Publié le 8 Octobre 2017

Barbara Hannigan (Debussy-Schönberg-Berg-Gershwin)
Concert du 08 octobre 2017
Auditorium de Radio France

Claude Debussy – Syrinx
Arnold Schönberg – La Nuit transfigurée
Alban Berg – Lulu-Suite
George Gershwin – Girl Crazy-Suite

Orchestre Philharmonique de Radio France
Direction musicale et soprano Barbara Hannigan

 

Cela commence par une extinction totale de la salle, alors que l’orchestre, laissé seul dans le noir au centre de l’auditorium paré d’un charme boisé, se tient silencieux et immobile, et l’on entend le motif enjôleur d’une flûte jouant le solo de Syrinx s’insinuer depuis une alcôve discrètement dissimulée, comme si la plainte du cor anglais qui introduit le troisième acte de Tristan und Isolde lui faisait écho. Ce motif serait-il la Lune ?

Barbara Hannigan

Barbara Hannigan

Barbara Hannigan apparaît soudainement, vêtue de noir, sans que l’on ait aperçu sa venue, et entraîne le Philharmonique dans ses embrassements chaleureux, sensuellement féminins, car il y va de son être dans la représentation des émotions humaines. Nulle mer glaciale, sinon un tissu de cordes vibrantes qui atteint son inexorable paroxysme et se libère de ses tensions tout naturellement.

Barbara Hannigan

Barbara Hannigan

Dans la seconde partie, Barbara Hannigan se retrouve dans l’univers de Lulu qu’elle a elle-même interprété à Bruxelles sous la direction empathique de Krzysztof Warlikowski et à Hambourg avec Christoph Marthaler.

Elle seule peut à la fois diriger et chanter – tout en étant dos à l’orchestre quand elle incarne Lulu – ce personnage qu’elle défend dans un poignant élan de liberté.

Contrebassiste du Philharmonique de Radio France

Contrebassiste du Philharmonique de Radio France

L’orchestre joue le jeu, fait corps avec une artiste unique et charismatique qui a quelque chose à exprimer de chevillé au corps, un cri très violent et un amour maternel immanent, et lui dédit le plus beau témoignage de complicité en l’accompagnant vocalement dans Girl Crazy, qu’elle reprendra en bis pour le bonheur des auditeurs.

Barbara Hannigan (Schönberg-Berg-Gershwin-Philharmonique) Radio France


Quelle sensation d’admiration à vivre ce moment d’accomplissement personnel qui puise d'abord sa force dans les ressources d'une musique puissante, et s'ouvre encore plus au public à travers une œuvre populaire profondément œcuménique!

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Publié le 6 Octobre 2017

Nijinsky (Un ballet de John Neumeier)
Représentation du 03 octobre 2017
Théâtre des Champs-Elysées

John Neumeier chorégraphie, décors, costumes
(D’après les épreuves originales de Léon Bakst et Alexandre Benois)
Musique de Chopin, Schumann, Rimski-Korsakov, Chostakovitch 

Vaslav Nijinsky Guillaume Côté
Stanislav Nijinsky Dylan Tedaldi
Romola Nijinsky Heather Ogden
Serge Diaghilev Evan McKie

Etoiles et Corps de Ballet du Ballet National du Canada 
Direction musicale David Briskin                               
 Dylan Tedaldi et Guillaume Côté
Orchestre Prométhée

Représenter Nijinsky - ballet créé à Hambourg en l’an 2000 par John Neumeier - au Théâtre des Champs-Elysées, c’est, en premier lieu, ramener le souvenir, en ce théâtre, du danseur qui chorégraphia le Sacre du Printemps d’Igor Stravinsky qui fit tant scandale en 1913.

Évocation de l'esclave d'Or de Shéhérazade

Évocation de l'esclave d'Or de Shéhérazade

Mais c’est également offrir au public un puissant vecteur émotionnel ayant le pouvoir d’aiguiser sa curiosité envers un artiste hors norme, dont la vie fait se rejoindre des problématiques, en apparence aussi disjointes qu’intrinsèquement liées, qui touchent à la fois au talent artistique, à l’identité sexuelle et à la folie.

Évocation du Faune

Évocation du Faune

Le ballet débute dans la salle de l’Hôtel Suvretta House à Saint-Moritz, le 19 janvier 1919, lieu où Vaslav Nijinsky accorde une dernière représentation, et annonce à son audience son intention de 'jouer une guerre qu’elle ne pourra empêcher'.

John Neumeier introduit la personnalité légère du danseur sur la musique de Shéhérazade, ballet oriental sur lequel s'est construite la renommée parisienne de Nijinsky, ainsi que celle du peintre Leon Bakst pour les décors et les costumes, juste après qu’il n'offre un geste d’affection à celui qui fut pendant plusieurs années son ami et amant, Serge de Diaghilev.

Guillaume Côté (Vaslav Nijinsky) et Evan McKie (Serge Diaghilev)

Guillaume Côté (Vaslav Nijinsky) et Evan McKie (Serge Diaghilev)

Ce poème symphonique, pour lequel Michel Fokine créa en 1910 une chorégraphie à l'attention des ballets russes, est joué presque intégralement, et l’on voit défiler plusieurs incarnations mythiques de Nijinsky, dont le si célèbre faune sensuel joué sur la musique de Debussy.

Guillaume Côté se love naturellement dans la gestuelle androgyne et ambiguë du danseur, mais révèle une vérité bien plus expressive dans les tableaux qui le lient à Evan McKie, l’interprète de Diaghilev. Harmonie élancée du couple, mais aussi froideur distanciée dans les épanchements, on lit autant une connivence qu’une différence intérieure entre la candeur subtilement ombragée de l’un et l’assurance presque dominatrice de l’autre. 

Guillaume Côté (Vaslav Nijinsky) et Heather Ogden (Romola Nijinsky)

Guillaume Côté (Vaslav Nijinsky) et Heather Ogden (Romola Nijinsky)

Le duo fusionnel avec Heather Ogden, pure Romola, la femme de Nijinsky qui mettra fin à la relation avec Diaghilev, vibrant courant de subtilités sensibles, vire à de magnifiques enlacements athlétiques qui se déroulent au sol, et s'érige en point fort de cette première partie qui s’achève par un rejet totalement empreint de mépris de la part de Diaghilev.

Si, jusqu’à présent, les musiciens semblaient plutôt bridés par une lecture bien sage de la musique de Rimski-Korsakov, David Briskin déploie par la suite tout le potentiel de l’orchestre Prométhée au cours du second acte qui voit éclater la folie schizophrénique qui s’empare de Nijinsky à la fin de la Première Guerre mondiale.

A partir de cet instant, l’allégro de la 11ème symphonie de Chostakovitch – œuvre composée bien plus tard, en 1957 - devient la métaphore à la fois de l'emportement guerrier de l’humanité, que des troubles épouvantablement violents du danseur.

Dylan Tedaldi (Évocation de Stanislav Nijinsky)

Dylan Tedaldi (Évocation de Stanislav Nijinsky)

Les attaques orchestrales et les fulgurances des cuivres entraînent les splendides danseurs du corps de ballet dans une chorégraphie rythmée par les synchronisations machinales, déshumanisées puis ré humanisées par chacun des artistes, ce qui met en valeur à la fois la puissance et la charge charnelle de la troupe masculine. 

Il y a une fascination quasi hypnotique à les regarder tous danser sur la violence des accords d'une musique plus moderne, sur laquelle Neumeier montre une autre facette si libre et inventive qui lui vaut le surnom de Rodin de la danse. Car il sait, sans pareil, pétrir les muscles de ses artistes pour en révéler la vigueur magistrale éclatante.

