Publié le 27 Juillet 2007

Genèse de l’œuvre

 Après la disparition de ses deux enfants - Virginia en août 1838 et Icilio en octobre 1839, chacun âgé de 1 an ½-, comment trouver l’état d’esprit pour composer un opéra bouffe ?
 
Pourtant Verdi étudie plusieurs livrets et retient « Il finto Stanislao » de Felice Romani, déjà sujet de l’opéra d'Adalbert Gyrowetz joué dés 1818 mais rapidement disparu du répertoire.
« Giorno di regno », nouvellement nommé, est tiré d’une pièce de Pineu-Duval, « Le faux Stanislas ».
 
En pleine composition de la musique, sa femme Margherita, gravement malade, s’éteint au début de l’été 1840. Le cœur n’y est plus, mais la saison est trop avancée pour que Merelli renonce à jouer l’œuvre. Verdi finalise alors son opéra en quelques semaines et se joint aux répétitions en plein mois d’août.
 
La première a lieu le 5 septembre 1840 et est un terrible échec : « Ah ! si les spectateurs avaient alors, je ne dis pas applaudi, mais accueilli l’opéra en silence, je n’aurais pas eu de mots pour les remercier».
C’est la seule représentation et « Oberto » reprend l’affiche pour 17 soirs.
 
Giorno di Regno
 
Au XVIIIème siècle, l’Autriche des Habsbourg et la Russie tentent d’étendre leur hégémonie sur le continent européen.
La France, ainsi que les états issus de la désunion de l’Allemagne, tels la Prusse et la Saxe, cherchent également à en tirer parti.
 
Stanilas Leszcynski, élu roi de Pologne en 1702, est battu par la Saxe en 1709 (Poltava), et doit fuir en France. Sa fille, Marie, devient alors l’épouse de Louis XV.
 
En 1733, Auguste le Fort, électeur de Saxe, meurt. Les français soutiennent le retour du roi.
Cependant, les troupes russes et saxonnes le substitueront très rapidement par Auguste III.
 
L’action de « Giorno di Regno » se passe en août 1733, au moment où Leszcynski est sur le point de réussir son retour sur le trône de Pologne. Le Chevalier Belfiore se fait passer pour le roi et loge au château du baron de Kelbar, dans les environs de Brest.
Il profite de son statut du jour pour empêcher deux mariages, l’un forcé entre le Trésorier et Giuletta, elle même éprise d’Edoardo, l’autre entre la Marquise Del Poggio qu’il aime (mais qui pense qu’il la trompe) et le Comte Ivrea.
 
Les rebondissements de l’intrigue, et la nécessité d’improviser en permanence, amènent le faux roi dans une situation inextricable dont seule l’annonce de l’arrivée de Leszcynski sur le trône polonais va le libérer.
 
L’échec de l’œuvre fut d’abord du au manque de conviction des chanteurs. Beaucoup de points restent obscurs dans le livret (pourquoi la marquise se méfie t’elle du chevalier ?) qui sont totalement éclaircis dans la version de Gyrowetz.
Par ailleurs, la musique, joyeuse et entraînante, parue trop empruntée à Rossini ou Donizetti.
 

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Rédigé par David

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Publié le 23 Juillet 2007

Mai           2023  Saison 2023/2024 du Teatro Real de Madrid

Avril          2023  Saison 2023/2024 de La Monnaie de Bruxelles

Mars          2023  Présentation de la saison 2023/2024 de l'Opéra national de Paris

Mars          2023 Présentation de la saison 2023/2024 du Théâtre des Champs-Élysées

Mars          2023  Saison 2023/2024 du Bayerische Staatsoper

Février       2023  Saison 2023/2024 du MET

 

Octobre      2022 Venise révélée

Mars          2022  Présentation de la saison 2022/2023 de l'Opéra national de Paris

Mars          2022 Présentation de la saison 2022/2023 du Théâtre des Champs-Élysées

Janvier       2022 Collection Morozov

 

Décembre  2021 Anselm Kiefer pour Paul Celan

Mai            2021 Présentation de la saison 2021/2022 du Théâtre des Champs-Élysées

Mai           2021 Présentation de la saison 2021/2022 de l'Opéra National de Paris

 

Mars          2020 Présentation de la saison 2020/2021 du Théâtre des Champs-Elysées

Mars          2020 Présentation de la saison 2020/2021 de l'Opéra National de Paris

 

Mars          2020 Confinement culturel, les témoignages de Martial Di Fonzo Bo et Cyrille Dubois

Mars          2019 Présentation de la saison 2019/2020 du Théâtre des Champs-Elysées

Mars          2019 Présentation de la saison 2019/2020 de l'Opéra National de Paris

Février       2019  Saison 2019/2020 du MET

 

Juin               2018 Conférence Stéphane Lissner : pourquoi l'opéra aujourd'hui?

