Publié le 1 Novembre 2024

TV-Web Novembre 2024 Lyrique et Musique

Chaînes publiques

Dimanche 02 novembre 2024 sur France 3 à 00h20
Islands (Carolyn Carlson) - Théâtre antique de Vaison-la-Romaine

Dimanche 03 novembre 2024 sur France 5 à 14h35
Les clefs de l'orchestre de Jean-Francois Zygel - Roméo et Juliette (Tchaïkovski)

Dimanche 03 novembre 2024 sur Arte à 18h40
Le "Requiem" de Fauré au Panthéon

Dimanche 03 novembre 2024 sur Arte à 23h35
Don Giovanni (Mozart) - Festival de Salzbourg 2021

Mardi 05 novembre 2024 sur France 4 à 21h00
La Flûte enchantée (Mozart) - Théâtre des Champs-Elysées - dm Roth - ms Klapisch

Mardi 05 novembre 2024 sur France 4 à 23h45
Requiem de Mozart - Palau de la Musica Catalana - dm Pichon

Dimanche 10 novembre 2024 sur France 3 à 00h15
Félicien Brut, j'ai deux amours

Dimanche 10 novembre 2024 sur Arte à 18h45
L'accordéon selon Martynas Levickis

Dimanche 10 novembre 2024 sur Arte à 23h50
Wartime Elegy - Une soirée de ballet à l’Opéra national d'Ukraine

Lundi 11 novembre 2024 sur Arte à 01h15
Symphonie n° 9 (Mahler)- Mahler Festival Leipzig 2023

Mardi 12 novembre 2024 sur France 4 à 21h00
Gautier Capuçon à l'Olympia

Mardi 12 novembre 2024 sur France 4 à 22h40
Félicien Brut, j'ai deux amours

Vendredi 15 novembre 2024 sur Arte à 22h50
Whitney - Can I Be Me

Dimanche 17 novembre 2024 sur France 3 à 00h20
La Flûte enchantée (Mozart) - Théâtre des Champs-Elysées - dm Roth - ms Klapisch

Dimanche 17 novembre 2024 sur France 5 à 14h35
Gautier Capuçon à l'Olympia

Dimanche 17 novembre 2024 sur Arte à 18h40
Lang Lang au Carnegie Hall - Les grands moments de la musique

Lundi 18 novembre 2024 sur Arte à 00h20
Le couronnement de Poppée (Monteverdi) - Gran Teatre del Liceu, Barcelone

Mardi 19  novembre 2024 sur France 4 à 21h00
Le canard sauvage - Marit Moum Aune et le Ballet National de Norvège

Dimanche 24 novembre 2024 sur France 3 à 00h15
Hélène Grimaud à Polling, en Bavière

Dimanche 24 novembre 2024 sur France 5 à 14h35
Ravel : la grande soirée de ballets - Les Ballets de Monte-Carlo

Dimanche 24 novembre 2024 sur Arte à 18h45
Angela Gheorghiu chante La Traviata à Covent Garden

Lundi 25 novembre 2024 sur Arte à 00h55
Il Trittico (Puccini) -  La Monnaie

Mardi 26 novembre 2024 sur Arte à 00h15
Adentro mío estoy bailando – The Klezmer Project

Mardi 26 novembre 2024 sur France 4 à 21h00
Les clefs de l'orchestre de Jean-Francois Zygel - Daphnis et Chloé

Mardi 26 novembre 2024 sur France 4 à 22h40
Madame Butterfly (Puccini) - Opéra national de Paris - ms Robert Wilson

Vendredi 29  novembre 2024 sur Gulli à 21h05
Ballerina (Film d'animation d'Eric Summer et Éric Warin) - deux jeunes gens cherchent à intégrer le Corps de Ballet de l'Opéra national de Paris

Dimanche 01 décembre 2024 sur France 3 à 00h15
Alice (Amir Hosseinpour et Jonathan Lunn) - Opéra national du Rhin - musique de Philip Glass

Dimanche 01 décembre 2024 sur France 5 à 14h35
Requiem de Mozart - Palau de la Musica Catalana

Dimanche 01 décembre 2024 sur Arte à 18h45
Le monde de Hans Zimmer

Dimanche 01 décembre 2024 sur Arte à 23h30
Miucha, la voix de la bossa nova

Lundi 02  décembre 2024 sur Arte à 01h10
Claudio Monteverdi - Vêpres de la Vierge - Cathédrale Saint-Pierre de Worms

Lundi 02  décembre 2024 sur Arte à 02h45
L'art de la danse : Cunningham

TV-Web Novembre 2024 Lyrique et Musique

Mezzo et Mezzo HD

Vendredi 01 novembre 2024 sur Mezzo à 19h00
Scott Ross – Traces d’une étoile filante 1951 – 1989

Vendredi 01 novembre 2024 sur Mezzo HD à 21h00
A Midsummer Night’s Dream de Britten à l'Opéra de Lille

Vendredi 01 novembre 2024 sur Mezzo à 23h00
Le Chevalier à la rose de Richard Strauss

Samedi 02 novembre 2024 sur Mezzo à 20h30
La Traviata de Verdi au Gran Teatre del Liceu

Dimanche 03 novembre 2024 sur Mezzo HD à 21h00
Rameau : Hippolyte et Aricie - Simon Rattle

Lundi 04 novembre 2024 sur Mezzo à 20h30
Of Vineyards and Shoeboxes - In search of the perfect concert hall acoustics

Mercredi 06 novembre 2024 sur Mezzo à 20h30
William Christie dirige 'Titon et l'Aurore' de Mondonville à l'Opéra Comique

Vendredi 08 novembre 2024 sur Mezzo HD à 21h00
Mitridate de Mozart au Staatsoper Berlin

Vendredi 08 novembre 2024 sur Mezzo à 23h20
'Adriana Lecouvreur' de Cilea à l'Opéra Royal de Wallonie Liège

Samedi 09 novembre 2024 sur Mezzo à 20h30
Strauss : Arabella - Teatro Real de Madrid

Dimanche 10 novembre 2024 sur Mezzo HD à 21h00
John Adams : Nixon in China - Opéra de Paris

Lundi 11 novembre 2024 sur Mezzo à 20h30
Arte Flamenco - 35 ans

Lundi 11 novembre 2024 sur Mezzo à 20h55
Rafael Riqueni, ser flamenco

Mardi 12 novembre 2024 sur Mezzo à 23h40
'La Femme sans ombre' de Strauss à Baden-Baden

Mercredi 13 novembre 2024 sur Mezzo à 20h30
Monteverdi : l'Orféo - Opéra Comique de Paris

Vendredi 15 novembre 2024 sur Mezzo HD à 21h00
Strauss : Salome - Opéra national de Paris

Vendredi 15 novembre 2024 sur Mezzo à 23h30
Haendel: Giulio Cesare - Jaroussky, Arquez, Devieilhe

Samedi 16 novembre 2024 sur Mezzo à 20h30
Verdi : Un Ballo in maschera - Palau de les Arts, Valencia

Dimanche 17 novembre 2024 sur Mezzo HD à 21h00
Mitridate de Mozart au Staatsoper Berlin

Lundi 18 novembre 2024 sur Mezzo à 20h30
Paco de Lucía : Ombre et lumières

Mardi 19 novembre 2024 sur Mezzo à 23h20
Franck : Hulda - Gergely Madaras, Orchestre Philharmonique Royal de Liège

Mercredi 20 novembre 2024 sur Mezzo à 20h30
Bellini: I Capuleti e i Montecchi - Opéra Royal de Wallonie Liège

Vendredi 22 novembre 2024 sur Mezzo HD à 21h00
Rameau : Hippolyte et Aricie - Simon Rattle

Samedi 23 novembre 2024 sur Mezzo à 20h30
'Ernani' de Verdi au Palau de les Arts de Valence

Dimanche 24 novembre 2024 sur Mezzo HD à 21h00
Strauss : Salome - Opéra national de Paris

Dimanche 24 novembre 2024 sur Mezzo HD à 22h45
La Petite Renarde rusée de Leoš Janáček à l'Opéra de Paris

Dimanche 24 novembre 2024 sur Mezzo à 23h30
Pierre Henry n'est pas mort

Lundi 25 novembre 2024 sur Mezzo à 20h30
Andrés Segovia à Los Olivos

Mercredi 27 novembre 2024 sur Mezzo à 20h30
'The Perfect American' de Philip Glass au Teatro Real de Madrid

Vendredi 29 novembre 2024 sur Mezzo HD à 21h00
John Adams : Nixon in China - Opéra de Paris

Vendredi 29 novembre 2024 sur Mezzo à 23h25
Strauss : Arabella - Teatro Real de Madrid

Samedi 30 novembre 2024 sur Mezzo à 20h30
Puccini : Madama Butterfly - Opéra National Grec

Dimanche 01 décembre 2024 sur Mezzo HD à 21h00
Monteverdi : L'Orfeo - Festival d'Opéra Baroque de Bayreuth

Dimanche 01 décembre 2024 sur Mezzo à 23h50
Of Vineyards and Shoeboxes - In search of the perfect concert hall acoustic

TV-Web Novembre 2024 Lyrique et Musique

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Operavision, Culturebox, Arte Concert etc...

                            Accès illimité dans le temps

Placido Domingo, l'homme aux mille vies

La Traviata (Chorégies d'Orange 2016) avec Domingo, Jaho, Meli

Le Requiem de Verdi (Chorégies d'Orange)

Le Barbier de Séville (Chorégies d'Orange 2018) avec Peretyatko, Sempey, Hotea

Roberto Alagna - Ma vie est un opéra

Le Royaume des Deux-Siciles (Roberto Alagna)

Patrick Dupond, un danseur chez les étoiles

Michaël Denard, le « prince » de l'Opéra de Paris

Le Lac des Cygnes, l'Ambitieux projet de Tchaïkovski

Maria Callas - Il était une voix

Body and Soul (Opéra national de Paris)

Dans les coulisses de Casse-Noisette

Dans les coulisses de Roméo et Juliette

Dans les coulisses de La Fille mal gardée

Dans les coulisses de Don Quichotte

Dans les coulisses de Mayerling

Martha Graham, danser avec l'âme

Accès Live à l'Opéra Bastille pour « Le Lac des Cygnes »

Accès live à l'Opéra Garnier dans les coulisses de « La Cenerentola »

 

                          Novembre 2024

Der Idiot (Festival de Salzburg 2024) jusqu'à une date indéterminée.

Turandot (Scala de Milan) jusqu'au 03 novembre 2024

Don Giovanni (Opéra de Lille) jusqu'au 06 novembre 2024

Fidelio (Dutch National Opera & Ballet) jusqu'au 06 novembre 2024

On Danse Chez Vous : Mehdi Kerkouche (Chaillot) jusqu'au 08 novembre 2024

La Sonnambula (Teatro dell'opera di Roma) jusqu'au 10 novembre 2024

Roméo, Juliette, Thomas et les autres (Opéra national de Paris) jusqu'au 11 novembre 2024

Les Contes d'Hoffmann (Festival de Salzburg) jusqu'au 14 novembre 2024

Daniel Hope et la musique sud-africaine jusqu'au 16 novembre 2024

Pablo Heras-Casado dirige Schubert, Goldmark et Brahms jusqu'au 18 novembre 2024

Les Maîtres chanteurs de Nuremberg (Teatro Real de Madrid) jusqu'au 18 novembre 2024

Le Ballet national de Vienne danse Gustav Mahler (Opéra de Vienne) jusqu'au 19 novembre 2024

La Ciociara (Wexford Festival Opera 2023) jusqu'au 19 novembre 2024

Orphée in Love jusqu'au 19 novembre 2024

Gala d'opéra - Classic Open Air 2024 (Hanovre) jusqu'au 22 novembre 2024

Don Quichotte - Massenet (Opéra national de Paris) jusqu'au 23 novembre 2024

Strauss avec Asmik Grigorian et Gustavo Dudamel (Festival de Salzburg) jusqu'au 23 novembre 2024

Guercoeur (Opéra national du Rhin) jusqu'au 25 novembre 2024

Alfred, Alfred / La serva padrona (Teatri di Reggio Emilia) jusqu'au 26 novembre 2024

Ouverture spirituelle : Nono & Dallapicolla (Festival de Salzburg 2024) jusqu'au 27 novembre 2024

                          Décembre 2024

Tosca (Teatro Regio di Parma) jusqu'au 01 décembre 2024

International Opera Awards 2024 jusqu'au 02 décembre 2024

Don Giovanni (Festival de Salzbourg 2021) jusqu'au 03 décembre 2024

Requiem de Fauré (Panthéon) jusqu'au 03 décembre 2024

Requiem de Mozart (Palau de la Musica de Barcelone) jusqu'au 04 décembre 2024

Manon Lescaut (Poznan Opera) jusqu'au 08 décembre 2024

Grand concert symphonique Saint-Saëns (Auditorium de Radio France) jusqu'au 14 décembre 2024

Le couronnement de Poppée (Gran Teatre del Liceu, Barcelone) jusqu'au 17 décembre 2024

Call me Dancer jusqu'au 17 décembre 2024

Ballet National de España (Festival de Grenade 2023) jusqu'au 18 décembre 2024

Elektra (Festival de Baden-Baden 2024) jusqu'au 19 décembre 2024

Concert de Noël (Philharmonique de Radio France) jusqu'au 21 décembre 2024

Albert Herring (Opera North) jusqu'au 21 décembre 2024

Angela Gheorghiu chante La Traviata (ROH de Londres, 1994) jusqu'au 23 décembre 2024

