Publié le 11 Mai 2019

Circonstances de l’éclipse totale de soleil du 02 juillet 2019 au Chili et en Argentine

Après l’éclipse annulaire du 26 février 2017 (voir le lien Eclipse annulaire de soleil du 26 février 2017 en Patagonie Argentinequi avait traversé les régions préhistoriques et peu peuplées de la Patagonie, le Chili et l’Argentine seront à nouveau le théâtre d’une spectaculaire éclipse de Soleil au couchant, le mardi 02 juillet 2019.

Trajectoire de l'éclipse totale de Soleil du 02 juillet 2019 - (c) www.greatamericaneclipse.com

Trajectoire de l'éclipse totale de Soleil du 02 juillet 2019 - (c) www.greatamericaneclipse.com

Au Chili, l’éclipse traversera toute la partie nord de la région de Coquimbo ainsi que l’extrême sud de l’Atacama, et, en Argentine, la région de San Juan sera aux premières loges, alors que La Rioja, San Luis, Cordoba, et la province de Buenos Aires, assisteront à un coucher de Soleil se noyant à l’horizon derrière la Lune.

La Cordillère des Andes sera donc un cadre magnifique pour assister à cet événement solaire, à une centaine de kilomètres au nord d’Uspallata, là où le film de Jean-Jacques Annaud, ‘Sept ans au Tibet’, fut en partie tourné.

Tracé de l'éclipse totale de Soleil du 02 juillet 2019 au Chili et en Argentine - (c) Xavier Jubier - xjubier.free.fr

Tracé de l'éclipse totale de Soleil du 02 juillet 2019 au Chili et en Argentine - (c) Xavier Jubier - xjubier.free.fr

L’éclipse sera ainsi totale du fait de la relative proximité de la Lune à la Terre à ce moment précis (368 310 km de distance), ce qui rendra son diamètre apparent plus grand que celui du Soleil.

La durée de l’éclipse variera de 2mn 30s, à 30 km au Nord de La Serena, à 2 mn 05s à 60 km, au sud-ouest de Buenos Aires.

L'éclipse totale de Soleil du 02 juillet 2019 à Bella Vista (San Juan) - (c) Xavier Jubier - xjubier.free.fr

L'éclipse totale de Soleil du 02 juillet 2019 à Bella Vista (San Juan) - (c) Xavier Jubier - xjubier.free.fr

Au creux de la Cordillère des Andes, depuis le petit village de Bella Vista situé à 1945 m d’altitude, sous les températures d’hiver, le déroulement de l’éclipse comprendra quatre jalons importants :

1.    A 16h25mn32s, heure locale, la Lune commencera à recouvrir le bord solaire, à 24° au-dessus de l’horizon Nord-Ouest.

2.    Une heure et quart plus tard, à 17h39mn32s, à 12° au-dessus de l’horizon, la Lune recouvrira entièrement le Soleil sous une spectaculaire couronne magnétique, laissant apparaître Vénus à l’horizon, et Mars et Mercure à une quinzaine de degrés au-dessus du Soleil, sur sa droite. La vitesse de l’ombre au sol (550 km de longueur) dépassera 12000 km/h. 

3.    Deux minutes et 27 secondes plus tard, à 17h42mn0s, la Lune commencera à se dégager de la surface solaire et le jour crépusculaire reviendra.

4.    Enfin, à 18h45mn, le Soleil se couchera au même moment que la Lune aura cessé de l’occulter.

La largeur du tracé de l’ombre, au sol, aura atteint en ce point 143 km.

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Rédigé par David

Publié dans #Astres, #Eclipse

Publié le 1 Mai 2019

TV-Web Mai 2019 - Lyrique et Musique

Le programme qui suit sera complété après le 06 mai 2019.

Chaînes publiques

Dimanche 05 mai 2019 sur France 3 à 00h05
Viva la mamma (Donizetti) - Opéra de Lyon - ms Pelly - dm Viotti

Dimanche 05 mai 2019 sur Arte à 18h30
Symphonie n°3 (Mendelssohn) - dm Nelsons

Vendredi 10 mai 2019 sur France 2 à 00h05
King Arthur (Purcell) - ms Bechtolf - dm Jacobs

Dimanche 12 mai 2019 sur Arte à 18h30
L'Alhambra en musique

Dimanche 12 mai 2019 sur Arte à 23h45
Les Aventures de l'Histoire du soldat

Vendredi 17 mai 2019 sur France 2 à 00h05
La Damnation de Faust (Berlioz) - Opéra Royal de Wallonie - ms Raimondi - dm Davin

Dimanche 19 mai 2019 sur Arte à 18h30
Le Cinéma d'Alexandre Desplat

Dimanche 19 mai 2019 sur France 3 à 00h05
Luciano Pavarotti, le concert des étoiles - dm Cassar

Behr, Borras, Calleja, Laconi, Peretyatko, Matshikiza

Lundi 20 mai 2019 sur Arte à 00h55
De la berceuse au chant de guerre, pourquoi la musique existe-t-elle?

Vendredi 24 mai 2019 sur France 2 à 00h05
Charpentier, Du Mont, Lully - Ensemble Correspondance - dm Daucé

Mezzo et Mezzo HD

Jeudi 02 mai 2019 sur Mezzo et Mezzo HD à 20h00 (direct)
Falstaff de Verdi au Teatro Real de Madrid

Vendredi 03 mai 2019 sur Mezzo HD à 21h00
Madama Butterfly de Giacomo Puccini au Festival de Glyndebourne

Samedi 04 mai 2019 sur Mezzo à 20h30
René Jacobs dirige King Arthur de Purcell au Staatsoper Berlin

Dimanche 05 mai 2019 sur Mezzo HD à 21h00
Norma de Bellini au Royal Opera House

Mercredi 08 mai 2019 sur Mezzo à 20h30
L'Orfeo de Luigi Rossi dirigé par Raphaël Pichon

Vendredi 10 mai 2019 sur Mezzo HD à 21h00
Madama Butterfly de Puccini au Royal Opera House

Samedi 11 mai 2019 sur Mezzo à 20h30
Rodelinda de Haendel à l'Opéra de Lille

Dimanche 12 mai 2019 sur Mezzo HD à 21h00
Un bal masqué de Verdi au Liceu de Barcelone

Mercredi 15 mai 2019 sur Mezzo à 20h30
William Christie dirige Didon et Enée de Purcell à l'Opéra Comique

Vendredi 17 mai 2019 sur Mezzo HD à 21h00
La Bohème de Puccini au Liceu de Barcelone

Samedi 18 mai 2019 sur Mezzo à 20h30
William Christie dirige Atys de Lully à l'Opéra Comique

Dimanche 19 mai 2019 sur Mezzo HD à 21h00
Madama Butterfly de Puccini au Royal Opera House

Mercredi 22 mai 2019 sur Mezzo à 20h30
William Christie dirige Hercules de Haendel à l'Opéra national de Paris

Vendredi 24 mai 2019 sur Mezzo HD à 21h00
Norma de Bellini au Royal Opera Hous

Samedi 25 mai 2019 sur Mezzo à 20h30
William Christie dirige Armide de Lully au Théâtre des Champs-Elysées

Dimanche 26 mai 2019 sur Mezzo HD à 21h00
Anna Bolena de Donizetti à l'Opéra Royal de Wallonie-Liège

Mercredi 29 mai 2019 sur Mezzo à 20h30
William Christie dirige La Didone de Francesco Cavalli au Théâtre de Caen

Vendredi 31 mai 2019 sur Mezzo HD à 21h00
A compléter ultérieurement

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Operavision, Culturebox, ConcertArte etc...

 

Cosi fan Tutte (Opéra de Lausanne) jusqu'au 01 mai 2019

Ero the Joker (Croatian National Theatre in Zagreb) jusqu'au 05 mai 2019

Hommage à Jérôme Robbins (Opéra de Paris) jusqu'au 09 mai 2019

Hippolyte et Aricie (Staatsoper de Berlin) jusqu'au 15 mai 2019

Cunning Little Vixen (National Theatre Brno) jusqu'au 17 mai 2019

Norma (Teatro de la Fenice) jusqu'au 22 mai 2019 (Culturebox)

Thamos (Festival de Salzbourg) jusqu'au 27 mai 2019

Team Mead à la Sainte-Chapelle jusqu'au 27 mai 2019

Juditha Triumphans (Dutch National Opera & Ballet) jusqu'au 30 mai 2019

 

Macbeth (Teatro de la Fenice) jusqu'au 06 juin 2019

Caligula (Opéra avec l'Arcal et le Poème de l'Harmonie) jusqu'au 11 juin 2019

Tosca (Opéra de Rome) jusqu'au 12 juin 2019

Macbeth (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 14 juin 2019

Simon Boccanegra (Opéra de Paris) jusqu'au 15 juin 2019

Le concert des étoiles - Hommage à Mozart jusqu'au 15 juin 2019

Katia Kabanova (Teatro San Carlo) jusqu'au 19 juin 2019

Lessons in love and violence (Royal Opera House, Londres) jusqu'au 21 juin 2019

Musique en fête aux Chorégies d'Orange jusqu'au 21 juin 2019

Debussy / Saint-Saëns / Franck (Festival de Grenade) jusqu'au 25 juin 2019

Maria Callas, une vie d'Opéra jusqu'au 27 juin 2019

 

Le Roi Arthur (Vox Luminis) jusqu'au 04 juillet 2019

Ariane à Naxos (Festival d'Aix en Provence) jusqu'au 10 juillet 2019

Manru (Polish National Opera) jusqu'au 18 juillet 2019

La Bohème (Komische Oper Berlin) jusqu'au 26 juillet 2019

Xerxès (Deutsche Oper Am Rhein) jusqu'au 31 juillet 2019

La Damnation de Faust (Opéra de Versailles) jusqu'au 01 août 2019

Le concert des révélations des Victoires de la Musique jusqu'au 02 août 2019

Billy Budd (Den Norske Opera & Ballett) jusqu'au 07 août 2019

Les Vêpres de Monteverdi jusqu'au 10 août 2019

La Gioconda (La Monnaie) jusqu'au 11 août 2019

L'incantesimo (Opéra National de Lettonie) jusqu'au 20 août 2019

Pagliacci (Opéra de Riga) jusqu'au 20 août 2019

Le Lac des Cygnes (Opéra National de Paris) jusqu'au 22 août 2019

Ice (Finnish National Opera & Ballet) jusqu'au 04 septembre 2019

Trois Contes (Opéra de Lille) jusqu'au 13 septembre 2019

Frankenstein (Théâtre de La Monnaie) jusqu'au 14 septembre 2019

Il Trionfo del Tempo (Festival d'Ambronay) jusqu'au 19 septembre 2019

Werther (Bergen National Opera) jusqu'au 21 septembre 2019

Il Trovatore (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 22 septembre 2019

Falstaff (Garsington Opera) juqu'au 25 septembre 2019

La Juive (Opera Vlaanderen) jusqu'au 05 octobre

Nuit Erik Satie (Philharmonie de Paris) jusqu'au 07 octobre 2019

Orfeoe Euridice (Irish National Opera) jusqu'au 11 octobre 2019

Rodelinda (Opéra de Lille) jusqu'au 12 octobre 2019

Madrigaux de Dowland, Wert, Monteverdi (Ambronay 2018) jusqu'au 23 octobre 2019

La Khovantchina (Theatre Stanislavsky)  jusqu'au 25 octobre 2019

Il bravo (Festival de Wexford) jusqu'au 26 octobre 2019

Sémiramide (Opéra La Fenice) jusqu'au 30 octobre 2019

Oprhée et Eurydice (Théâtre des Champs-Elysées) jusqu'au 02 novembre 2019

Antropocène (Scottish Opera) jusqu'au 16 novembre 2019

La Traviata (Icelandic Opera) jusqu'au 23 novembre 2019

Macbeth (La Fenice) jusqu'au 04 décembre 2019

 

Ariane et Barbe Bleue (Capitole de Toulouse) jusqu'au 14 janvier 2020

Il Sogno Di Scipione (La Fenice) jusqu'au 18 février 2020

Aida (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 09 mars 2020

Karine Deshayes et l'ONF interprètent Ravel et Debussy jusqu'au 26 mars 2020

La Passion selon Saint-Jean (Festival de Pâques) jusqu'au 03 mai 2020

La Clémence de Titus (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 20 mai 2020

The Rake's Progress (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu'au 10 juillet 2020

Laurence Equilbey dirige Thamos de Mozart (Seine Musicale) jusqu'au 13 décembre 2020

Barbara Hannigan dirige Bartok, Haydn, Ligeti et Kurtag (Radio France) jusqu'au 24 juillet 2021

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Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique

Publié le 8 Avril 2019

Lady Macbeth de Mzensk (Dmitri Chostakovitch - 1934)
Répétition générale du 31 mars 2019 et représentations du 06, 09 13 et 16 avril 2019

Opéra Bastille

Katerina Ismaïlova Aušrinė Stundytė
Boris Timoféiévitch Ismaïlov Dmitry Ulyanov
Zinovy Boorisovitch Ismaïlov John Daszak
Sergueï Pavel Černoch
Le Pope Krzysztof Baczyk
Le Chef de la police Alexander Tsymbalyuk
Un maître d'école Andrei Popov
Le Balourd miteux Wolfgang Ablinger‑Sperrhacke
Sonietka Oksana Volkova
Aksinya Sofija Petrovic
La bagnarde Marianne Croux
Danseuse Danièle Gabou
Circassiens Victoria Bouglione, Tiago Eusébio

Direction musicale Ingo Metzmacher
Mise en scène Krzysztof Warlikowski (2019)
Décors, costumes Małgorzata Szczęśniak 
Lumières Felice Ross 
Vidéo Denis Guéguin
Animation vidéo Kamil Polak
Chorégraphie Claude Bardouil 
Dramaturgie Christian Longchamp 

                                Aušrinė Stundytė (Katerina Ismaïlova)

Reconnu comme un artiste capable de bouleverser l’interprétation d’ouvrages lyriques à partir de sa propre culture personnelle, qu’elle soit théâtrale, littéraire ou bien cinématographique, ré-humanisant ainsi les héroïnes mythiques (Iphigénie, Médée, Lulu), croisant les destins de femmes célèbres (L’Affaire Makropoulos, Alceste), analysant la lente déstructuration des hommes (Macbeth, Le Roi Roger, Don Giovanni), questionnant l’identité sexuelle en filigrane de façon parfois inattendue (Eugène Onéguine), et affrontant même les périodes les plus sombres de l’Histoire (Parsifal), Krzysztof Warlikowski s’est également imposé comme l’un des grands directeurs scéniques des œuvres du XXe siècle. 

En effet, sur les 25 opéras qu’il a mis en scène à ce jour sur près de 20 ans, 15 sont issus du siècle de de Debussy, Szymanowski, Schreker et Penderecki.