Avril              2018 Master Class Philippe Jordan

Mars              2018 Présentation de la saison 2018/2019 du Théâtre des Champs-Élysées

Janvier           2018 Présentation de la saison 2018/2019 de l'Opéra National de Paris

Novembre     2017 Présentation de la nouvelle production de La Bohème

Mars              2017 Présentation de la saison 2017/2018 du Théâtre des Champs-Elysées

Janvier           2017 Présentation de la saison 2017/2018 de l'Opéra National de Paris

Avril               2016  Saison 2016/2017 du Théâtre des Champs-Elysées

Mars               2016 Les secrets du Palais Garnier

Février            2016 Présentation de la saison 2016/2017 de l'Opéra National de Paris

Février            2016 Démission de Benjamin Millepied - L'Opéra, miroir d'une société bloquée

Février             2016 Mithridate, re di ponto - Entre amours et trahison

Novembre        2015 La modernisation des loges du Palais Garnier

Octobre           2015 Rencontre musique classique

Avril                 2015 Saison Avril-Juillet 2015 de l'Auditorium de Radio France

Avril                 2015 Saison 2015/2016 du Théâtre des Champs Elysées

Février              2015 Saison 2015/2016 de l'Opéra National de Paris

Octobre            2014 Tamar Iveri delays benefit concert to the day of Human Rights

Septembre        2014 Gerard Mortier : Choissisez votre futur

Septembre        2014  Hommage à Gerard Mortier - Gand

Juillet                2014 Tamar Iveri - Un concert pour le National Coming Out Day le 11 octobre

Mai                  2014 Hommage à Gerard Mortier

Avril                 2014 In Memoriam Gerard Mortier

Mars                2014 Gerard Mortier, qui sera à la hauteur après sa disparition ?

Mars                2014 Présentation de la saison 2014 / 2015 de l'Opéra National de Paris

Février             2014 Le "Mortier Award" un nouveau prix pour le Théâtre musical

Février             2014  Présentation de la saison 2014/2015 du Teatro Real de Madrid

Décembre        2013 Gerard Mortier : son Annus Horribilis

Septembre       2013 Mortier Conseiller artistique du Teatro Real

Septembre      2013  Destitution de Gerard Mortier : mais, ici, qui démissionne?

Juin                 2013 Saison théârale 2013/2014 des grands théâtres parisiens

Mai                 2013  Saison lyrique 2013/2014 des grands opéras européens

Mars               2013    Krzystof Warlikowski Commandeur des Arts et des Lettres 

Février                2013     Présentation de la saison 2013/2014 du Teatro Real de Madrid

Décembre         2012     Présentation de Médée par Krzysztof Warlikowski

Mars                 2011     Présentation de la saison 2011/2012 de l'Opéra de Paris

Juin                   2010     Hommage à Régine Crespin par André Tubeuf

Avril                  2010     Table ronde sur le rôle de la critique d'Opéra

Mars                 2010     Présentation de la saison 2010/2011 de l'Opéra de Paris

Mars                 2010     Présentation du Faust de Philippe Fénelon

Octobre 2009/Janvier 2010  De Byzance à Istanbul : un port pour deux continents

Décembre         2009     Présentation du contexte d'Andrea Chénier par Nicolas Joel

Juin                   2009     Présentation du Roi Roger par Gerard Mortier

Mars                  2009     Présentation de la saison 2009/2010 de l'Opéra de Paris

Novembre          2008     Présentation de Fidelio par Gerard Mortier
Octobre             2008     Présentation de l'Opéra Tchèque par Gerard Mortier 

Mars                  2008     Présentation de la saison 2008/2009 de l’Opéra de Paris
Février               2008     Présentation de Parsifal par Gerard Mortier
 

Février               2008     Présentation de Cardillac par Gerard Mortier

Mars                  2008     Présentation de Wozzeck par Gerard Mortier

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Rédigé par David

Publié le 23 Juillet 2007

L’âge d’or de l’Inde classique. L’Empire Gupta.

Exposition du Grand Palais      04 avril au 08 juillet 2007 (Paris)
 
Sous le règne de Chandragupta II (380-414), le royaume Gupta atteint son Apogée au cours d’une période considérée comme un modèle de la littérature Indienne. Les progrès de l’Art, l’Astronomie et les Mathématiques sont suffisamment significatifs pour que plus tard les Arabes, puis les Européens reprennent leur système numérique.
 
Le Grand Palais présente des sculptures de l’époque. L'étonnement et la séduction trouvent leur origine dans ces lignes pures, élégantes hyperboles à flanc de silhouette qui ensuite s’inversent pour épouser les formes des jambes et s’ouvrent enfin au niveau des épaules sur les traits elliptiques du visage.
 
Admirer la perfection de ces contours, digne des trajectoires des astres, suffit à abstraire l’esprit de ce qui l’alourdit et se demander quelle est la part de calcul dans cet Art.

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Rédigé par David

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Publié le 20 Juillet 2007

La rubrique qui suit est entièrement dédiée à Verdi.

Très engagé politiquement, le compositeur utilisa souvent comme toile de fond les situations historiques passées que lui inspira la conjoncture italienne.
Il est ainsi passionnant de reprendre chaque livret des 28 opéras du Maître de la cabalette et de les éclairer selon deux angles : les circonstances qui entourent la création de l'œuvre d'une part, le contexte historique du sujet même de la pièce d'autre part.
C'est un petit travail de recherche qui nous entraîne aussi bien dans la vie de Verdi qu'à travers les périodes de l'Histoire de l'Humanité. 
 
Cette page regroupe les liens vers chacune des œuvres de Verdi,  classées par période, et, en cliquant sur ces liens, il est possible de naviguer à travers l'histoire de ces œuvres, de page en page.
 
