Krzysztofik (Wediaa), Magdalena Popławska (Mégara) et Maja Ostaszewska (Jovette) - Photo Magda Hueckel

Małgorzata Hajewska-Krzysztofik (Wediaa), Magdalena Popławska (Mégara) et Maja Ostaszewska (Jovette) - Photo Magda Hueckel

Lorsqu’ Europa retrouve ses trois filles pour leur dire ‘Je suis votre mère !’, le public ne peut s’empêcher de sourire quand Weedia évoque une version féminine de Dark Vador. Pourtant, l’image est pertinente, puisque si ce commandant n’a pas réussi à tourner ses propres enfants, Luc et Leila, vers la nature obscure du pouvoir et du mal, il a toutefois transmis, à travers cette dernière, sa malédiction à son petit-fils, Kylo Ren.

Et les deux autres filles d’Europa éprouvent aussi certains troubles.

Le personnage de Mégara, sismologue opérant sur le théâtre d’Hérode Atticus, l’un des lieux du festival Athènes-Epidaure, s’exprime de façon très directe et souvent grossière lorsque nous la découvrons. Magdalena Popławska lui donne une nature qui a véritablement les pieds sur terre, mais cette femme, qui a connu trois fausses couches dans sa vie, va apprendre qu’elle est née prématurément.

Le Nowy Teatr - Varsovie, le 07 janvier 2026

Le Nowy Teatr - Varsovie, le 07 janvier 2026

Quant à Jovette, représentée en jeune femme branchée avec la touche glamour de Maja Ostaszewska, elle manque de repères et est victime d’obsessions et d’images qui ressemblent à s’y méprendre aux scènes d’horreur qu’a connu sa mère. Et dans ses cauchemars, semble apparaître la fillette qui est présente depuis le début sur scène. Par un jeu de démultiplication de son visage réalisé à partir d’une caméra, les interrogations sur sa propre identité restent ouvertes, mais c’est aussi l’introspection de soi qui s’immisce en filigrane.

Dans ces deux derniers cas, les deux femmes apparaissent donc bien liées à l’histoire de leur mère, sans l’avoir connue pour autant.

Magdalena Popławska, Claude Bardouil, Andrzej Chyra, Małgorzata Hajewska-Krzysztofik, Maja Ostaszewska, Krzysztof Warlikowski, Magdalena Cielecka et Bartosz Gelner

Magdalena Popławska, Claude Bardouil, Andrzej Chyra, Małgorzata Hajewska-Krzysztofik, Maja Ostaszewska, Krzysztof Warlikowski, Magdalena Cielecka et Bartosz Gelner

Mais la question va s’élargir lorsque la diplomate, Assia, va aller plus loin que son simple rôle provocant – ses attitudes corporelles sexualisées servant dans un premier temps à inconsciemment toucher le public -  en révélant qu’elle est descendante de victimes d’exactions.

La réflexion se tourne alors vers la question de la responsabilité des descendants des criminels. A l’instar, par exemple, de la jeunesse allemande d’aujourd’hui, Jovette ne voit pas bien en quoi elle devrait se sentir concernée par ce que ses ascendants ont fait. La réponse est pourtant apportée par la pièce, en ce sens que le mal peut se transmettre de génération en génération, et même circuler sans que l’on s’en rende compte.

Si nous sommes descendants de victimes ou de criminels, nul ne peut ignorer que le mal est toujours présent, même invisible, et c’est en cela qu’il devient nécessaire de rester sur ses gardes et d’avoir réfléchi à l'attitude à avoir au cas où des circonstances lui donneraient de l’emprise en chacun de nous. D’où le devoir de mémoire.

Michał Merczyński (directeur général du Nowy Teatr) et une partie de l'équipe de production à l'issue de la première de 'Europa'

Michał Merczyński (directeur général du Nowy Teatr) et une partie de l'équipe de production à l'issue de la première de 'Europa'

L’écran qui sert également de tableau devient un moyen d’expression, un moyen de libération de la parole pour les auteurs mêmes de crimes, et c’est à nouveau la responsabilité individuelle qui est invoquée et non l’attente d’une résolution du tragique par un pouvoir tout puissant et extérieur à nous-mêmes.

Tout au long de ce récit, Andrzej Chyra investit ’Europa’ d'une présence lasse et abîmée avec un pathétisme poignant, contribuant ainsi à susciter un sentiment de compassion comme si la mort accompagnait dorénavant celle-ci, un tourbillon obsessionnel qui se ressentira fortement lorsqu’il dansera chancelant sur le chant ‘La Cucaracha ya no puede caminar’

La musique composée par Paweł Mykietyn participe aussi au climat de tension intransigeant de la pièce, que ce soit par des coups de griffes d'archets secs qui mettent sous emprise les protagonistes, ou ces basses pesantes qui sonnent comme s'il s'agissait de sonder toujours au plus profond des âmes et à accentuer les à-coups de la faute.

Maja Ostaszewska, Claude Bardouil, Magdalena Cielecka, Krzysztof Warlikowski et Małgorzata Szczęśniak

Maja Ostaszewska, Claude Bardouil, Magdalena Cielecka, Krzysztof Warlikowski et Małgorzata Szczęśniak

Ce spectacle sera repris au mois d’août 2026 au Festival de Salzbourg et à la Ruhrtriennale, et possiblement au Printemps des Comédiens de Montpellier peu avant, mais c’est véritablement un privilège que d’assister à sa création au Nowy Teatr, le théâtre même de Krzysztof Warlikowski fondé en 2008, quatre ans après l'adhésion de la Pologne à l'Europe, où le metteur en scène renforce depuis bientôt vingt ans ses liens avec des actrices et d’acteurs d’un talent rare, en attirant un public très ouvert et divers qui, d’ailleurs, réserve chaque soir à l’ensemble de l’équipe artistique une standing ovation complice et très chaleureuse.

Felice Ross, Anna Lewandowska, Małgorzata Hajewska-Krzysztofik, Kamil Polak, Maja Ostaszewska, Claude Bardouil, Magdalena Cielecka, Krzysztof Warlikowski, Małgorzata Szczęśniak et Andrzej Chyra

Felice Ross, Anna Lewandowska, Małgorzata Hajewska-Krzysztofik, Kamil Polak, Maja Ostaszewska, Claude Bardouil, Magdalena Cielecka, Krzysztof Warlikowski, Małgorzata Szczęśniak et Andrzej Chyra

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Publié le 11 Janvier 2026

L’année 2026 sera marquée par l’Eclipse Totale de Soleil du 12 août 2026 qui touchera la façade est du Groenland, l’Islande (Ólafsvík), et surtout l’Espagne de La Corogne à Palma en passant par Oviedo, León, Santander, Bilbao, Burgos, Valladolid, Guadalajara, Saragosse, Lérida, Tarragone, Valence et Ibiza.