Aušrinė Stundytė (Katerina Ismaïlova)

Aušrinė Stundytė (Katerina Ismaïlova)

Et après lui avoir confié, en 2017, une nouvelle mise en scène de Don Carlos, une œuvre créée pour l’Opéra de Paris il y a plus de 150 ans, Stéphane Lissner ne pouvait que lui donner crédit pour réinterpréter l’ouvrage que Pierre Berger annonçait, le 25 mai 1989, comme la nouvelle production qui devait inaugurer l’opéra Bastille dès janvier 1990, suivie par une autre nouvelle production, Macbeth de Giuseppe Verdi

Aušrinė Stundytė (Katerina Ismaïlova) - le 13 avril 2019

Aušrinė Stundytė (Katerina Ismaïlova) - le 13 avril 2019

Les difficultés budgétaires ne permirent cependant pas de tenir cet engagement, mais Lady Macbeth de Mzensk fit son entrée au répertoire sur la grande scène Bastille le 04 février 1992, sous la baguette de Myung-Whun Chung, dans une mise en scène d’André Engel, et avec Mary Jane Johnson comme interprète principale, trois ans après la création française jouée le 26 mai 1989 au Grand Théâtre de Nancy dans la mise en scène d’un comédien français, Antoine Bourseiller.

Dmitry Ulyanov (Boris) et Aušrinė Stundytė (Katerina Ismaïlova)

Dmitry Ulyanov (Boris) et Aušrinė Stundytė (Katerina Ismaïlova)

Œuvre dont les rythmes musicaux empreints de violence représentent les pulsions qui animent le quotidien de la vie de chacun, Lady Macbeth de Mzensk est issue de l’esprit d’un jeune compositeur de 26 ans pour qui les principes de libération sexuelle et de résistance aux conceptions du pouvoir soviétique s’imposaient dans une société étouffée par les préjugés.

La force d’expression hors du commun de cette musique signifiante, aussi bien de l’action présente que des pressentiments angoissants, est ainsi un formidable atout pour la précision théâtrale de Krzysztof Warlikowski, qui choisit de ne pas souligner le contexte russe mais plutôt de caractériser le contraste entre une femme extraordinairement vivante et un environnement social machinal et glacial. 

Aušrinė Stundytė (Katerina Ismaïlova)

Aušrinė Stundytė (Katerina Ismaïlova)

Le décor élaboré par Małgorzata Szczęśniak est constitué d’une vaste salle parallélépipédique recouverte de carrelage blanc qui évoque un environnement clinique, au milieu duquel les scènes intimes se déroulent sur une chambre mobile surélevée et allongée pouvant pivoter sur elle-même et se retirer en arrière de la scène principale. A la fois salon, chambre, église, puis prison, les possibilités de scénographie deviennent infinies et permettent de rendre perceptibles sur cette scène dans la scène les moindres frémissements et désirs humains face à une salle de plus de 2700 spectateurs. 

Pavel Černoch (Sergueï), John Daszak (Zinovy) et Dmitry Ulyanov (Boris)

Pavel Černoch (Sergueï), John Daszak (Zinovy) et Dmitry Ulyanov (Boris)

Et l'agencement des lumières (Felice Ross) achève d'isoler la chambre en assombrissant tout ce qui l’environne, et projette les ombres des protagonistes sur les flancs du décor démultipliant autrement la présence et l’expression de leurs corps. Ce visuel est absolument fascinant, d’autant plus qu’une grille située au-dessus de la chambre permet de créer un effet de maille sur les visages, suggérant l’enfermement de la prison sociale, tout en embellissant de façon orientalisante le mélange de teintes bleue, vert et magenta, associées à la féminité, qui décore le sol de la pièce.

Aušrinė Stundytė (Katerina Ismaïlova)

Aušrinė Stundytė (Katerina Ismaïlova)

Ainsi, le spectateur est d’emblée happé par l’esseulement de Katerina Ismaïlova qu’Aušrinė Stundytė dépeint avec une voix d’une noirceur farouche fortement impressive, qui se prolonge vers des aigus en détresse créant une sorte de sentiment d’urgence saisissant. 

Le public parisien la découvre pour la première fois, mais cette chanteuse lituanienne athlétique, entièrement imprégnée par son incarnation, est familière de la Lady de Mzensk qu’elle a incarné à l’Opéra des Flandres sous la direction de Calixto Bieito, et à Lyon sous celle de Dmitri Tcherniakov

Sofija Petrovic (Aksinya)

Sofija Petrovic (Aksinya)

Car qu’Aušrinė Stundytė est véritablement plus qu’une chanteuse, mais une artiste accomplie capable de nous entrainer dans la vie d’un personnage avec un réalisme captivant. Les scènes de lutte et les scènes lascives d’effleurements corporels sont splendidement rendues, et ce qu’elle dit avec le corps est tout aussi important que ce qu’elle dit par son chant qui exprime ses déchirements intérieurs.

Et quand défilent les cadavres d’animaux prêts à la consommation, l’apparition d’une salle d’abattage révèle un entourage où le dégoût de la chair et la prégnance de la mort sont le commun de la société laborieuse dans laquelle vit Katerina. 

Dmitry Ulyanov (Boris) et Aušrinė Stundytė (Katerina Ismaïlova)

Dmitry Ulyanov (Boris) et Aušrinė Stundytė (Katerina Ismaïlova)

Survient le formidable Boris de Dmitry Ulyanov, d’un impact vocal éclatant, autoritaire et débonnaire à la fois, que l’on découvre accompagné d’Aksinya, chantée par Sofija Petrovic, une jeune soprano de l’atelier lyrique de l’Opéra de Paris au galbe vocal généreux et riche en couleurs, très fine physiquement. 

L’une des lignes de force de la dramaturgie de Krzysztof Warlikowski est de donner un rôle majeur à ce personnage qui n’intervient habituellement que dans la scène de viol initiale pour disparaitre par la suite. Il fait d’elle une femme opportuniste, absolument pas victime, prête à coucher avec qui l’aidera à survivre et avancer dans la société.

Aušrinė Stundytė (Katerina Ismaïlova) et Pavel Černoch (Sergueï)

Aušrinė Stundytė (Katerina Ismaïlova) et Pavel Černoch (Sergueï)

On comprend qu’elle a une liaison avec Boris, puis elle subit, non sans se défendre, l’agression sexuelle de Sergueï, exulte et participe à sa punition quand il est surpris avec Katerina, et sera même l’amante du chef de la police une fois Boris tué. La mise en scène laisse imaginer qu’elle aurait pu elle-même dénoncer le couple assassin par vengeance envers Sergueï. Et tout ceci est montré en la faisant exister sans qu’elle n’ait besoin de chanter. 

Dans la peau du minable mari, John Daszak, lui qui fut Sergueï de sa voix claquante aux accents chantants dans la mise en scène de Dmitri Tcherniakov, dessine un fils d’industriel pas si faible que cela, mais plutôt uniquement absorbé par ses affaires. 

Krzysztof Baczyk (Le Pope) et Aušrinė Stundytė (Katerina Ismaïlova)

Krzysztof Baczyk (Le Pope) et Aušrinė Stundytė (Katerina Ismaïlova)

Par comparaison, Pavel Černoch a un timbre plus sombre qui le rend très touchant dans les grands personnages romantiques, mais comme il doit faire vivre un personnage plus antipathique que Laca (Jenůfa), accoutré en cow-boy vaguement séducteur, il s’impose par les résonances d’un médium noir qui fait son effet, et un engagement scénique qui ne le ménage pas, notamment lorsqu’il doit assumer des actes sexuels les fesses exposées à l’air libre.

Lui qui incarnait récemment un Don Carlos dépressif, le changement de caractère est saillant parce qu’il s’y engage avec un tempérament aussi passionné qu’excentrique, et, bien qu’il incarne un salaud, il lui attache pourtant une touche sympathique totalement naturelle.

Wolfgang Ablinger‑Sperrhacke (Le Balourd miteux)

Wolfgang Ablinger‑Sperrhacke (Le Balourd miteux)

Au cours du déroulement dramatique, si Krzysztof Warlikowski traite les scènes de sexe avec la plus banale des trivialités, le plus crûment possible, la vidéographie de Denis Guéguin vient par la suite, lorsqu’elles se prolongent en arrière-plan, les fondre dans une évocation de la nature excellemment esthétisée. La vidéo est également utilisée pour montrer ce qui se passe en coulisse, notamment pour révéler le vrai visage en joie de Katerina Ismaïlova au moment de l’enterrement de Boris.

Tiago Eusébio (Circassien) et Aušrinė Stundytė (Katerina Ismaïlova)

Tiago Eusébio (Circassien) et Aušrinė Stundytė (Katerina Ismaïlova)

Et c’est une autre grande force du metteur en scène polonais que de savoir utiliser les interludes musicaux pour imaginer des scènes qui ne sont pas clairement décrites. Lui qui avait refusé de représenter le défilé lors de la scène d’autodafé de Don Carlos, il profite cette fois avantageusement de la transition qui mène de l’intervention du Pope facétieux et enjoué de Krzysztof Baczyk vers la chambre des amants, pour faire intervenir une procession mortuaire parfaitement en phase avec la musique de Chostakovitch, un des grands moments de ce spectacle. 

Aušrinė Stundytė (Katerina Ismaïlova) - le 13 avril 2019

Aušrinė Stundytė (Katerina Ismaïlova) - le 13 avril 2019

Tous sont vêtus de noirs, y compris Katerina, et l’on découvre à l’une des extrémités une autre veuve qui n’est autre qu’Aksinya. Quant à Aušrinė Stundytė, elle se livre au jeu de la veuve éplorée, adaptation nécessaire à des conventions hypocrites et inévitables dans une société bourgeoise faussement croyante.

Alexander Tsymbalyuk (Le Chef de la police)

Alexander Tsymbalyuk (Le Chef de la police)

Après le meurtre du fils, Zinovy, la seconde partie ouvre directement sur la salle aux murs rouge-sang où l’on célèbre le mariage de Katerina et Sergueï, non pas que Warlikowski ait supprimé les scènes du cadavre et des policiers, mais il les a incorporés à la cérémonie festive. Le balourd miteux devient un chanteur de show-biz extravagant qui sied parfaitement au naturel scénique déjanté de Wolfgang Ablinger‑Sperrhacke, et les policiers, menés par un Alexander Tsymbalyuk drôle et dont on reconnait les couleurs de voix pathétiques particulières, font également partie du divertissement, car la musique suggère une forme de légèreté. 

Pavel Černoch (Sergueï) et Aušrinė Stundytė (Katerina Ismaïlova)

Pavel Černoch (Sergueï) et Aušrinė Stundytė (Katerina Ismaïlova)

Ces deux premiers tableaux ne sont donc pas pris au sérieux, malgré les propos inquiétants, et sont suivis de numéros de cirque et de danse rythmés par les mesures endiablées de la transe orchestrale. Danielle Gabou, danseuse, chorégraphe et comédienne passionnée par le corps, le mouvement et le mot, s’est récemment associée au travail de Krzysztof Warlikowki et de Claude Bardouil, et réalise ce soir un formidable jeu d’excitation devant Sergueï. Toute cette scène qui enchante d’abord les mariés, puis les spectateurs, bascule finalement au retour de la police et d’Aksinya, à la découverte du corps de Zinovy pendu à un croc de boucher.

Pavel Černoch (Sergueï) et Aušrinė Stundytė (Katerina Ismaïlova)

Pavel Černoch (Sergueï) et Aušrinė Stundytė (Katerina Ismaïlova)

Puis survient un autre moment magnifique, l’insertion dans l’opéra du premier mouvement du quatuor n°8 en ut mineur que le violoniste et chef d’orchestre russe, naturalisé israélien, Rudolf Barshaï, ami de Chostakovitch, avait réarrangé pour être interprété par un orchestre de chambre. Sur cette musique méditative gorgée de chaleur et traversée de sarments sombres, une vidéographie de Kamil Polak recrée poétiquement le corps d’Aušrinė Stundytė nageant dans une prison noyée sous un lac afin d’en trouver l’issue.

Ce désir d’évasion qui inscite au rêve est cependant soudainement suivi par l’ouverture sur la scène de la prison, disposée telle un wagon allongé d’où sortent les prisonniers et le chœur absolument évocateur des grands ensembles russes par ses accents mélancoliques si spirituels.

Aušrinė Stundytė (Katerina Ismaïlova)

Aušrinė Stundytė (Katerina Ismaïlova)

Krzysztof Warlikowki insiste sur la dimension affective en jeu, et Katerina Ismaïlova n’est plus qu’une petite fille qui a régressé, une femme qui a besoin d’amour, ce qu’elle démontre par ses gestes d’attachement envers son amant qui ne la désire plus. La Sonietka insolente et pragmatique d’Oksana Volkova la domine, et lorsque Katerina comprend qu’elle est abandonnée, elle n’a plus qu’un seau froid et vide à tenir dans les bras absolument seule sous un fracas orchestral monumental. Cette scène, par la naïveté avec laquelle Katerina croit encore en Sergueï, reste absolument insoutenable.

La noyade dans le lac, esthétisée par une dernière vidéographie, qui reprend celle projetée au début de l’œuvre, n’est plus qu’une échappatoire salutaire.

Aušrinė Stundytė et Pavel Černoch

Aušrinė Stundytė et Pavel Černoch

Ce monde entraîné sur scène dans une aventure réaliste, mais aussi onirique et fantasmatique, l’est tout autant par la luxuriance qui émane de l’orchestre de l’Opéra de Paris porté par la direction merveilleuse d’Ingo Metzmacher. Ce chef d’orchestre a l’habitude de travailler avec Krzysztof Warlikowki et sa chaleureuse équipe (The Rake's Progress, Le Château de Barbe-Bleue/La Voix Humaine, Les Stigmatisés), et fait émerger un univers sonore semblable à une nébuleuse riche en matière et en couleurs délicates, donne de la profondeur et révéle la complexité des structures qui l’animent, insuffle des cadences sans exagérer la violence que l’ouvrage autorise, exaltant ainsi un bouillonnement instrumental fabuleusement étincelant.

Ingo Metzmacher (Direction musicale)

Ingo Metzmacher (Direction musicale)

Et à grand renfort de cuivres disposés dans deux galeries latérales à une dizaine de mètres au-dessus de l’orchestre, l’expérience sensorielle pour l’auditeur devient entière, d’une plénitude galvanisante sans pour autant que les instruments ne sonnent trop agressifs.

Krzysztof Warlikowski, José Luis Basso, Małgorzata Szczęśniak, Aušrinė Stundytė et Felice Ross

Krzysztof Warlikowski, José Luis Basso, Małgorzata Szczęśniak, Aušrinė Stundytė et Felice Ross

Nous savons tous qu’il est rare dans la vie de trouver des équipes multidisciplinaires qui s’entendent suffisamment bien sur le long terme, tout en sachant croiser leurs talents artistiques, afin d’aboutir à une œuvre unique qui mérite d’être admirer. C’est ce qui fait la valeur de ce Lady Macbeth de Mzensk qui en dit beaucoup par son sujet mais aussi sur les qualités qu’il faut avoir pour pouvoir le créer avec un tel niveau d’achèvement.

Pavel Černoch, Claude Bardouil, Kamil Polak, Denis Guéguin et Christian Longchamp 

Pavel Černoch, Claude Bardouil, Kamil Polak, Denis Guéguin et Christian Longchamp 

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Publié le 1 Avril 2019

TV-Web Avril 2019 - Lyrique et Musique

Chaînes publiques

Dimanche 31 mars 2019 sur Arte à 23h40
Don Carlos (Verdi) - Opéra de Paris - dm Jordan - ms Warlikowski

Kaufmann, Yoncheva, Tézier, Abdrazakov, Garanca

Lundi 01 avril 2019 sur France 3 à 02h05
Lucia di Lammermoor (Donizetti) - dm Jésus Lopez-Cobos - ms Mazzonis di Pralafera

Vendredi 05 avril 2019 sur France 2 à 00h05
Manon Lescaut (Aubert) - Opéra Royal de Wallonie - dm Englebert - ms Fourny

Dimanche 07 avril 2019 sur France 3 à 00h35
La Traviata (Verdi) - Opéra de Bordeaux - dm Rustioni - ms Désiré

Dimanche 07 avril 2019 sur Arte à 18h15
L'Apprenti sorcier (Dukas) - Bolero, Cto en sol (Ravel) - dm Chailly

Dimanche 07 avril 2019 sur Arte à 22h35
Ava Gardner - La gitane d'Hollywood

Dimanche 07 avril 2019 sur Arte à 23h30
"Traviata, vous méritez un avenir meilleur" - ms Lazar

Vendredi 12 avril 2019 sur France 2 à 00h05
Jean-François Zygel - Symphonie n°8 de Schubert

Dimanche 14 avril 2019 sur France 3 à 00h35
Jonas Kaufmann chante l'Italie

Dimanche 14 avril 2019 sur Arte à 18h30
Sabine Meyer et sa clarinette

Dimanche 14 avril 2019 sur Arte à 22h45
Joséphine Baker - Première icône noire

Dimanche 14 avril 2019 sur Arte à 23h40
la route du saz - Les secrets d'un instrument légendaire

Lundi 15 avril 2019 sur Arte à 00h35
Une soirée indienne avec Anoushka Shankar et Patricia Kopatchinskaja

Lundi 15 avril 2019 sur Arte à 22h00
La Passion selon saint Jean (Bach) - Eglise Gothique Saint-Laurent de Nuremberg - dm Dijkstra

Vendredi 19 avril 2019 sur France 2 à 00h05
Passion selon St Matthieu (Bach) - dm Pychon

Prégardien, Boden, Hobbs, Immler, Ancely, Buffières, Devieilhe, Le Chenadec, Guillon, Richardot

Dimanche 21 avril 2019 sur Arte à 17h20
Mozart, Beethoven, Willimans - Piano Lang - Mutter violon

Lundi 22 avril 2019 sur Arte à 01h45
Messe en si mineur (Bach) - dm Dijkstra

Vendredi 26 avril 2019 sur France 2 à 00h05
Dialogues des Carmélites (Poulenc) - dm Rhorer - ms Py

Petibon, Gens, Piau, Plowright, Letipuu, Rouillon

Samedi 27 avril 2019 sur France 3 à 00h05
L'Enlèvement au Sérail (Mozart) - Opéra de Lyon - dm Montanari - ms Mouawad

Archibald, Dubois, Laurenzn Wydorska

Dimanche 28 avril 2019 sur Arte à 18h15
Vivaldi - Mead, Les Accents - dm Noally

Lundi 29 avril 2019 sur Arte à 00h05
Monteverdi, aux sources de l'opéra

Mezzo et Mezzo HD

Mercredi 03 avril 2019 sur Mezzo à 20h30
Cadmus et Hermione de Lully à l'Opéra Comique

Vendredi 05 avril 2019 sur Mezzo HD à 21h00
L'Enlèvement au Sérail de Mozart au Festival de Glyndebourne

Samedi 06 avril 2019 sur Mezzo à 20h30
Un bal masqué de Verdi au Liceu de Barcelone

Dimanche 07 avril 2019 sur Mezzo HD à 21h00
Le Barbier de Séville de Rossini au Festival de Glyndebourne

Mercredi 10 avril 2019 sur Mezzo à 20h30
Les Vêpres Siciliennes de Verdi au Mariinski

Vendredi 12 avril 2019 sur Mezzo HD à 22h15
Vanessa de Samuel Barber, Festival de Glyndebourne

Samedi 13 avril 2019 sur Mezzo à 20h30
Roméo et Juliette de Gounod au Liceu de Barcelone

Dimanche 14 avril 2019 sur Mezzo HD à 21h00
Tristan et Isolde de Wagner au Staatsoper de Berlin

Mercredi 17 avril 2019 sur Mezzo et Mezzo HD à 20h00
Anna Bolena de Donizetti à l'Opéra Royal de Wallonie-Liège (direct)

Vendredi 19 avril 2019 sur Mezzo HD à 22h05
René Jacobs dirige King Arthur de Purcell au Staatsoper Berlin

Samedi 20 avril 2019 sur Mezzo à 20h30
I Capuleti e i Montecchi de Bellini au Liceu de Barcelone

Dimanche 21 avril 2019 sur Mezzo HD à 21h00
Vanessa de Samuel Barber, Festival de Glyndebourne

Lundi 22 avril 2019 sur Mezzo HD à 19h30
Les Fiançailles au Couvent de Prokofiev au Staatsoper de Berlin (direct)

Mercredi 24 avril 2019 sur Mezzo à 20h30
L'Histoire du soldat de Stravinsky à Lausanne

Samedi 27 avril 2019 sur Mezzo à 20h30
Così fan tutte de Mozart à l'Opéra de Lausanne

Dimanche 28 avril 2019 sur Mezzo HD à 21h00
L'Enlèvement au Sérail de Mozart au Festival de Glyndebourne

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Operavision, Culturebox, ConcertArte etc...

 

Sanatorio Express (Finnish Opera & Ballet) jusqu'au 01 avril 2019

Le viol de Lucrèce (Festival de Glyndebourne 2015) jusqu'au 04 avril 2019

Tosca (Opéra National de Finlande) jusqu'au 05 avril 2019

Medea (Moscow Stanivslavsky Theater) jusqu'au 11 avril 2019

Les Noces de Figaro (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 11 avril 2019

Orlando Furioso (Teatro de la Fenice) jusqu'au 12 avril 2019

Thamos, roi d'Egypte (La Seine Musicale) jusqu'au 13 avril 2019

Mam'zelle Nitouche (Opéra de Lausanne) jusqu'au 14 avril 2019

La Traviata (Capitole de Toulouse) jusqu'au 17 avril 2019

Musique for a while (Opéra de Linz) jusqu'au 19 avril 2019

Le radeau de la méduse (Opéra d'Amsterdam) jusqu'au 25 avril 2019

Libuse (Opéra National de Prague) jusqu'au 26 avril 2019

T.H.A.M.O.S (direction Alondra de la Parra - ms Carlus Peadrissa) jusqu'au 26 avril 2019

Obéron (Bayerische Staatsoper) jusqu'au 29 avril 2019

Don Carlos (Opéra National de Paris) jusqu'au 29 avril 2019

Quatre chorégraphes d'aujourd'hui à l'Opéra de Paris jusqu'au 30 avril 2019

Les Troyens (Opéra National de Paris) jusqu'au 30 avril 2019

 

Cosi fan Tutte (Opéra de Lausanne) jusqu'au 01 mai 2019

Ero the Joker (Croatian National Theatre in Zagreb) jusqu'au 05 mai 2019

Hommage à Jérôme Robbins (Opéra de Paris) jusqu'au 09 mai 2019

Hippolyte et Aricie (Staatsoper de Berlin) jusqu'au 15 mai 2019

Cunning Little Vixen (National Theatre Brno) jusqu'au 17 mai 2019

Norma (Teatro de la Fenice) jusqu'au 19 mai 2019 (Culturebox)

Juditha Triumphans (Dutch National Opera & Ballet) jusqu'au 30 mai 2019

 

Macbeth (Teatro de la Fenice) jusqu'au 06 juin 2019

Caligula (Opéra avec l'Arcal et le Poème de l'Harmonie) jusqu'au 11 juin 2019

Tosca (Opéra de Rome) jusqu'au 12 juin 2019

Macbeth (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 14 juin 2019

Simon Boccanegra (Opéra de Paris) jusqu'au 15 juin 2019

Le concert des étoiles - Hommage à Mozart jusqu'au 15 juin 2019

Katia Kabanova (Teatro San Carlo) jusqu'au 19 juin 2019

Lessons in love and violence (Royal Opera House, Londres) jusqu'au 21 juin 2019

Musique en fête aux Chorégies d'Orange jusqu'au 21 juin 2019

Debussy / Saint-Saëns / Franck (Festival de Grenade) jusqu'au 25 juin 2019

Maria Callas, une vie d'Opéra jusqu'au 27 juin 2019

Le Roi Arthur (Vox Luminis) jusqu'au 04 juillet 2019

Ariane à Naxos (Festival d'Aix en Provence) jusqu'au 10 juillet 2019

Manru (Polish National Opera) jusqu'au 18 juillet 2019

La Bohème (Komische Oper Berlin) jusqu'au 26 juillet 2019

Xerxès (Deutsche Oper Am Rhein) jusqu'au 31 juillet 2019

La Damnation de Faust (Opéra de Versailles) jusqu'au 01 août 2019

Le concert des révélations des Victoires de la Musique jusqu'au 02 août 2019

Billy Budd (Den Norske Opera & Ballett) jusqu'au 07 août 2019

Les Vêpres de Monteverdi jusqu'au 10 août 2019

La Gioconda (La Monnaie) jusqu'au 11 août 2019

L'incantesimo (Opéra National de Lettonie) jusqu'au 20 août 2019

Pagliacci (Opéra de Riga) jusqu'au 20 août 2019

Le Lac des Cygnes (Opéra National de Paris) jusqu'au 22 août 2019

Ice (Finnish National Opera & Ballet) jusqu'au 04 septembre 2019

Trois Contes (Opéra de Lille) jusqu'au 13 septembre 2019

Frankenstein (Théâtre de La Monnaie) jusqu'au 14 septembre 2019

Il Trionfo del Tempo (Festival d'Ambronay) jusqu'au 19 septembre 2019

Werther (Bergen National Opera) jusqu'au 21 septembre 2019

Il Trovatore (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 22 septembre 2019

Nuit Erik Satie (Philharmonie de Paris) jusqu'au 07 octobre 2019

Rodelinda (Opéra de Lille) jusqu'au 12 octobre 2019

Madrigaux de Dowland, Wert, Monteverdi (Ambronay 2018) jusqu'au 23 octobre 2019

Sémiramide (Opéra La Fenice) jusqu'au 30 octobre 2019

Macbeth (La Fenice) jusqu'au 04 décembre 2019

 

Il Sogno Di Scipione (La Fenice) jusqu'au 18 février 2020

Aida (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 09 mars 2020

Karine Deshayes et l'ONF interprètent Ravel et Debussy jusqu'au 26 mars 2020

The Rake's Progress (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu'au 10 juillet 2020

Laurence Equilbey dirige Thamos de Mozart (Seine Musicale) jusqu'au 13 décembre 2020

Barbara Hannigan dirige Bartok, Haydn, Ligeti et Kurtag (Radio France) jusqu'au 24 juillet 2021

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Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique

Publié le 29 Mars 2019

Totenfeier (Gustav Mahler) - Babi Yar (Dmitri Chostakovitch) 
Concert du 23 mars 2019
Théâtre des Champs-Elysées

Gustav Mahler Totenfeier, poème symphonique
Dmitri Chostakovitch Symphonie n°13 « Babi Yar »

Basse Mikhail Petrenko
Direction musicale Yannick Nézet-Séguin
Rotterdams Philharmonisch Orkest

Chœur du Bayerischer Rundfunk

                                               Yannick Nézet-Séguin 

Depuis l’ouverture de La Philharmonie en janvier 2015, le Théâtre des Champs-Elysées a vu progressivement plusieurs orchestres habitués de sa grande salle à l’italienne réserver dorénavant leurs concerts au nouvel auditorium parisien de l’extrême est de la capitale.

Le Rotterdams Philharmonisch Orkest fait néanmoins partie des ensembles qui restent partenaires privilégiés de ce théâtre plus que centenaire, que ce soit pour interpréter des concerts symphoniques, ou bien pour y jouer des œuvres lyriques. Et Die Frau ohne Schatten de Richard Strauss sera l’un des grands moments attendus de la saison prochaine sur l’avenue Montaigne.

Yannick Nézet-Séguin

Yannick Nézet-Séguin

Et bien que Yannick Nézet-Séguin soit depuis 2018 le nouveau directeur musical du New-York Metropolitan Opera, en charge de redonner une nouvelle aura à cette institution de référence, il est également devenu le chef honoraire de l’orchestre qu’il dirigea pendant 10 ans, ce qui permet ainsi au public parisien de continuer à profiter de la force d’âme qui émane de ce jeune chef, vif et talentueux, lorsque son itinérance le mène en France.

D’énergie sombre il est pourtant question, ce soir, à travers la Marche funèbre de Gustav Mahler, qui devint par la suite le premier mouvement de sa seconde symphonie, et à travers la treizième symphonie de Chostakovitch dont le premier mouvement, Babi Yar, évoque avec une force implacable l’un des plus grands massacres de masse antisémite de la Seconde guerre mondiale. 

Le chœur du Bayerischer Rundfunk

Le chœur du Bayerischer Rundfunk

Ainsi, dès le trémolo des cordes qui ouvre le Totenfeier, évocation immédiate de la tempête de la Walkyrie de Richard Wagner, le ton se fait d’abord brutal et écorché avant que l’ensemble du Philharmonique de Rotterdam ne se cristallise en une structure d’une belle élasticité, tonique, qui entretient très clairement plusieurs strates musicales aux timbres entrelacés, avec un relief nettement dessiné. Le volontarisme de Yannick Nézet-Séguin, fascinant d’inspiration, est le garant de la vivacité du tissu orchestral et du délié des ornements de chaque instrument à vent.

Yannick Nézet-Séguin et Mikhail Petrenko

Yannick Nézet-Séguin et Mikhail Petrenko

En seconde partie, la symphonie Babi Yar prend d’emblée l’allure d’une marche inéluctable dirigée frontalement à la salle. Immense et dressé avec défiance face aux spectateurs, le crâne chauve et le regard pénétrant, Mikhail Petrenko donne aux poèmes d’Evgueni Evtouchenko, écrits à l’âge de 30 ans, un mordant hypnotique tant la détermination du chant semble infaible. Il exprime ici la mémoire des atrocités passées, et rappelle que ce ne sont pas seulement des russes mais bien des juifs qui furent exterminés pendant la guerre; l’antisémitisme est un mal obscur qui s’immisce dans l’âme de nombre de peuples européens depuis bien des siècles. 

Le Rotterdams Philharmonisch Orkest

Le Rotterdams Philharmonisch Orkest

Le texte prend également une tournure plus légère lorsqu’il évoque des scènes de la vie quotidienne, mais la puissance de la musique, soutenue par un chœur monochrome et verveux, ne faiblit pas d’intensité. Le Philharmonique de Rotterdam se montre épique et percutant sans jamais perdre de sa souplesse et de son impulsivité, et Yannick Nézet-Séguin s’impose comme un chef d’orchestre que la monumentalité historique et humaine d’une telle œuvre n’impressionne pas, une oeuvre avec laquelle il bataille pour susciter un élan revitalisant et immuablement saisissant.

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Publié le 23 Mars 2019

Présentation de la saison Lyrique 2019 / 2020 du Théâtre des Champs Élysées

Depuis le samedi 23 mars 2019, la dixième saison de Michel Franck à la direction du Théâtre des Champs Élysées est officiellement dévoilée devant une partie du public venue au théâtre en matinée.

Cette saison s’inscrit dans la continuité des saisons passées et comprend 4 productions d’opéras en version scénique données sur un total de 19 soirées, 16 opéras en version concert et 16 oratorio et œuvres religieuses, 28 concerts symphoniques, 13 récitals vocaux, 20 récitals de piano, 12 concerts de musique de chambre, 24 concerts du dimanche matin (dont Vienne Eternelle avec le Secession Orchestra, Purcell In Love avec l’ensemble Les Surprises, et Pinocchio pour le jeune public) et 6 ballets dansés sur 34 soirées, dont 3 classes du ballet de l’opéra national de Kiev données en matinées.

Par ailleurs, une version des Noces de Figaro, Les Petites Noces, ramenée à une durée d’une heure et quinze minutes sera créée pour le jeune public, et donnée en douze représentations sur le temps scolaire, ainsi que sur quatre matinées ou soirées tout public. Ce spectacle sera une coproduction avec l’opéra Grand Avignon, l’opéra de Toulon Provence Méditerranée et l’opéra de Rouen Normandie.

Cette ligne programmatique prévoit donc un opéra scénique de plus que la saison passée, mais surtout 10 oratorios et œuvres religieuses supplémentaires. Le nombre d’opéras en version concert passe de 18 à 16, ce qui signifie que globalement le nombre de soirées d’opéras tout format confondu reste stable à 35 soirées, auquel s’ajoutent 16 soirées d’ouvrages religieux. C'est donc un total de plus de 50 soirées qui est dédié à des œuvres vocales.

Théâtre des Champs-Elysées - Saison 2019 / 2020

Opéras en version scénique

Le Freischütz (Carl Maria von Weber)
19, 21, 23 octobre (3 représentations)

Direction musicale Laurence Equilbey Mise en scène Clément Debailleul et Raphaël Navarro
Stanislas de Barbeyrac, Johanni Van oostrum, Chiara Skerath, Vladimir Baykov, Christian Immler, Thorsten Grümbel, Daniel Schmutzhard, Anas Séguin, Clément Dazin
Insula orchestra, accentus
Coproduction les Théâtres de la ville de Luxembourg, Théâtre de Caen, Opéra de Rouen Normandie, Ludwigsburger Schossfestspiele

Les Noces de Figaro (Wolfgang Amadé Mozart)
26, 29 novembre et 1, 3, 5, 7 (6 représentations)

Direction musicale Jérémie Rhorer, Mise en scène James Gray
Sabine Devieilhe, Robert Gleadow, Stéphane Degout, Vannina Santoni, Eléonore Pancrazi, Carlo Lepore, Florie Valiquette, Mathias Vidal, Matthieu Lécroart, Rodolphe Briand
Le Cercle de l’Harmonie
Coproduction Théâtres de la ville de Luxembourg, Los Angeles Opera, Opéra National de Lorraine

Roberto Devereux (Gaetano Donizetti)
20, 22, 25, 28, 30 mars (5 représentations)

Direction musicale Roberto Abbado, Mise en scène David McVicar
Maria Agresta, Artur Rucinski, Karine Deshayes, Francesco Demuro, Pierr-Antoine Chaumien, Anas Séguin
Orchestre National de France, Chœur de Radio France
Coproduction Metropolitan Opera

Le Couronnement de Poppée (Claudio Monteverdi)
11, 14, 16, 18, 20 juin (5 représentations)

Direction musicale Christophe Rousset, Mise en scène Stephen Landgridge
Anne-Catherine Gillet, Marie-Nicole lemieux, Alice Coote, Chantal Santon-Jeffery, Dephine Galou, Reinoud Van Mechelen, Emilie Renard, Judith van Xanroij, Mathias Vidal, Catherine Trottmann, Lucia Martin Carton, Philippe Estèphe, Pierre Derhet, Emilio Gonzalez Toro, Thibault De Damas
Les Talens Lyriques
Coproduction Théâtre du Capitole de Toulouse

Roberto Devereux - mise en scène David McVicar (2016)

Roberto Devereux - mise en scène David McVicar (2016)

Opéras et oratorios en version de concert de septembre à décembre 2019

Don Giovanni (Wolfgang Amadé Mozart) le 19 septembre
Jonathan McGovern, David Ireland, Camila Titinger, Sky Ingram, Trystan Llyr Griffiths, Mireille Asselin, Paul Whelan, Thomas Faulkner
Douglas Boyd direction, Orchestre de chambre de Paris, Chœur de l’Opéra Garsington
Production donnée au Wormsley de Garsington 2019

Giulio Cesare (Georg Friedrich Haendel) le 24 septembre
Christophe Lowrey, Karina Gauvin, Eve-Maud Hubeaux, Ann Hallenberg, Kacper Selazk, Assley Riches
Christophe Rousset direction, Les Talens Lyriques 

Gloria (Antonio Vivaldi) & Dixit Dominus (Georg Friedrich Haendel) le 25 septembre
Ekaterina Gubanova, Marlène Assayag
Jean-Christophe Spinosi direction, Ensemble Matheus, Chœur de chambre Mélisme(s) 

Elias (Felix Mendelssohn) le 08 octobre
Brenden Gunnell, Carolyne Sampson, Anna Stephany, Roderick Williams
Massaki Suzuki direction, Orchestra and Choir of the Age of Enligthenment 

Stabat Mater (Francis Poulenc) le 11 octobre
Emoke Barath, Jean-Luc Bourré (violoncelle)
Bertrand de Billy direction, Orchestre National de France, Chœur et Maitrise de Radio France 

Ernani (Giuseppe Verdi) le 08 novembre
Francesco Meli, Carmen Giannattasio, Amartuvshin Enkhbat, Roberto Tagliavani
Daniele Rustioni direction, Orchestre et Chœurs de l’Opéra National de Lyon

Platée (Jean-Philippe Rameau) le 02 décembre
Anders J.Dahlin, Chantal Santon-Jeffery, Thomas Dolié, Hasnaa Bennani, Arnaud Richard, Philipp Kapeller, Victor Sicard
Alexis Kossenko direction, Orchestre et Chœur Les Ambassadeurs

Pastorale de Noël (Marc-Antoine Charpentier) le 04 décembre
Violaine Le Chenadec, Caroline Weynants, Caroline Bardot, Lucile Richardot, Davy Cornillot, Etienne Bazola, Renaud Bres, Nicolas Brooymans
Sébastien Daucé direction, Ensemble Correspondances

Isis (Jean-Baptiste Lully) le 06 décembre
Eve-Maud Hubeaux, Ambroisine Vré, Bénédicte Tauran, Robert Getchell, Fabien Hyon, Philippe Estèphe, Edwin Crossley-Mercer
Christophe Rousset direction, Chœur de chambre de Namur

Stabat Mater (Pergolèse) & Stabat Mater (Alessandro Scarlatti) le 10 décembre
Véronique Gens, Marie-Nicole Lemieux
Thibault Noally violon et direction, Les Accents

Stabat Mater (Gioachino Rossini) le 13 décembre
Maria Agresta, Daniela Barcelona, René Barbera, Vitalij Kowaljow
Gustavo Gimeno direction, Orchestre Philharmonique du Luxembourg, Wiener Singverein

Théâtre des Champs-Elysées - Saison 2019 / 2020

Opéras et oratorios en version de concert de janvier à mars 2020

L’Italienne à Alger (Gioachino Rossini) le 11 janvier
Margarita Gritskova, Veronica Camgemi, Peter Kalman, Maxim Mironov, Christian Senn, Rosa Bove, José Coca Loza
Jean-Christophe Spinosi direction, Ensemble Matheus

Orlando (Georg Friedrich Haendel) le 13 janvier
Franco Fagioli, Kathryn Lewek, Delphinez Galou, Nuria Rial, Adam Plachetka
Francesco Corti direction, Il Pomo d’Oro

Magnificat (Carl Philipp Emanuel Bach) & Magnificat (Jean-Sébastien Bach) le 21 janvier
Marie Henriette Reinhold, Patrick Grahl
Hans-Christop Rademann direction, Chœur et Orchestre du Gaechinger Cantorey

Requiem (Wolfgang Amadé Mozart) le 29 janvier
Emöke Barath, Anthea Pichanick, Zachary Wilder, Istvan Kovacs
György Vashegyi direction, Orfeo Orchestra, Purcell Choir

La Création (Joseph Haydn) le 01 février
Mari Eriksmoen, Patrick Grahl, Florian Boesch
Philippe Herreweghe direction, Orchestre des Champs-Elysées, Collegium Vocale Gent

Messe en ut (Ludwig van Beethoven) le 03 février
Balthasar-Neumann-Chor & Solisten
Thomas Hengelbrock direction, Balthasar-Neumann-Ensemble

Juditha triumphans (Antonio Vivaldi) le 11 février
Marie-Nicole Lemieux, Ekaterina Gubanova, Sonia Prina, Benedetta Mazzucato, Natalia Kawalek
Jean-Christophe Spinosi direction, Ensemble Matheus

La Femme sans ombre (Richard Strauss) le 17 février
Amber Wagner, Michaela Schuster, Elza van den Heever, Stephen Gould, Michael Volle, Katrien Baerts, Bror Magnus Todenes, Andreas Conrad, Michael Wilmering, Thomas Oliemans, Nathan Berg
Yannick Nézet-Séguin direction, Rotterdams Philharmonisch Orkest, Rotterdam Symphony Chorus, Maitrise de Radio France
Concert joué également à Dortmund (20 février) et Rotterdam (23 février)

Petite Messe solennelle (Gioachino Rossini) le 24 février
Hasmik Toroskyan, Anthea Pichanik, Cyrille Dubois, Daniele Antonagenli
Tanguy de Williencourt piano, Bart Van Reyn direction, Chœur de la Radio Flamande

Fidelio (Ludwig van Beethoven) le 27 février
Nina Stemme, Michael Weinius, Malin Christensson, John Lundgren, Karl-Magnus Fediksson, Johan Schinkler
Thomas Dausgaard direction, Swedish Chamber Orchestra, Swedish Radio Choir

Passion selon Saint-Jean (Jean-Sébastien Bach) le 23 mars
Hana Blazikova, Damien Guillon, James Gilchrist, Zachary Wilder,  Christian Immler
Masaaki Suzuki direction, Bach Collegium Japan

Acanthe et Césiphe (Jean-Philippe Rameau) le 24 mars
Sabine Devieilhe, Cyrille Dubois, Thomas Dolié, Chantal Santon-Jeffery, Eugénie Lefebvre, Anders J.Dahlin, David Witczak, Marine Lafdal-Franc, Anne Sophie Petit, Mélodie Ruvio
Alexis Kossenko direction, Les Ambassadeurs, Les Chantres du Centre de musique baroque de Versailles 

Théâtre des Champs-Elysées - Saison 2019 / 2020

Opéras et oratorios en version de concert d'avril à juin 2020

Roméo et Juliette (Charles Gounod) le 01 avril
Vannina Santoni, Jean-François Borras, Jean Teitgen, Guillaume Andrieux, Eléonore Pancrazi, Matthieu Justine, Marie Lenormand ; Kevin Amiel, Marc Scoffoni, Christian Helmer, Luc Hertin-Hugault, Guilhem Worms, Laurent Sérou
David Reiland direction, Orchestre et chœur de l’Opéra National de Montpellier

Serse (Georg Friedrich Haendel) le 04 avril
Emily D’Angelo, Mari Eriksmoen, Jakub Jozef Orlinski, Emöke Barath, Lucile Richardot, Luigi De Donato, Biagio Pizzuti
Enrico Onofri direction, Orchestre de l’Opéra de Rouen Normandie

Passion selon Saint-Matthieu (Jean-Sébastien Bach) le 08 avril
Julien Prégardien, Florian Boesch, Dorothee Mields, Damein Guillon, Reinoud Van Mechelen, Peter Kooij, Grace Davidson, William Shelton, Hugo Hymas, Tobias Berndt
Philippe Herreweghe direction, Orchestre et Chœur du Collegium Vocale Gent

Le Château de Barbe-Bleue (Béla Bartok) le 19 avril
Matthias Goerne, Michelle De Young
Gianandrea Noseda direction, Orchestre National de France

Missa solemnis (Ludwig van Beethoven) le 22 avril
Mari Eriksmoen, Varduhi Abrahamyan, Pavol Breslik, Christof Fischesser
Jérémie Rhorer direction, Le Cercle de l’Harmonie, Vokalakademie Berlin

L’Orfeo (Claudio Monteverdi) le 11 mai
Rolando Villazon, Anne-Kathryn Olsen, Luciana Mancini, Céline Scheen, Benedetta Mazzucato, Vincenzo Capezuto, Aidan Coburn, Zachary Wilder, John Taylor Ward, Dingle Yandell, Benoît Arnould
Christina Pluhar direction, L’Arpeggiata

Requiem (Gabriel Fauré) & Messe de Clovis (Charles Gounod) le 16 mai
Regula Mühlemann, Jean-Sébastien Bou
Hervé Niquet direction, Orchestre et Chœur du Concert Spirituel

Alessandro (Georg Friedrich Haendel) le 18 mai
Bejun Metha, Julia Lezhneva, Lucia Cirillo, Raffaele Pe, Sonia Prina, Carlo Allemano
Diego Fasolis direction, Kammerorchester Basel

Psyché (Ambroise Thomas) le 25 juin
Jodie Devos, Karine Deshayes, Tassis Christoyannis, Ludivine Gombert, Marie Gautrot, Artavazd Sargsyan, Jérôme Boutillier, Patrick Bolleire
Pierre Bleuse direction, Orchestre de chambre de Paris, chœur de la Radio Flamande

Théâtre des Champs-Elysées - Saison 2019 / 2020

Les Récitals vocaux

Palazetto Bru Zane, gala des 10 ans – Saint-Saens, Gounod, Hervé, Audran … le 07 octobre
Elina Garanca – Airs de Don Carlo , Adriana Lecouvreur … le 14 octobre
Jakub Jozef Orlinski – Cavalli, Haendel, Boretti, Conti, Hasse le 19 décembre
Vannina Santoni, Saimir Pirgu – Mozart, Donizetti, Gounod, Massenet... le 07 janvier
Jonas Kaufmann le 20 janvier
Philippe Jaroussky – Lieder de Schubert le 24 janvier
Elsa Dreisig – Strauss, Rachmaninov, Duparc le 28 janvier
Roberto Alagna le 06 février
Renée Fleming – Brahms, Liszt, Duparc, Debussy le 19 mars
Emöke Barath, Andrea Pichanick, Philippe Jaroussky, Emilio Gonzalez Toro – Monteverdi, Carissimi, Cavalli … le 30 avril
Matthias Goerne – Lieder de Beethoven le 07 mai
Philippe Jaroussky – Vivaldi, Haendel le 15 mai
Aleksandra Kurzak – Verdi, Ponchielli, Massenet, Puccini le 19 mai

Théâtre des Champs-Elysées - Saison 2019 / 2020

Concerts (sélection subjective)

Orchestre Philharmonique de Saint-Petersbourg – Yuri Termikarov, Boris Berezovsky – Brahms, Dvorak le 21 septembre
Rotterdams Philharmonisch Orkest – Lahav Shani, Nelson Freire (piano) – Haydn, Rachmaninov, Stravinsky le 28 septembre
Boris Berezovsky (piano) – Ravel, Debussy, Messiaen le 10 octobre
Andreï Korobeinikov (piano) – Chopin, Schubert, Scriabine, Liszt, Beethoven le 05 novembre
Quatuor de Jérusalem – Hila Baggio (soprano) – Schulhoff, Desyatnikov, Korngold le 27 novembre
Nelson Goerner (piano) – Schumann, Brahms, Liszt le 09 décembre
Orchestre National de France – James Gaffigan, Seong-Jin Cho (piano) – Rachmaninov, Prokofiev le 12 décembre
Secession Orchestra – Clément Mao-Takacs – Marie-Laure Garnier (Soprano), Eléonore Pancrazi (mezzo-soprano) – Vienne éternelle le 15 décembre matin
Arcadi Volodos (piano) – Liszt, Schumann le 08 janvier
Orchestre de chambre de Paris – Douglas Boyd – Stéphanie d’Oustrac (mezzo-soprano) – Mozart, Lavandier, Mendelsshon, Berlioz le 09 janvier
Orchestre National de France – Emmanuel Krivine, Julia Fischer (violon) – Debussy, Bartok, Moussorgsky, Ravel le 10 janvier
Jean-Philippe Collard (piano) – Chopin, Fauré, Granados le 17 janvier
Orchestre Symphonique d’Euskadi – Roberto Trevino, Jennifer Johnson (mezzo-soprano), Corby Welch (ténor) – Ravel, Mahler le 25 janvier
Francesco Piemontesi (piano) – Schubert, Liszt le 27 janvier
Elisabeth Leonskaja (piano) – Cycle Schubert le 30 et 31 janvier
Rotterdams Philharmonisch Orkest – Yannick Nézet-Séguin - Mahler le 18 février
Wiener Philharmoniker – Andris Nelsons, Annette Dasch, Gerhild Romberger, Klaus Florian Vogt, Günher Groissböck – Beethoven le 29 février
Purcell in love – Ensemble Les Surprises, Eugénie Lefebvre (soprano), Etienne Bazola (baryton) le 08 mars matin
Pinocchio – Elliot Jenicot, Ensemble instrumental le 15 mars 11h et 15h
Elena Galitskaya (soprano), Michel Portal (clarinette), Michel Dalberto (piano) – Schubert, Brahms le 22 mars matin
Philharmonia Orchestra – Esa-Pekka Salonen, Rebecca Nelsen (soprano) – Berg, Mahler le 26 mars
Nemanja Radulovic (violon), Laure Favre-Kahn (piano), Michel Vuillermoz (narrateur) – Beethoven, Tolstoï le 29 mars
Orchestre de chambre de Paris – Antoine Tamestit – Bach, Hindemith, Britten, Brahms le 6 mai
Double sens - Nemanja Radulovic – Baika (Rimski-Korsakov, Sedlar, Tchaikovski) le 15 juin
Quatuor Modigliani – Nicholas Angelich (piano), Marie-Agnès Gillot (danse) – Schumann, Ravel, Schubert le 24 juin

Théâtre des Champs-Elysées - Saison 2019 / 2020

Première impression sur la saison 2019 / 2020

Avec six opéras et œuvres en version de concert (réunissant Rameau - qui a droit à deux ouvrages -, Lully, Charpentier, Thomas et Gounod), mais pas de titre en version scénique, la langue française est un peu en retrait cette saison. Cependant, les œuvres religieuses en latin de Gabriel Fauré, Francis Poulenc et Charles Gounod viennent en partie compenser ce manque en augmentant la présence de compositeurs français.

Isis (Lully), Psyché (Thomas), La Pastorale de Noël (Charpentier) et Acanthe et Césiphe (Rameau) sont ainsi quatre raretés à découvrir.

La langue latine est donc subitement mise en avant à travers les oratorios, car 10 soirées lui seront consacrées. Carl Philipp Emanuel Bach, Jean Sébastien Bach, Ludwig van Beethoven, Alessandro Scarlatti, Gioachino Rossini, Pergolese, Antonio Vivaldi, Georg Friedrich Haendel, Wolfgang Amadé Mozart seront représentés au moins une fois chacun dans ce genre musical.

Le répertoire italien reste naturellement dominant (3 des 4 opéras en version scénique) et couvre 7 des 16 opéras en version de concert. Sur ces 16 versions de concert, 4 titres ont déjà été chantés cette saison : Don Giovanni, Serse, Orfeo et  Fidelio.  Très attendue, nous verrons comment la mise en scène de David McVicar pour Roberto Devereux, conçue aux dimensions du MET, s'adaptera à celles plus modestes du Théâtre. Mais c'est l'interprétation scénique des Noces de Figaro par le réalisateur et cinéaste James Gray qui pourrait revisiter avec le plus de force le chef-d'oeuvre de Mozart. Et Vivaldi fait son grand retour, après 3 ans d'absence, avec Juditha Triomphans et Gloria. Majoritairement, ce sont les opéras français et italiens d'avant 1800 qui sont mis en avant.

Quant au répertoire allemand, il sera représenté par la nouvelle production du Freischütz, dont la mise en scène de Clément Debailleul et Raphaël Navarro devrait passionner les rêveurs, et par les versions concert de La Femme sans ombre, Fidelio et Elias.

Et dans la continuité de cette saison, Georg Friedrich Haendel a droit à quatre opéras en version de concert, un rythme soutenu auquel il est habitué dans cette maison.

Surement, Ernani avec Carmen Giannattasio, Orlando avec Franco Fagioli, Juditha Triomphans avec Marie-Nicole Lemieux et Ekaterina Gubanova, La Femme sans ombre avec Elza van den Heever, Stephen Gould, Michael Volle et Yannick Nézet-Séguin, Fidelio avec Nina Stemme, Romeo et Juliette avec Vannina Santoni et Jean-François Borras, Le Château de Barbe-Bleue avec Matthias Goerne et Michelle de Young et Alessandro avec Bejun Metha et Karine Deshayes devraient être des sommets de la programmation.

Enfin, en récital, le retour d'Elina Garanca sera un autre moment fort de la saison, et il sera possible de retrouver Stéphanie d'Oustrac avec l'orchestre de chambre de Paris, au cours d'un programme Mozart, Lavandier, Mendelsshon, Berlioz le 09 janvier 2020, 

L'intégralité de la saison est accessible sous le lien suivant Saison 2019/2020 du Théâtre des Champs-Elysées.

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Publié le 19 Mars 2019

Otello (Giuseppe Verdi)
Représentations du 07 et 16 mars 2019
Opéra Bastille

Otello Roberto Alagna (mars)
           Aleksandr Antonenko (avril)
Iago George Ganidze
Cassio Frédéric Antoun
Roderigo Alessandro Liberatore
Lodovico Paul Gay
Montano Thomas Dear
Desdemona Aleksandra Kurzak (mars)
                    Hibla Gerzmava (avril)
Emilia Maris Gautrot

Direction Musicale Bertrand de Billy
Mise en scène Andrei Serban (2004)                                 
Frédéric Antoun (Cassio)

C’est dans une nouvelle production d’Otello par Andrei Serban que le public parisien découvrit, le 08 mars 2004, un jeune ténor fougueux, Jonas Kaufmann, incarner avec un jeu d’acteur inoubliablement éclatant le rôle de Cassio. Et peu soupçonnaient qu'il serait plus tard l'un des grands interprètes d'Otello de sa génération. 

Et au cours du mois d’avril qui suivit, le public de Bastille put assister à la prise de rôle du chevalier Des Grieux (Manon) par Roberto Alagna. Depuis, la voix du ténor sicilien dans l’âme s’est solidifiée d’un bronze doré chaleureux, si bien qu’il incarne le rôle du Maure de Venise avec un timbre vaillant et solaire qui montre des versants sombres et torturés quand la paranoïa prend possession de tout son corps.

Roberto Alagna (Otello) et Aleksandra Kurzak (Desdemone)

Roberto Alagna (Otello) et Aleksandra Kurzak (Desdemone)

Nous en avons à nouveau la démonstration au cours de la représentation de ce soir dès l’’Esultate !’ chanté avec un rayonnement qui, progressivement, se gorge d’un son chaud et ambré alors que les aigus poursuivent leur émission ascendante avec un sentiment de plénitude absolument somptueux. Et l’on peut même dire que sa belle chevelure aux reflets cuivrés appariée au rouge profond de son long manteau est en harmonie avec cette émission mordante d’une présence insolente, présence aujourd’hui absolument inimitable par sa clarté d’élocution. Et il y a toujours ce timbre unique au chanteur qui exprime sa personnalité entière même dans la force de ses suraigus.

Roberto Alagna (Otello)

Roberto Alagna (Otello)

Et avec son épouse, Aleksandra Kurzak, ils forment à eux deux le véritable pivot central du spectacle de par l’alchimie amoureuse naturelle en jeu, bien évidemment, mais aussi par une complémentarité de voix, subtile et finement filée de la part de la soprano polonaise, qui prend des accents plus corsés et réalistes dans les moments de grande tension qui font écho à cette entièreté unique que l’on retrouve dans les expressions de son homme

Roberto Alagna joue plutôt un être troublé et humain sans exagération animale, Aleksandra Kurzak se voue à un rôle fortement admiratif et soumis qui vire au mélodrame puccinien au dernier acte, et leur duo atteint un magnifique sommet fusionnel dans la première partie, lorsque l’ombre des voiles de scènes immatériels sublime une vision fortement classique de leur couple idéalisé.

Aleksandra Kurzak (Desdemone)

Aleksandra Kurzak (Desdemone)

Dans le rôle du triste manipulateur, Iago, George Ganidze soigne particulièrement sa grande scène du ‘Credo’ jouée seul devant le rideau noir et soutenue par une appréciable homogénéité de timbre et de souffle. Il évite de forcer la caricature de son personnage, manque sans doute d’incisivité, mais ne peut imposer une stature à la hauteur de celle de Roberto Alagna, même si ce dernier dessine une faiblesse attachante.

En revanche, le Roderigo d’Alessandro Liberatore fait forte impression par son impact vocal, et dépasse même la présence un peu éteinte de Frédéric Antoun qui prête à Cassio une ligne vocale noble et fumée qui s’assourdit néanmoins dans les graves.

Roberto Alagna (Otello)

Roberto Alagna (Otello)

Et l’Emilia de Maris Gautrot, quoique fortement conventionnelle par son jeu scénique, n’incite à aucune réserve si ce n’est une précaution inutile quand il s’agit d’incarner une révolte outrancière face à la folie d’Otello.

Quant à la mise en scène d’Andrei Serban, s’il ne reste plus grand-chose des incongruités des premières représentations, elle offre un cadre illustratif visuellement agréable, dont les plus belles images restent celles des voiles du dernier acte, flottant aux vents, ou recouvrant des paravents semi-transparents, autour d’un lit virginal glacial comme une tombe. 

La vidéographie de mers déchaînées illustre clairement l'agitation des débuts et fins d’actes, la perspective des arcades évoque le sentiment de solitude des tableaux de Chirico, les lumières délimitent les scènes d’intérêt et les zones d’ombre qui les entourent, et le tout enferme le drame passionnel dans une atmosphère neutre et énigmatique qui agit en filigrane de l’action scénique.

Aleksandra Kurzak (Desdemone) et Roberto Alagna (Otello)

Aleksandra Kurzak (Desdemone) et Roberto Alagna (Otello)

Il faut dire aussi que Bertrand de Billy épouse une ligne dénuée de toute fulgurance, centre totalement sa direction sur le rythme des chanteurs principaux, comme si l’essentiel pour lui était de mettre à l’aise les solistes en renonçant à une interprétation engagée qui pourrait trop les contraindre, délaissant ainsi la force d’une ligne dramatique irréversible.

Et c’est bien dommage, car le chœur a un bel éclat qui ne demande qu’à être encore plus empreint d’urgence, mais l’on apprécie énormément le chœur d’enfant chantant ‘Dove guardi spiendono’ sur scène et non plus en coulisses comme lors de la création.

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Publié le 12 Mars 2019

Présentation de la saison Lyrique 2019 / 2020 de l’Opéra National de Paris
350 ans depuis le 28 juin 1669, et le regard résolument tourné vers l'avenir
Le 11 mars 2019, Palais Garnier

Alors que débute l’année de célébration des 350 ans de l’Opéra de Paris, Stéphane Lissner a révélé sa cinquième saison aux amis et mécènes de l’Opéra, depuis le Palais Garnier, le lundi 11 mars 2019.

Jean-Yves Kaced (Directeur de l'Arop), Stéphane Lissner et Aurélie Dupont

Jean-Yves Kaced (Directeur de l'Arop), Stéphane Lissner et Aurélie Dupont

La Tétralogie de Richard Wagner est le point d’orgue de cette saison rien que par les effectifs techniques et artistiques qu’elle mobilise. L’Or du Rhin et La Walkyrie seront représentés en avril et mai 2020, suivis par Siegfried, Le Crépuscule des Dieux, et deux cycles intégraux, au cours de la saison suivante, d’octobre à décembre 2020.

6 nouvelles productions, incluant celles de L’Or du Rhin et de La Walkyrie, sont ainsi présentées, ce qui est moins que les 8 à 10 nouvelles productions des années précédentes. Et si aucune création n’est prévue, la reprise d’Yvonne, princesse de Bourgogne, créée sous le mandat de Gerard Mortier au Palais Garnier, est un petit événement en soi, car il est rare de voir des créations être rejouées quelques années plus tard.

Au total, ce sont 21 œuvres du répertoire qu’il sera possible d’entendre dans les deux grandes salles au cours de 200 soirées lyriques, parmi lesquelles 2 soirées seront dédiées à une version de concert d’Il Pirata, inédit à l’Opéra de Paris, et 6 soirées à la reprise de l’Enfant et les sortilèges par les artistes de l’Académie. Une place prépondérante sera en fait accordée aux compositeurs italiens du XIXe siècle.

Il s’agit donc d’une saison orientée autour de trois axes, la consolidation du répertoire le plus connu, défendus par d’excellents artistes à travers des productions exigeantes pour les spectateurs, le Ring monumental de Richard Wagner, et les ouvrages moins couramment joués.

Hibla Gerzmava et Jonas Kaufmann (Don Carlos - 2017)

Hibla Gerzmava et Jonas Kaufmann (Don Carlos - 2017)

Les nouvelles productions

L’Or du Rhin (Richard Wagner – 1869) – Nouvelle Production
Du 02 avril au 15 avril 2020 (5 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Philippe Jordan, mise en scène Calixto Bieito
Iain Paterson, Lauri Vasar, Matthew Newlin, Norbert Ernst, Jochen Schmeckenbecher, Gerhard Siegel, Wilhelm Schwinghammer, Dimitry Ivashchenko, Ekaterina Gubanova, Anna Gabler, Wiebke Lehmkuhl, Tamara Banjesevic, Megan Marino, Claudia Huckle

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 18 juin 2013

Alors que la production de Günter Krämer de 2010/2011 permettait de porter sur la scène Bastille Der Ring des Nibelungen qui n’avait plus été donné à l’Opéra National de Paris depuis 1957, dix ans plus tard, on peut s’attendre à ce que la nouvelle production par Calixto Bieito, qui a mis en scène Parsifal à l’opéra de Stuttgart en s’inspirant d’une nouvelle post-apocalyptique de Cormac McCarthy, vienne remettre en question la vision de ce monde légendaire, tout en en préservant sa poésie.
La saison suivante, les deux autres volets, Siegfried et le Crépuscule des Dieux, seront joués, et la Tétralogie pourra être entendue deux fois sous forme de cycle dans la continuité de ces représentations.

Après le Châtelet (1994-1995), Aix-en-Provence (2006 à 2009) et la Scala de Milan (2010 à 2013), Stéphane Lissner monte donc son quatrième Ring de sa carrière.

La Walkyrie (Richard Wagner – 1870) – Nouvelle Production
Du 5 mai au 27 mai 2020 (5 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Philippe Jordan, mise en scène Calixto Bieito
Jonas Kaufmann, Eva-Maria Westbroek, John Releya, Iain Paterson, Martina Serafin, Ekaterina Gubanova, Sonja Saric, Celine Byrme, Christina Bock, Katharina Magiera, Regine Hangler, Julia Rutigliano, Noa Beinart, Marie-Luise Dressen

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 19 juin 2013

Présentation de la saison lyrique 2019 / 2020 de l'Opéra National de Paris"

La Traviata (Giuseppe Verdi – 1853) – Coproduction Wiener Staatsoper
Du 12 septembre au 16 octobre 2019 (13 représentations au Palais Garnier)

Direction musicale Michele Mariotti / Carlo Montanaro, mise en scène Simon Stone
Pretty Yende / Nino Machaidze, Catherine Trottmann, Marion Lebègue, Benjamin Bernheim / Atalla Ayan, Ludovic Tézier / Jean-François Lapointe, Julien Dran, Christian Helmer, Marc Labonette, Thomas Dear, Luca Sannai, Enzo Coro, Olivier Ayault

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 29 décembre 2018

A partir de 1852, les représentations de la « Dame aux camélias » d’Alexandre Dumas fils faisaient pleurer les spectateurs parisiens.
Le personnage féminin, Marguerite Gautier, était inspiré de Marie Duplessis, fille de concierge devenue hétaïre (courtisane) que connut le dramaturge.
En reprenant ce personnage, Giuseppe Verdi entendait décrire les mœurs bourgeoises d’une société capitalistique, très attachée à la propriété, la famille et l’économie, et sa morale hypocrite où le problème de l’héritage est important.
Mais alors que La Traviata fait maintenant partie des 3 ouvrages lyriques les plus joués dans le monde, c’est seulement depuis cette saison que cet opéra, que Verdi considérait comme son meilleur, rejoint les 10 titres les plus représentés à l’Opéra de Paris.
Il reviendra à Pretty Yende et Nino Machaidze de porter le personnage principal et d'investir la mise en scène de Simon Stone, dont on peut attendre une lecture radicale à l’occasion du retour de La Traviata au Palais Garnier. La Trilogie de la vengeance, qui débute le 12 mars jusqu'au 21 avril 2019 aux ateliers Berthier, est une occasion de découvrir le travail de ce régisseur qui aime adapter les grands rôles de femme à notre époque.

Les Indes Galantes (Jean-Philippe Rameau – 1735) – Nouvelle production
Du 27 septembre au 15 octobre 2019 (12 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Leonardo Garcia Alarcon, Orchestre Capella Mediterranea, mise en scène Clément Cogitore, chorégraphie Bintou Dembélé
Sabine Devieilhe, Florian Sempey, Jodie Devos, Edwin Crossley-Mercer, Julie Fuchs, Mathias Vidal, Alexandre Duhamel, Stanislas de Barbeyrac

Œuvre jouée pour la dernière fois au Palais Garnier le 27 septembre 2003

Considérée comme une « pièce de festival » de par la profusion d’artistes nécessaires à la faire vivre, Les Indes Galantes sera confié à une jeune génération de chanteurs français et un metteur en scène, Clément Cogitore, associé à la chorégraphe Bintou Dembélé, dont le travail sur le corps entre en résonance avec l’histoire et l’histoire coloniale en particulier.

Stéphane Lissner

Stéphane Lissner

Prince Igor (Alexandre Borodine – 1890) – Nouvelle Production
Du 28 novembre au 26 décembre 2019 (10 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Philippe Jordan, mise en scène Barrie Kosky
Evgeny Nikitin, Elena Stikhina, Pavel Cernoch, Smitry Ulyanov, Dimitry Ivashchenko, Anita Rachvelishvili, Adam Palka, Andrei Popov, Vasily Efimov, Marina Haller, Irina Kopylova

Œuvre jouée pour la dernière fois au Palais Garnier le 25 janvier 1970

Inspirée probablement des événements décrits dans le poème médiéval Le Dit de la campagne d’Igor, l’œuvre relate la lutte entre les jeunes états russes chrétiens et les tribus eurasiennes de Coumans (les Polovtsiens – en russe Les couleurs fauves) qui percèrent en Europe jusqu’au Royaume de Hongrie au XIIe siècle, avant l’arrivée des Mongols. Sa musique est l'une des plus somptueuses du répertoire russe.
A sa mort, en 1887, Borodine laissa une partition plusieurs fois remaniée mais inachevée, que Rimski-Korsakov et Glazounov complétèrent dès 1885.
La création eut lieu à Moscou en 1890, mais l’Opéra de Paris n’accueillit une troupe que fin 1969 pour 7 représentations seulement.
En 1983, les travaux de Pavel Lamm furent publiés. Ils révélèrent que Rimski-Korsakov et Glazounov avaient supprimé un cinquième de la partition. Ainsi, c’est en 1993 que Valery Gergiev interpréta la version intégrale.
A l’occasion de cette nouvelle production, le metteur en scène australien Barrie Kosky fera ses débuts dans la maison, et Philippe Jordan dirigera son premier opéra russe. Les deux artistes se connaissent bien et s'apprécient, car c'est à eux qu'est confiée l'interprétation de la nouvelle production des Maîtres Chanteurs de Nuremberg du Festival de Bayreuth depuis 2017.

Manon (Jules Massenet – 1884) – Nouvelle Production
Du 29 février au 10 avril 2020 (13 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Dan Ettinger, mise en scène Vincent Huguet
Pretty Yende / Sofia Fomina, Benjamin Berheim / Stephen Costello, Ludovic Tézier, Roberto Tagliavini, Rodolphe Briand, Pierre Doyen, Cassandre Berthon, Alix Le Saux, Jeanne Ireland, Philippe Rouillon, Julien Joguet, Laurent Laberdesque

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 13 février 2012

Créée le 19 janvier 1884 à l’Opéra-Comique, Manon n’est entré au Palais Garnier que le 02 juillet 1974, entraîné par le grand mouvement d’intégration des œuvres de la salle Favart au répertoire de l’Opéra. Depuis, ce grand succès mondial de Massenet s’est imposé et fait partie des 20 ouvrages les plus joués de l’institution, avec plus de 80 représentations à son actif.
Face aux adaptations par Auber (1856) et Puccini (1893) du roman de l’abbé Prévost L’Histoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut, celle de Massenet est la plus fidèle dans sa déclinaison des sentiments d’une jeunesse qui virent au tragique.
Vincent Huguet, metteur en scène et historien qui rencontra Patrice Chéreau à la Villa Médicis à Rome en 2008, et qui travailla avec lui sur plusieurs de ses derniers projets, dont Elektra, dirigera cette nouvelle production afin de redonner à Manon une interprétation scénique qui se substitue avantageusement à celle de Coline Serreau.  

Installation de Claude Lévêque - Les Saturnales - autour du bassin de la Pythie, Palais Garnier

Installation de Claude Lévêque - Les Saturnales - autour du bassin de la Pythie, Palais Garnier

Version de Concert

Il Pirata (Vincenzo Bellini – 1827)
Le 16 et 19 décembre 2019 (2 représentations au Palais Garnier)

Direction musicale Riccardo Frizza
Sondra Radvanovsky, Michael Spyres, Ludovic Tézier, Kevin Amiel, Krzysztof Baczyk, Valentine Lemercier

Œuvre inédite à l’Opéra de Paris

Adapté de la pièce Bertram ou le Pirate créée au Panorama-Dramatique – un théâtre parisien du boulevard du Temple -, Il Pirata témoigne de la première coopération entre le célèbre librettiste italien du moment, Felice Romani, et le compositeur italien Vincenzo Bellini.
Cet opéra, comme les suivants, I Capuleti e i Montecchi, La Sonnanbula, Norma, I Puritani, nécessite une équipe entière d’excellents chanteurs. L’Opéra romantique italien et ses grandes scènes de folie seront dorénavant promis à un avenir prolifique. Cette version de concert n'aurait pas été proposée s'il elle ne réunissait pas Sondra Radvanovsky, Michael Spyres et Ludovic Tézier, qui sont trois artistes exceptionnels.

L’Académie de l’Opéra national de Paris

L’Enfant et les sortilèges (Maurice Ravel – 1925)
Œuvre associée dans la même soirée au ballet d’Anne Teresa de Keersmaeker L’Après-midi d’un faune (Claude Debussy – 1894) interprété par la Compagnie Rosas.

Du 20 janvier au 29 janvier 2020 (6 représentations au Palais Garnier)
Direction musicale Vello Pähn, mise en scène Richard Jones (1998)
Artistes de l’Académie de l’Opéra national de Paris

Œuvre jouée pour la dernière fois au Palais Garnier le 13 février 2013

La reprise de la production de Richard Jones est l’occasion de découvrir sur la scène Garnier les jeunes artistes de l’Académie, dans un opéra de Maurice Ravel, basé sur un livret de Colette, commandé par Jacques Rouché, le directeur de l’Opéra en 1914.

I Puritani - ms Laurent Pelly (2013)

I Puritani - ms Laurent Pelly (2013)

Les reprises

I Puritani (Vincenzo Bellini – 1835)
Du 07 septembre au 05 octobre 2019 (9 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Riccardo Frizza, mise en scène Laurent Pelly (2013)
Elsa Dreisig, Luc Hertin-Hugault, Alexander Tsymbalyuk, Javier Camerana / Francesco Demuro, Igor Golovatenko, Jean-François Borras, Gemma Ni Bhriain

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 19 décembre 2013

Madame Butterfly (Giacomo Puccini – 1904)
Du 14 septembre au 13 novembre 2019 (15 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Giacomo Sagripanti, mise en scène Robert Wilson (1993)
Ana Maria Martinez / Dinara Alieva, Marie-Nicole Lemieux / Eve-Maud Hubeaux, Giorgio Berrugi / Dmytro Popov, Laurent Naouri, Rodolphe Briand, Tomasz Kumiega, Jeanne Ireland, Robert Pomakow, Jian-Hong Zhao, Chae-Wook Lim, Hyoung-Min Oh, Laura Agnoloni, Carole Colineau, Sylvie Delaunay

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 13 octobre 2015

Don Carlo (Giuseppe Verdi – version 5 actes de Modène 1886 en italien)
Du 25 octobre au 23 novembre 2019 (10 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Fabio Luisi, mise en scène Krzysztof Warlikowski (2017)
René Pape, Roberto Alagna / Michael Fabiano, Etienne Dupuis, Vitalij Kowaljow, Sava Vemic, Aleksandra Kurzak / Nicole Car, Anita Rachvelishvili, Eve-Maud Hubeaux, Tamara Banjesevic, Julien Dran, Pietro Di Bianco, Daniel Giulianini, Mateuz Hoedt, Tomasz Kumiega, Tiago Matos, Danylo Matviienko, Vincent Morell

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 11 novembre 2017 dans la version parisienne de 1866.

Lear (Aribert Reimann – 1978)
Du 21 novembre au 07 décembre 2019 (6 représentations au Palais Garnier)

Direction musicale Fabio Luisi, mise en scène Calixto Bieito (2016)
Bo Skovhus, Gidon Sacks, Andreas Scheibner, Michaël Colvin, Kor-Jan Dusseljee, Lauri Vasar, Andrew Watts, Andreas Conrad, Evelyn Herlitzius, Erika Sunnegardh, Annette Dasch, Ernst Alisch, Luca Sannai, Lucas Prisor

Œuvre jouée pour la dernière fois au Palais Garnier le 12 juin 2016.

Lear - Annette Dasch et Bo Skovhus - ms Calixto Bieito (2016)

Lear - Annette Dasch et Bo Skovhus - ms Calixto Bieito (2016)

La Barbier de Séville (Gioacchino Rossini – 1816) – Production originale du Grand Théâtre de Genève
Du 11 janvier au 12 février 2020 (12 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Carlo Montanaro, mise en scène Damiano Michieletto (2014)
Xabier Anduaga, Carlo Lepore, Lisette Oropesa, Florian Sempey / Andrzej Filonczyk, Krzysztof Bacyk, Davide Giangregorio, Marion Lebègue, Bernard Arrieta

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 16 février 2018

Les Contes d’Hoffmann (Jacques Offenbach – 1881)
Du 21 janvier au 14 février 2020 (8 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Mark Elder / Pierre Vallet, mise en scène Robert Carsen (2000)
Jodie Devos, Véronique Gens, Ailyn Pérez, Gaëlle Arquez, Sylvie Brunet, Michael Fabiano, Rodolphe Briand, Hyung-Jong Roh, Jean Teitgen, Philippe Talbot, Laurent Naouri, Olivier Ayault, Jean-Luc Ballestra

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 27 novembre 2016

Les Contes d'Hoffmann - ms Robert Carsen (2016)

Les Contes d'Hoffmann - ms Robert Carsen (2016)

Yvonne, princesse de Bourgogne (Philippe Boesmans – 2009) – Coproduction La Monnaie, Bruxelles et Wiener Staatsoper
Du 26 février au 08 mars 2020 (6 représentations au Palais Garnier)
Direction musicale Susanna Mälkki, mise en scène Luc Bondy (2009)
Dörte Lyssewski, Laurent Naouri, Béatrice Uria-Monzon, Julien Behr, Jean teitgen, Antoinette Dennefeld, Loïc Félix, Christophe Gay, Guilhem Worms

Œuvre jouée pour la dernière fois au Palais Garnier le 08 février 2009

Don Giovanni (Wolfgang Amadé Mozart – 1787) – Coproduction Metropolitan Opera, New-York
Du 21 mars au 24 avril 2020 (12 représentations au Palais Garnier)

Direction musicale Philippe Jordan, mise en scène Ivo Van Hove (2019)
Luca Pisaroni, Alexander Tsymbalyuk, Jacquelyn Wagner, Stanislas de Barbeyrac, Stéphanie d’Oustrac, Philippe Sly, Mikhail Timoschenko, Zuzana Markova

Œuvre jouée pour la dernière fois au Palais Garnier le 13 juillet 2019

Adriana Lecouvreur (Francesco Cilea – 1902) – Coproduction Royal Opera House, Covent Garden, Londres, Gran Teatre de Liceu, Barcelone, Wiener Staatsoper, San Francisco Opera
Du 27 avril au 12 mai 2020 (6 représentations à l’opéra Bastille)
Direction musicale Giacomo Sagripanti, mise en scène David McVicar (2015)
Anna Netrebko / Elena Stikina, Yusif Eyvazov, Ekaterina Semenchuk, Sava Vemic, Zeljko Lucic, Rodolphe Briand, Christophe Gay, Julien Dran, Sofija Petrovic, Farrah El Dibany, Vadim Artamonov

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 15 juillet 2015

Adriana Lecouvreur - Luciana d'Intino et Angela Gheorghiu - ms David McVicar (2015)

Adriana Lecouvreur - Luciana d'Intino et Angela Gheorghiu - ms David McVicar (2015)

Boris Godounov (Modest Moussorsky – 1869)
Du 23 mai au 29 juin 2020 (12 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Michael Schonwandt, mise en scène Ivo van Hove (2018)
René pape, Evdokia Malevskaya, Ruzan Mantashyan, Elena Zaremba, Andreas Conrad, Lauri Vsar, Dmitry Golovnin, Evgeny Nikitin, Elena Manistina, Vasily Efimov, Michal Partyka, Wotjek Smilek, John Bernard

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 12 juillet 2018

Boris Godounov - Ildar Abdrazakov - ms Ivo van Hove (2018)

Boris Godounov - Ildar Abdrazakov - ms Ivo van Hove (2018)

Rigoletto (Giuseppe Verdi – 1851)
Du 02 juin au 12 juillet 2020 (14 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Speranza Scappucci, mise en scène Claus Guth (2016)
Frédéric Antoun, Zeljko Lucic, Elsa Dreisig, Rafal Wiwek, Aude Extremo, Jeanne Ireland, Sava Vemic, Jean-Luc Ballestra, Maciej Kwasnikowski, Danylo Matviienko, Adèl Charvet, Marie Perbost, Chae-Wook Lim

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 27 juin 2017

La Bohème (Giacomo Puccini – 1896)
Du 13 juin au 13 juillet 2020 (15 représentations à l’opéra Bastille)

Direction musicale Lorenzo Viotti, mise en scène Claus Guth (2017)
Ermonela Jaho / Elena Stikhina / Marina Costa-Jackson, Julie Fuchs / Elena Tsallagova, Francesco Demuro / Vittorio Grigolo / Benjamin Bernheim, Lucas Meachem / Gabriele Viviani, Andrzej Filonczyk, Krzysztof Baczyk, Franck Leguérinel, Cyrille Lovighi, Florent Mbia, Chrsitian-Rodrigue Moungoungou, Hyoung-Min Onh

Œuvre jouée pour la dernière fois à l’opéra Bastille le 31 décembre 2017

La Bohème - Nicole Car - ms Claus Guth (2017)

La Bohème - Nicole Car - ms Claus Guth (2017)

Cosi fan tutte (Wolfgang Amadé Mozart – 1790)
Du 19 juin au 13 juillet 2020 (9 représentations au Palais Garnier)

Direction musicale Antonello Manacorda, mise en scène Anne Teresa de Keersmaeker (2017)
Jacquelyn Wagner, Stéphanie Lauricella, Stephen Costello, Philippe Sly, Paulo Szot, Ginger Costa-Jackson

Œuvre jouée pour la dernière fois au Palais Garnier le 21 octobre 2017

Loges du Palais Garnier au cours d'une représentation

Loges du Palais Garnier au cours d'une représentation

Premières impressions sur la saison 2019/2020

Cette saison se particularise par une forte représentativité des blockbusters de l’Opéra de Paris, les 2/3 des représentations étant dédiés à 11 des 20 ouvrages les plus joués de l’institution depuis près de 50 ans, le tiers restant étant des opéras plus rarement joués (Le Ring, Lear, Yvonne,princesse de Bourgogne, Prince Igor, I Puritani, I Pirata, Adriana Lecouvreur, Les Indes Galantes, L’Enfant et les sortilèges).
Il y a donc principalement la volonté d’assurer une large fréquentation du public vers des œuvres fortement accessibles en parallèle du Ring.

Le Ring

Même si elle ne compte que 10 représentations sur la saison pour les deux premiers volets, L’Or du Rhin et la Walkyrie, la nouvelle production de l’Anneau des Nibelungen confiée à Calixto Bieito est l'évènement de l’année 2020, qui se prolongera avec les deux autres volets ainsi que deux cycles complets sur une semaine. Avec une distribution totalement renouvelée par rapport à 2010/2011, Philippe Jordan dirigera donc son deuxième Ring à l’Opéra de Paris en 10 ans, et son troisième après celui du New-York Metropolitan Opera au printemps 2019.

L’opéra en langue française

Pour sa cinquième saison à la direction de l’Opéra National de Paris, Stéphane Lissner propose pas moins de 5 œuvres en langue française, dont deux nouvelles productions : un opéra ballet, Les Indes galantes, un opéra comique, Manon, un opéra fantastique, Les Contes d’Hoffmann, une comédie tragique, Yvonne, princesse de Bourgogne, et enfin, une fantaisie lyrique, L’Enfant et les sortilèges.

Les meilleurs chanteurs francophones, Sabine Devielhe, Florian Sempey, Jodie Devos, Julie Fuchs, Mathias Vidal, Alexandre Duhamel, Stanislas de Barbeyrac, Véronique Gens, Gaëlle Arquez, Sylvie Brunet, Philippe Talbot, Laurent Naouri, Béatrice Uria-Monzon, Julien Behr, Benjamin Bernheim, seront réunis pour défendre ces œuvres qui couvrent quatre siècles de répertoire. 

Et pour la première fois, une création lyrique du Palais Garnier, Yvonne, princesse de Bourgogne, est reprise dans sa production d’origine, ce qui permet au compositeur Philippe Boesmans de revenir sur la scène de l’Opéra.  Hommage est également rendu à Luc Bondy qui était un ami proche de Stéphane Lissner.

Parallèlement à cette reprise, l’enjeu, avec la nouvelle production de Manon, est de ramener au répertoire une interprétation de l’ouvrage de Massenet qui ait du sens, et qui fasse oublier le ratage du spectacle de Coline Serreau commandé par Nicolas Joel en 2012.

Quant aux Indes Galantes, il s’agit de substituer à l’ancienne production, naïve mais plaisante d’Andrei Serban, un spectacle qui sorte des codes habituels des maisons internationales, afin de redonner de la puissance à une œuvre qui fut parmi les cinq grands tubes de l’Opéra avec plus de 280 représentations entre 1952 et 1965.

Le répertoire slave

Stéphane Lissner continue à soutenir sans relâche le répertoire slave qui avait été délaissé par Nicolas Joel, et présente une nouvelle production du Prince Igor, ouvrage qui n’avait été joué au Palais Garnier que pour 7 représentations, il y a 50 ans. Avec la reprise de Boris Godounov, ce sont deux compositeurs attachants, Alexandre Borodine et Modest Moussorsky, liés dans le passé par le désir de baser leurs œuvres sur les traditions populaires russes, qui seront à l’affiche cette saison. 
Par ailleurs, Boris Godounov fait dorénavant partie des 20 ouvrages les plus joués à l’Opéra de Paris.

Rigoletto - Michael Fabiano et Vesselina Kasarova - ms Claus Guth (2016)

Rigoletto - Michael Fabiano et Vesselina Kasarova - ms Claus Guth (2016)

Giuseppe Verdi et le répertoire italien

La saison 2019/2020 est véritablement centrée sur le répertoire italien du XIXe siècle qui présente pas moins de 9 ouvrages de 5 compositeurs, Bellini, Rossini, Verdi, Puccini, Cilea, du bel canto au vérisme, sur près de 50% des soirées.

La nouvelle production de La Traviata sera une nouvelle occasion d’ancrer le chef-d’œuvre de Verdi au Palais Garnier, après la tentative de Gerard Mortier et Christoph Marthaler. Et c’est un metteur en scène polémique australien, venu du monde du théâtre, Simon stone, qui devra renouveler la vision de ce monument populaire

La reprise de Don Carlo, dans la version 5 actes de Modène en italien, rarement chantée à l’Opéra de Paris, 2 ans après l’euphorie engendrée par l’interprétation saisissante de la version parisienne des répétitions de 1866, sera dirigée par Fabio Luisi, qui, fin novembre, conduira également en alternance les représentations de Lear, les deux spectacles se superposant au cours d’une même semaine.

Par ailleurs, la version de concert d’Il Pirata, jamais jouée en ces lieux, interprétée par Sondra Radvanovsky, et l’affrontement d’Anna Netrebko et d’Ekaterina Semenchuk dans Adriana Lecouvreur, devraient rendre un versant spectaculaire à ces incarnations quelque peu inhumaines.

La forte représentativité du répertoire du XIXe siècle se prolonge pour la cinquième année consécutive

Le répertoire du XXe et XXIe siècle est par conséquent celui qui n’est défendu que symboliquement depuis 5 ans : Benjamin Britten n’est plus représenté dans une grande salle depuis 2010, Richard Strauss est absent de la programmation pour la 4e année consécutive, et seuls Lear et Yvonne, Princesse de Bourgogne, deux ouvrages de moins de 50 ans, permettront de retrouver deux pièces de théâtre célèbres adaptées à l’opéra avec succès.

La programmation de Stéphane Lissner est en effet similaire, par l’esprit et le prestige, à celle d’Hugues Gall (1995 à 2004), à la différence que ce dernier insistait plus fortement sur le répertoire allemand et britannique du XXe siècle, alors que l’actuel directeur se focalise surtout sur le répertoire italien et français du XIXe siècle, comme aucun autre directeur ne l’avait fait auparavant.

Les artistes français

A l’instar de la saison passée, une place de choix est laissée aux chanteurs francophones, Sabine Devielhe, Florian Sempey, Jodie Devos, Julie Fuchs, Mathias Vidal, Alexandre Duhamel, Stanislas de Barbeyrac, Véronique Gens, Gaëlle Arquez, Sylvie Brunet, Philippe Talbot, Laurent Naouri, Béatrice Uria-Monzon, Julien Behr, Benjamin Berheim, Etienne Dupuis, Elsa Dreisig, Luc Bertin-Hugault, Marion Lebègue, Jean-François Lapointe, Julien Dran, Christian Helmer, Marie-Nicole Lemieux, Eve-Maud Hubeaux, Stéphanie d’Oustrac, Roberto Alagna, Frédéric Antoun, aussi bien dans les œuvres françaises qu’italiennes.
On remarque cependant l’absence, cette saison, de Cyrille Dubois, Karine Deshayes, Stéphane Degout et Marianne Crebassa.

Les stars, les chefs, les metteurs en scène

Distribués dans nombre de nouveaux spectacles et de reprises, Andreas Schager, Johannes Martin Kränzle,  Ricarda Merbeth, Ain Anger, Gerhard Siegel, Ekaterina Gubanova, Jonas Kaufmann, Eva-Maria Westbroek, Javier Camarena, Pretty Yende, Nino Machaidze, René Pape, Michael Fabiano, Aleksandra Kurzak, Anita Rachvelishvili, Bo Skovhus, Evelyn Herlitzius, Elena Stikhina, Anna Netrebko, Ekaterina Semenchuk, Pavel Cernoch, Dmitry Ulyanov, Sondra Radvanovsky, Michael Spyres, Lisette Oropesa, Luca Pisaroni, Aleksander Tsymbalyuk, Ermonela Jaho, Vittorio Grigolo, entre autres, attisent déjà la curiosité de ceux qui pourront les découvrir dans des rôles soit éprouvés, soit nouveaux, et riches en surprises.

Et avec l’arrivée des metteurs en scène Vincent Huguet, Clément Cogitore, Simon Stone et Barrie Kosky, qui rejoindront les productions de Calixto Bieito, Krzysztof Warlikowski, Ivo van Hove, Robert Wilson, Anne Teresa de Keersmaeker, Robert Carsen, Luc Bondy et Claus Guth, le renouveau théâtral se poursuit et se renforce sûrement.

Quant aux chefs d’orchestre, beaucoup reviendront dans leur répertoire de prédilection (Dan Ettinger, Giacomo Sagripanti, Leonardo Garcia Alarcon, Fabio Luisi, Riccardo Frizza, Mark Elder, Lorenzo Viotti), et Speranza Scappucci, nouvelle chef d’orchestre principal de l’opéra de Wallonie, fera ses débuts à l’Opéra de Paris dans Rigoletto.

Et Philippe Jordan, voué aux représentations du Ring, Prince Igor et Don Giovanni, auxquelles s’ajouteront 3 concerts parisiens à la Philharmonie, la grande nef du Musée d’Orsay et l’Opéra Bastille, dirigera un total de 35 représentations.

Enfin, Susanna Mälkki, qui tient à cœur les œuvres du XXe et XXIe siècle, reviendra pour diriger Yvonne, princesse de Bourgogne, puis, le merveilleux Michael Schonwandt reprendra Boris Godounov, et Antonello Manacorda défendra Cosi fan tutte, après s’être confronté à la trilogie Da Ponte de La Monnaie de Bruxelles début 2020.

Présentation de la saison lyrique 2019 / 2020 de l'Opéra National de Paris"

Les tarifs 2019/2020 – baisse sensible du prix moyen des places à Bastille pour le lyrique

Pour plus d'informations sur la politique tarifaire de 1998 à aujourd'hui, lire l'article Prix des places et politique tarifaire - Opéra National de Paris de 1998 (Hugues Gall) à 2020 (Stéphane Lissner) .

S’il est vrai que les 10 représentations du Ring seront données au prix des soirées de Gala de Réveillon (175 euros en moyenne par soirée), nombre de spectacles seront proposés à Bastille à des prix beaucoup plus bas que les saisons précédentes. Ainsi, les reprises de Boris Godounov et de Rigoletto seront 20% moins chères que lors des dernières représentations, celle de La Bohème sera 25% moins chère qu'en 2017, celles de Madame Butterfly et d'I Puritani seront 30% moins chères respectivement qu'en 2015 et 2013, et celle des Contes d'Hoffmann coûtera en moyenne 40% de moins qu'en 2016. 

En effet, trois productions seront vendues dans la catégorie 5 à 145 euros, et il y aura même 5 soirées où toutes les places hors premières catégories seront inférieures à 100 euros.

Ainsi, le prix moyen d’une place à l’opéra Bastille va baisser de 8% pour se stabiliser à 118 euros, et la répartition des places inférieures à 120 euros retrouvera sa configuration d’il y a 8 ans, c'est-à-dire que plus de la moitié des places à Bastille pour le lyrique sera dorénavant inférieure à 120 euros.

On peut, certes, voir cette réduction des prix comme une conséquence de la reprise de 8 spectacles joués à Bastille au cours des 5 dernières années, mais on peut aussi souligner que cet effort permettra de redonner de l’accessibilité au plus grand nombre, et est un premier pas conséquent vers un assagissement des tarifs depuis l’ouverture de l’opéra Bastille, dont on fête les 30 ans cette année.

Tous les détails et les possibilités de réservations sont accessibles sur le site de l'Opéra de Paris selon le lien suivant : https://www.operadeparis.fr/programmation-et-billets/saison-19-20

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Publié le 1 Mars 2019

TV-Web Mars 2019 - Lyrique et Musique

Chaînes publiques

Dimanche 03 mars 2019 sur France 3 à 00h35
Pas sur la bouche (Yvain) - ms Clin Delmotte - dm Conti

Dimanche 03 mars 2019 sur France 3 à 02h30
Le médecin malgré lui (Gounod) - Grand Théâtre de Genève - ms Pelly - dm Woodbridge

Barbeyrac, Leguérinel, Tilquin, Lamprecht

Dimanche 03 mars 2019 sur Arte à 17h30
Stars de demain avec Rolando Villazon

Dimanche 03 mars 2019 sur Arte à 23h40
Bartoli and Friends

Lundi 04 mars 2019 sur Arte à 00h35
Hommage aux grandes divas orientales

Jeudi 07 mars 2019 sur Arte à 02h15
Adam's passion (Arvo Pärt) - ms Robert Wilson

Vendredi 08 mars 2019 sur France 2 à 00h05
La Flûte Enchantée (Mozart) - Opéra de Wallonie - dm Arrivabeni

Gillet, Zorzi, Giustiniani, Cassi, Uyar, Buratto, Dreisig

Dimanche 10 mars 2019 sur Arte à 18h30
Stars de demain avec Rolando Villazon

Dimanche 10 mars 2019 sur Arte à 23h35
La cheffe d'orchestre Mirga Grazinyté-Tyla

Lundi 11 mars 2019 sur Arte à 00h30
Thamos, roi d'Egypte (Mozart) - ms Kokkos - dm Equilbey

Piau, Martin, Van Mechelen, Wolf

Lundi 11 mars 2019 sur France 3 à 02h00
Pas sur la bouche (Yvain) - ms Clin Delmotte - dm Conti

Vendredi 15 mars 2019 sur France 2 à 00h05
Les clefs de l'orchestre de Jean-François Zygel - Les tableaux d'une exposition

Dimanche 17 mars 2019 sur France 3 à 00h05
Requiem (Verdi) - dm Sokhiev

Stoyanova, Gubanova, Calleja, Kowaljow

Dimanche 17 mars 2019 sur Arte à 18h30
Stars de demain avec Rolando Villazon

Dimanche 17 mars 2019 sur Arte à 23h45
Clara Haskil, le mystère de l'interprète

Vendredi 22 mars 2019 sur France 2 à 00h05
Parsifal (Wagner) - ms Tcherniakov - dm Barenboim - Opéra de Berlin

Kampe, Schager, Pape, Tomasson

Dimanche 24 mars 2019 sur France 3 à 00h05
Lucia di Lammermoor (Donizetti) - ms Bélier-Garcia - dm Rizzi-Brignoli

Markova, Karall, Borras, Sempey, Guagliardo, Dran

Dimanche 24 mars 2019 sur Arte à 18h50
Stars de demain avec Rolando Villazon

Dimanche 31 mars 2019 sur France 3 à 00h05
Benjamin, dernière nuit (Tabachnik) - Opéra de Lyon - ms Fuljames - dm Tabachnik

Briend, Lolov, Kustekova, Selinger

 

Mezzo et Mezzo HD

Vendredi 01 mars 2019 sur Mezzo HD à 21h00
Rigoletto de Verdi au Liceu de Barcelone

Samedi 02 mars 2019 sur Mezzo à 20h30
Le Vaisseau fantôme de Wagner au Teatro Real de Madrid

Dimanche 03 mars 2019 sur Mezzo HD à 21h00
L'Africaine de Meyerbeer à La Fenice

Mercredi 06 mars 2019 sur Mezzo à 20h30
L'Enlèvement au Sérail de Mozart au Festival de Glyndebourne

Vendredi 08 mars 2019 sur Mezzo HD à 22h20
Orlando Furioso de Vivaldi à Venise

Samedi 09 mars 2019 sur Mezzo à 20h35
Les Troyens de Berlioz au Royal Opera House

Dimanche 10 mars 2019 sur Mezzo HD à 21h00
Semiramide de Gioachino Rossini, Teatro La Fenice

Mercredi 13 mars 2019 sur Mezzo à 20h35
Béatrice et Bénédict d'Hector Berlioz à l'Opéra Comique

Vendredi 15 mars 2019 sur Mezzo HD à 21h00
Norma de Vicenzo Bellini, Teatro La Fenice

Samedi 16 mars 2019 sur Mezzo à 20h30
Le Barbier de Séville de Rossini au Festival de Glyndebourne

Dimanche 17 mars 2019 sur Mezzo HD à 21h00
Orlando Furioso de Vivaldi à Venise

Mercredi 20 mars 2019 sur Mezzo à 20h30
Il Corsaro de Giuseppe Verdi au Palau de les Arts de Valencia

Vendredi 22 mars 2019 sur Mezzo HD à 21h00
L'Africaine de Meyerbeer à La Fenice

Samedi 23 mars 2019 sur Mezzo à 20h30
Lucio Silla de Mozart au Teatro Real de Madrid

Dimanche 24 mars 2019 sur Mezzo HD à 21h00
Norma de Vicenzo Bellini, Teatro La Fenice

Mercredi 27 mars 2019 sur Mezzo à 20h30
La Bohème de Puccini au Liceu de Barcelone

Vendredi 29 mars 2019 sur Mezzo HD à 21h00
Programme communiqué ultérieurement

Samedi 30 mars 2019 sur Mezzo à 20h30
Programme communiqué ultérieurement

Dimanche 31 mars 2019 sur Mezzo HD à 21h00
Programme communiqué ultérieurement

Web : Opéras en accès libre (cliquez sur les titres pour les liens directs avec les vidéos)

Sur Operavision, Culturebox, ConcertArte etc...

 

Bank Ban (Hungarian State Opera) jusqu'au 06 mars 2019

Butterfly (Opéra de Limoges) jusqu'au 11 mars 2019

Le Couronnement du Roi à Versailles (Chapelle du Château de Versailles) jusqu'au 12 mars 2019

The Magic Flute (Garsington Opera) jusqu'au 13 mars 2019

Orphée et Eurydice (Opéra Comique) jusqu'au 17 mars 2019

Les Victoires de la Musique classique jusqu’au 17 mars 2019

Albert Herring (Royal College of Music) jusqu'au 20 mars 2019

Attila (Scala de Milan) jusqu'au 20 mars 2019

La Flûte enchantée (La Monnaie de Bruxelles) jusqu'au 26 mars 2019

Les Noces de Figaro (Royal College of Music) jusqu'au 26 mars 2019

The Flying Dutchman (Latvian Opera & Ballet) jusqu'au 27 mars 2019

Die Tote Stadt (Komische Oper Berlin) jusqu'au 29 mars 2019

La Passion selon Saint-Jean (Philharmonie) jusqu'au 31 mars 2019

Gala des 350 ans de l'Opéra de Paris jusqu'au 31 mars 2019

 

Sanatorio Express (Finnish Opera & Ballet) jusqu'au 01 avril 2019

Le viol de Lucrèce (Festival de Glyndebourne 2015) jusqu'au 04 avril 2019

Tosca (Opéra National de Finlande) jusqu'au 05 avril 2019

Medea (Moscow Stanivslavsky Theater) jusqu'au 11 avril 2019

Les Noces de Figaro (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 11 avril 2019

Orlando Furioso (Teatro de la Fenice) jusqu'au 12 avril 2019

Thamos, roi d'Egypte (La Seine Musicale) jusqu'au 13 avril 2019

Mam'zelle Nitouche (Opéra de Lausanne) jusqu'au 14 avril 2019

La Traviata (Capitole de Toulouse) jusqu'au 17 avril 2019

Musique for a while (Opéra de Linz) jusqu'au 19 avril 2019

Le radeau de la méduse (Opéra d'Amsterdam) jusqu'au 25 avril 2019

Libuse (Opéra National de Prague) jusqu'au 26 avril 2019

T.H.A.M.O.S (direction Alondra de la Parra - ms Carlus Peadrissa) jusqu'au 26 avril 2019

Obéron (Bayerische Staatsoper) jusqu'au 29 avril 2019

Quatre chorégraphes d'aujourd'hui à l'Opéra de Paris jusqu'au 30 avril 2019

Les Troyens (Opéra National de Paris) jusqu'au 30 avril 2019

 

Cosi fan Tutte (Opéra de Lausanne) jusqu'au 01 mai 2019

Ero the Joker (Croatian National Theatre in Zagreb) jusqu'au 05 mai 2019

Hommage à Jérôme Robbins (Opéra de Paris) jusqu'au 09 mai 2019

Hippolyte et Aricie (Staatsoper de Berlin) jusqu'au 15 mai 2019

Cunning Little Vixen (National Theatre Brno) jusqu'au 17 mai 2019

Norma (Teatro de la Fenice) jusqu'au 19 mai 2019 (Culturebox)

Juditha Triumphans (Dutch National Opera & Ballet) jusqu'au 30 mai 2019

Macbeth (Teatro de la Fenice) jusqu'au 06 juin 2019

Caligula (Opéra avec l'Arcal et le Poème de l'Harmonie) jusqu'au 11 juin 2019

Tosca (Opéra de Rome) jusqu'au 12 juin 2019

Macbeth (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 14 juin 2019

Simon Boccanegra (Opéra de Paris) jusqu'au 15 juin 2019

Le concert des étoiles - Hommage à Mozart jusqu'au 15 juin 2019

Katia Kabanova (Teatro San Carlo) jusqu'au 19 juin 2019

Lessons in love and violence (Royal Opera House, Londres) jusqu'au 21 juin 2019

Musique en fête aux Chorégies d'Orange jusqu'au 21 juin 2019

Debussy / Saint-Saëns / Franck (Festival de Grenade) jusqu'au 25 juin 2019

Maria Callas, une vie d'Opéra jusqu'au 27 juin 2019

Le Roi Arthur (Vox Luminis) jusqu'au 04 juillet 2019

Ariane à Naxos (Festival d'Aix en Provence) jusqu'au 10 juillet 2019

Manru (Polish National Opera) jusqu'au 18 juillet 2019

La Bohème (Komische Oper Berlin) jusqu'au 26 juillet 2019

Xerxès (Deutsche Oper Am Rhein) jusqu'au 31 juillet 2019

La Damnation de Faust (Opéra de Versailles) jusqu'au 01 août 2019

Le concert des révélations des Victoires de la Musique jusqu'au 02 août 2019

Billy Budd (Den Norske Opera & Ballett) jusqu'au 07 août 2019

Les Vêpres de Monteverdi jusqu'au 10 août 2019

La Gioconda (La Monnaie) jusqu'au 11 août 2019

L'incantesimo (Opéra National de Lettonie) jusqu'au 20 août 2019

Pagliacci (Opéra de Riga) jusqu'au 20 août 2019

Le Lac des Cygnes (Opéra National de Paris) jusqu'au 22 août 2019

Ice (Finnish National Opera & Ballet) jusqu'au 04 septembre 2019

Trois Contes (Opéra de Lille) jusqu'au 13 septembre 2019

Frankenstein (Théâtre de La Monnaie) jusqu'au 14 septembre 2019

Il Trionfo del Tempo (Festival d'Ambronay) jusqu'au 19 septembre 2019

Werther (Bergen National Opera) jusqu'au 21 septembre 2019

Il Trovatore (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 22 septembre 2019

Nuit Erik Satie (Philharmonie de Paris) jusqu'au 07 octobre 2019

Rodelinda (Opéra de Lille) jusqu'au 12 octobre 2019

Madrigaux de Dowland, Wert, Monteverdi (Ambronay 2018) jusqu'au 23 octobre 2019

Sémiramide (Opéra La Fenice) jusqu'au 30 octobre 2019

Macbeth (La Fenice) jusqu'au 04 décembre 2019

 

Il Sogno Di Scipione (La Fenice) jusqu'au 18 février 2020

Aida (Opéra Royal de Wallonie) jusqu'au 09 mars 2020

Karine Deshayes et l'ONF interprètent Ravel et Debussy jusqu'au 26 mars 2020

The Rake's Progress (Festival d'Aix-en-Provence) jusqu'au 10 juillet 2020

Laurence Equilbey dirige Thamos de Mozart (Seine Musicale) jusqu'au 13 décembre 2020

Barbara Hannigan dirige Bartok, Haydn, Ligeti et Kurtag (Radio France) jusqu'au 24 juillet 2021

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Rédigé par David

Publié dans #TV Lyrique

Publié le 26 Février 2019

Les lundis musicaux - Stéphane Degout (Baryton) et Alain Planès (Piano)

Récital du 25 février 2019
Athénée Théâtre Louis-Jouvet

Claude Debussy 1862-1918 : Chansons de France (1904, Charles d’Orléans) / Le Promenoir des deux amants (1910, Tristan L’Hermite)
Gabriel Fauré : 1845-1924 : Les berceaux (op. 23, 1882, René François Sully-Prudhomme) / Au bord de l’eau (op. 8 1871, René François Sully-Prudhomme) / Clair de Lune (op.46 1887, Paul Verlaine) / Mandoline (extraits des Mélodies de Venise, op 58, 1891, Paul Verlaine) / Danseuse (extraits de Mirages, op. 113, 1919, René de Brimont) / Après un rêve (op.7 1878, Romain Bussine)
Emmanuel Chabrier 1841-1894 : L’île heureuse (1890, Ephraïm Mikhaël) /Chanson pour Jeanne (1886, Catulle Mendès)
Henri Duparc 1848-1933 : La Vie antérieure (1884, Charles Baudelaire) /Sérénade (1869, Gabriel Marc) / Chanson triste (1869, Jean Lahor) / Elégie (1874, Thomas Moore) / Lamento (1883, Théophile Gaultier) / Le Galop (1869, Théophile Gautier)

Quelques jours après son incarnation splendide de Chorèbe dans la tragédie lyrique des Troyens d’Hector Berlioz, nous retrouvons Stéphane Degout au petit Théâtre de l’Athénée, un lundi soir propice aux réflexions introspectives, dans une incarnation magnifiquement unifiée des âmes poétiques décrites par les mélodistes français du tournant du XXe siècle, d’Henri Duparc à Claude Debussy.

Stéphane Degout

Stéphane Degout

La voix de Stéphane Degout se fond avec justesse dans l’intimité lovée de la salle semi-circulaire, elle qui s’épanouissait également si largement dans l’immensité de la scène Bastille, et le talent du baryton français est d’interpréter ces mélodies en les portant intérieurement par une délicatesse d’expression du regard, de légers froncements de sourcils, et des appuis obliques du corps qui s’adressent à l’auditeur en l’invitant à accueillir les poèmes sans forcer l’affectation.

Le Théâtre de l'Athénée le long du square de l'Opéra Louis-Jouvet

Le Théâtre de l'Athénée le long du square de l'Opéra Louis-Jouvet

Le sentiment de dignité et de joie mélancolique, qui innerve cet inaltérable souffle embrumé d’une clarté obscure, est ainsi le vecteur d’une vigueur à laquelle se mêle l’harmonie chaleureuse qu’Alain Planès distille à travers un rendu sonore hyalin, qui nimbe précieusement le relief subtilement creusé autour de de chaque mot. 

Ce chant ne pleure pas, mais conte le désarroi de la vie avec honneur et une accroche immédiate.

Et les spectateurs, en réponse à leurs chaleureux rappels, entendront trois mélodies supplémentaires, dont l’une de Maurice Ravel, Chanson romanesque (Don Quichotte à Dulcinée), et Diane Séléné de Gabriel Fauré.

Stéphane Degout

Stéphane Degout

Enfin, parmi le public, Barbara Hannigan, partenaire de Stéphane Degout à l’opéra dans Pelléas et Mélisande et Lessons in love and violence, et interprète passionnée d’œuvres contemporaines, est venue l’écouter avant de faire revivre dans deux jours, à la Philharmonie, la création française d’Hans Abrahamsen, Let me tell you.

Stéphane Degout et Alain Planès

Stéphane Degout et Alain Planès

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