Bonne lecture. 
Historique des oeuvres de Giuseppe Verdi

1813  Roncole     Naissance de Giuseppe Verdi le 10 octobre

 

Les débuts milanais (1839-1843) : 4 opéras en 5 ans

1839 Milan          Oberto                    La chute du Saint Empire Germanique (1228)
1840 Milan          Giorno di Regno       La guerre de succession en Pologne    (1733)
1842 Milan          Nabucco                 La renaissance de l’Empire Babylonien (-597)
1843 Milan          I Lombardi              La première croisade                           (1096)

 
Les années de galères (1844-1849) : 10 opéras en 6 ans


1844 Venise         Ernani                    Charles Quint couronné Empereur       (1519)
1844 Rome          I due Foscari           Venise pendant les guerres d’Italie      (1457)
1845 Milan          Giovanna d’Arco       La guerre de cent ans                        (1429)
1845 Naples        Alzira                      La chute de l’Empire Inca                   (1535)
1846 Venise        Attila                      L'invasion de l'Empire Romain               (451)
1847 Florence     Macbeth                 Les guerres de succession en Ecosse     (1040)
1847 Londres      I Masnadieri            La tyrannie des Etats Allemands          (1730)
1847 Paris           Jérusalem               La première croisade                              (1096)
1848 Trieste        Le Corsaire           Le déclin de l’Empire Ottoman en Europe (1810)
1849 Rome         La Battaglia di Legnano La défaite de Barberousse            (1176)
 
Les années de la maturité (1849-1858) : 8 opéras en 10 ans

 
1849 Naples       Luisa Miller            La Tyrannie des états Allemands           (1776)
1850 Trieste       Stiffelio                   Le renforcement du protestantisme en Allemagne (1814)
1851 Venise       Rigoletto                 Victor Hugo face à la censure               (1832)
1853 Rome        Le Trouvère            La guerre de succession pour le trône d’Aragon (1410) 
1853 Venise       La Traviata             La bourgeoisie parisienne du XIXième siècle   (1844)
1855 Paris          Les Vêpres siciliennes    Le rattachement de la Sicile à l’Aragon (1282) 
1857 Venise       Simon Boccanegra  L’Empire maritime de la république de Gênes (1339)
1857 Rimini       Aroldo                    Retour de la troisième croisade              (1200)
 

L'art du Grand Opéra (1859-1872) : 4 opéras en 14 ans


1859 Rome        Un Ballo in Maschera   Le règne de Gustave III de Suède     (1792)
1862 St Petersbourg  La Force du Destin   La guerre de succession d'Autriche en Italie (1746)
1867 Paris          Don Carlos             Le règne de Philippe II d'Espagne         (1559)
1871 Le Caire    Aïda                        La légende de Théagène et Charidée  (-500)


La collaboration avec Arrigo Boito (1873-1893) : 2 opéras en 21 ans
  

1887 Milan        Otello                      Venise à l'apogée de son rayonnement (1510)
1893 Milan        Falstaff                     L'accession d'Henry V au trône d'Angleterre (1411)

   

1901  Milan    Mort de Giuseppe Verdi le 27 janvier

 

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Rédigé par David

Publié le 20 Juillet 2007

Genèse de l’œuvre

Tout aussi agréable que soit la vie à Busseto, le jeune compositeur Verdi n’eut pas moins envie (et aussi besoin) que sa renommée dépassa les horizons de son patelin parmesan.

En 1836, il commence alors à composer un opéra pour le Teatro Filodrammatico de Milan. Il a toute la confiance du directeur Massini, mais ce dernier quitte son poste la même année.

Sans aucun soutien, Verdi doit donc rester à Busseto en tant que directeur musical où, pendant 2 ans, il peut se consacrer à loisir au remaniement du livret et de la partition de son premier ouvrage.

Vient enfin le jour où Massini obtient une audition auprès de Merelli, directeur de la Scala de Milan. « Oberto, Conte di San Bonifacio » pourra être joué à l’occasion d’un gala de charité.

Or, lors des répétitions, Merelli est témoin d’un échange très favorable à l’œuvre entre la soprano Strepponi et le baryton Giorgio Ronconi. Il propose ainsi à Verdi de représenter son œuvre la saison suivante moyennant quelques modifications du livret avec l’aide de Solera.

La première a lieu le 17 novembre 1839 et le succès est appréciable : 14 représentations sont données cette année là, ce qui est une réussite pour un compositeur âgé de seulement 26 ans !

Très rapidement, Merelli fait une nouvelle proposition : il passe commande de 3 opéras à Verdi à raison d'un tous les huit mois !

Oberto

L’action se situe en 1228 à Bassano (Vénétie) au château du Gibelin Ezzelino « Le petit Attila ».

Ce despote sans pitié, rallié à l’empereur Frédéric II, domine une large partie de l’Italie du Nord.
A cette époque la querelle entre le Saint Empire romain germanique et la papauté (Grégoire IX) a repris de plus belle depuis 1227, et va durer jusqu'en 1250.
L’enjeu pour chacune des parties est la légitimité politique en Italie. Le conflit se soldera par le rejet des Allemands hors de la péninsule.
 
La toile de fond historique semble alors répondre à la situation d’occupation autrichienne que connaît l’Italie depuis 1815.
De plus, Verdi ne peut être insensible à la fondation du mouvement « jeune Italie » qui depuis 1831 exalte le sentiment anti-autrichiens.
 