A Paris, l’éclipse sera partielle à 92 %, et Saint-Jean de Luz frôlera la totalité à 99,5% (l’effet sera le même que celui obtenu 30s avant la totalité).

Deux semaines après, le 28 août 2026, il sera aussi possible d’observer une éclipse partielle de Lune à 93 % dans le ciel du matin avant le lever du Soleil.

Une éclipse annulaire de Soleil aura également lieu le 17 février 2026, mais il faudra avoir rejoint la station franco-italienne Concordia située en Antarctique pour l’observer.

Eclipse totale de Soleil du 01 août 2008 en Mongolie, dont l'éclipse du 12 août 2026 sera la réplique.

Eclipse totale de Soleil du 01 août 2008 en Mongolie, dont l'éclipse du 12 août 2026 sera la réplique.

Pour observer les planètes situées au-delà de la ceinture d’astéroïdes et les photographier, Jupiter brillera de tout son éclat du début d’année jusqu’à mi-février, Uranus de mi-février à mi-août, Saturne d’août à novembre, et Neptune à partir de mi-juillet.

Pour les planètes les plus proches de la Terre, il faudra attendre début novembre pour revoir Vénus dans de bonnes conditions dans le ciel du matin, alors que Mercure sera le mieux visible autour du 20 février et du 20 novembre dans le ciel du soir.

En revanche, Mars ne sera pas intéressante à observer cette année, car située trop loin, mais elle participera à plusieurs rapprochements dans le ciel.

Rapprochement de la Lune, Mars, les Pléiades et Aldébaran le 12 juillet 2026 à 04h40 (Prévisions https://stellarium.org/)

Rapprochement de la Lune, Mars, les Pléiades et Aldébaran le 12 juillet 2026 à 04h40 (Prévisions https://stellarium.org/)

Ainsi, parmi les beaux rapprochements on pourra observer ceux d’un fin croissant de Lune et de Vénus le 18 avril soir, de Vénus et Jupiter le 09 juin, de Vénus et la Lune en diadème le 17 juin, de la Lune, Mars, les Pléiades et Aldébaran le 12 juillet et de Jupiter et Mars le 15 novembre 2026.

Enfin, l'étoile Régulus sera occultée par la Lune le 29 mars 2026 soir, et l’émersion de Vénus des limbes de la Lune en pleine journée (à 12h34) sera à suivre le 14 septembre 2026, aux instruments uniquement.

Rapprochement Saturne, Lune et Mercure du 19 février 2026 à 19h15 (Prévisions https://stellarium.org/)

Rapprochement Saturne, Lune et Mercure du 19 février 2026 à 19h15 (Prévisions https://stellarium.org/)

Jour Heure Evènements Azimuth Hauteur Commentaires
09 janvier 01h05 Jupiter en milieu de nuit 180° 63° Ø 46,6’’
15 janvier 06h00 Comète 24/P Schaumasse 156° 50° v 8,00 
15 janvier 19h44 Encelade occulte Thétys 226° 27° Durée 3 mn
25 janvier 06h00 Comète 24/P Schaumasse 159° 49° v 8,26 
26 janvier 22h05 Io transite devant Jupiter 135° 57° Durée 4h
15 février 20h00 Uranus en début de nuit 212° 57° Ø 3,6’'
15 février 22h15 Jupiter en début de nuit 180° 63° Ø 44,3’'
17 février 12h46 Eclipse annulaire de Soleil en Antarctique à la station Concordia     97,4%
19 février 19h15 Rapprochement Saturne, Lune et Mercure 253° 14°  
19 février 19h15 Mercure en début de nuit 251° Ø 7,6’’

 

Fin de l’occultation de Régulus par la Lune le 29 mars 2026 à 21h23 (Prévisions https://stellarium.org/)

Fin de l’occultation de Régulus par la Lune le 29 mars 2026 à 21h23 (Prévisions https://stellarium.org/)

Jour Heure Evènements Azimuth Hauteur Commentaires
26 mars 20h30 Rapprochement Jupiter, Lune et Castor & Pollux 198° 66°  
29 mars 21h23 Fin de l’occultation de Régulus par la Lune 134° 45°  
18 avril 21h25 Fin croissant de Lune près de Vénus 290° 10°  
22 avril 22h00 Rapprochement Jupiter Lune 254° 48° distance de 3° 

 

Vénus et Lune en diadème près de Jupiter le 17 juin 2026 à 22h45 (Prévisions https://stellarium.org/)

Vénus et Lune en diadème près de Jupiter le 17 juin 2026 à 22h45 (Prévisions https://stellarium.org/)

Jour Heure Evènements Azimuth Hauteur Commentaires
18 mai 22h30 Rapprochement Vénus Lune  293° 13° distance de 4°
09 juin 23h00 Rapprochement Vénus Jupiter  290° 10° distance de 1,5°
17 juin 22h45 Vénus et Lune en diadème près de Jupiter 285° 13° distance de 0,5°

 

Maximum de l’Eclipse partielle de Soleil à Paris le 12 août 2026 à 20h17 (Prévisions https://stellarium.org/)

Maximum de l’Eclipse partielle de Soleil à Paris le 12 août 2026 à 20h17 (Prévisions https://stellarium.org/)

Jour Heure Evènements Azimuth Hauteur Commentaires
12 juillet 04h40 Rapprochement Lune, Mars, Pléiades et Aldébaran 60° 11°  
14 juillet 04h00 Neptune en fin de nuit 130° 30° Ø 2,3’’
09 août 05h00 Saturne en fin de nuit 167° 44° Ø 18,7’’
12 août 20h17 Maximum de l’Eclipse partielle de Soleil à Paris 284° 7,4° 92%
12 août 20h28 Maximum de l’Eclipse totale de Soleil à Oviedo 281° 6,6° Durée 1mn48
21 août 05h00 Uranus en fin de nuit 140° 44° Ø 3,6’'
28 août 06h13 Maximum de l’Eclipse partielle de Lune à Paris 245° 7,4° 93%

 