Angela Gheorghiu chante La Traviata (ROH de Londres, 1994) - extraits jusqu'au 24 décembre 2024

Hommage à Patrick Dupond jusqu'au 26 décembre 2024

Don Carlo (Opéra de Vienne) jusqu'au 28 décembre 2024

Masterclasse Lawrence Brownlee et Brian Jagde jusqu'au 28 décembre 2024

Le Concert de Paris 2024 jusqu'au 31 décembre 2024

 

                           Janvier 2025

Oratorio de Noël (ElbPhilharmonie de Hambourg, 2023) jusqu'au 10 janvier 2025

Samson (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2025

L'Olimpiade (Théâtre des Champs-Elysées) jusqu'au 12 janvier 2025

Pinocchio - Weinberg (Polish National Opera and Ballet) jusqu'au 12 janvier 2025

Une soirée vénitienne avec Anastasia Kobekina jusqu'au 18 janvier 2025

Le Baiser (National Moravian-Silesian Theatre) jusqu'au 19 janvier 2025

Gala Puccini (Place Saint-Marc de Venise) jusqu'au 19 janvier 2025

Picture a Day Like This (Festival d'Aix-en-Provence 2023) jusqu'au 19 janvier 2025

Apaches au Palais Garnier (Opéra national de Paris) jusqu'au 24 janvier 2025

Les deux Veuves (National Moravian-Silesian Theatre) jusqu'au 26 janvier 2025

Hélène Grimaud & Konstantin Krimmel (Festival de piano de la Ruhr 2024) jusqu'au 28 janvier 2025

Requiem de Mozart (Festival d'Aix-en-Provence 2019) jusqu'au 28 janvier 2025

Requiem de Verdi (Accademia Nazionale di Santa Cecilia) jusqu'au 30 janvier 2025

                           Février 2025

Operatic Oniricon (Polish National Opera and Ballet) jusqu'au 02 février 2025

Colorature, Mrs Jenkins et son pianiste - Opéra Grand Avignon jusqu'au 09 février 2025

La Walkyrie (LongBorough Festival Opera) jusqu'au 09 février 2025

Charpentier à l'honneur - Festival de musique sacrée à Madrid jusqu'au 14 février 2025

Il viaggio a Reims (Rossini Opera Festival) jusqu'au 16 février 2025

Voix des Outre-mer (Amphithéâtre de l'Opéra Bastille) jusqu'au 20 février 2025

Il Trittico (La Monnaie) jusqu'au 22 février 2025

Le Comte Ory (Rossini in Wildbad) jusqu'au 23 février 2025

Il Barbiere di Siviglia (Royal Swedish Opera) jusqu'au 28 février 2025

                           Mars 2025

Fidelio courte animation jusqu'au 01 mars 2025

La Vestale (Opéra national de Paris) jusqu'au 06 mars 2025

Sandrine Piau et Les Talens Lyriques (Bayreuth Baroque Opera Festival 2024) jusqu'au 08 mars 2025

Ravel, la grande soirée de ballets (Les ballets de Monte-Carlo) jusqu'au 10 mars 2025

Nuria Rial & Fahmi Alqhai (Bayreuth Baroque Opera Festival 2024) jusqu'au 12 mars 2025

La Chauve-Souris (Opéra de Lille) jusqu'au 13 mars 2025

Moise et Aaron (Opéra national de Paris) jusqu'au 14 mars 2025

Aladin de David Bintley (Nouveau Théâtre/Ballet national de Tokyo) jusqu'au 20 mars 2025

Fauteuils d'orchestre (Anne Sinclair) jusqu'au 21 mars 2025

Car/Men (Théâtre municipal de Béthune) jusqu'au 22 mars 2025

Maria Callas au cinéma jusqu'au 23 mars 2025

Vivaldi et Mozart au musée du Louvre jusqu'au 24 mars 2025

Nixon in China (Opéra d'Etat Hongrois) jusqu'au 29 mars 2025

                           Avril 2025

Madame Butterfly  (Opéra national de Paris) jusqu'au 01 avril 2025

D'ARC (Opéra national de Varsovie) jusqu'au 01 avril 2025

Le Messie (Festival de Pâques d'Aix-en-Provence) jusqu'au 03 avril 2025

Max Emanuel Cencic & les Talens Lyriques) jusqu'au 04 avril 2025

Finale IVC 2024 2024 jusqu'au 05 avril 2025

Finale du concours Neue Stimmen 2024 jusqu'au 11 avril 2025

Finale de chant du concours de Genève 2024 jusqu'au 22 avril 2025

Le Bohème (Opéra de Montpellier) jusqu'au 25 avril 2025

                            Mai 2025

Le convenienze ed inconvenienze teatrali (Wexford Festival Opera) jusqu'au 02 mai 2025

La Flûte enchantée (Théâtre des Champs-Elysées) jusqu'au 07 mai 2025

La Traviata (Théâtre national de Mannheim) jusqu'au 09 mai 2025

Mayerling (Opéra national de Paris) jusqu'au 10 mai 2025

Ifigenia in Auline (Opéra national de Paris) jusqu'au 15 mai 2025

Platée (Garsington Opera) jusqu'au 15 mai 2025

The Rake's Progress (Opéra et Ballet national de Norvège) jusqu'au 22 mai 2025

Médée (Opéra national de Paris) jusqu'au 30 mai 2025

La Chauve-Souris (Opéra de Lille) jusqu'au 31 mai 2025

                           Juin 2025

Adriana Lecouvreur (Opéra national de Lettonie, Riga) jusqu'au 15 juin 2025

Jour de fête chez Offenbach (Radio France) jusqu'au 22 juin 2025

                       Juillet 2025

Alain Altinoglu et Stéphane Degout (Festival de Colmar) jusqu'au 04 juillet 2025

Afanador (Ballet Nacional de España) jusqu'au 23 juillet 2025

                       Août 2025

Wozzeck (Festival d'Aix-en-Provence 2023) jusqu'au 19 août 2025

                         Septembre 2025

Le Ring sans paroles (Philharmonique de Strasbourg) jusqu'au 06 septembre 2025

Angelin Preljocaj : La visite (Picasso Danse) jusqu'au 19 septembre 2025

The Fairy Queen (Opéra Royal de Versailles) jusqu'au 23 septembre 2025

 

                         Novembre 2025

On Danse Chez Vous : Mehdi Kerkouche (Chaillot) jusqu'au 07 novembre 2025

                         Décembre 2025

La Fête de la chanson orientale jusqu'au 17 décembre 2025

                           Janvier 2026

Iphigénie en Aulide - Iphigénie en Tauride (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2026

                           Février 2026

Voix des Outre-Mer 2023 (Amphithéâtre Bastille) jusqu'au 22 février 2026

                           Mars 2026

Concert en soutien au peuple ukrainien (Maison de Radio France) jusqu'au 04 mars 2026

                           Mai 2026

Barry Lyndon Tribute jusqu'au 13 mai 2026

Michel Legrand, la musique enchantée (Dessay, Bertault) jusqu'au 13 mai 2026

 

                           Juillet 2026

Kiev, un opéra en guerre (1/4) - Danser pour résister jusqu'au 12 juillet 2026

 

                           Septembre 2026

Kiev, un opéra en guerre (2/4) - Exister ou disparaître jusqu'au 12 septembre 2026

                           Octobre 2026

Barbara Hannigan dirige Ligeti et Stravinsky jusqu'au 10 octobre 2026

                         Novembre 2026

Kiev, un opéra en guerre (3/4) - Exilés jusqu'au 14 novembre 2026

Les trois ballets de Stravinsky (Théâtre des Champs-Elysées) jusqu'au 25 novembre 2026

                         Décembre 2026

Concert du nouvel an de l'Orchestre national de France (Radio France) jusqu'au 30 décembre 2026

   

                          Janvier 2027

Samson (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2027

Madame Butterfly (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 13 janvier 2027

                        Février 2027

Kiev, un opéra en guerre (4/4) - Transmettre jusqu'au 08 février 2024

 

                         Avril 2028

Wartime Elegy - Ballet national d'Ukraine  jusqu'au 01 avril 2028

 

                         Juin 2028

Dream Requiem - Rufus Wainwright (Radio France) jusqu'au 13 juin 2028

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Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique

Publié le 31 Octobre 2024

The Time of our singing (Kris Defoort –
14 septembre 2021, La Monnaie)
Représentation du 27 octobre 2024
La Monnaie de Bruxelles

Delia Daley Claron McFadden
William Daley Mark S. Doss
David Strom Simon Bailey
Jonah Levy Sekgapane
Joey Peter Brathwaite
Ruth Abigail Abraham
Lisette Soer Lilly Jørstad
Robert Rider Hervé Loka Sombo (rôle muet)

Direction musicale Kwamé Ryan
Mise en scène Ted Huffman (2021)

Orchestre de chambre de la Monnaie
Ensemble de jazz (Robin Verheyen, Lander Gyselinck, Nicolas Thys, Hendrik Lasure)
Chœur d’enfants Equinox

Coproduction LOD Muziektheater (Gand), Theater St Gallen

Ouvrage récompensé par l’International Opera Awards comme la ‘Meilleure Création Mondiale’ de la saison 2021 / 2022', ‘The Time of our singing’ est repris trois ans plus tard à la Monnaie de Bruxelles, et c’est à une œuvre très touchante et chaleureuse qu’il est possible d’assister en ce début d’automne, de par la manière dont l’histoire d’amour entre une jeune musicienne noire originaire de Philadelphie et un physicien juif allemand est racontée en nous faisant traverser l’Histoire américaine et ses injustices vis à vis de la communauté noire au XXe siècle.

Simon Bailey (David Strom) et Levy Sekgapane (Jonah)

Simon Bailey (David Strom) et Levy Sekgapane (Jonah)

Décor dépouillé, la scène est simplement entourée de tables de classe sur tout son pourtour, et un tableau étendu en arrière plan remémore les noms de civils noirs ayant été victimes de meurtres depuis la guerre civile à aujourd’hui. Parmi ces noms se discerne celui de Delia Daley qui disparaîtra dans un incendie que sa fille, Ruth, estimera être intentionnel.

Et au dessus de ce tableau mémoriel, des vidéos noir et blanc évoquent le contexte historique en commençant par le récital de Marian Anderson interprété au Lincoln Memorial de Washington le 09 avril 1939 devant plus de 75 000 spectateurs, la contralto afro-américaine s’étant vu refuser l’accès au Constitution Hall par les ‘Filles de la Révolution américaine’.

Elle sera plus tard la première cantatrice noire à apparaitre sur la scène du MET, le 07 janvier 1955, pour chanter le rôle d'Ulrica dans 'Un Ballo in maschera' de Giuseppe Verdi.

Au cours de cette histoire basée sur le roman éponyme de Richard Powers, la question raciale est abordée par le biais de la famille Daley. 

Claron McFadden, soprano New-yorkaise installée dorénavant aux Pays-Bas qui célébrera ses 40 ans de carrière l’année prochaine, joue avec beaucoup de finesse et de profondeur le personnage de Delia Daley en montrant par ses sourires naturels comment elle entend dépasser les préjugés raciaux qui existent même au sein de sa propre famille. 

Car son père, William (incarné par la présence autoritaire de Mark S. Doss), considère que les noirs ne peuvent se défaire de leur groupe d’origine. Il y a donc ici un conflit d’appartenance entre un communautarisme qui souhaite s’imposer à l’individu, d'une part, et l'envie de faire partie d'une société unifiée, d'autre part.

Levy Sekgapane (Jonah) et Claron McFadden (Delia)

Levy Sekgapane (Jonah) et Claron McFadden (Delia)

L’idéal de Delia et de son fils, Jonah, chanté avec un timbre tendre et poétique par Levy Sekgapane, ténor sud-africain qui mûrit actuellement un parcours très assuré dans les interprétations belcantistes, se sublime par la manière dont tous deux voient dans leur parcours lyrique l’aboutissement d’un universalisme humaniste, alors que Ruth, la sœur de Jonah, mue par une volonté revendicative qui se traduit dans la gestuelle scénique vive d' Abigail Abraham, préférera développer un art du chant plus proche de ses racines à travers une école qu’elle va dédier aux jeunes avec l’aide de son autre frère, Joey (Peter Brathwaite).

Cela permettra en dernière partie d’entendre le chœur d’enfants Equinox entraîner le public sur un air entêtant qui sera repris en bis au rideau final face à une salle acquise et debout.

Abigail Abraham (Ruth), Levy Sekgapane (Jonah) et Peter Brathwaite (Joey)

Abigail Abraham (Ruth), Levy Sekgapane (Jonah) et Peter Brathwaite (Joey)

Quand Jonah les rejoint, il comprend tout l’intérêt de la démarche qui devient un moyen de concilier le besoin d’émancipation par l’art tout en restant connecté à la vie d’aujourd’hui et de ses difficultés. Et ce d’autant plus que les violences policières vis-à-vis des populations noires se poursuivent.

Et brutalement, le chœur d’enfants met sans dessus-dessous la scène au moment des émeutes survenues à Los Angeles en 1992 lors de l’acquittement des agresseurs de l’activiste Rodney King.