Pourtant, « Oberto » n'est qu'une histoire sentimentale qui dépasse l’appartenance politique des personnages.
 
Oberto, rallié aux Guelfes, a perdu une bataille décisive face à Ezzelino et s’est réfugié à Mantoue.
 
Sa fille, Leonora, restée à Vérone, est demandée en mariage par Ricardo, partisan d’Ezzelino. Mais le jeune homme s'éprend de Cuzina, sœur du maître de Bassano, et s'engage également envers elle.
 
Oberto revient alors pour rétablir son honneur alors que Cuzina, révoltée par le comportement de Ricardo, le pousse à tenir sa promesse vis-à-vis de Léonore. Le duel entre le père et le prétendant devient inévitable.
 
L’orchestration de l’œuvre n’est évidemment pas d’une grande sophistication : elle peut rappeler Bellini, mais comporte déjà ces coups de théâtre qui fixent l’attention.
 
Les airs s'imprègnent d'expressions nobles empreintes de mélancolie, et il est étonnant à l’écoute de deux airs successifs de les trouver fort semblables. Sans compréhension de l’italien, il n’est pas possible de distinguer que l’un exprime la peine et l’autre la joie.
 
C’est avec beaucoup d’amusement que l’on se prend à reconnaître des expressions musicales que l’on retrouvera plus dramatisées dans des œuvres ultérieures (la rage d’Abigaille, l'insoutenable tension lors de la préparation du meurtre de Macbeth, le quatuor du Trouvère …).
 
Le comportement de Cuzina est remarquable : seule compte pour elle de renvoyer son amant à son engagement vis-à-vis de Léonore (son ennemie politique !).
 
La suite : Giornio di regno

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Rédigé par David

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Publié le 20 Juillet 2007

Samedi 1er septembre 2007 sur ARTE (Musica) à 22H35 (durée 55mn)
Voci Verdiane, jeunes voix pour Verdi
Documentaire. Dagmar Brendecke et Walter Brun

Dimanche 2 septembre 2007 sur ARTE à 19H00 (durée 45 mn) 
Susan Graham. Sexy Lady. 
Documentaire 2005 

Lundi 3 septembre 2007 sur TF1 à 02H45 (durée 150 mn) 
Noé 
Opéra de Halevy complété par Bizet 
Enregistré au Théâtre Impérial de Compiègne en 2004 
Orchestre français Albéric Magnard et l’ensemble Cori Spezzati. 
Avec Anne-Sophie Schmidt, Jean-Philippe Courtis 

Mardi 4 septembre 2007 sur France 2 à 01H20
Les Pêcheurs de Perles (Georges Bizet)
Enregistré à Bombay en septembre 2006 avec des musiciens de Bollywood.
Direction : Marco Balderi

Vendredi 7 septembre 2007 sur France 3 à 20H50
Hommage à Luciano Pavarotti
Concert original des 3 ténors enregistré aux Thermes de Caracalla
le 7 juillet 1990 sous la baguette de Zubin Metha

Samedi 8 septembre 2007 sur France 3 à 23H45
"Maria Callas, toujours vivante" suivi de
"Maria Callas, un destin d'exception" (documentaire BBC)

Dimanche 9 septembre 2007 sur ARTE à 19H00
Concert de Luciano Pavarotti enregistré le 26 juillet 1986 à l'Olympia
Stadium de Munich à l'occasion de ses 25 ans de scène.

Mardi 11 septembre 2007 sur France 2 à 01H30
Musique au coeur ( Eve Ruggieri )
Trois stars à Berlin (enregistré à la Waldbühne de Berlin en juillet 2006)
Domingo / Netrebko / Villazon
Direction Marco Armiliato

Samedi 15 septembre 2007 sur France 3 à 02H35
"Maria Callas, un destin d'exception" (documentaire BBC)
Rediffusion

Samedi 15 septembre 2007 sur France 3 à 22H35
La Danse,l'art de la rencontre
Documentaire. Dominique Hervieu et José Montalvo (2006)

Dimanche 16 septembre 2007 sur France 3 à 04H30
"Maria Callas, un destin d'exception" (documentaire BBC)
Rediffusion

Dimanche 16 septembre 2007 sur Arte à 19H00
Maria Callas à Paris.
Documentaire (2007)

Lundi 17 septembre 2007 sur France 2 à 01H45
Maria Callas, l'art et la vie.
Documentaire Alan Lewens et Alastaire Mitchell (1987)

Mardi 18 septembre 2007 sur France 2 à 01H00
Musique au coeur : Maria Callas

Mercredi 19 septembre 2007 sur ARTE à 20H40 (durée 98 mn)
"Maria Callas Assoluta", portrait-roman de Philippe Kohly

Samedi 22 septembre 2007 à 22:30 sur Arte
Enregistré au Théatre des Champs Elysées à Paris, en juin 2007. Réalisation: Chloé Perlmuter
Pelléas et Mélisande (Claude Debussy)
Direction musicale : Bernard Haitink . Mise en scène : Jean-Louis Martinoty. Décors : Hans Schavernoch. Costumes : Yan Tax. Lumières : André Diot. Avec : Magdalena Kozena (Mélisande) ; Jean-François Lapointe (Pelléas) ; Marie-Nicole Lemieux (Geneviève) ; Laurent Naouri (Golaud) ; Gregory Reinhart (Arkel) ; Amel Brahim Djelloul (Yniold) 


Dimanche 23 septembre 2007 sur France 3 à 01h10 (durée 185 mn)
Guillaume Tell (Rossini)
Opéra Bastille. Mise en scène de Francesca Zambello.
Direction Bruno Campanella.
Seulement 27 jours après la diffusion sur TF1 et pendant la diffusion de Pelléas sur ARTE.
Bravo le service public !


Lundi 24 septembre 2007 sur TF1 à 02H05 (durée 2h10)

Paquita
Musique de Minkus et Deldevez.
Chorégraphie de Pierre Lacotte.
Par le ballet de l’Opéra de Paris. Enregistré au Palais Garnier. 
 
Mardi 25 septembre 2007 sur France 2 à 01h25 (durée 1h50)

Proust ou les intermittences du coeur
Ballet de Roland Petit de 1974 inspiré de "A la recherche du temps perdu" de Marcel Proust
sur des musiques de Ludwig Van Beethoven, Claude Debussy, Gabriel Fauré, César Frank, Reynaldo Hahn, Camille Saint Saens et Richard Wagner.
Direction Koen Kessels
Enregistré au Palais Garnier en mars 2007

 

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Rédigé par David

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Publié le 16 Juillet 2007

Le 1 août 2007 à 00h30 sur France 2
La bohème (Orange 2005)
avec Roberto Alagna et Angela Gheorghiu.


Le 6 août 2007
Zoroastre de Rameau
Production du Théâtre de Drottningholm, 2005
Mise en scène: Pierre Audi

Le 18 août 2007 à 02H30 sur TF1 (durée 165 min)
Manon de Massenet
Opéra Bastille 2001
Renée Fleming, Marcelo Alvarez
Mise en scène : Gilbert Deflo

Le 19 août sur ARTE à 19H00 (durée 110mn)
Claudio Abbado dirige la 3ième de Malher
En direct du Festival de Lucerne

Le 20 août 2007 à 02H25 sur TF1 (durée 190 min)
Les Indes Galantes (Rameau)
Opéra Garnier
Direction W.Christie

Le 21 août 2007 à 01H35 sur France 2 (durée 180 mn)
Cosi fan tutte de Mozart
Production du festival de Salzbourg 2006


Le 27 août 2007 à 02H00 sur TF1 (durée 185 mn)
Guillaume Tell de Rossini
Opéra Bastille, mise en scène Francesca Zambello
Direction B.Campanella

Le 28 août 2007 sur France 2 (Nuit d’été) à 01H15 (durée 75 mn)
Claudio Abbado dirige la 5ième de Malher
Enregistrée au Festival de Lucerne en 2004 

Le 31 août 2007 sur TF1 à 02H25 (durée 150 mn)
La Flûte Enchantée (Mozart)
Jeune orchestre lyrique français
Direction Dominique Trottein
Réduction pour orchestre, airs en allemand et récitatifs en français.
Festival de St Céré 2000
 

 

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Rédigé par David

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Publié le 15 Juillet 2007

La Belle Epoque

 
L’Aristocratie, très sûre d’elle-même, continue à jouer les Mécènes (citons Madame de Guermantes)
 
1902     Répétition Générale de Pelléas et Mélisande à l’Opéra Comique.
Albert Carré (Directeur de l’Opéra) et André Messager (Chef d’orchestre) croient en Debussy.
La pièce est de Maeterlinck avec lequel le compositeur s’est brouillé ce qui lui vaut une cabale.
Mais cette fois l’intelligentsia (Romain Roland, Gide) réussit rapidement à imposer Debussy ce que Verlaine, Mallarmé avaient manqué avec Wagner.
 
1904     L’imprésario Gabriel Astruc (basé au Châtelet) convainc le directeur de l’Opéra de s’intéresser à Salomé. Les embûches sont nombreuses : problèmes de droits, de scandale et de traduction.
L’œuvre est créée au Châtelet avec une troupe allemande 3 ans avant Garnier.
Aristide Briand propose au président de nommer Strauss Chevalier de la Légion d’Honneur.
Paris redevient une métropole de l’art lyrique international.
 
Albert Carré monte à l’Opéra Comique les Puccini en français (Bohème 1898, Tosca 1903, Butterfly 1906). L’accueil est délirant, la critique hostile.
 
1910     Tout le Metropolitan, dont Toscanini, est là pour interpréter les Puccini. Astruc, le Moderniste, monte des œuvres véristes à Paris.
 
1911     Paris finit par accepter Wagner de manière durable et la première Tétralogie est produite.
 
1913     Astruc, dédie Le Théâtre des Champs Elysées aux créations les plus modernes.
Le 29 mai, les huées accueillent La Sacre du Printemps. Le 12 octobre le Théâtre ferme. Astruc est ruiné.
 
La période Rouché
 
1913     Jacques Rouché engagé à fond en faveur de la modernité est un polytechnicien qui a la faveur des salons. Il devient directeur de l’Opéra sachant que depuis Louis XIV, l’administrateur partage les pertes avec l’état. Il le restera jusqu’en 1945.
Sa générosité naturelle en fait un directeur mécène ce qui est très rare en France
 
Si « Le Rossignol » de Stravinsky est froidement accueilli, « La Légende de Joseph » (argument Hofmannsthal, musique de Strauss) est très bien reçue.
 
1916     L’Opéra retrouve une dimension politique
Rouché produit « Jeanne d’Arc », « Les Girondins » et « Chants de Guerre ».
Le pays se retourne vers ses arts et ses traditions. Jamais le répertoire national n’a autant été cultivé que dans les années 20-40.
Garnier est suivi par l’Opéra Comique avec Padmavati, Le Festin de l’Araignée, Nausicaa, Le Marchand de Venise).
 
1918    Satie se voit commander "Socrate" dont la froideur choque le public.
Le groupe des 6 (Durey, Milhaud, Honegger, Tailleferre, Auric et Poulenc) se constitue dans la ligne de Satie pour écrire de la bonne musique française dans un esprit d'avant-garde. Leurs oeuvres ne seront appréciées qu'à partir des années 50 (Honegger : Jeanne au bûcher en 1950 et Le Roi David 1960).
 
1923     La princesse de Polignac commande « le Tréteau de Maître Pierre » à Falla. Enthousiasmé par ses aspects burlesques, Ravel crée « L’Enfant et les sortilèges » en 1926.
 
Avec « Œdipe Rex », Stravinsky amène à son apogée un style d’Opéra Parisien bien à soi qui se distingue du post Wagnérien et des Véristes Italiens.
 
Le Temps de Rouché est comparable à celui de Mahler à Vienne. Il réussit à faire cohabiter répertoire et Avant-garde. L’école de chant française est défendue par Georges Thill, Lily Pons, André Pernet, Marcel Journet.
 
1939     Le 14 novembre, les théâtres lyriques nationaux sont réunis. Le personnel ne se sent plus au service exclusif d’une maison. Les corporatismes et revendications redoublent.
A la fin de la guerre, Rouché est accusé à tort d’être un collaborateur et doit partir.
 
L’après guerre
 
C’est une période faible marquée par quelques coups d’essais :
 
1952     Les Indes galantes
1953     The Rake’s Progress
1956     Dialogues des Carmélites
 
L’Ere Liebermann
 
Avec Rolf Liebermann, l’Opéra sera l’évènement de Paris.
 
1973     En mars, les Noces de Figaro (Strehler) signent au Théâtre royal du Château de Versailles, et sous la direction de Solti, la renaissance de la vie lyrique parisienne.
Liebermann inculque l’idée que l’Opéra reste un genre actuel et engagé.
Ce n’est pas une partie de chant mais du vrai, du grand Théâtre.
 
Avec la Scala, l’Opéra de Paris produit Simon Boccanegra (Strehler, Abbado) mais le Ring sera limité à L’Or du Rhin et La Walkyrie.
 
1979     Avec Lulu, il réussit à monter les 3 actes malgré l’opposition de la fondation Berg (Mise en scène Chéreau, Lulu incarnée par Stratas).
 
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Publié le 15 Juillet 2007

L’apogée
 
1830     Révolution du Juillet : C’est le triomphe de la bourgeoisie qui ne veut que s’amuser.
Le dernier directeur de l’époque Louis Philipparde, Louis Désiré Véron va séduire le public avec seulement trois noms : Rossini, Auber, Meyerbeer. « Quand on ne parle ni à l’esprit ni au cœur, il faut parler aux sens et surtout aux yeux ».
L’Académie de Musique est installée rue LePeletier depuis l’assassinat du Duc de Berry.
 
Les œuvres issues du romantisme musical sont montées avec 10 à 20 ans de retard (Lucia en 46, Don Giovanni en 34).
On retrouve les auteurs éprouvés comme Halévy (La Juive en 35) ou Meyerbeer qui recherche la vraisemblance mais non dénuée de superficialité (Robert le Diable en 31, Huguenots en 36, Le Prophète en 49).
 
Depuis 1825, le Théâtre Italien est installé à Favart.
1835     Succès prodigieux des Puritains. C’est du Théâtre Italien que va procéder l’évolution lyrique et non pas de l’Académie de Musique ou l’Opéra Comique. Il va notamment s’attacher Donizetti.
En 1838, le théâtre déménage rue Vendatour.
 
1839     Arrivée de Wagner à Paris. Il défend sans succès le particularisme de l’art germanique et repart en avril 1842
 
1840     L’Opéra Comique s’installe alors salle Favart après l’incendie de la rue Feydeau.
Le Postillon de Longjumeau, Le Pardon de Ploërmel ou La Fille du régiment réjouissent ceux qui cherchent un spectacle complet.
 
1846     Echec de la Damnation de Faust par l’absence du côté visuel et dramatique.
 
 
Wagner, Verdi et les affaires politiques
 
Verdi contribue à retarder le recul sur la scène internationale de Paris et ses oeuvres sont présentées bien des années après leur création en Italie.Victor Hugo s’oppose à la création de Hernani (pour des questions de droits d’auteurs) mais ne peut rien faire contre Rigoletto.
 
 
1856     3 ans après le scandale de sa création, La Traviata est montée aux Italiens par curiosité et pour son parfum de Paris.
 
1859     Création de Faust (Gounod) et plus tard Roméo et Juliette (1867) au théâtre Lyrique.
 
Napoléon III souhaite parachever la rénovation du Louvre et des Tuileries par une large avenue débouchant sur un théâtre.
Charles Garnier gagne le concours de soumission face à plus de 170 concurrents.
Il devine que la bourgeoisie triomphante veut se montrer.
 
1860     Wagner est de retour à Paris depuis 1859. Il ne réussit à convaincre aucun directeur d’Opéra si bien qu’il trouve le soutien de la princesse de Metternich, femme de l’ambassadeur d’Autriche. Elle parle du compositeur à Napoléon III qui ordonne de représenter Tannhauser.
Avec « La lettre sur la Musique », Wagner se rallie bon nombre d’intellectuels. Mais l’avant-garde ne plait pas à tout le public. Des aristocrates n’acceptent pas d’être dérangés dans leurs habitudes et notamment le ballet situé en introduction de l’œuvre les obligent à être présents dés le début pour voir leurs danseuses. Munis de sifflets, ils transforment la seconde représentation en tapage.
 
1862     L’architecte Gabriel Davioud crée le Théâtre du Châtelet et le Théâtre Sarah Bernhardt. Carvalho devient le promoteur de l’Opéra Comique.
 
1866     Le succès de Mignon (Thomas) montre une évolution du goût français vers un style moins pompeux.
 
1867     Verdi est commandité par l’Académie de Musique à deux reprises : Les Vêpres siciliennes (1855) et Don Carlos qui sera cette année là le dernier grand succès international de Paris.
 
1870     La guerre éclate. Wagner se venge en écrivant « Une Capitulation » et se laisse aller à un pangermanisme grotesque. Le Wagnérisme devient une affaire politique pour accuser les artistes de dénationaliser l’art.
A l’inverse, si Verdi a souvent raillé la frivolité parisienne, il n’a pas oublié la part prise par la France de Napoléon III à l’unité italienne.
Il souhaite même que l’Italie vole au secours de la France.
 
A la fin du XIXième siècle, Verdi est quasiment le seul compositeur étranger officiellement adopté à l’Opéra de Paris.
 
1873     La salle rue LePeletier vient de Brûler.

1875     Inauguration par Mac Mahon du plus beau monument du second Empire. Cependant rien d’important ne sera créé à L’Opéra Garnier pendant 30 ans. Aïda (1880) et Rigoletto (1885) ne servent que pour combattre Wagner (politique oblige).
Il n’y a pas d’opéra français mais un genre français : Le Grand Opéra.
 
1887     Incendie de la Salle Favart après deux créations majeures : Carmen (1875) et Manon (1884).
 
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Publié le 15 Juillet 2007

Voici quelques notes que j’ai pu recueillir sur l’histoire de l’opéra à Paris.

   
Le ballet de cour et la découverte des opéras italiens
 
1573     Catherine de Médicis offre un ballet de cour aux ambassadeurs polonais.
La cour se fait défenseur de ce genre prisé par les cercles éclairés où la danse et le décor visuel servent musique et poésie.
 
1581     Belgiojoso crée le premier spectacle baroque complet, prétexte à danses éblouissantes.
 
1589     Mort de Catherine de Médicis. Henri IV lui succède.
 
1605     Les ballets sont entièrement chantés.
 
1610     Assassinat d’Henri IV. Marie de Médicis assure la régence.
 
1617     En guerre avec son fil, Marie de Médicis s’exile.
 
1624     Richelieu entre au conseil du Roi.
           
Louis XIII fait venir la troupe des Fedeli : Les styles intensément dramatiques de Rossi, Monteverdi enthousiasment les beaux esprits.
 
1643     Mort de Louis XIII et début de la régence d’Anna d’Autriche.
 
1645     Mazarin devenu 1er ministre révèle les splendeurs du grand Opéra Baroque Italien à Paris.
14 décembre : « La Finta Pazza » de Giulio Strozzi est donné à la salle du Petit Bourbon à l’est  du Palais du Louvre. Le public parisien peut y assister pour une modique somme.
Il s’agit de distraire les esprits agités d’un souffle de fronde.
 
1647     7 mars : L’Orfeo de Rossi est joué au Palais Royal. Les machines de Torelli impressionnent.
 
1648     Mazarin met fin à la guerre de 30 ans (traité de Westphalie) mais déclenche contre lui la Fronde. Il s’exile pour que la paix soit restaurée.
 
1653     Mazarin est rétabli dans son pouvoir.
 
1654     14 avril : Lors des Nozze di Peleo e di Theti (Capicoli) représenté au Petit Bourbon,  Louis XIV danse Apollon. Un autre danseur est Lully.
 
1659     Mazarin impose la paix des Pyrénées entre Bourbons et Habsbourg. Construction d’une salle de 7000 places aux Tuileries.
 
1661     Mort de Mazarin. Louis XIV devient monarque absolu.
 
L’Académie d’Opéra français sous Louis XIV
 
1664     Lully commence sa collaboration avec Molière (Le Bourgeois Gentilhomme en 70).
 
1669     Le poète Pierre Perrin obtient le privilège d’une Académie d’Opéra français et crée un théâtre au jeu de Paume du Becquet (Vaugirard).
 
1672     Lully obtient la succession de Perrin. Il rencontre Philippe Quinault qui composera ses livrets : Alceste (74), Thésée (75), Atys (76), Persée (82), Roland (85), Armide (86).
C’est le règne de l’opéra courtisan où le spectacle prime sur l’action en musique.
 
1694     Médée de Charpentier puis Alcyone de Marais (1706) sont fêtés à l’Académie.  
Le public montre ainsi un goût plus sensible et raffiné.
 
Rameau : l’émotion dans la musique
 
1697     André Campra illustre la mutation des activités lyriques avec l’Opéra Ballet.
L’Europe Galante triomphe suivi par Le Carnaval de Venise (1699)
 
1715     Mort de Louis XIV.
 
L’Opéra se déplace de la cour royale vers des résidences moins importantes.
 
1735     Les Indes Galantes de Rameau achèvent le règne de l’épicurisme de la Régence et du Rococo.
 
Avec une mentalité de chercheur Rameau intellectualise les ressorts de la tragédie. Poussé par Voltaire, il déploie de nouveaux timbres orchestraux et esquisse plus de vérité psychologique.
 
1751     Ainsi le succès de Pygmalion à Paris marque l’adéquation parfaite entre une esthétique, une ville et une société donnée. Mais cette suprématie renferme un débat violent.
 
1762     Une troupe Italienne arrive à Paris. Elle diffuse une musique simple et naturelle aux coûts de productions réduits, et lance un nouveau genre : l’Opéra Comique.
L’Opéra devient la préoccupation et le plaisir majeur de l’opinion.
 
1770     Construction d’une nouvelle salle au Palais Royal (2000 places).
 
1774     Gluck arrive à Paris après une longue carrière à Vienne. Il est ici sous la protection de son ancienne élève de Schönbrunn, Marie Antoinette, devenue reine cette année là.
L’enthousiasme pour Iphigénie en Aulide se transforme en délire pour Orphée et Eurydice.
 
Le directeur de l’Opéra de Paris a l’idée de faire concourir Gluck et Piccinni.
 
1779     Iphigénie en Tauride de Gluck donne la vie à un drame sans amour.
 
1781     Piccinni joue son Iphigénie appréciée mais incomparable à celle de Gluck reparti à Vienne.

 

L’Opéra impérial et la propagande politique 
L’Opéra Italien incarne la modernité
 
1781     Incendie de la salle du Palais Royal. L’Opéra est déplacé place St Martin.
 
1783     L’Opéra Comique à enfin sa salle nommée en l’honneur du librettiste Favart.
L’année d’après « Richard Cœur de Lion » de Grétry est connu de toute l’Europe.
 
1784     Salieri, élève de Gluck met en musique Les Danaïdes. Le maître rentre à Vienne.
           
1787     La situation économique puis politique s’aggrave. L’Italien retourne auprès de Joseph II
Un autre Italien arrive à Paris, Sacchini, soutenu par Marie Antoinette. Elle ne peut empêcher les cabales organisées contre lui de peur de donner l’impression de soutenir le parti étranger.
Il meurt avant le triomphe de son chef-d’œuvre : Œdipe à Colone
Cherubini est le dernier Italien à s’installer à Paris. Il y reste plus de 50 ans.
 
1791     Rue Feydeau, un théâtre concurrent à Favart s’installe.
 
La période révolutionnaire favorise surtout une certaine forme d’agitation politique.
 
1792     Gossec récupère la Marseillaise pour « Offrande à la liberté ». Huées, sifflets deviennent monnaie courante dans tous les théâtres de France jusqu’au Directoire.
 
1800     Triomphe de Cherubini à Feydeau avec « Les Deux Journées » dont l’humanisme fascine Beethoven pour « Fidélio ». L’œuvre est renommée « Le Porteur d’Eau » pour Vienne.
 
1801     Napoléon pousse Feydeau et Favart à fusionner. Les deux théâtres s’installent à Feydeau.
 
1804     Proclamation de l’Empire. Le théâtre des Arts devient l’Académie Impériale de Musique.
Le Sueur triomphe avec « Ossian ou Les Bardes ». Napoléon le choisit pour succéder à Paisiello à la tête de la chapelle des Tuileries.
Le sujet évoque l’Ecosse et l’apparition du surnaturel correspond au goût de Napoléon et du romantisme naissant. Les mythologies Celtes et Scandinaves rentrent à l’Opéra, mais l’Empereur rappelle que l’on ne bâti pas un empire en rêvant.
Des sujets plus réalistes sont nécessaires à la propagande officielle.
 
1807     Avec ses défilés de chevaux, Le Triomphe de Trajan (Persuis) atteint l’invraisemblable.
Un journaliste allemand constate que le premier théâtre de France est devenu un manège où la musique n’a plus qu’un rôle d’apparat. Les leçons de Gluck sont oubliées.
Spontini présente La Vestale qui, malgré le cadre antique, porte la grâce mélancolique du Bel Canto romantique.
 
1807-1811        La troupe fait entendre Les Noces de Figaro /Cosi/Don Giovanni en italien à Feydeau.
 
1819     L’Inganno Felice obtient le succès malgré l’hostilité d’une partie de la presse française qui tente d’abattre Rossini. On dirait une querelle d’Anciens et de Modernes. Le « Barbier de Séville » fait craquer le barrage. Le théâtre Italien devient le point de ralliement des Modernes.
 
1825     « La Dame Blanche » (Boieldieu) évoque avec fantaisie l’Ecosse romantique de Walter Scott.
 
Les dix dernières années de la Restauration, les compositeurs français voient avec jalousie le succès de Rossini que l’intendant des théâtres royaux attire pour deux ou trois triomphes : le Comte d’Ory (1828), Guillaume Tell (1829) à l’Académie de Musique
 
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