Maximum de l’Eclipse partielle de Lune à Paris le 28 août 2026 à 06h13 (Prévisions https://stellarium.org/)

Maximum de l’Eclipse partielle de Lune à Paris le 28 août 2026 à 06h13 (Prévisions https://stellarium.org/)

Jour Heure Evènements Azimuth Hauteur Commentaires
09 septembre 06h15 Rapprochement Lune et Jupiter 80° 11°  
14 septembre 12h34 Émersion de Vénus des limbes de la Lune 128°  
23 septembre 02h00 Neptune en milieu de nuit 180° 41° Ø 2,4’’
04 octobre 01h45 Saturne en milieu de nuit 180° 43° Ø 19,7’’
06 octobre 06h15 Rapprochement Jupiter Lune 109° 37° distance de 2°
13 octobre 06h45 Astéroïde Vesta en opposition 255° v 6,5

 

Émersion de Vénus des limbes de la Lune le 14 septembre 2026 à 12h34 (Prévisions https://stellarium.org/)

Émersion de Vénus des limbes de la Lune le 14 septembre 2026 à 12h34 (Prévisions https://stellarium.org/)

Jour Heure Evènements Azimuth Hauteur Commentaires
02 novembre 06h00 Alignement Lune, Mars, Jupiter et Régulus 148° 55°  
05 novembre 07h00 Vénus en fin de nuit 117° Ø 57,4’’
07 novembre 06h35 Rapprochement Lune Vénus 116°  
15 novembre 06h30 Rapprochement Jupiter Mars 165° 54° distance de 1°
19 novembre 19h00 Mercure en début de nuit 115° Ø 7,1’’
25 novembre 00h40 Uranus en milieu de nuit 180° 62° Ø 3,8’’
 28 novembre  20h55 Saturne en début de nuit 180° 42° Ø 18,7’’
 30 novembre  02h00 Rapprochement Lune, Jupiter, Mars et Régulus 102° 28°  
 12 décembre  07h30 Vénus en fin de nuit  144° 23° Ø 23''
31 décembre   07h40 Vénus en fin de nuit 149° 21° Ø 25,8’’

 

Alignement Lune, Mars, Jupiter et Régulus le 02 novembre 2026 à 06h00 (Prévisions https://stellarium.org/)

Alignement Lune, Mars, Jupiter et Régulus le 02 novembre 2026 à 06h00 (Prévisions https://stellarium.org/)

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Rédigé par David

Publié dans #Astres

Publié le 3 Janvier 2026

Missa Pastoralis Bohemica (Jakub Jan Ryba – Église de l’Exaltation-de-la-Sainte-Croix de Rožmitál pod Třemšínem, le 24 décembre 1796)
Concert du 17 décembre 2025
Paroisse Sainte Odile de Paris

Česká mše vánoční (1796)
1  Kyrie
2  Gloria
3  Graduale
4  Credo
5  Offertory
6  Sanctus - Benedictus
7  Agnus – Communio

Soprano Dagmar Šašková
Alto Marie Kopecká Verhoeven
Ténor Nicolae Hategan
Basse Carlo Andrea Masciadri
Orgue Stanislav Pavilek

Direction musicale Jan Krejčík
Chœur Montansier et Ensemble Instrumental D&M             
 Jan Krejčík

Depuis septembre 2021, le chœur Montansier de Versailles est dirigé par Jan Krejčík, compositeur et directeur musical issu de l’Academy of Performing Arts in Prague, ce qui entraîne régulièrement l’ensemble vers l’interprétation d’œuvres tchèques peu connues en France.

Le chœur Montansier de Versailles et, au premier plan, Stanislav Pavilek (orgue)

Le chœur Montansier de Versailles et, au premier plan, Stanislav Pavilek (orgue)

C’est ainsi à une Messe de Noël tchèque, la ‘Missa Pastoralis Bohemica’ de Jakub Jan Ryba, composée il y a 230 ans dans la petite ville de Bohême centrale de Rožmitál pod Třemšínem, qu’environ 200 personnes sont venues assister ce soir à la Paroisse Sainte Odile de Paris en présence de l’Ambassadeur de République Tchèque, Jaroslav Kurfürst, qui rappellera en introduction l’importance culturelle de cette pièce toujours célébrée aujourd’hui, une messe composée en tchèque à une époque où le latin était la norme dans l’église catholique.

Česká mše vánoční – Jakub Jan Ryba (Chœur Montansier Jan Krejčík) Église Sainte Odile

Il est très agréable d’entendre ce Kyrie où les deux bergers échangent sur un rythme pointé par un jeu de correspondance avec l’orgue et l’ensemble instrumental versaillais D&M, pour ensuite laisser place à un Gloria plus lent qui réserve une surprise lorsqu’un passage de voix féminines évoque inévitablement le duo de ‘La Flûte enchantée' entre Pamina et Papageno ‘Bei Männern, welche liebe fühlen’. Le chef d’œuvre de Mozart ayant été joué au Théâtre des États de Prague dès le 25 octobre 1792, un an après sa création à Vienne, il est difficile de ne pas croire que Jakub Jan Ryba ait pu l’entendre.

Le chœur Montansier de Versailles

Le chœur Montansier de Versailles

Puis, c’est le chant joyeux et dansant du chœur, fortement rythmé, s’entrelaçant aux conversations chantées des solistes qui va dominer toute la pièce menée avec verve et précision par Jan Krejčík.

Les voix des femmes participent au ravissement qui émane de ce chant ‘éveillé’, alors que celles des hommes agissent de façon plus sous-tendue

L'Eglise Saint Odile de Paris

L'Eglise Saint Odile de Paris

Et autant les couleurs des voix de Dagmar Šašková et Marie Kopecká Verhoeven se mélangent totalement de par l’écriture même qui leur est dévolue, autant celles des deux hommes, Nicolae Hategan et Carlo Andrea Masciadri, sont de tessitures très distinctes puisqu'ils incarnent respectivement un jeune et un ancien pâtres.

Le premier est un ténor roumain à la voix pleinement homogène qui, deux mois auparavant, avait rendu hommage à Georges Enesco lors d’un récital donné à l’Espace Bernanos, alors que le second est une basse colombienne très sombre faisant varier l’épaisseur de son timbre tout en restant constamment musical.