Troupe masculine du Ballet National du Canada

Troupe masculine du Ballet National du Canada

Splendide Dylan Tedaldi, d’une morphologie souple et animale, qui incarne le souvenir du jeune Stanislav, le frère de Nijinsky, ses torsions du buste alliées à l’expressivité d’un tempérament sans relâche constituent le premier point de tension de cette seconde partie.

Et pour décrire aussi bien la folie du monde que celle de Nijinsky, le personnage de Till l’Espiègle, son dernier rôle, malicieusement tournoyant, se mêle aux jambes nues des guerriers, alors que la musique devient de plus en plus saccadée et s’emballe dans une marche sauvage ininterrompue.

Guillaume Côté (Vaslav Nijinsky) et, au sol, Ethan Watts (un guerrier)

Guillaume Côté (Vaslav Nijinsky) et, au sol, Ethan Watts (un guerrier)

L’emprise sur le spectateur saturé de son et de mouvements atteint son summum peu avant la chute finale qui ne laisse aucun survivant de ce tableau qui fait écho à la 3ème symphonie de Mahler chorégraphiée par John Neumeier à l’Opéra Bastille en 2009.

Ainsi, Elisabeth Platel, Aurélie Dupont et Brigitte Lefevre, situées au centre des loges avec salon, sont venues à cette première, tissant encore un peu plus, entre deux théâtres parisiens, les liens artistiques qui font l’âme de notre ville.

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Publié le 30 Septembre 2017

 TV-Web Octobre 2017 - Lyrique et Musique

Chaînes publiques

Dimanche 01 octobre 2017 sur France 3 à 00h25
Camen (Bizet) - Arena di Verona - ms Zeffirelli - dm Nanasi

Ventre - Semenchuk - Lungu - Alvarez

Dimanche 01 octobre 2017 sur Arte à 17h15
Symphonie n°9 (Beethoven) - Réouverture de l'Opéra de Berlin

Lundi 02 octobre 2017 sur Arte à 01h00
La voix en quelques éclats - Documentaire avec Pierre Boulez

Lundi 02 octobre 2017 sur Arte à 01h50
Bach, Mendelssohn, Stravinsky, Mozart - Renaud Capuçon, Jean-Yves Thibaudet

Mardi 03 octobre 2017 sur Arte à 23h10
Symphonie n°9 (Beethoven) - Réouverture de l'Opéra de Berlin

Jeudi 05 octobre 2017 sur Arte à 05h00
Angela Gheorghiu chante Puccini, Verdi

Dimanche 08 octobre 2017 sur France 3 à 00h20
Poliuto (Donizetti) - ms Clément - dm Mazzola

D'Aguanno, Fabiano, Martinez, Rab, Golovatenko

Dimanche 08 octobre 2017 sur France 3 à 02h20
Les Caprices de Marianne (Grédy) - Orchestre régional Avignon-Provence

Dimanche 08 octobre 2017 sur Arte à 18h30
Mozart - Prohaska, Ottensamer, Frantz

Dimanche 08 octobre 2017 sur Arte à 23h45
Hello I Am David! - un voyage avec David Helfgott (pianiste)

Lundi 09 octobre 2017 sur France 3 à 01h25
Camen (Bizet) - Arena di Verona - ms Zeffirelli - dm Nanasi

Ventre - Semenchuk - Lungu - Alvarez

Lundi 09 octobre 2017 sur Arte à 00h20
Le Paradis et la Péri (Schumann) - dm Harding

Karg, Staples, Royal, Romberger, Goerne

Jeudi 12 octobre 2017 sur Arte à 05h00
Joyce DiDonato au Gran Teatre del Liceu

Mercredi 18 octobre 2017 sur Arte à 05h00
Joyce DiDonato au Gran Teatre del Liceu

Jeudi 19 octobre 2017 sur Arte à 20h55
Don Carlos (Verdi) - version intégrale de 1866 - Opéra de Paris (en léger différé)

Mise en scène Krzysztof Warlikowski - direction musicale Philippe Jordan
Jonas Kaufmann, Elina Garanca, Sonya Yoncheva, Ildar Abdrazakov, Ludovic Tézier, Dmitry Belosselskiy 
Durée 3h50

Vendredi 20 octobre 2017 sur France 2 à 00h00
Didon et Enée (Purcell) - ms Roussat, Lubeck - dm Dumestre

Genaux, Neven, Quintans, Mauillon, Daviet, Accentus

Dimanche 22 octobre 2017 sur France 3 à 00h30
Don Giovanni (Mozart) - ms Savary - dm Poivre d'Arvor

Saint-Martin, Lécroart, Knecht, Allones, Guliashvili, Obrecht

Dimanche 22 octobre 2017 sur Arte à 18h30
Concerto n°2 (Chopin) - Trifonov

Vendredi 27 octobre 2017 sur France 2 à 00h00
La Lumière et l'ombre (Hersant) et Te Deum (Berlioz)

Dimanche 29 octobre 2017 sur France 3 à 00h30
Purcell - Les Arts Florissants, Agnew

Dimanche 29 octobre 2017 sur Arte à 18h25
Roméo & Juliette (Prokofiev) - extraits - dm Hannu Lintu

Mezzo et Mezzo HD

Dimanche 01 octobre 2017 sur Mezzo HD à 20h30
Der Rosenkavalier de Strauss à Glyndebourne

Mercredi 04 octobre 2017 sur Mezzo à 20h30
Valery Gergiev dirige La Dame de pique de Tchaïkovski

Vendredi 06 octobre 2017 sur Mezzo HD à 20h30
L'Heure Espagnole de Ravel au Festival de Glyndebourne

Samedi 07 octobre 2017 sur Mezzo à 20h30
Valery Gergiev dirige Samson et Dalila de Saint-Saëns

Dimanche 08 octobre 2017 sur Mezzo HD à 20h30
Così fan tutte de Mozart à l'Opéra National de Paris

Mercredi 11 octobre 2017 sur Mezzo à 20h30
Lady Macbeth de Chostakovitch à l'Opéra de Lyon

Vendredi 13 octobre 2017 sur Mezzo HD à 20h30
Saul de Haendel au Festival de Glyndebourne

Samedi 14 octobre 2017 sur Mezzo à 20h30
Valery Gergiev dirige Eugène Onéguine de Tchaïkovski au Mariinsky

Dimanche 15 octobre 2017 sur Mezzo HD à 20h30
Le Barbier de Séville de Rossini au Festival de Glyndebourne

Mardi 17 octobre 2017 sur Mezzo & Mezzo HD à 20h00 (direct)
Der Freischütz de Weber à la Scala de Milan

Vendredi 20 octobre 2017 sur Mezzo HD à 20h30
Der Rosenkavalier de Strauss à Glyndebourne

Samedi 21 octobre 2017 sur Mezzo à 20h30
Cavalleria Rusticana et Pagliacci au Met de New York

Dimanche 22 octobre 2017 sur Mezzo HD à 20h30
L'Enfant et les Sortilèges de Ravel au Festival de Glyndebourne

Mercredi 25 octobre 2017 sur Mezzo à 20h30
Valery Gergiev dirige Guerre et Paix de Prokofiev au Mariinsky de Saint-Pétersbourg

Vendredi 27 octobre 2017 sur Mezzo HD à 20h30
Così fan tutte de Mozart à l'Opéra National de Paris

Samedi 28 octobre 2017 sur Mezzo à 20h30
Le Vaisseau fantôme de Wagner au Teatro Real de Madrid

Dimanche 29 octobre 2017 sur Mezzo HD à 20h30
Saul de Haendel au Festival de Glyndebourne

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Concert Arte, Medici.Tv et Br Klassik

Die Meistersinger von Nüremberg (Bayreuth) - ms Kosky

Don Carlos (Opéra National de Paris) - ms Krzysztof Warlikowski

Le Couronnement de Poppée (Festival de Schwetzinger) - ms Claudio Cavina

Joyce DiDonato (Grand Theâtre du Liceu)

Les Indes Galantes - Chorégraphie Sidi Larbi Cherkaoui

Les Noces de Figaro (Grand Théâtre de Genève) - ms Tobias Richter

Figaro divorce (Grand Théâtre de Genève) - ms David Pountney

Le Barbier de Séville (Grand Théâtre de Genève) - ms Sam Browm

La Passion selon Saint-Marc - Une passion après Auschwitz de Michael Levinas

Roméo et Juliette et Le Château de Barbe-Bleue à Helsinski

Maria Callas - Tosca 1964 - Covent Garden

Maria Callas chante Tosca Acte II

Barbara Hannigan vue par Mathieu Amalric

Operetka (Armel Festival Opera)

Pinocchio (Festival d'Aix-en-Provence) - ms Pommerat

Prima Donna (Rufus Wainwright)

The Rake'sProgress (Festival d'Aix-en-Provence) - ms Simon McBurney

Weisse Rose (Armel Festival Opera) - ms Anna Drescher

 

Sur Operavision, Culturebox etc...

La Cenerentola (Opéra de Lille) jusqu'au 20 octobre 2017

Nabucco (Opera Royal de Wallonie) jusqu'au 27 octobre 2017

Le vin herbé (Opéra National du Pays de Galles) jusqu'au 27 octobre 2017

Semele (Badische Staatsteater Karlsruhe) jusqu'au 31 octobre 2017

Armino (Badische Staatsteater Karlsruhe) jusqu'au 31 octobre 2017

Alessandro (Opéra Royal de Versailles) jusqu'au 31 octobre 2017

Sadko (Vlaanderen Oper-Gent) jusqu'au 31 octobre 2017

La Sonnambula (Victorian Opera) jusqu'au 31 octobre 2017

 

La Callisto (Opéra National du Rhin) jusqu'au 03 novembre 2017

La Clémence de Titus (Festival de Salzbourg) - ms Sellars - jusqu'au 04 novembre 2017

Elektra (Verbier Festival) -dm Salonen - jusqu'au 06 novembre 2017

Salomé (Verbier Festival) -dm Dutoit - jusqu'au 06 novembre 2017

Sémiramide (Opéra de Nancy) jusqu'au 11 novembre 2017

Alcione (Opéra Comique) jusqu'au 12 novembre 2017

Aquagranda de Filippo Perocco (Teatro La Fenice) jusqu'au 14 novembre 2017

Don Giovanni (Opéra de Liège) jusqu'au 23 novembre 2017

Anna Bolena (Opéra Grand Avignon) jusqu'au 23 novembre 2017

Le Requiem de Mozart (Philharmonie de Paris) - dm René Jacobs - jusqu'au 26 novembre 2017

 

Acis et Galatea (Opera Theatre Company de Dublin) jusqu'au 13 décembre 2017

L'Orfeo (La Fenice) jusqu'au 23 décembre 2017

Le retour d'Ulysse dans sa patrie (La Fenice) jusqu'au 24 décembre 2017

Le couronnement de Poppée (La Fenice) jusqu'au 25 décembre 2017

La Cenerentola (Palais Garnier) jusqu'au 26 décembre 2017

Le Vaisseau Fantôme (Teatro Real de Madrid) jusqu'au 27 décembre 2017

Madame Butterfly (Teatro Real de Madrid) jusqu'au 29 décembre 2017

La Bohème (Festival d'Opéra en plein air) jusqu'au 29 décembre 2017

 

Don Giovanni (Festival d'Aix en Provence) jusqu'au 11 janvier 2018

Rigoletto (Chorégies d'Orange) jusqu'au 12 janvier 2018

Le Concert de Paris (Champs-de-Mars) jusqu'au 15 janvier 2018

Carmen (Opéra National de Paris) jusqu'au 17 janvier 2018

L'écume des jours (Opéra de Stuttgart) jusqu'au 21 janvier 2018

La Damnation de Faust (ms Ruggero Raimondi) jusqu'au 01 février 2018

La clémence de Titus (Festival de Glyndebourne) jusqu'au 03 février 2018

Les amants magnifiques (Opéra de Rennes) jusqu'au 04 février 2018

Les pêcheurs de perles (Auditorium du nouveau siècle) jusqu'au 05 février 2018

L'ombre de Venceslao (Capitole de Toulouse) jusqu'au 06 février 2018

Aida (Chorégies d'Orange) jusqu'au 10 février 2018

Tosca (Opéra National de Norvège) jusqu'au 02 mars 2018

Le retour d'Ulysse dans sa patrie (Théâtre des Champs-Elysées) jusqu'au 13 mars 2018

Jérusalem (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 24 mars 2018

Pelléas et Mélisande (Komische Oper Berlin) jusqu'au 14 avril 2018

Le chant de la Terre (Festival de Saint-Denis) jusqu'au 09 juin 2018

Otello (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 27 juin 2018

Erismena (Festival d'Aix en Provence) jusqu'au 12 juillet 2018

Dans les coulisses du Festival d'Avignon jusqu'au 21 juillet 2018

Manon Lescaut (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 29 septembre 2018

Fra Diavolo (Théâtre de l'Opéra de Rome) jusqu'au 20 octobre 2018

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Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique

Publié le 25 Septembre 2017

Pelléas et Mélisande (Claude Debussy)
Représentation du 23 septembre 2017
Opéra Bastille

Pelléas Étienne Dupuis
Golaud Luca Pisaroni
Arkel Franz‑Josef Selig
Un médecin, le berger Thomas Dear
Mélisande Elena Tsallagova
Geneviève Anna Larsson
Le petit Yniold Jodie Devos

Direction musicale Philippe Jordan
Mise en scène Robert Wilson (1997)

 

                                                                                       Luca Pisaroni (Golaud)

Pour sa septième série en 20 ans, la mise en scène de Pelléas et Mélisande par Robert Wilson invite, avec un immuable mystère, à une introspective relation à la musique de Debussy, ne serait-ce par l’alliage obsédant que son tissu nuancé d’ombres et de bleu luminescent forme avec l’humeur profondément marine de l’œuvre.

Elena Tsallagova (Mélisande)

Elena Tsallagova (Mélisande)

Et quand l’on pense que Philippe Jordan dirige ces représentations en alternance avec celles de Cosi fan tutte, jouées à l’Opéra Garnier, et les répétitions de Don Carlos que l’on imagine intransigeantes, le sentiment d’admiration vient en contrepoint du spectacle.

Moins parsifalien qu’en 2012, le directeur musical met un point d’orgue à placer les chanteurs au centre du drame, à soutenir une attention acérée à leur présence, et soigne méticuleusement les traits les plus ténus de la partition tout en maintenant la clarté à fleur de peau des cordes avec une précision d’orfèvre.  Nulle envie de noircir encore plus ces tableaux dépressifs.

Etienne Dupuis (Pelléas) et Elena Tsallagova (Mélisande)

Etienne Dupuis (Pelléas) et Elena Tsallagova (Mélisande)

D’autant plus qu’Elena Tsallagova dépeint une Mélisande non pas sauvage et lunaire, mais, bien au contraire, pleinement rayonnante d’une vie jubilatoire, que son phrasé impeccable, son timbre d’une rondeur lumineuse et sa puissance vocale magnifient d’une évidente existence.

Etienne Dupuis, que nous avons découvert l’an dernier en impressionnant Oreste au Palais Garnier, lui offre un Pelléas solidement mature, un brillant vocal qui humanise d’une étrange ironie une voix flanquée d’une volonté affermie qui semble ne douter de rien. 

Etienne Dupuis (Pelléas)

Etienne Dupuis (Pelléas)

Et cette solidité se retrouve également dans la tenue rigide du Golaud de Luca Pisaroni, qui n’ose aucunement se laisser aller aux épanchements véristes, et momifie sans doute un peu trop son personnage, dont il défend précieusement le discours, alors qu’il est un artiste peu coutumier du répertoire français.  Une indéniable réussite personnelle quand on connait son répertoire mozartien et rossinien de prédilection.

Inusable Franz‑Josef  Selig, Arkel universel de toutes les incarnations de ce rôle en Europe dont même la mise en scène de Robert Wilson n’hésite pas à souligner les ambiguïtés – bien observer les expressions de stupeur de Mélisande quand il cherche à la réconforter -, il ne trouve cependant pas en Anna Larsson une expressive Geneviève, sinon trop taciturne.

Elena Tsallagova (Mélisande)

Elena Tsallagova (Mélisande)

Mais pour ceux qui ne l’on pas oubliée, Anna Larsson fut une formidable Kundry à la Monnaie de Bruxelles, et l’image de son poing enserré par un incroyable serpent blanc alors qu’elle chantait de toute sa puissance son désir animal reste inaltérée par le temps.

Enfin, Jodie Devos rend à Yniold toute sa fougue courageuse et une rare force de caractère, et le médecin de Thomas Dear semble comme un autre frère, mât de timbre, de Pelléas et Golaud.

Etienne Dupuis, Philippe Jordan et Elena Tsallagova

Etienne Dupuis, Philippe Jordan et Elena Tsallagova

Ce spectacle, qu’Elena Tsallagova a fait sien au point d’en devenir la plus belle personnification, reste une référence dont on n’imagine pas se défaire avec le temps.

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Publié le 23 Septembre 2017

Beethoven / Bartok – Philharmonique de Radio France
Concert du 22 septembre 2017
Auditorium de la Maison de la Radio

Beethoven (1770-1827)
Grande Fugue, opus 133 (1826)
Cecile Agator et Pascal Oddon (violon), Marc Desmons (Alto) et Jérôme Pinget (violoncelle)

Bartók (1881-1945)
Concerto pour violon n°1 (1907)
Vilde Frang (violon)

Beethoven (1770-1827)
Symphonie n°3 « Héroïque » (1805)

Direction musicale Mikko Franck
Orchestre Philharmonique de Radio France                 
 Musiciens du Philharmonique

Très étrange concert que celui donné à la Maison de la Radio, et qui semble raconter une vie à rebours, en débutant par la gravité de la ‘Grande Fugue’ esquissée par Beethoven trois ans avant sa disparition.

Le quatuor formé de musiciens du Philharmonique s’adonne à une lecture nerveuse et dénuée d’âpreté, à l’image de la jeunesse de ses interprètes, si bien que cette page se trouve poétiquement adoucie, d'autant plus que des reflets des lumières bleutées évoluent lentement tout autour d’eux.

Mikko Franck

Mikko Franck

La seconde pièce musicale, le premier concerto pour violon que composa Bartók en 1907, est une immersion dans un univers plus aérien et optimiste. La violoniste virtuose Vilde Frang, sous le regard bienveillant de Mikko Franck, atteint des points d’extrême délicatesse quand de fines zébrures filent au zénith et nous font ainsi dépasser la conscience du temps.

Et dans la seconde partie, le chef d’orchestre finlandais devient le véritable point vocal d’un ensemble totalement lié à son expressivité immédiate qui se lit sur son visage poupin, et à travers ses gestes qui prolongent les méandres du cœur. Même dans la marche funèbre de la symphonie ‘Héroïque’, les musiciens ne cèdent rien à une tonicité interprétative qui ne recherche aucun effet de pesanteur et fait la part belle aux beaux effets de volumes riches en couleurs. Splendide joueur de timbales, vibrant et stimulant.

Musiciens du Philharmonique de Radio France

Musiciens du Philharmonique de Radio France

Suivre Mikko Franck, qui extériorise autant la douleur, la peine que la bonté et l’emphase, est un bonheur en soi qui s’ajoute à la présence et la plénitude d’une interprétation qui rend à Beethoven une humanité sincère profondément marquante.

L’écrin chaleureusement boisé de l’auditorium ne fait que renforcer le sentiment de joie intime pourvu par ce concert réconfortant.

Mikko Franck

Mikko Franck

Présentation des quatre solistes du Philharmonique interprètes de la Grande Fugue
Cecile Agator est chef d’attaque des seconds violons du Philharmonique de la radio depuis 2007.
Pascal Oddon est violoniste et chef d’attaque du Philharmonique depuis 2002.
Marc Desmons est premier alto solo du Philharmonique depuis 2010, deuxième alto solo de l’Orchestre de l’Opéra de Paris depuis 1992, et également chef d’orchestre.
Jérôme Pinget est violoncelliste du Philharmonique depuis 2007.

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Publié le 16 Septembre 2017

La Clemenza di Tito (Wolfgang Amadé Mozart)
Version de concert du 15 septembre 2017
Théâtre des Champs-Elysées

Tito Maximilian Schmitt
Vitellia Karina Gauvin
Sesto Stéphanie d’Oustrac
Servillia Anna Lucia Richter
Annio Jeanine De Bique
Publio Willard White

Direction musicale Teodor Currentzis
MusicAeterna

                                        Maximilian Schmitt (Tito)

Après le succès de la nouvelle production de La Clémence de Titus présentée au Festival de Salzbourg cet été dans la mise en scène de Peter Sellars, Teodor Currentzis et son orchestre de l’Opéra de Perm, MusicAeterna, voyagent pour quelques jours en Europe afin de faire connaître cette nouvelle version du dernier opéra de Mozart, type parfait de l’opera seria italien.

Après Brême et Genève, et avant Wroclaw, le Théâtre des Champs-Elysées a la chance de les accueillir avec une distribution grandement renouvelée.

Et même s’il s’agit d’une version de concert, une attention sensible est accordée afin de dépeindre d’emblée l’atmosphère crépusculaire d’une lumière ambrée qui illumine l’orchestre disposé en un demi-cercle solaire autour du chef et d’un pianoforte.

Teodor Currentzis

Teodor Currentzis

Dès l’ouverture, le rythme d’un allant survolté met à l’épreuve les batteries d’archets rodés à l’impulsivité naturelle de Teodor Currentzis,  des élancements de cuivres dorés reflètent une puissance dramatique majestueuse, et la vitalité de la musique de Mozart  jouée avec swing atteint un summum d’allégresse dans l’un des airs extraits de la Messe en ut mineur, Laudamus te, inséré pour servir la fraîcheur expressive délicate d’Anna Lucia Richter, l’interprète de Servillia.

A plusieurs reprises, le continuo chaleureux du clavier parcelle les airs de Sesto ou de Vitellia de touches scintillantes, les flûtes décrivent des ornements orientalisants, et certains solistes sont magnifiquement détachés à la manière d’un art iconographique, tel le joueur de cor de basset qui devient un personnage à part entière et reflet miroir de Sesto.

Stéphanie d'Oustrac (Sesto)

Stéphanie d'Oustrac (Sesto)

Fantastique scène finale du premier acte, également, qui prend une tonalité extraordinairement poignante tant la force des à-coups, les fulgurances des cors, les lumières rougeoyantes qui enveloppent les musiciens situés au cœur de la scène assombrissent ce tableau, au point de lui donner une dimension surnaturelle et infernale équivalente à l’apparition du commandeur dans Don Giovanni.

Le Kyrie du début du second acte, encore extrait de la Messe en ut mineur, nous plonge dans l’esprit des supplications liturgiques et, cette fois, isole sobrement l’interprète d’Annio, Jeanine De Bique, dont les vibrations d’étain portent longuement dans la salle leur profondeur plaintive. 

Anna Lucia Richter (Servillia)

Anna Lucia Richter (Servillia)

C’est au rideau final que nous verrons le sourire rayonnant et l’énergie débordante de cette jeune artiste trinidadienne.

Plus loin, le pianoforte joue un adagio en solo, et le Quid Tollis fait entendre les magnifiques contrepoints des différentes sections bien tranchées du chœur. Le chant de la conjuration est ainsi chargé d’une implacable volonté destinale, alors que le final s’enrichit de la Musique funèbre maçonnique chantée en chœur, solistes compris, avant que l’ensemble des musiciens ne disparaisse dans le noir.

Et il est épatant de voir que malgré le style foisonnant et haletant de Teodor Currentzis, les chanteurs réussissent tous à s’insérer dans ce flux qui les pousse parfois aux limites de leur agilité.

Pianofortiste de l'orchestre MusicaAeterna

Pianofortiste de l'orchestre MusicaAeterna

Stéphanie d’Oustrac, qui incarnait déjà magnifiquement Sesto à Garnier il y a quelques années, déploie vaillance, grande classe et couleurs boisées, mais également dureté de caractère que l’on n’attend peut être pas autant chez son personnage, comme si le conflit intérieur était trop insoutenable.

Karina Gauvin, elle, n’a assurément pas l’ampleur royale et perçante qui caractérise la violence de Vitellia, mais le timbre est d’une complexité expressive allant du marmonnement conspirateur aux éclats vengeurs, ce qui lui donne un impact dramatique signifiant et traduit une immense contradiction de son caractère particulièrement névrosé.

Karina Gauvin (Vitellia)

Karina Gauvin (Vitellia)

Quant à l’Empereur de Maximilian Schmitt, s’il porte en lui les intonations mozartiennes qui touchent l’âme, les noirceurs de sa tessiture dans le médium et son style vindicatif décrivent un personnage trop banal pour un homme qui est censé avoir une force spirituelle qui lui permette de dépasser la mesquinerie et la faiblesse de ses proches.

C’est donc Willard White, malgré l’âge et l’usure du temps, qui incarne le mieux de son timbre de fauve bienveillant la sagesse inspirante.

La beauté captivante de cette interprétation est assurément l’un des premiers temps forts de la saison parisienne 2017/2018.

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Publié le 13 Septembre 2017

Cosi fan tutte (Wolfgang Amadé Mozart)
Répétition générale du 09 septembre 2017
Palais Garnier

Fiordiligi Ida Falk-Winland / Cynthia Loemij*
Dorabella Stéphanie Lauricella / Samantha van Wissen*
Ferrando Cyrille Dubois / Julien Monty*
Guglielmo Edwin Crossley-Mercer / Michaël Pomero*
Don Alfonso Simone Del Savio / Bostjan Antoncic*
Despina Maria Celeng / Marie Goudot*

*Danseurs de la Compagnie Rosas

Direction musicale Philippe Jordan
Chorégraphie Anne Teresa De Keersmaeker (2017)
Dramaturgie Jan Vandenhouwe

                                               Ida Falk-Winland (Fiordiligi)

C’est avec l’une des deux distributions présentées en janvier et février 2017 pour la nouvelle production de Cosi fan tutte que l’Opéra de Paris ouvre sa nouvelle saison au Palais Garnier, dans une reprise d’une très grande fluidité musicale.

La première représentation est par ailleurs dédiée à Pierre Bergé auquel la vie artistique de cette maison doit tant.

Philippe Jordan

Philippe Jordan

Ce Cosi fan tutte chorégraphié par Anne Teresa De Keersmaeker, qui est bien parti pour être une originale référence, est tout à la fois éloigné de la comédie vaudevillesque que du drame social mis en scène par Michael Haneke au Teatro Real de Madrid.

Le vide et le blanc immaculé de la scène laissent en effet la place à un art du mouvement cohérent de l’harmonie mozartienne, qui se lit aussi bien à travers les impulsions des chanteurs que selon les déplacements des danseurs qui les doublent.

Ida Falk-Winland (Fiordiligi) et Cyrille Dubois (Ferrando)

Ida Falk-Winland (Fiordiligi) et Cyrille Dubois (Ferrando)

Associé à la lecture souple, impulsive et enjouée de Philippe Jordan, le meilleur Mozart entendu sous sa direction, en totale communion avec l’art de la nuance des artistes, l’auditeur est avant tout pris par l’entière musicalité du spectacle, mais aussi par les particularités physiques des danseurs qui offrent un effet miroir aux caractères qu’ils incarnent.

Samantha van Wissen et ses déhanchés humoristiques, Cynthia Loemij et ses courses feutrées, Marie Goudot et ses saccades qui évoquent une danse de la rue, sollicitent le regard du spectateur et l’influencent dans son interprétation de la musique.

Samantha van Wissen et  Stéphanie Lauricella (Dorabella)

Samantha van Wissen et Stéphanie Lauricella (Dorabella)

Les voix, elles, sont intégralement juvéniles – il est habituellement courant de voir les rôles de Despina et de Don Alfonso confiés à des vétérans du chant -, ce qui renforce le sentiment d’assister à une leçon de jeunesse, mâtinée de mélancolie, sans cruauté surjouée.

Ainsi, Ida Falk-Winland est absolument fascinante par le contraste entre le calme et la finesse de ses postures longilignes et la sincérité introvertie de son chant lumineusement touchant, Stéphanie Lauricella, mezzo-soprano claire et naturellement spontanée, voit son caractère renforcé par la présence de Samantha van Wissen, et Maria Celeng est l’une des plus musicales Despine entendues à ce jour.

Maria Celeng (Despine)

Maria Celeng (Despine)

Côté masculin, Cyrille Dubois est parfait dans ce rôle de jeune naïf lancé sur les cheminements de la maturité, Edwin Crossley-Mercer, à l'opposé, est si sombre qu’il semble porter en lui les intentions dissimulées et calculatrices d’un Don Giovanni, et Simone Del Savio se délecte d'une interprétation allègre et joliment déliée de Don Alfonso.

Les loges du Palais Garnier lors de la répétition générale de Cosi fan tutte

Les loges du Palais Garnier lors de la répétition générale de Cosi fan tutte

Il y a une apparente simplicité dans ce spectacle qui peut dérouter et faire oublier le sens des mots, mais sa cohésion lui donne une valeur un peu mystérieuse, et ce mystère en est une composante inaltérable.

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Publié le 6 Septembre 2017

Pelléas et Mélisande (Claude Debussy)
Représentation du 03 septembre 2017
Jahrhunderthalle Bochum - Ruhrtriennale

Arkel Franz-Josef Selig
Pelléas Phillip Addis
Golaud Leigh Melrose
Un médecin Caio Monteiro
Mélisande Barbara Hannigan
Geneviève Sara Mingardo
Yniold Soliste du Knabenchores der Chorakademie Dortmund

Directeur musical Sylvain Cambreling
Metteur en scène Krzysztof Warlikowski (2017)
Décor et costumes Małgorzata Szczęśniak
Orchestre du Bochumer Symphoniker
 
                                                                                           Barbara Hannigan (Mélisande)

Après Wozzeck et Die Gezeichneten joués, cette année, respectivement à Amsterdam et à Munich, Krzysztof Warlikowski met à nouveau en scène un opéra construit sur une intrigue où la rivalité entre deux hommes pour l’amour d’une même femme s’achève par la vengeance mortelle de l’amant éconduit et par la mort de celle-ci.

Barbara Hannigan (Mélisande)

Barbara Hannigan (Mélisande)

Dans le site réhabilité de la Jahrhunderthalle de Bochum, impressionnant de par ses enchevêtrements de structures métalliques complexes, l'intimisme de l’œuvre oblige à sonoriser les voix, mais cela est réalisé avec un très bon équilibre acoustique. Seule la partie grave du spectre des voix semble amplifiée par trois haut-parleurs situés en hauteur, alors que la tessiture médium/aiguë des artistes atteint, elle, directement les auditeurs.

Warlikowski ressère une trame dramatique qui oscille entre l'univers aristocratique d'une riche famille industrielle, semblable à celle des Damnés, et l'univers de la rue d'où provient Mélisande, selon son interprétation.

Barbara Hannigan (Mélisande)

Barbara Hannigan (Mélisande)

Sur la droite de la scène, un large pan mural en bois parcellé de plusieurs portes, au sol, un élégant parquet massif, à gauche, contre un pilier, un bar à néons et une terrasse qui accueillent des marginaux, et, tout à gauche, un lavoir constitué d’un ensemble de lavabos, forment les éléments de décor de cette histoire.

Enfin, en arrière-plan, un magnifique escalier orne l’écrin qui enchâsse l’orchestre du Bochumer Symphoniker.

Sylvain Cambreling et l'orchestre du Bochumer Symphoniker

Sylvain Cambreling et l'orchestre du Bochumer Symphoniker

Sylvain Cambreling, l’allure introvertie, dirige d’une main de velours un orchestre frissonnant et ondoyant, le long d’une lente langue ténébreuse aux marbrures menaçantes mais adoucies et envoutantes.

Les réminiscences wagnériennes sont perceptibles, mais elles le sont à des passages inattendus, et les déliés de bois évoquent plus les ombres de l’Anneau du Nibelung que celles de Parsifal.
C’est en tout cas une très grande émotion de le voir faire revivre les grands moments de l’ère Mortier à Paris.

Franz-Josef Selig (Arkel)

Franz-Josef Selig (Arkel)

Et les artistes sont tous, absolument tous, saisissants de présence, porteurs d’une part sombre, y compris Yniold, et Warlikowski ne raconte pas ce drame en cherchant à renforcer la poésie évanescente du livret, mais plutôt en amplifiant le suspense à la façon d’un thriller qui se nourrit d'une névrose grandissante.

Franz-Josef Selig, impérial et pathétique Arkel, incarne magnifiquement le rôle du chef de famille, l’autorité d’un parrain, une douce sensualité humaine qui, cependant, doit montrer un caractère cassant accentué, dans ce rôle-ci, par le metteur en scène.

Phillip Addis (Pelléas) et Leigh Melrose (Golaud)

Phillip Addis (Pelléas) et Leigh Melrose (Golaud)

Le Golaud de Leigh Melrose, qui débute par un monologue qui plante d’emblée la noirceur du personnage, porte une agressivité assumée qui écarte tout possibilité d’empathie.

Et Phillip Addis, Pelléas si romantique et touchant dans son interprétation du rôle à l’Opéra-Comique de Paris en 2010, est, cette fois, plus écorché et impressionnant dans ses expressions d’effroi – on repense à sa sortie du souterrain particulièrement poignante.

Phillip Addis (Pelléas)

Phillip Addis (Pelléas)

Sa trame vocale aiguë est moins nette, mais les aspérités vocales que l’on retrouve également chez Golaud jouent un rôle dans la façon de faire ressentir le drame beaucoup plus pour ses enjeux possessifs et sexuels, que pour ses démêlés sentimentaux et inconscients.

Barbara Hannigan (Mélisande)

Barbara Hannigan (Mélisande)

Barbara Hannigan, ineffable et ductile actrice, est donc l’artiste idéale pour incarner les torpeurs et le mystère de cette Mélisande qui apparaît, lors de la scène de la tour du château, comme dans un rêve, en actrice de cinéma glamour – une figure que Warlikowski aime représenter dans ses spectacles.

Barbara Hannigan (Mélisande)

Barbara Hannigan (Mélisande)

Les nombreux plans rapprochés de la caméra sur son visage révèlent la richesse de ses expressions humaines, projetées à la fois sur un téléviseur situé en marge du plateau et sur un large écran d’arrière scène, et sont d’une beauté à faire pleurer les pierres, pour reprendre les mots de Maurice Maeterlinck.

Sara Mingardo, Geneviève d’une belle stature aristocratique, Caio Monteiro, médecin bel homme, et le jeune soliste qui joue Yniold - symbole d'une enfance égarée dans un monde d’adulte qui le pervertit -, comblent ce tableau de famille replié sur lui-même.

Soliste du Knabenchores der Chorakademie Dortmund (Yniold)

Soliste du Knabenchores der Chorakademie Dortmund (Yniold)

Warlikowski utilise également une référence cinématographique, ‘The birds’ d’Alfred Hitchcock, dont il extrait la scène de l’attaque des oiseaux sur une école pour faire planer un climat d’angoisse, mais cela s’avère moins poignant et plutôt distrayant, car le rapport dramaturgique est moins immédiat.

Barbara Hannigan et Sylvain Cambreling

Barbara Hannigan et Sylvain Cambreling

Un spectacle total, un travail artistique abouti et captivant, un climat feutré qui fait ressortir petit à petit les tensions intérieures de chacun, on pourrait le croire inspiré de la mise en scène de Pierre Strosser (1985).

Mais doté d’un jeu théâtral pleinement vivant, voici un Pelléas et Mélisande qui compte dans l’histoire des représentations scéniques du chef-d’œuvre de Claude Debussy.

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Publié le 4 Septembre 2017

Kein Licht. (Philippe Manoury)
Sur le livret de la pièce "Kein Licht." d'Elfriede Jelinek
Représentation du 02 septembre 2017
Ruhrtriennale - Landshaftspark Duisburg-Nord - Gebläsehalle

avec Niels Bormann (Acteur), Christina Daletska (Alto), Lionel Peintre (Baryton), Caroline Peters (Actrice), Sarah Sun (Soprano), Olivia Vermeulen (Mezzosoprano), Cheeky (le chien)

Direction musicale Julien Leroy
Musique électronique IRCAM
Mise en scène Nicolas Stemann
Orchestre United Instruments of Lucilin et choeur Vokalquartett Croatian National Theater Zagreb

Commande de l'Opéra-Comique en coopération avec la Ruhrtriennale, le Festival Musica de Strasbourg, l'Opéra National du Rhin, le Croatian National Theater Zagreb, les Théâtres de la Ville de Luxembourg, l'Ircam - Centre Pompidou, le United Instruments of Lucilin, le Münchner Kammerspiele et 105 donneurs individuels. 
Avec le soutien du Fond de Création Lyrique, Impuls neue Musik and Fedora Prize 2016.

Christina Daletska

Christina Daletska

C'est une oeuvre étonnante qui vient d'être créée dans le confinement de la Gebläsehalle, ancienne halle industrielle agencée comme une salle de cinéma tout en longueur, et sans ouverture, qui fait partie des structures qui accueillent les pièces expérimentales de la Ruhrtriennale.

Sous une forme musicale d'une durée de deux heures, écrite en trois parties, Philippe Manoury a réalisé un travail de composition total, lié à un univers théâtral libre, méthodiquement construit et vocalement rayonnant, masqué par un semblant esprit d'improvisation, et couplé à un livret centré sur les conséquences de la catastrophe nucléaire de Fukushima et le monde des atomes.

Caroline Peters

Caroline Peters

Dès l'ouverture, la musique évoque l'angoissante tension d'une attente, fortement semblable à la scène de transition qui suggère les gestes de la décapitation de Jochanaan dans 'Salomé', sur laquelle les paroles des deux acteurs, Olivia Vermeulen et Niels Bormann, se heurtent et s'interrogent.

Un jeune chien, Cheeky, chante en gémissant sur la complainte d'une trompette et sous l'œil bienveillant de sa protectrice, ce qui attise instantanément la compassion du public qui imagine le ressenti de cet attachant animal présent sur scène.

Cheeky

Cheeky

L'orchestre est situé dans l'ombre de l'arrière scène, un bac contenant un liquide fluorescent s'élève et surplombe l'espace, quatre chanteurs, Christina Daletska (Alto), Lionel Peintre (Baryton), Sarah Sun (Soprano) et Olivia Vermeulen (Mezzosoprano) déclament de façon mystérieusement solennelle des vocalises modulées et obsédantes par leur sensation  cristalline - par ailleurs, leurs attitudes imitent les poses des vestales -, et une vidéographie noir et blanc est projetée par intermittence sur les alcôves de la halle, laissant au spectateur le soin de réinterpréter les images au regard d'un scénario catastrophe.

A certains moments, on se croirait sur un vaisseau voguant sur un océan agité.
Il est certes un peu difficile de suivre le texte qui défile en hauteur, mais nous avons la chance que Philippe Manoury lise en personne certains passages en français. 

Scène de Kein Licht. dans la salle de la Gebläsehalle

Scène de Kein Licht. dans la salle de la Gebläsehalle

L'ambiance sonore, moderne mais dénuée d'agressivité, réserve de beaux moments de douceur et de suavité, et l'humour surgit de formules lapidaires et drôles quand il s'agit de renvoyer tout un chacun à son usage des nouvelles technologies.

Et les contradictions entre danger du nucléaire et effet sur le réchauffement climatique des énergies classiques, et l'importance sous-estimée de l'électricité dans notre mode de vie, sont deux thèmes saillants du texte prétextes à toutes sortes d'effets ludiques à base de jeux d'eau et de ballons gonflables translucides, enveloppés de variations lumineuses dont l'atténuation, en dernière partie, n'est pas sans avoir une influence sur la concentration des auditeurs.

Olivia Vermeulen

Olivia Vermeulen

La construction du spectacle renvoie à tout ce que l'on imagine des origines du théâtre grec : primauté des acteurs, présence sous-jacente du chœur, mis à plat d'une problématique sociale.

Mais il règne également une ambiance de folie décalée depuis les hauteurs du monde qui rappelle les scènes des dieux dans l'Or du Rhin, ce qu'une sphère terrestre, immobilisée sur la géographie de l'Afrique, et balafrée de traces d'exploitations nucléaires, évoque au final.

Le visage de Donald Trump passe comme une étoile filante.

Orchestre United Instruments of Lucilin et choeur Vokalquartett Croatian National Theater Zagreb

Orchestre United Instruments of Lucilin et choeur Vokalquartett Croatian National Theater Zagreb

Toutefois, le rythme et la profusion de surprises ne permettent pas de conclure sur la capacité des créateurs à s'être faits comprendre où à avoir atteint leur but souhaité, mais il règne un optimisme si différent des approches dramatiques médiatiques, que chacun est renvoyé de façon bien plus efficace aux enjeux de l'ère nucléaire. 

Sur ce conglomérat de formes étranges, plane impérieusement la prégnance des appels de sirènes des solistes, prouesses indéniablement charnelles mais qui flirtent avec l'irréalité, un régal sensitif pour qui est sensible aux sonorités de voix hypnotiques.

Reste à savoir comment ce spectacle va s'adapter à des lieux bien différents, tel l'Opéra-Comique de Paris, et réussir à être aussi immersif et captivant qu'à la Gebläsehalle.
 

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Publié le 30 Août 2017

TV-Web Septembre 2017 - Lyrique et Musique

Chaînes publiques

Dimanche 03 septembre 2017 sur France 3 à 00h25
Carmina Burana (Orff) - Orchestre national Bordeaux-Aquitaine

Bauer, Cencic, Noguera

Dimanche 03 septembre 2017 sur Arte à 12h30
Luciano Pavarotti - Une voix pour l'éternité

Dimanche 03 septembre 2017 sur Arte à 18h55
Luciano Pavarotti - Chanteur Populaire

Vendredi 08 septembre 2017 sur France 2 à 00h00
René Fleming - Nuits d'été de Schönbrunn

Dimanche 10 septembre 2017 sur France 3 à 00h25
Les caprices de Marianne (Sauguet) - dm Schnitzler - ms Thomas - Opéra de Reims

Markova, Laulan, Martin, Dubois, Dear

Dimanche 10 septembre 2017 sur Arte à 12h30
Maria Callas chante Tosca

Lundi 11 septembre 2017 sur Arte à 00h30
Wagner, Waltraud Meier

Lundi 11 septembre 2017 sur Arte à 01h25
Maria Callas chante Tosca - Acte II

Lundi 11 septembre 2017 sur France 3 à 02h00
La Damnation de Faust (Berlioz) - dm Philippe Jordan - ms Alvis Hermanis

Jonas Kaufmann, Sophie Koch, Bryn Terfel - Opéra National de Paris

Vendredi 15 septembre 2017 sur France 2 à 00h00
Alceste (Gluck) - dm Bolton - ms Warlikowski - Teatro Real de Madrid

Denoke, White, Groves

Dimanche 17 septembre 2017 sur France 3 à 00h30
Cecilia Bartoli chante à Versailles

Dimanche 17 septembre 2017 sur Arte à 12h30
Joyce DiDonato au Grand Teatre del Liceu

Lundi 18 septembre 2017 sur Arte à 01h15
Verdi, Puccini, Bizet, Bellini

Sondra Radvanovsky - dm Philippe Jordan - Opéra de Paris

Dimanche 24 septembre 2017 sur Arte à 12h30
Mythos Carmen

Lundi 25 septembre 2017 sur Arte à 00h20
Le Paradis et la Péri (Schumann)

Karg, Staples, Royal, Romberger, Goerne - dm Harding

Vendredi 29 septembre 2017 sur France 2 à 00h00
Alcina (Haendel) - dm Rousset - ms Audi

Piau, Beaumont, Noldus, Puertolas, Behle

Dimanche 01 octobre 2017 sur France 3 à 00h30
Carmen (Bizet) - dm Nanasi - ms Zeffirelli

Semenchuck, Lungu, Ventre, Alvarez


Mezzo et Mezzo HD

Vendredi 01 septembre 2017 sur Mezzo HD à 20h30
Don Giovanni de Mozart au Festival d'Aix-en-Provence

Samedi 02 septembre 2017 sur Mezzo à 20h30
Der Rosenkavalier de Strauss à Glyndebourne

Dimanche 03 septembre sur Mezzo HD à 20h30
Cavalleria Rusticana et Pagliacci au Met de New York

Mercredi 06 septembre 2017 sur Mezzo à 20h30
L'Enfant et les Sortilèges de Ravel au Festival de Glyndebourne

Vendredi 08 septembre 2017 sur Mezzo HD à 20h30
Joyce DiDonato chante La Donna del Lago de Rossini au Metropolitan Opera

Dimanche 10 septembre sur Mezzo HD à 20h30
Alcina de Haendel au Festival d'Aix en Provence

Mercredi 13 septembre 2017 sur Mezzo à 20h30
Così fan tutte de Mozart à l'Opéra National de Paris

Vendredi 15 septembre 2017 sur Mezzo HD à 20h30
Lady Macbeth de Chostakovitch à l'Opéra de Lyon

Samedi 16 septembre 2017 sur Mezzo à 20h30
Saul de Haendel au Festival de Glyndebourne

Dimanche 17 septembre sur Mezzo HD à 20h30
Joyce DiDonato chante La Donna del Lago de Rossini au Metropolitan Opera

Mercredi 20 septembre 2017 sur Mezzo à 20h30
Le Barbier de Séville de Rossini au Festival de Glyndebourne

Vendredi 22 septembre 2017 sur Mezzo HD à 20h30
Cavalleria Rusticana et Pagliacci au Met de New York

Dimanche 24 septembre sur Mezzo HD à 20h30
Lady Macbeth de Chostakovitch à l'Opéra de Lyon

Mardi 26 septembre sur Mezzo à 20h30
Dialogues des Carmélites de Francis Poulenc à l'Opéra de Bavière

Mercredi 27 septembre 2017 sur Mezzo à 20h30
Le Monstre du labyrinte de Jonathan Dove au Festival d'Aix

Vendredi 29 septembre 2017 sur Mezzo HD à 20h30
Alcina de Haendel au Festival d'Aix en Provence

Samedi 30 septembre 2017 sur Mezzo à 20h30
A définir ultérieurement

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Concert Arte, Medici.Tv et Br Klassik

Die Meistersinger von Nüremberg (Bayreuth) - ms Kosky

Elektra (Verbier) -dm Salonen

Salomé (Verbier) -dm Dutoit

La petite renarde rusée (Théâtre de la Monnaie) - ms  Coppens

Snegourotchka (Opéra de Paris) - ms Tcherniakov

La Création (Auditorium de la Seine Musicale) - ms La Fura Dels Baus

Le Couronnement de Poppée (Festival de Schwetzinger) - ms Claudio Cavina

Joyce DiDonato (Grand Theâtre du Liceu)

Les Indes Galantes - Chorégraphie Sidi Larbi Cherkaoui

Les Noces de Figaro (Grand Théâtre de Genève) - ms Tobias Richter

Figaro divorce (Grand Théâtre de Genève) - ms David Pountney

Le Barbier de Séville (Grand Théâtre de Genève) - ms Sam Browm

La Passion selon Saint-Marc - Une passion après Auschwitz de Michael Levinas

Roméo et Juliette et Le Château de Barbe-Bleue à Helsinski

Maria Callas - Tosca 1964 - Covent Garden

Maria Callas chante Tosca Acte II

Barbara Hannigan vue par Mathieu Amalric

Tosca (Opéra National de Norvège) - ma Calixto Bieito

Pavarotti, une voix pour l'éternité

Nabucco (Arènes de Vérone) - ms Arnaud Bernard

Operetka (Armel Festival Opera)

Pinocchio (Festival d'Aix-en-Provence) - ms Pommerat

Prima Donna (Rufus Wainwright)

The Rake'sProgress (Festival d'Aix-en-Provence) - ms Simon McBurney

Carmen (Festival d'Aix-en-Provence) - ms Dmitri Tcherniakov

Weisse Rose (Armel Festival Opera) - ms Anna Drescher

La Clémence de Titus (Festival de Salzbourg) - ms Sellars

 

Sur Operaplatform, Culturebox etc...

Aida (Chorégies d'Orange) depuis le 09 août 2017

L'ombre de Venceslao (Capitole de Toulouse) depuis le 06 août 2017

Les pêcheurs de perles (Auditorium du nouveau siècle) depuis le 05 août 2017

Les amants magnifiques (Opéra de Rennes) depuis le 04 août 2017

La clémence de Titus (Festival de Glyndebourne) depuis le 03 août 2017

Dans les coulisses du Festival d'Avignon depuis le 17 juillet 2017

Carmen (Opéra National de Paris) depuis le 16 juillet 2017

Le Concert de Paris (Champs-de-Mars) depuis le 14 juillet 2017

Erismena (Festival d'Aix en Provence) depuis le 12 juillet 2017

Rigoletto (Chorégies d'Orange) depuis le 11 juillet 2017

Don Giovanni (Festival d'Aix en Provence) depuis le 10 juillet 2017

Viva la Mamma (Opéra de Lyon) depuis le 08 juillet 2017

Otello (Opéra Royal de Wallonie) depuis le 25 juin 2017

 

Tannhäuser (Opéra de Monte-Carlo) jusqu'au 01 septembre 2017

Arsilda (Opéra de Bratislava) jusqu'au 14 septembre 2017

La Passion de Saint Matthieu (Manchester) le 17 septembre 2017

Lucrezia Borgia (Palau de les Arts Reina Sofia) jusqu'au 30 septembre 2017

 

L'écume des jours (opéra de Stuttgart) - jusqu'au 01 octobre 2017

La Foire de Sorotchintsi  (Komischen Oper Berlin) jusqu'au 01 octobre 2017

La Création (Sadler's Well Theatre - London) jusqu'au 15 octobre 2017

La Cenerentola (Opéra de Lille) jusqu'au 20 octobre 2017

Nabucco (Opera Royal de Wallonie) jusqu'au 27 octobre 2017

Le vin herbé (Opéra National du Pays de Galles) jusqu'au 27 octobre 2017

Semele (Badische Staatsteater Karlsruhe) jusqu'au 31 octobre 2017

Armino (Badische Staatsteater Karlsruhe) jusqu'au 31 octobre 2017

Alessandro (Opéra Royal de Versailles) jusqu'au 31 octobre 2017

Acis et Galatea (Opera Theatre Company de Dublin) jusqu'au 31 octobre 2017

Madame Butterfly (Teatro Real de Madrid) jusqu'au 31 octobre 2017

Sadko (Vlaanderen Oper-Gent) jusqu'au 31 octobre 2017

La Sonnambula (Victorian Opera) jusqu'au 31 octobre 2017

Tosca (Opéra National de Norvège) jusqu'au 31 octobre 2017

Fagerlund (Opéra National de Finlande) jusqu'au 31 octobre 2017

La Callisto (Opéra National du Rhin) jusqu'au 03 novembre 2017

Sémiramide (Opéra de Nancy) jusqu'au 11 novembre 2017

Alcione (Opéra Comique) jusqu'au 12 novembre 2017

Aquagranda de Filippo Perocco (Teatro La Fenice) jusqu'au 14 novembre 2017

Le Requiem de Mozart (Philharmonie de Paris) - dm René Jacobs - jusqu'au 26 novembre 2017

Don Giovanni (Opéra de Liège) jusqu'au 23 novembre 2017

Anna Bolena (Opéra Grand Avignon) jusqu'au 23 novembre 2017

L'Orfeo (La Fenice) jusqu'au 23 décembre 2017

Le retour d'Ulysse dans sa patrie (La Fenice) jusqu'au 24 décembre 2017

Le couronnement de Poppée (La Fenice) jusqu'au 25 décembre 2017

La Cenerentola (Palais Garnier) jusqu'au 26 décembre 2017

Le Vaisseau Fantôme (Teatro Real de Madrid) jusqu'au 27 décembre 2017

La Bohème (Festival d'Opéra en plein air) jusqu'au 29 décembre 2017

La Damnation de Faust (ms Ruggero Raimondi) jusqu'au 01 février 2018

Le retour d'Ulysse dans sa patrie (Théâtre des Champs-Elysées) jusqu'au 13 mars 2018

Jérusalem (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 24 mars 2018

Le chant de la Terre (Festival de Saint-Denis) jusqu'au 09 juin 2018

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Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique