Publié le 1 Mars 2020

Cet article propose un récapitulatif détaillé, et pourtant simplifié, de la genèse des Contes d'Hoffmann, et afin de rendre compte facilement de la constitution des différentes versions possibles de l’œuvre, une représentation graphique de certaines versions de référence est utilisée à titre d'illustration. L'ensemble des éléments réunis ne prétendent pas à l'exhaustivité, et toute remarque où complément de la part des lecteurs sera pris en compte.

Patricia Petibon (Giulietta) et Michèle Losier (Nicklausse) - ms Warlikowski 2019 - version Kaye

Patricia Petibon (Giulietta) et Michèle Losier (Nicklausse) - ms Warlikowski 2019 - version Kaye

L'écriture de la première version des Contes d'Hoffmann

Les Contes d’Hoffmann est un opéra qui ne connaît aucune version officielle, son compositeur n’ayant pu achever l’orchestration, après de multiples remaniements, avant de disparaître quelques mois avant la première.
Jacques Offenbach avait eu connaissance de la création au Théâtre de l’Odéon, le 21 mars 1851,  d’un drame fantastique de Jules Barbier et Michel Carré.

Mais c’est uniquement une fois devenu le directeur du Théâtre de la Gaité Lyrique en 1873 qu’il commença sa collaboration avec Jules Barbier pour adapter Les Contes d’Hoffmann à la scène lyrique. Il avait auparavant créé sa première œuvre romantique Die Rheinnixen (Les fées du Rhin) sur un livret de Charles-Louis-Etienne Nuitter au Hoftheater de Vienne (l’Opéra impérial), le 04 février 1864.

Sa première version des Contes d’Hoffmann écrite pour Baryton s’apprêtait à entrer en répétition en 1877,  mais la faillite le 5 janvier 1878 d’Albert Vizentini, son successeur à la direction de la Gaîté Lyrique (devenu Théâtre Lyrique), l’obligea à reporter le projet.

Doris Soffel (La Voix) - ms Carsen 2016 - version Oeser / Choudens

Doris Soffel (La Voix) - ms Carsen 2016 - version Oeser / Choudens

L'évolution de l'ouvrage après la première audition en 1879

Le 18 mai 1879, Jacques Offenbach organisa dans son appartement du Boulevard des Capucines une audition de neuf extraits de son opéra devant 300 invités, ce qui ravit Fritz von Jauner, directeur du Hoftheater, et Léon Carvalho, le directeur de l’Opéra Comique où avaient été créés La Damnation de Faust et Carmen.

Les mois suivants, le compositeur travailla à l’adaptation de sa partition pour de nouvelles tessitures (ténor pour Hoffmann, soprano colorature pour les quatre rôles féminins).

Si les actes d’Olympia et d’Antonia ne différaient guère du drame de Barbier, les actes de Giulietta et Stella donnèrent lieu à de nombreux remaniements. Dans les premières versions, l’opéra se terminait sur l’air de la muse «  des cendres de ton cœur ». Mais ensuite, les auteurs firent réapparaître la Muse comme au prologue, avant de supprimer l’apothéose finale.

Au printemps 1880, Offenbach et Barbier envisagèrent la suppression du personnage de la Muse. Offenbach imaginait également un duo entre Stella et Hoffmann, mais n’en laissa aucune version définitive.

Durant l’été 1880, Jacques Offenbach demanda conseil à Henri Meilhac et Ludovic Halévy, les librettistes de ses opérettes créées au Théâtre des variétés. Il supprima de lui même l'air de Nicklausse « Vois sous l’archet frémissant ».

Les répétitions débutèrent le 11 septembre 1880, mais Offenbach, qui avait achevé la partition chant et piano de son opéra, mourut le 05 octobre 1880. 

Ernest Guiraud, ancien prix de Rome, fut désigné pour achever l’orchestration de la  partition. Il n’y ajouta aucune note et acheva la version avec récitatifs (destinée à être jouée dans les maisons lyriques internationales, dont Vienne)  en y intégrant du matériau d’Offenbach.

La Barcarolle fut ainsi exécutée le 18 novembre 1880 lors du concert organisé par Le Figaro pour l’inauguration du buste du musicien.

Stéphane d'Oustrac (La Muse) - ms Carsen 2016 - version Oeser / Choudens

Stéphane d'Oustrac (La Muse) - ms Carsen 2016 - version Oeser / Choudens

Les dernières répétitions jusqu'à la création

Le 05 janvier 1881 débutèrent les répétitions, une fois remis le livret manuscrit aux autorités de la censure.
Dans ce livret, découvert seulement en 1987 par l'écrivain Joseph Heinzelmann dans le fonds du Théâtre de l'Odéon, l’acte de Giulietta comprenait 3 tableaux et les meurtres de Schlémil et Pitichinaccio. A la fin, Hoffmann repoussait Stella qui partait avec Lindorf, alors que le poète entonnait un dernier couplet de Kleinzach.

Ce livret montra un état très différent de celui de la création. Rien ne dit qu’il correspondit d'ailleurs à l’état du livret lu par Jules Barbier en juillet 1880. Il fournit cependant au musicologue Michael Kaye les dialogues nécessaires pour la version de l’acte de Giulietta répété avant la création à l’Opéra Comique le 10 février 1881. Mais le musicologue réintégra aussi les récitatifs de Guiraud et les morceaux abandonnés ou inachevés par OffenbachL’épilogue est néanmoins un assemblage de différentes esquisses dont un chœur supplémentaire des étudiants à capella et un fragment de duo avec Stella.

Au cours de ces répétitions, de nombreux changements eurent lieu. Les couplets de la Muse du prologue furent remplacés par un  mélodrame, et son apparition se limita à un rôle parlé. Le trio des yeux fut totalement coupé.

Le 01 février, l’acte de Venise fut exécuté, et pourtant, Léon Carvalho le supprima peu après en réutilisant les passages les plus emblématiques dans les autres actes. Le duo du reflet fut repris pour Stella à l’épilogue, la romance d’Hoffmann « Oh Dieu de quelle ivresse » également, et la Barcarolle fut chantée au début de l’acte d’Antonia.

Le rôle de la Muse et de Nicklausse furent enfin séparés, et les coupures furent consignées dans la première édition d’Antoine Choudens.

Anne Sofie von Otter (Nicklausse) - ms Marthaler 2014 - version Oeser

Anne Sofie von Otter (Nicklausse) - ms Marthaler 2014 - version Oeser

Les représentations de l’œuvre après la création

Le 07 décembre 1881, Les Contes d’Hoffmann fut représenté au Ringtheater de Vienne sans la grande scène de jeu, avec une seule rencontre entre Giulietta et Hoffmann, et finit sur le meurtre de Schlémil avec inversion de l’acte de Giulietta et Antonia.

Guiraud et Barbier, qui avaient assisté à la répétition de l'acte de Venise peu avant la première à Paris, avaient en effet constaté que l'acte joué dans son intégralité ne fonctionnait pas théâtralement. Le lendemain, le Ringtheater fut détruit par un incendie.

L’acte de Giulietta sans récitatifs fut représenté à Hambourg le 20 septembre 1882, puis avec récitatifs au Wilhelm Städtisches Theater de Berlin en 1884.

Le 25 mai 1887, ce fut au tour de la salle Favart II de disparaître dans les flammes.

En 1904, Raoul Gunsbourg, directeur de l’Opéra de Monte-Carlo, produisit une nouvelle version qu’il vendit aux éditions Choudens (5e édition – Choudens 1907) à partir des manuscrits d’Offenbach transmis par les héritiers. Par réaction à la version de Bruxelles 1887, radicale dans ses coupures, il introduisit trois numéros, « Scintille Diamant », sur un texte original et sur une musique d’Offenbach (Le Voyage dans la Lune), transforma la première mélodie de Dapertutto en air pour Coppélius « J’ai des yeux », pour remplacer le trio des yeux, puis un septuor (sans lien avec Offenbach) sur des paroles de Pierre Barbier, le fil du librettiste, et une musique de Gunsbourg orchestrée par André Bloch. Gunsbourg possédait pourtant le final original de Giulietta que même Guiraud ne voulut pas réintégrer.
Cette version connut une première production spectaculaire à Berlin en 1905.

En 1911, l’acte de Venise réapparut enfin à la salle Favart III de l’Opéra Comique.
Puis, en 1976 fut jouée au Volksoper de Vienne la version de Fritz Oeser, musicologue auquel le  chef d’orchestre Antonio de Ameida avait confié 1250 pages manuscrites de Barbier et Offenbach sur leur travail de 1877 à 1880.

Cette édition marqua le retour du double personnage de la Muse et Nicklausse de 1879. Furent réédités « Vois sous l’archet frémissant », l’apothéose finale avec chœur, le trio des yeux, les couplets de la Muse au prologue, la chanson originale de Dapertutto, l’arrivée de Stella et la reprise de la chanson de Kleinzach. Il ajouta des variantes pour d’autres airs, comme les couplets de Nicklausse au Ier acte. Si le prologue et les deux premiers actes furent achevés, celui de Venise et de l’épilogue restèrent à l’état fragmentaire. Il modifia la dramaturgie et intégra de nombreux passages empruntés à Die Rheinnixen.

C’est en 1984 que furent enfin découverts 46 manuscrits en provenance d’un château ayant appartenu à Raoul Gunsbourg. A partir de ces pages qui couvrent la quasi-totalité des coupures réalisées lors des répétitions de 1881, Michael Kaye établit une nouvelle édition critique qui réintroduisit le Trio des yeux, la scène de jeu et la chanson de Giulietta dans leur version définitive de 1880. Cette version fut jouée pour la première fois à Los Angeles en 1988, et fut enregistrée par Jeffrey Tate et Kent Nagano.

Puis en 1993, on retrouva le final de l'acte de Giulietta (144 mesures) du livret de la censure. L’ensemble chœur et soli donnait une vrai conclusion mais il ne s’intégra pas aux récitatifs (Guiraud, Barbier et Gunsbourg l’avaient écarté pour reconstruire l’acte de Venise). L’acquisition de ce manuscrit en 2002 sera la base d’une nouvelle édition de Jean-Christophe Keck.

Enfin, en février 2016,  Jean-Christophe Keck découvrit les partitions d’orchestre du prologue et de l’acte d’Olympia qui vinrent compléter l’ensemble des matériaux réunis au fil des décennies.

Jodie Devos (Olympia) - ms Carsen 2020 - version Oeser / Choudens

Jodie Devos (Olympia) - ms Carsen 2020 - version Oeser / Choudens

La constitution de 9 versions possibles des Contes d'Hoffmann

Afin de rendre lisible les différentes évolutions identifiées des Contes d’Hoffmann, les graphiques qui suivent cherche à  détailler quelques versions éditeurs, versions récentes enregistrées ou bien  jouées sur scène, et même une version imaginée de 1880, afin que chacun puisse avoir une image assez précise, mais sans doute simplifiée, de l’évolution de cet opéra fantastique. 9 versions sont ainsi comparées.

A la suite de ce tableau comprenant un nombre relativement important de codes couleurs, afin de faciliter les comparaisons version par version, l'esprit de chacune de ces versions est rendu avec les principaux éléments qui les caractérisent.

Les versions des Contes d’Hoffmann depuis les premières auditions de 1879 à la version Altinoglu/Warlikowski de 2019
Les versions des Contes d’Hoffmann depuis les premières auditions de 1879 à la version Altinoglu/Warlikowski de 2019
Les versions des Contes d’Hoffmann depuis les premières auditions de 1879 à la version Altinoglu/Warlikowski de 2019
Les versions des Contes d’Hoffmann depuis les premières auditions de 1879 à la version Altinoglu/Warlikowski de 2019
Les versions des Contes d’Hoffmann depuis les premières auditions de 1879 à la version Altinoglu/Warlikowski de 2019
Les versions des Contes d’Hoffmann depuis les premières auditions de 1879 à la version Altinoglu/Warlikowski de 2019

Version de Jacques Offenbach d’avant le 05 octobre 1880
Il s’agit de l’état de la partition et des intentions parfois rejetées par l’auteur avant l’entrée aux premières répétitions pour l’Opéra de Comique.