 Jan Krejčík, le chœur Montansier, l'Ensemble D&M et les solistes Nicolae Hategan et Carlo Andrea Masciadri

Jan Krejčík, le chœur Montansier, l'Ensemble D&M et les solistes Nicolae Hategan et Carlo Andrea Masciadri

L’ensemble respire l’esprit de communauté qui irrigue les scènes pastorales de cette Messe atypique, et l’humeur bon enfant qui s’en dégage finit par mettre à contribution le public lorsque le directeur musical propose à l’audience, en complément, de chanter ensemble une chanson tchèque ‘Narodil se Kristus Pán’ (‘Christ, le Seigneur, est né’) à partir d’un petit feuillet laissé près de chacun en début de concert.

Solistes, chœur et ensemble musical

Solistes, chœur et ensemble musical

Et le plus beau, probablement, est d’avoir réussi à unifier tous ces artistes avec rigueur tout en préservant une impression d’insouciance si nécessaire à l’approche de Noël.

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Publié le 1 Janvier 2026

Programme Janvier 2026 Lyrique et Musique (Télévision & Streaming)

Chaînes publiques

Jeudi 01 janvier 2026 sur Arte à 01h15
Luciano Pavarotti - Central Park, New York

Jeudi 01 janvier 2026 sur France 2 à 11h15 & 12h15
Concert du Nouvel An - Philharmonique de Vienne - dm Yannick Nézet-Séguin

Jeudi 01 janvier 2026 sur France 2 à 14h55
Gautier Capuçon : «Symphonie d'un été en France»

Jeudi 01 janvier 2026 sur Arte à 18h40
Concert du Nouvel An à la Fenice de Venise

Vendredi 02 janvier 2026 sur Arte à 00h15
Johann Strauss : Wiener Blut - Château de Schönbrunn, Vienne

Vendredi 02 janvier 2026 sur France 5 à 21h05
La force du destin : une saison à la Scala (Documentaire)

Vendredi 02 janvier 2026 sur France 5 à 22h40
Madame Butterfly (Puccini) - Opéra national de Paris - ms Wilson

Samedi 03 janvier 2026 sur Arte à 02h30
La flûte enchantée (film de Florian Sigl - 2022)

Dimanche 04 janvier 2026 sur France 3 à 00h15
La Belle au Bois dormant - Opéra national de Paris

Dimanche 04 janvier 2026 sur Arte à 18h35
Klaus Mäkelä dirige Shéhérazade - Concertgebouw d'Amsterdam

Dimanche 04 janvier 2026 sur Arte à 20h05
Les trois ténors, naissance d'une légende

Lundi 05 janvier 2026 sur Arte à 01h05
Bach Evolution - Sur Mesure

Samedi 10 janvier 2026 sur Arte à 02h35
Heinrich Schütz : à l'origine de la musique baroque allemande

Dimanche 11 janvier 2026 sur France 3 à 00h15
Hommage à Patrick Dupond - Opéra national de Paris

Dimanche 11 janvier 2026 sur Arte à 02h00
Johannes Brahms, le vouloir artistique

Dimanche 11 janvier 2026 sur France 5 à 14h30
Le grand concert des pyramides avec Fatma Saïd

Dimanche 11 janvier 2026 sur Arte à 18h40
"Rhapsody in Blue" de Gershwin avec Yuja Wang

Mercredi 14 janvier 2026 sur Arte à 23h50
Les nuits blanches (Luchino Visconti - 1957) - Musique Nino Rota

Jeudi 15 janvier 2026 sur France 4 à 01h15
Concert de Noël avec Roberto Alagna

Dimanche 18 janvier 2026 sur France 3 à 00h20
Mayerling (Kenneth MacMillan) - Opéra national de Paris

Dimanche 18 janvier 2026 sur Arte à 00h30
Platée (Jean-Philippe Rameau) - Théâtre national de Prague - dm Václav Luks - ms SKUTR (Martin Kukucka, Lukáš Trpišovský)

Dimanche 18 janvier 2026 sur Arte à 02h25
Tugan Sokhiev dirige l'Orchestre philharmonique de Vienne - Tchaïkovski et Rimski-Korsakov

Dimanche 18 janvier 2026 sur France 5 à 14h35
Soirée Maurice Bejart - Opéra national de Paris

Dimanche 18 janvier 2026 sur Arte à 18h15
Beethoven : Symphonie n° 9 - Piazza San Marco, Venise

Lundi 19 janvier 2026 sur France 4 à 21h00
Une journée (extra)ordinaire : 24h à l'Opéra Garnier

Lundi 19 janvier 2026 sur France 4 à 22h10
Concerts d'une nuit d'été à Schönbrunn

Vendredi 23 janvier 2026 sur France 4 à 21h00
Concert du Nouvel An

Vendredi 23 janvier 2026 sur France 4 à 23h10
La force du destin : une saison à la Scala

Dimanche 25 janvier 2026 sur Arte à 00h20
Kyohei Sorita interprète Mozart - Festival de Salzbourg 2025

Dimanche 25 janvier 2026 sur France 3 à 00h30
Madame Butterfly (Puccini) - Opéra national de Paris

Dimanche 25 janvier 2026 sur Arte à 01h55
Gustavo Dudamel à l'Opéra de Paris - Avec les artistes de l'Académie

Dimanche 25 janvier 2026 sur France 5 à 14h35
Jean-François Zygel - Mon Schubert à moi

Dimanche 25 janvier 2026 sur Arte à 18h40
Mendelssohn à quatre mains - Lucas & Arthur Jussen avec Andris Nelsons

Lundi 26 janvier 2026 sur Arte à 00h40
Being Hipp : la première dame du jazz européen

Mercredi 28 janvier 2026 sur Arte à 03h35
Yuja Wang interprète "Rhapsody in Blue"

Jeudi 29 janvier 2026 sur France 4 à 21h00
Voix des Outre-mer - Amphithéâtre Bastille

Jeudi 29 janvier 2026 sur France 4 à 22h45
L'envol, trois voix d'Outre-mer

Vendredi 30 janvier 2026 sur Arte à 01h50
Bertolt Brecht, dialogues d'exilés

Samedi 31 janvier 2026 sur France 4 à 21h00
Musiques en fête 2025 - Théâtre antique d'Orange

Samedi 31 janvier 2026 sur France 4 à 23h15
Les clefs de l'orchestre de Jean-Francois Zygel - Shéhérazade de Nikolaï Rimski-Korsakov

Dimanche 01 février 2026 sur Arte à 00h10
Giuseppe Verdi : La forza del destino - Scala de Milan

Programme Janvier 2026 Lyrique et Musique (Télévision & Streaming)