Chœur d’enfants Equinox

Chœur d’enfants Equinox

La musique qu’a composé Kris Defoort, qui en est à son quatrième ouvrage à la Monnaie après ‘The Woman who walked into doors’ (2001), ‘House of the sleeping beauties’ (2009) et ‘Daral Shaga’ (2014), inclut des parties jazzy et feutrées jouées à la batterie, un accompagnement délicat au piano qui accroît le sentiment d’intimité des relations humaines, un saxophone qui induit une narration sentimentale et rêveuse, alors que l’écriture des cordes tend à diffracter leurs sonorités en mille discrets chatoiements, ce qui crée du relief et des aspérités qui évitent d’entendre un flot trop coulant et uniforme. 

 Lilly Jørstad (Lisette Soer) et Levy Sekgapane (Jonah)

Lilly Jørstad (Lisette Soer) et Levy Sekgapane (Jonah)

Kwamé Ryan - les parisiens se souviennent peut-être qu'il interprétait en 2004 'L'Espace dernier' de Matthias Pintscher à l'Opéra Bastille - dirige l’Orchestre de chambre de la Monnaie dans un esprit d’osmose avec les musiciens et la scène qui se retrouve dans sa souplesse de lecture et sa maîtrise sonore qui invitent à un climat convivial et généreux.

Et c'est autant plus sensible que la direction d’acteurs de Ted Huffman s’inscrit continuellement dans la sobriété et la justesse.

Claron McFadden, Kwamé Ryan, Levy Sekgapane, Peter Brathwaite et Abigail Abraham

Claron McFadden, Kwamé Ryan, Levy Sekgapane, Peter Brathwaite et Abigail Abraham

Et voir à quel point cet ouvrage contemporain peut réunir des publics très différents laisse penser que Peter Gelb pourrait-être intéresser pour le porter sur la scène du New-York Metropolitan Opera afin de lui donner un impact encore plus grand.

The Time of our singing (McFadden Sekgapane Ryan Huffman) La Monnaie

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Publié le 28 Octobre 2024

Donnerstag aus Licht - Acte III (Karlheinz Stockhausen - 03 avril 1981, La Scala de Milan)
Concert du 26 octobre 2024
Philharmonie de Paris
Grande salle Pierre Boulez

Michaël Safir Behloul (ténor), Henri Deléger (trompette), Emmanuelle Grach (danse)
Eve Elise Chauvin (soprano), Iris Zerdoud (cor de basset), Suzanne Meyer (danse)
Lucifer Damien Pass (basse), Mathieu Adam (trombone), Frank Gizycki (danse)
Une vieille dame Bernadette Le Saché
Michael adolescent Ilion Thierrée

Direction musicale Maxime Pascal
Mise en scène Benjamin Lazar

Ensemble Le Balcon
Étudiants du Conservatoire de Paris
Étudiants du Pôle Sup'93
Le Jeune Chœur de Paris - Département supérieur pour jeunes chanteurs, CRR de Paris
Orchestre Impromptu

Quatre ans, jour pour jour, après avoir dirigé 'Dienstag aus Licht' dans la grande salle de la Philharmonie, probablement le plus spectaculaire des sept volets du cycle 'Licht', Maxime Pascal revient avec son ensemble Le Balcon, renforcé par les cordes de l'Orchestre Impromptu, pour interpréter le 3e acte de 'Donnerstag aus Licht' dans une scénographie spatio-temporelle qui inspire pleinement à un mysticisme subtil en s'appuyant sur la puissance et les possibilités qu'offre la grande salle de la Philharmonie. 

Ce spectacle avait été donné à l’Opéra Comique en novembre 2018, puis repris à la Philharmonie en novembre 2021 mais sans le 3e acte, les contraintes de la pandémie ne le permettant pas.

Donnerstag aus Licht - Acte III

Donnerstag aus Licht - Acte III

Ce dernier acte repris ce soir se décompose en deux parties, la première, 'Festival', dont le climax est le combat entre Michaël et Lucifer, et la seconde, 'Vision', qui est une réflexion sur ce qu'est l'être humain et comment Lucifer cherche à l'empêcher dans sa quête d'absolu.

Les musiciens sont disposés en arrière scène sur une large estrade sur laquelle repose un grand gong.

Des faisceaux lumineux pointent au dessus de lui pour y projeter quelques mots, et cet ensemble va de plus en plus évoquer la vision du centre d'un système solaire où l'humanité se retrouverait pour y régler ses comptes. Cette impression s’accroît avec la distance à la scène que permet la salle.

Damien Pass (Lucifer)

Damien Pass (Lucifer)

Au début, des chœurs descendent des escaliers vers la scène en frontal, avant de se disperser, et l'on entendra pas la suite ces voix invisibles venir de toutes parts y compris des moindres interstices du fond de parterre. Les cordes instillent une atmosphère évanescente, un fond omniprésent, et les cuivres agissent comme des stimuli qui commentent l’action de façon vive et haut-en-couleur avec un sens du burlesque qui se manifeste lors du combat entre Michaël et Lucifer, rendu ici de façon assez ludique.

Lucifer perd et s'en va à travers les hauteurs de la Philharmonie en scandant de façon répétitive à Michaël ‘Du bist ein Narr!' (‘Tu es un imbécile!’). A priori, on peut y voir une simple réaction à une déception humaine, mais ceci se déroule à travers un espace si vaste que l’on ne peut s’empêcher de voir, mais de manière très personnelle, comme une métaphore de la manifestation du chaos dans la formation de la vie de notre système solaire. 

En effet, on a au centre de la scène un couple qui s’aime et qui se retrouve devant un gong en forme de Soleil, des musiciens qui pourraient symboliser une force environnante hors du temps et impalpable, et un Lucifer venu de l’extérieur de ce système et qui perturbe la vie qu'il abrite mais sans réussir à la détruire, et qui finalement repart dans le cosmos - en y associant la texture étrange de la musique, un rapprochement naturel s'opère entre le personnage de Lucifer, incapable de participer à la société, et le 'Wozzeck' d'Alban Berg -.

En seconde partie, Michaël le présentera comme un ange noble qui s’est révolté à la création de l’homme, une force qui vise à empêcher chaque individu d'avancer dans sa propre construction humaine.

Ilion Thierrée (Michael adolescent) et Bernadette Le Saché (Une vieille dame)

Ilion Thierrée (Michael adolescent) et Bernadette Le Saché (Une vieille dame)

L’ésotérisme de la musique et les symboles qui apparaissent dans ce spectacle augmentent ainsi l’espace de jeu, tel ce chiffre ‘9’ qui surgit indirectement à travers 3 groupes de 3 faisceaux lumineux verticaux qui résonnent avec les trois formes que chacun des trois êtres, Michaël, Eve et Lucifer, prend sous les traits d’un chanteur, d’un danseur et un d’instrumentiste, comme en écho aux ‘9’ planètes qui gravitent autour de notre étoile (dans les année 80, Pluton était encore considérée comme une planète).

Cette évocation montre ainsi comment cette mise en scène, magnifiquement insérée dans la salle Boulez, et les éléments hypnotiques contenus dans la musique de Stockhausen ont la capacité à ouvrir les limites du temps tout en nous maintenant connectés à l’essence de la vie qui s'anime devant nos yeux.

L’utilisation des lumières, notamment sur le plafond de la Philharmonie qui se pare de mille reflets orangés, renforce le sentiment d’unité individuelle et collective de ce spectacle grandiose qui, quelque part, peut aussi donner l'impression de vivre une grande cérémonie panthéiste.

Maxime Pascal, Benjamin Lazar, Damien Pass et Richard Wilberforce (Chef de chœur)

Maxime Pascal, Benjamin Lazar, Damien Pass et Richard Wilberforce (Chef de chœur)

Tous ces artistes sont évidemment épatants, que ce soit Elise Gauvin qui surpasse en puissance l’orchestre et les chœurs, Damien Pass, ancien élève de l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Paris, en Lucifer, excellent comédien d’une très grande présence, y compris dans l’utilisation inventive de ses inflexions de voix, Safir Behloul, qui rend une pureté humaniste à Michaël, ou bien Maxime Pascal qui porte à bout de bras vifs et majestueux les grands mouvements orchestraux pour galvaniser tous les musiciens.

Par ailleurs, les instrumentistes solistes Henri Deléger (trompette), Iris Zerdoud (cor de basset) et Mathieu Adam (trombone) soignent couleurs et précision sonore qui se magnifient naturellement dans l'acoustique immersive de la grande salle.

Enfin, les fascinants effets polyphoniques des chœurs participent de façon déterminante à la formidable sensation d'irréalité qui innerve cette œuvre atypique.

 Donnerstag aus Licht Acte 3 (Maxime Pascal Le Balcon Lazar) Philharmonie

Ensemble, ils réussissent ainsi à dépasser la complexité d’agencement de cette production pour induire chez le spectateur non seulement le merveilleux sentiment de mystère qu'il vient éprouver, mais aussi un grand sentiment d'admiration pour avoir su rendre l'intemporalité de cet acte foisonnant.

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Publié le 24 Octobre 2024

Comète Tsuchinshan ATLAS (Constellation d'Ophiuchus) - le 23 octobre à 20h52 (F2.8, Exposition 5s, ISO 3200, focale 204mm) - Contraste modifié - Etoiles visibles jusqu'à la magnitude 9.

Comète Tsuchinshan ATLAS (Constellation d'Ophiuchus) - le 23 octobre à 20h52 (F2.8, Exposition 5s, ISO 3200, focale 204mm) - Contraste modifié - Etoiles visibles jusqu'à la magnitude 9.

La comète Tsuchinshan-Atlas (C/2023 A3) a été photographiée le 09 janvier 2023 par l’observatoire de la Montagne pourpre (Tsuchinshan) situé à l’est de Nankin, mais ne fut formellement identifiée que six semaines plus tard, le 22 février 2023, par l’observatoire ATLAS-Sutherland d’Afrique du Sud.

Elle se situait à 1 050 millions de km de la Terre.

Trajectoire de Tsuchinshan-Atlas du 10 septembre au 23 octobre 2024 - Copyright © 2024 TheSkyLive.com

Trajectoire de Tsuchinshan-Atlas du 10 septembre au 23 octobre 2024 - Copyright © 2024 TheSkyLive.com

Son orbite est inclinée à 139° par rapport au plan de notre système solaire, et elle opère un mouvement rétrograde par rapport aux autres planètes, dans une configuration assez similaire à la comète Neowise observée en juillet 2020.

Elle arrive par le nord, et devient intéressante à suivre par les spécialistes à l’été 2024 où sa magnitude passe rapidement sous la grandeur +9, à moins de 300 millions de kilomètres de la Terre.

On ne sait cependant pas, à ce moment là, si elle survivra à son passage au plus près du Soleil, le 27 septembre 2024 (sa distance au Soleil au périhélie devrait atteindre 58,5 millions de km), si bien que des observateurs de l’hémisphère sud profitent du fait quelle passe quelques semaines au sud du plan de l’écliptique pour commencer l’observer à partir du 10 septembre.

L'observatoire de la Montagne pourpre (Tsuchinshan), en haut, et l’observatoire ATLAS-Sutherland, en bas

L'observatoire de la Montagne pourpre (Tsuchinshan), en haut, et l’observatoire ATLAS-Sutherland, en bas

Les premiers témoignages de sa visibilité à l’œil nu apparaissent le 23 septembre 2024 alors qu’elle n’est plus qu’à 160 millions de km de nous.

Et lors de son passage à son périhélie, une autre comète est découverte, dénommée depuis C/2024 SI (ATLAS), qui devrait être visible fin octobre 2024 uniquement dans l’hémisphère sud, si elle ne se désintègre pas avant.

Pendant ce temps, la comète Tsuchinshan-Atlas a survécu à son passage au plus près du Soleil, et se rapproche de la Terre pour arriver au plus près d'elle à 71 millions de km, le 13 octobre 2024.

Mais les conditions météorologiques sont très perturbées dans le nord de la France où il s'avère difficile de l’observer.

Lever de Soleil dans le Perche (Manou), le 14 octobre à 8h30.

Lever de Soleil dans le Perche (Manou), le 14 octobre à 8h30.

Dans la région du Perche (Manou), lieu le plus proche de Paris où le ciel souffre le moins de la pollution lumineuse, le ciel reste chargé en début de soirée, alors que la comète se couche avant 21h et que la Lune est présente à l’horizon sud.

Il est malheureusement impossible de l’observer du 11 au 15 octobre, ainsi que les jours qui suivent, mais le rapprochement entre la Lune et Saturne est observable le 14 octobre.

Ailleurs dans le monde, des observateurs rapportent sur les réseaux sociaux que la magnitude de Tsuchinshan-Atlas se situe autour de 0 le 12 octobre (après avoir atteint un pic à -4,9 le 09 octobre lors de son passage entre le Soleil et la Terre), et est encore à +1 le 15 octobre, +3,5 le 18 octobre, et +4 le 20 octobre. La comète est désormais rétroéclairée par le Soleil.

Jumelles d'observation Explore Scientific BT-82 SF (Focale 420 mm, oculaires 20mm)

Jumelles d'observation Explore Scientific BT-82 SF (Focale 420 mm, oculaires 20mm)

Les observations semblaient définitivement compromises, jusqu'à ce que le mercredi 23 octobre soir offre dans le Perche une soirée d’une qualité exceptionnelle, sous un ciel totalement dégagé et sans Lune, très contrasté, qui révèle la brillance de la Voie Lactée dans toute sa splendeur. Saturne règne plein sud, Uranus navigue à proximité de l'amas des Pléiades, la galaxie d'Andromède s'étire haut dans le ciel, et Jupiter se lève à l'est.