Elle comprend deux romances de Nicklausse « Oh ! Rêve de joie » et « Vois sous l’archet frémissant » et un air « Voyez-là sous mon éventail »,  le duetto Nicklausse/Hoffmann, le premier air de Dapertutto « Répands tes feux ».
L’épilogue, qui n’est resté qu’à l’état d’esquisse, intègre un chœur d’ étudiants « Folie ! Oublie tes douleurs ! », le double chœur « A nous ton vin ! », un duetto Stella/Hoffmann, et la sublime apothéose finale de la Muse « Des cendres de ton cœur ! ».
Pourtant, tous ces passages auront disparu dans le livret de la censure précédant la création.

Version du livret de la censure de janvier 1881
Il s’agit de l’état de la partition accompagnant le livret accepté par la censure avant les dernières répétitions de janvier et février 1881 à l’Opéra Comique.
Il comprend les dialogues parlés, les préludes orchestrés par Guiraud (Ouverture, Polonaise, Barcarolle), un nouvel air pour Nicklausse 'Une poupée aux yeux d’émail’ et pour Dapertutto ‘Tourne, tourne, miroir’.
Sont également présents le prologue avec les couplets de la Muse, le Trio des yeux, l’acte de Venise avec l’air de Giulietta ‘L’amour lui dit la belle’, les pantomimes et le double meurtre de Schlémil et Pitichinaccio, mais tous ces passages disparaîtront dans les derniers jours précédents la première.

Version de la création du 10 février 1881
A la création, l’acte de Venise est supprimé par Carvalho et l’acte d’Antonia est déplacé à la Sérénissime afin de conserver les décors. La Barcarolle et son entracte sont cependant joués en début d’acte d’Antonia, et la romance d’Hoffmann ‘O Dieu, de quelle ivresse’ ainsi que le duo Giulietta/Hoffmann qui suit sont réutilisés dans l'épilogue.
La Muse et Lindorf se voient attribués des dialogues à la place de leurs premiers airs prévus au prologue, la Romance d’Hoffmann ‘Ah ! Vivre deux’ est avancée en conservant sa version instrumentale en fin d’acte d’Olympia, et l’épilogue débute par un nouveau dialogue.

Version Choudens 1907
Cette version restitue l’acte de Venise écourté en le jouant avant l’acte d’Olympia, et les dialogues de la version de l’Opéra Comique sont remplacés par les récitatifs de Guiraud.
Mais le prologue de la Muse est totalement supprimé, et la grande scène de jeu avec l’air de Giulietta et le meurtre de Pitichinaccio  ne sont pas rétablis dans l’acte vénitien. En revanche, l’acte gagne un nouvel air pour la perte du reflet ainsi qu'un septuor avec chœur, et s’achève sur le meurtre de Schlémil.
Le Trio des yeux n’est pas rétabli mais Coppelius a droit à un nouvel air ‘J’ai des yeux’ composé sur la musique de l’ancien air de Dapertutto qui est remplacé par un nouvel air ‘Scintille diamant’.
Quant à l’épilogue, il conserve la romance d’Hoffmann ‘O Dieu, de quelle ivresse’ qui est donc chantée deux fois, en comptant l’acte vénitien.
Au CD, la version d’André Cluytens 1964 est fidèle à cette édition.

Measha Brueggergosman (Giulietta), Eric Cutler (Hoffmann) - ms Marthaler 2014 - version Oeser

Measha Brueggergosman (Giulietta), Eric Cutler (Hoffmann) - ms Marthaler 2014 - version Oeser

Version Oeser 1976
Cette version vise à revenir à l’original des Contes d’Hoffmann de 1880, mais avec les récitatifs de Guiraud et avec les trois quarts de la partitions réorchestrés.
On retrouve donc trois airs de Nicklausse 'Oh ! Rêve de joie' (écrit en 1877 et replacé à l’épilogue par Oeser), ‘Voyez-là sous mon éventail‘ et ‘Vois sous l’archet frémissant’,  le duetto Nicklausse/Hoffmann, et le second air de Dapertutto 'Tourne, tourne, miroir'.
Le prologue, avec les couplets de la Muse, et le Trio des yeux sont aussi rétablis.
L’acte vénitien retrouve sa place après celui d’Antonia, mais est totalement reconstruit à partir de la musique des Fées du Rhin. Un nouveau quatuor avec chœur enrichit la scène de jeu, et Giulietta obtient deux nouveaux airs 'Vénus dit à fortune' et ‘Qui connaît donc la souffrance dont mon âme est affligée’, qui se substituent donc à 'L'amour lui dit la belle'.
Toutes les nouveautés de la version Choudens 1907 sont écartées hormis le meurtre final de Schlémil qui est conservé et suivi d’une scène où Giulietta part avec Dapertutto, rejoints tous deux par Pitichinaccio.
Enfin, l’épilogue comprend un nouveau monologue de la Muse incluant une adaptation de la romance de Nicklausse 'Oh ! Rêve de joie' et l’apothéose finale ‘Des cendres de ton cœur’ achève l’opéra.
Au CD, la version de Sylvain Cambreling 1988 fait référence. Elle correspond à la version jouée à  Bruxelles en 1985, et à celle du Teatro Real de Madrid de 2014, dorénavant hébergée par l’Opéra de Stuttgart.

Les Contes d'Hoffmann - direction Sylvain Cambreling - Version Oeser

Les Contes d'Hoffmann - direction Sylvain Cambreling - Version Oeser

Version Nagano 1996 (CD)
En s’appuyant sur la dernière édition de Michael Kaye, Kent Nagano enregistre avec José van Dam, Roberto Alagna, Natalie Dessay, Sumi Jo et Leontina Vaduva une version avec récitatifs qui  vise aussi à revenir à l’original des Contes d’Hoffmann de 1880, mais avec un acte vénitien plus proche des intentions du compositeur, et sans l’orchestration opulente d’Oeser.
On retrouve donc deux airs de Nicklausse « Une poupée aux yeux d’émail »  et « Vois sous l’archet frémissant », le duetto Nicklausse/Hoffmann, et le second air de Dapertutto «Tourne, tourne, miroir».
Le prologue, avec les couplets de la Muse, et le Trio des yeux sont là aussi rétablis.
L’acte vénitien, introduit par l’entracte orchestral, est placé après celui d’Antonia, intègre la scène de jeu avec l’air de Giulietta « L’amour lui dit la belle », toutefois sans le second couplet, mais le septuor de 1904 est intégré juste avant le meurtre de Schlémil, comme dans la version Choudens.  L’acte se finit ainsi sur le meurtre de Pitichinaccio.
Enfin, L’épilogue intègre le chœur d’ étudiants 'Folie ! Oublie tes douleurs !', le double chœur ‘A nous ton vin !’ et  l’apothéose finale de la Muse 'Des cendres de ton cœur !', avec la reprise du couplet chanté par Stella 'Adieu je t'abandonne'.

Les Contes d'Hoffmann - direction Kent Nagano - Version Kaye

Les Contes d'Hoffmann - direction Kent Nagano - Version Kaye

Version Opéra National de Paris 2000
Le 20 mars 2000, la scène Bastille accueille une nouvelle production des Contes d’Hoffmann mise en scène par Robert Carsen sous la direction de James Conlon avec Janec Lotric, Samuel Ramey, Angelica Kirchschlager et Natalie Dessay. Cette version est une reprise de la version conçue par Jean-Pierre Ponnelle et James Levine pour le Festival de Salzbourg 1981, qui retient le meilleur des versions Choudens et Oeser.
Ainsi, on retrouve donc deux airs de Nicklausse  ‘Voyez-là sous mon éventail‘ et ‘Vois sous l’archet frémissant’, le duetto Nicklausse/Hoffmann,  le prologue, avec les couplets de la Muse, le Trio des yeux et l’apothéose finale ‘Des cendres de ton cœur’, tous acquis de l'édition Oeser. L’acte vénitien est ainsi situé après celui d’Antonia.
Comme dans la version Choudens, la grande scène de jeu avec l’air de Giulietta et le meurtre de Pitichinaccio sont supprimés, mais l’acte vénitien comprend le nouvel air de la perte du reflet et le septuor avec chœur,  pour s’achever sur le meurtre de Schlémil.  Par ailleurs, Coppelius chante ‘J’ai des yeux’ et  Dapertutto ‘Scintille diamant’.
L’épilogue ne comprend donc pas les apports de l’édition Michael Kaye gravée par Nagano.

Angela Brower (La Muse) et Benjamin Bernheim (Hoffmann) - ms Carsen 2023 - version Oeser / Choudens

Angela Brower (La Muse) et Benjamin Bernheim (Hoffmann) - ms Carsen 2023 - version Oeser / Choudens

Version Minkowski Salle Pleyel 2012
Le 22 novembre 2012, Marc Minkowski dirige à la salle Pleyel une nouvelle édition des Contes d'Hoffmann basée sur les derniers travaux de reconstruction de Jean-Christophe Keck. Il revoit certaines transitions, reprend des récitatifs afin d'améliorer la cohérence de l'action tout en restant au plus proche des intentions initiales de l'auteur. Cette version s'approche de celle de Michael Kaye qui avait servi en 1996 à Kent Nagano, mais intègre quand c'est possible les toutes premières versions des airs abandonnés bien avant la création à l'Opéra Comique. Tout au long de l’œuvre, l'orchestration semble retravaillée, et surtout le final d'origine de l'acte vénitien est rétabli.

Le prologue comprend les couplets de la Muse, et le Trio des yeux, et l'on retrouve à l'acte d'Olympia le premier air de Nicklausse « Oh! rêve de joie!», suivi de « Voyez-là sous mon éventail », à la place de « Une poupée aux yeux d’émail », ainsi que le duetto Nicklausse/Hoffmann.

L'acte d'Antonia est inchangé (et inclut « Vois sous l’archet frémissant » ), cependant, le remaniement de celui de Giulietta est particulièrement spectaculaire. L'entracte orchestral sur le thème de la Barcarolle n'est pas maintenu, mais Dapertutto chante  «Répands tes feux» au lieu de «Tourne, tourne, miroir», et le récitatif où Schlémil annonce avoir ruiné Hoffmann bénéficie d'une orchestration beaucoup plus sombre et lyrique.  «Scintille diamant» et le septuor sont bel et bien absents.

La scène de jeu comprend l’air intégral de Giulietta « L’amour lui dit la belle », chantée un ton plus bas et sans les coloratures de la version Nagano, puis est suivie par la rare pantomime écrite sur les réminiscences de cet air virtuose, avant d’enchaîner sur un nouveau récitatif entre Nicklausse et Hoffmann puis un final identique à la version Kaye, mais musicalement totalement révisé et beaucoup plus dramatique, qui s'achève sur la mort de Pitichinaccio.

Quant à l’épilogue, il comprend le chœur d’ étudiants 'Folie ! Oublie tes douleurs !', le double chœur ‘A nous ton vin !’ et l’apothéose finale de la Muse 'Des cendres de ton cœur !', précédée par une version purement instrumentale du monologue.

Pour cette version, Sonya Yoncheva incarne les quatre rôles féminins, et est entourée par John Osborn, Laurent Naouri et Michèle Losier.

Par la suite, une mise en scène de cette version par Mariame Clément, sous la direction musicale de Marc Minkowski, sera présentée au Festival de Salzbourg, le 13 août 2024.