Mezzo et Mezzo HD

Vendredi 02 janvier 2026 sur Mezzo à 23h15
Verdi : Le Trouvère - Zubin Mehta, Maggio Musicale Fiorentino

Samedi 03 janvier 2026 sur Mezzo à 20h30
Wagner : Die Walküre - Opernhaus Zurich

Dimanche 04 janvier 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Johann Strauss II: La Chauve-souris - Opéra Royal de Wallonie-Liège

Lundi 05 janvier 2026 sur Mezzo à 20h30
Enrico Caruso – La voix éternelle

Mardi 06 janvier 2026 sur Mezzo à 23h30
Rameau : Les Fêtes d'Hébé - William Christie, Les Arts Florissants

Mercredi 07 janvier 2026 sur Mezzo à 20h30
Bellini: I Capuleti e i Montecchi - Opéra Royal de Wallonie Liège

Vendredi 09 janvier 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Mozart: Don Giovanni - Vicenza Opera Festival

Samedi 10 janvier 2026 sur Mezzo à 20h30
Verdi : Un Ballo in maschera - Palau de les Arts, Valencia

Dimanche 11 janvier 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Wagner: Tristan und Isolde - Staatsoper Dresde

Lundi 12 janvier 2026 sur Mezzo à 20h30
Jascha Heifetz - Le violoniste de Dieu

Mardi 13 janvier 2026 sur Mezzo à 23h10
Verdi : Otello - Teatro Real, Madrid

Mercredi 14 janvier 2026 sur Mezzo à 20h30
Porpora: Ifigenia in Aulide - Bayreuth Baroque Opera Festival

Vendredi 16 janvier 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Tchaïkovski : La Dame de Pique - Bayerische Staatsoper

Samedi 17 janvier 2026 sur Mezzo à 20h30
Puccini: Tosca - Arena di Verona

Dimanche 18 janvier 2026 sur Mezzo HD à 21h00
'L'Enchanteresse' de Tchaïkovski à l'Opéra de Francfort

Lundi 19 janvier 2026 sur Mezzo à 20h30
Claudio Abbado 10 ans après

Mercredi 21 janvier 2026 sur Mezzo à 20h30
Wagner: Tannhäuser - Staatsoper de Vienne

Vendredi 23 janvier 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Mitridate de Mozart au Staatsoper Berlin

Vendredi 23 janvier 2026 sur Mezzo à 23h10
Wagner : Die Walküre - Opernhaus Zurich

Samedi 24 janvier 2026 sur Mezzo à 22h00
Donizetti : Maria Stuarda - Festival de Salzbourg

Dimanche 25 janvier 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Mozart: Don Giovanni - Vicenza Opera Festival

Lundi 26 janvier 2026 sur Mezzo à 20h30
Paco de Lucía : Ombre et lumières

Mardi 27 janvier 2026 sur Mezzo à 21h55
Verdi : Falstaff - Opéra de Lille

Vendredi 30 janvier 2026 sur Mezzo HD à 21h00
Dalbavie: Mélancolie de la résistance - Staatsoper Berlin

Vendredi 30 janvier 2026 sur Mezzo à 23h20
Verdi : Un Ballo in maschera - Palau de les Arts, Valencia

Samedi 31 janvier 2026 sur Mezzo à 20h30
Haendel: Giulio Cesare - Jaroussky, Arquez, Devieilhe

Programme Janvier 2026 Lyrique et Musique (Télévision & Streaming)

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Operavision, Culturebox, Arte Concert etc...

                            Accès illimité dans le temps

Placido Domingo, l'homme aux mille vies

La Traviata (Chorégies d'Orange 2016) avec Domingo, Jaho, Meli

Le Requiem de Verdi (Chorégies d'Orange)

Le Barbier de Séville (Chorégies d'Orange 2018) avec Peretyatko, Sempey, Hotea

Roberto Alagna - Ma vie est un opéra

Le Royaume des Deux-Siciles (Roberto Alagna)

Patrick Dupond, un danseur chez les étoiles

Michaël Denard, le « prince » de l'Opéra de Paris

Le Lac des Cygnes, l'Ambitieux projet de Tchaïkovski

Maria Callas - Il était une voix

Body and Soul (Opéra national de Paris)

Dans les coulisses de Casse-Noisette

Dans les coulisses de Roméo et Juliette

Dans les coulisses de La Fille mal gardée

Dans les coulisses de Don Quichotte

Dans les coulisses de Mayerling

Martha Graham, danser avec l'âme

Accès Live à l'Opéra Bastille pour « Le Lac des Cygnes »

Accès live à l'Opéra Garnier dans les coulisses de « La Cenerentola »

                           Janvier 2026

Camilla Nylund chante Sibelius (Usedomer Musikfestival 2025) jusqu'au 02 janvier 2026

Concert au château de Prague 2025 jusqu'au 02 janvier 2026

Mayerling (Opéra national de Paris) jusqu'au 03 janvier 2026

Giuditta (Opéra national du Rhin) jusqu'au 04 janvier 2026

Fauteuils d'Orchestre jusqu'au 06 janvier 2026

Fidelio courte animation jusqu'au 09 janvier 2026

Klaus Mäkelä et Gustavo Dudamel dirigent Boulez, Beethoven et Poulenc (10 ans de la Philharmonie de Paris) jusqu'au 10 janvier 2026

Iphigénie en Aulide - Iphigénie en Tauride (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 10 janvier 2026

Leevi Madetoja : Les Ostrobothniens (Opéra national de Finlande, Helsinki) jusqu'au 12 janvier 2026

Les Contes d'Hoffmann (Opernhaus Zürich) jusqu'au 12 janvier 2026

La femme silencieuse (Staatsoper Unter den Linden, Berlin) jusqu'au 13 janvier 2026

International Opera Awards 2025 (Opéra national de Grèce) jusqu'au 13 janvier 2026

Mantoue en musiques - Avec Lea Desandre jusqu'au 15 janvier 2026

Il trittico (Opéra national de Paris) jusqu'au 18 janvier 2026

Concert final de l'Accademia Rossiniana 2025 (Rossini Opera Festival) jusqu'au 21 janvier 2026

Didon et Enée (Opéra Royal de Versailles) jusqu'au 28 janvier 2026

Guillaume Tell (Opéra de Lausanne) jusqu'au 28 janvier 2026

Orchestre symphonique des jeunes d’Erevan (Arménie) Young Euro Classic 2025 jusqu'au 29 janvier 2026