Et dès 20h30, c'est avec grande surprise que la Comète Tsuchinshan-Atlas, éloignée de nous à 105 millions de km, est facilement discernable à l’œil nu, en plein milieu de la constellation d'Ophiuchus, le long des 6 ou 7° d’étendue de sa chevelure et de sa queue de poussières, toutes deux diffuses, à 25° de hauteur au dessus de l’horizon ouest. Sa magnitude est alors estimée à +4.8. Il est possible d’en profiter ce soir là jusqu’à 22h45 !

Comète Tsuchinshan ATLAS - le 23 octobre à 21h10 (F2.8, Exposition 5s, ISO 3200, focale 493mm)

Comète Tsuchinshan ATLAS - le 23 octobre à 21h10 (F2.8, Exposition 5s, ISO 3200, focale 493mm)

Et si le spectacle dans de simples jumelles 7x50 mm est clair et émouvant, il devient somptueux lorsque l’on utilise des jumelles de type BT-82 mm de grossissement 24x. Le noyau fait de roches et de glaces mêlées (dont le diamètre est estimé par les scientifiques entre 20 et 40 km) est très lumineux, et le flux de poussière de glace s'étire de façon très homogène. La profusion d’étoiles et d’objets célestes visibles cette nuit là ajoute à l’enchantement de ce moment inespéré.

Rapprochement Lune-Saturne (située en haut), le 14 octobre 2024 à 20h45

Rapprochement Lune-Saturne (située en haut), le 14 octobre 2024 à 20h45

Tout s’est finalement joué en une seule soirée, car de retour sur Paris, le lendemain soir, force est de constater que le halo lumineux de la capitale ne permet même pas de repérer la comète aux jumelles. Elle n’est plus réservée qu’aux seuls observateurs vivant à distance des grandes villes.

La Comète Tsuchinshan-Atlas repart dorénavant vers le nuage de Oort selon une trajectoire hyperbolique, ce qui signifie qu’elle risque de ne plus revenir et d’être éjectée du système solaire, mais elle a rempli son rôle de reconnexion aux forces et mystères de l’univers, et c’est le plus important.

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Rédigé par David

Publié dans #Astres, #Comète

Publié le 20 Octobre 2024

La Fille du Régiment (Gaetano Donizetti -
11 février 1840, Opéra-Comique de Paris)
Représentation du 17 octobre 2024
Opéra Bastille

Marie Julie Fuchs
Marquise de Berkenfield  Susan Graham
Tonio  Lawrence Brownlee
Sulpice  Lionel Lhote
Hortensius  Florent Mbia
Duchesse de Crakentorp Dame Felicity Lott

Direction Musicale Evelino Pidò
Mise en scène Laurent Pelly (2007)

Production Metropolitan Opera de New York, Royal Opera House Covent Garden de Londres, Staatsoper de Vienne
 

Retransmission en direct le 06 novembre 2024 sur POP-Paris Opera Play, la plateforme de l'Opéra national de Paris

Créé le 11 février 1840, ‘La Fille du Régiment’ est le dernier grand succès du Théâtre des Nouveautés donné par la troupe de l’Opéra-Comique qui s’y était installée depuis 1832, avant qu’elle ne rejoigne sa seconde salle Favart trois mois plus tard.

Dans cette salle confiée à la direction de François-Louis Crosnier, ancien chef de bataillon, 'Le pré aux Clercs' d'Herold, ‘Le Chalet’ et ‘Le Postillon de Lonjumeau’ d’Adolphe Adam, ‘Le Cheval de bronze’ et ‘Le Domino noir’ d’Auber connaîtront également leurs premières représentations et seront tous de grandes réussites du genre tout au long du XIXe siècle.

Le premier opéra en français écrit pour Paris par Donizetti atteindra ainsi sa millième représentation à l’Opéra-Comique le 02 janvier 1908 avant de connaître un déclin à l’issue de la Première Guerre mondiale.

Julie Fuchs (Marie)

Julie Fuchs (Marie)

Par la suite, l’œuvre retrouvera sa popularité grâce à l’interprétation de Luciano Pavarotti et Joan Sutherland donnée au Royal Opera House de Londres en 1966 et 1967, maison lyrique qui présentera 40 ans plus tard une nouvelle coproduction de ‘La Fille du Régiment’ mise en scène par Laurent Pelly

Cette production sera jouée sur la scène de Covent Garden pendant 12 ans (36 représentations), mais aussi à Vienne (35 représentations), New-York (28 représentations), Paris (en 2012 et 2024 pour un total de 22 représentations), Barcelone (17 représentations), Madrid (14 représentations), Chicago (7 représentations), ainsi qu’à la Scala de Milan en 2025 (6 représentations), soit 165 représentations.

Il est ainsi très rare qu’une production lyrique soit présentée sur autant de scènes différentes à travers le monde, et rien ne laisse penser que son parcours ne soit achevé.

Susan Graham (La Marquise de Berkenfield) et Florent Mbia (Hortensius)

Susan Graham (La Marquise de Berkenfield) et Florent Mbia (Hortensius)

La Scénographie conçue par Laurent Pelly s’appuie sur un concept assez simple avec, en première partie, un relief composé de cartes militaires gigantesques représentant le terrain des régions autour du Tyrol où Napoléon avançait en 1815, ce qui donne une petite allure de bande dessinée à la mise en scène, puis, en seconde partie, un décor boisé d’appartement bourgeois transversal sur fond de pyramides et Sphinx égyptiens qui renvoient à une image d’Épinal fantasmée des campagnes napoléoniennes.

Le choix des costumes donne de la jeune vivandière Marie une image de garçon manqué qui veut aller en découdre au combat en première ligne de son régiment, et lorsque sa tante, en fait sa mère, la Marquise de Berkenfield, cherche à l’embourgeoiser, le comportement de Marie en robe de mariée montre le décalage entre sa personnalité et ce symbole social dépassé qui altère sa nature humaine.

Susan Graham (La Marquise de Berkenfield)

Susan Graham (La Marquise de Berkenfield)

Pour cette reprise, Julie Fuchs reprend la rôle qu’elle n’avait abordé jusqu’à présent qu’en 2016, à Lausanne d’abord, dans une mise en scène de Vincent Vittoz, puis à Vienne dans la production de Laurent Pelly.

Rodée à la comédie, elle impose avec évidence une présence drolatique en s’appuyant dans les parties chantées sur son sens du rythme et une vocalité enjouée dans une teinte constamment claire, et c’est à partir de la romance ‘Il faut partir !’ que son délié s’épanouit avec une souplesse pleinement grisante et lumineuse.

Elle approfondit ainsi l’âme de Marie en faisant ressortir une douceur très mozartienne.

Julie Fuchs (Marie) et les soldats

Julie Fuchs (Marie) et les soldats

Son amoureux, Tonio, incarné par Lawrence Brownlee s’inscrit totalement dans la joie de vivre mais aussi la vaillance pleinement virile, son timbre consistant aux colorations à la fois ombreuses et scintillantes se modulant de manière très fluide à la forte dynamique de tessiture imposée par l’écriture de Donizetti.

Ce qui est remarquable dans cet opéra de fond plutôt léger, mais qui réserve des passages mélancoliques, est que les deux chanteurs principaux sont constamment sollicités dans un registre de notes très élevées pour, finalement, jouer la comédie. Et de se prendre au jeu de cette comédie en ferait presque oublier la difficulté technique.

Lawrence Brownlee (Tonio) et Julie Fuchs (Marie)

Lawrence Brownlee (Tonio) et Julie Fuchs (Marie)

D’ailleurs, lors de la première de ce soir, l’engouement et la chaleur du public sont fortement sensibles, et cet enthousiasme communicatif contribue aussi à l’appréciation du spectacle car l’énergie circule dans toute la salle. Et depuis le début du mandat d’Alexander Neef, on remarque à plusieurs reprises une qualité du public dans sa réaction aux artistes et productions que l’on n’a pas toujours connu par le passé.

Il faut dire aussi que ‘La Fille du régiment’ exalte un chauvinisme bon enfant qui se retrouve dans les chœurs des soldats, excellemment percutants, ‘Rantanplan !’ et, bien sûr, ‘Salut à la France !’.

Lionel Lhote (Sulpice)

Lionel Lhote (Sulpice)

Les partenaires de Julie Fuchs et Lawrence Brownlee sont parfaitement à l’aise et, surtout, tout aussi intelligibles, car les passages parlés, légèrement sonorisés, sont nombreux. Pour Lionel Lhote, la diction est facile et le chant rayonnant, mais les qualités de comédienne de Susan Graham sont plus inattendues et fort appréciables. Elle accompagnera d’ailleurs elle-même Julie Fuchs au piano.

Dame Felicity Lott (Duchesse de Crakentorp)

Dame Felicity Lott (Duchesse de Crakentorp)

En Duchesse de Crakentorp issue d’un monde passé, Felicity Lott fait une apparition dans un rôle purement parlé mais effronté, et Florent Mbia décrit un Hortensius sympathique et jovial. Le paysan joué par Cyrille Lovighi est par ailleurs excellent et très percutant.

Ching-Lien Wu et le chœur de l'Opéra national de Paris

Ching-Lien Wu et le chœur de l'Opéra national de Paris

Et c’est avec grand plaisir que l’on retrouve Evelino Pidò à la direction de l’orchestre de l’Opéra national de Paris, très exigeant rythmiquement, sans le moindre relâchement, tout en faisant bien sonner les timbres des instrumentistes, entretenant une ligne mélodieuse qui a du corps, et nuançant de manière à faire apprécier la finesse musicale de la partition qui risquerait sinon de passer au second plan de la comédie. Il est pour beaucoup dans le relief rendu à cette soirée très réussie.

Dame Felicity Lott, Lionel Lhote, Laurent Pelly, Julie Fuchs, Ching-Lien Wu, Evelino Pidò, Lawrence Brownlee et Susan Graham

Dame Felicity Lott, Lionel Lhote, Laurent Pelly, Julie Fuchs, Ching-Lien Wu, Evelino Pidò, Lawrence Brownlee et Susan Graham

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Publié le 15 Octobre 2024

Die Tote Stadt (Erich Wolfgang Korngold –
4 décembre 1920, Hambourg et Cologne)
Représentation du 07 octobre 2024
Bayerische Staatsoper München

Paul Klaus Florian Vogt
Marietta/Die Erscheinung Mariens Vida Miknevičiūtė
Frank/Fritz Sean Michael Plumb
Brigitta Jennifer Johnston
Juliette Mirjam Mesak
Lucienne Xenia Puskarz Thomas
Gaston/Victorin Liam Bonthrone
Graf Albert Miles Mykkanen

Direction musicale Lothar Koenigs
Mise en scène Simon Stone (2016, Bâle / 2019, Munich)

En septembre 2016, Simon Stone, metteur en scène de théâtre originaire de Bâle, dirigea son premier opéra, ‘Die Tote Stadt’, sur les planches du Theater Basel, ce qui sera le point de départ d’un parcours original dans l’univers lyrique qui le mènera à Salzbourg, Vienne, Munich, Paris, Aix-en-Provence et New-York.

Puis, en 2019, le Bayerische Staatsoper reprit sa production bâloise de l’opéra le plus connu d’Erich Wolfgang Korngold avec Jonas Kaufmann et Marlis Petersen dans les rôles principaux, et c’est cette production qui est à nouveau à l’affiche avec un couple d’artistes qui se connaissent bien, Vida Miknevičiūtė et Klaus Florian Vogt, puisqu’ils ont déjà chanté ensemble cet ouvrage à Vienne en février 2022 (production Willy Decker) et à Hambourg en juin 2024 (production Karoline Gruber).

Klaus Florian Vogt (Paul) et Vida Miknevičiūtė (Marietta)

Klaus Florian Vogt (Paul) et Vida Miknevičiūtė (Marietta)

Le ténor allemand, figure majeure du Festival de Bayreuth, connaît parfaitement le personnage de Paul puisqu’il l’a interprété pour la première fois en 2002 à l’Opéra de Brême, un an avant son premier Lohengrin dans ce même théâtre, et qu’il le chante régulièrement jusqu’à nos jours.

Klaus Florian Vogt (Paul) et Vida Miknevičiūtė (Marietta)

Klaus Florian Vogt (Paul) et Vida Miknevičiūtė (Marietta)

Dans ce décor de maison tournante révélant au fur et à mesure les différentes pièces intérieures ainsi que la façade extérieure purement anonyme, Simon Stone présente Paul comme un homme d’apparence moderne, bien habillé en costume-cravate, mais qui vit hors de la réalité dans un univers clos dédié à la mémoire de sa femme défunte, Marie.

Et pour mieux montrer le pathétique de ce décalage, il occulte la dimension fantastique du second acte en transformant la troupe de Marietta, celle qui rappelle tant à Paul son amour disparu, en un groupe de jeunes d’aujourd’hui faisant la fête sans se soucier du monde qui les entoure, en se livrant à des beuveries et coucheries sans fin. C’est ce choc entre éducation bourgeoise et comportements libres et désaxés, et la très grande ambiguïté entretenue entre rêve et réalité, qui va sortir Paul de sa nostalgie mortifère.