Patricia Petibon (Antonia) - ms Warlikowski 2019 - version Kaye

Patricia Petibon (Antonia) - ms Warlikowski 2019 - version Kaye

Version La Monnaie de Bruxelles 2019
En décembre 2019, le Théâtre de la Monnaie confie une nouvelle production des Contes d’Hoffmann à Alain Altinoglu et Krzysztof Warlikowski. L’Opéra est transposé dans le monde du cinéma hollywoodien, et la version s’appuie comme Kent Nagano sur l’édition Michael Kaye, mais avec quelques coupures.
On retrouve donc deux airs de Nicklausse « Voyez-là sous mon éventail »  et « Vois sous l’archet frémissant », mais pas le duetto Nicklausse/Hoffmann, ni l’air de Dapertutto «Tourne, tourne, miroir».
Le prologue, avec les couplets de la Muse, et le Trio des yeux sont bien présents, mais la première scène entre Hoffmann et Spalanzani de l’acte d’Olympia est coupée.
L’acte vénitien, introduit par l’entracte orchestral, est placé après celui d’Antonia, intègre la scène de jeu avec l’air de Giulietta « L’amour lui dit la belle », mais l’acte se finit à la prise de conscience de la perte du reflet, sans le meurtre de Pitichinaccio.
Enfin, L’épilogue intègre le chœur d’ étudiants « Folie ! Oublies tes douleurs ! », le double choeur « A nous ton vin !» et  l’apothéose finale de la Muse « Des cendres de ton cœur ! », mais le monologue de la Muse est remplacé par une scène parlée de remise des Oscars.
Dans cette version, Patricia Petitbon incarne les quatre rôles féminins selon l’idée d’origine d’Offenbach, Michèle Losier joue la Muse et Nicklausse, et Eric Cutler chante Hoffmann.

Voir les commentaires

Publié le 1 Mars 2020

TV-Web Mars 2020 Lyrique et Musique

Chaînes publiques

Dimanche 01 mars 2020 sur Arte à 18h55
Concerto (Elgar) - Philharmonique de Rotterdam

Dimanche 01 mars 2020 sur Arte à 23h45
Clara Haskil, le mystère de l'interprète

Mardi 03 mars 2020 sur France 2 à 00h30
Alcyone (Marais) - Le Concert des Nations  - dm Savall - ms Moaty

Desandre, Auvity, Mauillon, Abadie

Dimanche 08 mars 2020 sur France 3 à 00h30
Butterfly, itinéraire d'une jeune femme désorientée - Opéra de Limoges

Dimanche 08 mars 2020 sur France 3 à 02h40
Viva la Mamma! (Rossini) - Opéra de Lyon

Dimanche 08 mars 2020 sur Arte à 18h25
Concerto (C.Schumann) & Symphonie n°1 (Schumann) - dm nelsons

Mardi 10 mars 2020 sur France 2 à 00h05
Eliogabalo (Cavalli) - Opéra de Paris - dm Garcia Alarcon - ms Jolly

Groves, Sierra, Fagioli

Dimanche 15 mars 2020 sur France 3 à 00h30
Rigoletto (Verdi) - dm Franck - ms Roubeaud

Todorovitch, Nucci, Albelo, Kocan

Dimanche 15 mars 2020 sur Arte à 19h
Bach - Hylari Hahn violon.

Dimanche 16 mars 2020 sur Arte à 00h10
La Traviata (Verdi) par Sofia Coppola et Valentino

Lundi 16 mars 2020 sur France 3 à 00h30
Butterfly, itinéraire d'une jeune femme désorientée - Opéra de Limoges

Mardi 17 mars 2020 sur France 2 à 00h05
Les clés de l'orchestre - Rhapsodie espagnole (Ravel)

Dimanche 22 mars 2020 sur France 3 à 00h30
Concert des étoiles Mozart

Devielhe, Fuchs, Nahoun, Nafornita, Crebassa, peretyatko, Spyres, Sempey

Dimanche 22 mars 2020 sur Arte à 18h40
Barbara - Chansons pour une absente

Mardi 24 mars 2020 sur France 2 à 00h05
Et in Arcadio ego - Les éléments - dm Rousset

Desandre

Dimanche 29 mars 2020 sur France 3 à 00h30
Lucas Debargue, tout à la Musique

Dimanche 29 mars 2020 sur Arte à 17h50
Symphonie n°2 (Mahler) - dm Dudamel

Lundi 30 mars 2020 sur Arte à 00h45
Concerto, ma patrie (Smetana) -  Tritonov

Mardi 31 mars 2020 sur France 2 à 00h05
Rachmaninov, Beethoven, Schoenberg

 

Mezzo et Mezzo HD

Dimanche 01 mars 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Manon Lescaut de Puccini au Liceu de Barcelone

Mercredi 04 mars sur Mezzo à 20h30
Madama Butterfly de Puccini au Royal Opera House

Vendredi 06 mars 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Macbeth de Giuseppe Verdi au Gran Teatre del Liceu de Barcelone

Samedi 07 mars 2020 sur Mezzo à 20h30
Norma de Bellini au Royal Opera House

Dimanche 08 mars 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Le barbier de Séville de Rossini au Grand Théâtre de Genève

Mercredi 11 mars sur Mezzo à 20h30
Cendrillon de Massenet au Festival de Glyndebourne

Vendredi 13 mars 2020 sur Mezzo HD à 21h00
La Gioconda de Ponchielli au Liceu de Barcelone

Samedi 14 mars 2020 sur Mezzo à 20h30
Valery Gergiev dirige Samson et Dalila de Saint-Saëns

Dimanche 15 mars 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Il Giasone de Cavalli au Grand Théâtre de Genève

Mercredi 18 mars sur Mezzo à 20h30
Macbeth de Giuseppe Verdi au Gran Teatre del Liceu de Barcelone

Vendredi 20 mars 2020 sur Mezzo et Mezzo HD à 19h00 (direct)
Fidelio de Beethoven au Theater an der Wien

Samedi 21 mars 2020 sur Mezzo à 20h30
Daniele Gatti dirige Salome de Strauss au Dutch National Opera & Ballet Amsterdam

Dimanche 22 mars 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Orphée et Eurydice de Gluck à la Scala de Milan

Mercredi 25 mars sur Mezzo à 20h30
La Flûte enchantée de Mozart à la Monnaie de Bruxelles

Vendredi 27 mars 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Sadko de Rimski-Korsakov au Bolchoï de Moscou

Samedi 28 mars 2020 sur Mezzo à 20h30
Mitridate de Mozart au Théâtre des Champs-Elysées

Dimanche 29 mars 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Les Noces de Figaro de Mozart au Grand Théâtre de Genève

Mercredi 01 avril sur Mezzo à 20h30
Carmen de Bizet à l'Opéra Royal de Wallonie

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Operavision, Culturebox, ConcertArte etc...

Attention : depuis le 15 avril 2019, le site Culturebox a été renommé, et pour le trouver il faut aller sur www.France.TV, sélectionner en haut du menu "Catégorie", puis "Culture". Ensuite, se rendre aux vidéos "Opéra et Musique Classique". Les dates de fin de validité des vidéos d'opéras ne sont pas toujours correctes, et certaines vidéo toujours accessibles directement, ne sont plus visibles depuis ce nouveau site.

 

La Bohème (NCPA, Mumbai) jusqu'au 05 mars 2020

Aida (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 08 mars 2020

Beethoven : "L'Académie de 1808" - Philippe Jordan - jusqu'au 10 mars 2020

Hamlet (OPERA2DAY) jusqu'au 12 mars 2020

Esa-Pekka Salonen dirige Chostackovitch et Bruchner jusqu'au 12 mars 2020

Mam'zelle Nitouche (Opéra de Lausanne) jusqu'au 14 mars 2020

Halka (Poznan Opera) jusqu'au 19 mars 2020

Jonas Kaufmann (Mélodie Viennoises) jusqu'au 20 mars 2020

Butterfly : itinéraire d'une jeune fille désorientée jusqu'au 23 mars 2020

Karine Deshayes et l'ONF interprètent Ravel et Debussy jusqu'au 26 mars 2020

Sternenhoch (National Theatre Prague) jusqu'au 26 mars 2020

Jessye Norman et Kathleen Battle chantent des spirituals jusqu'au 30 mars 2020

 

Jenufa (National Theatre Brno) jusqu'au 01 avril 2020

L'Inondation (Opéra Comique) jusqu'au 02 avril 2020

Le Barbier de Séville (Opéra de Rouen) jusqu'au 05 avril 2020

Requiem de Mozart (Festival d'Aix en Provence 2019) jusqu'au 05 avril 2020

La fontaine de Bakhtchisaraï (Mariinsky) juqu'au 09 avril 2020

Norma (Capitole de Toulouse) jusqu'au 11 avril 2020

The Bassarids (Komische Oper Berlin) jusqu'au 12 avril 2020

La Traviata (Sofia Coppola) jusqu'au 13 avril 2020

Anna Bolena (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 16 avril 2020

Der ferne Klang (Royal Swedish Opera) jusqu'au 18 avril 2020

Falstaff (Opera de Hambourg) jusqu'au 18 avril 2020

Phaéton (Opéra Royal de Versailles) jusqu'au 24 avril 2020

Carmen (NPCA Beijing) jusqu'au 24 avril 2020

Don Giovanni (Opéra de Rome) jusqu'au 25 avril 2020

L'enlèvement au sérail (Grand Théâtre de Genève) jusqu'au 25 avril 2020

Le Barbier de Séville (Teatro Municipal de Santiago) jusqu'au 26 avril 2020

L'Odyssée Offenbach jusqu'au 26 avril 2020

Nikolai Subic Arinjski (Croatian National Theaterb in Zagreb) jusqu'au 01 mai 2020

La Passion selon Saint-Jean (Festival de Pâques) jusqu'au 04 mai 2020

Ermione (Teatri di San Carlo) jusqu'au 08 mai 2020

Roméo et Juliette (Prokofiev) - Royal Ballet de Londres jusqu'au 08 mai 2020

Les Carmina Burana (Radio France) jusqu'au 10 mai 2020

Le Projet Beethoven de John Neumeier jusqu'au 12 mai 2020

Les Boréades (Opéra de Dijon) jusqu'au 15 mai 2020

Les Contes d'Hoffmann (Théâtre Royal de la Monnaie) jusqu'au 18 mai 2020

Cendrillon (Opéra National de Paris) jusqu'au 21 mai 2020

La Clémence de Titus (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 24 mai 2020

Les Vêpres siciliennes (Théâtre Mariinsky) juqu'au 25 mai 2020

La messe en si (Philharmonie de Paris) jusqu'au 26 mai 2020

The Bartered Bride (Garsington Opera) jusqu'au 29 mai 2020

Tosca (Polish National Opera) jusqu'au 05 juin 2020

Brothers (Icelandic Opera) jusqu'au 12 juin 2020

Parade (Théâtre du Châtelet) jusqu'au 14 juin 2020

Fidelio (Festival de Salzburg 2015) jusqu'au 14 juin 2020

Berlioz, le concert monstre (Philharmonie de Paris) jusqu'au 24 juin 2020

Requiem de Mozart, Yoann Bourgeois (La Seine musicale) jusqu'au 29 juin 2020

Turandot (Teatro Real de Madrid) jusqu'au 29 juin 2020

La Cenerentola (Irish National Opera) jusqu'au 30 juin 2020

Gala pour la réouverture de l'Opéra d'Etat de Prague jusqu'au 03 juillet 2020

The Rake's Progress (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu'au 10 juillet 2020

Tosca (Festival d'Aix en Provence 2019) jusqu'au 10 juillet 2020

Madame Butterfly (Royal Swedish Opera) jusqu'au 17 juillet 2020

Musiques baroques d'Espagne et d'Italie (Festival de Grenade) jusqu'au 22 juillet 2020

Tempêtes de printemps (Komisch Oper Berlin) jusqu'au 24 juillet 2020

Leonore (Opéra de Vienne) jusqu'au 30 juillet 2020

I played , I danced (Latvian National Ballet & Opera) jusqu'au 31 juillet 2020

Giselle (Opéra National de Paris) jusqu’au 05 août 2020

Rusalka (Opera Ballet Vlaanderen) jusqu'au 14 août 2020

The Turn of the Screw (Opera North) jusqu'au 21 août 2020

Violanta (Opera Regio Torino) jusqu'au 28 août 2020

 