Manuel Legris : Sylvia (Ballet de l’Opéra de Paris) jusqu'au 29 janvier 2026

                           Février 2026

Carmen (Palazzetto Bru Zane - Opéra Rouen de Normandie) jusqu'au 01 février 2026

Bach Evolution Sur Mesure jusqu'au 02 février 2026

Trial by Jury (Scottish Opera) jusqu'au 03 février 2026

La resurrezione (Teatro dell’Opera di Roma) jusqu'au 8 février 2026

Alexander Rodin : Kateryna (Création mondiale à l'Opéra d'Odessa) jusqu'au 9 février 2026

Haendel : Giulio Cesare (Julie Fuchs à Amsterdam) jusqu'au 11 février 2026

Didon et Enée (Opéra Royal de Versailles) jusqu'au 12 février 2026

Jean-Philippe Rameau : Platée (Théâtre national de Prague) jusqu'au 15 février 2026

Attila (Opernfestspiele Heidenheim) jusqu'au 15 février 2026

Une nuit d'opéra sous les étoiles de Provence jusqu'au 18 février 2026

Voix des Outre-Mer 2023 (Amphithéâtre Bastille) jusqu'au 22 février 2026

Finale du Concours de Chant Reine Sonja 2025 jusqu'au 22 février 2026

Christmas in Vienna 2025 Avec Julie Fuchs, Ludovic Tézier... jusqu'au 22 février 2026

Vêpres de Noël de Dresde 1624 (Ensemble Polyharmonique) jusqu'au 27 février 2026

Arvo Pärt (Festival de Lusace) jusqu'au 27 février 2026

                           Mars 2026

Le Nozze di Figaro (Royal College Music) jusqu'au 01 mars 2026

Concert en soutien au peuple ukrainien (Maison de Radio France) jusqu'au 04 mars 2026

Rusalka (Théâtre national de Brno) jusqu'au 06 mars 2026

BOLERO.S Episode 4 (Mehdi Kerkouche) jusqu'au 11 mars 2026

Luciano Pavarotti (Central Park, New York) jusqu'au 11 mars 2026

Les trois ténors, naissance d'une légende jusqu'au 11 mars 2026

Faust (Opéra de Lille) jusqu'au 12 mars 2026

Vers la grâce (Opéra national de Paris) jusqu'au 13 mars 2026

Hamlet (Teatro Regio Torino) jusqu'au 19 mars 2026

Concert de la Saint-Sylvestre 2022 avec les Berliner Philharmoniker jusqu'au 23 mars 2026

Jack Lang, le beau rôle jusqu'au 24 mars 2026

Johann Strauss au cirque Roncalli jusqu'au 25 mars 2026

Between Two Light (Huang Ruo) jusqu'au 26 mars 2026

Johann Strauss : La chauve-souris (Opéra de Bavière) jusqu'au 27 mars 2026

Johann Strauss : Wiener Blut (Château de Schönbrunn, Vienne) jusqu'au 28 mars 2026

Florian Leopold Gassmann : L'opera seria (Scala de Milan) jusqu'au 29 mars 2026

Chasing Rainbows : hommage à l'âge d'or de la comédie musicale avec Léa Desandre jusqu'au 29 mars 2026

John Neumeier : Casse-noisette - Ballet de Hambourg jusqu'au 30 mars 2026

Concert de la Saint-Sylvestre des Berliner Philharmoniker Avec Kirill Petrenko et Benjamin Bernheim jusqu'au 31 mars 2026

                           Avril 2026

Ravel en mille éclats jusqu'au 01 avril 2026

Maria de Buenos Aires (Grand Théâtre de Genève) jusqu'au 02 avril 2026

Simon Rattle & Magdalena Kožená à Prague jusqu'au 02 avril 2026

La Cenerentola (Rossini in Wildbad) jusqu'au 05 avril 2026

Chostakovitch : Lady Macbeth de Mzensk (Scala de Milan) jusqu'au 06 avril 2026

Fauteuils d'Orchestre jusqu'au 09 avril 2026

La Comtesse (Opéra de Poznań) jusqu'au 12 avril 2026

La vraie histoire de Madonna jusqu'au 14 avril 2026

Les Chasseurs de tigres (Théâtre national d'opérette de Kiev) jusqu'au 17 avril 2026

L'elisir d'amore (Garsington Opera) jusqu'au 25 avril 2026

Giuseppe Verdi : La traviata (Grand Théâtre de Genève) jusqu'au 30 avril 2026

                           Mai 2026

Le Trouvère (Wexford Festival Opera) jusqu'au 02 mai 2026

Maria Stuarda (Teatro Real de Madrid) jusqu'au 04 mai 2026

Don Juan no existe (Festival Perelada) jusqu'au 08 mai 2026

Barry Lyndon Tribute jusqu'au 13 mai 2026

Michel Legrand, la musique enchantée (Dessay, Bertault) jusqu'au 13 mai 2026

Iolanta (Opéra National de Bordeaux) jusqu'au 14 mai 2026

Gustavia, l'histoire du prince de Suède inconnu (Pär Isberg, avec Guillaume Diop) jusqu'au 14 mai 2026

Ballet Flamenco de Andalucía : Origen Teatro de la Maestranza, Séville jusqu'au 18 mai 2026

L'Orchestre de la Garde Républicaine à l'Opéra Comique jusqu'au 19 mai 2026

Jocasta's Line (Opéra et ballet de Norvège) jusqu'au 21 mai 2026

Jean-Philippe Rameau : Platée (Théâtre national de Prague) jusqu'au 30 mai 2026

                           Juin 2026

"La Passion selon saint Jean" de Bach par Sasha Waltz jusqu'au 03 juin 2026

Ifigenia in Aulide (Festival de Musique ancienne d'Innsbruck) jusqu'au 05 juin 2026

Natasha (Nouveau théâtre national de Tokyo) jusqu'au 12 juin 2026

Pēteris Vasks : The Fruit of Silence - Avec le Chœur national de Lettonie jusqu'au 16 juin 2026

Théâtre d'opéra et de ballet de Dnipro- La Chanson de la Forêt - Skorulskyi jusqu'au 19 juin 2026