Sean Michael Plumb (Fritz) et Vida Miknevičiūtė (Marietta)

Sean Michael Plumb (Fritz) et Vida Miknevičiūtė (Marietta)

Klaus Florian Vogt incarne totalement cette personnalité égarée en en faisant ressortir le caractère très émouvant au premier acte, la pureté de ses inflexions de voix évoquant une innocence retrouvée absolument bouleversante. Mais rien de la complexité de Paul ne lui échappe, y compris la virulence de son attachement à sa femme qui se transfère violemment dans sa relation à Marietta.

Dans ces moments, il exprime de l’agressivité en canalisant très fortement son chant mais toujours avec des inflexions claires qui rajeunissent son tempérament.

Il fait preuve d’une inaltérable résistance vocale ce qui est aussi l’apanage de Vida Miknevičiūtė dont les vibrations dynamiques du timbre ont la souplesse qui lui permette d’exprimer l’impertinence et la joie de vivre avec un rayonnement d’une très grande intensité.

Vida Miknevičiūtė (Marietta)

Vida Miknevičiūtė (Marietta)

Elle décrit ainsi avec aisance et fluidité une femme percutante et très vivante, tout en arborant un ensemble de nuances tendres, taquines, provocatrices mais aussi rassurantes qui créent un personnage qui échappe toujours à Paul.

Et de voir Klaus Florian Vogt, lui qui si souvent interprète des héros forts d’une grande force de conviction, s’approprier les états d’âmes de ce véritable anti-héros est quelque chose de très poignant à vivre car, surtout dans cette production, il figure un homme dans lequel nombre de spectateurs peuvent se reconnaître de façon très intime.

Vida Miknevičiūtė (Marietta) et Klaus Florian Vogt (Paul)

Vida Miknevičiūtė (Marietta) et Klaus Florian Vogt (Paul)

La conclusion, fort lisible, revient à une attitude d’une grande sagesse lorsque l’on voit l’homme esseulé se défaire une à une des photographies nostalgiques témoins de son bonheur passé mais qui ne lui permettaient plus de se tourner vers l’avenir.

La procession des enfants se ressemblant tous comprend également une réflexion de la part de Simon Stone sur le conformisme social qui participe aussi à un piège dont il faut pouvoir se défaire, la société entretenant insidieusement l'idée qu'il faut être comme tout le monde.

Klaus Florian Vogt et Vida Miknevičiūtė

Klaus Florian Vogt et Vida Miknevičiūtė

Scéniquement, les deux chanteurs principaux sont par ailleurs entourés de solistes très engagés parmi lesquels Sean Michael Plumb offre, en Franz et Fritz, une présence généreuse et ombrée qui manifeste une sensibilité palpable.

Quant à Jennifer Johnston, elle met beaucoup de cœur dans le personnage de Brigitta en s’extériorisant, certes, un peu trop, mais en faisant aussi entendre un timbre grave riche et résonnant.

Klaus Florian Vogt

Klaus Florian Vogt

A la direction de l’Orchestre d’État de Bavière, Lothar Koenigs se délecte à faire ressortir l’écriture luxuriante straussienne si présente dans la musique de Korngold, tout en tenant d’une poigne inflexible un geste théâtral fort mais un peu trop cadré. Il contribue également à créer un climat très présent qui pousse l’auditeur à garder un regard et une écoute acérés vis à vis de l’action dramatique, faisant ainsi en sorte qu’il vive quelque chose qui le remue sérieusement de l’intérieur et le marque sur la durée.

Lothar Koenigs, Klaus Florian Vogt et Sean Michael Plumb

Lothar Koenigs, Klaus Florian Vogt et Sean Michael Plumb

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Publié le 8 Octobre 2024

Turandot (Giacomo Puccini – 25 avril 1926, Scala de Milan)
Représentation du 06 octobre 2024
Bayerische Staatsoper München

La principessa Turandot Saioa Hernández
L'imperatore Altoum Kevin Conners
Timur, Re tartaro spodestato Vitalij Kowaljow
Il principe ignoto (Calaf) Yonghoon Lee
Liù Selene Zanetti
Ping Thomas Mole
Pang Tansel Akzeybek
Pong Andrés Agudelo
Un mandarino Bálint Szabó
Il principe di Persia Andrés Agudelo

Direction musicale Antonino Fogliani
Mise en scène Carlus Padrissa - La Fura dels Baus (2011)

En pleine ascension tardive au répertoire du Bayerische Staatsoper où l’ultime opéra de Giacomo Puccini a dorénavant rejoint les 30 premiers titres les plus joués des 25 dernières années grâce à la production de Carlus Padrissa - l’un des six directeurs artistiques de ‘La Fura dels Baus’ – créée sur les planches munichoises le 03 décembre 2011, ‘Turandot’ trouve dans cette réalisation une lecture d’une grande force expressive qui axe toutefois son propos sur la nature tortionnaire du régime chinois.

Saioa Hernández (La principessa Turandot)

Saioa Hernández (La principessa Turandot)

Ainsi, rarement Ping, Pang et Pong n’apparaîtront de façon aussi sordide comme les rouages majeurs de la machine répressive de Turandot, entreprenant au second acte une danse macabre devant un immense amas de crânes auxquels des vidéographies numériques stylisées ajouteront un vrai sentiment de malaise.

Cette machine répressive se manifeste sur scène à travers un discret service d’ordre se mélangeant à des mouvements de foules parfois exotiques, que ce soit par la présence de danseurs de hip-hop ou de patineuses qui se révèlent, elles, naturellement plus évocatrices de la nature ondoyante de la musique.

La plus troublante image du chœur proviendra pourtant d’un groupe d’enfants habillés en tenues blanches illuminées, trainant le char du Prince de Perse sacrifié comme si l’inconscience de l’enfance se laissait d’emblée pervertir pour devenir complice du système.

Turandot (Hernández Lee Zanetti Fogliani Padrissa) Munich

 

Des vidéographies se superposent à la scénographie pour renvoyer des images en lien avec les ressorts dramatiques et violents en jeu, ou bien pour représenter la glace intérieure de Turandot qui s’effondre sous forme d’immenses icebergs se dégradant au fur et à mesure que Calaf résout les énigmes.

A cela s'ajoutent des lunettes 3D prêtées au public qui permettent de visualiser les effets psychédéliques qui s’animent autour d’un large anneau descendant des cintres pour envelopper Turandot, sans que celles-ci soient pour autant l’attraction majeure de cette lecture flamboyante.

Selene Zanetti (Liù)

Selene Zanetti (Liù)

La version choisie étant celle inachevée par Puccini, l’opéra se termine sur la mort de Liù qui est mise en scène de façon très cruelle, car la jeune femme subit l’horrible supplice du bambou, pousse dure à croissance rapide pouvant transpercer la chair en quelques jours.

Si cette vision de la Chine est effrayante mais aussi haut-en-couleur au moment de l’entrée de celle-ci dans la société de consommation et de la drogue, le spectacle regorge de références symboliques et calligraphiques, mais a pour paradoxe de peu mettre en valeur les liens sentimentaux entre les personnages simples, Calaf, Liù et Timur, pour, au contraire, humaniser Turandot en la faisant descendre de son piédestal et la montrer en relation directe avec les personnages principaux.

Il est même rendu compte de son drame intérieur à travers une vidéo sombre montrant une jeune femme fuyant à travers la forêt mais ne pouvant échapper à un viol.

Saioa Hernández (La principessa Turandot)

Saioa Hernández (La principessa Turandot)

Pour cette reprise qui en est à sa 42e représentation en 13 ans, la soprano espagnole Saioa Hernández investit à nouveau le personnage de Turandot, un an après sa prise de rôle au Teatro Real de Madrid en juillet 2023, et son superbe aplomb s’impose sans faille d’autant plus qu’elle maîtrise une tessiture absolument inaltérable même dans les aigus les plus hauts et puissants.

Elle domine ainsi constamment l’orchestre, y compris dans les passages les plus éruptifs, en nourrissant et enrichissant le son d’une manière dynamique qui préserve l’unité de la texture vocale.

Il y a donc beaucoup d’assurance dans cette Turandot inflexible mais moins distante que d’autres interprétations, douée d’une humanité austère et sophistiquée à la fois.

Yonghoon Lee (Calaf)

Yonghoon Lee (Calaf)

Son partenaire, Yonghoon Lee, qui a abordé le rôle de Calaf pour la première fois il y a 12 ans au Teatro Comunale de Bologne, affiche une solide endurance avec une détermination et une expressivité de geste et de visage d’une sincérité très directe, sans jamais détimbrer.

Toutefois, s’il s’impose facilement quand l’orchestre est en retrait, sa puissance ne domine pas autant celle de Saioa Hernández, sa tessiture manquant un peu de corps. Par ailleurs, l’élocution est également moins bien définie, le métal de sa voix restant de toute façon très homogène avec une coloration uniformément mate.

Reste que son incarnation doloriste est pleinement convaincante, et qu’il fait preuve d’allègement et de nuance dans le célébrissime ‘Nessun dorma’.

Selene Zanetti (Liù) et Saioa Hernández (La principessa Turandot)

Selene Zanetti (Liù) et Saioa Hernández (La principessa Turandot)

Elle était déjà Liù auprès de Saioa Hernández à la Fenice de Venise début septembre, Selene Zanetti ne joue clairement pas le mélodrame en privilégiant une grande intériorité.

Elle peut compter sur un timbre somptueux gorgé de couleurs profondes, ce qui lui permet d’imposer une pure présence vocale à chacune de ses interventions, et ce d’autant plus qu’accompagnée du chœur murmurant c’est elle qui achève l’opéra dans une posture sacrificielle d’une grande dureté.

Turandot (Hernández Lee Zanetti Fogliani Padrissa) Munich

Sans la moindre drôlerie, bien au contraire, les trois ministres Ping, Pang et Pong trouvent en Thomas Mole, Tansel Akzeybek et Andrés Agudelo trois chanteurs consistants et homogènes.

Quant à Vitalij Kowaljow, il impose facilement ses résonances graves en Timur, mais sans affect sensible avec Liù, alors que l’Empereur Altoum de Kevin Conners s’inscrit dans la même tonalité sévère d’ensemble.

Selene Zanetti

Selene Zanetti

Aux commandes d’un Orchestre d’État de Bavière ronflant et chaleureux, Antonino Fogliani joue le grand spectacle à fond, n’hésitant pas à faire trembler les piliers du théâtre avec un vrai sens de l’influx dramatique. Il s’appuie sur des tempi modérés, découvre un ensemble de colorations foisonnantes, et fait même entendre des textures spatio-temporelles surnaturelles – air de Liù au premier acte - qui s’accordent fort bien avec la scénographie imaginative et visuelle de la production.

Selene Zanetti, Antonino Fogliani, Saioa Hernández et Yonghoon Lee

Selene Zanetti, Antonino Fogliani, Saioa Hernández et Yonghoon Lee

Les chœurs ont l’unité et le pouvoir inspirant que nous leur connaissons bien, et quand vous y ajoutez les effets acoustiques particuliers de ce théâtre, selon votre emplacement, ce spectacle offre dans toutes ses dimensions une énergie stimulante et une saturation de codes et de symboles d’une pénétrance fort connectée à l’univers impérial et sanguinaire de cette Chine fantasmée et inquiétante.

Turandot (Hernández Lee Zanetti Fogliani Padrissa) Munich

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Publié le 30 Septembre 2024

TV-Web Octobre 2024 Lyrique et Musique

Chaînes publiques

Mardi 01 octobre 2024 sur France 4 à 21h00
Hommage à Patrick Dupond - Opéra de Paris

Mardi 01 octobre 2024 sur France 4 à 22h30
Hammer (Ballet d'Alexander Ekman) - Göteborg

Dimanche 06 octobre 2024 sur France 3 à 00h15
Ravel : la grande soirée de ballets - Ballets de Monte-Carlo

Dimanche 06 octobre 2024 sur Arte à 18h10
Ludwig van Beethoven : "Symphonie n° 9" - Gewandhaus de Leipzig

Lundi 07 octobre 2024 sur Arte à 00h10
Arnold Schönberg - L’inlassable visionnaire

Lundi 07 octobre 2024 sur Arte à 01h40
Transfiguré - 12 vies de Schönberg

Mardi 08 octobre 2024 sur France 4 à 21h00
Concert de Schönbrunn

Mardi 08 octobre 2024 sur France 4 à 22h20
Requiem de Verdi - Chorégies d'Orange

Vendredi 11 octobre 2024 sur France 5 à 21h05
Roberto Alagna aux Folies Bergère, le concert anniversaire

Vendredi 11 octobre 2024 sur France 5 à 22h30
Oh la la, Alagna ! de la Sicile à Little Italy

Dimanche 13 octobre 2024 sur France 3 à 00h15
Roberto Alagna aux arènes de Nîmes

Dimanche 13 octobre 2024 sur France 5 à 14h30
Möbius Morphosis (Rachid Ouramdane et la Compagnie XY)

Dimanche 13 octobre 2024 sur Arte à 17h55
Christian Thielemann et Igor Levit - Avec la Staatskapelle Berlin

Lundi 14 octobre 2024 sur Arte à 01h20
Simon Rattle dirige Schönberg

Mardi 15 octobre 2024 sur France 4 à 21h00
Roméo et Juliette - Opéra national de Paris - B.Bernheim / E.Dreisig - ms Jolly - dm Rizzi

Mardi 15 octobre 2024 sur France 4 à 23h50
Les Noces de Figaro - Opéra national de Paris - ms Jones - dm Dudamel

Dimanche 20 octobre 2024 sur Arte à 18h25
Musique entre deux mers - Le Festival de musique du Schleswig-Holstein 2024