"Aus Licht" de Stockhausen (Dutch National Opera) jusqu'au 31 août 2020

Don Giovani (Finnish National Opera & Ballet) jusqu'au 11 septembre 2020

Peer Gynt par David Bobee (Maison des Arts de Créteil) jusqu'au 21 septembre 2020

Un soir de fête avec Roberto Alagna jusqu'au 22 septembre 2020

Madame Butterfly (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 25 septembre 2020

Les Indes Galantes (Opéra National de Paris) jusqu'au 09 octobre 2020

The Indian Queen (Opéra de Lille) jusqu'au 11 octobre 2020

Turandot (Gran Teatre del Liceu de Barcelone) jusqu'au 14 octobre 2020

Maria de Buenos Aires (Opéra de Strasbourg) jusqu'au 14 octobre 2020

Richard Cœur de Lyon (Opéra Royal de Versailles) jusqu'au 17 octobre 2020

Shell Shock, a Requiem for a War (Philharmonie) jusqu'au 30 octobre 2020

Ercole Amante (Opéra Comique) jusqu'au 30 novembre2020

Laurence Equilbey dirige Thamos de Mozart (Seine Musicale) jusqu'au 13 décembre 2020

Prométhée, ballet de Beethoven jusqu'au 13 décembre 2020

The Opera Locos (Théâtre libre) jusqu'au 21 janvier 2021

Les fantômes de Versailles (Château de Versailles) jusqu'au 14 février 2021

Don Carlos (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 15 février 2021

Requiem de Campra (Opéra de Versailles) jusqu'au 06 mars 2021

Symphonies n°5 & 7 "Apothéose de la danse" (Opéra de Versailles) jusqu'au 14 mars 2021

Odyssée Baroque - Les 40 ans des Arts Florissants - jusqu'au 21 décembre 2020

Les Fantômes de Versailles (John Corigliano) jusqu'au 23 décembre 2020

Barbara Hannigan dirige Bartok, Haydn, Ligeti et Kurtag (Radio France) jusqu'au 24 juillet 2021

Voir les commentaires

Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique

Publié le 20 Février 2020

Die Frau ohne Schatten (Richard Strauss - 1919)
Version de concert du 17 février 2020
Théâtre des Champs-Élysées

La Teinturière Lise Lindstrom
La Nourrice Michaela Schuster
L’Impératrice Elza van den Heever
L’Empereur Stephen Gould
Barak Michael Volle
La voix du faucon Katrien Baerts
L’apparition d’un jeune homme Bror Magnus Tødenes
Le Bossu Andreas Conrad
Le Borgne Michael Wilmering
Le Messager de Keikobad Thomas Oliemans
Le Manchot Nathan Berg

Direction musicale Yannick Nézet-Séguin
Rotterdams Philharmonisch Orkest
Rotterdam Symphony Chorus et Maîtrise de Radio France

                                                                                                      Yannick Nézet-Séguin

Bien que programmée un lundi soir d’hiver à 18h30, l’unique représentation de La Femme sans Ombre jouée en version de concert au Théâtre des Champs-Élysées a attiré une bonne partie du Paris lyrique, des grands habitués aux jeunes passionnés, aussi bien pour sa distribution prestigieuse que par attrait pour un compositeur un peu négligé dans la capitale ces dernières années.

12 ans se sont écoulés depuis que l’œuvre la plus monumentale de Richard Strauss immergea une dernière fois l’Opéra Bastille dans le bleu nuit glacé de Robert Wilson, par un dimanche après-midi du 10 février 2008, et ses tout justes 100 ans rappellent qu’elle fut composée au cours de la Première Guerre mondiale, geste artistique qui accompagnait ainsi la chute des derniers empires.

Elza van den Heever (L’Impératrice)

Elza van den Heever (L’Impératrice)

Et bien que Yannick Nézet-Séguin soit à la fois le nouveau directeur musical du Metropolitan Opera de New-York, de l’Orchestre Métropolitain de Montréal et du Philadelphia Orchestra, il retrouve pour une courte tournée européenne reliant Paris, Dortmund et Rotterdam, l’Orchestre Philharmonique de Rotterdam dont il est devenu le directeur honoraire depuis 2018. Avec cette phalange qui lui reste attachée, il prend à bras le corps pour la première fois un ouvrage qu’il aura l’occasion de défendre en version scénique à New-York en avril 2021.

Sur la scène du célèbre théâtre musical de l’avenue Montaigne, l’orchestre et le chœur semblent sensiblement confinés, mais l'interprétation musicale est de bout en bout captivante, tout autant qu’elle puisse surprendre au début, car elle cherche à faire entendre différemment l'orchestration avec l'aide de l'acoustique chambriste de la salle, volonté créative que l’on attend toujours en art.

Le Rotterdams Philharmonisch Orkest, le Rotterdam Symphony Chorus et la Maîtrise de Radio France

Le Rotterdams Philharmonisch Orkest, le Rotterdam Symphony Chorus et la Maîtrise de Radio France

Fort doué, Yannick Nézet-Séguin avait la même approche pour Wozzeck au MET le mois dernier, c’est-à-dire un travail sur les lignes mélodiques et sur la valeur ornementale des différents matériaux musicaux, noblesse et chaleur du basson, richesse des vibrations du violoncelle, même s’il y eut des fragilités dans le passage au violon solo du 3e acte dont le style souple et caressant fixa pourtant totalement l'attention de tous vers la musicienne.

La profondeur avec laquelle le chef d’orchestre dépeint les moindres reliefs de l’écriture straussienne nous rapproche de l’intimité du compositeur et lui donne une authenticité palpable, avec toutefois une atténuation de l’effet immersif lié à l’irréalité subconsciente d’un songe que suggère la fluidité de la musique. Un plus grand sentiment d’unité de l’œuvre se dégage au second acte, sans perdre en détails, et hormis son final qui éclate dans un déchaînement chaotique d’éléments d’évocation martiale, les mouvements les plus sombres et dramatiques restent toujours maîtrisés afin de préserver la présence de chaque artiste.

Lise Lindstrom (La Teinturière)

Lise Lindstrom (La Teinturière)

Car c’est aussi la confrontation des humanités qui passionne dans La Femme sans Ombre, et les portraits dressés ce soir ne sont pas en manque de personnalités. La Teinturière de Lise Lindstrom, véritable être nerveux, débute dans une tension portée à cran par des accents vocaux incisifs, d’un airain clair et farouche, peu prononcés dans les graves. On sent bien que l’allure de méchante qu’elle arbore va se défaire pour offrir un visage chargé d’émotions complexes et émouvantes au fil du drame.

Elza van den Heever (L’Impératrice)

Elza van den Heever (L’Impératrice)

Elle est ainsi l’opposée d’Elza van den Heever pour qui l’Impératrice est une prise de rôle, une voix d’une flexibilité hallucinante qui a la résistance d’un bois le plus purement luxueux. Se lovant au creux de furtives poses picturales dont la sérénité aurait tant inspiré Léonard de Vinci, la soprano sud-africaine privilégie le versant quasi religieux de son héroïne, pour ne lui céder le basculement vers une humanité débordée par sa tension interne qu'au moment où la malédiction de l’Empereur s’accomplit, jouant même avec les déformations soudaines du reflet de son visage.

Quand on connaît l’exubérance de l’actrice entière qu’elle est, cette retenue pendant plus de deux actes est un exercice de style qui engendre un véritable plaisir par l’observation minutieuse de tous ses signes de vie.

Stephen Gould (L'Empereur)

Stephen Gould (L'Empereur)

L’Empereur de Stephen Gould est encore plus figé dans son personnage issu d’un autre monde, un monolithe unique qu’il tient, certes, avec une constance dans une émission aiguë si souvent tendue qui ne se décolore pourtant pas, comme trop souvent d’autres interprètes en ont la faiblesse, mais il aurait pu choisir d’appuyer une forme de volonté conquérante qui l’aurait rendu encore plus impressionnant et présent.

Cependant, l’incarnation vocale idéale par l’éclat de ses intonations chantantes, et dont le cœur débarrassé d’entraves névrotiques se ressent immédiatement, est vécue par Michael Volle, une chaleur irradiante portée par une voix large et sonore au timbre riche et pleinement mûr où rien ne semble trafiqué. On comprend tout ce qu’il éprouve sans avoir besoin de suivre le texte, il est d’une totale lisibilité et d’une prégnance généreuse, et rarement le Teinturier n'aura paru comme la clé de voûte d’une compassion humaine inflexible. Ce très grand chanteur n’en finit décidément pas de toucher un large public par le naturel de sa justesse.

Michaela Schuster (La Nourrice)

Michaela Schuster (La Nourrice)

Et Michaela Schuster, dont on aurait pu attendre une interprétation peu ambivalente de la Nourrice, porte sur elle, bien au contraire, un regard trompeur, mélange de confiance et de trouble tant son attachement à l’Impératrice paraît essentiel. Sa voix a de la vaillance, des altérations de couleurs mélangées à des meurtrissures exaltées, ce qui a tendance à rendre plutôt sympathique une personnalité pourtant fort manipulatrice.

Elza van den Heever, Yannick Nézet-Séguin et Lise Lindstrom

Elza van den Heever, Yannick Nézet-Séguin et Lise Lindstrom

Quant aux chœurs, divisés en sections selon l’homogénéité de leurs timbres, femmes, hommes et plus jeunes chanteurs, ils dégagent une douceur élégiaque qui conforte la valeur de ce moment irrésistible de la saison du Théâtre des Champs-Élysées. 

Son directeur, Michel Franck, fidèle à Yannick Nézet-Séguin depuis une décennie, ne peut que rapprocher cette soirée de celle de Totenfeier et Babi Yar qui fut dirigée par le chef canadien la saison passée, et la compter parmi les grands moments dont il soit le plus fier.

Et pour la réécouter, cette version de Die Frau ohne Schatten sera diffusée sur France Musique le 16 mai 2020.

Voir les commentaires

Publié le 6 Février 2020

Lulu (Alban Berg – 1935)
Représentation du 02 février 2020
Opéra d’État de Hambourg

Lulu Mojca Erdmann
Gräfin Geschwitz Anne Sofie von Otter
Dr. Schön / Jack Jochen Schmeckenbecher
Alwa Charles Workman
Ein Tierbändiger / Ein Athlet Ivan Ludlow
Schigolch Sergei Leiferkus
Der Maler / Der Neger Peter Lodahl
Eine Theatergarderobiere / Ein Gymnasiast Marta Świderska
Der Prinz / Kammerdiener / Marquis Dietmar Kerschbaum
Der Medizinalrat Dr. Goll / Polizist / Der Professor Martin Pawlowsky
Theaterdirektor Denis Velev

Eine Violinistin Veronika Eberle
Ein Pianist Bendix Dethleffsen                            
Anne Sofie von Otter (Gräfin Geschwitz)

Direction musicale Kent Nagano
Mise en scène Christoph Marthaler (2017)
Décors Anna Viebrock

Même sans Barbara Hannigan, la reprise de Lulu dans la version de Christoph Marthaler et Kent Nagano est un incontournable des scènes lyriques européennes actuelles de par son originalité musicale et sa construction poétique.
Tout se passe comme si nous étions dans les coulisses à l’arrière scène d’un théâtre bourgeois – un cadre surélevé, décoré de frises dorées, est éclairé par des spots de théâtre qui se détachent sur un fond noir, suggérant un public tapi dans l’ombre -, et le dompteur présente, au milieu d’éléments d’un décor de cirque, les différents personnages qu’il dispose comme des objets.

Mojca Erdmann (Lulu)

Mojca Erdmann (Lulu)

Mais plutôt que de dérouler une dramaturgie qui ferait se confronter les pouvoirs sexuels d’une femme et un monde d’hommes qui la désirent, Christoph Marthaler et Anna Viebrock évitent tout sexualisation – une gageure dans un tel opéra – pour se focaliser sur les boucles absurdes de la vie qui mènent à la mort. Car dans la vie de Lulu, le passage d’amant en amant, qui lui valent son ascension sociale jusqu’à la rencontre avec Jack l’éventreur, relève de ce même procédé à répétition qui ne peut que mal finir. Le peintre saisit Lulu dormant en robe bleu ciel, dos aux spectateurs, pose que des figurantes dédoublent au fur et à mesure de la représentation, la jeune femme devenant un personnage qui joue de son image, en toute consciente, animée elle aussi par des comportements répétitifs.