Martynas Rimeikis : Coppélia (Ballet national de Lituanie) jusqu'au 22 juin 2026

Haendel : Le Messie - Cathédrale de Lausanne, 2025 jusqu'au 22 juin 2026

Royal Ballet and Opera - Cendrillon - Prokofiev jusqu'au 26 juin 2026

                           Juillet 2026

Lucrezia Borgia (Théâtre National de Mannheim) jusqu'au 01 juillet 2026

La Force du Destin, une saison à la Scala jusqu'au 03 juillet 2026

Clivia (Theater Magdeburg) jusqu'au 09 juillet 2026

Gustave Charpentier : Louise Festival d'Aix-en-Provence jusqu'au 12 juillet 2026

Kiev, un opéra en guerre (1/4) - Danser pour résister jusqu'au 12 juillet 2026

Cerrone - Disco symphonique à la Philharmonie jusqu'au 16 juillet 2026

El barberillo de Lavapiés (Theater Basel) jusqu'au 16 juillet 2026

                           Août 2026

Elīna Garanča chante Mahler (Festival de Lucerne 2025) jusqu'au 14 août 2026

Gala d'Opéra - Classic 2025 (Festival de Hanovre) jusqu'au 23 août 2026

Concert du Nouvel An à la Fenice de Venise jusqu'au 31 août 2026

                           Septembre 2026

Carlo Vistoli (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 08 septembre 2026

Kiev, un opéra en guerre (2/4) - Exister ou disparaître jusqu'au 12 septembre 2026

Malena Ernman : Terra Mater - Bayreuth Baroque 2025 jusqu'au 12 septembre 2026

Julia Leshneva & Franco Fagioli (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 15 septembre 2026

Francesco Cavalli : Pompeo Magno (Bayreuth Baroque 2025) jusqu'au 16 septembre 2026

Gala de l'Opéra de Vienne 2025 jusqu'au 17 septembre 2026

Marina Viotti - Bayreuth Baroque 2025 jusqu'au 19 septembre 2026

JR, Damien Jalet & Thomas Bangalter : Chiroptera (Parvis du Palais Garnier) jusqu'au 30 septembre 2026

                           Octobre 2026

Fête Chorale à Nuremberg : Les voix du Monde jusqu'au 06 octobre 2026

Barbara Hannigan dirige Ligeti et Stravinsky jusqu'au 10 octobre 2026

                         Novembre 2026

Fauteuils d'Orchestre jusqu'au 06 novembre 2026

Kiev, un opéra en guerre (3/4) - Exilés jusqu'au 14 novembre 2026

Les trois ballets de Stravinsky (Théâtre des Champs-Elysées) jusqu'au 25 novembre 2026

Pascal Rophé dirige Berio, Mahler et Gísladóttir avec Stéphane Degout jusqu'au 28 novembre 2026

                         Décembre 2026

Le grand concert des pyramides avec Fatma Saïd jusqu'au 11 décembre 2026

Le cinéma de John Williams (Indiana Jones, E.T., Star Wars..) jusqu'au 19 décembre 2026

Fauteuils d'orchestre (Natalie Dessay et Laurent Naouri) jusqu'au 22 décembre 2026

La Belle au Bois dormant ( Opéra national de Paris) jusqu'au 25 décembre 2026

Concert du nouvel an de l'Orchestre national de France (Radio France) jusqu'au 30 décembre 2026

   

                          Janvier 2027

Samson (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2027

Madame Butterfly (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2027

                        Février 2027

Kiev, un opéra en guerre (4/4) - Transmettre jusqu'au 08 février 2027

                        Mars 2027

Les Sentinelles (Opéra de Bordeaux) jusqu'au 09 mars 2027

                        Avril 2027

Les saisons de la danse (Max Richter) jusqu'au 08 avril 2027

                         Juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 1 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 2 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 3 jusqu'au 16 juin 2027

Life on Mars(eilles)- épisode 4 jusqu'au 16 juin 2027

                         Juillet 2027

"Louise" de Charpentier au Festival d'Aix-en-Provence jusqu'au 09 juillet 2027 

Rituel - Millepied & Boulez, Stravinsky, Bartók jusqu'au 29 juillet 2027 

 

                       Octobre 2027

Le couronnement de Poppée par l’Ensemble I Gemelli jusqu'au 03 octobre 2027

 

                         Mars 2028

Adieu l'Opéra (Opéra national de Paris) jusqu'au 15 mars 2028

                         Avril 2028

Wartime Elegy - Ballet national d'Ukraine  jusqu'au 01 avril 2028

                         Juin 2028

Dream Requiem - Rufus Wainwright (Radio France) jusqu'au 13 juin 2028

                         Septembre 2028

La grande affabulation à l'Opéra Comique jusqu'au 24 septembre 2028

                         Novembre 2028

Mikko Franck dirige Dutilleux, Mahler et Strauss (chant Marie-Nicole Lemieux) jusqu'au 21 novembre 2028

                         Décembre 2028

Carolyn Carlson : Midnight Souls - Palais des Papes, Avignon jusqu'au 15 décembre 2028

                         Mars 2029

Chelsea Zurflüh & Jonathan Tetelman (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Elīna Garanča chante Carmen (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Klaus Florian Vogt chante Mozart, Wagner et Strauss (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Stjepan Hauser joue Bach et Morricone (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

Golda Schultz, Rolando Villazón et Ludovic Tézier (Château de Neuschwanstein 2025) jusqu'au 18 mars 2029

                         Septembre 2029

Arthur Honegger : Le Roi David Avec Amira Casar et Lambert Wilson jusqu'au 25 septembre 2029

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Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique

Publié le 20 Décembre 2025

Nóch péred Rozhdestvóm (Nikolaï Rimski-Korsakov – Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg, le 28 novembre 1895)
Représentation du 13 décembre 2025
Bayerische Staatsoper - Munich

Tschub, vieux cosaque Dmitry Ulyanov
Oksana, sa fille Elena Tsallagova
Golova (Le Maire) Sergei Leiferkus
Solocha Ekaterina Semenchuk
Wakula, son fils Sergey Skorokhodov
Panas Milan Siljanov
Ossip (Le Sacristain) Vsevolod Grivnov
Pazjuk Matti Turunen
Le Diable Tansel Akzeybek
La Tsarine Violeta Urmana
Femme avec un nez ordinaire Laura Aikin
Femme au nez violet Alexandra Durseneva

Direction musicale Vladimir Jurowski
Mise en scène Barrie Kosky (2025)                 
               Dmitry Ulyanov (Tschub)

Après le succès phénoménal de la production de Christof Loy montée à l’opéra de Frankfurt en 2021 (La Nuit de Noël - Christmas Eve - Frankfurt) , qui fut reprise avec le même succès lors de la période de Noël 2023, l’attente était forte vis à vis de la nouvelle production de Barrie Kosky programmée à l’opéra de Munich en cette fin d’année 2025.

Elena Tsallagova - La Nuit d'avant Noël - Photo Geoffroy Schied

Elena Tsallagova - La Nuit d'avant Noël - Photo Geoffroy Schied

Cinquième opéra de Nikolaï Rimski-Korsakov, ‘La nuit d’avant Noël’ est basé sur une intrigue racontée par Nikolaï Vassilievitch Gogol dans ‘Les Veillées du hameau près de Dikanka’ (1831-1832), tout en y incrustant des chants de Noël traditionnels, les koliadki, qui firent leur apparition dans la Rus’ de Kiev au 9e siècle après J.C.
On suit ainsi avec plaisir le parcours d’un jeune forgeron, Wakula, qui pactise avec le diable afin que celui-ci l’aide à obtenir, de la part de la Tsarine, les souliers que lui réclame celle qu’il aime, Oksana.

La Nuit d'avant Noël - Scène et orchestre à l'arrivée du public

La Nuit d'avant Noël - Scène et orchestre à l'arrivée du public

Scéniquement, l’ouverture est prometteuse avec ce décor de théâtre circulaire sur trois niveaux au pied duquel des parents et des enfants habillés comme en temps d’hiver discutent et se chamaillent alors que le public s’installe en salle.
Le diable surgit en tenue de Monsieur Loyal, fait éclater un luminaire en forme de Lune, puis disperse les gens à l’aide d’affreux diablotins.

Barrie Kosky choisit ensuite de jouer toute la pièce dans l’enceinte de ce décor unique, la plupart des personnages du village, Tschub, Golova, Solocha, Panas, Ossip et Pazjuk, étant des figures clownesques vivement colorées, alors que quasiment aucun objet n’est utilisé, hormis deux sacs oranges pour symboliser les sacs à charbons où se cachent les prétendants de Solocha.

Si le jeu est divertissant, il semble aussi tourner à vide, car l’action théâtrale, stimulante pour les solistes, manque à établir un rapport attachant entre les protagonistes, et ne permet pas non plus de représenter et moquer les rôles sociaux que chacun d’entre eux représente. Le macabre n'est d'ailleurs pas absent en fin de première partie.

Dmitry Ulyanov (Tschub) et Ekaterina Semenchuk (Solocha) - Photo Geoffroy Schied

Dmitry Ulyanov (Tschub) et Ekaterina Semenchuk (Solocha) - Photo Geoffroy Schied

Néanmoins, Tschub, le vieux cosaque chanté par un Dmitry Ulyanov plaisamment burlesque, est très réussi et éclatant, et Ekaterina Semenschuk, en Solocha au maquillage clownesque, donne une touche mélancolique à cette femme dont la nature sulfureuse est cependant peu surlignée.

C’est ce manque de contrastes, même dans les modulations peu saillantes des jeux de lumières, qui pénalise la première partie qui, toutefois, montre à travers les interventions des danseurs une véritable attention à la vitalité de la musique, d’autant plus que Vladimir Jurowski soigne les détails de cette peinture musicale faite d’une multitude de touches sonores imaginatives.

Violeta Urmana (La Tsarine) et les danseurs - Photo Geoffroy Schied

Violeta Urmana (La Tsarine) et les danseurs - Photo Geoffroy Schied

En revanche, en seconde partie, le spectacle décolle véritablement, la musique réservant de voluptueux passages symphoniques propices à des numéros d’acrobates très aériens.

Les danseurs sont tout aussi épatants et déjantés, et d’ailleurs au moins l’un d’entre eux apparaît comme ayant fait partie de la troupe de danseurs des ‘Brigands’ au Palais Garnier, la saison dernière.

L’arrivée par les cintres de Violeta Urmana, en Tsarine, somptueusement représentée dans un écrin d’aigle bicéphale, les deux têtes emblématiques de l’Empire Russe tournée vers l’Occident et l’Asie, est un grand moment qui met si bien en valeur la noblesse et l’humour de l’artiste lituanienne dotée ici de fausses jambes d’où seront retirés les souliers convoités.

Elena Tsallagova - Photo Geoffroy Schied

Elena Tsallagova - Photo Geoffroy Schied

Le happy-end final achève de consacrer la ferveur rayonnante d’Elena Tsallagova, la véritable star de la soirée. Passée par l'Atelier Lyrique de l'Opéra de Paris en 2006, et après 10 ans de présence à Bastille, la soprano russe mène désormais un parcours brillant, et l’humanité authentique qu’elle diffuse ce soir comme un phare vocal accrocheur aux couleurs lumineusement moirées, entourée d’un chœur vaillant, forme le cœur battant de la représentation pour l’enchantement de tous.

Elena Tsallagova et Vladimir Jurowski

Elena Tsallagova et Vladimir Jurowski

On aurait aimé un Wakula plus séducteur, Sergey Skorokhodov étant trop poussé dans un rôle d’anti-héros, mais Tansel Akzeybek compose un Diable joueur et dynamique d’une belle clarté presque trop agréable au regard du personnage maléfique qu’il incarne.

Les autres partenaires font se côtoyer la jeunesse, Milan Siljanov (Panas), et les anciens, Sergei Leiferkus (Le Maire), dans ce jeu joyeusement triste, avec des contrastes vocaux qui participent à l’impressionnisme musical imaginé par Rimski-Korsakov.

Ekaterina Semenchuk, Violeta Urmana, Milan Siljanov, Elena Tsallagova, Tansel Akzeybek et Vladimir Jurowski

Ekaterina Semenchuk, Violeta Urmana, Milan Siljanov, Elena Tsallagova, Tansel Akzeybek et Vladimir Jurowski

De voir ainsi un Barrie Kosky plus musical qu’original dans sa dramaturgie permet finalement à Vladimir Jurowski de paraître comme le maître de la représentation où les rythmes et jaillissements de la musique drainent en premier lieu la vie sur scène, ce qui attire l’attention sur la sophistication des courants et des reflets chaleureux de l’orchestre d’État de l’Opéra de Bavière. C’est bien le compositeur russe qui est célébré ce soir par l’ensemble des artistes.

Le Bayerische Staatsoper, le samedi 13 décembre 2025 soir.

Le Bayerische Staatsoper, le samedi 13 décembre 2025 soir.

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