Dimanche 20 octobre 2024 sur Arte à 23h00
Orphea in Love (avec la soprano Mirjam Mesak et le danseur Guido Badalamenti)
Musique Giacomo Puccini, Georg Friedrich Händel, Christian Steiffen

Lundi 21 octobre 2024 sur Arte à 00h50
Une nuit musicale - Boston Early Music Festival

Lundi 21 octobre 2024 sur Arte à 01h40
Une soirée vénitienne avec Anastasia Kobekina - Festival de musique du Schleswig-Holstein 2024

Mardi 22 octobre 2024 sur France 4 à 21h00
Pierre et le Loup (Prokofiev) - Orchestre national de France, dm Daniele Gatti 

Samedi 26 octobre 2024 sur Arte à 01h40
Jakub Jozef Orlinski - Music for a while

Dimanche 27 octobre 2024 sur France 3 à 00h20
La Fille mal gardée (Dauberval-Ashton) - Opéra national de Paris

Dimanche 27 octobre 2024 sur Arte à 18h40
Guido Sant’Anna interprète Tchaïkovski - Rheingau Musik Festival 2024

Lundi 28 octobre 2024 sur Arte à 01h00
Mendelssohn sacré et profane - Le chœur Accentus fête ses 30 ans

Mardi 29 octobre 2024 sur France 4 à 21h00
Vocations lyriques en Nouvelle-Calédonie

Mardi 29 octobre 2024 sur France 4 à 21h50
Edwin Fardini poétique de la terre

TV-Web Octobre 2024 Lyrique et Musique

Mezzo et Mezzo HD

Mardi 01 octobre 2024 sur Mezzo à 18h00
Bernard Haitink : Ça vient à moi - Portrait d'un chef d'orchestre

Mardi 01 octobre 2024 sur Mezzo à 23h35
Monteverdi : Le Couronnement de Poppée - Théâtre des Champs-Elysées

Mercredi 02 octobre 2024 sur Mezzo à 14h55
Rivalités musicales - Callas contre Tebaldi

Mercredi 02 octobre 2024 sur Mezzo à 15h45
Dietrich Fischer-Dieskau : Dernières paroles

Mercredi 02 octobre 2024 sur Mezzo à 20h30
Strauss : Elektra - Baden-Baden

Jeudi 03 octobre 2024 sur Mezzo à 16h10
Rivalités musicales - Schönberg contre Stravinsky

Vendredi 04 octobre 2024 sur Mezzo HD à 21h00
William Christie dirige 'Titon et l'Aurore' de Mondonville à l'Opéra Comique

Vendredi 04 octobre 2024 sur Mezzo à 23h20
John Adams : Nixon in China - Opéra de Paris

Samedi 05 octobre 2024 sur Mezzo à 20h30
Strauss : Salome - Opéra national de Paris

Dimanche 06 octobre 2024 sur Mezzo HD à 21h00
Dvorák : Rusalka - Dutch National Opera

Lundi 07 octobre 2024 sur Mezzo HD à 19h30 (direct)
Respighi: La fiamma | Deutsche Oper Berlin

Lundi 07 octobre 2024 sur Mezzo à 20h30
Scott Ross – Traces d’une étoile filante 1951 – 1989

Mardi 08 octobre 2024 sur Mezzo à 18h00
Richard Strauss et ses héroïnes

Mardi 08 octobre 2024 sur Mezzo à 22h30
A Midsummer Night’s Dream de Britten à l'Opéra de Lille

Mercredi 09 octobre 2024 sur Mezzo à 20h30
La Petite Renarde rusée de Leoš Janácek à l'Opéra de Paris

Mercredi 09 octobre 2024 sur Mezzo à 22h10
Delibes : Lakmé - Jodie Devos

Vendredi 11 octobre 2024 sur Mezzo HD à 21h00
Monteverdi : l'Orféo - Opéra Comique de Paris

Vendredi 11 octobre 2024 sur Mezzo à 23h45
Enesco : Oedipe - Opéra national de Paris

Samedi 12 octobre 2024 sur Mezzo à 20h30
Le Chevalier à la rose de Richard Strauss

Dimanche 13 octobre 2024 sur Mezzo HD à 21h00
William Christie dirige 'Titon et l'Aurore' de Mondonville à l'Opéra Comique

Mardi 15 octobre 2024 sur Mezzo à 23h30
Mitridate de Mozart au Staatsoper Berlin

Mercredi 16 octobre 2024 sur Mezzo à 20h30
Rameau : Hippolyte et Aricie - Simon Rattle

Vendredi 18 octobre 2024 sur Mezzo HD à 21h30
Beethoven: Fidelio - Dutch National Opera

Vendredi 18 octobre 2024 sur Mezzo à 22h45
'Daphne' de Strauss au Staatsoper de Berlin

Samedi 19 octobre 2024 sur Mezzo à 16h40
Paco de Lucía : Ombre et lumières

Samedi 19 octobre 2024 sur Mezzo à 20h30
'Adriana Lecouvreur' de Cilea à l'Opéra Royal de Wallonie Liège

Dimanche 20 octobre 2024 sur Mezzo HD à 21h00
Monteverdi : l'Orféo - Opéra Comique de Paris

Mardi 22 octobre 2024 sur Mezzo à 16h25
Rivalités musicales - Furtwängler contre Toscanini

Mardi 22 octobre 2024 sur Mezzo à 23h05
Strauss : Elektra - Baden-Baden

Mercredi 23 octobre 2024 sur Mezzo à 20h30
'La Femme sans ombre' de Strauss à Baden-Baden

Vendredi 25 octobre 2024 sur Mezzo HD à 21h00
Dvorák : Rusalka - Dutch National Opera

Vendredi 25 octobre 2024 sur Mezzo à 22h50
Strauss : Salome - Opéra national de Paris

Samedi 26 octobre 2024 sur Mezzo à 20h30
'Daphne' de Strauss au Staatsoper de Berlin

Samedi 26 octobre 2024 sur Mezzo à 22h15
Strauss : Elektra - Baden-Baden

Dimanche 27 octobre 2024 sur Mezzo HD à 21h00
Johann Strauss: La Chauve-Souris - Opéra de Lille

Lundi 28 octobre 2024 sur Mezzo à 20h30
Pierre Henry n'est pas mort

Mardi 29 octobre 2024 sur Mezzo à 14h20
Jascha Heifetz - Le violoniste de Dieu

Mardi 29 octobre 2024 sur Mezzo à 23h25
La Petite Renarde rusée de Leoš Janácek à l'Opéra de Paris

Mercredi 30 octobre 2024 sur Mezzo à 11h00
Les Juifs de Wagner

Mercredi 30 octobre 2024 sur Mezzo à 20h30
Franck : Hulda - Gergely Madaras, Orchestre Philharmonique Royal de Liège

TV-Web Octobre 2024 Lyrique et Musique

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Operavision, Culturebox, Arte Concert etc...

                            Accès illimité dans le temps

Placido Domingo, l'homme aux mille vies

La Traviata (Chorégies d'Orange 2016) avec Domingo, Jaho, Meli

Le Requiem de Verdi (Chorégies d'Orange)

Le Barbier de Séville (Chorégies d'Orange 2018) avec Peretyatko, Sempey, Hotea

Roberto Alagna - Ma vie est un opéra

Le Royaume des Deux-Siciles (Roberto Alagna)

Patrick Dupond, un danseur chez les étoiles

Michaël Denard, le « prince » de l'Opéra de Paris

Le Lac des Cygnes, l'Ambitieux projet de Tchaïkovski

Maria Callas - Il était une voix

Body and Soul (Opéra national de Paris)

Dans les coulisses de Casse-Noisette

Dans les coulisses de Roméo et Juliette

Dans les coulisses de La Fille mal gardée

Dans les coulisses de Don Quichotte

Accès Live à l'Opéra Bastille pour « Le Lac des Cygnes »

Accès live à l'Opéra Garnier dans les coulisses de « La Cenerentola »

 

                          Octobre 2024

Der Idiot (Festival de Salzburg 2024) jusqu'à une date indéterminée.

Intimate Portraits (Polish National Opera and Ballet) jusqu'au 01 octobre 2024

Sergiu Celibidache et les Berliner Philharmoniker jusqu'au 01 octobre 2024

Mirga Gražinytė-Tyla dirige la 6e de Bruckner (Radio France) jusqu'au 01 octobre 2024

Pietari Inkinen dirige Caplet, Ravel et Rimski-Korsakov - Avec Fatma Saïd jusqu'au 4 octobre 2024

Orlando Furioso (Teatro Comunale di Ferrara) jusqu'au 05 octobre 2024

Requiem de Mozart (Festival d'Ambronay) jusqu'au 06 octobre 2024

Viva Napoli! (Festival d'Ambronay) jusqu'au 07 octobre 2024

Les Chemins de Bach / Un Voyage à Lübeck (Chapelle royale de Versailles) jusqu'au 10 octobre 2024

Idomeneo (Grand Théâtre de Genève) jusqu'au 14 octobre 2024

Monteverdi et le Caravage (Galerie Borghèse de Rome) jusqu'au 14 octobre 2024

Concours Long-Thibaud 2023 (Université d'Assas) jusqu'au 16 octobre 2024

Britten - War Requiem (Château de Prague) jusqu'au 16 octobre 2024

Roberto Alagna : Sicilien jusqu'au 17 octobre 2024

Salomé (Irish National Opera) jusqu'au 19 octobre 2024

Eden (Joyce DiDonato à Olympie) jusqu'au 19 octobre 2024

Roméo et Juliette (Opéra national de Paris) jusqu'au 22 octobre 2024

Oh la la, Alagna! De la Sicile à Little Italy jusqu'au 24 octobre 2024

Mirga Gražinytė-Tyla dirige Bruckner, Boulanger et Gražinis jusqu'au 25 octobre 2024

Ariane à Naxos (Garsington Opera) jusqu'au 26 octobre 2024

Les Chevaux de feu (Lviv National Opera) jusqu'au 29 octobre 2024

Rose Blanche (Opéra de Hambourg) jusqu'au 30 octobre 2024

                          Novembre 2024

Turandot (Scala de Milan) jusqu'au 03 novembre 2024

Don Giovanni (Opéra de Lille) jusqu'au 06 novembre 2024

Fidelio (Dutch National Opera & Ballet) jusqu'au 06 novembre 2024

On Danse Chez Vous : Mehdi Kerkouche (Chaillot) jusqu'au 08 novembre 2024

La Sonnambula (Teatro dell'opera di Roma) jusqu'au 10 novembre 2024

Roméo, Juliette, Thomas et les autres (Opéra national de Paris) jusqu'au 11 novembre 2024

Les Contes d'Hoffmann (Festival de Salzburg) jusqu'au 14 novembre 2024

Daniel Hope et la musique sud-africaine jusqu'au 16 novembre 2024

Marco Tutino : La ciociara (Wexford Festival Opera 2023) jusqu'au 18 novembre 2024

Pablo Heras-Casado dirige Schubert, Goldmark et Brahms jusqu'au 18 novembre 2024

Les Maîtres chanteurs de Nuremberg (Teatro Real de Madrid) jusqu'au 18 novembre 2024

Le Ballet national de Vienne danse Gustav Mahler (Opéra de Vienne) jusqu'au 19 novembre 2024

La Ciociara (Wexford Festival Opera 2023) jusqu'au 19 novembre 2024

Gala d'opéra - Classic Open Air 2024 (Hanovre) jusqu'au 22 novembre 2024

Don Quichotte - Massenet (Opéra national de Paris) jusqu'au 23 novembre 2024

Strauss avec Asmik Grigorian et Gustavo Dudamel (Festival de Salzburg) jusqu'au 23 novembre 2024

Guercoeur (Opéra national du Rhin) jusqu'au 25 novembre 2024

Alfred, Alfred / La serva padrona (Teatri di Reggio Emilia) jusqu'au 26 novembre 2024

Ouverture spirituelle : Nono & Dallapicolla (Festival de Salzburg 2024) jusqu'au 27 novembre 2024

                          Décembre 2024

Tosca (Teatro Regio di Parma) jusqu'au 01 décembre 2024

International Opera Awards 2024 jusqu'au 02 décembre 2024

Requiem de Mozart (Palau de la Musica de Barcelone) jusqu'au 04 décembre 2024

Manon Lescaut (Poznan Opera) jusqu'au 08 décembre 2024

Grand concert symphonique Saint-Saëns (Auditorium de Radio France) jusqu'au 14 décembre 2024

Ballet National de España (Festival de Grenade 2023) jusqu'au 18 décembre 2024

Elektra (Festival de Baden-Baden 2024) jusqu'au 19 décembre 2024

Concert de Noël (Philharmonique de Radio France) jusqu'au 21 décembre 2024

Albert Herring (Opera North) jusqu'au 21 décembre 2024

Hommage à Patrick Dupond jusqu'au 26 décembre 2024

Don Carlo (Opéra de Vienne) jusqu'au 28 décembre 2024

Masterclasse Lawrence Brownlee et Brian Jagde jusqu'au 28 décembre 2024

Le Concert de Paris 2024 jusqu'au 31 décembre 2024

 

                           Janvier 2025

Samson (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2025

L'Olimpiade (Théâtre des Champs-Elysées) jusqu'au 12 janvier 2025

Pinocchio - Weinberg (Polish National Opera and Ballet) jusqu'au 12 janvier 2025

Le Baiser (National Moravian-Silesian Theatre) jusqu'au 19 janvier 2025

Gala Puccini (Place Saint-Marc de Venise) jusqu'au 19 janvier 2025

Picture a Day Like This (Festival d'Aix-en-Provence 2023) jusqu'au 19 janvier 2025

Apaches au Palais Garnier (Opéra national de Paris) jusqu'au 24 janvier 2025

Les deux Veuves (National Moravian-Silesian Theatre) jusqu'au 26 janvier 2025

Hélène Grimaud & Konstantin Krimmel (Festival de piano de la Ruhr 2024) jusqu'au 28 janvier 2025

                           Février 2025

Operatic Oniricon (Polish National Opera and Ballet) jusqu'au 02 février 2025

Colorature, Mrs Jenkins et son pianiste - Opéra Grand Avignon jusqu'au 09 février 2025

La Walkyrie (LongBorough Festival Opera) jusqu'au 09 février 2025

Charpentier à l'honneur - Festival de musique sacrée à Madrid jusqu'au 14 février 2025

Il viaggio a Reims (Rossini Opera Festival) jusqu'au 16 février 2025

Voix des Outre-mer (Amphithéâtre de l'Opéra Bastille) jusqu'au 20 février 2025

Le Comte Ory (Rossini in Wildbad) jusqu'au 23 février 2025

Il Barbiere di Siviglia (Royal Swedish Opera) jusqu'au 28 février 2025

                           Mars 2025

Fidelio courte animation jusqu'au 01 mars 2025

La Vestale (Opéra national de Paris) jusqu'au 06 mars 2025

Sandrine Piau et Les Talens Lyriques (Bayreuth Baroque Opera Festival 2024) jusqu'au 08 mars 2025

Ravel, la grande soirée de ballets (Les ballets de Monte-Carlo) jusqu'au 10 mars 2025

Nuria Rial & Fahmi Alqhai (Bayreuth Baroque Opera Festival 2024) jusqu'au 12 mars 2025

La Chauve-Souris (Opéra de Lille) jusqu'au 13 mars 2025

Moise et Aaron (Opéra national de Paris) jusqu'au 14 mars 2025

Aladin de David Bintley (Nouveau Théâtre/Ballet national de Tokyo) jusqu'au 20 mars 2025

Fauteuils d'orchestre (Anne Sinclair) jusqu'au 21 mars 2025

Car/Men (Théâtre municipal de Béthune) jusqu'au 22 mars 2025

Maria Callas au cinéma jusqu'au 23 mars 2025

Vivaldi et Mozart au musée du Louvre jusqu'au 24 mars 2025

Nixon in China (Opéra d'Etat Hongrois) jusqu'au 29 mars 2025

                           Avril 2025

Madame Butterfly  (Opéra national de Paris) jusqu'au 01 avril 2025

D'ARC (Opéra national de Varsovie) jusqu'au 01 avril 2025

Le Messie (Festival de Pâques d'Aix-en-Provence) jusqu'au 03 avril 2025

Max Emanuel Cencic & les Talens Lyriques) jusqu'au 04 avril 2025

Finale IVC 2024 2024 jusqu'au 05 avril 2025

Finale du concours Neue Stimmen 2024 jusqu'au 11 avril 2025

                            Mai 2025

Médée (Opéra national de Paris) jusqu'au 30 mai 2025

La Chauve-Souris (Opéra de Lille) jusqu'au 31 mai 2025

                           Juin 2025

Adriana Lecouvreur (Opéra national de Lettonie, Riga) jusqu'au 15 juin 2025

Jour de fête chez Offenbach (Radio France) jusqu'au 22 juin 2025

                       Juillet 2025

Alain Altinoglu et Stéphane Degout (Festival de Colmar) jusqu'au 04 juillet 2025

Afanador (Ballet Nacional de España) jusqu'au 23 juillet 2025

                       Août 2025

Wozzeck (Festival d'Aix-en-Provence 2023) jusqu'au 19 août 2025

                         Septembre 2025

Angelin Preljocaj : La visite (Picasso Danse) jusqu'au 19 septembre 2025

The Fairy Queen (Opéra Royal de Versailles) jusqu'au 23 septembre 2025

 

                         Novembre 2025

Le Ring sans paroles (Philharmonique de Strasbourg) jusqu'au 05 septembre 2025

 

                           Janvier 2026

Iphigénie en Aulide - Iphigénie en Tauride (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2026

                           Février 2026

Voix des Outre-Mer 2023 (Amphithéâtre Bastille) jusqu'au 22 février 2026

                           Mars 2026

Concert en soutien au peuple ukrainien (Maison de Radio France) jusqu'au 04 mars 2026

                           Mai 2026

Barry Lyndon Tribute jusqu'au 13 mai 2026

Michel Legrand, la musique enchantée (Dessay, Bertault) jusqu'au 13 mai 2026

 

                           Juillet 2026

Kiev, un opéra en guerre (1/4) - Danser pour résister jusqu'au 12 juillet 2026

 

                           Septembre 2026

Kiev, un opéra en guerre (2/4) - Exister ou disparaître jusqu'au 12 septembre 2026

                           Octobre 2026

Barbara Hannigan dirige Ligeti et Stravinsky jusqu'au 10 octobre 2026

                         Novembre 2026

Kiev, un opéra en guerre (3/4) - Exilés jusqu'au 14 novembre 2026

Les trois ballets de Stravinsky (Théâtre des Champs-Elysées) jusqu'au 25 novembre 2026

                         Décembre 2026

Concert du nouvel an de l'Orchestre national de France (Radio France) jusqu'au 30 décembre 2026

   

                          Janvier 2027

Samson (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 11 janvier 2027

Madame Butterfly (Festival d'Aix-en-Provence 2024) jusqu'au 13 janvier 2027

                        Février 2027

Kiev, un opéra en guerre (4/4) - Transmettre jusqu'au 08 février 2024

 

                         Juin 2028

Dream Requiem - Rufus Wainwright (Radio France) jusqu'au 13 juin 2028

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Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique

Publié le 29 Septembre 2024

Œuvres d’ Aram Khatchatourian (de 1942 à 1964 – Moscou, Perm, Leningrad)
Concert du 29 septembre 2024
Cité de la Musique
Salle des Concerts

Mascarade - suite orchestrale ( 8 novembre 1944,  All-Union Radio Symphony Orchestra)
Valse, Nocturne, Mazurka, Romance, Galop

Concerto-Rhapsodie pour violoncelle et orchestre en ré majeur ( 4 janvier 1964 – dédicacé à Mstislav Rostropovitch)

Gayaneh – extraits (9 décembre 1942, Théâtre Kirov de Perm)
Berceuse, Danse des jeunes filles , Danse d’Aïcha , Danse du sabre

Spartacus – extraits des suites orchestrales (27 décembre 1956, Théâtre Kirov de Leningrad)
Danse des nymphes, Scène et danse avec les crotales, Variation d’Égine et bacchanale, Adagio de Spartacus et Phrygia, Danse des filles de Gadès et victoire de Spartacus

Violoncelle Astrig Siranossian
Direction musicale Sergey Smbatyan
Orchestre symphonique d’État d’Arménie

Peuple ayant éprouvé la domination perse, l’influence macédonienne, la résistance aux Parthes et aux Romains, les expansions successives sassanide, omeyyade, abbasside, byzantine, seldjoukide, mongole, turque, ottomane et soviétique, les Arméniens affichent avec grande fierté d’être la première nation chrétienne de l’histoire depuis que le roi Tiridate IV accepta de se convertir au christianisme en 301.

Aujourd’hui, en conflit avec l’Azerbaïdjan qui vient de contraindre à l’exode les Arméniens du Haut-Karabagh (80% de la population), l’Arménie renforce ses relations avec la France.

Sergey Smbatyan et l'Orchestre symphonique d’État d’Arménie

Sergey Smbatyan et l'Orchestre symphonique d’État d’Arménie

Le week-end du 28 et 29 septembre 2024 à la Philharmonie de Paris vise ainsi à célébrer la culture arménienne riche de ses traditions.

Le concert programmé en ce dimanche après-midi est dédié à Aram Khatchatourian (1903-1978), musicien emblématique qui a su faire renaître la musique traditionnelle arménienne à travers ses compositions modernes, et notamment ses musiques de ballets dont trois de ces œuvres sont interprétées en partie à cette occasion.

Bien que créé sous forme de musique de scène en 1941, puis transformé en suite orchestrale en 1944, ‘Mascarade’ ne deviendra un ballet qu’en 1982 sur la scène du Théâtre d’opéra et de ballet d’Odessa grâce au montage réalisé par Edgar Oganesyan

Sa valse introductive est bien connue, mais son galop final, lui, vaut surtout pour son énergie facétieuse et endiablée qui annonce ‘La danse du sabre’. Cette première pièce permet de découvrir l’excellente cohésion du jeune Orchestre symphonique d’État d’Arménie et la souplesse explosive de la direction de Sergey Smbatyan qui laisse toutefois les percussions éclater avec un lâcher prise à la limite du hors contrôle.

Mascarade Gayaneh Spartacus (Aram Khatchatourian) Cité de la musique

Puis, la violoncelliste française Astrig Siranossian rejoint les musiciens en place centrale pour interpréter le 'Concerto-Rhapsodie', une pièce qui commence par des réminiscences orchestrales orientalisantes, et qui laisse place ensuite à la verve de la soliste.

Elle laisse couler une douce mélancolie, mais imprime aussi un mordant de fer avec les cordes qui traduit le très grand volontarisme du tempérament arménien.

Et pour faire plaisir au public, elle fait découvrir un air arménien ‘Sareri Hovin Mernem’ - Je mourrai au vent des sommets de tes montagnes - qui nous connecte instantanément à la haute spiritualité arménienne qu’elle chante avec profondeur tout en jouant du violoncelle, une correspondance entre voix et instrument absolument somptueuse qui nous emmène loin sur des lieux anciens de haute altitude.

Astrig Siranossian

Astrig Siranossian

La seconde partie du concert rend encore plus hommage à l’inventivité de Khatchatourian à travers deux célèbres ballets, ‘Gayaneh et ‘Spartacus’.

De ‘Gayaneh’, personne n’ignore ‘ La danse du sabre’ et sa folie pétaradante, mais ‘La danse d’Aicha’ permet aussi d’entendre le velours des cordes graves de l’orchestre.

Cependant, quel dommage que nous n’ayons pas entendu de ce ballet  l’’Adagio’ que tout amateur de ‘2001 L’Odyssée de l’espace’ de Stanley Kubrick connaît bien, puisque ce passage qui exprime une solitude nostalgique poignante y est utilisé dans la scène où Dave s’entraîne seul sur le pont du vaisseau spatial. 

L'Orchestre symphonique d’État d’Arménie

L'Orchestre symphonique d’État d’Arménie

Il est vrai que les musiques que l’on découvre, ou redécouvre, en seconde partie montrent à quel point Aram Khatchaturian a su développer un style qui allait inspirer nombre de musiques de films du XXe siècle.

C’est particulièrement évident dans ‘Spartacus’, ballet créé en 1956 à Leningrad, dont l’'Adagio de Spactacus et Phrygia' évoque le romantisme hollywoodien et notamment l’ouverture de ‘Mayerling’ de Terence Young, avec Omar Sharif et Catherine Deneuve, dont le thème est directement empreint de ce si beau passage.

Sergey Smbatyan

Sergey Smbatyan

En rendant hommage à Aram Khatchatourian, ce concert d’une essence véritablement populaire, fait ainsi sentir comment le compositeur arménien a su intégrer la tradition arménienne au cœur des grands élans musicaux contemporains, et le petit bijou chanté par Astrig Siranossian permet aussi d’atteindre le cœur éternel de cette culture dont les musiciens vus et entendus cet après-midi ont su si bien défendre la force et la très haute tenue.

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Publié le 22 Septembre 2024

Les Brigands (Jacques Offenbach – 10 décembre 1869, Théâtre des Variétés de Paris)
Répétition du 17 septembre 2024, et représentations du 21 septembre et du 03 octobre 2024
Palais Garnier

Falsacappa Marcel Beekman
Fiorella Marie Perbost
Fragoletto Antoinette Dennefeld
Le Baron de Campo-Tasso Yann Beuron
Le Chef des carabiniers Laurent Naouri
Le Prince de Mantoue Mathias Vidal
Antonio Sandrine Sarroche
Le Comte de Gloria-Cassis Philippe Talbot
La Princesse de Grenade Adriana Bignagni-Lesca
Adolphe de Valladolid Flore Royer
Le Précepteur Luis-Felipe Sousa
Carmagnola Leonardo Cortellazzi
Domino Éric Huchet
Barbavano Franck Leguérinel
Pietro Rodolphe Briand
Zerlina Ilanah Lobel-Torres
Fiammetta Clara Guillon
Bianca Maria Warenberg
Cicinella Marine Chagnon
La Marquise Doris Lamprecht
La Duchesse Hélène Schneiderman
8 Comédiennes et comédiens et 12 danseuses et danseurs          
Stefano Montanari

Direction musicale Stefano Montanari
Mise en scène Barrie Kosky (2024)
Nouvelle Production

Diffusion le 19 octobre 2024 à 20h sur France Musique dans l’émission ‘Samedi à l’opéra’ présentée par Judith Chaine.

Lors d’une interview accordée à Jérémie Rousseau le 16 novembre 2020 en pleine pandémie, Alexander Neef avait laissé transparaître son intention de programmer une opérette à l’Opéra de Paris, et lors de la présentation des ‘Brigands’ qu’il a assuré il y a deux semaines à l’amphithéâtre Bastille auprès de Barrie Kosky, il revint sur cette période au cours de laquelle des artistes de l’Académie avaient chanté un duo de la ‘Belle Hélène’ sur la scène Garnier.

Cela le convainquit qu’il fallait inscrire une œuvre de Jacques Offenbach dans ce splendide écrin Second Empire qu’est le Palais Garnier, car, d’après lui, cet artiste a réussi à réagir à son époque tout en restant éternel.

Marcel Beekman (Falsacappa)

Marcel Beekman (Falsacappa)

Il se tourna naturellement vers Barrie Kosky, metteur en scène et ancien directeur du Komische Oper de Berlin dont Offenbach est le compositeur favori depuis son enfance, et dont il a déjà produit ‘La Belle Hélène’ (octobre 2014, Komische Oper), ‘Les Contes d’Hoffmann’ (octobre 2015, Komische Oper), ‘Orphée aux Enfers’ (août 2019,  Festival de Salzburg) et ‘La Grande Duchesse de Gérolstein’ (octobre 2020, Komische Oper).

Mais le directeur australien ne souhaitait plus revenir à la veine comique – fin 2019, il mis en scène à Bastille un chef-d’œuvre du romantisme russe, Le Prince Igor’, dont on espère une prochaine reprise -.

Pourtant, trouvant que ‘La vie parisienne’, l’opérette la plus évidente pour le lieu, risquait de trop centrer l’évènement sur Paris, il proposa à Alexander Neef ‘Les Brigands’ qu’il n’avait jamais monté, faisant remarquer que le thème des bandits importé par Meilhac et Halévy des opéras-comiques d’Auber et Scribe tels ‘Fra Diavolo’ (1830), ‘Les Diamants de la couronne’ (1841) ou ‘Marco Spada’ (1852) se retrouvera plus tard dans le livret de ‘Carmen’ (1875) dont il sont également les auteurs.

Les Brigands (Beekman Perbost Dennefeld Montanari Kosky) Paris Opera

L’ouvrage a déjà été joué à Bastille en 1993 dans une mise en scène de Jérôme Deschamps et Macha Makeieff sous la direction de Louis Langrée, ce qui démontra le peu de pertinence à le présenter dans une salle aussi spacieuse – le Théâtre des Variétés n’accueillait à l’origine que 800 places -.

Mais en ce soir de première à Garnier, la démonstration est tout autre grâce au sens du mouvement électrisant de Barrie Kosky, et par la présence hors-norme de Marcel Beekman qui incarne Falsacappa sous un travestissement hommage à la Draq Queen ‘Divine’, l’héroïne trash et violente du film de John Waters ‘Pink Flamingos’ (1972), affublé d’une large robe rouge écarlate ampoulée, d’un maquillage bleu ciel et de boucles d’oreilles en diamants.

Marcel Beekman (Falsacappa)

Marcel Beekman (Falsacappa)

Ce personnage de chef des brigands prend une dimension extraordinairement charismatique non seulement à cause du volume de son costume, mais surtout parce Marcel Beekman a une fascinante technique lyrique et déclamatoire d’une grande plasticité vocale pouvant donner l’impression d’un personnage baroque évoluant dans une tessiture de contre-ténor, et qui joue habilement avec toutes les modulations possibles pour en rendre le caractère aussi bien comique que pincé et sarcastique avec une excellente diction et projection.

Le spectacle est intégralement joué dans un décor orné de pilastres corinthiens que l’on retrouve partout sur les façades haussmanniennes entourant la place de l’Opéra, décor usé et doré à l’avant pour induire une continuité avec les dorures de la salle, et grisé en arrière plan pour accentuer l’effet du temps passé.

Sandrine Sarroche (Le Caissier - Ministre du Budget)

Sandrine Sarroche (Le Caissier - Ministre du Budget)

Les rebondissements de l’action du livret des ‘Brigands’ sont complexes à suivre dans leurs moindres détails, mais ses grandes lignes se suivent sans problème : le chef de bande Falsacappa a promis sur la tête de sa fille d'enrichir son équipe grâce à un énorme coup qui va effectivement se présenter lorsqu’il découvre que 3 millions seront échangés lors de la rencontre entre l’ambassade italienne de Mantoue et l’ambassade espagnole de Grenade à l’occasion d’un mariage.

Les bandits vont donc se travestir, d’abord en marmitons pour accueillir les Italiens dans un hôtel haussmannien, puis en carabiniers à l’arrivée des Espagnols, afin de neutraliser respectivement les deux délégations et permettre à la fille de Falsacappa, Fiorella, de paraître comme la fiancée promise du Prince de Mantoue en espérant récupérer ainsi l’argent.

Mais l’on va s’apercevoir que la Ministre du budget a dilapidé la somme tant convoitée.

Marcel Beekman (Falsacappa), Marie Perbost (Fiorella) et Antoinette Dennefeld (Fragoletto)

Marcel Beekman (Falsacappa), Marie Perbost (Fiorella) et Antoinette Dennefeld (Fragoletto)

Loin de mettre en scène une société actuelle banale, Barrie Kosky mêle aux chanteurs une troupe de huit comédiennes et comédiens et douze danseuses et danseurs qui vont transformer cette intrigue en sensationnelle exaltation du rythme, des couleurs et de l’impertinence de la musique, mais aussi de la sensualité délurée de leurs corps.

Mathias Vidal (Le Prince de Mantoue)

Mathias Vidal (Le Prince de Mantoue)

D’emblée, le bariolage des costumes, chapeaux et perruques qui envahit la scène est éblouissant avec beaucoup de touches de bleu, vert, orange et mauve, les mouvements des chevelures donnant une fluide dynamique à l’ensemble, et du début à la fin il n’y a pas une seconde où l’enjouement de la musique d’Offenbach ne soit surligné par la chorégraphie de ces artistes qui renvoient vers la salle une énergie érotisée et décomplexée dont chacun puisse se nourrir avec plaisir.

Par ailleurs, l’effervescence scénique est augmentée autant par les cris de joie de la troupe que les déambulations en tous sens, dans des postures très drôles, mais sans paraître hystérisées, ce qui permet aux spectateurs de rester contemplatifs du mouvement en lui-même.

Victorien Bonnet (Pizzaiolo), Jules Robin (Zucchini), Rachella Kingswijk (Tortilla), Rodolphe Briand (Pietro), Marcel Beekman (Falsacappa), Nicolas Jean-Brianchon (Flamenco), Corinne Martin (Castagnetta), Manon Barthelémy (Sangrietta), Cécile L'Heureux (Burratina) et Hédi Tarkani (Siestasubito)

Victorien Bonnet (Pizzaiolo), Jules Robin (Zucchini), Rachella Kingswijk (Tortilla), Rodolphe Briand (Pietro), Marcel Beekman (Falsacappa), Nicolas Jean-Brianchon (Flamenco), Corinne Martin (Castagnetta), Manon Barthelémy (Sangrietta), Cécile L'Heureux (Burratina) et Hédi Tarkani (Siestasubito)

Si le premier acte permet à chacun de se familiariser avec cet univers déjanté, d’apprécier le style parlé exagéré et très direct des figurants et interprètes, d’assister à une réunion ‘syndicale’ des brigands qui pourrait faire croire à un bureau politique de la ‘France Insoumise’, d’entendre de premières allusions politiques à propos d’un ‘certain banquier devenu Président’ et de découvrir les grandes qualités de comédien de Mathias Vidal chantant son mélancolique air ‘Une furtiva lagrima’ avec légèreté et facilité, ce sont surtout les deux actes suivants qui enchevêtrent les situations étourdissantes avec une débauche de luxueux costumes dorés et accessoires de défilés chrétiens, et avec Christ aux abdominaux bien travaillés et têtes de chevaux érotisées, qui vaudra à l’arrivée de la délégation espagnole des applaudissements d’une partie du public émerveillé.

Adriana Bignagni-Lesca (La Princesse de Grenade) et Philippe Talbot (Le Comte de Gloria-Cassis)

Adriana Bignagni-Lesca (La Princesse de Grenade) et Philippe Talbot (Le Comte de Gloria-Cassis)

Adriana Bignagni-Lesca déguisée en Infante est impressionnante par sa manière d’accentuer ses noirceurs d’élocution quasi ‘viriles’ avec beaucoup de drôlerie, et Philippe Talbot en Comte de Gloria-Cassis affiche une éloquence piquée et très fine dans les aigus.

Marie Perbost, en Fiorella qui va se substituer à la Princesse de Grenade, débute au premier acte avec une projection un peu réservée, mais gagne tout au long de la soirée en amplitude avec l’impact vocal qu’on lui connaît car elle est une grande artiste de scène également.

Adriana Bignagni-Lesca (La Princesse de Grenade)

Adriana Bignagni-Lesca (La Princesse de Grenade)

Et après avoir entendu Antoinette Dennefeld à Strasbourg la saison dernière dans une interprétation de 'Guercoeur' qui mettait en valeur son lyrisme intense, c’est une toute autre personnalité qu’elle dévoile en Fragoletto travesti dans un registre de pure comédie. Il y a son duo d’amour avec Marie Perbost, en roulades enjôleuses, mais aussi nombre d’interventions provocantes auxquelles elle se livre avec beaucoup d’aisance.

Marie Perbost (Fiorella), Rodolphe Briand (Pietro) et Antoinette Dennefeld (Fragoletto)

Marie Perbost (Fiorella), Rodolphe Briand (Pietro) et Antoinette Dennefeld (Fragoletto)

On retrouve avec plaisir Yann Beuron (Le Baron de Campo-Tasso) – qui a gardé de la maturité dans son timbre de voix - et Laurent Naouri (Le Chef des carabiniers) tous deux sollicités dans leur registre de comédiens, et c’est avec beaucoup d’émotions qu’un autre duo fait son apparition en personnes de Doris Lamprecht et Hélène Schneiderman, la Marquise et la Duchesse, car la première incarnait Fragoletto en 1993 sur la scène Bastille, et la seconde Marcellina dans ‘Les Noces de Figaro’ mis en scène par Christoph Marthaler sur la scène Garnier en 2006 à l’époque de Gerard Mortier.

Yann Beuron (Le Baron de Campo-Tasso) et Laurent Naouri (Le Chef des carabiniers)

Yann Beuron (Le Baron de Campo-Tasso) et Laurent Naouri (Le Chef des carabiniers)

Leur duo rendu nostalgique par leur simple présence se déroule à la cour du Prince de Mantoue qui permet d'apprécier un Mathias Vidal dansant à la ‘Fred Astaire’, entouré de religieuses aux jupes fendues qui leur donnent un style élancé de grande classe.

Mathias Vidal (Le Prince de Mantoue)

Mathias Vidal (Le Prince de Mantoue)

Mais cette seconde partie est aussi le moment où la résonance avec l’actualité politique s’exprime à travers les dialogues réécrits, et il faut saluer la performance de l’humoriste Sandrine Sarroche qui prend le rôle du Caissier, et donc de la Ministre du budget, pour déclamer un texte en vers qui évoque les préoccupations budgétaires du moment sans éviter de nommer clairement Michel Barnier ou Bruno Le Maire

Une spectatrice s’impatientera, ce qui lui vaudra en retour ‘Mais c’est pour déstresser l’audience!’, audience qui d’ailleurs aura un regard bienveillant et très amusé sur ce comédien qui fera un aller-retour en avant-scène équipé d’un aspirateur, et qui se prendra au jeu du ‘One man show’ en clin d’œil au Frantz des ‘Contes d’Hoffmann’.

Doris Lamprecht (La Duchesse) et Hélène Schneiderman (La Marquise)

Doris Lamprecht (La Duchesse) et Hélène Schneiderman (La Marquise)

Final désinvolte sur rythme de French-cancan qui verra le sacre de Falsacappa en ‘Premier Ministre’, l’ensemble est cependant très bien organisé sur scène avec un groupe à droite en avant scène, une ligne diagonale en arrière avec différents plans chorégraphiques, puis un regroupement au centre qui s’achève sur la pose victorieuse du chef des brigands.

Marcel Beekman (Falsacappa)

Marcel Beekman (Falsacappa)

A la direction musicale, Stefano Montanari est très attentif à la dynamique scénique et conduit l’orchestre en faisant entendre une sonorité authentique pas trop léchée, la profondeur de la fosse semblant réglée afin que la vocalité de tous les chanteurs ne soit pas couverte par l’ensemble. 

Ce spectacle est absolument un régal pour les yeux, pour son sens du mouvement inaltérable et son énergie explosive, hallucinant par tant de travail aussi bien de la part des ateliers de décors et costumes de l’Opéra de Paris, que de la part de tous les artistes pour réussir un tel enchaînement scénique jamais ennuyeux. 

Marcel Beekman (Falsacappa)

Marcel Beekman (Falsacappa)

Public très enthousiaste au final, les éclats de rires auront ponctué le spectacle tout le long de la soirée, y compris pour l’équipe de production malgré une minorité plus mitigée, c’est à en rester véritablement admiratif et sonné par une telle verve!

Antoinette Dennefeld, Ching-Lien Wu, Barrie Kosky, Marcel Beekman, Marie Perbost et Mathias Vidal

Antoinette Dennefeld, Ching-Lien Wu, Barrie Kosky, Marcel Beekman, Marie Perbost et Mathias Vidal

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