De très belles scènes émergent, comme lorsqu’elle se déguise en chanteuse dissimulée sous cape et chapeau, ou bien quand elle se trouve prise dans un rapport de force physique avec Schön, une violence qui se ressent intensément en salle.

Lulu (Erdmann-von Otter-Schmeckenbecher-Workman-Nagano-Marthaler) Staatsoper Hamburg

Mojca Erdmann reprend le rôle principal après Barbara Hannigan, dont elle a la même plastique, fine et souple, et un impact assez fort dans les aigus aux couleurs parfois étranges. Elle respire l’impertinence, mélange de charme intriguant et de phrasé piquant, et ne montre aucune hésitation. Jochen Schmeckenbecher lui oppose un inhabituel Dr. Schön animal, voir carnivore, plus désespéré qu’autre chose, et Charles Workman, en Alwa, trouve toujours en son timbre ouaté une lumière poétique teintée par la naïveté de son accoutrement, dont la perruque orange s’harmonise si bien avec les couleurs désuètes qu’affectionnent les deux scénographes.

Charles Workman (Alwa), Anne Sofie von Otter (Gräfin Geschwitz)

Charles Workman (Alwa), Anne Sofie von Otter (Gräfin Geschwitz)

C’est cependant au troisième acte que l’opéra bascule dans l’inédit, car à ce moment précis l’orchestre s’éteint et ce sont les notes laissées par Berg avant sa mort qui sont interprétées par deux pianos, dont l’un est situé en coulisse et l’autre en avant-scène. La fort talentueuse violoniste Veronika Eberle rejoint nonchalamment depuis la salle le centre de la scène pour jouer avec tranchant et travail de la matière le « Concerto à la mémoire d’un ange »,  juste après que la Comtesse Geschwitz ne s’effondre d’une façon saisissante, presque en paix, sur l’arrière scène, sous les coups de Jack l’éventreur.

Veronika Eberle (Violoniste)

Veronika Eberle (Violoniste)

Anne Sofie von Otter se livre à une interprétation extraordinairement émouvante de la Comtesse au point qu’à elle seule elle symbolise entièrement le sentiment de la mélancolie de la vie si cher à Marthaler et Viebrock. Sa voix a du corps, une expressivité dans la douleur nimbée de pudeur qui touche par sa vérité, et sous son habillement noir simple et triste, sa démarche lente fait ressentir tout le poids de l’amour qu’elle porte en elle pour son ange Lulu.

Jochen Schmeckenbecher, Veronika Eberle, Kent Nagano, Mojca Erdmann, Charles Workman, Anne Sofie von Otter

Jochen Schmeckenbecher, Veronika Eberle, Kent Nagano, Mojca Erdmann, Charles Workman, Anne Sofie von Otter

Kent Nagano est d’une méticulosité redoutable, soutien de chaque geste et chaque mot de chaque artiste, garant d’une pâte musicale profonde et qui ne submerge aucun interprète, et montre à quel point il partage le goût pour cette atmosphère si particulière, familière par son intimité, et respectueuse d’un esprit humble et clairvoyant devant une vie prisonnière de sa condition.

Voir les commentaires

Publié le 4 Février 2020

La Damnation de Faust (Hector Berlioz – 1846)
Version de concert du 25 janvier 2020
Metropolitan Opera de New-York

Marguerite Elīna Garanča
Faust Bryan Hymel
Méphistophélès Ildar Abdrazakov

Brander Patrick Carfizzi

Direction musicale Edward Gardner

La Damnation de Faust fit son apparition en version de concert le 02 février 1896 dans la première salle du MET localisée sur Broadway et 39e street, et connut sa première mise en scène en ce même lieu le 07 décembre 1906.  Un an après, une autre production sera par ailleurs montée au Manhattan Opera House d’Oscar Hammerstein, le concurrent du MET, ce qui montre combien cet ouvrage faisait partie des œuvres jugées innovantes à ce moment là.

Elīna Garanča (Marguerite)

Elīna Garanča (Marguerite)

Jouée à l’Opéra Bastille à 3 reprises en début d’été 2001, 2004 et 2006, la production de La Damnation de Faust de Robert Lepage, d’une très grande force visuelle, devait être reprise au Metropolitan Opera de New-York en ce début d’année 2020, mais des contraintes techniques et financières non clairement explicitées n’ont pas permis de la revoir.

Si bien qu’en ce samedi 25 janvier, et en tout début d’après-midi, c’est une version de concert qui est proposée aux auditeurs.

Elīna Garanča (Marguerite)

Elīna Garanča (Marguerite)

Malgré une salle relativement peu remplie, à 60 % au maximum, c’est une version d’une très grande solennité et d’un généreux envoûtement vocal et orchestral qui est pourtant jouée, et un petit évènement renforce son intérêt avec le retour sur scène de Bryan Hymel.

Ce chanteur, qui s’était fait connaître à l’été 2012 lorsqu’il avait remplacé Jonas Kaufmann dans Les Troyens de Berlioz, au Covent Garden de Londres, s’était fait rare depuis 18 mois, entretenant toutes sortes de spéculations à son sujet.

Bryan Hymel (Faust)

Bryan Hymel (Faust)

Quel n’est pas l’émerveillement en découvrant un artiste de retour sur scène qui se révèle dès la première représentation à l'un des sommets de sa carrière. Ampleur du souffle, quiétude et solidité infaillible, il est de bout-en-bout un Faust véritablement métamorphosé en colosse de la nature. Son attitude donne une stature prophétique inhabituelle au vieux savant, et l’une des caractéristiques de son timbre qui avait tendance auparavant à perdre en couleur et étoffe dans les aigus conserve cette fois une homogénéité beaucoup plus affirmée.

Cette sensation d’assurance devient à elle seule un motif d’emprise visuelle et vocale absolument fascinante.

Ildar Abdrazakov (Méphistophélès)

Ildar Abdrazakov (Méphistophélès)

A ses côtés, Ildar Abdrazakov apparaît presque plus modeste, voué avec décontraction à rendre à Méphistophélès une noirceur luxuriante intériorisée et sympathique, sans pour autant afficher un mordant intense qui lui permette de dominer la puissance ancrée sur scène par Bryan Hymel.

Elīna Garanča (Marguerite)

Elīna Garanča (Marguerite)

L’arrivée majestueuse et grave d’Elīna Garanča conforte alors cet étrange sentiment de déité qui imprègne toute l’interprétation de l’œuvre. Aucun pathos, aucun sentimentalisme au bord des lèvres, la chanteuse lettone apparaît telle une Athéna irradiante qui, surtout, s’appuie sur la flamboyance et l’intensité de ses aigus pour donner à sa présence une dimension implacable.

« D’Amour l’ardente flamme» dévoile progressivement que la classe de sa voix puissante ne verse pas pour autant dans la volupté d’ébène, et que son tempérament est celui d’une soprano tragique.

Elīna Garanča et le choeur d'enfants

Elīna Garanča et le choeur d'enfants

Enveloppés par un chœur empli de sentiment de recueillement, riche de l’intensité de ses voix féminines et du charme de ses voix d’enfants lors de la scène finale, ces trois grands artistes sont également portés par un Edward Gardner passionnément engagé à exprimer la flamme de la musique de Berlioz et sa théâtralité sans concession.

Patrick Carfizzi, Elīna Garanča, Edward Gardner, Bryan Hymel

Patrick Carfizzi, Elīna Garanča, Edward Gardner, Bryan Hymel

Que de grandes envolées et de déchaînements d’éléments évoquant la force des océans qui s’abattent contre la scène, de mélanges de textures consistantes et souples à la fois, de sonorités fortes et atypiques de la part des vents, une énergie dont on ressort renforcé et heureux par l’amour de l’art que tous avons partagé au plus haut degré d’expression musicale!

Voir les commentaires

Publié le 4 Février 2020

TV-Web Février 2020 Lyrique et Musique

Chaînes publiques

Dimanche 02 février 2020 sur Arte à 17h30
Concert de clôture de la Folle Journée

Orchestre philharmonique de Radio France, dm Zhang

Dimanche 02 février 2020 sur Arte à 23h45
La 9e de Beethoven

Mardi 04 février 2020 sur France 2 à 00h15
Intégrale des symphonies de Beethoven - Gustavo Dudamel

Dimanche 09 février 2020 sur France 3 à 00h15
Viva la Mamma (Donizetti) - Opéra de Lyon - dm Viotti - ms Pelly

Naouri, Ciofi, Scala, Rice, Meloni

Dimanche 09 février 2020 sur Arte à 01h25
Le maestro, à la recherche de la musique des camps

Dimanche 09 février 2020 sur France 3 à 02h15
La Chauve Souris (Strauss) - Opéra de Marseille

Dimanche 09 février 2020 sur Arte à 18h55
Triple Concerto (Beethoven) - Mutter - orchestre du Divan oriental, Barenhoim

Dimanche 09 février 2020 sur Arte à 23h50
Roméo et Juliette (Prokofiev) - Royal Ballet de Londres

Lundi 10 février 2020 sur Arte à 01h20
Missa Solemnis (Beethoven) - Abbaye allemande d'Eberbach

Mardi 11 février 2020 sur France 2 à 00h20
Intégrale des symphonies de Beethoven - Gustavo Dudamel

Dimanche 16 février 2020 sur France 3 à 00h20
Semiramide (Rossini) - Opéra National de Lorraine - dm Hindoyan - ms Raab

Jicia, Fagioli, Grills, Di Pierro, Beggi

Dimanche 16 février 2020 sur Arte à 18h30
La Pathétique (Beethoven) - Kissin (piano)

Lundi 17 février 2020 sur Arte à 01h20
Le Barbier de Séville (Rossini) - Théâtre des Champs-Elysées - dm Rhorer - ms Pelly

Sempey - Gleadow - Angelini - Trottmann

Lundi 17 février 2020 sur France 3 à 01h40
Viva la Mamma (Donizetti) - Opéra de Lyon - dm Viotti - ms Pelly

Naouri, Ciofi, Scala, Rice, Meloni

Mardi 18 février 2020 sur France 2 à 00h15
Intégrale des symphonies de Beethoven - Gustavo Dudamel

Vendredi 21 février 2020 sur France 3 à 21h00
Les victoires la musique classique 2020

Dimanche 23 février 2020 sur France 3 à 00h20
Les Vêpres siciliennes (Verdi) - dm Gergiev - ms Bernard

Sulimsky, Agadzhanian, Abdrazakov, Churilova

Dimanche 23 février 2020 sur Arte à 19h00
Maurizio Pollini interprète Beethoven

Lundi 24 février 2020 sur Arte à 01h35
Alan Gilbert dirige la 7e de Beethoven

Lundi 24 février 2020 sur France 3 à 01h35
Semiramide (Rossini) - Opéra National de Lorraine - dm Hindoyan - ms Raab

Jicia, Fagioli, Grills, Di Pierro, Beggi

Mardi 25 février 2020 sur Arte à 02h35
Roméo et Juliette (Prokofiev) - Royal Ballet de Londres

Dimanche 01 mars 2020 sur Arte à 18h55
Sonates n°30 et 31 (Beethoven) - Pollini (piano)

Dimanche 01 mars 2020 sur France 3 à 00h30
Requiem (Mozart) - ONF - dm Gaffigan

Solberg, Deshayes, Kaiser, Vinogradov


Mezzo et Mezzo HD

Mercredi 05 février sur Mezzo à 20h30
Don Pasquale de Donizetti à l'Opéra national Montpellier Occitanie

Vendredi 07 février 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Vanessa de Samuel Barber, Festival de Glyndebourne

Samedi 08 février 2020 sur Mezzo à 20h30
Les Vêpres Siciliennes de Verdi au Mariinski

Dimanche 09 février 2020 sur Mezzo HD à 21h00
La Fiancée du Tsar de Rimski-Korsakov au Bolchoï de Moscou

Mercredi 12 février sur Mezzo à 20h30
L'Orfeo de Monteverdi au Festival de Saint-Denis

Vendredi 14 février 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Boris Godounov au Bolshoi

Samedi 15 février 2020 sur Mezzo à 20h30
Orphée et Eurydice de Gluck à la Scala de Milan

Dimanche 16 février 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Macbeth de Giuseppe Verdi au Gran Teatre del Liceu de Barcelone

Mercredi 19 février sur Mezzo à 20h30
Mam'zelle Nitouche de Hervé à l'Opéra de Lausanne

Vendredi 21 février 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Manon Lescaut de Puccini au Liceu de Barcelone

Samedi 22 février 2020 sur Mezzo à 20h30
Vanessa de Samuel Barber, Festival de Glyndebourne

Dimanche 23 février 2020 sur Mezzo HD à 21h00
La Bohème de Puccini au Liceu de Barcelone

Mercredi 26 février sur Mezzo à 20h30
La Clémence de Titus de Mozart à l'Opéra Royal de Wallonie-Liège

Vendredi 28 février 2020 sur Mezzo HD à 21h00
La Gioconda de Ponchielli au Liceu de Barcelone

Samedi 29 février 2020 sur Mezzo à 20h30
La Bohème de Puccini au Liceu de Barcelone

Dimanche 01 mars 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Manon Lescaut de Puccini au Liceu de Barcelone

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Operavision, Culturebox, ConcertArte etc...

Attention : depuis le 15 avril 2019, le site Culturebox a été renommé, et pour le trouver il faut aller sur www.France.TV, sélectionner en haut du menu "Catégorie", puis "Culture". Ensuite, se rendre aux vidéos "Opéra et Musique Classique". Les dates de fin de validité des vidéos d'opéras ne sont pas toujours correctes, et certaines vidéo toujours accessibles directement, ne sont plus visibles depuis ce nouveau site.

 

Macbeth (Staatsoper Berlin) jusqu'au 02 février 2020

Maria de Buenos Aires (Opéra de Strasbourg) jusqu'au 14 février 2020

Les Contes d'Hoffmann (La Monnaie de Bruxelles) jusqu'au 17 février 2020

Falstaff (Opéra de Hambourg) jusqu'au 18 février 2020

Il Sogno Di Scipione (La Fenice) jusqu'au 18 février 2020

The Importance of Being Earnest  (Nouvel opéra de Friebourg) jusqu'au 21 février 2020

Le Barbier de Séville (Théâtre des Champs-Élysées) jusqu'au 22 février 2020

Giselle (Mariinsky avec Mathieu Ganio) jusqu'au 23 février 2020

 

La Bohème (NCPA, Mumbai) jusqu'au 05 mars 2020

Aida (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 08 mars 2020

Beethoven : "L'Académie de 1808" - Philippe Jordan - jusqu'au 10 mars 2020

Hamlet (OPERA2DAY) jusqu'au 12 mars 2020

Esa-Pekka Salonen dirige Chostackovitch et Bruchner jusqu'au 12 mars 2020

Mam'zelle Nitouche (Opéra de Lausanne) jusqu'au 14 mars 2020

Halka (Poznan Opera) jusqu'au 19 mars 2020

Jonas Kaufmann (Mélodie Viennoises) jusqu'au 20 mai 2020

Karine Deshayes et l'ONF interprètent Ravel et Debussy jusqu'au 26 mars 2020

Sternenhoch (National Theatre Prague) jusqu'au 26 mars 2020

Jessye Norman et Kathleen Battle chantent des spirituals jusqu'au 30 mars 2020

 

Jenufa (National Theatre Brno) jusqu'au 01 avril 2020

L'Inondation (Opéra Comique) jusqu'au 02 avril 2020

Le Barbier de Séville (Opéra de Rouen) jusqu'au 05 avril 2020

Requiem de Mozart (Festival d'Aix en Provence 2019) jusqu'au 05 avril 2020

La fontaine de Bakhtchisaraï (Mariinsky) juqu'au 09 avril 2020

Norma (Capitole de Toulouse) jusqu'au 11 avril 2020

The Bassarids (Komische Oper Berlin) jusqu'au 12 avril 2020

Anna Bolena (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 16 avril 2020

Der ferne Klang (Royal Swedish Opera) jusqu'au 18 avril 2020

Phaéton (Opéra Royal de Versailles) jusqu'au 24 avril 2020

Carmen (NPCA Beijing) jusqu'au 24 avril 2020

Don Giovanni (Opéra de Rome) jusqu'au 25 avril 2020

L'enlèvement au sérail (Grand Théâtre de Genève) jusqu'au 25 avril 2020

Le Barbier de Séville (Teatro Municipal de Santiago) jusqu'au 26 avril 2020

L'Odyssée Offenbach jusqu'au 26 avril 2020

Nikolai Subic Arinjski (Croatian National Theaterb in Zagreb) jusqu'au 01 mai 2020

La Passion selon Saint-Jean (Festival de Pâques) jusqu'au 04 mai 2020

Ermione (Teatri di San Carlo) jusqu'au 08 mai 2020

Roméo et Juliette (Prokofiev) - Royal Ballet de Londres jusqu'au 08 mai 2020

Les Carmina Burana (Radio France) jusqu'au 10 mai 2020

Le Projet Beethoven de John Neumeier jusqu'au 12 mai 2020

Les Boréades (Opéra de Dijon) jusqu'au 15 mai 2020

Cendrillon (Opéra National de Paris) jusqu'au 21 mai 2020

La Clémence de Titus (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 24 mai 2020

La messe en si (Philharmonie de Paris) jusqu'au 26 mai 2020

The Bartered Bride (Garsington Opera) jusqu'au 29 mai 2020

Tosca (Polish National Opera) jusqu'au 05 juin 2020

Brothers (Icelandic Opera) jusqu'au 12 juin 2020

Parade (Théâtre du Châtelet) jusqu'au 14 juin 2020

Fidelio (Festival de Salzburg 2015) jusqu'au 14 juin 2020

Berlioz, le concert monstre (Philharmonie de Paris) jusqu'au 24 juin 2020

Requiem de Mozart, Yoann Bourgeois (La Seine musicale) jusqu'au 29 juin 2020

Turandot (Teatro Real de Madrid) jusqu'au 29 juin 2020

La Cenerentola (Irish National Opera) jusqu'au 30 juin 2020

Gala pour la réouverture de l'Opéra d'Etat de Prague jusqu'au 03 juillet 2020

The Rake's Progress (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu'au 10 juillet 2020

Tosca (Festival d'Aix en Provence 2019) jusqu'au 10 juillet 2020

Madame Butterfly (Royal Swedish Opera) jusqu'au 17 juillet 2020

Musiques baroques d'Espagne et d'Italie (Festival de Grenade) jusqu'au 22 juillet 2020

Tempêtes de printemps (Komisch Oper Berlin) jusqu'au 24 juillet 2020

Leonore (Opéra de Vienne) jusqu'au 30 juillet 2020

I played , I danced (Latvian National Ballet & Opera) jusqu'au 31 juillet 2020

Giselle (Opéra National de Paris) jusqu’au 05 août 2020

Rusalka (Opera Ballet Vlaanderen) jusqu'au 14 août 2020

"Aus Licht" de Stockhausen (Dutch National Opera) jusqu'au 31 août 2020

Peer Gynt par David Bobee (Maison des Arts de Créteil) jusqu'au 21 septembre 2020

Un soir de fête avec Roberto Alagna jusqu'au 22 septembre 2020

Madame Butterfly (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 25 septembre 2020

Les Indes Galantes (Opéra National de Paris) jusqu'au 09 octobre 2020

The Indian Queen (Opéra de Lille) jusqu'au 11 octobre 2020

Turandot (Gran Teatre del Liceu de Barcelone) jusqu'au 14 octobre 2020

Richard Cœur de Lyon (Opéra Royal de Versailles) jusqu'au 17 octobre 2020

Shell Shock, a Requiem for a War (Philharmonie) jusqu'au 30 octobre 2020

Ercole Amante (Opéra Comique) jusqu'au 30 novembre2020

Laurence Equilbey dirige Thamos de Mozart (Seine Musicale) jusqu'au 13 décembre 2020

Prométhée, ballet de Beethoven jusqu'au 13 décembre 2020

Odyssée Baroque - Les 40 ans des Arts Florissants - jusqu'au 21 décembre 2020

Les Fantômes de Versailles (John Corigliano) jusqu'au 23 décembre 2020

Barbara Hannigan dirige Bartok, Haydn, Ligeti et Kurtag (Radio France) jusqu'au 24 juillet 2021

Voir les commentaires

Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique

Publié le 31 Janvier 2020

Wozzeck (Alban Berg – 1925)
Représentation du 22 janvier 2020
Metropolitan Opera de New-York

Wozzeck Peter Mattei
Marie Elza van den Heever
Le Tambour-Major Christopher Ventris
Le Docteur Christian Van Horn
Le capitaine Gerhard Siegel
Andres Andrew Staples
Margret Tamara Mumford

Direction Musicale Yannick Nézet-Séguin
Mise en scène William Kentridge (2017)

Coproduction Festival de Salzbourg, Canadian Opera Company, Opera Australia

                                               Yannick Nézet-Séguin

La nouvelle production de Wozzeck par William Kentridge, présentée au Festival de Salzbourg en 2017, est reprise au MET dans un cadre qui donne toute sa force à la monumentalité et la verticalité de sa scénographie.
On peut ainsi y lire un entrelacement entre l’histoire du soldat Wozzeck et la vie d’Alban Berg, qui connut les examens médicaux avant de participer à la première guerre mondiale.

Peter Mattei (Wozzeck)

Peter Mattei (Wozzeck)

Mais bien qu’Alban Berg n’en faisait pas le sujet premier de son futur chef-d’œuvre, la motivation principale étant l’impression laissée sur le compositeur par la pièce de Büchner, Woyzech, William Kentridge en fait le centre de sa mise en scène qui déploie un travail graphique et vidéographique qui rend une image sensitive forte des horreurs de la guerre et de ses traumatismes sur les hommes. Couleurs aux tonalités gris-vert, violences des traits et des contrastes, images de bombardements, de destructions, de visages de militaires blessés et tuméfiés, le spectateur s’imprègne totalement d’un univers inaltérable où le destin de Wozzeck est celui d’un homme écrasé par son environnement qui le détache de la réalité et le pousse à l’irréparable en assassinant celle qu’il aime.

Gerhard Siegel (Le capitaine) et Peter Mattei (Wozzeck)

Gerhard Siegel (Le capitaine) et Peter Mattei (Wozzeck)

L’expression théâtrale perd cependant en force et les rapports émotionnels entre les protagonistes paraissent négligés tant la réflexion sur l'impact psychique de la guerre passe au premier plan. De par sa personnalité, Peter Mattei rend à Wozzeck une humanité blessée, ce que la tendresse du timbre ne fait qu’intensifier.  Elza van den Heever joue une Marie critique, riant peut-être pour se protéger du drame, mais dont l’absence d’enfant sur scène (seule une marionnette est utilisée pour suggérer la manipulation des êtres) lui ote une dimension importante, l’amour maternel.

Sa voix a ainsi une indéniable présence et une grande pénétrance mais cela ne suffit pas à créer de l’empathie pour la femme du militaire.

Elza van den Heever (Marie)

Elza van den Heever (Marie)

Mais si Christopher Ventris compose un Tambour-Major enjoué, voir plus sympathique qu’il ne le devrait, c’est pourtant le capitaine de Gerhard Siegel qui est particulièrement impressif dans cette production, le véritable personnage central qui gouverne la destinée de son petit monde, auquel le chanteur apporte une crédibilité et une consistance rarement aussi marquante.

Façade du MET avec l'affiche de Wozzeck

Façade du MET avec l'affiche de Wozzeck

Il est toutefois surprenant de constater, en milieu de semaine, que ce Wozzeck ait attiré plus de public que La Bohème ou La Traviata. C’est tout à l’honneur des New-yorkais, mais peut-être est-ce aussi dû à la présence de Yannick Nézet-Séguin à la direction musicale. En effet, ce jeune chef infiniment sympathique et entièrement original fait entendre un chatoiement sonore absolument inédit, comme si son goût personnel pour la luxuriance baroque réussissait à métamorphoser la sensualité de l’écriture de Berg. L’oreille est ainsi stimulée par une magnificence de détails, des altérations de reflets, et un travail sur la texture des cordes qui s’harmonise avec les striures des peintures de scène, ce qui en fait une des lectures les plus imaginatives entendues à ce jour.

Peter Mattei, Yannick Nézet-Séguin, Elza van den Heever

Peter Mattei, Yannick Nézet-Séguin, Elza van den Heever

Yannick Nézet-Séguin est attaché au MET pour faire aimer au plus large public possible toutes les musiques de l’art lyrique, même les plus exigeantes pour les auditeurs, ce qui est une grande chance pour cette maison.

Voir les commentaires

Publié le 28 Janvier 2020

La Bohème (Giacomo Puccini - 1896)
Représentation du 21 janvier 2020

Metropolitan Opera de New-York

Mimì Maria Agresta
Musetta Susanna Phillips
Rodolfo Roberto Alagna
Marcello Artur Ruciński
Schaunard Elliot Madore
Colline Christian Van Horn
Alcindoro Donald Maxwell
Parpignol Gregory Warren
Sergente dei doganari Joseph Turi

Direction musicale Marco Armiliato
Mise en scène Franco Zeffirelli (1981)

                                                                                   Susanna Phillips (Musetta)

Avec 1343 représentations de La Bohème depuis l'ouverture du MET en 1883, et 521 représentations dans la mise en scène de Franco Zeffirelli, c'est à New-York que l'opéra le plus populaire de Puccini est le plus joué au monde et touche le plus grand nombre de spectateurs.

Maria Agresta (Mimi) et Roberto Alagna (Rodolfo)

Maria Agresta (Mimi) et Roberto Alagna (Rodolfo)

Cette production renvoie à de vieilles images de cartes postales de la vie parisienne, une mansarde dépliée sur les toits abîmés de la ville, une immense place sur plusieurs niveaux située sur l’un des flancs de Montmartre, avec ses enseignes à l’ancienne et sa foule de badauds qui se promènent lentement en se bousculant sans trop savoir ce qu’ils cherchent, une petite allée bordée d’arbres, peut-être près d’un cimetière, s’attriste sous les couches de neige, et l’effet artificiel prend le dessus sur le sentiment de réalité.

On se rend compte alors des mérites de l'ancienne scénographie de Jonathan Miller, à Bastille, qui, certes, renvoyait à un cadre un peu plus récent, mais n’en rajoutait pas autant en termes de clichés. Le deuxième acte, par exemple, pourrait encore servir à illustrer une scène de vie actuelle à Saint-Germain.

Visages d'enfants autour de Parpignol

Visages d'enfants autour de Parpignol

A New-York, le spectacle verse complaisamment dans l’outrance des jeux d’opérettes, notamment au second acte, totalement soutenue par les rires amusés de la salle, et il devient presque obligé que le personnage de Musette atteigne le paroxysme de la fantaisie.

Dans ce rôle, Susanna Phillips se livre sans retenue à un grand numéro de comédie qui plaît à nombre de cœurs aussi bien jeunes que plus âgés, une virtuosité indéniable dont le timbre un brin perçant ne nourrit cependant pas assez la rondeur et la sensualité que devrait inspirer son être libre et séducteur.

Maria Agresta (Mimi) et Roberto Alagna (Rodolfo)

Maria Agresta (Mimi) et Roberto Alagna (Rodolfo)

On aurait imaginé Roberto Alagna trop âgé pour incarner l’humanité sensible et amoureuse de Rodolfo, pourtant, que d’âme et de poésie dans son chant aux teintes brunes, superbe texture d’écorce, qui inspire le sentiment de maturité. Il en prend même une allure un peu trop sérieuse.

Il faut dire qu’il a pour partenaire Maria Agresta, magnifique interprète puccinienne qui ennoblit considérablement la jeune voisine, Mimi, et en fait une femme plus tragique que naïve, avec une sensibilité à fleur de peau à la belle voix veloutée qui donne des frissons, ponctuée parfois de petites inflexions spontanées et subitement claires, comme de légères pulsions de vie intempestives.

Maria Agresta (Mimi) et Roberto Alagna (Rodolfo)

Maria Agresta (Mimi) et Roberto Alagna (Rodolfo)

Quant à Artur Ruciński, il interprète le Marcello qu’on lui connaît bien, un tantinet dandy mais qui se lâche irrésistiblement au dernier acte en compagnie du Schaunard d’Elliot Madore, voix de baryton ferme et homogène galvanisée par la gaîté venue distraire pour un temps du déclin final de Mimi.

Artur Ruciński (Marcello)

Artur Ruciński (Marcello)

La direction de Marco Armiliato s’équilibre ainsi très bien avec le jeu de scène et les chanteurs, fait toujours raisonner soigneusement les motifs les plus charmants, préserve une constante douceur intime, mais ne soulève pas de grande emphase pour autant.

Voir les commentaires

Publié le 12 Janvier 2020

Quatuor Van Kuijk (Christian Rivet - 2019, Wolfgang Rihm - 2004, Robert Schumann - 1842)
Biennale de quatuors à cordes - Concert du 11 janvier 2020
Amphithéâtre de la Cité de la musique

Christian Rivet Quatuor n° 1 - Amahlathi amanzi
2019, création mondiale, co-commande de ProQuartet et Het Concertgebow d’Amsterdam
Wolfgang Rihm Quartettstudie
Robert Schumann Quatuor à cordes n° 3

Quatuor Van Kuijk
Nicolas Van Kuijk , violon  Sylvain Favre-Bulle, violon
Emmanuel François, alto     François Robin, violoncelle

8 ans après la 5e biennale des quatuors à cordes à laquelle participait avec un programme Rihm, Schumann et Beethoven le Quatuor Ysayë, le Quatuor Van Kuijk prend la relève de cet ensemble auprès duquel il a grandi, pour interpréter à nouveau Rihm et Schumann mais dans un esprit alternatif à Beethoven qui est à l'honneur de cette 9e biennale à la Cité de la musique.

 Sylvain Favre-Bulle, violon

Sylvain Favre-Bulle, violon

Sur la scène de ce magnifique auditorium surmonté d’un orgue au buffet de bois originalement sculpté en une forme de coupe sacrale (facture Jean-François Dupont 1994), les quatre musiciens ouvrent leur concert par le Quatuor n° 1 - Amahlathi amanzi que Christian Rivet, présent dans la salle, a créé spécialement pour eux, et qu’ils avaient pu préalablement jouer à Amsterdam au cours de l’automne dernier.

Le quatuor Van Kuijk et l'orgue de l'amphithéâtre de la Cité de la Musique

Le quatuor Van Kuijk et l'orgue de l'amphithéâtre de la Cité de la Musique

L’acoustique à la fois chaude et concentrée de l’amphithéâtre permet d’entendre la moindre vibration et sentir la rondeur de chaque trait musical, et les sonorités isolées de cette pièce inspirée par l’ambiance des forêts africaines sont comme un jeu de correspondance entre chaque instrument, et défilent sur un fond de silence comme si l’on parcourait le ciel en rencontrant telle ou telle étoile alors que, parfois, elles se regroupent en une nappe impressive et finement dentelée. L’effet méditatif est par ailleurs renforcé par l’attention totale du public.

Nicolas Van Kuijk et Sylvain Favre-Bulle, violons

Nicolas Van Kuijk et Sylvain Favre-Bulle, violons

La remontée progressive dans le temps s’arrête ensuite sur le Quartettstudie composé par Wolfgang Rihm et créé à Munich le 16 septembre 2004 par le Quatuor Ebène.

La musique s’étire en élongations d’archets quasi-cristallins entrelacés de motifs allègres ou pathétiques, décrit le sentiment nostalgique des souvenirs, change brusquement de rythme, surprend donc l’auditeur, et la fougue des musiciens surgit ainsi de l’intensité avec laquelle ils imprègnent la tension qui irrigue les mouvements qui les relient.

Quatuor Van Kuijk (Amahlathi amanzi - Wolfgang Rihm -   Robert Schumann) Cité de la musique

On retrouve dans la seconde partie du concert cette même intensité saisissante qui correspond si bien aux émotions du jeune Robert Schumann qui débutait sa vie familiale avec Clara à Liepzig en 1842.
Le jeu de regards croisés entre les quatre artistes, second violon (Sylvain Favre-Bulle) vers premier violon (Nicolas Van Kuijk), alto (Emmanuel François) vers violoncelle (François Robin) est une surveillance de tous les instants et prend même des allures ludiques, mais à d’autres moments l’intensité des émotions se charge d’une douce colère et d’une insistance qui entraîne ce 3e quatuor à cordes dans un romantisme quasi-révolutionnaire dont on ressort chargé et empli de densité.

François Robin (violoncelle), Emmanuel François (alto), Sylvain Favre-Bulle et Nicolas Van Kuijk (violons)

François Robin (violoncelle), Emmanuel François (alto), Sylvain Favre-Bulle et Nicolas Van Kuijk (violons)

Et pour finir, sous forme de bis, le quatuor nous fait redécouvrir l'adagietto de l'Arlésienne, musique de scène dédiée aux cordes d'un grand ensemble qui fut composée par Georges Bizet en 1872, dans une interprétation frémissante et inaltérée de la partition originale.

Le concert était enregistré par Radio France, on ne peut qu’espérer le réécouter ultérieurement sur France Musique.

Voir les commentaires

Publié le 1 Janvier 2020

TV-Web Janvier 2020 Lyrique et Musique

Chaînes publiques

Mercredi 01 janvier 2020 sur France 2 à 11h15
Concert du Nouvel An - Orch Philh de Vienne - dm Nelsons

Dimanche 01 janvier 2020 sur Arte à 18h40
Concert du Nouvel An à la Fenice de Venise

Lundi 02 janvier 2020 sur Arte à 00h15
Gershwin, le classique américain

Mardi 03 janvier 2020 sur Arte à 23h00
Max Raabe et le Palast Orchester - Une nuit à Berlin

Dimanche 05 janvier 2020 sur France 3 à 00h25
Carmen, Violetta, Mimi, romantiques et fatales

Dimanche 05 janvier 2020 sur Arte à 18h50
Boléro, le refrain du monde

Dimanche 05 janvier 2020 sur Arte à 22h45
Joséphine Baker - Première icône noire

Mardi 07 janvier 2020 sur France 2 à 00h05
Le couronnement du Roi Georges II (Haendel) - Chapelle du Château de Versailles

Dimanche 12 janvier 2020 sur France 3 à 00h15
La Chauve-Souris (J.Strauss) - Opéra de Marseille

Dimanche 12 janvier 2020 sur France 3 à 02h40
Carmina Burana (Orff) - Chr Brumachon

Dimanche 12 janvier 2020 sur Arte à 18h55
Le tricorne de Manuel de Falla : un festival sous l'orage

Lundi 13 janvier 2020 sur Arte à 00h25
Arturo Benedetti Michelangeli, un pianiste d'exception

Lundi 13 janvier 2020 sur Arte à 01h20
Sanerling dirige Chostakowitch

Lundi 13 janvier 2020 sur France 3 à 02h25
Der Freischütz (Weber) - Scala de Milan

Mardi 14 janvier 2020 sur France 2 à 00h05
Tannhaüser (Wagner) - dm Welber - ms Bieito - La Fenice

Stundyte, McNamara, Kinca

Jeudi 16 janvier 2020 sur France 3 à 02h00
Dalida, la femme qui rêvait d'une autre scène

Dimanche 19 janvier 2020 sur France 3 à 01h20
Der Freischütz (Weber) - Scala de Milan

Dimanche 19 janvier 2020 sur Arte à 18h00
Les grands duels de l'art - Michel-Ange vs Léonoard de Vinci

Dimanche 19 janvier 2020 sur Arte à 19h00
Fred Astaire donne le la

Lundi 20 janvier 2020 sur Arte à 00h05
Ariane à Naxos (Strauss) - dm Albrecht - ms Mitchell

Davidsen, Cutler, Devieilhe, Brower, Rendall

Mardi 21 janvier 2020 sur France 2 à 00h30
Sémiramide (Rossini) - dm Frizza - ms Ligorio

Pratt, Lervolino, Esposito, Scala

Dimanche 26 janvier 2020 sur France 3 à 00h30
Symphonies n°3 et n°6 (Tchaïkovski) - Opéra de Paris - dm Philippe Jordan

Dimanche 26 janvier 2020 sur France 3 à 02h15
Nabucco (Verdi) - Arènes de Vérone

Dimanche 26 janvier 2020 sur Arte à 18h55
Wagner, Liszt - Armstrong (piano)

Lundi 27 janvier 2020 sur France 3 à 01h30
La Chauve-Souris (J.Strauss) - Opéra de Marseille

Lundi 27 janvier 2020 sur Arte à 01h55
Arthur Schnabel, compositeur en exil

Mardi 28 janvier 2020 sur France 2 à 00h05
Le devin du village (Rousseau) - dm D'Hérin

Mutel, Dubois, Caton


Mezzo et Mezzo HD

Mercredi 01 janvier 2020 sur Mezzo à 20h30
Le Comte Ory de Rossini à l'Opéra Comique

Vendredi 03 janvier 2020 sur Mezzo HD à 21h00
La Clémence de Titus de Mozart au Festival de Salzbourg

Samedi 04 janvier 2020 sur Mezzo à 20h30
La Clémence de Titus de Mozart au Festival de Salzbourg

Dimanche 05 janvier 2020 sur Mezzo HD à 21h00
La Clémence de Titus de Mozart au Festival de Salzbourg

Mercredi 08 janvier 2020 sur Mezzo à 20h30
Il Corsaro de Giuseppe Verdi au Palau de les Arts de Valencia

Vendredi 10 janvier 2020 sur Mezzo HD à 21h00
De la maison des morts de Janacek au Bayerische Staatsoper

Samedi 11 janvier 2020 sur Mezzo à 20h30
Il Trovatore de Verdi à l'Opéra de Paris

Dimanche 12 janvier 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Lohengrin de Wagner à La Monnaie de Bruxelles

Mercredi 15 janvier 2020 sur Mezzo à 20h30
De la maison des morts de Janacek au Bayerische Staatsoper

Vendredi 17 janvier 2020 sur Mezzo & Mezzo HD à 20h30 (direct)
Andris Nelsons et l'Orchestre Royal du Concertgebouw d'Amsterdam : Beethoven, Dean, Scriabine

Samedi 18 janvier 2020 sur Mezzo HD à 18h40
Lohengrin de Wagner à La Monnaie de Bruxelles

Samedi 18 janvier 2020 sur Mezzo à 21h40
Le Comte Ory de Rossini à l'Opéra Comique

Dimanche 19 janvier 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Mazepa de Tchaïkovski au Mariinski de Saint-Pétersbourg

Mercredi 22 janvier 2020 sur Mezzo à 20h30
Madama Butterfly de Giacomo Puccini au Festival de Glyndebourne

Vendredi 24 janvier 2020 sur Mezzo HD à 21h35
Les Vêpres Siciliennes de Verdi au Mariinski

Samedi 25 janvier 2020 sur Mezzo à 20h30
Street Scene de Kurt Weill au Teatro Real de Madrid

Dimanche 26 janvier 2020 sur Mezzo HD à 22h35
Le Conte du Tsar Tsaltan de Rimski-Korsakov à la Monnaie de Bruxelles

Mercredi 29 janvier 2020 sur Mezzo à 20h30
Orlando Furioso de Vivaldi à Venise

Vendredi 31 janvier 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Lohengrin de Wagner à La Monnaie de Bruxelles

Samedi 01 février 2020 sur Mezzo à 20h30
Lohengrin de Wagner à La Monnaie de Bruxelles

Dimanche 02 février 2020 sur Mezzo HD à 21h00
Les Vêpres Siciliennes de Verdi au Mariinski

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Operavision, Culturebox, ConcertArte etc...

Attention : depuis le 15 avril 2019, le site Culturebox a été renommé, et pour le trouver il faut aller sur www.France.TV, sélectionner en haut du menu "Catégorie", puis "Culture". Ensuite, se rendre aux vidéos "Opéra et Musique Classique". Les dates de fin de validité des vidéos d'opéras ne sont pas toujours correctes, et certaines vidéo toujours accessibles directement, ne sont plus visibles depuis ce nouveau site.

 

Brothers (Armel Opera Festival) jusqu'au 01 janvier 2020

Journal d'un disparu (Armel Opera Festival) jusqu'au 02 janvier 2020

Les Noces de Figaro (Armel Opera Festival) jusqu'au 03 janvier 2020

Away, no matter where (Armel Opera Festival) jusqu'au 04 janvier 2020

Don Giovanni (Armel Opera Festival) jusqu'au 05 janvier 2020

Nabucco (Arènes de Vérone) jusqu'au 05 janvier 2020

Placido Domingo aux Arènes de Vérone jusqu'au 06 janvier 2020

Il Trovatore (Teatro Real de Madrid) jusqu'au 06 janvier 2020

Ariane et Barbe Bleue (Capitole de Toulouse) jusqu'au 11 janvier 2020

La Chauve Souris (Opéra de Marseille) jusqu'au 19 janvier 2020

Les 150 ans de l'Opéra de Vienne jusqu'au 20 janvier 2020

Simone Young - Opérettes à Vienne - jusqu'au 20 janvier 2020

Les Troyens (Opéra National de Paris) jusqu'au 20 janvier 2020

La Fille de Neige (Opéra National de Paris) jusqu'au 20 janvier 2020

Les Huguenots (Opéra National de Paris) jusqu'au 21 janvier 2020

La Belle Hélène (Opéra de Lausanne) jusqu'au 27 janvier 2020

8eme symphonie de Mahler (Chorégies d'Orange) jusqu'au 27 janvier 2020

Concert du nouvel an à la Fenice jusqu'au 30 janvier 2020

 

Macbeth (Staatsoper Berlin) jusqu'au 02 février 2020

Maria de Buenos Aires (Opéra de Strasbourg) jusqu'au 14 février 2020

Les Contes d'Hoffmann (La Monnaie de Bruxelles) jusqu'au 17 février 2020

Il Sogno Di Scipione (La Fenice) jusqu'au 18 février 2020

The Importance of Being Earnest  (Nouvel opéra de Friebourg) jusqu'au 21 février 2020

Giselle (Opéra de Paris) jusqu'au 23 février 2020

 

La Bohème (NCPA, Mumbai) jusqu'au 05 mars 2020

Aida (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 08 mars 2020

Beethoven : "L'Académie de 1808" - Philippe Jordan - jusqu'au 10 mars 2020

Hamlet (OPERA2DAY) jusqu'au 12 mars 2020

Esa-Pekka Salonen dirige Chostackovitch et Bruchner jusqu'au 12 mars 2020

Mam'zelle Nitouche (Opéra de Lausanne) jusqu'au 14 mars 2020

Halka (Poznan Opera) jusqu'au 19 mars 2020

Jonas Kaufmann (Mélodie Viennoises) jusqu'au 20 mai 2020

Karine Deshayes et l'ONF interprètent Ravel et Debussy jusqu'au 26 mars 2020

Sternenhoch (National Theatre Prague) jusqu'au 26 mars 2020

Jessye Norman et Kathleen Battle chantent des spirituals jusqu'au 30 mars 2020

Jenufa (National Theatre Brno) jusqu'au 01 avril 2020

L'Inondation (Opéra Comique) jusqu'au 02 avril 2020

Le Barbier de Séville (Opéra de Rouen) jusqu'au 05 avril 2020

Requiem de Mozart (Festival d'Aix en Provence 2019) jusqu'au 05 avril 2020

La fontaine de Bakhtchisaraï (Mariinsky) juqu'au 09 avril 2020

Norma (Capitole de Toulouse) jusqu'au 11 avril 2020

The Bassarids (Komische Oper Berlin) jusqu'au 12 avril 2020

Anna Bolena (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 16 avril 2020

Der ferne Klang (Royal Swedish Opera) jusqu'au 18 avril 2020

Phaéton (Opéra Royal de Versailles) jusqu'au 24 avril 2020

Carmen (NPCA Beijing) jusqu'au 24 avril 2020

Don Giovanni (Opéra de Rome) jusqu'au 25 avril 2020

Le Barbier de Séville (Teatro Municipal de Santiago) jusqu'au 26 avril 2020

L'Odyssée Offenbach jusqu'au 26 avril 2020

Nikolai Subic Arinjski (Croatian National Theaterb in Zagreb) jusqu'au 01 mai 2020

La Passion selon Saint-Jean (Festival de Pâques) jusqu'au 04 mai 2020

Ermione (Teatri di San Carlo) jusqu'au 08 mai 2020

Les Carmina Burana (Radio France) jusqu'au 10 mai 2020

Les Boréades (Opéra de Dijon) jusqu'au 15 mai 2020

Cendrillon (Opéra National de Paris) jusqu'au 21 mai 2020

La Clémence de Titus (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 24 mai 2020

La messe en si (Philharmonie de Paris) jusqu'au 26 mai 2020

The Bartered Bride (Garsington Opera) jusqu'au 29 mai 2020

Tosca (Polish National Opera) jusqu'au 05 juin 2020

Brothers (Icelandic Opera) jusqu'au 12 juin 2020

Parade (Théâtre du Châtelet) jusqu'au 14 juin 2020

Fidelio (Festival de Salzburg 2015) jusqu'au 14 juin 2020

Berlioz, le concert monstre (Philharmonie de Paris) jusqu'au 24 juin 2020

Requiem de Mozart, Yoann Bourgeois (La Seine musicale) jusqu'au 29 juin 2020

Turandot (Teatro Real de Madrid) jusqu'au 29 juin 2020

La Cenerentola (Irish National Opera) jusqu'au 30 juin 2020

The Rake's Progress (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu'au 10 juillet 2020

Tosca (Festival d'Aix en Provence 2019) jusqu'au 10 juillet 2020

Musiques baroques d'Espagne et d'Italie (Festival de Grenade) jusqu'au 22 juillet 2020

"Aus Licht" de Stockhausen (Dutch National Opera) jusqu'au 31 août 2020

Peer Gynt par David Bobee (Maison des Arts de Créteil) jusqu'au 21 septembre 2020

Un soir de fête avec Roberto Alagna jusqu'au 22 septembre 2020

Madame Butterfly (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 25 septembre 2020

Les Indes Galantes (Opéra National de Paris) jusqu'au 09 octobre 2020

The Indian Queen (Opéra de Lille) jusqu'au 11 octobre 2020

Turandot (Gran Teatre del Liceu de Barcelone) jusqu'au 14 octobre 2020

Richard Cœur de Lyon (Opéra Royal de Versailles) jusqu'au 17 octobre 2020

Shell Shock, a Requiem for a War (Philharmonie) jusqu'au 30 octobre 2020

Ercole Amante (Opéra Comique) jusqu'au 30 novembre2020

Laurence Equilbey dirige Thamos de Mozart (Seine Musicale) jusqu'au 13 décembre 2020

Odyssée Baroque - Les 40 ans des Arts Florissants - jusqu'au 21 décembre 2020

Les Fantômes de Versailles (John Corigliano) jusqu'au 23 décembre 2020

Barbara Hannigan dirige Bartok, Haydn, Ligeti et Kurtag (Radio France) jusqu'au 24 juillet 2021

Voir les commentaires

Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique